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  • 17 novembre : un bassin révélateur.

    17 novembre : un bassin révélateur.

    17 novembre : un bassin révélateur.

    Entre le miroir aux alouettes et la faillite d’une partie de la gauche.

    Depuis un mois environ, des appels à des blocages et à des manifestations se lancent un peu partout dans l’ensemble du territoire contrôlé par l’Etat français. Ces manifestations se sont dotés de symboles : le gilet haute-visibilité jaune.

    Cette colère s’est cristallisée contre la hausse des prix du carburant à la pompe, hausse liée à l’augmentation des taxes et du coût du pétrole. L’une des raisons principales est le rattrapage fiscal que connaît le diesel, sur lequel pourtant l’industrie automobile française avait largement misé durant des décennies.

    Ce mouvement s’est transformé en traînée de poudre par l’intermédiaire des réseaux sociaux et des pétitions. Difficile pourtant de savoir ce qui en sera concrètement le jour venu, tant ces événements prennent souvent l’apparence de feux de paille. Il est difficile de croire que cette mobilisation débouchera sur des résultats tangibles, car même si un mouvement d’ampleur avait lieu, il aurait de grande difficultés à s’inscrire dans la durée et à pouvoir créer un rapport de force sur le long terme. Au mieux, il sera un coup d’éclat, au pire, il sèmera une amertume et une désillusion accrue chez les participantes et les participants.

    Pour le moment, cependant, il fait parler. Face à cette flambée, un contre-feu s’est lancé, notamment à gauche et à l’extrême-gauche, pour dénigrer cette mobilisation, la jugeant peu importante en regard d’autres enjeux et récupérée politiquement par l’extrême-droite. Nous tenions à apporter notre pierre au débat.

    Oui, le 17 novembre est la cible de la récupération politique par l’extrême-droite. C’est une certitude. Mais non parce que la lutte contre la hausse du prix du carburant est fasciste ou poujadiste en soi, mais bien parce que les organisations progressistes et révolutionnaires qui la condamnent ont fait le choix d’abandonner ce terrain à l’extrême-droite, de lui offrir un boulevard, de lui donner un cadeau.

    Les fascistes sont des maîtres dans l’art d’utiliser les affaires de corruption, dans l’art d’utiliser les scandales, dans l’art d’utiliser tout ce qui frappe aux viscères les masses populaires. Ils sont des professionnels de l’excitation de la colère, de son détournement, du fait d’entraîner les masses dans des voies pires encore. Les fascistes sont prêts à instrumentaliser la grogne contre les taxes pour l’utiliser contre les migrants, d’utiliser la situation dans les EHPAD pour parler de délinquance, de maquiller les chiffres du passage à l’euro pour nourrir le chauvinisme et le nationalisme le plus putride.

    Alors que sur le terrain des questions sociales ils sont incapable de pouvoir s’exprimer et se positionner sans tomber dans le ridicule le plus achevé, ils manœuvrent habilement sur ces terrains, pour livrer les travailleurs pieds et poings liés à leur plus grand bourreau : la grande bourgeoisie monopoliste française, « bien de chez nous ».

    Une des choses que nous enseigne l’histoire du combat contre le fascisme et le nazisme, c’est bien qu’il faut faire extrêmement attention à ne pas laisser ce genre de boulevards ouverts.

    Dans les années 30, Dimitrov, dirigeant l’Internationale Communiste, revenait sur ces problèmes : Je me souviens, par exemple, d’une réunion de chômeurs tenue à Berlin avant l’arrivée de Hitler au pouvoir. C’était pendant le procès des fameux accapareurs et spéculateurs, les frères Sklarek, procès qui durait depuis plusieurs mois. L’orateur national-socialiste qui parla à cette réunion, utilisa ce procès pour ses buts démagogiques. Il cita les spéculations, les affaires de corruption et les autres crimes commis par les frères Sklarek ; il souligna que le procès intenté contre eux traînait depuis des mois ; il calcula combien de centaines de milliers de marks ce procès avait déjà coûté au peuple allemand et, aux vifs applaudissements des assistants, il déclara qu’il fallait, sans tarder, fusiller des bandits comme les Sklarek et verser au profit des chômeurs l’argent dépensé pour le procès.

    Un communiste se lève et demande la parole. Le président refuse d’abord ; mais, sous la pression des assistants qui voulaient entendre le communiste, celui-ci obtient enfin la parole. Lorsque le communiste monta à la tribune, tous les assistants dressèrent l’oreille dans l’attente de ce qu’il allait dire. Eh bien, que dit-il : « Camarades, déclare-t-il d’une voix ferme et puissante, l’assemblée plénière de l’Internationale communiste vient de terminer ses travaux. Elle a indiqué la voie du salut pour la classe ouvrière. La tâche essentielle qu’elle pose devant vous, c’est, camarades, la « conquête de la majorité de la classe ouvrière ». L’assemblée plénière a indiqué qu’il est nécessaire de « politiser » le mouvement des chômeurs. L’assemblée plénière vous invite à élever ce mouvement à un degré supérieur. » Et l’orateur continua à parler dans le même sens, convaincu apparemment qu’il « expliquait » les décisions authentiques de l’assemblée plénière. Un tel discours pouvait-il émouvoir les chômeurs ? Pouvaient-ils être satisfaits qu’on s’apprêtât d’abord à les politiser, puis à les révolutionnariser et ensuite à les mobiliser pour élever leur mouvement à un degré supérieur ?

    Assis dans un coin, j’observais avec amertume comment les chômeurs présents, qui avaient tant voulu entendre le communiste pour apprendre de lui ce qu’il leur fallait faire concrètement, se mettaient à bâiller et à manifester une déception bien claire. Et je ne fus pas du tout étonné qu’à la fin, le président retirât brutalement la parole à notre orateur sans aucune protestation dans les rangs de l’assemblée… »

    Or, nous agissons bien souvent de cette manière. Nous oublions bien souvent un principe édicté par Mao : « Le marxisme comporte de multiples principes, mais ils peuvent tous se ramener en dernière analyse à une seule phrase : on a raison de se révolter contre les réactionnaires. »

    Or, nos « gilets jaunes » ont-il raison d’être en colère ?

