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  • Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Lettre ouverte aux organisations communistes présentes en France et aux militants et militantes isolées pour la construction dune Alliance des Révolutionnaires.

    03 / juin / 2019

    Camarades,              

    1. L’UCL (Unité Communiste de Lyon) et l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste Léniniste), membres de l’ICOR (Coordination internationale des organisations et partis révolutionnaires), vous adressent aujourd’hui ce courrier public, car nous considérons que nous devons nous tendre mutuellement la main et nous adresser à l’ensemble des forces se revendiquant du communisme, de la révolution, de la lutte anti-impérialiste.

    2. La réorganisation de la production à l’échelle internationale provoque des crises plus profondes et étendues qu’auparavant. La situation sociale, et, par voie de conséquence la situation politique, est critique. L’application du programme social et économique de la grande bourgeoisie monopoliste, par le truchement des gouvernements, fait sentir ses effets. Les droits sociaux sont très durement touchés et le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

    3. Les coups de boutoirs du gouvernement ont jeté dans la rue des pans entiers – et nouveaux!- de la société, déclenchant une résistance de masse d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent dans l’histoire récente. Cependant, ce mouvement assez spontané n’est pas parvenu à remporter de victoires ni même à enrayer la charge kamikaze de Macron et de ses sbires. La bourgeoisie continue d’enregistrer des victoires tactiques dans ses réformes liquidatrices.

    4. Or, la menace est plus profonde qu’une « simple » baisse du niveau de vie. Aux attaques contre les droits économiques qui suscitent la colère et le ressentiment, font suite les attaques contre les droits politiques, contre les « libertés formelles » : le droit de manifester, la presse, la justice, le droit à l’éducation…

    5. Les attaques réactionnaires en France vont de paire avec les interventions de l’impérialisme français à l’extérieur. Nous devons combattre d’une part, sa pression croissante sur les régions dominées ou colonisées et, d’autre part, ses tentations de repartage du monde.

    6. Des spectres inquiétants rôdent à l’horizon. Le danger existe d’une « droite élargie ». Cette coalition ultra réactionnaire, unissant les secteurs « fréquentables de l’extrême-droite » et de la droite traditionnelle, lorgne sur la possibilité d’accéder au pouvoir après la fin du mandat de Macron, pour poursuivre sa politique en essayant de se recomposer pour être le prochain outil destiné à écraser le peuple. Les appels du pied que se font les Ciotti, Wauquiez, Dupont-Aignant et Le Pen ne passent pas inaperçus.

    7. L’influence des thèses réactionnaires et sociales-chauvines contamine jusqu’à certaines organisations se revendiquant du mouvement ouvrier ou même du communisme. Plusieurs organisations en France font campagne par rapport à l’UE en clamant que la France impérialiste est un dominion des USA, de l’Allemagne ou de l’OTAN. Ces organisations se placent, en réalité, comme des soutiens objectifs de notre impérialisme en minimisant le rôle souvent déterminant des monopoles français dans les décisions réactionnaires de Bruxelles et même des instances internationales (FMI, OMC …). Elles sont un cheval de Troie dans nos rangs.

    8. Ces forces espèrent tirer bénéfice de la situation, soit en gagnant des positions dans les mouvements sociaux, en jouant sur le confusionnisme par rapport à l’UE impérialiste, en avançant leurs mots d’ordre ; soit en tirant partie du contrecoup réactionnaire qui apparaîtra si les luttes sociales refluent. Il n’est pas possible d’ignorer le caractère particulier de la situation politique et, même si beaucoup d’entre nous rejettent les élections bourgeoises, il n’est pas possible de nier qu’elles sont un moment important de politisation contre la politique bourgeoise, contre la dictature des monopoles.

    9. Les fractions les plus réactionnaires de la bourgeoisie ne laisseront pas passer cette occasion pour avancer leurs positions, d’autant que le climat économique peut être confronté à une nouvelle tourmente. Cependant une partie croissante des masses populaires – gilets jaunes, grévistes, syndicalistes, jeunes, femmes – résiste, lutte, proteste et est ouverte à notre propagande : aujourd’hui plus que jamais elle remet en cause partiellement ou totalement le capitalisme. Cette situation polarisée est donc favorable au renforcement du courant révolutionnaire à condition que notre camp soit crédible et recherche lui-même l’unité et la force pour le combat !

    10. Les forces communistes, dans ce cadre là, sont mises en face de leurs responsabilités. Nous nous sommes battus, dans la mesure de nos forces, de nos possibilités, de nos terrains. Nous nous sommes battus pour faire avancer la conscience politique et l’organisation des masses populaires et particulièrement des prolétaires, en lutte ou non. Mais il n’existe pas encore de « pôle rouge » capable de pouvoir apparaître d’une manière visible, de former un centre d’attraction et de gravité pour avancer vraiment. On ne peut pas continuer comme ça !

    11. Il ne faut pas attendre pour se retrouver ; il existe des différences théoriques, idéologiques, politiques au sein des organisations politiques qui constituent la mouvance communiste en France et dans les régions dominées par elle.

    12. Jusqu’à maintenant chaque organisation a mis l’accent principalement sur les divergences, mais pas assez sur les possibilités d’action commune : ainsi on a trop séparé la théorie et la pratique et pas assez développé un travail de masse commun des différentes organisations : déclarations, pétitions, réunions publiques, cortèges et mots d’ordre communs dans les manifestations. Nous aurions tous à gagner à ce que ce pôle révolutionnaire existe et soit bien visible.

    13. Nous avons le droit d’être en désaccord sur des questions tactiques, mais nous avons aussi le devoir de mener avec les masses populaires la lutte de la manière la plus efficace, car nous nous battons, en dernière analyse, non pas pour rallier à notre groupe, mais pour une cause, servir le peuple et construire, avec les travailleurs les plus combatifs dans la lutte de classe, l’outil de la révolution, une organisation d’avant-garde, le parti dont nous avons tous besoin.

    14. Nous proposons de nous rencontrer, d’acter les uns et les autres de nos existences – et de nos différences!- mais, surtout, acter le fait que nous ne pouvons faire face, seuls, aux tâches immédiates qui nous incombent sur le plan national et international : constitution d’un front uni anti-impérialiste, d’un front unique prolétarien et action commune contre l’UE impérialiste.

    15. Le « saut de puce » que nous proposons est indispensable et fondamental pour  commencer ce travail de construction.

    16. Pour notre part, nous voulons reconnaître chaque groupe qui puisse se retrouver dans des lignes de démarcation simples et basiques, non pas comme un rival, mais comme un partenaire qui contribue à faire grandir collectivement la perspective du socialisme au sein des masses et notre capacité à jouer un rôle concret et réel dans les luttes.

    En espérant de la part de vos organisations des réponses positives.

    Salutations révolutionnaires.                               

    L’UPML et l’UCL, organisations membres de l’ICOR             

  • Bulletin spécial 1° mai de l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste (UPML).

