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  • Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    La traduction que nous vous proposons est une traduction issue de nos propres militants. Elle sera complétée et corrigée à la suite de la publication de la version définitive par l’ICOR.

    Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    Chers camarades,

    Ci-dessous est la lettre d’information n°2 concernant les récents développements à propos de la solidarité avec Afrîne et contre l’agression fasciste Turque.

    1. Les forces armées des fascistes Turcs et les gangs fascistes qui leurs servent d’alliés ont occupé Afrîne. La journée d’action internationale prévue par l’ICOR et l’ILPS [Ligue Internationale des Peuples en Lutte] doit devenir un événement incontournable.

    Cédant face à la supériorité de l’armée Turque, les forces armées des YPG/YPJ ont du se replier. La population a été évacuée. A peu près la moitié de la ville a été capturée par les forces turques. 500 civils ont perdu la vie, 1030 ont été blessés, tandis que 820 soldats des FDS [Forces démocratiques Syriennes] sont tombés. Les FDS ont déclaré que désormais elles feront usage de la guérilla dans et autour d’Afrîne.

    Depuis le 20 janvier 2018, le régime fasciste Turc a mené une guerre d’agression contre le canton d’Afrîne de la Fédération Démocratique de Syrie du Nord / Rojava. La Turquie, membre de l’OTAN, a adjoint à son attaque des supplétifs syriens fascistes, lesquels se cachent sous l’appélation « Armée Syrienne Libre. » Dans les faits, les rangs de cette armée sont constitués de différentes cliques issues d’Al-Qaïda ; d’Al-Norsa et de l’Etat Islamique. Les combattants et combattantes des FDS, avec les Unités de Défense du Peuple et les Unités de Défenses des Femmes (YPG – YPJ) comme noyau dur, appuyés par les masses populaires, ont mené une résistance héroïque de huit semaines contre l’armée Turque, la seconde armée de l’OTAN, malgré sa supériorité numérique, militaire et technique.

    Dans le centre-ville d’Afrîne, de grandes manifestations et mobilisations. Le 8 mars, des milliers de femmes ont marché dans les rues de la ville assiégée pour dénoncer la violence du régime d’Erdogan à l’encontre des femmes. Les masses d’Afrîne ont offert une résistance vaillante.

    Dans le Kurdistan-sud/Irakien, là aussi, des centaines de milliers de personnes ont pris la rue. Les unités armées des FDS qui étaient engagées dans le combat contre les fascistes de l’Etat Islamique ont accouru à Afrîne pour renforcer la résistance sur place. Les combattants et combattantes du Bataillon International de la Liberté ont joué un rôle important dans la défense. Le MLKP nous a informé que, dans ce combat héroïque, leurs camarades Ruhat Askara ; Erdal Demirhan et Sedat Akyuz sont tombés. Nous portons le deuil aux côtés des familles de tous les combattants et combattantes de la Liberté, ainsi que des civils, qui ont donné leur vies pour la résistance.

    L’association Kurde KCDK-E a adressé un appel urgent au monde, écrivant : « La Russie soutient et aide l’attaque de l’Etat Turc contre Afrîne en retirant ses soldats des environs de la ville. Les USA ont déclaré que la coopération avec les forces kurdes ne concerne que la rive est de l’Euphrate et qu’ils n’interféreront pas avec l’occupation d’Afrîne. Les USA ont également déclaré qu’ils approuvaient cette occupation. Depuis le début, les Nations Unies ignorent les massacres de la population civile, le bombardement des villages et la destruction des foyers, opérations faites pour déclencher un mouvement de réfugiés. De ce faits, ils sont devenus des complices de ces crimes. Deux réunions du Conseil de Sécurité de l’ONU ont eu lieu, pour discuter de la protection des civils dans la guerre de Syrie. Aucune n’a adopté une résolution explicite en lien avec Afrîne et avec la population civile présente. L’Etat Turc ne reçoit pas seulement un soutien politique de la part de l’ONU, des USA et de l’UE. Pour l’attaque sur Afrîne, les armes de l’OTAN, les avions de fabrication américaine et les chars Allemands Léopard ont été utilisés. »

    L’armée Turque et le gang de fascistes ont subit des pertes lourdes. Au lieu du Blitzkrieg de trois jours escompté, il leur a fallu 58 jours pour pouvoir atteindre Afrîne ! Les combattants et combattantes de la Liberté ont épousé une cause juste et ont un moral intact, ce qui a joué un rôle décisif dans la victoire à Kobanê.  Cela est encourageant et une force grandissante de millions d’hommes et femmes ont pris la rue dans le monde entier en solidarité avec Afrîne. La solidarité internationale grandit de jours en jours. Nombre d’organisations de l’ICOR s’activent de tout cœur à l’animer. En Allemagne, 20 000 personnes ont manifesté à Hanovre en dépit des tentatives massives de blocage par la police.

    2. Actions internationales de solidarité avec Afrîne le 21 mars.

    Les développements récents  soulignent, avec un fort accent anti-impérialiste l’importance d’une journée mondiale d’action de solidarité avec Afrîne le 21 mars. L’ICOR rejoint l’ILPS dans cet appel commun. Le 21 mars est également le jour traditionnel du nouvel an célébré par les Kurdes et d’autres peuples du Moyen-Orient.  Plus encore, il est un symbole de résistance contre l’oppression, pour la Liberté et la Démocratie. Avec cette journée d’action, l’ICOR honore ses obligations contractées dans la mise en place du Pacte de Solidarité avec la lutte de libération Kurde, tant contre l’aggravation de la guerre impérialiste pour le dépeçage de la Syrie, que contre l’attaque du fasciste Turc Erdogan sur le canton d’Afrîne, au nord de la Syrie. La coopération avec l’ILPS, le mouvement de libération Kurde et ses alliés dans différents pays est à la fois une étape significative dans la coopération contre les forces impérialistes dans le monde, tout comme une étape dans le développement d’un « Front anti-impérialiste et antifasciste unifié » à l’échelle mondiale, dans l’esprit de la résolution finale de la troisième conférence mondiale de l’ICOR.