    Peut-on condamner la mobilisation contre la hausse des prix ? Dans sa forme, peut-être, elle est critiquable, elle est insuffisante, elle présente des failles. Bertolt Brecht est souvent cité pour avoir dit « si le peuple pense mal, changeons le peuple ». Certains s’en sont servi dans une dimension anticommuniste pour prétendre que Brecht appelait à manipuler l’esprit des masses pour les faire obéir. Or, il s’agit de l’inverse. Brecht voulait, par cette phrase, indiquer que les analyses politiques qui permettent de luter contre les idées fausses n’apparaissent pas spontanément. Elles ne peuvent être qu’apportées par un travail en amont. Lorsque Mao dit que les idées justes proviennent du peuple, il n’omet pas de mentionner que les communistes, pour appliquer une ligne de masse qui leur permettre d’aller vers la victoire, doivent combattre les idées fausses et réactionnaires, mais également reformuler les mots d’ordres spontanés pour les rendre politiques. Partir des masses pour revenir vers les masses.

    Certains en ont déduit un culte de la spontanéité qui les ont amenés à considérer avec angélisme que toute ce qui provenait des masses populaires était un pur cristal. Certains spontanéistes en sont allés jusqu’à voir dans les pogroms l’expression d’un sentiment d’injustice qu’il fallait soutenir, tout comme les lynchages.

    D’autres ont, à l’inverse, déjà renoncé. Les idées fausses au sein des masses, les imperfections, les failles, les faiblesses, leurs sont rédhibitoires. A leurs yeux, les travailleurs et travailleuses sont des moutons, sont abrutis, sont trop souillés pour être la force révolutionnaire.

    Dans un cas comme dans l’autre, les positions sont fausses. Par un étrange retournement de situation, ce sont souvent ceux-là et celle-là même qui clament au fait de ne pas hiérarchiser les luttes qui se sont empressés de catalogue la lutte contre la hausse du carburant comme indigne, comme inférieure aux autres.

    Une partie de la gauche petite-bourgeoise et intellectuelle s’est ainsi démasquée pour ce qu’elle est : donneuse de leçon, méprisante et singulièrement inadaptée à mener la lutte des classes.

    Comment reprocher à des individus qui ne sont pas communistes de ne pas agir en communistes ? De ne pas avoir une « correcte pensée politique » ? Au lieu de chercher à faire progresser politiquement les forces motrices de la société, ces organisations, ces individus se réfugient dans un idéalisme béat, dans un utopisme de bon aloi.

    Parmi les classe populaires, il existe des tares. Il existe des sexistes, des homophobes, des xénophobes, des individus aux tendances mafieuses, des individus aux désirs petits-bourgeois…Ils sont le reflet de la société et le reflet de l’idéologie dominante, bourgeoise, qui est le vecteur de ces conceptions réactionnaires. Ces idées réactionnaires traversent tout la société. Mais il existe trois voies : les nier, les juger indépassables ou les combattre et rallier sur la base des idées justes qui existent. Or cela ne peut arriver spontanément, sans un apport exogène, de l’extérieur.

    Qu’une partie plus ou moins grande de celles et ceux qui participent au mouvement des « gilets jaunes » soit capable de défiler avec Le Pen, avec Dupont Aignant, avec Wauquiez, comment en serait-il autrement ? Ils et elles ont le sentiment de trouver des oreilles compatissantes, des démagogues qui leur parlent, les écoutent les comprennent. Notamment parce qu’une grande partie du camp du peuple, ou du soi-disant camp du peuple, a renoncé à les regarder, à les entendre, à les écouter.

    Nous, nous ne ferons pas ce jeu du silence. Nous nous adressons aux « gilets jaunes » comme à l’ensemble de la société. Nous pensons que le fait de se mobiliser contre la vie chère, contre l’étranglement financier, contre la paupérisation sous toutes ses formes est justifié et nécessaire.

    Par contre, nous leur disons que les alliés d’aujourd’hui sont les bourreaux de demain. Où étaient ces messieurs Wauquiez, ces mesdames Le Pen quand leurs droits sociaux étaient bafoués ? Quand leurs salaires étaient baissés, quand leurs usines, leurs maternités fermaient ? Nulle part. Lorsque des organisations progressistes méprisent les travailleurs et les travailleuses, il s’agit d’une erreur terrible, certes, mais d’une erreur tout de même. Quant à ces organisations et leurs représentants, pour eux, c’est une stratégie.

    Ils ne lorgnent sur le pouvoir que pour appliquer la même politique, sinon une politique pire. Ils ne sont là que pour servir la bourgeoisie et se doter de places de fauteuils, de sinécures. Ils se disent « anti-système » mais sont les agents les plus fanatiques de la baisse du niveau de vie et de l’écrasement des travailleurs et des travailleuses, en particulier les plus pauvres et les plus précaires.

    Ce sont des agents de la division et de l’opportunisme.

    Lutter contre la TVA, cet impôt injuste et cynique, lutter contre la vie chère, lutter contre les manœuvres de l’Etat bourgeois pour faire endosser la plus grande partie des taxes par les masses populaires, cela leur a paru trop trivial, trop matérialiste au sens négatif du terme. En somme, trop sale. Il faudrait se cantonner aux luttes qui ennoblissent l’esprit, pures, éloignées, pour de grands principes, pour de belles phrases.

    Même si il est vrai que le carburant n’a pas tant augmenté que ça par rapport à l’inflation, il n’en demeure pas moins qu’il est un poste de dépense important pour les travailleurs et les travailleuses, d’autant plus que nombre des plus précaires sont relégués aux confins des villes ou des zones périurbaines par les coûts des loyers ou par le désir d’un cadre de vie moins affreux. A cela s’ajoute le fait que les transports en communs entre les banlieues et les zones industrielles sont du domaine du cauchemar et que, avec des moyens financiers limités, il n’est pas possible matériellement de se doter de la nouvelle hybride qui consomme peu, mais bien souvent il faut accepter de rouler avec des véhicules hors d’âge, polluants et puants. Pas par amour de la belle mécanique, mais par absence de choix.