    Bulletin spécial 1° mai de l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste (UPML).

    Elections Européennes :

    Union Européenne et gouvernements français, une même politique !

    Que ce soit à Paris, à Bruxelles ou à Berlin, tous les gouvernements de L’UE pratiquent la même politique au service des mêmes intérêts contre les travailleurs et contre les peuples.

    Dès le départ, face à d’autres puissances, les pays qui ont constitué plus tard l’Union Européenne, ont formé cette alliance de pays impérialistes pour maintenir ou développer leurs marchés, leurs sources de matières premières et leurs chasses gardées néocoloniales. Sous le dictat des monopoles internationaux, l’Union européenne s’est donné des lois, des institutions communes : commission européenne, conseil de l’Europe, traités, début d’armée commune et un parlement pour que les peuples aient l’impression qu’ils décident. Des petits pays y sont associés, en tirent certains avantages, mais c’est surtout les grands pays, la France et l’Allemagne qui dominent ce marché, le plus grand du monde.

    La France, 5° puissance mondiale, a besoin de cette alliance pour faire face à la concurrence d’autres impérialistes : USA, Chine, Russie, Inde … tout en maintenant sa domination en Afrique avec des moyens qui lui sont propres (Franc CFA, traités bilatéraux, corruption, interventions militaires …) ; l’Allemagne profitant plus des marchés en Europe centrale.

    La France impérialiste n’est vassale ni des USA ni de l’Europe ni de l’Allemagne !

    L’ennemi est dans notre pays 

    Les luttes populaires légitimes, indispensables, qui se multiplient en France et aussi dans toute l’Union Européenne, visent un même ennemi à deux visages : l’Union Européenne et les gouvernements nationaux. Tous serviteurs des grandes entreprises et des banques, ils se conduisent comme larrons en foire ; tantôt l’une tantôt les autres pour renforcer l’exploitation sans limites, l’oppression et la répression des peuples, détruisant en même temps la nature,.

    Les partis de gouvernements en France qui se sont succédé au pouvoir, LR, LREM, PS ont construit délibérément ce moyen supplémentaire d’oppression et de tromperie des travailleurs et des peuples.

    A l’occasion de ces élections, selon les partis réformistes, PCF, LFI, il suffirait de « renégocier les traités » pour que  la situation s’améliore avec l’illusion de construire « une Europe sociale » dans le cadre capitaliste.

    Pour nous, UCL et UPML, la solution n’est pas d’envoyer au parlement des députés pour  donner un semblant de démocratie cautionnant ainsi la politique des monopoles. Pas plus que les gouvernements nationaux, l’Union Européenne n’est réformable !

    Nous devons dénoncer

    1°  la politique d’exploitation, d’oppression des travailleurs et des peuples, qui est dans la logique du capitalisme et tous les partis qui la soutiennent, directement ou indirectement.

    2° le nationalisme et le chauvinisme qui s’oppose à la solidarité des travailleurs.

    Nos deux organisations sont dans l’ICOR  parce qu’elle combat toutes les puissances impérialistes sans choisir parmi elles celles qui seraient soi-disant « plus acceptables ».

    La révolutionnarisation des luttes populaires, l’union des travailleurs par delà les frontières, leur organisation consciente autour de leurs intérêts de classe, c’est cela qui doit nous guider parce que c’est cela qui nous mènera aux Etats-Unis socialistes du monde.

    Vive l’union des prolétaires d’Europe contre le capital !

  • Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Le 1er mai, Lyon, 7 rue Mazagran, Lyon 7ème – 16 h 00

    Événement organisé par l’UCL, l’UPML, Partizan, avec la présence d’une délégation de l’ICOR.

    À l’approche des élections européennes, nous aurons bientôt l’occasion de voir défiler toutes sortes de candidat.e.s, prétendant nous représenter, formuler à notre place toutes sortes de positions sur l’avenir de l’Union Européenne. Le « débat » ne sera pas véritablement alimenté, il sera préempté par ces candidat.e.s. En fait de « débat », ce ne sont que des échanges de positions et d’analyses sans consistance, pour élire un « parlement » européen qui n’en a en réalité que le nom -puisque celui-ci n’a quasiment aucun pouvoir.Si nous voulons des espaces de débat réel et démocratique, nous n’aurons pas d’autre choix que de les créer nous mêmes.

    C’est ce que, modestement, nous nous proposons de faire. Nous autres, qui organisons cet événement, n’avons pas de lessive à vous vendre. Nous sommes engagé.e.s dans la politique, la vraie : celle qui consiste à agir directement sur le terrain des luttes populaires. Nous ne souhaitons pas discuter de l’opportunité de voter, ou non, à ces élections, ni de savoir pour qui il conviendrait de le faire.

    L’Union Européenne est, depuis une dizaine d’années, en pleine déconfiture. Mal conçue dès ses premiers commencements, elle se dirige, à travers un embrouillamini complexe, vers son effondrement inéluctable. Il est une maxime très à la mode, selon laquelle, quand le sage montre la lune, l’imbécile regarderait le doigt. Nous ne voulons pas faire partie de tou.te.s celles et ceux qui ne savent voir que le doigt européen pour ne pas regarder en face la lune capitaliste. Nous voulons comprendre ce qu’est, réellement, la construction européenne et ses contradictions internes, comprendre le processus de sa crise et de son effondrement, dans le cadre plus global de la crise générale du système capitaliste mondial, notre ennemi à toutes et tous. Il est urgent de pouvoir en discuter, toutes et tous ensemble, le plus largement possible, afin de tracer des perspectives de lutte collective nous assurant une prise sur la situation d’aujourd’hui comme de demain.

    Nous vous invitons donc à venir nombreuses et nombreux.

  • Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Ce 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, doit être sous le signe de la combativité et de la solidarité ! L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, appellent à la constitution, à Lyon, d’un cortège révolutionnaire et internationaliste.

    Révolutionnaire, car le capitalisme et l’impérialisme ne sont pas amendables, ne sont pas réformables. Les Etats capitalistes et impérialistes sont des parodies de démocratie. 

    Internationaliste, car nous ne sommes pas seuls, partout dans le monde, les masses opprimées et exploitées rejettent leurs chaînes. Nous formons un seul front de lutte international, dans lequel les victoires et les défaites des uns sont également celles des autres. 

    Nous appelons les organisations et les individus qui défendent ces deux points fondamentaux à se joindre à nous et à renforcer ce cortège. Cette année est une année de combat ! Nous voulons juguler la dispersion qui caractérise la situation des forces combatives à l’heure actuelle. Nous pensons que la situation sociale -et par extension politique- nous pousse à devoir serrer les rangs, unir nos forces. 

    Ce cortège n’est pas une fin en soi, il est un point, pour que nous nous reconnaissions mutuellement comme partageant des objectifs, des principes, une volonté de triompher de l’ordre capitaliste et impérialiste. D’autant que cet ordre nous mène une lutte constante et impitoyable. 

