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  • Vive la Commune de 1871 – préparons la révolution socialiste !

    Vive la Commune de 1871 – préparons la révolution socialiste !

    Sous ce slogan, le collectif « Vive la Commune de 1871 » avait appelé samedi 20 mars à Paris à un rassemblement pour célébrer le 150e anniversaire de la Commune de Paris par des discours, des contributions à micro ouvert, des chansons et des poèmes au cœur de Paris. Après que la ville ait refusé le rassemblement devant l’Hôtel de ville, nous nous sommes rassemblés à proximité sur la Place du Châtelet.

    Ce rassemblement a été organisé et maintenu contre vents et marées dans des conditions très difficiles. Les restrictions gouvernementales liées à l’épidémie du Corona, encore renforcées le jour-même, le 20 mars, ne nous ont pas empêché de nous réunir. Le droit de manifester même sous l’État d’urgence sanitaire, confirmé juridiquement, a été défendu !

    Les incertitudes parmi les militants sur la situation sanitaire, les multiples manifestations organisées à la même date contre une politique de crise sur de multiples fronts ainsi que la météo ne nous étaient pas favorables. Nous sommes d’autant plus heureux de la réussite de ce rassemblement en l’honneur de la Commune de Paris.

    L’unité d’action a lancé un appel commun dont la principale leçon est qu’il faut construire un parti communiste fort en France comme dans tous les pays. Des mots de solidarité nous sont parvenus de camarades suisses, de l’ICOR Europe et le MLPD nous a fait l’honneur d’envoyer une délégation.

    Différents participants ont pris la parole pour rappeler les conquêtes des Communards, mais aussi les faiblesses de ce premier gouvernement ouvrier dans l’histoire, pour en tirer les leçons pour aujourd’hui. Un représentant de BIR-KAR* a décrit les conquêtes considérables, instaurées pour et avec les femmes de la Commune, notamment sur l’égalité, le système de crèches et d’écoles etc. L’ACTIT* et SKB* ont parlé des enseignements pour la libération et la construction du Rojava. Les camarades de l’UPML* ont parlé du rôle crucial de la classe ouvrière, hier et aujourd’hui. Un membre du comité solidarité Pérou et Ami de l’ICOR* a rappelé les leçons tirées lors des révolutions qui ont suivi la Commune et l’internationalisme de la Commune de Paris. A plusieurs reprises le rôle crucial de l’organisation, en particulier de la construction du Parti communiste pour la victoire de la révolution a été souligné.

    Pour couronner le tout, un certain nombre de participants et la délégation allemande ont déposé une gerbe à l’Hôtel de Ville de Paris où la Commune a été déclarée il y a 150 ans. On s’est déplacé, les drapeaux rouges flottant dans le soleil et attirant l’attention. Le chant de l’Internationale a clôturé le rassemblement.

    Le rassemblement a été l’ouverture de notre campagne et nous invitons d’autres organisations et personnes à rejoindre notre collectif et nos initiatives pour une célébration révolutionnaire de la Commune de 1871:

    • 1er mai : intervention à la manifestation parisienne
    • 8 mai : événement pour les femmes de la Commune et la lutte des femmes aujourd’hui
    • 29 et 30 mai : week-end de célébration avec des délégations de l’ICOR (manifestation, réunion-débat)

    Le collectif Vive la Commune de 1871
    Paris, 26/03/2021

    * les membres et signataires du Collectif Vive la Commune de 1871 : Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Comite Solidarité Pérou (CSP) ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (BIR-KAR) ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) ; Union des Femmes Socialistes (SKB) ; Unité Communiste (UC)

    Facebook : Vive la Commune 1871

    Email : communedeparis150@gmail.com

  • Vœux conjoints de l’UCL et de l’UPML.

    Vœux conjoints de l’UCL et de l’UPML.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon, organisations membres de l’ICOR, présentent leurs vœux pour l’année 2020.

    Notre travail avance. Il avance toujours trop lentement par rapport à nos souhaits, mais il avance néanmoins. Notre travail, au cours de l’année 2019, s’est approfondi, s’est amélioré. Ce travail d’hier porte en lui les fruits de demain.

    La situation actuelle est porteuse d’incertitudes, mais également d’espoirs important. Espoirs de lutte, espoirs de victoire. Ce sont des vœux de lutte et de combativité adressés à tous ceux qui veulent que le monde change, que l’exploitation et la misère soient remisés dans les galeries des horreurs des musées de demain.

    Nous saluons tous ceux et celles qui luttent.

    Nous saluons la détermination et le courage de la part du prolétariat et des classes populaires ici et ailleurs. Dans notre État, les masses ont prouvé, une nouvelle fois, leur combativité. Nous saluons ceux qui, syndiqués et syndiquées ou non, se sont lancés dans la lutte. Ceux qui se battent aujourd’hui pour que l’avenir ne soit pas qu’une lente dégringolade.

    Nous saluons ceux et celles qui luttent pour les droits économiques, pour les droits politiques, pour sauver le climat, contre les féminicides ou les agressions contre les minorités de genre ou d’orientation sexuelle.

    Nous saluons aussi ceux et celles qui luttent contre le fascisme et ses tentatives d’intimidation ou d’agression, contre leurs manœuvres pour intoxiquer les masses et les dresser les unes contre les autres.

    Nous les saluons toutes et tous et nous les appelons à s’organiser, se structurer et continuer, chaque fois de manière plus efficace à lutter. Car la lutte que nous menons, toutes et tous, à besoin d’être structurée, synthétisée, rationalisée.

    Le besoin d’organisation politique n’est pas une obsession fétichiste de notre part. En tant que marxiste-léninistes, nous ne pouvons accepter notre état de faiblesse actuel, notre division, notre impuissance. Nous ne pouvons accepter de rester en retrait et de ne pouvoir jouer notre rôle. Nous avons d’immenses tâches à réaliser. Chacun, chacune, dans les luttes que nous menons, jouons un rôle général dans la lutte contre la bourgeoisie exploiteuse. Les différents combats sont différents fronts, fronts qui doivent avancer de manière coordonnée, s’épaulant, se soutenant mutuellement, pour que la victoire soit, demain, à portée de main.

    Nous saluons les communistes de notre pays. Nous leur souhaitons la réussite, car l’importance de celle-ci transcende les barrières de nos organisations. Nous les appelons à collaborer pour reconstruire un mouvement communiste puissant et efficace, ici. Nous avons la responsabilité de parvenir à surmonter nos divisions et nos faiblesses pour parvenir à jouer le rôle qui nous incombe.