    Rouler plus chèrement, d’autant, non pour le loisir, non pour le voyage, mais bien pour aller sur son lieu d’exploitation. Payer plus pour être exploité, tandis que la grande bourgeoisie échappe aux taxes, aux impôts. Ne s’agit-il pas là du suprême cynisme ?

    Alors, logiquement, le prix du carburant, auquel tout automobiliste est confronté, est un prix marquant, un prix symbolique plus que concret. L’évolution du cour du yaourt est plus difficile à suivre, est moins affichée sur d’immense panneaux. En France, la part du transport automobile dans le budget des ménages est l’une des plus élevées d’Europe avec 15% environ des dépenses.

    Nous regardons la hausse des taxes du carburant de la même manière que la volonté de mettre des péages urbains en ne voyant là qu’une manière inégalitaire de faire rentrer des deniers dans les caisses de l’Etat tout en peignant cela en vert. Il est fascinant de voir le nombre de groupes et d’individus qui, tout en traitant ceux qui se mobilisent de dupes, sont eux-mêmes dupés par ces taxes prétendument écologiques. Peut-être que ceux qui se vêtiront du gilet jaune iront ensuite participer aux promotions sur le Nutella, sans penser aux Orangs-outans. Pas par mépris pour leur existence, pas par haine cynique et veule, mais parce que, dans la situation sociale où sont certains et certaines, étranglés par un niveau de vie qui ne fait que baisser, une promotion sur un produit de consommation courante est toujours ça de pris. Et le fait que nous l’expliquions ne signifie pas que nous le considérions comme juste politiquement.

    Il est terrible de voir les méfaits qui sont causés, notamment par les extractions d’hydrocarbures, par les ravages des industries automobiles, par l’exploitation au sein de celle-ci. Il est bien sût terrifiant de voir les chiffres sur les disparitions des espèces animales. Mais ceux qui écrivent « va te faire foutre avec ton putain de 17 novembre » et qui se figurent que ceux qui sont exaspérés sont des promoteurs du tout voiture, de la pollution, se trompent. Bien sûr, nous sommes pour un respect de l’environnement, pour le développement de technologies réellement vertes – non ces faux semblants. Qui ne le serait-pas ? La bourgeoisie elle-même, même la plus rapace, ne se réjouit pas de la destruction de la planète et des conditions qui permettent à la vie d’exister sur elle.

    Mais la solution, la vraie, n’est pas une taxe marginale, n’est pas de faire payer le coût d’une prétendue transition écologique aux masses populaires. La solution n’est pas dans des mesures fiscales ou individuelles.

    La solution est politique : elle est dans le contrôle réel de la production par les masses populaires, par les travailleurs eux-mêmes. Ce qui fait que la bourgeoisie, que les capitalistes, que les investisseurs détruisent la planète, c’est une recherche effrénée du profit. Pas seulement du profit moyen, mais des plus hautes sources. Les capitalistes sont persuadés que s’ils n’exploitent pas ce gisement sous une réserve, leur taux de profit baissera et ils seront broyés par la concurrence. Et même si leur « conscience » parle, elle se dit surtout que « si ce n’est pas eux qui en profitent, s’en seront d’autres. » D’où cette spirale infernale, mortifère, dévastatrice.

    C’est cette spirale qu’il faut briser, et elle ne peut être brisée que par l’action révolutionnaire, pour chasser du pouvoir les agents de la bourgeoisie, pour détruire les outils de l’oppression, et l’exploitation. Par le fait de remettre entre les mains des travailleurs les moyens de contrôler réellement l’économie mondiale, mais également de conserver ce contrôle, face aux immanquables tentatives de restauration.

  • Non à l’ouverture de l’école de Marion Maréchal Le Pen à Lyon !

    Non à l’ouverture de l’école de Marion Maréchal Le Pen à Lyon !

    NON A L’OUVERTURE DE L’ECOLE DE MARION MARECHAL LE PEN A LYON !

    Communiqué du collectif pour la fermeture du Bastion Social.

    L’école privée dirigée par Marion Maréchal qui se voudrait un « institut de sciences sociales, économiques et politiques » ouvrira ses portes  à la rentrée de septembre 2018 à Lyon, dans le quartier de la Confluence au 56 rue Denuzière..

    Une école … Ou un nouveau fief de l’extrême-droite à Lyon ?

    L’équipe pédagogique de cette école, dont Marion Maréchal Le Pen assure elle-même la direction, est très clairement affiliée à l’extrême-droite. L’établissement affiche par ailleurs clairement ses valeurs sur son site Internet, notamment « l’enracinement dans son identité culturelle ».

    Ainsi, il souhaite transmette à ses étudiant-e-s « le goût de leur histoire et de leur héritage ». Nous sommes bien loin de la prétendue volonté de Patrick Louis qui affirmait « ce qui nous intéresse, c’est le débat contradictoire. On ne va pas enseigner que la pensée unique ». Cette école est à l’opposé de l’esprit critique et d’ouverture affichée habituellement par les universités de sciences humaines.

    L’implantation de cette école d’extrême-droite à Lyon s’inscrit donc dans la continuité des multiples ouvertures de locaux fascistes depuis 2010, dans l’indifférence de la préfecture et l’inaction de la mairie centrale. Le dernier en date étant le local du GUD-Bastion Social.

    Leur présence favorise la recrudescence d’agressions physiques violentes et le saccage de locaux militants progressistes sur Lyon. Ainsi, début juin, c’est la façade de l’union locale CGT du 5e/9e arrondissement de Lyon qui a été recouverte de 16 croix celtiques et de deux inscriptions  « FAF (France Aux Français) ».

    Une école fasciste… et pour les plus riches !

    Si les formations proposées dans cette école relèvent d’une idéologie raciste, sexiste et LGBTI+phobe. On peut également se demander à qui elles s’adressent.

