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  • Vœux de l’Unité Communiste

    Vœux de l’Unité Communiste

    L’année 2020 se termine. Jusqu’au bout, elle a été une année complexe, difficile. Des problématiques inédites se sont posées, qui ont dû demander une adaptation et une transformation.

    Nous souhaitons à toutes et tous d’excellentes fêtes de fin d’année. Après une année 2020 marquée par la pandémie, les menaces de guerre, les attentats, et l’avancée de la réaction, des lueurs d’espoir apparaissent.

    L’année 2020 mérite un bilan.

    Elle a été marquée par une pandémie inédite depuis plus d’un siècle. Nos pensées vont vers les victimes de celle-ci. 1,840,631 au moment où ces lignes sont rédigées.

    Partie de Chine, la zoonose Covid-19 secoue encore le monde. Elle continue ses ravages, battant semaines après semaines les records de victimes journalières. Les USA approchent doucement d’un nombre de morts supérieur à leurs pertes durant la Seconde Guerre mondiale, tandis que le bilan d’autres États reste inconnu. Si le vaccin arrive, sa distribution sera aussi le reflet des inégalités sociales et économiques mondiales.

    Le confinement est à ce jour l’expérience la plus universellement vécue par l’humanité, avec des écarts considérables dans la manière dont il a été vécu. Des écarts en fonction des caractères, mais aussi en fonction des rôles dans la société. Pour le prolétariat et pour les travailleurs et travailleuses essentielles, il n’a d’ailleurs existé que sous la forme de l’extinction de la vie sociale, celle-ci se limitant aux fonctions économiques.

    Cette reconnaissance de l’essentiel a mis involontairement en exergue l’inutilité et le parasitisme d’une partie de la population : la grande bourgeoisie. Ne produisant rien, oisive, inutile, voire néfaste. Spéculant sur les évolutions boursières, pariant sur l’aggravation ou la résorption de la crise. Jouant avec les vies, et les morts.

    La pandémie a bouleversé les habitudes de vie. Elle a isolé les individus. Elle a fait naître des solidarités immenses, vitales, mais a brisé également le lien social. Cet isolement, cette atomisation, a facilité l’infiltration des conceptions conspirationnistes, y compris dans les rangs des organisations se revendiquant du communisme. Ce fléau s’est greffé sur les désirs et les espoirs d’un monde plus juste. Il s’est nourri des faillites, des incompétences, des imbécilités et des mensonges des gouvernements. Mais ce conspirationnisme est aussi notre miroir, celui de notre propre faiblesse et de notre incapacité à apporter les réponses aux questions que se posent les exploités et les exploitées. Au même titre, la réaction, le conservatisme, le repli est tout autant le reflet de notre faillite à présenter les traits d’un monde meilleur, plus juste, de progrès réel.

    Si la pandémie a été l’événement majeur de la période, il n’est pas possible de faire l’impasse sur le reste.

    La crise écologique continue de s’approfondir. Les immenses incendies en Australie ont dévasté des centaines d’hectares de forêt, mettant en péril la survie même d’espèces. Pendant ce temps, en Antarctique, le glacier Thwaites menace de rompre. S’il se détache, à lui seul, il augmentera le niveau des océans de 65 cm. Ceux qui considèrent que les questions climatiques et écologiques sont des problèmes de demain sont des aveugles ou des naïfs.

    15 millions de visons ont été abattus préventivement par le Danemark. Cette quantité astronomique démontre également la vulnérabilité de l’industrie agro-alimentaire aux épidémies. Nous ne pouvons oublier que les grandes pandémies, Ebola, SRAS, COVID, SIDA, sont avant tout des zoonoses : des maladies qui ont franchi la barrière des espèces.

    La promesse creuse d’Emmanuel Macron de faire entrer l’écologie dans la Constitution est révélatrice : comme de nombreux sujets d’importance, ils ne sont que des colifichets, des jouets, des arguments électoraux. La « vague verte » qui s’est emparée de plusieurs grandes villes à la suite des élections municipales montre rapidement les limites de l’écologie inconséquente : des aménagements – positifs certes – mais extrêmement limités.

    Car la réalité est là : tant qu’il n’existe pas un contrôle populaire sur la production, la plus grande partie de l’iceberg est laissée intouchée. La production détermine bien largement davantage la consommation que l’inverser. Si les actions individuelles sont louables, leur faiblesse fait que confirmer la phrase de Lénine ‘hors du pouvoir, tout n’est qu’illusion’. Il n’en demeure pas moins, non plus, que les partis verts puissent tout à fait être les chevaux sur lesquels miseront les franges les plus libérales de la bourgeoisie pour les prochaines élections.

    Car l’avenir économique – et donc, de fait politique – est inquiétant. La pandémie, sans la déclencher, contribue à accélérer la crise économique et la dégradation de la situation générale, en particulier au niveau de la dette. De surcroît, l’Europe et les USA en ont proportionnellement plus souffert que les puissances montantes, particulièrement asiatiques. La pandémie jette donc de l’huile sur le feu des rapports de force internationaux. Nous avons pu le voir dès le début de l’année avec l’assassinat du général iranien Solemani, mais aussi avec les alliances criminelles entre le gouvernement de Barzani et celui d’Erdogan. Partout, se dessinent les nouvelles alliances et les nouveaux blocs. D’autres, comme l’UE, se délitent, avec la réalisation du Brexit. L’entropie, la tendance au chaos, règne.