    3. Le but explicite de l’agression fasciste, selon Erdogan, est de liquider la Fédération Démocratique de Syrie du Nord et les réalisations de la révolution démocratique au Rojava.

    Cyniquement, les révisionnistes et les trotskistes ont poignardé dans le dos la lutte de libération nationale et déclarant que celle-ci fragmente la Syrie. Cela n’a pour but que de défendre le régime réactionnaire d’Assad et l’impérialisme Russe [|Pour ce qui est de la France, les Trotskistes ont applaudi à deux mains l’ASL, et ne se sont pas privés de participer hypocritement aux manifestations organisées par les Kurdes tout comme à celles organisées par les pro-Erdogan.] Nilüfer Koç, vice-président du Congrès National du Kurdistan (KNK), déclarait en mars 2018 : ‘La Fédération Démocratique de la Syrie du Nord (FDSN), est une alliance de Kurdes, d’Arabes, d’Assyriens, de Tchétchènes, de Turkmènes et des communautés religieuses Yezedies, Chrétiennes, Alévies et MusulmanesElle est une obstacle a la partition de la Syrie car elle se dresse pour l’unité de celle-ci et se bat pour la transformation radicale du régime actuel, répressif, du parti Baas. La FDSN combat pour l’unité et non la division de la Syrie.« 

    La défense d’Afrîne doit être un combat anti-impérialiste. Cela rend d’autant plus crucial la création d’un lien avec les travailleurs et travailleuses Turques et Arabes, tout comme les opprimés de foi musulmane, et d’agir contre tout séparatisme chauvin. La résolution de Seconde Conférence de l’ICOR au Moyen-Orient déclare : « Une coopération plus étroite entre les luttes de libération Kurdes et Palestinienne et des forces révolutionnaires croissantes peuvent donner une importante impulsion à la combinaison entre les forces révolutionnaires et progressistes. (…) La révolution démocratique [est] (…) un signal (…) qui illustre comment la lutte pour la démocratie et la Liberté peuvent déboucher sur une perspective positive. » A l’heure actuelle, les attaques réactionnaires et les menaces du régime sioniste en Israël, ainsi que celles de l’impérialisme Américain, contre la Palestine, le Liban et la Syrie se sont accrues. Elles ont déjà débouché sur des confrontations militaires directes. Après qu’un appareil militaire israélien, qui bombardait Damas, ait été abattu le 10 février, le Maher Al-Taher/FPLP a déclaré : « Tel Aviv n’est plus de maintenir isolés Gaza, le Liban ou la Syrie. … La coordination de la résistance a pris la décision stratégique de riposter sur chaque front contre Israël lorsque celui-ci attaque sur l’un d’entre eux. »

    Les forces anti-impérialistes sincères ont également des questions relatives à la coopération entre les FDS et l’armée Américaine. N. Koç a ainsi répondu a cet interrogation : « La Russie a exigé le leadership politique de la FDSN et que le canton d’Afrîne soit remis entre les mains du régime Syrien… Le Canton de Cizîrê, lui aussi, n’a pas été libéré pour les USA, mais bien pour les Kurdes, les Arabes, les Assyriens, les Yézédis, les Tchétchènes et les Turkmènes. Les YPG/YPJ et les Forces Démocratiques Syriennes sont constituées d’hommes et de femmes qui ne sont pas des mercenaires et des outils au service des USA.  La coopération des YPG/YPJ et des FDS avec les forces Américaines ou Russes était une coopération militaire contre l’Etat Islamique (…) Cela signifie : Cizîrê n’est pas une colonie Russe, ni Afrîne une colonie Russe (…) Les deux superpuissances [peuvent voir] les choses sous un angle différent, mais l’essentiel est la manière dont les habitants de la FDSN les conçoivent.(…) La résistance d’Afrîne parle pour elle-même : Afrîne ne sera pas une néo-colonie de quelque puissance que ce soit, quelqu’en soit le coût. »

    La bataille de Kobanê a déjà démontré que la solidarité internationale est une arme puissante. Elle est dirigée contre la contre-révolution internationale et contre tous les impérialistes. La révolution démocratique au Rojava est une épine dans le pied de tout ceux-ci. La lutte pour Afrîne, aujourd’hui, est une lutte pour tous ceux et celles que se sont dressés pour la paix, la liberté, la démocratie et le socialisme.

    4.Les récents développements de la situation à Afrîne illustrent qu’aucune aide n’est à attendre de la part des puissances impérialistes tant pour la population Kurde que pour les peuples de Syrie.

    Plus de sept million de personnes ont quitté la Syrie et près d’un demi-million ont été tués. Le régime réactionnaire d’Assad et toutes les puissances impérialistes et réactionnaires portent l’entière responsabilité de cette situation. Chacune veut se partager la Syrie sur le dos des peuples qui la composent. Les Etats-Unis, comme premiers fauteurs de guerre, veulent agressivement étendre leur influence, de pair avec l’OTAN. Les autres impérialistes et puissances régionales, comme la Russie, la Turquie, l’Iran ou l’Arabie Saoudite veulent se maintenir dans la région et accroître leur emprise.

