Qui sommes-nous ?

Notre organisation

Unité communiste (UC) est une organisation politique qui se revendique de la lutte révolutionnaire pour une société communiste.

Unité communiste a été créée à Lyon en juin 2020 par la fusion de l’Unité communiste de Lyon — créée en février 2016 — et de Éco défense — créée en décembre 2017. Éco défense était une organisation politique qui se revendiquait de l’écologie radicale et de la libération animale. Unité communiste se développe dans plusieurs villes en France.

Pourquoi ?

Nous sommes fondés sur un constat simple et de longue date : aujourd’hui en France, il existe un vide politique laissé par l’effondrement et la décadence des organisations communistes se revendiquant de la révolution. La mutation achevée du Parti communiste français (PCF) en parti politique comme les autres, autant dans la forme que dans le fond, en est le plus éclatant exemple. Il a abandonné la transformation radicale du monde en s’intégrant totalement à l’idéologie et aux institutions politiques bourgeoises.

Ce vide ne peut être comblé que par une nouvelle organisation, puissante, capable d’unir et d’organiser les exploités et les opprimés, pour créer une société nouvelle. Son premier but doit être de rendre possible un changement de système politique, de cette démocratie qui camoufle mal la dictature des plus riches, vers notre démocratie : par et pour celles et ceux qui font notre société en produisant toutes ses richesses, sans celles et ceux qui se les accaparent. Ce changement, nous pensons qu’il ne peut advenir que sous une forme révolutionnaire, avec un contenu de classe, c’est-à-dire communiste.

Le XXIe  siècle, nous en sommes convaincus, n’est pas et ne sera pas un siècle pacifié, mais plutôt la fin d’une éphémère accalmie. C’est la dissipation d’une courte illusion qui a existé dans nos pays riches, avec la fin de la Guerre froide, la victoire éclatante, mais factice du capitalisme, et l’avènement du néolibéralisme sur les ruines du consensus keynésien.

Un avenir pour le XXIe siècle

Le communisme est souvent accusé d’être une idéologie morte, la relique politique d’un échec. Nous pensons l’inverse : au contraire, nous avons trouvé dans le communisme une destination et les moyens de changer le cours du XXIe  siècle, pour répondre au défi qu’il nous soumet, vers un autre futur.

Poser la question du communisme, c’est selon nous poser celle de la prise du pouvoir et de la lutte idéologique en ce sens. Cela implique le problème épineux de l’organisation politique de classe et de combat, et de sa construction. Autant d’interrogations à savoir poser et à oser résoudre.

La révolution n’est pas un caprice ou un rêve, ce n’est que la seule option raisonnable, car la seule qui rende possible une alternative. Or, cette alternative au système capitaliste-impérialiste n’est pas une interrogation d’ordre scolastique ou morale, c’est une fatalité qui s’impose à toutes et tous : soit l’on brise la machine, soit l’on meurt avec elle. Aujourd’hui est décisif : allons-nous nous unir derrière la cause du prolétariat, ou dépérir sur une terre brûlée, stagnant dans l’épuisement des ressources ?

Le communisme est — avec la même actualité maintenant qu’il y a 150 ans — une nécessité à la libération des travailleuses et travailleurs de tous les pays, et avec eux, de l’humanité tout entière. Au IIIe millénaire, il est également devenu une condition impérative à la survie de nos sociétés. Le dilemme se posait et s’impose encore à nous : socialisme ou barbarie ?

Nos tâches

L’unité révolutionnaire des communistes est à la fois ce que nous essayons d’être et de faire. C’est notre stratégie pour la reconstruction du Parti et de l’Internationale communistes. Ces deux outils sont les conditions de la victoire politique du prolétariat et des peuples dominés dans tous les pays, de la révolution communiste mondiale.