    En effet, pour obtenir un diplôme d’établissement en deux ans, non-reconnu par l’Etat (pour l’instant), il faudra débourser chaque année 5 500 euros. Par ailleurs, les formations continues sont proposées à 1 980 euros pour les actifs-actives, et 990 pour les étudiant-e-s ou les demandeurs-demandeuses d’emploi. Nous sommes dans la même logique que les écoles de commerce privées ne favorisant que les classes sociales les plus aisées.

    L’objectif de cette école est de former « une nouvelle génération de décideurs et d’entrepreneurs » porteuse de valeurs réactionnaires, ainsi que les futurs cadres du FN-Rassemblement National.

    Par ailleurs au vu des prix de l’immobilier, nous nous interrogeons sur les sources de financements de cette école qui apparaissent aujourd’hui très opaques.

    La proximité de l’école avec l’Hôtel de Région et les différentes rencontres « officieuses » marqueraient-elles un rapprochement avec la droite dure de Wauquiez?

    Malgré ses communications récentes mettant en avant une image « sociale » (avec par exemple les maraudes alimentaires du Bastion social), l’extrême droite nous rappelle ici son vrai visage : celui des élites et de l’argent. Le fascisme n’a rien de populaire, et ne lutte pas « contre le système ».

    Il n’existe que pour défendre les intérêts des plus riches.

    L’implantation de cette école privée réactionnaire nous paraît bien éloignée d’un accès aux études supérieures libre et gratuit favorisant l’égalité de toutes et de tous.

    Ecole, bars, salle de sport, locaux associatifs, etc…

    A Lyon comme ailleurs, fermons tous les locaux fascistes, peu importe la forme qu’ils prennent !

    Rassemblement le vendredi 22 juin 2018 à 12h30 sur l’esplanade François Mitterrand dans le quartier Confluence (Hôtel de Région)

  • La répression frappe le jour des travailleurs et travailleuses.

    La répression frappe le jour des travailleurs et travailleuses.

    Solidarité avec les inculpés et inculpées du mouvement social !

    Ce premier mai fut sous le signe de la répression la plus sévère. plus de 200 interpelés à Paris. Plus d’une centaine de plus dans le reste de la France. La bourgeoisie a montré les dents et a frappé fort. L’Unité Communiste de Lyon affirme sa solidarité avec l’ensemble des inculpés du mouvement social, avec l’ensemble de celles et ceux qui subissent les foudres de la police, de la justice, dont la nature de classe est indéniable.

    L’Unité Communiste de Lyon soutiendra les événements visant à défendre les inculpés et inculpées, à leur fournir solidarité et soutien financier. Nous formons tous et toutes une même ligne de front, une même ligne de combat contre l’ordre bourgeois, contre la dictature de classe.

    D’autres font raisonner un sont de cloche tout à fait différent, et que nous, communistes, trouvons répugnant.

    Nous ne sommes pas pro-« black blocs ». Nous considérons que ce mode de fonctionnement correspond à une stratégie et des tactiques que nous ne partageons pas. Les menus dégâts sur des vitrines, sur des banques, sur quelques policiers ne sont pas les prémices de la révolution. La « propagande par le fait », chère à Bakounine, n’a jamais débouché sur les succès promis, n’a jamais formé « l’étincelle qui met le feu à la plaine. »

    Dans certains cas, des membres d’organisations -bien que ce mot soit récusé par leurs membres- ont agit de manière opportuniste, traitant les cortèges de manifestant comme des boucliers humains. Il s’agit là de pratiques qui sont incorrectes et qui dénotent une conception individualiste et romantique de la lutte politique.

    Ce n’était pas le cas à Paris. Ce n’était pas le cas à Lyon. Les actions se sont faites dans leurs cortèges, au sein desquels ils et elles se sont organisées. Leurs actions ont été faites sous leurs modalités. Ils et elles en ont assumé la responsabilité et en paient le prix fort.

    Alors, allons nous crier avec les loups ? Allons nous crier que ce sont des fascistes, comme l’a fait Mélenchon ? Allons nous condamner avec fermeté, comme le fait le PCF ? Allons nous, comme certains révisionnistes, dire qu’il faut un « Guépéou » anti-black blocs ? Allons nous pleurnicher pour quelques vitrines cassées et réclamer une fermeté sans précédent de la part de la Justice ?

    Alors nous faire bloc avec Le Pen et Wauquiez, dans leur exigence de sanctions ?

    Non. Nous sommes solidaires des interpellés et des interpellées.

    Il est possible d’être en désaccord avec les pratiques des Black Blocs. Il est tout à fait possible de considérer que leur tactique est inadaptée. Il est tout à fait tolérable et acceptable de publiquement le faire. Nous venons d’en apporter la preuve.

    Mais on ne poignarde pas -et c’est là une habitude des réformistes et des perfides cliques à double visage- ses camarades dans le dos, surtout quand ils et elles subissent la répression. Faire cela est une trahison. Celles et ceux qui l’ont fait ont révélé leur vrai visage, celui de réformistes complets, celui d’agent de la dictature de la bourgeoisie.

    Ils et elles demandent des enquêtes, demandent à comprendre comment la bourgeoisie, comment l’Etat a pu laisser passer cela, comment n’a t’il pas prévenu la présence de ces grossiers personnages vêtus de noir ! Ce que cela veut dire, in fine, c’est « comment se fait-il que la police ne les aient pas interpellés, interdits de manifester, assignés à domicile, retenus en détention de sécurité. » Voilà ce que signifient ces discours. Ces discours sont des appels du pied à la réaction.

    L’Etat n’est pas une institution neutre. L’Etat n’est pas un arbitre juste. L’Etat est un Etat de classe. Il est un Etat conçu, organisé, structuré, pour servir les ordres et les désirs de la bourgeoisie. C’est pour cela que la « révolution citoyenne par les urnes -dans les respect des institutions », promue par Mélenchon, est une farce. C’est pour cela que les nationalisations -démocratiques ou non- ne sont pas des ersatz de révolution. C’est pour cela que sans pouvoir prolétarien, sans Etat prolétarien, aucune victoire stratégique n’est possible.