    En tant que communistes, nous devons apporter une dimension politique aux luttes qui se déroulent actuellement dans notre pays. La notion de convergence des luttes, notion positive, est néanmoins insuffisante. Nous devons travailler à ce qu’apparaissent des synthèses politiques des luttes, qu’elles dépassent leur dimension économique pour devenir des luttes politiques ouvertes avec un caractère de classe affirmé. Qu’elles puissent passer de combat pour le salaire, pour les retraites, pour les conditions de travail, à des combats pour la démocratie populaire, contre la dictature de la bourgeoisie et de ses laquais, pour la création d’un État véritablement socialiste.

    Ce travail ne se fait pas spontanément. Il est le fruit d’une conjonction : la rencontre entre le mouvement spontané de lutte, porté par le prolétariat, et la théorie révolutionnaire. Si des ébauches de remise en cause de la dictature bourgeoise ont été faits dans le mouvement des Gilets Jaunes, il existe encore un long chemin pour passer d’une exigence d’une démocratie bourgeoise plus large à un véritable changement de système. Cette tâche nous revient, tout comme la tâche de créer les cadres démocratiques qui permettent aux différents secteurs en lutte de pouvoir se rencontrer et de pouvoir s’organiser : assemblées générales de lutte, sur le modèle de ce qui s’est passé l’an dernier. Nous pensons que ces lieux sont des ébauches d’une opposition extra-parlementaire, démocratique et populaire. Nous appelons tous ceux qui se retrouvent dans l’objectif de créer ces espaces et d’avancer vers ces objectifs à travailler avec nous.

    Nous saluons les anti-impérialistes qui se battent contre la domination de la France, contre le colonialisme et le néocolonialisme. Nous adressons tout particulièrement nos vœux au Palika et au FLNKS, lesquels mènent campagne en Kanaky pour l’indépendance. Nous espérons que le référendum de septembre 2020 saura leur donner le résultat qu’ils souhaitent.

    Nous saluons les organisations qui luttent pour mettre fin à l’occupation militaire française, à la domination politique, à l’asservissement économique. Nous n’oublions pas nos tâches primordiales de soutenir politiquement leur combat.

    À nos camarades de l’ICOR mais également à l’organisation ILPS ainsi qu’aux autres partis communistes étrangers, nous adressons notre salut. Les luttes qui se mènent à l’échelle mondiale : économiques, pour la démocratie, contre le fasciste, les menaces de guerre ou la guerre impérialiste, contre les oppressions nationales, religieuses, sexistes ou LGBTphobes… sont des luttes que nous saluons. Ceux qui se battent pour qu’avance la révolution, pour qu’elle vive, pour qu’elle triomphe sont des héros et des héroïnes. Nous leur adressons notre solidarité nos vœux de succès !

    Nous travaillons, autant que nos moyens nous le permettent, pour qu’avance de manière concrète cette solidarité. Pour que renaisse une véritable internationale, comme celle qui s’est dessinée, il y a cent ans.

    Les victoires populaires et les défaites populaires ici ou ailleurs entrent les unes et les autres en résonance : chacune est un pas en avant ou en arrière contre l’ordre despotique des exploiteurs !

  • Message de l’ICOR à destination de l’UPML et de l’UCL.

    Message de l’ICOR à destination de l’UPML et de l’UCL.

    Message de solidarité de la Coordination européenne de l’ICOR adressée à l’Union Prolétarienne et à l’Unité Communiste de Lyon

    nos salutations solidaires et combatives à vous et aux cheminots, enseignants et autres salariés de la fonction publique, ouvriers, employés des hôpitaux, « gilets jaunes » et beaucoup d’autres qui depuis une semaine sont en grève et protestent au niveau  nationale contre le gouvernement Macron.

    C’est une juste lutte – L’ICOR, la coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires, est fermement à vos côtés! 

    L’UE est une coalition d’exploiteurs qui se soutiennent mutuellement…. L’UE est un instrument de pour le repartage du monde et ils ne reculent pas devant le crime et la guerre! Les grands groupes monopolistiques comme Volkswagen, Total, Orano-Areva, Airbus … déterminent l’ordre du jour de l’UE – comme dans ses États membres. (…) L’UE est une machine à produire  la pauvreté, à réduire les droits des travailleurs, à flexibiliser les heures de travail et à privatiser la fonction publique!

    Nous connaissons actuellement une recrudescence des luttes dans de nombreux pays, manifestations de masse, révoltes et rébellions contre la politique des dirigeants, contre la politique impérialiste et le développement vers la droite de nombreux gouvernements et partis.
    Dans cette polarisation sociale en cours, la tendance de gauche, la solidarité internationale et la coopération au-delà des frontières dans la lutte … doivent être encore  renforcées dans la lutte contre toutes les nuances du social chauvinisme.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

    Chers camarades,
    Nous vous souhaitons beaucoup de succès pour renforcer les révolutionnaires et la construction de vos organisations dans ces luttes très importantes.

    Faites-nous savoir quelle solidarité énergique, quelle coopération pratique et quel soutien vous sont nécessaires dans cette période. Et partagez vos expériences avec nous!

    Joachim G., pour les coordinateurs européens de l’ICOR
    14 décembre 2019

  • Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Prolétaire, debout !

    Bulletin de l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, Provence, novembre 2019

    Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Arrêtons de nous battre séparément ! Ensemble on va gagner !