    La défaite de Donald Trump marque, à l’inverse, un « retour à la normale », à une direction plus rationnelle de l’impérialisme américain. Mais les USA eux-mêmes sont divisés, marqués par une hostilité profonde, par des clivages immenses. Leur situation est celle d’un empire approchant du déclin. Et, comme le mentionnait déjà Gramsci, c’est dans ce clair-obscur, d’un nouveau monde qui ne demande qu’à naître, que surgissent les monstres.

    La poursuite de l’offensive.

    La pandémie n’a pas stoppé les projets du gouvernement. Au contraire. Les réformes se sont poursuivies avec un rythme effréné. Le KO technique des organisations de lutte, l’isolement, la torpeur du confinement, ont laissé un boulevard. Il aurait été sot de ne pas en profiter ! Et le gouvernement le sait bien. Il avance sur le terrain économique, sur les droits sociaux, mais également porte ses coups sur le cœur de la démocratie et sur les droits fondamentaux.

    Allié d’occasion de celui-ci, le terrorisme a endeuillé l’Europe à nouveau. Tandis que la crise et la détresse radicalisent une partie de la population vers le fascisme suprémaciste, le chauvinisme, d’autres, ceux et celles qui ne trouvent pas leur place ici, sont happés par l’autre branche de la réaction. L’islamisme réactionnaire, qui n’est qu’une variante de la rengaine fasciste, a frappé à plusieurs reprises. Dans la foulée, les gouvernements en ont profité pour enserrer encore davantage la société. Les lois se multiplient, vexatoires, méprisantes, mais dangereuses. Dangereuses car elles étranglent toujours plus les libertés démocratiques. La police, rempart ultime, voit aussi son rôle gradir, son impunité s’affirmer.

    La question de la fascisation mérite d’être posée. Elle demande une analyse sérieuse, profonde, qui ne peut pas uniquement se nourrir de caricatures ou de fantasmes. Il n’est pas évident pour nous, en France, pays impérialiste puissant, de savoir même à quoi ressemble la dictature brutale de la bourgeoisie.

    Il est possible cependant de voir que l’arc narratif formé par les compromis de 1945 se clôture. Les vestiges de la période des trente glorieuses, les vestiges des concessions accordées ou arrachées pendant la guerre froide, sont progressivement balayés. Les exploiteurs n’en ont plus besoin. Pourquoi s’en encombrer ? Les syndicats, les partis politiques populaires et combatifs, ont été pour la plupart broyés ou intégrés dans le « jeu démocratique ». Le miroir aux alouettes de la transition pacifique du capitalisme au socialisme les ont trompés. Aujourd’hui, ce miroir se fracture. Ne voyons-nous pas, par facilité, du fascisme là où réside simplement la dictature normale de nos exploiteurs ?

    Une nouvelle étape ?

    Des éléments semblent pourtant indiquer une nouvelle étape. Les exploiteurs possédaient des moyens répressifs pour détruire toute opposition sérieuse. Ils n’hésitaient pas, non plus, à transgresser leurs propres lois pour liquider les obstacles les plus gênants. Cependant, aujourd’hui, grâce notamment à l’emploi cynique de la stupéfaction des attentats, une nouvelle dimension est apparue. D’une part, le recours à l’enfermement et à la sanction administrative, court-circuitant l’échelon judiciaire. D’autre part celui du traitement « préventif », autorisant de prendre en compte l’intention. Ces éléments préfigurent l’usage massif – et légal, de la rétention de sûreté, empruntée au droit Allemand. Cette Sicherungsverwahrung a été adoptée en Allemagne en 1933 et est toujours en vigueur, tandis que son pendant français est mis en place en 20111.

    A cela s’adjoint l’intense propagande raciste et xénophobe, axée autour de l’islamophobie. Cette campagne rejoint désormais la lutte contre les courants politiques, donnant naissance au répugnant concept d’islamophobie. A travers ce concept, amorphe, inepte, les exploiteurs et les fascistes détiennent une arme redoutable. Nul doute qu’elle sera utilisée pour tenter de conjurer l’inévitable crise de régime qui se profile prochainement.

    Certes le capitalisme et l’impérialisme renoncent progressivement aux interfaces démocratiques. Certes, les droits sociaux et politiques sont attaqués. Mais ce n’est pas par choix, mais par obligation. Le capitalisme est affaibli. Affaibli économiquement. Affaibli politiquement. Sa dureté n’est que le miroir de cette fragilité.