    Les arguments des « anti » sont plus ridicules les uns que les autres.

    L’image médiatique ? Ont-ils, ont-elles, oublié à qui appartiennent les médias ? Qui détermine les lignes éditoriales ? Qui conçoit l’ordre du jour des rédactions ? La bourgeoisie. Elle fait tout pour trainer dans la boue les grévistes, celles et ceux qui luttent.

    Il n’y aurait pas eu d’affrontements, cela aurait été les allergies, le muguet, ou n’importe quel fait divers. Les revendications des manifestants et manifestantes auraient été, quelque soit la situation, passées à la trappe. Suivre cette logique revient à dire qu’il ne faut pas faire grève pour ne pas nuire aux usagers, qu’il ne faut pas manifester, car on ne retiendra que les embouteillages, qu’il faut ne faire que des pétitions polies et -surtout- voter.

    La peur de la violence ? Les cortèges de tête ont résolu le problème d’une manière plutôt élégante, en créant un espace dans lequel ceux et celles qui acceptent tacitement le risque d’un tir de lacrymogène peuvent se retrouver. De plus cette peur de la violence est hypocrite. La violence institutionnelle contre les masses est sans commune mesure avec une vitrine brisée. Une vie brisée, sans assurance derrière, jetant dans la misère les individus, voilà la violence véritable.

    Ceux et celles qui subissent de plein fouet l’oppression et l’exploitation savent reconnaître cette violence et cette colère. N’oublions pas que le luddisme, le fait de détruire les machines-outils lors des grèves, tout comme les émeutes, font partie de l’histoire ouvrière. Non, cette peur de la violence camoufle surtout une peur petite-bourgeoise d’effrayer les homologues de classe.

    « La violence est partout, vous nous l’avez appris

    patrons qui exploitez, et flics qui matraquez

    mais à votre oppression, nous crions « résistance »

    vous expulsez Kader, Mohammed se dresse.

    Car on expulse pas, la révolte du peuple…. » chantait Dominique Grange dans Les nouveaux partisans. Cela est toujours valable. Seulement les réformistes et les opportunistes veulent se prétendre la seule et unique porte de sortie. Tout doit passer par eux et par le vote. Ils se déclarent l’alpha et l’oméga de la politique et de la démocratie.

    L’argument de la répression est le plus ironique de tous. Ironique car, en prétendant protéger les manifestants de la répression, les tenants des ces tribunes appellent, en réalité, à réprimer certaines portions des manifestants. Ce serpent qui se mord la queue est d’autant plus vicieux que les lois répressives, même appliquées à des cas anecdotiques, tendent à le systématiser par la suite. Fichage ADN réservé aux délinquants sexuels puis adapté à tous et toutes ; contrôle des téléphones portables, écoutes illégales… etc. La bourgeoisie est une opportuniste : chaque loi peut lui fournir un angle d’attaque pour frapper. Tout est utilisable, du moindre fait divers à l’attentat le plus abominable.

    Oui, il est vrai que ces violences servent de point d’appui pour faire passer des lois scélérates. Mais sont-ce les anarchistes ou les autonomes qu’il faut condamner, ou bien une bourgeoisie vicieuse et agressive ?

    Gérard Collomb, grand artisan de la répression, s’est fendu d’un tweet fustigeant les violences inqualifiables. Nous allons les qualifier : elles sont faibles.

    Elles sont faibles en regard de celle qu’exerce, chaque jour, la bourgeoisie française. En France, où elle jette dans la misère, dans la rue, les masses populaires. Où elle condamne à un sombre avenir les travailleurs et travailleuses de l’hexagone. Mais également dans ses colonies et néo-colonies, où elle surexploite, vole, spolie des nations entières. Où son armée occupe les territoires, commettant exactions et crimes, tout en empêchant l’émergence de tout pouvoir indépendant. Dans le monde entier, le pays des droits de l’homme marchande des armes, signe des contrats avec des fascistes obscurantistes, noue des traités avec les fanatiques de Daesh.

    Et les larmes coulent pour des vitrines, montées en épingle, pour justifier tout et n’importe quoi. Simplement car, aux yeux de certains, de certaines, les manifestations sont là pour se pavaner, pour investir, et récolter les dividendes sous forme de vote.

    Nous, communistes, ne croyons pas dans les méthodes des blacks blocs, mais nous ne laisserons pas les loups de la bourgeoisie et du réformisme hurler à plus de brutalité policière, plus de violence, à un renforcement de la machine d’oppression étatique.

    Solidarité avec les inculpés et les inculpées ! Soutenons les initiatives de solidarité.

  • C’est ainsi qu’on marche sur des cadavres.

    C’est ainsi qu’on marche sur des cadavres.

                    Un crime, un meurtre, un attentat, cela induit en tout premier lieu de proches éplorés, des familles brisées, des amis et des amies en détresse, devant la perte d’êtres chers. Ce sont des moments de drame, des moments abominables, que seuls les cyniques les plus désabusés peuvent souhaiter.

                    Dans le cas de la prise d’otage de Trèbes, dans le cas du meurtre de Mireille Knoll, ce sont d’abord vers celles et ceux qui les pleurent que vont nos pensées. Nous leurs transmettons chaleureusement notre salut.

                    En revanche, d’autres n’ont pas ce regard. Les vautours sont légion, autour de chaque affaire sordide, qu’ils veulent monter en épingle, autour de chaque crime, autour de chaque acte de violence, autour de tous ces faits qui ne pour eux que des occasions de vomir leur bile. Les morts ne comptent pas à leurs yeux. Seul compte l’instrumentalisation qu’il est possible d’en faire.

                    Il est vrai que chaque expression de violence est une illustration des contradictions de notre société, qui les génèrent. Les individus perdus, les exclus, les parias, qui se livrent au petit banditisme, qui sont récupérés par tous les prédicateurs de la haine, sont les enfants d’une société malade. Leur trajectoire chaotique se termine par le fait de faire couler le sang, par une balle tirée ou reçue. Cela n’excuse pas les actes, mais cela les explique.