    Il s’agit d’une évolution dangereuse, notamment car le grand nombre d’acteurs impérialistes, comme les USA, la Russie, Israël, l’Iran et la Turquie ont franchi l’étape de l’intervention directe avec leurs armées. Cela exacerbe terriblement le danger de guerre. Avec cynisme, les impérialistes occidentaux versent des larmes de crocodile sur les victimes civiles dans la Ghouta et dans l’est de Damas, en pointant du doigt les crimes de guerre d’Assad et de la Russie, notamment l’usage du gaz, mais restent silencieux sur la terreur exercée contre les civils par les gangs islamo-fascistes, gangs auxquels ils ont donné naissance. Dans le même temps, le silence est total quant à l’agression militaire faite par la Turquie, membre de l’OTAN. L’ICOR rejette catégoriquement toute intervention impérialiste dans quelque région de la Syrie que ce soit. Elle défend un mouvement pour la paix mondiale et pour la lutte des masses contre les agressions militaires par l’intégralité des puissances impérialistes sans exception.  L’ICOR rejette l’utilisation des armes chimiques, biologiques et nucléaires contre les peuples. Elle réclame le bannissement et la destruction de ces armes. Les intérêts du peuple Kurde, ainsi que de tous les peuples du Moyen-Orient ne peuvent être uniquement réalisés qu’à travers une lutte anti-impérialiste et la victoire contre l’impérialisme.

    Les développements récents démasquent la nature de l’impérialisme de manière claire. Les guerres impérialistes et le danger de guerre ne peuvent être éliminés que par la destruction du système impérialiste mondial, par la révolution. Seule la lutte pour un futur socialiste offre une issue.

    Pour parvenir a cette fin, l’ICOR et ses organisations membres doivent se renforcer davantage !

  • Afrîne est tombée, mais la lutte continue !

    Afrîne est tombée – La lutte continue !

    Le 18 mars 2018, l’Armée Turque a déclaré qu’elle tenait le centre-ville d’Afrîne. Au bout de près de deux mois de combats acharnés, les immenses armées engagées contre les Forces Démocratiques Syriennes ont repoussé celles-ci.

    Les troupes du YPG / YPJ, ainsi que leurs alliés, ont choisi de céder la ville et de se replier. Au lieu de faire d’Afrîne un champ de ruine et un piège mortel, de choisir la guerre urbaine, elles ont décidé de protéger la population des bombardements et des massacres.  Accepter cela a exigé un courage hors du commun.

    Afrîne n’en est pas moins une ville occupée par les forces de la réaction. Après avoir connu la liberté, la cité martyr est entre les griffes des obscurantistes. Le premier acte des laquais de l’Etat Turc a été de faire la traque aux résistants et aux résistantes, puis de pulvériser les statues érigées par les kurdes, notamment, celle de Kawa, figure mythologique de leur histoire. Si l’armée Turque a officiellement annoncé qu’elle n’avait pas participé à la destruction de ce symbole, la volonté des mercenaire de l’ASL est claire : poursuivre le travail de Daesh.

    Les craintes concernant un nettoyage ethnique et religieux de la région se basent sur une réalité.

    La volonté de la Turquie est ni plus ni moins que de soumettre à l’esclavage les Kurdes, ne nier tout droit à leur existence, et d’écraser celle-ci, par les méthodes terroristes, l’assassinat, l’enfer carcéral.

    Afrîne a été trahie !

    La combat émancipateur des Kurdes a été trahi par ses prétendus amis, qui ne l’ont, au final, jamais été. Les forces combattantes Kurdes ont été sacrifiées sur l’autel des intérêts géopolitiques et économiques.

    L’occident a toléré l’existence de cet espace de liberté, dans la mesure où les Kurdes sont le fer de lance de la lutte contre Daesh. Dans ce cadre, ils ont fait mine d’être leurs alliés, leurs amis, jusqu’au moment où les intérêts ont divergé.

    La Russie et le gouvernement de Bachar Al-Assad ont toléré les Kurdes, car ceux-ci étaient aux prise avec les fascistes de l’ASL et l’Etat Turc, géopolitiquement hostile à la Syrie. Le modus vivendi trouvé a tenu jusqu’au moment où le temps est venu du partage des lambeaux de la Syrie avec l’Etat Turc.

    Macron ; Merkel ; Trump ; Poutine… tous courtisent Erdogan, tous sont prêt à le laisser génocider, tant qu’il est possible d’en tirer quelque chose. Les lettres d’amour au peuple Kurde n’étaient que des déclarations de façade, permettant de prétendre que les uns et les autres soutenaient les « gentils », tout en travaillant à leur mort.

    Même au sein des organisations progressistes et révolutionnaires de France cette situation se retrouve ! Combien soutiennent hypocritement les forces combattantes Kurdes, tout en marchant avec l’ASL ou avec les laquais du régime d’Assad ? Nous laissons ces groupes à double-visage seuls face à leur conscience souillée.

    Combien, à l’inverse, ont brandi l’étendard de la pureté révolutionnaire, de la blancheur immaculée, pour trouver mille et une raison de ne rien dire, de ne rien faire, de laisser la mort frapper ? Nous pouvons avoir des désaccords, avoir une perception différente du programme politique que celle du PYD, des YPG-YPJ, mais ces critiques sont des critiques de camarades à camarades. Lorsqu’elles servent à ne pas soutenir, elles sont des déclarations d’hostilité.

    Malgré les rêves d’Erdogan, malgré les souhaits des impérialistes, malgré les désirs secrets de celles et ceux qui soutiennent à moitié les Kurdes, la lutte n’est pas finie.

    Le combat contre tout un peuple que mène l’Etat Turc et ses sbires ne peut triompher. L’oppression, l’exploitation, appelle à la résistance chaque fois plus ferme et chaque fois plus forte. Les coups de marteau sur le peuple Kurde et sur ses organisations progressistes ne font que les rendre plus dures, plus solides, plus liées avec les masses.