    L’adhésion au système capitaliste, l’adhésion à une démocratie pourrie, fausse, s’effrite. L’adhésion au système d’exploitation est progressivement remise en cause. Les luttes sont plus fortes et plus radicales que jamais, tandis que les exploités et exploitées cherchent des voies politiques pour changer le monde. Pour le moment, les issues politiques sont dominées par le conspirationnisme, par la réaction ou par des voies insuffisantes. Nul n’est à blâmer si ce n’est nous même de ne pas être à la hauteur des attentes des masses.

    Nous devons impérativement reconnaître que les failles ne raisonnement ne nous ont pas épargnés. Certains, y compris dans ceux qui se revendiquent du même héritage historique et idéologique que nous, ont été happé par les logiques conspirationnistes. L’isolement, la méfiance, le sectarisme, la surestimation constante des difficultés en sont le terreau. Nous devons en finir !

    Luttons ensemble !

    Nous adressons également tous nos vœux aux organisations révolutionnaires et particulièrement aux organisations communistes présentes en France et ailleurs.

    Nous saluons l’ensemble des organisations membres de l’ICOR ainsi que l’ILPS. Nous saluons le travail réalisé pour la création du Front International Anti-Impérialiste et Anti-fasciste. En dépit des conditions terribles, l’ensemble du travail avance. Nous sommes fiers et fières de pouvoir les revoir à nouveau et travailler conjointement sur l’anniversaire de la Commune de Paris, pour en faire un succès.

    Notre appartenance à cette coordination internationale ne fait pas de nous des aveugles, nous saluons le travail immense réalisé par les organisations, ici, en France.

    Nous saluons les luttes syndicales, les luttes indépendantistes, les luttes anti-impérialistes. Nous saluons ceux et celles qui portent le drapeau rouge, le drapeau noir, le Gilet Jaune, la Chasuble Rouge, la blouse blanche, ou celui de leur terre, qu’ils et elles veulent libre.

    Nous saluons les organisations communistes. Nous serions des imbéciles de clamer posséder le monopole de la légitimité.

    Nous pensons qu’il faut saluer les travaux qui ont été réalisés, les luttes menées, dans des conditions extrêmement difficiles. Nous voulons reconnaître ce travail et sa valeur. Notre seul souhait étant que l’ensemble des efforts, séparés, que nous menons vers des buts similaires, puissent se mutualiser. Que tombent les barrières qui nous séparent, et que nous pussions faire pas après pas un travail commun pour que naisse la synthèse dont nous avons besoin : celle qui nous permette d’avancer vers la fondation des outils de la révolution.

    Le centenaire du PCF est un anniversaire important. Nous en parlerons bientôt pour apporter notre position. Mais nous pensons qu’elle peut se résumer ainsi : il existe deux héritages de ce centenaire de combat. Un héritage organisationnel, que nous critiquons fermement, en dépit des qualités immenses de celles et ceux qui le composent. Un héritage organisationnel qui, hélas, a emmené la structure PCF vers un renoncement progressif et, nous le pensons, définitif.

    Mais aussi un héritage d’expérience, de lutte, de combats, un héritage qui reste à défricher tant sa dimension est importante. Un héritage vivant, constant, qui s’incarne aujourd’hui dans ceux et celles qui veulent poursuivre jusqu’au bout la lutte révolutionnaire. Un héritage dont nous osons réclamer une parcelle, car nous sommes tous et toutes, que nous le voulions ou non, fils et filles du congrès de Tours.

    Nous saluons cependant le PCF pour ce qu’il a été et pour ce que ses membres voudraient qu’ils soient : l’outil de l’avenir, l’outil de la victoire.

    A ce titre, nous proposons que, en cette année d’anniversaire de la Commune de Paris, il soit possible d’entamer un travail, autant que possible, pour que cette unité, unité dont nous avons toutes et tous besoin, puisse s’initier. Nous en avons besoin pour que notre activité grandisse en importance et en influence, pour que nous puissions franchir cette « accumulation quantitative » qui permette le bond qualitatif vers un parti communiste puissant et efficace, mais également pour que nous puissions atteindre notre but premier : servir le peuple et mettre fin au règne des exploiteurs.

    Il est clair, quoiqu’on puisse penser, qu’une nouvelle ère commence. Plus dure. Plus complexe. Elle nous obligera à intensifier nos efforts et à conjuguer nos forces. Nous ne pouvons plus traiter les questions politiques comme avant. Nous appelons à ce que la mentalité sectaire du ‘temps de paix ‘ s’efface. Construire les outils de défense et de lutte n’est pas un luxe. C’est une nécessité vitale. Si nous ne le faisons pas, nous serons balayés.

    L’année 2021 n’est pas écrite. Ce qu’elle sera dépend de nous, un nous au sens large, qui inclut tous ceux et toutes celles qui veulent qu’un monde nouveau naisse : Un monde de justice, un monde d’égalité, un monde de liberté réelle. Un monde communiste !

    1https://blogs.parisnanterre.fr/content/la-r%C3%A9tention-de-s%C3%BBret%C3%A9-quand-le-droit-fran%C3%A7ais-adopte-une-institution-allemande#:~:text=Depuis%20son%20introduction%20en%201933,mesure%20p%C3%A9nale%20la%20plus%20controvers%C3%A9e.&text=La%20r%C3%A9tention%20de%20s%C3%BBret%C3%A9%20est%20une%20mesure%20p%C3%A9nale%20permettant%20d,%C3%A9viter%20la%20commission%20de%20r%C3%A9cidives.