    Le poids de la crise économique se fait sentir. La menace d’un second choc aiguillonne encore davantage les angoisses des exploiteurs.

    Ici, elles imposent un programme de liquidation des droits sociaux dans leur ensemble, elles préparent un avenir de misère, de précarité, de pauvreté. Ces attaques, aujourd’hui sur les aspects économiques de la vie des masses, ont jeté dans la rue des pans entiers de la société. Ces luttes immenses n’ont eu d’autres réponses qu’un resserrement des libertés démocratiques et politiques. 

    Ailleurs, notre impérialisme maintient d’une poigne de fer des régions entières du monde sous sa domination. Pour extraire le maximum de profits, les grands monopoles économiques, les cartels, organisent des élections truquées, des coups d’état, des guerres civiles. 

    Les élections européennes vont bientôt dominer la scène politique. Elle attise les convoitises des organisations qui ne vivent que par et pour les élections. Elle réveille également ceux qui veulent faire endosser à l’UE la responsabilité de tous les maux qui nous frappent. 

    Nous considérons que l’UE est une alliance d’impérialismes, elle ne peut changer de nature et devenir une union progressiste. Elle est une alliance dans laquelle l’impérialismes français et allemand, au premier chef, trouvent leur compte. 

    Ce n’est pas l’UE qui domine la France, c’est l’impérialisme français qui se sert de l’UE pour accroître son influence et ses profits !

    Partout, dans le monde, les menaces de guerre grondent ! La crise économique et la montée de concurrences génèrent des tensions internationales puissantes et explosives. Elles justifient la mise en place et le soutien à des régimes ultra-réactionnaires, comme la Turquie d’Erdogan, la Hongrie d’Orban, les Philippines de Duterte ou l’Inde de Modi. 

    L’UCL, l’UMPL et les organisations membres de l’ICOR dénoncent cette montée pression des relations internationale et les opérations de déstabilisation qui sont faites pour préparer un repartage du monde.

    Ensemble, prolétaires de tous les pays, unissons nos forces contre la marche à la guerre !

    Ensemble, réunissons nos forces !

    Ensemble, en un bloc, nous pouvons donner corps à cette ligne !

    Faisons exister, à Lyon, un front unitaire, marchant derrière la même banderole, scandant les mêmes slogans, montrant en ce jour symbolique de lutte. 

    Nous représentons une force avec laquelle les exploiteurs vont devoir compter !

    Faisons du premier mai une démonstration de force !

  • Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    L’Unité Communiste est intervenue à la suite de la manifestation. Nous reproduisons ici le contenu de ce qui a été dit.

    Camarades, 
    Nous pensons qu’être présents et présentes à ce Newroz est une chose importante. Nous saluons toutes celles et tout ceux qui sont ici, ainsi que les organisateurs et organisatrices de l’événement.

    Nous sommes souvent désemparés, en France, quand il s’agit de la solidarité internationale. Bien souvent, nous avons des difficultés à savoir comment lui donner une réalité concrète, à faire en sorte qu’elle ne soit pas faite que de déclarations, qu’elle puisse être une action réelle. 

    D’autant que la solidarité internationale est une chose vitale. Il n’est pas possible de séparer ce qui se passe dans l’Etat turc de ce qui se passe en France. Il n’existe pas de barrière étanche entre la situation des deux Etats. Nous formons un seul front contre les impérialismes, le capitalisme, le fascisme. Les victoires et les défaites des Kurdes et des Turcs révolutionnaires et progressistes ont une action sur notre situation politique et économique, tout comme nos victoires et nos défaites jouent sur la leur. 
    Lorsque nous entravons l’action de notre impérialisme, qui soutien le régime fasciste d’Erdogan, nous continuons à aider la victoire. Lorsque la classe ouvrière au sein de l’Etat turc mène la lutte contre le capitalisme et le fascisme, elle contribue à affaiblir notre impérialisme.

    Tout comme il n’existe pas de barrière étanche entre les secteurs politiques et économiques, il n’en existe pas entre les moyens de répression. Les méthodes du gouvernement de l’Etat turc, employées aujourd’hui, ne sont pas un particularisme de cet Etat. Au fur et à mesure des années, nous voyons des méthodes similaires arriver en France. 
    Plus la situation se dégrade, plus la bourgeoisie fait appel à des méthodes qui évoquent celles de l’Etat turc. Dans quelques années, il n’est pas exclu -il n’est pas possible d’exclure !- le fait que notre gouvernement ou le prochain emploient recourent aux mêmes pratiques que celles d’Erdogan. C’est pour cela que nous devons nous battre. Et chaque coup porté affaiblit le système impérialiste dans son ensemble, tout en renforçant le camp du peuple.
    En tant que membre de l’ICOR, nous sommes engagés dans le soutien d’actions concrètes, notamment celles qui ont été entreprises pour la construction d’hôpitaux à Kobâné. Nous pensons que cet exemple de solidarité est fondamental. Nous appelons chaque organisation de France à trouver, elles aussi, les moyens de pratiquer une aide matérielle.

    Nous pensons également que les mobilisations politiques sont importantes et jouent un rôle. C’est pour cette raison que nous appelons -conjointement avec nos camarades de l’UPML- à un cortège révolutionnaire et internationaliste pour le premier mai, à Lyon. Quelque soient les différences idéologiques, nous appelons à ce que les organisations se retrouvant dans ces deux mots d’ordre -Révolution et internationalisme- rejoignent ce cortège.

    Nous saluons la lutte des camarades Kurdes et Turcs, révolutionnaires et progressistes. Nous saluons leur courage. 

    Vive le Newroz ! Vive la lutte ! Vive l’internationalisme !

    NEWROZ de solidarité avec la lutte du peuple Kurde.

    Le 20 mars, à 19h30, jour de Newroz, le Conseil Démocratique Kurde en France appelle à une marche aux flambeaux à partir de la place Bellecour. Le centre culturel Mésopotamie, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon se rallient à cet appel.

    Longtemps interdit par les autorités du régime fasciste turc, le Newroz est une composante de l’identité kurde ; en le célébrant, les kurdes affirment qu’ils existent, peu importe ce qu’en pense Erdogan ou les autres oppresseur du peuple Kurde.

    Depuis 4 mois, les grévistes de la faim tentent d’interpeller les gouvernements d’Europe sur la situation terrible en Turquie.

    Parmi eux, des centaines de prisonniers politiques ainsi que la députée Leyla Güven qui a dépassé les 126 jours. A Strasbourg, 14 kurdes sont également engagé-e-s dans ce mouvement devant le Parlement Européen, la vie d’un certain nombre d’entre eux est aujourd’hui gravement en danger, il en est de même pour celle de Mme Leyla Güven. Un des grévistes est décédé d’inanition à la suite de cette grève mortelle.