    • A-t-on besoin d’être blessé ou en danger de mort ou qu’il y ait un accident à Sanofi ou à Arkéma comme à Lubrizol (Rouen) pour exiger l’ouverture des urgences à l’hôpital de Sisteron 7 jours sur 7, 24 h sur 24 et dans tous les autres hôpitaux quand le gouvernement donne des milliards pour le luxe des 1 % les plus riches ?
    • A-t-on besoin d’être en burn out, ouvrier ou employé ou paysan pour s’opposer à l’exploitation, à l’emploi et la production de produits toxiques ?
    • A-t-on besoin d’être Palestinien, Kurde, Rohingas ou Yéménite pour dénoncer le massacre et la violation par les différents impérialistes des droits des peuples ?
    • A-t-on besoin d’être syndicaliste pour exiger l’arrêt de la chasse aux syndiqués par les patrons et la reconnaissance des syndicats et pour qu’ils soient des moyens de lutte pour tout le monde du travail ?
    • A-t-on besoin d’être chômeur ou retraité pauvre pour savoir qu’on ne vit pas, qu’on ne se loge pas avec 800 euros par mois ?
    • A-t-on besoin d’être fonctionnaire pour condamner la disparition des services au public ?
    • A-t-on besoin d’être en CDD ou en apprentissage pour exiger un emploi fixe pour tous avec des horaires et un salaire qui permettent de faire vivre une famille ?
    • A-t-on besoin d’être une femme pour réclamer le même salaire qu’un homme et exiger la fin du harcèlement ?
    • A-t-on besoin d’être élève ou parents d’élève pour exiger des écoles salubres, un enseignement de qualité et que les profs malades soient remplacés ?
    • A-t-on besoin d’être étudiant ou parents d’étudiant pour exiger des moyens de vivre pour étudier ?
    • A-t-on besoin d’être diplômés de Sciences Po pour demander où passe notre argent, aux partis de gouvernement qui servent si bien les intérêts opposés aux nôtres, ceux du capital financier ?
    • A-t-on besoin d’être écolo pour condamner le nucléaire et la destruction des éléments naturels (Eau, air, sol, biodiversité) dont nous dépendons pour notre nourriture et notre santé ? 
    • A-t-on besoin d’être soi-même réfugié migrant, économique et politique, pour s’opposer à la politique des gouvernements européens qui veulent trier ceux qui sont immédiatement rentables parmi ceux qui ont échappé à la noyade et à l’esclavage pour venir ici ?
    • A-t-on besoin d’habiter la rue d’Aubagne à Marseille pour exiger la construction et l’entretien par les propriétaires, privés ou publics, de logements décents accessibles aux revenus modestes ?
    • A-t-on besoin d’avoir reçu 1a prime de 100 euros pour se rendre compte qu’elle ne fait que limiter la baisse programmée du pouvoir d’achat ?
    • A-t-on besoin d’être prix Nobel de mathématiques pour savoir que la réforme des retraites de Macron, comme celles qui ont déjà eu lieu dans beaucoup d’autres pays, baissera les pensions de tous les salariés et non salariés modestes ?

    Solidaires parce que tous concernés !

    Tout au long de notre vie, nous sommes à la fois, producteur et consommateur qu’on soit ouvrier, employé, fonctionnaire, chômeur, paysan, femme « au foyer », élève, étudiant, retraité, malade, bébé. 

    Solidaires parce que face au même adversaire, le capital monopoliste qui a mis la main sur les Etats avec la bénédiction de longue date des partis de gouvernement, qu’ils s’appellent aujourd’hui LR, LREM, MODEM ou PS. Ce serait pareil avec le RN. 

    Reconquérir notre vie contre cette élite carriériste, bourgeoise, auto proclamée qui, au nom de ses 18 % de voix obtenus par le mensonge, veut faire taire toute opposition et envoie les CRS et les gendarmes. Avec le « grand débat », Macron et sa clique se sont donné la parole que les médias aux mains des banques ont relayée avec zèle.    

    « Gouverner c’est prévoir », dit-on. Rien ne s’améliore pour nous, tout est fait pour le profit !

    Qu’ils s’en aillent ! Prenons nos affaires en main ! 

    Menons une lutte globale contre la dictature du capital ! 

    « Un monde meilleur » : Oui ! Ce sera forcément organiser la solidarité contre l’individualisme capitaliste qui nous enferme dans des catégories pour nous opposer les uns aux autres : l’ouvrier contre l’écolo et le fonctionnaire, le consommateur contre le paysan etc … Ainsi se perpétue le pouvoir de la classe dirigeante, responsable de la misère dans un pays riche, qui détourne la colère des opprimés contre les opprimés.

    Nous UPML, nous sommes pour le socialisme, pour le pouvoir des travailleurs, pour qu’ils décident quoi produire, comment produire, pour qui et sans gaspillage. Ils maîtrisent déjà la production et pourront la réorganiser s’ils deviennent propriétaires en commun des moyens de production. Pour ça, il faut renverser la domination du capital. 

    Le socialisme n’est pas dans l’air du temps ; beaucoup de partis et d’organisations de gauche y ont renoncé, proposant d’aménager le système et limitant les revendications à ce qui serait acceptable par la classe dominante.

    Mais en tout cas, dès à présent personne ne doit rester seul face aux conséquences de l’exploitation et aux nouvelles attaques du capitalisme. Celui-ci a fait son temps, il n’a plus rien à nous offrir. On va gagner tous ensemble !

    « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »           (K. Marx)

    Organisons-nous dans l’Alliance des Révolutionnaires !

  • Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées à nouveau pour faire le point de notre activité et déterminer comment poursuivre nos objectifs. À ce titre, nous avons débattu de plusieurs choses, notamment de la conjoncture actuelle.

    Une situation complexe ici.

    La conjoncture actuelle est complexe. Au niveau de notre État, en dépit de la mobilisation immense de l’année passée, en dépit de celle qui naît actuellement, la grande bourgeoisie monopoliste continue son offensive. L’anniversaire de un an de Gilets Jaunes marquera peut-être une relance du mouvement, dont les causes n’ont pas été éteintes. Le 5 décembre marque une autre étape dans la création d’un grand mouvement de lutte sociale.

    Cependant, nous constatons que, en dépit des efforts et de la bonne volonté de ceux qui luttent, en dépit de grèves très dures, que ce soit dans le privé ou dans le public, il n’a pas été possible d’obtenir une victoire autre qu’une dilution dans le temps du programme du gouvernement.

    L’attitude de celui-ci est particulièrement résolue. Aiguillonnée par la crise, mais également par la faiblesse des organisations et partis ouvriers, la grande bourgeoisie avance à grand pas. Elle ne s’embarrasse plus de prétentions démocratiques. Elle fait usage de la répression massive, et construit un arsenal juridique pour être toujours plus efficace. Les mouvements de luttes actuels ne parviennent pas à contrecarrer cette résolution.

    Dans le même temps, elle mène une double campagne : une pour se prétendre écologiste et espérer ainsi place des candidats écologistes-libéraux en lice pour les prochaines échéances électorales. L’autre pour instiller la haine et la division, entretenant un brasier pogromiste contre ceux et celles qui sont issus de l’immigration, contre les réfugiés et réfugiées, contre les migrants et migrantes. Sous couvert de lutte contre l’islam radical, c’est une campagne raciste et discriminatoire qui est menée.