  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2020.

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2020.

    -Unité, coopération, combativité-

    L’année 2019 s’est achevée. Elle a été une année de conflit social important. Jusqu’aux dernières heures, elle a été marquée par une lutte des classes intense, par des coups de boutoir de la part de la bourgeoisie et par une défense résolue de la part des travailleurs et des travailleuses de leurs droits sociaux & politiques.

    L’heure est au bilan.

    Le 31 décembre, au soir, Emmanuel Macron, dans ses vœux, a indiqué qu’il poursuivrait sur la même voie, tout en prétendant qu’il soit possible de trouver des accords à la marge. Cela illustre parfaitement l’adage : « ce qui est à moi est à moi, ce qui est à vous est négociable. ». Du lest a été lâché auprès de certaines corporations spécifiques, comme la Police, dans le but de les rallier, ou d’autres de les neutraliser et de fragmenter le front de lutte. Ironiquement, le régime universel promis par Macron se fracture en une multitude de cas particuliers.

    En dépit de la mobilisation, qui est l’une des plus forte que la France ait connu dans l’après-guerre, le gouvernement conserve un cap inchangé. Il poursuit sa politique d’exécution servile des désirs de la grande bourgeoisie.

    La collusion totale entre l’appareil d’État et le grand capital ne se camoufle même plus. Emmanuel Macron a décoré Jean-François Cirelli, grand patron de la filiale française du groupe Black Rock, en faisant un officier de la Légion d’Honneur. Or, Ce groupe est un de ceux qui appuient le plus fortement la liquidation des retraites, et pour cause : les fonds de pensions constituent une de leurs ressources les plus précieuses.

    Agnès Pannier-Runacher a contribué à accentuer cette impression de dictature des bourgeois en déclarant «Si M. Ghosn [qui vient de s’enfuir du Japon avec la complicité quasi-certaine de la France] venait en France, nous ne l’extraderons pas, parce que la France n’extrade jamais ses nationaux. Nous appliquons à M. Ghosn, comme à monsieur Tout-le-monde, les mêmes règles du jeu.» Si, légalement, l’argument est recevable, il arrange néanmoins beaucoup M. Ghosn. Le mandat d’arrêt international délivré par Interpol, dont, ironiquement, le siège est à Lyon, ne semble rien y changer. Mais la France ne livre pas non plus le pédocriminel Roman Polanski, après tout, pas plus qu’elle ne condamne Matzneff, autre pédocriminel notoire, du fait de sa renommée.

    La bourgeoisie vit une période bien faste ! Elle gagne sur un grand nombre de tableau.

    La privatisation de la SNCF est a été actée, elle devient le 1er janvier une Société Anonyme à capitaux publics. Mais que les investisseurs se rassurent, le plus gros du coût (l’entretien des voies) reste à la charge des contribuables.

    Quant aux fonctionnaires, le Sénat vient d’avaliser la mise en place de trois jours de carence en cas d’arrêts maladie, tout la comme la rupture conventionnelle, et le remplacement des cadres par des contractuels. L’argument, comme pour la réforme des retraites, est celui de l’harmonisation entre public et privé. En réalité, elle contribue à la liquidation du corps des fonctionnaires.

    Ces quelques faits, qui constituent une part de l’actualité politique, sociale et économique récente, illustrent la teneur de la période. L’intensité des luttes ne semble pas avoir le moindre écho auprès de ces groupes privilégiés, au-dessus des lois, au-delà des réalités quotidiennes des masses populaires.

    En réponse à la misère, à la destruction des droits sociaux, les gouvernements et les bourgeoisies sont chaque jour davantage tentées par l’étranglement des droits politiques et par les solutions fascisantes. La liberté se restreint, y compris dans les « démocraties libérales ». Partout, le même schéma s’applique, avec des polices toutes puissantes et une délégation progressive des taches de répression à l’appareil administratif. Partout, l’extrême-droite gagne du terrain, quand ses idées et son programme ne sont pas déjà appliquées par le gouvernement en place.

    Ailleurs dans le monde, le spectre de la guerre est plus fort que jamais. L’assassinat ciblé du général iranien Soleimani par les troupes US, déclenche une vague d’inquiétude. Par le jeu des alliances et des réseaux internationaux, un nouvel embrasement du Moyen-Orient pourrait déboucher sur un conflit d’ampleur.

    La nature elle-même n’est pas en reste. Dans l’hémisphère nord, si la douceur a régné, les phénomènes climatiques extrêmes, comme le froid, le vent, la pluie ou la neige ne s’en sont pas moins manifestés. C’est là une conséquence paradoxale du réchauffement de l’atmosphère.

    L’été austral, quant à lui, a changé l’Australie en brasier. On estime que 500 000 000 d’animaux sauvages sont morts du fait de ceux-ci. La réalité d’un écocide massif est chaque jour davantage plus difficile à nier.