    Ces femmes et hommes demandent la fin de l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et la libération de tous les prisonniers politiques. Le régime d’isolement auquel est soumis M. Öcalan est contraire aux conventions internationales régissant le respect des conditions d’incarcération des détenu-e-s. La Turquie doit respecter ce droit comme elle doit respecter les droits du peuple kurde à faire valoir son identité, sa culture et ses choix politiques. La solidarité active et concrète avec le peuple kurde passe également par le fait de dénoncer les politiques hypocrites des pays d’Europe, qui parlent sans cesse de liberté, mais commercent avec les pires dictatures du monde.

    La Turquie n’est pas exempte de respecter les principes fondamentaux de la démocratie, des droits des minorités, de la liberté d’expression individuelle et collective. Les militants et militantes révolutionnaires et progressistes Kurdes, en Turquie, en Syrie et ailleurs, luttent non pas pour imposer une nouvelle oppression nationale, mais pour travailler à la libération et l’émancipation générale des populations.

    Les Kurdes et leurs alliés internationaux au sein des Forces Démocratiques Syriennes, ont anéanti l’hydre fasciste Daesh. Aujourd’hui, ils sont abandonnés face à l’ogre fasciste Erdogan, sacrifiés pour des enjeux géostratégiques et économiques.

    Dénonçons l’hypocrisie – soyons solidaires !

    Marchons pour le Newroz, marchons pour la liberté des peuples !

    Erdogan : un ennemi des peuples de Turquie.

    En Turquie, Erdogan est en position de force. La position géostratégique de la Turquie fait que l’État turc est très courtisé. Les impérialistes américains, français, allemands, mais également russes et chinois rêvent de s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, pour en faire une tête de pont au Moyen-Orient. Pour obtenir cette position, les grandes puissances sont prêtent à tout concéder à Erdogan. Qu’importent, alors, la question des droits démocratiques, qu’importent les agressions militaires, qu’importent les libertés des peuples de Turquie ou des régions contrôlées militairement par celle-ci !

    Erdogan et son parti fasciste, l’AKP, prétendent faire de la Turquie une grande puissance impérialiste, ils prétendent restaurer l’Empire Ottoman, et cherchent à rallier la population autour de ce projet illusoire. Toute aspiration à la liberté, à la démocratie, est présentée comme une entrave à la grandeur turque, et est réprimé dans le sang.

    Mais derrière les beaux discours, et les promesses de grandeur, Erdogan et l’AKP ne font qu’enchaîner les peuples de l’État turc. Loin d’une restauration impériale, le régime se vend au plus offrant, il est un agent exécuteur, un laquais, un larbin de l’impérialisme ; il vend la force de travail de son État aux entreprises étrangères, comme Renault, qui engrange des profits immenses en surexploitant des peuples réduits en esclavage.

    Erdogan vend des projets de Grande Turquie, mais il ne la voue qu’à être une prison des peuples, qu’a être un camp de concentration à ciel ouvert. Ses rêves de grandeur ne font que creuser sa tombe. Les Hitler et Mussolini ne sont que de passage, mais les peuples restent, et finissent toujours par gagner.

    Nous, militants et militantes progressistes et révolutionnaires, nous le clamons : les fascistes n’ont jamais été le camp du peuple. Ils ont toujours agi pour l’intérêt exclusif des cartels et des grands monopoles. Ils se disent pour le peuple, mais ne font que le livrer pieds et poing liés, muselé, à ses exploiteurs.

    Nous sommes pour libérer les masses populaires de Turquie, du Kurdistan, de France, de l’exploitation et de l’oppression. Aucun peuple n’est notre ennemi, aucun n’est une menace pour l’autre. Ce sont nos bourreaux, nos exploiteurs, qui nous dressent les uns contre les autres, qui nous divisent et qui instillent les haines.

    Nous sommes pour briser les chaînes qui nous écrasent ! Ne nous laissons pas tromper et abuser par le fascisme !

    Signataires : Centre Culturel Mésopotamie ; Partizan ; Unité Communiste de Lyon

  • UE, ICOR-France et construction du Parti. Déclaration commune UPML-UCL.

    UE, ICOR-France et construction du Parti. Déclaration commune UPML-UCL.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, se sont réunies ce début de mois de mars en région parisienne. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un processus de travail initié depuis maintenant plus d’un an et demi entre les deux organisations. Cette rencontre a été extrêmement positive sur l’ensemble des points évoqués.

    Elle porte un nombre conséquent de projets communs, en France comme internationalement.

    1.Construire la campagne sur l’Europe.

    Les deux organisations sont parties prenantes de la campagne initié par la coordination continentale de l’ICOR sur la question des élections européennes.

    Les luttes prennent un essor – en France, dans d’autres pays européens et au delà de l’Europe. Elles combattent le capitalisme – contre l’exploitation et pour la justice sociale, contre les menaces de l’environnement naturel, contre la corruption et les oligarchies et pour la démocratie populaire. Notre campagne avec l’ICOR dénonce l’Union Européennes comme une alliance réactionnaire servant les intérêts des impérialistes d’Europe, au premier rang desquels se trouvent l’impérialisme Allemand et l’impérialisme Français.

    Nous nous érigeons contre les discours qui visent à faire croire aux masses populaires que l’Europe pourrait être autre chose, qu’elle pourrait être celle des « peuples » ou des « nations ». De faire croire qu’une Europe sociale est possible dans le cadre capitaliste-impérialiste. L’Europe est un outil d’exploitation des hommes, des femmes et des ressources naturelles. L’Europe est une alliance impérialiste pour le repartage du monde en concurrence avec d’autres impérialistes comme les États-Unis, la Chine, la Russie etc. et ne reculera pas devant une guerre.

    Nous nous érigeons également contre les discours qui essaient de faire passer la France pour un État dominé par les traités européennes. Nous affirmons que la France, État impérialiste, n’est pas dominée par l’Europe. La bourgeoisie monopoliste de France tire conjointement profit de celle-ci avec celle d’Allemagne et de d’autres pays.

    Nous rejetons les analyses sociales-chauvines qui inventent une domination venant d’Allemagne, des USA ou d’un capitalisme apatride sur la France. Nous considérons que notre objectif suprême, chasser la bourgeoisie du pouvoir ne dépend pas, comme préalable d’une « sortie des traités européens », de l’UE ou de l’OTAN.

    Nous considérons que les positions qui défendent une « restauration de la souveraineté nationale » comme préalable incontournable au fait de vouloir lutter frontalement contre l’impérialisme français et la bourgeoise monopolistique  ne font qu’inventer des étapes pour, au final, reculer devant la tâche historique qui s’impose à nous.

    Nous considérons comme extrêmement dangereuse la position qui consiste à vouloir rechercher une « alliance patriotique » avec l’extrême-droite contre l’UE.