    Pourtant cette attitude n’est pas révélatrice d’une force, mais d’une situation de faiblesse. C’est par dépit que les grands bourgeois et les grandes bourgeoises avancent avec une telle brutalité. Eux-mêmes sentent le sol qui se dérobent sous leurs pieds, du fait de la concurrence internationale, de la surexploitation des ressources, de la baisse des rendements de leurs investissements, de l’endettement sans fond. Surtout, c’est le fait que leurs laquais, leurs serviteurs politiciens et politiciennes sont sans cesse désavoués par les masses populaires. L’illusion démocratique, de l’alternance, du respect des programmes, est morte. Tuée par la répression, tuée par le mépris, tuée par l’incapacité du gouvernement de prendre réellement en considération l’urgence climatique, pourtant vitale.

    Le mur auquel se confrontent ces luttes, cet obstacle invisible, c’est la politisation et l’organisation de celles-ci. Les Gilets Jaunes ont déjà, à leur niveau, franchi une étape immense, en posant les questions non plus en termes économiques, mais également en termes politiques, en posant la question du régime, du pouvoir politique et de sa nature, et en fédérant autour de l’idée d’une démocratie plus juste, bâtie une un contenu de classe, d’une ébauche de démocratie populaire.

    Permettre aux luttes de franchir cette étape, de s’incarner dans une organisation politique, voilà l’une des tâches des communistes dans leur ensemble.

    Partout dans le monde, la lutte se développe.

    Internationalement, la situation est à la fois critique et porteuses de grands espoirs. Les mouvements sociaux frappent partout dans le monde, faisant reculer les gouvernements de certains pays. Chili, Equateur, Irak, Liban, Hong Kong …. etc. , sont le théâtre d’affrontements importants. Partout dans le monde, les peuples se révoltent contre les mêmes maux, contre les mêmes exploiteurs, contre les impérialismes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, saluent ces luttes. Nous considérons que nous avons un rôle à jouer, en tant qu’internationalistes, dans le soutien politique mais aussi pratique à ces luttes importantes. Nous soutenons la création du Front Antifasciste et Anti-impérialiste impulsé notamment par l’ICOR et l’ILPS. Nous appelons à ce que les organisations présentes en France s’incluent dans cette démarche essentielle, dans l’esprit d’une alliance internationale révolutionnaire.

    Il existe, parallèlement à cela, une autre situation importante : celle du Rojava. Elle a été au centre des discussions de la IV Conférence Internationale du Moyen-Orient de l’ICOR. Nous considérons que le combat mené par les FDS et leurs alliés est à la fois un combat extrêmement important en tant que tel, pour les enjeux de la résistance à l’oppression et à l’obscurantisme. Mais il éprouve également notre capacité, en tant que militants au sein d’un pays impérialiste, à réaliser une solidarité concrète et à comprendre réellement les enjeux de la lutte révolutionnaire démocratique.

    Ce processus révolutionnaire démocratique et anti-impérialiste a été décrit avec une grande palette de termes par différents courants politiques. Certains se montrent des apologues acritiques, incapables d’en voir les limites. D’autres, au contraire, n’ont vu que celles-ci, et ont rejeté l’intégralité de la lutte des FDS, du YPG, des volontaires internationaux, des communistes et des non-communistes. Nous pensons que nous sommes difficilement en mesure de donner des leçons de révolution à ceux qui ont vaincu Daesh et qui font face à l’armée turque. Nous ne pouvons surtout pas exiger d’eux qu’ils se fassent massacrer jusqu’aux derniers pour l’honneur et la pureté révolutionnaire. Nous avons des critiques à formuler, et nous les formulons de camarades à camarades, dans un esprit de soutien. Peut-être, comme l’affirment les puristes, le PKK et le PYD finirons par trahir la lutte, à devenir des agents de l’impérialisme et à être des relais locaux de telle ou telle force, comme le fait Barzani. Mais nous laissons les prophètes à leurs prophéties. Pour le moment, les faits ne leur donnent pas raison.

    Nous appelons à soutenir les initiatives de l’ICOR en direction du Rojava, notamment la construction d’infrastructures médicales. Nous ne nous satisfaisons pas de slogans, nous voulons pouvoir agir de manière concrète.

    Travailler à construire une riposte unitaire.

    C’est dans cet esprit que nous travaillons à construire un comité qui puisse intégrer autour d’un même ordre du jour les organisations membres de l’ICOR et leurs adhérents et adhérentes. Nous appelons ceux et celles qui seraient intéressés par l’ICOR ou les Amis de l’ICOR à se mettre en rapport avec nous. En particulier, nous appelons les organisations anti-impérialistes des zones contrôlées ou dominées par l’impérialisme français a travailler avec nous pour créer un front contre notre premier ennemi : notre propre bourgeoisie.

    Dans le même ordre d’idée, nous continuons de soutenir l’idée d’un nécessaire travail commun entre les organisations communistes, tant à l’échelle de notre État qu’à l’échelle internationale. Nous considérons que l’importance immense des tâches que les militants et militantes communistes, internationalistes, anti-impérialistes ont a remplir transcende le chauvinisme d’organisation. Nous saluons les organisations qui ont fait un premier pas en notre direction. Nous espérons que d’autres suivront. L’unité ne peut se contenter de déclarations d’intentions, elle se doit d’être réelle.

    Nous ne nions pas les débats idéologiques qui existent entre organisations. Ils sont la preuve d’une santé et d’une vigueur du courant communiste, ici. Cependant, nous pensons que nombre de ces débats ne sont pas contradictoires avec une coopération approfondie entre organisations.

    L’UCL et l’UPML ne font pas exception à cette règle. Cependant, nous pensons que les objectifs que nous avons à remplir exigent de briser le sectarisme et le chauvinisme d’organisation. Nous avançons nous même sur la voie d’une fusion organisationnelle.En dépit des débats idéologiques, politiques, programmatiques, nous considérons que nous avons à faire à un ennemi implacable. Ne nous ignorons pas !

    Nous appelons à des prises de position communes, notamment sur l’actualité politique ou internationale. Nous appelons à un travail commun, unitaire, réalisé dans un esprit de camaraderie, non de concurrence. Nous appelons à une collaboration dans l’analyse de l’actualité, mais également de notre héritage historique.

    Nous mettons en projet plusieurs chantiers importants pour la construction de nos organisations. Plusieurs formations seront faites pour élever le niveau de compréhension théorie, idéologique et politique de nos membres. Elles donneront lieu à des publications extérieures Nous préparons également plusieurs campagnes, dont certaines sont inspirées par l’ICOR, mais d’autres correspondent à la situation nationale ou locale.

    En 2021, le 150e anniversaire de la Commune de Paris sera aussi l’occasion de tirer les enseignements de cette expérience fondamentale, tant d’un point de vue idéologique qu’organisationnels.