    C’est dans ce contexte difficile que nous présentons nos vœux. Mais si le bilan est pénible à faire, les perspectives d’espoir existent. Chaque jour, les masses populaires du monde entier se dressent davantage contre leurs exploiteurs et exploiteuses, contre leurs bourreaux.

    Les perspectives de luttes sont là.

    Partout, les masses se sont dressées contre ces injustices. En France, les mouvements se sont rejoints, Gilets Jaunes, écologistes, antifascistes, féministes, syndicalistes… Ces luttes ont parfois réussi à se coordonner. C’est un début qui a donné plus d’allant et plus d’ampleur à cette grève qu’à celles qui ont précédé.

    Nous défendons l’idée qu’elles fusionnent et puissent opérer une synthèse. Cette synthèse ne peut être que politique : c’est-à-dire poser la question de la forme et de la nature du pouvoir. L’an passé, la notion de régime despotique, de dictature de la bourgeoisie et du capital, a pris un ascendant considérable dans le mouvement des Gilets Jaunes. Cette progression politique est une des grandes victoires de l’année passée, même si elle demeure temporaire, vulnérable, face aux diversions des réformistes, des électoralistes, mais aussi du gouvernement et des fascistes.

    Le flux et le reflux de la politisation perdure tant qu’il n’existe pas une force politique capable de pouvoir poursuivre et accentuer ce travail, mais aussi organiser les parties les plus combatives des travailleurs et des travailleuses.

    C’est ce travail qui constitue notre priorité : œuvrer à construire l’organisation politique qui peut réaliser cette tâche. Un long chemin reste à réaliser pour permettre d’atteindre cet objectif. Cette focalisation sur la construction d’un Parti Communiste révolutionnaire n’est pas une obsession fétichiste, c’est le résultat d’un constat.

    La bourgeoisie est supérieurement organisée, elle possède les moyens de verrouiller complètement l’appareil d’État et ses fonctions de répression, elle possède les leviers de l’économie, de la propagande, l’influence idéologique et politique… Cet ennemi de classe ne peut être chassé de son piédestal que par une force au moins aussi organisée.

    Cette volonté de travailler à cet objectif est également le reflet du fait que notre impuissance, à la fois en tant qu’organisation comme en tant que courant politique, nous est intolérable. Il nous apparaît comme inacceptable de se contenter de la situation actuelle et d’y végéter.

    C’est dans cet état d’esprit que nous participons et appelons à participer à des cortèges et actions unitaires sur Lyon, mais que nous sommes également signataires, aux côtés de l’UPML, d’une lettre ouverte aux organisations, militants et militantes communistes. Le peu de réponses reçues, et le peu de débats suscités, est néanmoins révélateur d’un état d’esprit qui reste encore marqué par le sectarisme. C’est également ce choix de la coopération qui nous pousse à nous inclure dans l’ICOR et à travailler internationalement avec des communistes d’autres pays ou d’autres continents.

    Parce que nous plaçons l’intérêt suprême des luttes et du prolétariat au-dessus de tout, nous considérons qu’il nous faut parvenir à réaliser ce travail.

    L’Unité Communiste de Lyon place au plus haut degré de l’importance l’intérêt premier de la lutte sociale et politique. Cette manière de concevoir notre environnement nous pousse à opter pour une politique de coopération et de travail commun avec l’ensemble des forces progressistes, révolutionnaires, communistes ou non communistes, qui partagent cette conception.

    Nous pensons que ce travail positif mérite d’être accru, systématisé, et qu’une alliance est possible, entre individus, associations, syndicats, organisations politiques, féministes, écologistes, antifascistes ou partis politiques autour de cette volonté commune de lutte.

    Par corollaire, nous sommes hostiles à une attitude que nous qualifierions de « parasitaire-sectaire ». Nous condamnons cette attitude qui consiste au fait de jouer à une forme de « monopoly des luttes », en les considérant uniquement sous un angle utilitaire, comme un bassin de recrutement qu’il faut drainer au plus vite, quitte à le liquider. Ces pratiques sont malheureusement trop répandues. Si elles débouchent sur un recrutement de quelques militants ou militantes en plus, elles contribuent à lessiver toutes les forces combatives et à les dégoutter du travail organisé. Cela de plus, contribue à une montée en tensions dans les rapports entre organisation.

    Nous ne pouvons que citer le Manifeste :

    « Les communistes ne se distinguent des autres partis ouvriers que sur deux points :

    1. Dans les différentes luttes nationales des prolétaires, ils mettent en avant et font valoir les intérêts indépendants de la nationalité et communs à tout le prolétariat.

    2. Dans les différentes phases que traverse la lutte entre prolétaires et bourgeois, ils représentent toujours les intérêts du mouvement dans sa totalité.