Le Parti

L’unité révolutionnaire des communistes en France

L’Internationale

L’unité révolutionnaire des communistes dans le monde

Les cadres

Les révolutionnaires professionnels, la base du Parti et de l’Internationale communistes

Notre combat nous dépasse

Notre organisation n’est qu’une section française du mouvement communiste international et les intérêts que nous défendons ne sont ceux que des masses populaires mondiales. Aucune de nos tâches ne peut être réalisée isolés en France, nous avons besoin de l’expérience et du concours des communistes du monde entier. Or, pour apprendre et se développer dans la lutte communiste mondiale, il faut y participer. L’internationalisme est un devoir révolutionnaire, car c’est un impératif pratique pour la réussite de nos tâches immédiates, aujourd’hui en France — à la tête desquelles, la création d’une nouvelle génération de cadres communistes.

Élèves du mouvement communiste international

Notre organisation est jeune, mais elle n’est pas solitaire. Depuis notre création, nous travaillons pour avoir des liens de plus en plus forts avec tous les Partis et toutes les organisations qui partagent notre sincérité et nos ambitions révolutionnaires. Ces références et cette solidarité nous sont d’une valeur inestimable dans la construction de notre organisation et dans la formation de nos militantes est militants.

Nos positions

Nous devons construire un Parti et une Internationale communistes et former des cadres communistes. Sur quelle base ? Nos 16 lignes de démarcation et principes fondateurs sont la base d’unité politique de notre organisation.

1

Le communisme

2

La révolution pour la dictature du prolétariat

3

L’opposition extraparlementaire

4

La lutte idéologique contre le réformisme et l’opportunisme

5

Le rejet du sectarisme

6

L’engagement dans toutes les luttes progressistes du prolétariat et du peuple

7

La création d’une camaraderie saine et d’une formation professionnelle

8

La liberté totale dans le débat et l’unité totale dans l’action

9

Le développement théorique et idéologique dans un consensus politique (nos 16 lignes de démarcation et principes fondateurs)

10

La méthode du socialisme scientifique

11

La théorie du matérialisme dialectique

12

La défense de l’histoire du mouvement communiste international

13

La lutte contre notre pays impérialiste, la France

14

L’internationalisme prolétarien

15

Le féminisme communiste

16

L’écologie radicale

Vers le combat de classe

Si nous affirmons la nécessité d’un centre national — le Parti communiste — et international — l’Internationale communiste — nous ne prétendons pas être ceux-ci. En revanche, nous travaillons à leur reconstruction comme direction politique et idéologique, pour rompre avec la dispersion du mouvement communiste en France et dans le monde. Cette situation est la conséquence de notre faiblesse, de la crise du mouvement communiste, mais c’est en retour aussi une cause de celles-ci. Nous devons accepter que le Parti et l’Internationale communistes n’existent pas encore, donc notre propre impuissance, mais sans aucun pessimisme.

Cette unité nationale et internationale, répétons-le, nous sommes conscientes et conscients de n’en être qu’une étape et une partie. Nous voulons la faire toujours par le haut avec toutes celles et tous ceux qui partageront les bases essentielles qui délimitent les révolutionnaires des opportunistes. Si nous cherchons déjà à préfigurer un centre national et international, c’est pour participer à les reconstruire à un niveau supérieur, pas parce que nous penserions pouvoir le faire seul.

La dégénérescence du mouvement communiste dans un pays impérialiste comme la France, et dans une moindre mesure dans le monde, n’est l’expression ni d’une impasse historique ni d’un l’échec génétiquement programmé du marxisme. Notre état de faiblesse actuel est la conséquence de la période de décomposition du mouvement ouvrier mondial, qui elle-même n’est qu’un reflux dans la tendance historique générale du capitalisme à la révolution prolétarienne mondiale. Les conditions ne sont aujourd’hui peut-être pas révolutionnaires, mais la crise n’est jamais partie et le mouvement ouvrier non plus : les prémices de son retour sur le devant de la scène historique s’apercoivent déjà.