    Nous considérons que notre travail conjoint avance d’une manière satisfaisante et ouvre la voie à un renforcement de nos organisations, mais également de l’influence des conceptions révolutionnaires communistes dans l’ensemble de la société de notre pays.

    Avançons, ensemble, vers la construction du Parti qui nous manque. Avançons, ensemble, vers la victoire.

  • Prolétaire Debout n°11 – Octobre 2019

    Prolétaire Debout n°11 – Octobre 2019

    Bulletin de l’Union Prolétarienne marxiste-léniniste

    Troupes turques, hors de Syrie, 

    hors du Rojava !

    Une vague de protestations parcourt toute la planète pour stopper le génocide des kurdes et empêcher la destruction du mouvement le plus progressiste que la région ait jamais connu. 

    Face à cela, les gouvernements des pays impérialistes veulent jeter un écran de fumée sur cette guerre d’agression. Les medias à leur service, la qualifient d’ « offensive » alors qu’il s’agit d’une attaque délibérée d’un Etat contre un autre Etat, la Syrie. Peu importe ce qu’on pense du régime d’Assad, la Syrie a droit aussi à sa souveraineté territoriale. Les pays comme la France et les USA n’en parlent pas; ils l’ont eux-mêmes violée en y envoyant des centaines d’hommes des « forces spéciales » ! 

    Erdogan a eu le feu vert !

    Trump en retirant les troupes US donnait le feu vert à fasciste Erdogan. Stoltenberg, secrétaire de l’OTAN, alliance militaire agressive dont fait partie la Turquie déclarait : « Il faut agir avec modération. »   C’est clair, ils soutiennent les agresseurs aujourd’hui comme il y a quelques mois quand les troupes turques avaient franchi la frontière pour occuper la région d’Afrin. 

    Macron s’indigne devant les caméras, réclamant une « réunion d’urgence du  conseil de sécurité de l’ONU » et le ministre des affaires étrangères Le Drian réclame aussi « une réunion de la coalition anti Daesh » dont fait partie la Turquie et des régimes réactionnaires qui ont soutenu les djihadistes. Ils savent qu’en gros les relations « positives« , politiques et économiques, que la France  a avec la Turquie seront préservées. La France comme les autres impérialismes ménage Erdogan espérant s’en faire un allié contre les autres.

    Qui sont les « terroristes »?

    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) — une alliance de kurdes et d’autres populations locales — ont lutté en première ligne contre Daesh et l’ont vaincu quasiment seuls. Une fois le territoire kurde libéré, ils ont reconstruit leur pays, appliquant l’égalité homme/femme,  la laïcité, le respect de l’environnement avec leur propre administration démocratique. Actuellement, ils sont bombardées par l’aviation et l’artillerie turques; en route pour une annexion pure et simple, l’armée occupe des villes du Rojava. 

    Soutenons les Forces Démocratiques Syriennes !

    Les FDS sont le fruit magnifique de la résistance populaire –« le printemps arabe » en 2011 —  à la dictature sanglante de Bachar El Assad. Elles ont conquis leur indépendance face aux interventions étrangères de Daesh, des USA, de l’UE et de la Russie, au prix du sang. 11 000 combattants et combattantes sont tombés pour leur liberté ! Et pour notre liberté !

    La lueur d’espoir, cette société en gestation au Rojava, les réactionnaires veulent l’écraser. Pas plus qu’en Palestine les grandes puissances impérialistes ou des voisins tout aussi impérialistes comme la Turquie ne reconnaissent les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tant pis si se produit un génocide, une épuration ethnique comme dans l’ex-Yougoslavie. Et maintenant, Le Drian s’étonne que les djihadistes détenus par les FDS soient libérés par les bombardements et l’armée turcs. Les politiciens bourgeois de tout bord connaissaient la présence des ces groupes fascistes quand ils ont laissé faire Erdogan!!

    En quoi cela nous concerne-t-il ?

    Ce conflit, comme beaucoup d’autres, n’est pas un conflit local, régional. La responsabilité du régime syrien est importante, mais les impérialistes de tout bord ont participé à faire de cette région du Proche Orient un baril de poudre : soif de pétrole, soutien aux régimes réactionnaires (Emirats, Qatar, Arabie Saoudite, Israël), interventions militaires et boycotts économiques, etc.

    Quand la liberté recule, quand les inégalités progressent, quand la force et le profit justifient la guerre, quand l’environnement est détruit, c’est une défaite pour  toute l’humanité. 

    C’est la paix mondiale qui est menacée. Tous les grands profiteurs industriels et financiers poussent à la guerre. Leurs Etats capitalistes-impérialistes rivalisent pour le contrôle de la Syrie et pour écraser Rojava. 

    Il y a plus d’un siècle, Jaurès disait : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage« .

    Construire un Front anti-impérialiste!

    Avec l’ICOR (la Coordination Internationale des partis et Organisations Révolutionnaires), l’Union Prolétarienne ML dénonce l’agression et les complices de l’agression !

    En janvier 2019, l’ICOR déclarait : « Depuis le début, l’ICOR se tient aux côtés de la lutte de libération du peuple kurde… Aucune lutte de libération ne doit se trouver seule et isolée !… La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme, dans la préparation de la révolution socialiste internationale sont à l’ordre du jour. 

    Nous appelons à créer et à rejoindre les comités de soutien pour aider politiquement et financièrement la résistance. Nous appelons toutes les organisations progressistes, tous les comités antiguerre à se mobiliser et à mobiliser autour d’eux pour faire échouer les plans des impérialistes. 

    Nous appelons à nous rapprocher les uns des autres pour construire un Front Uni International Anti Impérialiste, contre la guerre et contre le fascisme.

    Seule la solidarité active internationale avec les peuples en lutte pour leur liberté peut arrêter les fauteurs de guerre

    La guerre, l’armement – la France complice : Les ventes d’armement français, 3ème exportateur mondial, ont progressé de 30% en 2018. Le Proche et le Moyen-Orient restent la première région d’exportation de la France. Les marchands d’armes ont gagné 594,5 millions d’euros de commandes en dix ans de la Turquie fasciste. 