    Pratiquement, les communistes sont donc la fraction la plus résolue des partis ouvriers de tous les pays, la fraction qui stimule toutes les autres; théoriquement, ils ont sur le reste du prolétariat l’avantage d’une intelligence claire des conditions, de la marche et des fins générales du mouvement prolétarien. »

    Une organisation qui, pour poursuivre ses objectifs, hypothéquerait le développement autonome du mouvement spontané de lutte, qui n’aurait d’autre rapport vis-à-vis de lui que de l’inféoder à ses objectifs propres, ne pourrait être une organisation communiste, et agirait en tant que parasite des luttes. Des groupes ou des organisations non-communistes ont régulièrement agi en meilleurs communistes, à partir du moment où ils et elles avaient à l’esprit ces principes. Notre vision de l’unité n’est pas platement horizontale, sur une simple proximité idéologique apparente : la pratique compte tout autant, sinon plus, car elle transcrit réellement, plus que les déclaration creuse, la véritable teneur de l’idéologie de ces groupes.

    Nous saluons ceux et celles qui luttent.

    Nous saluons donc tous ceux et celles qui prennent part, avec honnêteté, avec sincérité, à la lutte sociale sous toutes ses formes. Nous saluons ceux et celles qui, communistes ou non, font tout pour la faire avancer et triompher.

    Nous saluons ceux et celles qui font vivre la lutte antifasciste, à Lyon comme ailleurs. Ceux et celles qui font vivre la lutte écologiste, féministe, contre les discriminations faites aux LGBTI, aux étrangers et étrangères, à ceux et celles qui souffrent en silence.

    Nous saluons ceux et celles qui luttent contre la guerre, contre l’impérialisme.

    Nous saluons notre organisation-sœur UPML, avec laquelle nous avons nombre de projets à réaliser au cours de cette année. Nous saluons nos camarades de l’ICOR, de l’ILPS. Nous saluons également toutes les organisations communistes, avec lesquelles nous avons l’espoir et la hâte de travailler.

    Nous saluons nos amis et nos amies, nos camarades et nos proches, sans lesquels nous ne pourrions avancer jour après jour.

    Surtout, nous saluons les masses populaires du monde entier.

    Faisons de 2020 une année de victoire !

    Faisons de 2020 une année rouge !

  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    L’Unité Communiste de Lyon adresse des vœux de combativité à l’ensemble de la classe ouvrière et des masses populaires de France. Elle salue ses camarades qui luttent contre l’impérialisme français et mondial. Elle salue les communistes de France et du monde entier.

    Nos vœux pour la nouvelle année sont simples : ils sont de travailler avec ardeur, avec application, à construire les outils de la victoire contre nos bourreaux, les exploiteurs, les oppresseurs, la grande bourgeoisie monopoliste, son État, ses forces de répression.

    Ils sont simples dans leur formulation, mais sont exigeants dans leur concrétisation. Pourtant, des pas sont faits jours après jours, mois après mois, années après années pour parvenir à ce que renaisse un mouvement de contestation de l’ordre bourgeois, un mouvement qui remette en cause un ordre injuste.

    L’année écoulée a été une année qui a permis des bonds de géant. La politique d’offensive à tout prix, menée par le gouvernement Macron & Philippe a lancé dans la bataille des couches entières de la population de notre pays. Elle a confronté à sa police, qui insulte, blesse, mutile, tue. Elle a confronté toute une génération, toute la jeunesse, à la transcription dans la pratique de ses prétendus fondement de loi, de démocratie, d’égalité. Sa justice s’est démasquée. Elle a montré son visage de classe, tendre avec les Sarkozy, les Benalla, mais impitoyable face à tous ceux et celles qui s’en prennent à l’ordre établi.

    Au cours de cette année, la rapacité de la bourgeoisie à fait plus fort que toutes les mobilisations précédentes : elle a jeté dans la rue des centaines de milliers de personnes qui ne l’avaient jamais arpentée pour lutter. Et elle a fait en sorte qu’elles n’oublient jamais la manière dont elles ont été traitées.

    Peut-être l’année 2019 et le printemps seront-ils celui des luttes ou celui du reflux et de la démoralisation ? Nous ne sommes pas des prophètes et nous ne pouvons prétendre être capable de discerner les futures évolutions de la mobilisation de masse dans le marc de café.

    En revanche, nous devons jouer notre rôle, parmi tous les militants sincères, parmi les communistes présents dans notre État, parmi les opprimés et les exploités. Nous ne pouvons prétendre, à nous seuls, être un barrage contre les reflux, contre les démoralisations, contre les épuisements. Mais nous pouvons transformer ceux-ci en des renforts pour les organisations de combat de la classe ouvrière et des classes populaires. Car il est sûr que les attaques ne vont pas cesser, qu’elles vont s’accroître. La misère et les tensions internationales également.

    Nous pouvons et devons apporter un bond qualitatif dans les luttes et dans la politisation de celles-ci, pour que la colère se mue en résolution, pour que la rage contre l’exploitation et contre l’oppression se mue en volonté politique de battre la bourgeoisie, le patronat, les banquiers, les rentiers. Que cela se mue également en désir conscient de vouloir construire un nouveau modèle de société. Le rejet du fascisme et de la droitisation de la société, le rejet de la politique de guerre internationale, le rejet des aventures militaires qui sèment la mort et jettent sur les routes de l’exode des millions de personnes.