    Le retour à la guérilla rurale est un recul, certes, mais un recul qui, dans cette immense bataille des peuples, des classes, contre les exploiteurs et les bourreaux, n’est que temporaire. Les causes qui font que cette lutte existe sont toujours là. Et tant qu’elles seront là, de nouveaux hommes, de nouvelles femmes, rejoindrons les rangs de la résistance et de la lutte.

    Afrîne est toujours vivante ! Elle a besoin de nous !

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre et à accroître les campagnes de solidarité avec Afrîne, avec le Kurdistan, avec les forces progressistes et révolutionnaires du monde entier.

    En ce jour de Newroz, ce jour de l’an Kurde, soyons dans la rue avec nos camarades, soyons là pour les soutenir et leur offrir une solidarité concrète et anti-impérialiste !

    Afrîne vivra ! Afrîne vaincra !

  • A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’Humanité qu’on assassine !

    Afrîne est en passe d’être encerclée.

    Après une longue période de stagnation, en face d’une résistance héroïque, les troupes turques et leurs supplétifs -mercenaires, assassins et djihadistes- sont parvenus à percer. Afrîne vit désormais un état de siège. La ville est le refuge de milliers de civils, fuyant les bombardements, les chars, les meurtriers de la seconde armée de l’OTAN.

    Les YPG / YPJ et leurs alliés, ainsi que les volontaires des bataillons internationaux, tiennent leur rôle jusqu’au bout. Mais l’impitoyable machine mathématique ne laisse guère entrevoir d’espoir : que peuvent 15 000 combattants et combattantes des armées populaires, encerclées, contre les bombardiers, les chasseurs, les blindés, l’artillerie lourde, les gaz de combat ?

    Les Forces Démocratiques Syriennes et le peuple Kurde ont été trahies !

    Par l’occident, dont la France, qui les ont encensés lors de leurs combats contre Daesh -allié objectif de la Turquie. Hier, les portraits des combattants et des combattants kurdes étaient dans tous les magazines, dans tous les journaux. Aujourd’hui, pour satisfaire les ambitions de l’ami Erdogan, l’occident livre sans sourciller les kurdes à leur bourreaux.

    Par la Russie et par Damas. La promesse d’une aide, extorquée en échange d’un renoncement à l’indépendance du Rojava (Le Kurdistan Syrien) ne s’est pas concrétisée par le moindre acte réel. Soucieux de plaire au maître d’Ankara, Poutine accepte de céder une partie de la Syrie, en échange d’une plus grande proximité géopolitique avec le pays vacillant qu’est l’Etat Turc.

    Ces actes illustrent un fait essentiel, crucial : les grandes puissances géopolitiques ne considèrent leurs alliés que comme des pions, comme des mouchoirs jetables, comme des agents qu’elles utilisent puis abandonnent. Les « démocraties » regardent sans mot dire le massacre qui se prépare.

    Pour des enjeux géopolitiques ou économiques, on laisse l’armée Turque massacrer. Dans cette affaire, notre impérialisme, celui de la France, n’est pas neutre, il soutient activement Erdogan, par des partenariats économiques, par l’exploitation conjointe des masses populaires turques, par un soutien politique sans faille.

    L’Etat français impose le silence. Les médias sont muets. Afrîne meurt dans l’obscurité d’une nuit sans fin.

    L’Unité Communiste de Lyon, membre des Amis de l’ICOR en France, appelle à la solidarité concrète avec le peuple Kurde, avec ses organisations de combat et ses alliés. L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. Nous appelons à le concrétiser !

    Nous appelons à soutenir financièrement et politiquement les campagnes de solidarité envers les forces combattantes, mais également en faveur de la reconstruction du Rojava encore libre. La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme.

    Le 21 mars -nouvel an Kurde ou Newroz– l’ICOR appelle à une journée de mobilisation en solidarité avec le peuple Kurde. L’Unité Communiste de Lyon appelle les organisations et les individus qui désirent participer à ce mouvement de solidarité, à le renforcer, à le développer, à nous contacter pour donner à cet événement l’ampleur qu’il mérite.

    Ce 21 mars doit être une démonstration de force et de solidarité envers nos camarades qui luttent et tombent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la Révolution !

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon appelle à participer à la manifestation de solidarité, à 15 h 00, place Bellecour. Soyons nombreux et nombreuses à répondre à cet appel !

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !

  • Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    En tant que membre des Amis de l’ICOR, l’Unité Communiste de Lyon retransmet les déclarations de l’ICOR concernant les questions internationales.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle, par ailleurs, à rejoindre les manifestations de soutien à la cause des combattants et combattantes Kurdes.

    Stoppez la guerre d’agression fasciste contre le Rojava / Syrie du Nord! Afrin vivra!

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste Erdogan a ouvert un nouveau front de guerre contre Afrin et de nombreux endroits à Rojava-Nord de la Syrie. Ceci fait apparaître un nouveau foyer de guerre au rayonnement mondial.

    La résolution finale de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR affirmait:

    « Nous soutenons le mouvement de libération kurde contre les aspirations de l’impérialisme à influencer l’orientation de la révolution au Rojava, et nous continuerons à faire vivre le pacte de solidarité entre l’ICOR et la lutte de libération kurde ».

    Les FDS (Forces Démocratiques Syriennes dans lesquelles les forces kurdes jouent le rôle dirigeant) avaient infligé de lourds coups à « l’État islamique » réactionnaire-fondamentaliste fasciste à Kobané et à Raqqa. Aujourd’hui, les contradictions inter-impérialistes se déploient autour de la répartition des sphères d’influence. Les États-Unis, l’UE, Israël, la Russie et aussi la Turquie, l’Iran et l’Arabie Saoudite se battent pour la suprématie au Proche et Moyen-Orient.