                    Or, les explications, les vautours n’en veulent pas. Expliquer, pour eux, pour elles, c’est demander de comprendre. Demander de comprendre, c’est déjà excuser. Excuser, c’est en faire l’apologie. Ils et elles n’en veulent pas, car il est nettement plus pratique d’en faire des monstres inhumains, portant le mal de manière innée, ou dans leur gènes. Les morts sont des prétextes, les cadavres qui s’entassent servent de piédestaux.

                    L’extrême-droite et la droite réactionnaire font leurs affaires sur les morts des attentats. Ce n’est pas une nouveauté. Elles tentent de s’ériger en rempart de protection de la « civilisation » contre la « barbarie », alors qu’elle partage un véritablement fond politique commun avec celui des terroristes réactionnaires, quand ce ne sont pas des rapports commerciaux. Elles cherchent à en tirer profit, où dans le but d’instiller plus de division, plus de vexations, plus de ségrégation dans la société – ce qui légitime, par effet de miroir, le discours de Daesh. Les déclarations populistes et démagogues d’une Marine le Pen, d’un Laurent Wauquiez, sur la question de l’enfermement des fichés S, sont des attaques contre la présomption d’innocence, une volonté de liquider préventivement les menaces réelles ou supposées… En somme il s’agit d’une mesure fasciste, écrite par le sang des victimes.

                    Quelle absence de vergogne que de voir les représentants d’un Etat qui traque les réfugiés, qui emprisonnent ceux et celles qui leur viennent en aide, qui laisse mourir des femmes enceintes dans les Alpes, marcher  en mémoire de quelqu’un qui en a subit elle-même les foudres. Ceux et celles qui organisent la misère, la stigmatisation, l’exclusion sociale, ce qui pousse au crime en somme, viennent se pavaner en espérant que des louanges leur seront adressées.

                    Que dire de la présence du Front National, qui plus est protégé par la Ligue de Défense Juive, couverture du Betar, organisation considérée comme terroriste aux USA et en Israël ? Fondé par des anciens SS, sur la base d’une défense de Vichy, connu pour ses dérapages antisémites notoires, la présence du Front National est une humiliation pour la mémoire de Mme Knoll. Quant à celles et ceux qui le leur ont fait remarquer, la police les ont tout simplement braqués de leurs armes. pour les faire reculer. Marine Le Pen avait été déclarée indésirable par le CRIF, Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, tout comme Jean-Luc Mélenchon. L’un et l’autre ont par la suite été exfiltrés.

                    Que CRIF se permette de blacklister qui bon lui semblait, au nom de sa propre perception politique pose des questions. Nous ne soutenons ni Marine le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon -que nous ne plaçons pas sur le même plan, cependant- et nous considérons qu’il y a une part essentielle d’opportunisme à leur présence.

                    Tandis que le fils de Mireille Knoll a déclaré que tout le monde serait le bienvenu, le CRIF ne s’est pas posé la question sous cet angle là. Ce conseil, pro-israélien, a décidé de salir la mémoire de Mme Knoll pour imposer son ordre du jour et ses considérations politiques. Dans les faits, les tentatives de créer l’amalgame nauséabond entre l’opposition à la politique de l’Etat Israélien et l’antisémitisme sont des méthodes qui salissent les mémoires et qui contribuent à, ironiquement, légitimer un discours qui entremêle effectivement les deux.

                    Alors que lors de la « journée du retour à la terre » plus de 1000 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées par Tsahal, alors que Gaza subit toujours le blocus, alors que des révélations sur les raids secrets de l’aviation Israélienne sur la Syrie viennent d’être révélés, tenter de lier les deux est un acte sordide. Nous sommes solidaires du peuple Palestinien, qui subit l’occupation et les brimades de la part du colonialisme israélien, pourtant cela ne se lien nullement avec l’antisémitisme. Les Israéliens et Israéliennes comptent également parmi les otages de cette politique aventuriste et criminelle menée par le gouvernement de l’Etat hébreux.

                    Beaucoup, dans le cas de l’assassinant immonde de Mireille Knoll, ont voulu utiliser celui-ci. Non pour dénoncer l’antisémitisme qui existe dans la société, non pour lutter contre lui, non pour s’attaquer à ses racines, mais uniquement pour l’attiser ou l’utiliser à des fins politiques. L’enquête, pour le moment, ne démontre pas que le crime commis soit, à l’origine, un crime antisémite. Ce qu’elle démontre c’est que des stéréotypes antisémites -la richesse supposée, soupçonnée- sont à la base de celui-ci.

                                    L’antisémitisme existe, de pair avec les autres formes de racisme, au sein de la société de l’Etat français. Il est un poison, un fléau, un cancer à éradiquer. Les victimes sont à soutenir, sont à protéger. Mais il n’est pas acceptables que ceux et celles qui meurent de la bêtise, de la haine, de la crapulerie soient utilisés comme enjeu politique, à l’encontre de leur pensées, à l’encontre de leurs désirs. D’autant que le racisme, l’antisémitisme, est attisé par la politique réactionnaire de nombreux Etats, de nombreux agents, lesquels ne sont que trop heureux de pouvoir diviser les classes populaires, dresser les nations les unes contre les autres, scinder l’unité de celles et ceux qui partagent les mêmes intérêts. Trop heureux que la haine divise, sépare. Que la méfiance, la défiance, la peur, isolent. Ainsi, l’exploitation peut continuer dans les conditions les plus favorables pour ces parasites ! Ainsi l’impérialisme, qui est le terreau fertile de la guerre, peut s’étendre, légitimé par l’instrumentalisation de la souffrance des masses populaires de l’Etat français.

                    L’Unité Communiste de Lyon s’oppose à toute récupération. Elle considère que toutes celles et tout ceux qui usent de victimes comme promontoire pour leurs discours ne devraient que se taire. La solidarité est ce qui est à offrir, non les larmes de crocodile !