    La « trêve » en Syrie du Nord-Est – NON au diktat impérialiste !
    Cette « trêve » du 17/10 n’est pas observée par l’armée turque – l’agression continue !. Erdoǧan exige cependant que les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) se retirent d’une « zone de sécurité » d’une profondeur de 30 km tout le long de la frontière syrienne. Zone qui serait ensuite contrôlée par l’armée turque.
    Trump et Erdoǧan exigent rien de moins que la reddition complète de la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie devant l’invasion. Selon cette « trêve », ce n’est pas l’agresseur qui doit se retirer mais l’agressé !
    Les porte-paroles des FDS ont déclaré qu’ils respectaient le cessez-le-feu, qu’ils soutiennent la paix. Mais  les FDS n’accepteront pas un retrait de la région suivi de l’occupation turque. Trump et Erdoǧan veulent affaiblir la résistance!
    L’objectif des actions des différentes puissances impérialistes — en particulier des impérialismes américain, russe et turc — vise à se repartager les futures sphères d’influence en Syrie, à  liquider la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie. Il est légitime que les forces kurdes exploitent tactiquement les contradictions entre les puissances impérialistes. Aucune confiance dans les impérialistes ! La lutte pour le Rojava continue !

    Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste Membre de la Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) : www.icor.info    contact-upml@riseup.net  blog : upml.org

  • Communiqué commun UPML/UCL

    Communiqué commun UPML/UCL

    Avançons ensemble !

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste se sont réunies durant l’été. Nos deux organisations ont pu débattre de la situation nationale et internationale, des pratiques de lutte et des perspectives de celles-ci.

    Nous considérons que cette rencontre est un succès sur plusieurs points :

    Plusieurs questions ont été abordées traitant les questions sur le fond, en utilisant une culture du débat prolétarien. Venant d’horizons divers, nous portons des analyses sous des angles différents. Mais ces différences de point de vue qui peuvent parfois apparaître ne forment pas des obstacles à la construction commune. Elles n’ont pas à être aplanies en amont de ce rapprochement. Au contraire, seul un cadre débat unique permet que celles-ci puissent évoluer en profondeur et qu’une position unitaire apparaisse. Nous ne voulons pas d’un débat entre sectes, nous voulons construire une organisation communiste.

    Nous portons un constat commun sur la conjoncture future. La crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas terminée. Elle s’approfondit, au contraire. Les relations internationales sont soumises à une tension croissante, que ce soit dans le domaine du commerce ou dans les rapports géopolitiques. Cela n’empêche pas l’existence de tendances importantes à l’intégration entre les capitaux et les entreprises, à l’exemple du conglomérat Chrysler-Fiat-Renault.

    Les luttes de l’an passé, quel que soit le domaine, ont montré que les masses populaires recherchent des solutions en dehors du cadre de société capitaliste. L’ensemble des luttes, qu’elle soit celle de Gilets jaunes, celle des écologistes, celle des travailleurs et des travailleuses ou des migrantes et des migrants ont montré que ce système ne parvient plus à apporter autre chose que misère et répression.

    La tendance qu’ont les gouvernements du monde entier à restreindre chaque fois davantage les droits politiques et économiques des masses populaires n’illustre pas la force du capitalisme. Elle illustre, au contraire, la fragilité d’institutions à bout de souffle, qui ne parviennent plus à camoufler leur corruption et leur assujettissement aux désirs des capitalistes. La tromperie ne fonctionnant plus, ils recourent à la force.

    Une année de combat s’ouvre, l’UPML et l’UCL joueront, ensemble, leur rôle.

    Nous avons également abordé, dans ce cadre, l’articulation de la lutte politique et de la lutte économique, notamment par le travail en sein des syndicats, la défense de la syndicalisation, du syndicalisme de lutte et la promotion du rassemblement vers un syndicalisme unique et combatif.

    La manière dont nos organisations conçoivent l’application de la ligne de masse, du travail au sein des luttes, notamment dans celles des Gilets Jaunes, qui a été le centre de gravité des combats de l’année. La nécessité d’agir en tant que militants communistes révolutionnaires, et de donner libre cours au plein potentiel de nos organisations dans les prochaines luttes a été soulignée.

    Nous ne pensons pas que nos rencontres doivent se limiter à une déclaration de principe généraux. Elles n’auraient aucun objet. Elles doivent servir à faire progresser l’unité idéologique et organisationnelle tant de nos groupes respectifs que de l’ensemble du mouvement communiste, ici, en France, dans les régions dominées par celle-ci, en Europe ou internationalement. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste s’accordent sur la nécessité impérieuse de cadres ad hoc permettant le travail commun.

    C’est l’un des buts recherché par nos organisations, au travers de la lettre ouverte envoyée aux organisations communistes présentes en France, pour constituer une alliance des révolutionnaires.

    Au travers de la construction progressive d’un Comité ICOR France, permettant aux organisations et individus membres de la coordination ou qui s’intéressent à ses activités de travailler ensemble.

    C’est également le fondement de notre travail au sein de l’ICOR et à la participation aux campagnes et aux journées d’action impulsées par celle-ci. Cela passe également par la promotion du Front Uni International Antifasciste et Anti-impérialiste, porté tant par l’ICOR que par l’International League of People Struggle (ILPS).

    Ultimement, il s’agit de la raison qui motive nos organisations à se rapprocher et à avancer sur le chemin d’une unification.

    Nos organisations sont porteuses de plusieurs projets de campagnes et de formations communes. À la fois dans le but de répercuter les campagnes de l’ICOR, mais également dans le fait de développer nos propres projets. Nous considérons que l’approche du 150e anniversaire de la Commune de Paris doit être l’occasion de faire de cette étape historique un point de focale pour les révolutionnaires du monde entier, dans le but d’en tirer les conclusions, mais également de créer le point de départ pour que l’histoire du mouvement révolutionnaire aille de l’avant, vers la victoire, vers le communisme.

  • Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Durant le week-end du 29-30 juin, la Garde Rouge Dijon, l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées. Cette rencontre s’inscrit dans une série de rapprochements ayant pour objectif de renforcer les liens de travail entre organisations communistes et l’intégration dans un espace de travail commun.

      Nos organisations partagent la même volonté de lutter contre la fragmentation des organisations communistes, contre le sectarisme et le chauvinisme d’organisation et de secte. Nous avons donc centré notre discussion sur les points permettant de faire avancer le projet d’Alliance des Révolutionnaires. 
    La crise du capitalisme mondial pousse les puissances impérialistes à montrer toujours plus d’agressivité pour maintenir et agrandir les taux de profit des grands monopoles capitalistes et leurs sphères d’influence. Même au sein des métropoles et des citadelles de l’impérialisme, les tensions s’accroissent, les niveaux de vie diminuent. Malgré tout ce que les capitalistes mettent en œuvre pour se sauver, ils ne peuvent conjurer une nouvelle onde de choc, une nouvelle crise économique,  encore plus profonde . 