    Cette année passée, un bon nombre d’opportunistes se sont prétendus amis du peuple, amis des travailleurs, amis des exploités. Mais il ne fait aucun doute que les masques vont tomber de nouveau, face à l’échéance des élections européennes. Les électoralistes vont vouloir drainer la légitime colère vers une issue sous la forme d’un bulletin de vote inutile. C’est uniquement ainsi qu’ils conçoivent les luttes sociales, comme des marchepieds pour devenir les exécutants serviles de la bourgeoisie à la place des autres.

    Notre programme de 2019 n’est pas de mener les masses vers les abattoirs électoraux, vers les pièges, les traquenards. Il est au contraire de faire éclater la vérité, de faire voler en éclat les illusions sur la nature de classe de l’État et du pouvoir de la bourgeoisie.

    Notre programme est celui d’un travail acharné, sans relâche, pour construire les outils de la victoire. Pour avancer, localement, nationalement, internationalement, vers plus d’unité, plus de coopération, plus de coordination, et, au bout d’un processus de travail commun, dans la confiance et la sincérité, que se fondent en un seul moule les communistes, pour que naissent ou se renforcent les partis révolutionnaires.

    Il est celui d’un soutien et d’un renfort aux luttes qui naissent partout dans notre pays, mais également dans le monde entier, contre les mêmes maux, contre les mêmes ennemis, contre le capitalisme, l’impérialisme, la réaction et le fascisme.

    Il n’existe pas de remède miracle, qui tombera du ciel. Ce remède ne peut-être développé et administré que par la participation du plus large nombre possible de ceux et celles qui courbent l’échine sous le poids des chaînes, sous les entraves, sous les humiliations et les oppressions.

    Nous disons à ceux et celles qui sont toujours dans la nuit delà pauvreté et de l’oppression la plus sombre « La misère n’est pas une fatalité, l’oppression non plus. Le golem qui vous écrase n’est pas invincible. Ensemble, nous pouvons le briser. Quelques soient nos origines, nos couleurs de peau, nos religions, notre sexe, notre genre, nos goûts, nous faisons face à un même ennemi. Ensemble, nous sommes un seul front, une seule ligne, un seul rang contre un même ennemi. »

    Nous saluons ceux et celles qui jettent ces chaînes à terre, qui les rejettent, qui veulent s’en débarrasser. Nous leur disons « vous n’êtes pas seuls, vous n’êtes pas que des individus face à un pouvoir autoritaire, ensemble, organisés, nous serons une déferlantes qui balaiera les exploiteurs, rejoignez-nous ! »

    Nous saluons ceux et celles qui sont organisés, dans les syndicats combatifs, dans les organisations antifascistes, dans les associations d’entraide. Ceux et celles qui œuvrent dans tous les compartiments de la lutte, parfois visible, parfois invisible.

    Nous saluons ceux et celles avec qui nous travaillons. Mais nous saluons aussi ceux et celles avec qui nous n’avons pas encore de rapport de travail, ceux et celles à qui nous tendons la main, pour que finisse l’isolement et l’éparpillement des forces.

    Nous saluons également ceux et celles qui ne portent pas le même drapeau que nous, mais avec qui nous continuons ensemble un camp du peuple, un camp de la défense populaire, qui doit être uni, soudé et solidaire, pour ne pas être fracturé et détruit dans le détail.

    Les spectres de la guerre, de la famine, du fascisme, de l’obscurité ne sont dévorants que parce que ceux qui en tiennent la laisse sont faibles, sont réduits à les agiter pour se maintenir. 2018 a été une année de résistance. Il ne tient qu’à nous de faire de 2019 une année d’offensive !

  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2018

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2018

    A tous et toutes,

    Camarades,

    En ce début d’année 2018, l’Unité Communiste de Lyon adresse ses vœux les plus chaleureux à l’ensemble des exploités et des opprimés.  Elle leur adresse des vœux de lutte, de combativité, de solidarité. Des vœux qui ne peuvent se réaliser par une force métaphysique, mais uniquement sous l’égide d’une plus grande organisation, d’une plus grande structuration, d’une unité de volonté sans cesse trempée par la lutte commune.

    Car, à l’échelle mondiale, une déferlante réactionnaire et belliciste frappe les masses. Elle n’épargne aucune région du globe. Qu’elle soit par les attaques sur les droits sociaux ; par les rhétoriques obscurantistes ou par la guerre, elle suit la même logique : diviser ceux qui ont tout en commun, pour les écraser dans le détail et les exploiter.

    Un sentiment apocalyptique noie ce début d’année. Un sentiment d’être au bord du précipice.

    Camarades, la guerre couve partout dans le monde.

    Le jeu de provocation que mène les USA contre la Corée du Nord se poursuit. Devant le refus de la RPDC de courber l’échine devant Trump, une véritable campagne en faveur du conflit se développe, jouant sur les ressorts les plus éhontés pour obtenir l’adhésion ou la neutralité de la plus grande partie de l’échiquier politique.