    Le but de la Turquie est d’établir un corridor frontalier large de 30 kilomètres à travers le Rojava. Cela mettrait toutes les grandes villes, là-bas, sous leur contrôle.  Derrière la Turquie se trouve l’alliance de l’OTAN. Les impérialistes américains ont annoncé à l’avance qu’ils n’étaient « pas présents à Afrin ». Mais l’attaque a été rendue possible aussi par la Russie, puissance protectrice du régime d’Assad, en retirant sa puissance militaire à 17 km de la frontière turque. Cette attaque, la tentative d’occuper Afrin et des massacres parmi la population, sont dénommées cyniquement « Opération branche d’olivier  » par l’État fasciste turque. Il collabore à ce propos avec des milices de l’ASL (« Armée syrienne libre », armée surtout par la Turquie et aussi par l’alliance de l’ouest).

    En même temps, cette attaque en est aussi une contre la classe ouvrière internationale et tous les opprimés ! Dans le monde entier, Rojava représente la lutte victorieuse contre l’EI (« État islamique »), pour la démocratie et la liberté, les droits des femmes, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Un soutien à la lutte contre l’invasion turque est aussi fourni par les populations arabe et turkmène.Comme si souvent dans l’histoire, la nation kurde est laissée seule par les impérialismes qui se prétendent être « amis ». La limite de «l’amitié» des impérialistes est toujours déterminée par leurs propres intérêts. Les alliés de la lutte pour la liberté, la démocratie et le socialisme sont les simples gens, le mouvement ouvrier international et les peuples du monde.

    Avec la 3ème Conférence mondiale, l’ICOR s’est préparée à des ébranlements inattendus et à un essor des luttes. Avec prévoyance, elle voyait le renforcement de la lutte kurde ainsi que la nouvelle flambée de la lutte pour la liberté et la démocratie dans la région avec les protestations de masse en Iran et la rébellion nationale en Tunisie, les luttes en Palestine.

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde de 2014 gagne en influence et en importance. Le principe de l’ICOR est qu’aucune lutte de libération ne doit être seule et isolée. La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et pour la construction d’un front uni anti-impérialiste. À cette fin, l’ICOR a décidé de mener un travail de conscientisation parmi la classe ouvrière et les marges masses sur le caractère de l’impérialisme et sur son développement actuel.

    31/01/2018

    Par conséquent: Organisez et soutenez des actions de protestation et de solidarité dans le monde entier!

    Battez les pattes d’Afrin! La Turquie hors du Rojava! Tous les impérialistes hors de Syrie!

    Arrêt des livraisons d’armes et du soutien militaire de la Turquie!

    Arrêt de la persécution politique des activités démocratiques et révolutionnaire kurdes et turques sur l’ordre de la dictature d’Erdogan!

    Vive l’internationalisme prolétarien!

    Pour la paix, la liberté, le socialisme! En avant avec l’ICOR!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

    Signataires (en date du 31/01/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    4. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    7. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    8. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    9. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    10. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    11. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    12. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    13. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    14. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    15. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    16. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    17. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    18. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

    19. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    20. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    21. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    22. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    23. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    24. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    25. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    26. Krasnyj Klin   Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin »  [coin rouge]), Bélarus

    27. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    28. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque (signé après la date de sortie)

  • 21 jours. Afrin tient toujours ! – communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    21 jours. Afrin tient toujours ! – communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    L’ignoble opération lancée par le gouvernement Turc, appuyée par ses mercenaires djihadistes de la prétendue Armée Syrienne Libre, fait long feu. Cette agression, nommée par pure provocation « rameau d’olivier » dure depuis maintenant trois semaine et semble s’enliser complètement.

    Pourtant la Turquie ne lésine pas sur les moyens. Bombardiers F-16, chars Allemands, artillerie Française sont utilisés pour écraser l’enclave contrôlée par les forces combattantes révolutionnaire Kurdes, sous l’égide des YPG (Unités de protection du peuple), aidés d’alliés turcs et internationaux, motivés par la solidarité internationale.

    La Turquie, dans ce conflit, cherche a annexer le Rojava à sont Etat, a fragmenter la Syrie. Elle négocie avec la Russie et avec le régime Syrien le partage de celle-ci, en échange de l’arrêt de l’aide aux Djihadistes et aux fascistes. Moscou espère certainement un rapprochement géopolitique avec la Turquie en échange de ce marché.

    Malgré les bombes, les obus, malgré les massacres d’enfants, de vieillards, Afrin résiste.

    Hommes et femmes capable de porter les armes combattent la tentative d’annexion du régime fasciste turc. Ils et elles se battent héroïquement. Entre 8 000 et 10 000 combattants et combattantes font face à la seconde armée de l’OTAN et à entre 10 et 25 000 mercenaires de l’ASL.

    Pourtant, les chars Leopard-2 éclatent toujours sous les roquettes des YPG.

    Après la terrible bataille de Kobané, les forces révolutionnaires et le peuple en arme démontrent une fois de plus qu’on ne peut les broyer sans subir la morsure du fer et la brûlure du feu !

    Comment ne pas penser, en ce début d’année 2018, à la bataille de Stalingrad, il y a 75 ans, où les soldats soviétiques ont battu les fascistes, malgré leur infériorité numérique initiale, et les ont raccompagnés jusqu’à Berlin, jusqu’au tombeau d’Hitler.