    Nous considérons que les élections européennes doivent être prises pour ce qu’elles sont réellement : une occasion de dénoncer l’UE comme organisation réactionnaire et de défendre la nécessité impérieuse d’un Parti Communiste Révolutionnaire capable de lutte contre la bourgeoisie et l’impérialisme.

    Entre organisations révolutionnaires dans l’ICOR, nous allons nous coordonner et nous soutenir mutuellement pour soutenir les luttes en cours: Nous combattons pour des revendications communes et nous organiserons des activités et réunions internationales. Prolétaires de tous les pays unissez-vous !  

    Le premier mai 2019 sera une journée importante dans le climat social et politique actuel. Nous proposons de défiler dans un cortège commun, internationaliste et révolutionnaire. Nous invitons les organisations et les individus qui se retrouvent dans nos mots d’ordre à rejoindre et renforcer ce cortège pour qu’il soit le plus massif possible.

    Nous organiserons également des réunions publiques pour à la fois exposer nos positions quant à l’Union Européenne, mais également pour défendre la nécessité d’un Parti Communiste révolutionnaire capable de battre l’impérialisme français et le pouvoir bourgeois.

    2.Construire l’ICOR-France

    Dans le but de renforcer les liens de solidarité internationale et la coordination des forces révolutionnaire, nous annonçons que sera prochainement fondé un Comité ICOR-France. Ce comité sera ouvert aux organisations membres de l’ICOR – qu’elles soient françaises ou non – aux membres des Amis de l’ICOR présents en France. Nous voulons également inviter les forces présentes dans les régions dominées par l’impérialisme français et qui veulent coordonner leur lutte contre celui-ci, a rejoindre ce comité.

    3.Parler d’une voix unique !

    En tant qu’UCL et qu’UPML, nous voulons également nous adresser à l’ensemble des organisations se revendiquant du communisme, de la révolution et de la volonté de renverser l’ordre capitaliste. L’expression communiste, au cours de l’immense mouvement combatif des Gilets Jaunes, a été faible. Nous avons eu, chacun de notre côté, des succès locaux, mais nous ne sommes pas parvenus à nous imposer comme un pôle fondamental de la lutte, comme un centre de gravité de celle-ci. Nos lignes, nos conceptions, ont pu marquer certaines assemblées, ont pu rallier, mais cela reste en deçà de ce que nous pouvons faire.

    Nous ne pouvons pas nous ignorer mutuellement. Nous voulons qu’il soit possible de reconnaître chacun nos existences, de mener une politique de coopération entre nos organisations sans taire les divergences. Nous actons du fait que certaines stratégies sont contradictoires les unes avec les autres et, a fortiori, avec la nôtre. Mais ces stratégies contradictoires ne signifient pas qu’une hostilité ou une ignorance doivent exister.

    Nous pouvons et nous devons chercher l’unité entre nous face à l’exploitation capitaliste et à l’agression impérialiste !

    4.Poser les bases de l’unification.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste actent, enfin, qu’il n’existe aucun obstacle idéologique fondamental et insurmontable à ce que nous deux organisations puissent s’unifier. Nous considérons que nous partageons une stratégie et une conception générale commune et compatible.

    Nos deux organisations pensent que de cette unification doit déboucher autre chose qu’une simple adjonction de forces. Nous voulons créer quelque chose de qualitativement supérieur à l’outil dont nous disposons aujourd’hui.

    Les chantiers importants qu’ont acté nos organisations durant ce week-end demanderont des efforts importants et constants, tout comme des forces nouvelles, pour être menés à bien. Ils sont ambitieux, l’UPML et l’UCL en conviennent, mais ils sont ambitieux car elles doivent se hisser à la hauteur de la tâche qui les attends.

    Le travail d’aujourd’hui portera, demain, ses fruits, au travers des victoires qui seront remportées.

    En avant vers la construction du Parti.
    Renforçons l’ICOR.

    Luttons pour la victoire !

  • L’UPML et l’UCL rejoignent l’ICOR.

    L’UPML et l’UCL rejoignent l’ICOR.

    L’UPML et l’UCL rejoignent l’ICOR.

    Depuis le 9 décembre 2018, l’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste sont donc officiellement passées du stade de « Amis de l’ICOR » à celui de membre de l’ICOR à part entière.

    Nos deux organisations forment les 23ème et 24ème organisations membre de la section Europe de l’ICOR. Nous sommes également les premières organisations françaises à faire le choix de rejoindre la coordination internationale, dans le but de travailler conjointement à une meilleure interaction entre nos forces.

    A nos yeux, le franchissement de cette étape est crucial. Il vise à rompre un isolement des organisations communistes de France vis-à-vis des autres organisations politiques communistes présentes en Europe et dans le monde.

    Nous pensons que la solidarité entre nos organisations, l’assistance commune, le soutien commun -politique comme organisationnel- est un appui pour se renforcer les uns les autres, mais également se renforcer tous ensemble.

    Nous pensons également qu’il s’agit d’un lieu de débat et d’échange qui permet d’affiner nos analyses respectives, de mieux comprendre la situation économique, politique et géopolitique. L’ICOR est un creuset qui fond les expériences des différentes organisations afin de pouvoir avancer vers la conception d’une ligne plus juste et plus efficace.

    Nous considérons également que la coopération internationale est un vaccin nécessaire pour lutter contre les déviations bien trop fréquentes du mouvement communiste -notamment en France- le sectarisme, le chauvinisme, le social-impérialisme.

    Nous comptons impulser prochainement la création d’un Comité ICOR-France. Ce comité aura pour fonction de synchroniser les actions de nos organisations respectives, de relayer les mots d’ordres de la coordination, mais également de pouvoir travailler avec les Amis de l’ICOR. Nous appelons à les communistes et leurs organisations à coopérer avec ce comité, dans le but de pouvoir travailler conjointement. Nous appelons en particulier les organisations qui luttent pour l’indépendance, dans les colonies et néo-colonies de l’impérialisme français à travailler avec nous.

    L’ICOR est peu connu en France, et nombre d’organisations et d’individus se questionnent à son sujet. Nous les invitons à prendre contact avec nous. Nous les invitions à travailler avec nous. L’ICOR est un outil qui prend la forme des mains qui le manient. Travaillons ensemble à le forger pour qu’il soit celui de la révolution internationale !

    Le 13 janvier, nous défilerons ensemble, dans les rues de Berlin, pour commémorer le 100 ème anniversaire de la révolution allemande, écrasée par les Corps Francs, aux ordres du SPD Social-Démocrate. Nous participerons à la manifestation pour Liebeknecht, Luxembourg et Lénine.

    Nous marcherons d’un même pas, sous un même drapeau, celui de l’ICOR !

    Rejoignez l’ICOR et les Amis de l’ICOR.

    Renforcez l’unité internationale des organisations communistes !

    Vive l’internationalisme prolétarien , vive le communisme !

    Renforcez l’ICOR!