      L’ICOR, en tant que coordination internationale rassemblant des organisations communistes révolutionnaires, propose aussi un cadre dans lequel il est possible d’avancer conjointement et de rassembler les forces communistes dans un même pays.  L’ICOR, du fait de sa nature internationale, place les organisations des pays impérialistes devant leurs responsabilités, non seulement en face du prolétariat de leur pays, mais également leurs responsabilités vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de l’impérialisme français. Nous comprenons les réticences que certaines organisations peuvent avoir à travailler avec d’autres, mais nous pensons que notre responsabilité est trop importante pour  repousser continuellement la question de la construction d’une alliance. Et nous sommes confiants de pouvoir surmonter les divergences existantes.
      
      C’est autour de ce constat et cette prise en compte de nos responsabilités, que nous déclarons vouloir entamer un travail commun d’analyse, des perspectives d’actions communes et de rassemblement. Nous ne nous considérons pas comme étant les propriétaires de ce processus : nous voulons travailler d’égal à égal et inclure le plus grand nombre possible d’acteurs qui partagent le même constat.
    Nous voulons lutter et gagner contre l’impérialisme, le capitalisme et leurs valets fascistes. Pour gagner, nous devons être forts, et pour être fort, nous devons nous rassembler autour de bases politiques communes minimales.


    Aujourd’hui, ce travail débute.
    Nul doute que demain, il portera ses fruits.

    Avançons ensemble vers la révolution !

  • Communiqué UPML :Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

    Communiqué UPML :Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

    Nous republions le bilan des élections rédigé par nos camarades de l’UPML, dans le but d’enrichir le débat, mais également car nous souscrivons en grande partie à ce qui est développé par eux.

    UPML, 6 juin 2019

    *Crise politique approfondie dans l’UE

    *Recherche d’une alternative sociale

    *Campagne ICOR

    Les élections sous le capitalisme sont une mise en scène de partis et de soi-disant représentants du peuple qui une fois élus, permettent « démocratiquement » de masquer la dictature du capital financier. Que nous apprennent ces élections ?

    La crise de l’électoralisme et du parlementarisme est internationale. Dans plusieurs pays (l’Autriche, la Grèce et la Grande Bretagne) la crise politique se prolonge par des élections anticipées suite aux résultats des élections européennes.

    Les élections n’ont jamais changé le monde. Sur un fond d’opposition ou non à l’UE, les résultats électoraux montrent qu’il existe à la fois un pôle progressiste en formation et un courant réactionnaire à plusieurs composantes : LR, LRM, RN et PS. L’abstention traduit en partie le refus du parlementarisme bourgeois et plus concrètement de ces partis. Parmi les masses se développe une opposition sociale et politique, pas toujours très claire, à la politique générale de Macron.

    Les Gilets Jaunes, par exemple,ont fait encore une fois la démonstration involontaire de la dictature du système et de sa violence. Leur conclusion: ce n’est qu’au quotidien que les choix concrets doivent se débattre et être mis en œuvre dans une démocratie populaire et directe. Mais est-ce possible dans la société actuelle où le capital financier exerce sa dictature pour le profit, y compris sous la forme de l’électoralisme bourgeois ?

    Les oppositions s’expriment nécessairement sous des formes multiples : vote ou non-vote ou dans des votes non pas pour un parti mais contre un autre… avec comme résultat qu’il n’y a pas de perspective positive. Les élections dans ces conditions ne peuvent être qu’un reflet déformé et très limité de la conscience sociale, tout au plus un thermomètre donnant la température de « l’opinion publique ».

    Presse, radio, télévision sont les moyens indispensables à la bourgeoisie pour diriger et orienter les élections. N’y apparaissent que les « grands partis » portant le discours dominant. Ça nous rappelle que 90% des moyens d’information sont possédés par des groupes financiers comme Bouygues, Dassault, Lagardère et Boloré.

    Les médias présentent de faux enjeux : choisir entre « progressistes » (LREM/Macron!) et nationalistes/populistes (Rassemblement National/Le Pen) alors que le véritable enjeu est entre ceux qui défendent ou se soumettent au capitalisme et ceux qui le combattent et veulent le renverser.

    Les élections passées, ces médias ne donnent que les pourcentages de votes exprimés, en exagérant les résultats. C’est pourquoi nos chiffres (toujours arrondis) tiennent compte des 47 Millions d’inscrits et des 23 M. de votes exprimés.

    Quelques chiffres et observations:

    L’abstention, le plus grand Parti (50%) exprime pour une grande part le refus d’entrer dans le cadre trompeur du parlementarisme bourgeois.

    Renaissance/ LREM (Macron), le parti au gouvernement ne réunit même pas 10% des inscrits, une nette baisse par rapport au 1er tour des Présidentielles en 2017 (17% des inscrits). Sa politique est perçue comme réactionnaire par une fraction de plus en plus combative des classes exploitées, mais elle n’est pas encore largement désavouée et combattue.

    Le Rassemblement National (Le Pen) regroupe à peine plus de 10% avec un peu plus de 5 Millions d’électeurs. Rapporté sur 20 ans, ce Parti stagne et même régresse par rapport à 2017. Le RN s’installe dans le paysage politique avec l’appui des forces dominantes et médiatiques qui le présentent comme un parti populaire alors qu’il défend le système capitaliste (pas d’augmentation du SMIC, division des travailleurs entre nationaux et ceux qui ne le sont pas). C’est pourquoi il faut renforcer le combat anti-raciste et anti-fasciste – le RN n’est en rien « anti-système », mais en un produit !

    Parce que Macron et LREM continuent avec succès leur politique avec de « nouvelles têtes », les Partis gestionnaires de longue date des intérêts bourgeois (de l’UMP-PR au PS) s’effondrent : 4,9% et 3,3% !

    Europe Ecologie/Les Verts ont profité des pertes de voix des autres partis et de l’augmentation de la participation et ils atteignent 6,6%. Leurs discours s’adaptent aux préoccupations grandissantes, fortes parmi la jeunesse, concernant les dégâts capitalistes sur l’environnement. Mais en continuant à défendre « l’économie de marché », donc le profit, ils renoncent à mobiliser réellement contre la destruction de l’unité de l’homme et de la nature.

    L’existence de 34 listes traduit aussi une recherche d’alternatives qui ne peut être qu’illusoires dans les conditions actuelles. Lors de ces élections en France, il n’y a pas de Parti porte une alternative socialiste révolutionnaire portant le prolétariat au pouvoir.

    La campagne de l’ICOR Europe – un travail pionnier !