    Comment ne pas penser aux 50 ans de l’offensive du Têt, au Vietnam, où les forces de l’armée nord Vietnamienne et la résistance Vietminh brisaient la capacité des USA à poursuivre leur intervention.

    Comment ne pas penser qu’il y a 100 ans, les hommes et les femmes de la Russie Tsariste mourante se levaient et battaient toutes les armées coalisées lancés contre eux et elles.

    Chaque fois, les armées populaires ont triomphé, car elles ne s’appuient pas sur des mercenaires, elles ne s’appuient pas sur des bouchers et sur des valets. Elles s’appuient sur les aspirations justes à défendre son foyer, à protéger les siens, à défendre la construction d’un monde meilleur, libre et égalitaire.

    Même si elles subissent parfois des revers, ces armées du peuple renaissent sans cesse tant que leur lutte n’est pas menée jusqu’au bout.

    Les Hitler, les Erdogan, les fascistes vont et viennent, mais le peuple est toujours là !

    La Turquie se venge, la communauté internationale collabore !

    Face à la résistance exemplaire des combattantes et des combattants d’Afrin, Erdogan s’emplit de fureur.

    De rage, la Turquie fasciste se venge. Elle commet des crimes de guerre, bombardant les villes et les villages, elle assassine les prisonniers -au mépris de toutes les conventions. Elle mutile les corps des combattants et, surtout, des combattantes. Elle se comporte comme tout colonialiste, rempli de colère par le fait qu’on ose lui résister.

    Elle en profite pour raser les sites archéologiques des civilisations anciennes présentes. Le temple d’Ain Dara, datant de 1400 avant J.-C. a été rasé. La Turquie se sert de l’effacement des traces archéologiques pour dénier toute légitimité aux populations quant à leurs revendications d’indépendance. Elle veut annihiler leur passé pour leur interdire un avenir.

    Dans l’Etat truc, des voix se sont levées pour condamner l’agression perfide. Le PKK, parti frère du PYD de Syrie, le TKP/ML, le MLKP…etc. se sont mobilisés. La réponse du pouvoir Turc fut invariablement la répression et l’enfermement.

    Pas après pas, le régime s’enfonce dans le fascisme le plus débridé.

    La communauté internationale a appelé Erdogan à la « modération. » Cela signifie qu’il peut tuer, massacrer, piller, violer, mais avec « retenue. » Cette attitude revient à autoriser l’agression, à l’adouber.

    La France, qui exploite les travailleurs turcs dans les usines de Renault -actuellement en lutte sociale- qui vend des canons et des armes de par le monde, qui est toujours prompte à soutenir les dictateurs et les terroristes qui font son sale boulot, que fait-elle ? Elle déclare qu’il existe un risque terroriste au Rojava, pour justifier l’occupation turque.

    Encensés un temps par l’occident pour leur succès face à Daesh, aidés par les forces spéciales US dans les combats contre l’ogre obscurantiste, les FDS sont désormais lâchés, abandonnés, traités comme des agents jetables. Loin de l’alliance stratégique avec l’occident que certains voulaient essayer de leur faire endosser, les Kurdes des FDS sont de nouveau seuls, avec comme aide notre solidarité, notre soutient financier et politique, nos camardes partis les rejoindre.

    Aujourd’hui, l’occident sacrifie les kurdes et leur cause. Elle ne l’intéresse plus.

    La Russie et le régime de Bachar Al-Assad, quant à eux, ont proposé un marché de dupe. Certains rêveraient de voir l’armée Russe comme les champions de la liberté. La vérité est que la Russie ne proposait que l’annexion du Rojava à la Syrie en échange de la protection de son armée. Une manière de révéler les intentions des impérialistes : le Rojava est un lot à se partager.

    Mais malgré ces répugnantes tractations Mais malgré ces répugnantes tractations, malgré ces tentatives pour broyer les forces combattantes du peuple, cette bataille ne fait que creuser un peu plus le tombeau de l’impérialisme et du capitalisme.

    Le Moyen-Orient souffre de la guerre depuis trop longtemps. Mais cette guerre se retourne contre ses auteurs. Du chaos, du sang, de la souffrance naissent les forces qui instaurent, qui construisent, qui défendent le monde nouveau : le monde socialiste !

  • Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Hier, l’Unité Communiste de Lyon était présente à la manifestation en solidarité avec Afrin et les forces Kurdes, face à l’agression perfide et criminelle orchestrée par la Turquie et ses alliés djihadistes. Afrin, prise entre le marteau fasciste et l’enclume impérialiste, résiste toujours, se bat toujours ! La force du peuple n’est pas aisément brisée par les bandits et les criminels. Les YPG/YPJ combattent toujours, et coûtent aux fascistes de lourdes pertes.

    Nous avons pris la parole lors de cette manifestation, pour exprimer notre solidarité avec celles et ceux qui subissent les bombardements et l’invasion sanglante. L’opération militaire menée contre l’enclave, avec la complicité passive de la Russie et de l’occident, rentre dans le cadre d’une phase de dépeçage de la Syrie, dépeçage dans lequel la Turquie souhaite absorber le Rojava, et l’intégrer à son Etat, à cette prison des peuples.

     Mais nous voulions également nous adresser à celles et ceux qui, ici, ont eu l’esprit empoisonné par la propagande de l’Etat français en faveur de l’ASL, mais également par celle des pseudo-amis du peuple que prétendent être la Russie et son laquais Bachar Al-Assad.

    Enfin, nous voulions nous adresser aux fascistes turcs, venus clamer leur amour pour Erdogan, leur soutient à l’agression et aux crimes de guerres. Ces braves guerriers, à Lyon, n’en ont pas moins détalé devant les mobilisés, après une tentative honteuse de provocation.