  • Communiqué commun UPML – UCL  Un pas en avant pour nos organisations

    Communiqué commun UPML – UCL Un pas en avant pour nos organisations

    Un pas en avant pour nos organisations

    Communiqué commun UPML – UCL

    Depuis maintenant près de deux années, l’UMPL –Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste– et l’UCL –Unité Communiste de Lyon– travaillent ensemble dans le but d’avancer dans le rassemblement des communistes révolutionnaires vers la constitution des bases du Parti Communiste et révolutionnaire qui fait cruellement défaut dans notre État.

    Ce travail nous a amené à nous investir dans l’ICOR (International coordination of Revolutionnary parties and Organisations) tout d’abord en tant qu’Amis de l’ICOR, en soutien, mais bientôt, en tant que membres à part entière de cette coordination internationale réunissant les révolutionnaires de quatre continents.

    Début novembre 2018, nous nous sommes ainsi réunis pour avancer sur nos tâches, mais également pour participer à un premier événement commun.

    L’Unité Communiste de Lyon a organisé une projection-débat sur la base du film réalisé par le MLPD Dem Antikommunismus keine Chance – Aucune chance pour l’anticommunisme. Le fait de pouvoir projeter des œuvres réalisées par les organisations-sœurs fait partie des preuves concrètes de ce que peuvent gagner les organisations communistes à travailler ensemble et à mettre en commun leurs ressources et leurs efforts.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’UPML ont présidé cette projection côte-à-côte, présenté l’ICOR et le MLPD. Nous remercions par ailleurs nos camarades du centre culturel Mésopotamie pour leur accueil, en ce jour de commémoration de la bataille de Kobané.

    Cette projection était la première expérience en la matière pour la jeune UCL. Elle n’en est pas moins un succès. Elle a attiré des personnes n’étant pas forcément dans les cercles militants habituels, s’intéressant au marxisme, interpellés par les affiches, par la liste des organisateurs, par la découverte de logos d’organisations qui leur étaient inconnues.

    S’en est suivi un débat large sur de nombreux sujets relatif non seulement au marxisme en tant que tel, mais également autour de la question de « comment s’organiser, être plus forts et vaincre le capitalisme ? » A nos yeux, ces questionnements sont significatifs d’une préoccupation qui n’est pas que simple curiosité intellectuelle, mais bien autour de la question de la lutte concrète et pratique.

    Ce travail réalisé conjointement est pour nous un premier jalon de coopération pratique dépassant la seule publication de communiqués ou d’analyses communes. Cette initiative en appelle d’autres. Ensemble, nous marcherons, aux côtés de nos camarades de l’ICOR, lors de la manifestation des 3 L – Lénine, Luxembourg, Liebknecht à Berlin, en janvier, commémorant le centenaire de la révolution Spartakiste en Allemagne.

    Nos deux organisations se sont réunies dans l’optique d’approfondir les bases de la collaboration commune. L’UPML et l’UCL peuvent d’ailleurs déclarer qu‘elles partagent une vue commune sur la situation actuelle et sur la conduite à tenir pour avancer vers un rapprochement plus important, mais également vers une politique d’ouverture et de débat vis-à-vis des autres organisations se revendiquant du communisme, avec la volonté de proposer une alliance révolutionnaire.

    Nous partageons le constat que le sectarisme d’organisation, qui pousse à l’ignorance mutuelle, à la polémique pour la polémique, au conflit permanent, a assez duré. Il n’est pas possible de continuer cette politique de l’autruche visant à nier l’existence des autres forces politiques voulant avancer vers la révolution socialiste. Pour reprendre les mots d’un camarade du Rode Morgen (Pays-Bas), membre de l’ICOR «Si nous sommes d’accord à 80%, renforçons ces 80% et discutons des 20% de désaccord »

    Nous voulons proposer à toutes les organisations communistes révolutionnaires de coopérer au sein d’une alliance révolutionnaire, capable de dépasser la fragmentation actuelle et d’avancer pour pouvoir répondre aux tâches que se fixent les communistes.

    Nous voulons œuvrer, ensemble, à la construction d’un Parti Communiste Révolutionnaire, capable de faire la synthèse de l’expérience du mouvement ouvrier et révolutionnaire et capable de pouvoir battre la bourgeoisie.

    Nous avons pu également évoquer notre future intégration au sein de l’ICOR, auprès de laquelle nous avons déposé une demande d’adhésion en tant que membres à part entière. A ce titre, nous voulons dépasser l’isolement international et combattre les tendances chauvines qui peuvent exister au sein du mouvement communiste en France. Nous considérons comme nécessaire la création d’un comité ICOR en France qui puisse permettre de rassembler ceux et celles qui veulent s’investir dans la coordination et la solidarité internationale, tout comme vouloir organiser localement les événements impulsés par l’ICOR (journée contre la guerre, journée de lutte pour les droits des femmes, 1er mai, préservation de la nature…etc.).

    Nos organisations feront campagne commune, lors des élections européennes, pour dénoncer la nature de l’UE comme alliance réunissant les impérialismes d’Europe – et notamment l’impérialisme français – et comme étant un bastion réactionnaire, anti-ouvrier et militairement agressif. Cette première campagne réalisée en commun, sous l’impulsion de l’ICOR, sera, là aussi, un nouveau jalon franchi vers une plus forte coopération et une unité plus grande entre nos deux forces, permettant de mutualiser les expériences, les travaux, les énergies, et de franchir les étapes qui nous séparent de la construction du Parti qui nous fait défaut.

    Avançons ensemble sur la voie de la construction du Parti ! Avançons vers la constitution d’une alliance révolutionnaire ! Renforçons l’ICOR !

    Vive le communisme ! Vive la révolution !

  • 1er Mai Déclaration commune de l’UPML et de l’UCL

    1er Mai Déclaration commune de l’UPML et de l’UCL

    Pour un premier mai de lutte de classes, pour un 1er mai de solidarité,

    pour un premier mai révolutionnaire !

    Préface de l’Unité Communiste de Lyon.

    Partout dans le monde, les bourgeoisie, les impérialismes frappent.

    Partout dans le monde, l’exploitation s’accroît.

    Partout dans le monde, la police frappe.

    Partout dans le monde, le sang coule.

    Partout dans le monde, la misère, la famine, le fascisme gagnent du terrain.

    La bourgeoisie est l’ennemie de l’humanité !

    Ceux et celles qui organisent l’exploitation des richesses, l’exploitation des travailleurs et des travailleuses, la ruine de l’environnement, promettent un avenir sombre. Un avenir néfaste pour l’humanité entière.

    Détruire les protections sociales, réduire les salaires, presser jusqu’à la dernière goutte la sueur et le sang de ceux qui produisent toutes les richesses du monde. Voilà le programme des bourgeois et des bourgeoises.

    En concurrences les unes avec les autres, les bourgeoisies et les impérialismes embrigadent les masses pour les dresser les unes contre les autres. Les guerres de repartages menacent.