La crise du mouvement communiste

La France, et d’autres pays occidentaux, sont engagés depuis les années 80 dans le mouvement néolibéral. Le néolibéralisme est l’offensive bourgeoise contre le consensus keynésien — les acquis sociaux du mouvement ouvrier. C’est un retour progressif du capitalisme à sa forme antérieur à la Première Guerre impérialiste mondiale. Le néolibéralisme participe à et est rendu possible par l’actuelle phase historique contre-révolutionnaire mondiale — les conditions qui ont rendu nécessaire le consensus keynésien ne sont plus remplies.

Le consensus keynésien est un compromis social-impérialiste et pacifiste de classe, adopté progressivement dans les pays impérialistes occidentaux après la Première Guerre impérialiste mondiale, et généralisé après la Seconde Guerre impérialiste mondiale. Le consensus keynésien a été permis par les surprofits de l’impérialisme et rendu nécessaire par le mouvement communiste, faisant pression sur la bourgeoisie des pays impérialistes en représentant pour elle un risque existentiel. Le consensus keynésien a été consenti et autorisé par la bourgeoisie autant que conquis et imposé par le mouvement ouvrier. Le consensus keynésien est la cause de la crise organique du mouvement communiste dans les pays impérialistes occidentaux.

Cette crise organique a fait régresser le mouvement communiste de ces pays jusqu’à la condition sectaire. La condition sectaire est la forme d’un mouvement communiste jeune et faible, immature : séparation du mouvement ouvrier, taille et expérience modestes, domination du réformisme et de l’opportunisme, division en sectes concurrentes, appareils instables et éphémères, entre-soi identitaire et affinitaire, polémiques confuses et stériles, relations de jeu à somme négative, etc.

En finir avec le défaitisme

La critique radicale du monde ne s’arrête pas à nous-même. Reconnaître l’état sectaire (groupusculaire) de notre lutte politique est un premier constat à poser. Ceci-dit, reconnaître la condition sectaire à laquelle est réduit le mouvement communiste en France, depuis plusieurs décennies, n’est pas la conclusion du problème, mais seulement son introduction. La critique de la condition sectaire ne peut pas justifier la capitulation opportuniste, car elle ne fait que nous informer de la situation concrète particulière dans laquelle lutter en révolutionnaires (décrire les choses telles qu’elles sont, pour les transformer). La condition sectaire n’est ni fatale ni éternelle, elle doit être comprise et elle sera dépassée.

Avec la fin du consensus keynésien, c’est aussi celle de la condition sectaire du mouvement communiste en France (et ailleurs) qui se présage. Déjà, la stagnation se change en progression, les communistes s’organisent et convergent, le sectarisme et l’opportunisme rentrent en crise, etc. — c’est la tendance vers le Parti communiste. Le mouvement ouvrier mondial rentre lentement, mais sûrement, dans une nouvelle phase historique d’offensive révolutionnaire.

Aujourd’hui en France et dans le monde, les conditions objectives et subjectives du prolétariat et des peuples dominés, leur vie matérielle et consciente, sont de plus en plus révolutionnaires.

Conclusion

Personne ne peut échapper à la question du pouvoir — de la domination et de son renversement. Elle se posera à nouveau, car elle s’imposera à toutes et tous dans les tumultes de notre siècle. Les échos qui l’annoncent s’entendent déjà.

Le projet que nous portons, car il est révolutionnaire, c’est-à-dire radical, ne peut être qu’un projet total. Aucun aspect de la vie ne sera laissé indemne par les transformations de la révolution communiste. C’est un suprématisme, celui des intérêts supérieurs de l’humanité et de sa raison universelle, que porte en lui le prolétariat. Il faut oser lutter vers cette victoire.

Pour réussir, il faut apprendre, et pour gagner, il faut d’abord échouer. Chaque défaite est une expérience pour notre science de la transformation radicale du monde.