    Une tension palpable entre OTAN et forces Russes demeure particulièrement importante. Cet été, les manœuvres de Zapad-2017, au cours desquelles les Russes ont opéré une véritable démonstration de force, ont hypnotisé les occidentaux, lesquels redoutaient même une escalade militaire de grande ampleur. Le régime Ukrainien tout comme les directions des Etats Baltes poursuivent une radicalisation basée sur la réhabilitation des nazis locaux, tandis que la Russie joue sur une imagerie impériale pour justifier ses prétentions et sa politique d’expansion.

    En Afrique, en Asie tout comme au Moyen-Orient, les impérialismes mènent diverses campagnes pour contrôler ces zones ou les ressources de leurs sous-sols. Ces guerres directes ou indirectes entraînent des blessés, des morts, des exils chez les populations touchées. Les pions des impérialistes, auparavant encensés et récompensés de distinctions prestigieuses, comme le prix Nobel de la paix, dévoilent leur vrai visage.

    En Europe centrale et occidentale, même la situation est loin d’être calme. Que ce soit la ligue réactionnaire portée par les urnes en Autriche, ou les tensions en Catalogne, lesquelles peuvent déboucher sur une guerre civile, les nuages s’amoncellent.

    La misère s’accroît partout dans le monde. Pour la deuxième fois, l’espérance de vie aux USA a reculé. Le gouvernement américain vient de lancer une réforme fiscale qui exempte la bourgeoisie américaine de taxes, privant les masses populaires des USA de soins, de protection sociale. C’est ce modèle, directement inspiré par Thatcher et Reagan, que Macron veut importer ici.

    C’est le luxe et l’opulence d’une bourgeoisie parasitaire que nous payons chaque jour un peu plus cher. Les augmentations significatives de taxes sur les produits de consommation courante, sur les dépôts bancaires, sur la vie de tous les jours sont payées le plus largement par les masses populaires. La bourgeoisie fait financer les moyens de maintenir son ordre injuste par les deniers du peuple.

    De dures luttes seront à mener cette année, pour défendre la paix mais également pour préparer la lutte frontale contre la bourgeoisie.

    Mais ces sombres nuages ne peuvent faire oublier, camarades, un fait essentiel !

     La roue de l’Histoire tourne, et la bourgeoisie ne saurait l’arrêter, la stopper, la retourner. Elle se heurte sans cesse aux masses qu’elle jette dans la misère. Elle se heurte sans cesse à tout ceux et celles qu’elle a bafoué et trompé. Chaque fois que la bourgeoisie croit gagner un nouveau marché, croit trouver une nouvelle manière d’amasser des richesses, elle creuse un peu plus son tombeau.

    La démocratie bourgeoise est rejetée et conspuée par des parts toujours plus larges de la population, que ce soit en France ou ailleurs. Elle se démasque chaque fois davantage comme une mascarade, comme un rideau de fumée, comme de la poudre jetée aux yeux.

    Ni le capitalisme, ni son système politique corrompu n’est en mesure de faire face aux défis de demain. Et cela, les masses populaires, dans leur plus large majorité, le ressentent parfaitement. Le sentiment révolutionnaire grandit peu à peu, en réponse aux attaques subies, en réponse à la trahison.

    L’an passé, la bourgeoisie a espéré que le centième anniversaire de la Révolution Prolétarienne d’Octobre serait un chant au clairon, devant une tombe, par des folkloriques et des nostalgiques. Il n’en est rien.

    La défaite des pays socialistes est un revers, non une faillite. La bourgeoisie elle-même en a connu plusieurs avant de s’imposer comme la classe hégémonique. Le socialisme et, ultimement, le communisme sont toujours l’avenir.

    Le mouvement communiste au sein de notre Etat se recompose toujours, et l’Unité Communiste de Lyon compte jouer son rôle dans cette recomposition. Son but est qu’émergent les bases d’une unité large, d’habitude d’échange et de travail commun, sans esprit de secte ou de cercle. Que l’isolement et l’ignorance mutuelle soient remplacée par la reconnaissance mutuelle et par l’idée de  rapprochement.

    Nous espérons pouvoir contribuer à la naissance de cet espace, au sein duquel les contradictions pourront être résolues de manière positive et scientifique. Que puisse naître l’organisation qui nous manque tous.

    A l’échelle internationale, malgré les dires et les racontars de la bourgeoisie, la lutte révolutionnaire est un flambeau qui ne s’éteint pas. Le drapeau rouge flotte toujours sur des bastions, au sein des bases naxalbari, au sein des zones de guérilla philippines, au fronton des communes libérées par les forces révolutionnaires au Kurdistan.

    De nouveau, l’idée d’une internationale prend le chemin de la concrétisation. Partout, en cette année 2018, le monde appelle une lutte unifiée, pour que soit battue la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon souhaites donc, à toutes et tous, ses meilleurs voeux de combativité, d’endurance, de solidarité et de volonté !

    En avant vers une année de lutte et de combats !

    Vive la lutte révolutionnaire et populaire !

    Vive le communisme !