    Pourquoi nous-sommes nous adressés à eux et elles ?

    Depuis le début de la guerre en Syrie, un mélange d’ignorance et d’opportunisme règne. Intoxiqués, certains ont cru les mensonges sur la nature de l’Armée Syrienne Libre, sur son caractère fondamentalement réactionnaire et obscurantiste, sur son rôle de laquais de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de l’occident.

     Beaucoup, aveuglés par une fausse association URSS / Russie, ont opté pour un soutien au régime de Bachar Al-Assad, à l’Iran, à la Russie, mordant ainsi à pleine dents dans les fausses-promesses des agences de propagande réactionnaire que sont Russia Today et Sputnik. Le campisme fait toujours des ravages.

    Cette ignorance est pardonnable. Mais ce qui ne l’est pas est le double jeu de certains, de certaines, qui soutiennent les Kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes par opportunisme, par effet de mode. Qui travaillent sur deux fronts sans la moindre vergogne, en toute connaissance de cause, et qui un jour sont sous les drapeaux de l’ASL et de la Turquie, et le lendemain sous ceux de Partizan, du PKK, du MLKP. Nous nous sommes adressés à eux, en compagnie d’autres organisations, pour leur demander de comprendre que cela n’est pas possible, qu’il faut choisir.

    Il est possible d’être critique, mais dans le débat entre camarades, pas dans le soutien aux forces qui écrasent, qui égorgent, qui pillent, violent et tuent.

    L’attaque sur Afrin les a forcé à choisir.

    Quant aux fascistes turcs, ils suivent aveuglement Erdogan, débordant d’un orgueil honteux de celui qui voit ses bombes faucher enfants et vieillards dans les rues de villes martyrs. Ils le suivent aveuglement car ils sont persuadés que la Turquie sera gagnante dans cette guerre. Que des massacres ressortira une Turquie affermie, plus grande, plus puissante, plus libre.

    Erdogan lui-même doit partager, dans une certaine mesure, cette illusion, cette croyance que cette opération lui permettra d’affirmer son Etat comme une puissance régionale, comme un acteur incontournable.

    Ni l’un ni l’autre ne se rendent compte qu’ils ne sont, au final, que des petites marionnettes dans un jeu de dupe, dans un jeu dans lequel ils seront absolument tous perdants. En fait de grandeur, la Turquie ne sert que de valet, de serviteur, de laquais, aux grandes puissances impérialistes, qui jouent là le partage du monde. Elle est une variable d’ajustement, un pion, qui sert à la Russie, aux USA, à la France, pour définir la carte du monde.

    En fait de nationalisme, ces fascistes ne font qu’œuvrer à mettre en esclavage leur Etat. En fait de grandeur, ils seront par la suite utilisés comme paillasson par les autres puissances. En fait de gain, ils ne contribuent qu’a se soumettre, qu’a agir en parfaite chair à canon pour le compte de leurs maîtres. Aujourd’hui, le monde les courtise. Demain ils seront partagés eux aussi, réduits en miettes, balayés, hachés menus et massacrés.

    Car telle est l’inéluctable logique de la guerre impérialiste, car telle est l’inéluctable nature de la situation actuelle. Les impérialistes n’ont pas de fidélité ni d’honneur. Hier, ce furent les Kurdes qui furent trahis par leurs alliés de la veille, demain, qui sait ce qu’il en sera de la patrie que les fascistes prétendent défendre ?

    Ces « nationalistes » devraient plutôt brûler leur drapeau que de le brandir, cela serait plus cohérent. Car ils travaillent pour les bourreaux du peuple turc, qui sont également les bourreaux du peuple Kurde. Erdogan est un valet qui se donne des airs de seigneur. Mais il travaille  contre son peuple, contre les masses populaires de l’Etat truc, contre ceux qui souffrent, qui sont exploités et opprimés.

    Si les « nationalistes » turcs étaient cohérents, ils jetteraient à bas le drapeau de l’oppression. Erdogan est l’ennemi des Turcs, des Turques, des Kurdes. Il est l’ennemi des classes populaires de ces deux nations. Ses serviteurs fascistes sont tout autant les ennemis de ces deux peuples, et ne conduisent qu’à la ruine et à la misère.

    Les barricades ont ceci de fantastique qu’elles n’ont que deux côtés. Et celui que prennent les « nationalistes » turcs est celui de l’esclavage, celui de la servilité auprès des grandes puissances impérialistes, celui d’un valet qui brûle de bien agir pour être récompensé par son maître.

    Celui des Turcs révolutionnaires, celui des organisations de lutte Kurde, celui des forces progressistes et des forces communistes, est le seul camp de la liberté, le seul camp de la défense des peuples, le seul camp de la justice, de la paix et de la prospérité pour tous ceux et celles qui souffrent dans la longue nuit de l’impérialisme.

    Les agents de l’impérialisme échoueront devant la ferme résolution des combattants et des combattantes d’Afrin, du Rojava, des FDS, des organisations révolutionnaires. Car la force du peuple ne peut être muselée par les chaînes, elle triomphera toujours !

    Vive les forces combattantes ! Vive la lutte anti-impérialiste et antifasciste !

    Vive la lutte révolutionnaire !

    Nous adjoignons à ce message la déclaration des Amis de l’ICOR concernant la situation d’Afrin.

    les Amis de l’ICOR déclarent avec le message de solidarité ci-dessous leur entière solidarité et leur soutien à la lutte internationale contre l’agression de la part de la Turquie contre Afrin et Rojava !