    Ce n’est pas une fatalité ! Ce n’est pas inéluctable !

    Partout sur le monde, les masses en colère se rebellent.

    Partout dans le monde, elles s’organisent pour lutter, pour combattre.

    Partout dans le monde, le drapeau de la révolution prolétarienne se dresse.

    Partout dans le monde, le spectre du communisme cause la terreur de la bourgeoisie.

    En Asie, en Afrique, aux Amériques, en Europe, en Océanie, partout sur la Terre, les organisations révolutionnaires défilent, aujourd’hui, jour international de la lutte des travailleurs et des travailleuses.

    Contre la terreur du régime d’Erdogan dans l’Etat Turc, contre le fascisme de Duterte aux Philippines, contre les réactionnaires Hindoux en Inde, les drapeaux rouges sont dressés. Contre les régimes réactionnaires partout dans le monde, le drapeaux des organisations révolutionnaires, sous la bannière de l’ICOR, défilent.

    Combattons l’exploitation partout dans le monde ! Combattons contre la bourgeoisie et ses Etats réactionnaires !

    Vive la premier mai de lutte internationale !

    Déclaration commune de l’Unité Communiste de Lyon et de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

     

    Le premier mai est la journée internationale de lutte de la classe ouvrière. Il est le jour du combat des travailleuses et des travailleurs du monde entier contre l’oppression organisée par les capitalistes, par la bourgeoisie, par les exploiteurs et les exploiteuses.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon, sont toutes deux membres des Amis de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) en France. Nous clamons, d’une seule voix, la nécessité de faire de ce jour une date illustrant la combativité des masses populaires et leur solidarité internationale.

    Dans le monde, les impérialistes poussent à la guerre. Les USA, la France,  le Royaume-Uni, la Russie soufflent sur les braises ! Poussée par la concurrence exacerbée entre puissances impérialistes, celles-ci désirent partager le monde à nouveau. Le camp de la paix existe, mais reste fragile. Les Amis de l’ICOR et l’ICOR contribuent à travailler à le renforcer, à le solidifier, à lui donner corps.

    Dans notre État, la bourgeoisie monopoliste mène une charge, tambour battant, contre les droits des travailleurs et des travailleuses. Le gouvernement de La République en Marche, véritable missile de croisière du patronat, mène frappes sur frappes contre les conquêtes sociales.

    La bourgeoisie mène une stratégie ambitieuse. Son but n’est ni plus ni moins que de reprendre le terrain perdu durant un XXème siècle de lutte. Elle veut tout ; elle veut briser chaque droit :

    • Détruire le Code du Travail, opération dans laquelle les laquais sociaux-démocrates du gouvernement précédent ont ouvert largement la voie. Plus de conventions collectives, plus de lois contraignantes, plus de droit de grève –de facto. Les travailleurs et les travailleuses sont à la merci de leur patron ou de leur patronne.

    • Démanteler les protections sociales. La réforme de l’impôt, préparée par le gouvernement, vise à asphyxier l’intégralité des caisses fonctionnant par cotisation. Le chômage, l’Assurance Maladie, les retraites passent entre les mains de l’État. Désormais, elles sont à sa merci. Pourtant, la ponction repose toujours sur les masses populaires, au travers de la hausse de la CSG, que la bourgeoisie sait contourner par ses experts fiscaux, par ses évasions, par sa triche.

    • Pulvériser le service public. Macron et ses sbires ouvrent des marchés immenses aux investisseurs. Le rail, la santé, l’éducation, l’énergie sont en droite ligne de mire. Cela permet d’offrir de splendides cadeaux à la bourgeoisie, aux frais des masses. Qu’importe si la mort frappe les malades, qu’importe si les prix des transports sont exorbitants… tout est bon pour répondre à la commande de la bourgeoisie. D’autant que casser la reconnaissance des diplômes revient à attaquer en douce le code du travail.

    • Un changement dans le rapport de l’État bourgeois aux masses populaires. La suppression de la taxe d’habitation étrangle les collectivités locales, qui repassent, comme sous De Gaulle, entre les mains de l’État. Une commune se montre insolente ? Les vivres lui sont coupées. De plus, le mode de gouvernement restreint les débats à l’Assemblée, déjà peu démocratiques. Macron, finalement, agit comme un royaliste dans son style de direction.

    • Les lois répressives et les opérations de police sont là pour écraser toute résistance populaire. De manière croissante, les mouvements sociaux connaissent une répression sans bornes. Lorsque la police ne peut intervenir, ce sont les fascistes, qui la remplacent, agissant en toute impunité.

    • L’impérialisme français porte la mort et la guerre partout où ses intérêts sont présents. Bombes sur la Syrie, interventions en Libye, au Mali, en Centrafrique, Afghanistan,… néo-colonialisme en Afrique… Et ceux qui fuient la guerre et la misère sont refoulés, emprisonnés -mineurs comme adultes- ou meurent dans la neige des Alpes, dans les vagues de la mer.

    Le monde d’avant Macron était un monde d’inégalité, un monde d’exploitation. Mais le monde qui s’annonce est glaçant, rétrograde. Nul doute que ce qui attend les masses populaire sera une illustration de la tendance à la paupérisation, tant relative qu’absolue, prédite par Marx.

    Les communistes ont des tâches à remplir. La lutte économique seule ne suffit pas. Les grèves seules ne feront pas plier le gouvernement, et encore moins la bourgeoisie et son pouvoir d’État. Nous ne sommes pas de ceux ou de celles qui défendent des mots d’ordres creux de nationalisations « démocratiques ». La réponse ne saurait être un simple rejet de la politique gouvernementale ou la remise entre les mains de l’État des moyens de production. Non, la réponse est politique.

    Les croyances dans la possibilité d’une alternance politique par la voie des urnes sont des chimères. « Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun », clame l’Internationale. A raison. Les politiciens et les politiciennes bourgeoises sont passées maîtresses dans l’art de tromper les masses populaires. Ils et elles ne voient la misère que comme un moyen d’accéder aux postes, aux sinécures, aux fauteuils du pouvoir.

    Le cadre de la démocratie bourgeoise est un cadre étriqué, trompeur, traître. Nous le rejetons. Pourtant, nous clamons le fait que nous sommes légitimes à représenter une opposition au gouvernement, aux programmes des bourgeois et des bourgeoises. Seulement cette opposition ne peut être que hors des pièges de la bourgeoisie, elle ne peut être qu’extra-parlementaire. La démocratie des masses, des assemblées générales d’usine, de lieu de travail ou d’étude, de lieu de vie ou de lutte. Une démocratie réelle, une démocratie populaire.

    Organisons-nous !

    Reconstruisons le camp du peuple, « celui de la fraternité et de la liberté » !

    Prenons part aux mobilisations des ouvriers, à la défense des services publics, des étudiants, des femmes, des écolos, du personnel aérien, contre tout licenciement…

    Assurons la victoire des cheminots qui mènent une lutte pour les générations à venir.