  • Interdiction de la manifestation antifasciste et anticapitaliste. Un coup de poignard.

    Interdiction de la manifestation antifasciste et anticapitaliste. Un coup de poignard.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon.

    La manifestation internationale antifasciste et anticapitaliste du 17 décembre tombe sous le coup d’une interdiction.

    L’Unité Communiste de Lyon, signataire de l’appel à la manifestation internationale antifasciste et anticapitaliste, dénonce l’interdiction faite de celle-ci par la préfecture. Elle considère que l’attitude de la préfecture confine à la censure pure et simple de l’expression politique de l’antifascisme et de l’anticapitalisme. La paranoïa induite par l’état d’urgence permanent permet, aujourd’hui, ne n’autoriser que les mobilisations qui ne remettent fondamentalement pas en cause l’autorité de l’Etat et de la bourgeoisie.

    Pourtant, la manifestation du 17 décembre était sous le signe de l’ouverture au plus large nombre. Les organisateurs et organisatrices ayant exprimé leur volonté à rassembler largement sous la bannière de l’antifascisme populaire, de masse. Ainsi, plusieurs échanges ont eu lieu en amont pour signifier largement et publiquement le fait que celle-ci serait sous la bannière de « l’antifascisme et l’anticapitalisme sont l’affaire de toutes et tous ! »

    Mais la préfecture, elle ne fut pas la seule, a agit sous l’angle du procès d’intention.

    Le mardi 12 décembre, les dépositaires de la manifestation se sont vus notifier, par les forces de police l’interdiction de celle-ci.  Les motifs invoqués ont de quoi laisser pantois, tant par leur longueur que par le réquisitoire contre le militantisme qu’ils constituent.

     « Les organisateurs sont connus comme membre des mouvances antifascistes Lyonnaises, connues pour les violences de leurs actions…

    Considérant qu[e certains organisateurs] ont été identifiés au sein de la manifestation non déclarée au départ de la place Raspail le 4 février 2017 (…) afin de perturber les trois grands premiers meetings politiques de la campagne présidentielle ;

    Considérant que les diverses actions menées en 2017 par la mouvance des ultragauches (sic.) Lyonnaises ont été dénoncées par leurs opposants idéologiques qui ont systématiquement appelé à des contre-manifestations…

    S’en suit une longue litanie, citant pêle-mêle la lutte contre le Bastion Social, les oppositions aux manifestations d’extrême-droite… en somme, un véritable inventaire de l’ensemble des actions menées, sur le terrain, par les militants et militantes antifascistes.

    D’autres considérations sont invoquées. Noël et les magasins -ouverts le dimanche; le match OL-OM; la menace terroriste… Elles enrobent l’ensemble, mais convergent vers un point final : un refus total de cette manifestation.

    Nul doute que si, d’aventure, certains ou certaines tentent leur chance, la police sera prête à imposer une répression terrible. La loi le lui permet. Pour ces raisons, l’Unité Communiste de Lyon, en accord avec les décisions prises par le Collectif Antifasciste de Lyon, considère qu’il est nécessaire d’annuler cette manifestation.

    C’est un recul de fort mauvaise grâce, sous la contrainte et la menace de sanctions pénales.

    Mais cela n’a pas suffit à la bourgeoisie !

    Elle s’en est également pris au festival antifasciste de Lyon, interdisant la première soirée, celle de jeudi 14 décembre. C’est une torpille tirée directement contre l’antifascisme lyonnais. C’est un signal aux antifasciste de l’Etat français : Ils sont directement pris pour cible.

    Les fascistes, qui se targuent d’être sans cesse censurés, seront bien en peine de pouvoir déceler ici une sombre connivence entre Etat et antifascistes. Certes ces tristes larbins de la bourgeoisie ont eu affaire, eux aussi à plus d’une interdiction, mais derrière cette pseudo-égalité de traitement, un fait terrible pointe son nez.

    Les fascistes ont pignon sur rue. Leur expression xénophobe, raciste, réactionnaire, chauvine et obscurantiste gagne une hégémonie sans cesse plus forte. Tandis que les antifascistes, les anticapitalistes, les syndicalistes, subissent la répression, l’oppression et l’écrasement, il ne se passe pas un seul jour sans que les Valls, les Finklielkraut, les BHL, les Ménard, les Collard, les Wauquiez vomissent leur haine.

    Il ne se passe pas un jour sans que leurs propos scandaleux de servent à alimenter un incendie qui couve, qui menace de prendre et de se muer en incendie xénophobe, en tornade de flammes.

    Nous, militants et militantes communistes, révolutionnaires, antifascistes, anticapitalistes, n’avons pour nous battre que nos propres forces. Nous n’avons que nos mobilisations pour défendre notre point de vue et pour dresser un rapport de force contre les attaques qui frappent les masses populaires. Nous n’avons pas tout ces relais dont disposent les réactionnaires, les oppresseurs, les exploiteurs. Nous n’avons pas cette hégémonie dont dispose la bourgeoisie.

    Il n’existe pas d’égalité entre nous et les forces réactionnaires de la bourgeoisie. Dire « égalité de traitement » signifie écraser la parole et l’action antifasciste, et laisser seule s’exprimer celle de la bourgeoisie et des réactionnaires.

    La 17 décembre, à 12h00, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environ lance un appel à se rassembler place Raspail, métro Guillotière, pour que flottent les couleurs de l’antifascisme sur la ville de Lyon. L’Unité Communiste de Lyon retransmet cet appel. En revanche, elle invite celles et ceux qui souhaiteraient y participer à la plus grande vigilance ainsi qu’une prudence redoublée vis-à-vis des réactionnaires, mais également vis-à-vis d’une police plus qu’aux aguets.

    L’Unité Communiste de Lyon prend acte de cette interdiction, et invite chacun et chacune des concernées à en tirer les conclusions politiques qui se doivent, quant à l’attitude de l’Etat, de la préfecture, de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon poursuivra, malgré les interdictions, son engagement dans la lutte antifasciste et anticapitaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à renforcer et soutenir les organisations et les collectifs anticapitalistes, antifascistes, ainsi qu’a s’organiser de manière autonome des cadres institutionnels.