    Amis de l’ICOR – France24 janvier 2018

    Message de solidarité avec la lutte de libération du peuple kurde :

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdogan vient d’ouvrir un nouveau front de guerre dans le nord de la Syrie. Après la victoire sur Daesh, remportée surtout par les femmes et les hommes des forces d’autodéfense du peuple YPJ/YPG et ses alliés arabes des Forces Démocratiques de Syrie, les différentes puissances impérialistes veulent se partager la Syrie entre elles.

    Cela ouvre une nouvelle phase dans cette guerre et crée une nouvelle zone de combat militaire mettant encore plus en danger la paix mondiale.

     L’acte agressif de la Turquie vient avec la bénédiction de l’impérialisme américain, de l’OTAN et du régime russe de Poutine. Le gouvernement français est un proche allié du régime d’Erdogan, qui a été reçu tout récemment par Macron. Nous savons d’expérience qu’aucun pouvoir impérialiste n’est et n’a jamais été un allié honnête des justes luttes de libération. Les seuls vrais alliés se trouvent dans le prolétariat international et chez les peuples du monde qui luttent pour la liberté, la démocratie et le véritable socialisme.

    Les Amis de l’ICOR en France se dresseront contre toute agression impérialiste en Syrie. Nous continuerons à soutenir la lutte de libération kurde dans le cadre du Pacte de solidarité passé avec l’ICOR

    Les amis d’ICOR se joignent à la protestation mondiale et à la résistance active contre l’agression fasciste :

    Stoppons la guerre d’agression fasciste de la Turquie contre Afrin et Rojava au Nord de la Syrie!

    Soutien à la lutte de libération du peuple kurde et de tous les peuples opprimés !

    Combattons ensemble l’impérialisme. Pour le socialisme révolutionnaire !

  • Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Hommage au martyr Nubar Ozanyan. Assassiné par les fascistes !

    Le 14 août, les communistes du monde entier se sont vu arracher un camarade, un frère d’armes. Un combattant du front militaire comme du front théorique.

    La camarade Nubar Ozanyan, plus connu sous son pseudonyme de commandant Orhan, est en effet tombé au Rojava, sous les balles de l’organisation fasciste-obscurantiste Daesh. Nul doute que cet assassinat doit remplir d’aise les fascistes turcs comme les fascistes-obscurantistes de Daesh. Pour eux, un implacable ennemi est tombé.

    Membre depuis 40 ans du Parti Communiste de Turquie/ Marxiste-Léniniste, commandant aguerri de la branche armée du parti, la Tikko (Armée ouvrière et paysanne de libération de la Turquie), le camarade Ozanyan laisse un grand vide, après une vie vouée à la lutte révolutionnaire, à l’éducation politique, et à la formation militaire des jeunes recrues qui combattent notamment dans le Rojava aujourd’hui.

    Mais, comme le chante le « chant de la Libération », aussi nommé « chant des partisans », « Ami, si tu tombe, un ami sort de l’ombre à ta place. » Nul doute que les jeunes cadres, les jeunes combattants et combattantes poursuivront sa lutte, poursuivront son combat.

    Nubar Ozanyan  est d’origine arménienne, né dans la Turquie kemaliste, laquelle s’est vouée à détruire tout ce qui ne rentrait pas dans le cadre de la « révolution » du « père des turcs ». Il lutta, avec bravoure et humilité, partout où le système capitaliste pourrissant, et où l’impérialisme semaient la mort. En Turquie, en Palestine, au Karabakh, en Arménie ou encore au Kurdistan, le commandant Orhan se battait du côté des opprimés, prouvant aux bourgeoisies impérialistes et compradores que désormais, elles ne connaîtraient plus que des revers, jusqu’à la victoire totale du camp du peuple.

    L’Unité communiste de Lyon se joint à la tristesse des camarades du TKP/ML, et des révolutionnaires du Rojava. Mais si l’homme est mortel, les idées de Marx, Engels, Lénine, Staline, Mao, et Ibrahim Kaypakkaya , pour lesquelles Nubar Ozanyan a donné sa vie, ne le sont pas ! L’idéologie qui permet la libération des masses populaires est une hydre qui sans-cesse renaît, car, chaque jours, les capitalistes et les impérialistes dressent les masses populaires contre eux. Chaque jour, ils creusent leur propres tombes.

     Contrairement à ce que prétend la bourgeoisie, via son monopole médiatique, et via les relais de propagande de leurs éducations nationales, la flamme du communisme n’est pas éteinte ! Elle ne le sera jamais.

    Dans l’Etat turc et dans le Rojava, le TKP/ML mène la lutte aux côtés des kurdes du PKK, du PYD, du YPG et des YPJ , contre le fasciste Erdogan, et ses pions obscurantistes ; en Inde, la rébellions naxalite contrôle des régions entières où sont tenus en échec les capitalistes et leurs milices sanguinaires ; aux Philippines, la lutte de la Nouvelle armée populaire avance, malgré les oscillations et les trahisons des bourgeois, lesquels soutiennent le boucher Duterte ; au Pérou, la pensée du président Gonzalo guide encore ceux qui sont épris de liberté, et de justice.

    Partout où l’oppression sévit, les masses s’organisent et ripostent !

    Dans l’État français, le mouvement communiste, toujours divisé doit tourner ses yeux vers ces exemples. Nous devons nous inspirer de l’exemple du commandant Orhan, de son combat, de sa rigueur, de son humilité.

    Rassemblons nous, organisons nous, formons nous, ressuscitons le Parti communiste de la classe ouvrière, reformons le camps du peuple ! Le meilleur hommage à ceux qui sont tombés est de poursuivre leur combat, et de le mener à son terme !

    En Turquie, dans le Rojava, comme partout à travers le monde, les martyrs de la révolution nous regardent !

    Honorons les !