    Avec l’ICOR, renforçons la coopération des prolétaires à l’échelle internationale contre les capitalistes et les chauvins qui veulent nous dresser les uns contre les autres.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste veulent contribuer à construire un Parti Révolutionnaire. Un Parti Communiste réel, qui ne soit pas le croupion de la social-démocratie, le paravent de l’abandon. Un Parti, qui organise les exploités et exploitées, les opprimées et opprimés, ceux et celles qui subissent la dictature de la bourgeoisie.

    Nous voulons construire le Parti qui dirigera et qui mènera le prolétariat au pouvoir, par la révolution. Le Parti qui bâtira une société sans classes, ni État. Le Parti qui mettra fin à la misère, à la guerre, à la précarité, à la souffrance. Le Parti qui chassera du pouvoir les ennemis du peuple, qui les chassera de leurs palais, de leurs hôtels particuliers, de leurs forteresses.

    Pour un Parti qui mènera les masses à l’assaut du ciel !

    Le capitalisme a fait son temps – vive le communisme !

  • L’Unité Communiste de Lyon rejoint les Amis de l’ICOR

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint les Amis de l’ICOR

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint les amis de l’ICOR.

    L’Unité Communiste de Lyon a pris la décision, au cours de son congrès, de rejoindre les Amis de l’ICOR en France, dans le but de contribuer à un travail commun et unificateur. Cette décision a été accueillie favorablement par le comité gérant les adhésions au niveau de l’Europe.

    L’Unité Communiste de Lyon salue les membres de l’ICOR et des Amis de l’ICOR et les remercie de cette marque de confiance.

    L’Unité Communiste de Lyon regarde l’ICOR comme une première étape vers la reconstitution d’une organisation permettant de fédérer les partis communistes révolutionnaires, permettant de pouvoir en structurer et en diriger l’activité de manière coordonnée et centralisée, mais également comme un espace permettant de trancher de manière scientifique les questions idéologiques qui se posent à l’heure actuelle.

    L’Unité Communiste de Lyon ne veut pas que son nom ne soit qu’un prétexte. Elle désire que celui-ci ait un sens. A nos yeux l’unité n’est pas un vain mot. Elle est un but stratégique à atteindre. Nous avons des liens de travail avec nos camarades de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, organisation membre, elle aussi, des Amis de l’ICOR. Avec eux et elles, nous voulons avancer ensemble pour accroître la structuration et l’influence des idées communistes au sein de notre Etat. Nous considérons que nous partageons un diagnostic similaire sur la situation, ainsi qu’une stratégie qui nous permet de travailler conjointement.

    Nous les saluons fraternellement.

    Nous voulons aussi nous adresser à tous et toutes. Aux organisations qui se revendiquent de l’expérience de la Révolution d’Octobre, de la dictature du prolétariat. Aux individus qui la composent. 

    Nous rejetons la logique de concurrence entre les organisations communistes révolutionnaires présentes dans notre Etat, dans la mesure où nous avons vocation à avancer vers un but similaire. Nous ne sommes pas des khrouchtchévien qui proclament un « que le meilleur gagne » idéologique, centriste et fourre-tout. Nous considérons qu’il n’y a pas de « concurrence » bourgeoise entre écoles. Il existe un creuset dans lequel doivent se fondre les conceptions, dans lequel elles sont soumises au feu de la critique et de l’autocritique, dans lequel elles se heurtent au prisme de la réalité. Un creuset d’où sortira la nouvelle synthèse, celle qui correspond à l’heure et aux tâches actuelles.

    Nous avons choisi de retenir la dictature du prolétariat comme étant la ligne de démarcation principale. A nos yeux, elle est déterminante. Poser de manière politique la question du pouvoir populaire, d’un pouvoir qui s’érige pour le peuple et contre la bourgeoisie est le nœud gordien de l’heure actuelle. Elle est une question centrale, tout en étant directement accessible aux masses, en pouvant être comprise et appréhendée de manière concrète.

    Les débats qui en découlent peuvent, un temps, être tranchés dans le cadre d’une organisation unique, dans la mesure où les participants rejettent l’entrisme, le fractionnisme et tous les sabotages qui rendent impossible tout travail avec les réformistes et les trotskistes.

    Ce creuset n’existe pas encore. Nous considérons qu’il se créera au travers, en partie, de l’ICOR. Au sein même de cette organisation, à l’heure actuelle, bien des débats restent en suspens. Il n’existe pas de position unique au sein de l’ICOR. Il n’existe pas non plus de position parfaite. Comment pourrait-il en être autrement, sans la construction de l’outil qui permet, justement, de la développer ?

    Adhésion ne signifie pas subordination aveugle, ne signifie pas suppression des questions et des débats. A nos yeux, adhésion signifie la possibilité que ces débats ne soient plus l’apanage de sectes figées sur leurs positions, taillant le diamant brut de la pensée pour en faire un pur joyau. Cette adhésion signifie la possibilité de rationaliser nos forces, de les tourner davantage vers l’action, de ne plus défendre le marxisme, le marxisme-léninisme, le maoïsme, comme un fétiche, mais bien comme une science vivante, comme la science du combat de classe, comme la science de la révolution prolétarienne. Un grand nombre d’organisations, fonctionnant comme des partis en modèle réduit, s’échinent à assurer toutes les tâches qui incombent au rôle qu’ils s’imposent. Cette dispersion d’énergie est colossale et empêche de pouvoir faire face efficacement aux problèmes. Certes, elle a créé une génération de militants et de militantes efficaces, autonomes, travailleuses, solidement formées. Mais elle reste une structuration sous une forme de quasi-guilde, de confrérie, d’artisanat.

    Le mouvement communiste, ici, doit grandir et avancer. Ensemble.

    Dans ce cadre, les Amis de l’ICOR en France sont une première pierre dans le fait de pouvoir créer les relais pour les positions et l’activité de l’ICOR sur le terrain de notre Etat. L’Unité Communiste de Lyon affirme sa volonté de s’engager dans cette voie, de travailler avec les autres forces -et individus- qui composent cette amitié, dans le but de promouvoir l’ICOR et son travail, de le renforcer, de l’affiner.

    Cependant, nous rejetons l’attitude qui consiste à s’ignorer mutuellement, à se livrer un conflit sans intérêt et sans vainqueurs, hormis la bourgeoisie. Nous voulons entretenir des liens mutuellement profitables, entretenir des discussions, entretenir une camaraderie avec celles et ceux qui combattent dans le même camp que nous, dans la mesure où ceux-ci et celles-ci respectent des principes démocratiques et de débat prolétarien et scientifique.

    Nous voulons avancer, sous le drapeau rouge de la révolution.

    Nous saluons l’ICOR.

    Nous saluons les amis de l’ICOR

    Nous saluons les communistes qui luttent contre l’Etat français.

    Vive la révolution – Vive le communisme !