    Leur démocratie n’est pas la nôtre !

    La leur est bourgeoise, la nôtre est populaire !

  • Wauquiez – agent provocateur de la réaction !

    Wauquiez – agent provocateur de la réaction !

    Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon concernant la provocation de Laurent Wauquiez sur sa « crèche ».

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce cette manœuvre opérée par le Président de la Région Rhone-Alpes Auvergne, dans le but d’utiliser les lieux publics pour diffuser des croyances et des superstitions.

    Laurent Wauquiez n’est pas à son coup d’essai, dans sa tentative de faire entrer en douce ses croyances dans les lieux publics. L’an dernier, la volonté d’installer une crèche dans ce même lieu avait du faire l’objet d’une intervention auprès du tribunal administratif. Cette année, il tente de camoufler son acte derrière une promotion du travail des artisans et fabricants de santon. Un camouflage bien piètre, qui ne trompe personne.

    Nous ne pouvons que nous retrouver dans la manière dont le Parti Radical de Gauche s’est exprimé sur le sujet : « Du président de Région, on aurait pu s’attendre à ce qu’il assume pleinement son refus de respecter la loi de 1905, mais non, Laurent Wauquiez, tel un enfant, a préféré jouer avec le travail des petits santons pour contourner la loi.« 

    Seulement, nous ne considérons pas Laurent Wauquiez comme un enfant, mais, au contraire, nous pensons que celui-ci manœuvre habilement, et qu’il mène une campagne de provocation réactionnaire.

    Soit il est autorisé à maintenir son exposition, et pourra se pavaner devant ses soutiens catholiques intégristes, en clamant sa victoire.

    Soit son opération débouche sur une interdiction, et il compte instrumentaliser cela pour illustrer une prétendue campagne anticatholique, orchestrée pour couper la France de ses « racines chrétiennes. »

    Laurent Wauquiez veut jouer un rôle de pompier incendiaire. II n’a pas plus grand désir que de provoquer une esclandre quant à ce sujet, pour lui permettre de rabattre par la suite ses cartes. Dans son collimateur, au final, les musulmans et les musulmanes.

    Le 27 novembre, il déclarait : « L’ennemi de la laïcité, c’est la prière de rue, le communautarisme islamique », révélant alors que sa tentative de provocation vise à démontrer que « c’est que la République donne le sentiment d’une certaine lâcheté et de ne pas avoir suffisamment de fermeté », en d’autres termes, il cherche à se faire battre pour endosser un statu de victime, lui permettant de clamer que la France se « déconstruit ». Sa manière de la sauver ?Faire appel à des provocateurs, à des semeurs de haine, à des zélateurs de crimes passés, comme Aurane Reihanian, se réclamant d’une « génération attentat. »

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’instrumentalisation de la laïcité par des individus qui la voient comme un point d’appui tactique pour frapper et stigmatiser des populations au nom de leur pratique religieuse.

    Elle dénonce l’hypocrisie qui réside dans la logique de M. Wauquiez, lequel se déguise en républicain tout en en trahissant systématiquement l’ensemble des contenus progressistes.

    Elle dénonce une manœuvre visant à répandre des superstitions d’un côté, tout en se tenant prêt à frapper les minorités religieuses de l’autre.

    L’Unité Communiste de Lyon affirme son attachement à la laïcité comme espace de neutralité religieuse, tout en reconnaissant le droit démocratique qu’ont les croyants et les croyantes de pouvoir pratiquer leur culte.

    Nous n’acceptons pas la laïcité assassine de certains, qui ne la voient que comme une épée pour frapper les opprimés.

    Halte aux provocateurs réactionnaires !

  • Wauquiez veut siffler la fin de la "récré" pour les bénéficiaires du RSA.

     

    Laurent Wauquiez, tout comme la cohorte de charognards qu'il traîne dans son sillage, peut siffler tant qu'il veut.

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    Ces individus et la classe qu'ils représentent n'ont jamais su ce qu'était le travail honnête, ils ne connaissent que le parasitisme, se contentant de se partager le gâteau du travail fait par les prolétaires, par les travailleurs.
    Ils se réjouissent du chômage, pourtant, ces capitalistes, ils se réjouissent de pouvoir faire pression sur les salaires, sur les conditions de vie des travailleurs, par le terrorisme de l'exclusion sociale.
    Ce n'est pas de gaieté de cœur que les ouvriers, que les travailleurs en général, acceptent les réductions de salaires, les hausses de temps de travail. C'est le couteau contre la gorge.
    Ce n'est pas en sautant de joie que la petite et moyenne paysannerie s'endette jusqu'au suicide, qu'elle se saigne à blanc pour les profits des firmes agro-alimentaires, c'est parce qu'elle y est contrainte, c'est parce qu'elle est pieds et poings liés.
    Mais pour les Wauquiez, dépendre du RSA, dépendre de la misère institutionnalisée, c'est s'épanouir dans une cour de récréation, dans l'insouciance et le bonheur, tandis que les patrons du CAC40 sueraient sang et eaux pour nous sauver tous.

    Mais, pourtant, nous le prenons au mot, ce candidat, et oui, effectivement, un jour la "récré" sera sifflée. Un jour, ceux qui n'ont fait que voler le travail devront eux même travailler de leur main, si ils veulent un toit, du pain, et la liberté. Ils devront payer les crimes et les abus qu'ils ont commis, tant dans l'Etat Français que dans les régions dominées par son impérialisme, où, pour une poignée d'euros, le sang coule.
    Oui, M. Wauquiez, la "récré" sera sifflée. Elle le sera. Et ce jour là, vous serez bien en peine, vous les profiteurs, de devoir travailler si vous ne voulez pas être châtiés!

    Peut-être le réactionnaire fini, candidat à la primaire de droite, M. Poisson, dirait que "Dieu pardonne". Peut-être. Mais pas nous, ni le prolétariat.