    La Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) compte dans les pays de l’UE ou très liés à celle-ci des organisations membres ou des Amis de l’ICOR dans onze pays. Ensemble, ils avaient décidé d’une campagne électorale européenne commune et d’une coopération au sein de l’ICOR, renforçant ainsi l’ICOR.

    La principale préoccupation de l’ICOR concernant l’Europe : s’attaquer à l’impérialisme européen, avancer dans la construction du Parti révolutionnaire et gagner des forces pour le front uni anti-impérialiste. C’est quelque chose de nouveau et qui a réussi! Des affiches, des tracts, vidéos et meetings ont fait connaître l’ICOR comme moyen de préparer l’alternative révolutionnaire internationaliste. (voir note plus bas).

    Cette première campagne conjointe d’ICOR Europe contre l’impérialisme européen a été une étape importante et très fructueuse sur la voie de la construction de la solidarité internationale et du soutien mutuel à la construction de partis révolutionnaires. Toutes les organisations impliquées ont travaillé ensemble sur un pied d’égalité et sur la base de la lutte pour se renforcer. Le moment est venu d’évaluer et de consolider les succès: comment la prise de conscience de ce qu’est l’impérialisme a-t-elle évolué ? Comment la proposition du front uni anti-impérialiste a-t-elle été affirmée? Comment nos organisations continuent-elles à coopérer et à se renforcer ? ICOR Europe fait face à de nouveaux défis passionnants!

    Perspectives et quelques conclusions

    A l’avenir, les conditions économiques et sociales vont encore plus se dégrader, les affrontements vont se développer et déstabiliser encore plus les certitudes politiques et culturelles. Dans cette situation, les débats d’orientation politiques et les recompositions vont se développer. L’éclatement probable d’une nouvelle crise économique et financière ne ferait qu’accélérer les processus en Europe et dans le monde.

    S’il faut être au plus près des intérêts des masses prolétaires, participer à tous les mouvements qui s’opposent à l’ordre établi, affirmer uniquement la nécessité de mener des luttes quotidiennes ne suffit pas. Il faut aussi montrer la voie politique à suivre pour dépasser cette société d’exploitation, d’oppression et de destruction de la nature, qui ne peut être que l’alternative socialiste révolutionnaire. C’est pourquoi nous militons pour reconstruire un Parti marxiste-léniniste rassemblant en son sein les éléments les plus combatifs et les plus conscients. C’est pourquoi nous nous battons pour une Alliance des Révolutionnaires ouvrant la voie à la reconstruction de ce Parti, convaincus que l’avenir appartient au communisme.

    Note :The Rode Morgen / Pays Bas, le MIKZ (Organisation de la Communauté de la Jeunesse) / Hongrie, l’Organisation Communiste du Luxembourg (KOL), le Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), Le Parti Communiste de Bulgarie (BKP), le Groupe Marxiste-Léniniste Suisse (MLGS), etc. En France l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) se sont rapprochés les uns des autres et des contacts et membres ont été gagnés.

    Union Prolétarienne ML Juin 2019

    Quelques chiffres sur les élections de l’UENombre de voix (arrondi)En pourcentage des inscrits (arrondi)En pourcentage des votants (arrondi)
    Inscrits47 millions100,00%
    Votants24 millions50,00%
    Exprimés (moins les votes nuls ou blancs)23 millions48,00%
    Rassemblement National (Le Pen)Plus de 5 millions9,423%
    Renaissance (Macron)Moins de 5 millions9,422%
    Europe écologie/ Les Verts3 millions6,613
    LR – ex-UMP (Union Droite-Centre)2 millions4,98,5
    PS (Envie d’Europe)1,4 millions3,36

    (voir les résultats complets détaillés sur : http://elections.interieur.gouv.fr)

    Tableau 2 : Votes en millions pour le Front National/ Rassemblement National (Le Pen) :

    électionsEuropéenne2019Présidentielles 2017Européennes 2014Présidentielles 2012Présidentielles 2007Présidentielles 2002
    Nombre de voix FN/RN5 millions7,6 M4,7 M6,4 M3,8 M4,8 M
  • Éléments d’un bilan  – Communiqué UCL / UPML

    Éléments d’un bilan – Communiqué UCL / UPML

    Les 25 organisations membres en Europe de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) avaient décidé, en 2018, de cette campagne à l’occasion des élections européennes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, l’ont menée, ensemble avec les Amis de l’ICOR, avec fierté en France. A son issue, considérant la mesure de nos forces, les résultats sont largement positifs !

    Pour nous, il s’agit d’une une première, sous de multiples aspects :

    • Nous avons dénoncé l’Union européenne et ses États membres impérialistes, destructeurs de l’Homme et de la nature, fauteurs de guerre, dominants des pays opprimés.
    • Nous avons exposé la complexité des relations entre notre impérialisme et les autres qui constituent l’UE. Entre leur volonté de rapprochement et leur volonté de se dévorer les uns les autres. Nous avons dénoncé le diktat des monopoles dans les États  et dans l’UE à l’ère de la production internationale, la subordination et la fusion entre groupes monopolistes et organes étatiques et européennes – surtout contre l’illusion que l’on pourrait changer l’UE et renégocier les traités européens. L’alliance réactionnaire impérialiste et la forteresse capitaliste guerrière qu’est l’Union européenne est en même temps minée en interne par les contradictions inter-impérialistes.
    • Nous avons ciblé le mythe de la domination de Bruxelles. La France n’est pas dominée par l’UE ou par l’Allemagne. Le point de vue chauvin et souverainiste protège l’impérialisme français. A ce titre, le Frexit n’est pas la solution pour le rejet de l’Union européenne car notre premier ennemi est dans notre propre pays.
    • Ceci amène aux multiples crises de l’UE qui évoluent en s’approfondissant. L’impérialisme en crise est d’autant plus agressif envers d’autres puissances impérialistes et dans la lutte des classes.
    • La radicalisation réactionnaire de la politique intérieure dans presque tous les pays est largement subie et combattue dans les luttes, le caractère guerrier dangereux de l’UE cependant est encore très sous-estimé.
    • Notre critique sur l’UE est de gauche et révolutionnaire.

    Notre internationalisme s’est opposé au nationalisme et chauvinisme illusoires et trompeurs, défendu par certains partis et organisations, même de « gauche ». Nous avons combattu pour le droit d’asile, pour les soutien aux luttes révolutionnaires de libération, pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Les journées mondiales de lutte de l’ICOR, le 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses, durant laquelle nous avons défilé en commun à Lyon, et organisé une conférence,  et le 8 mai à l’occasion de la journée anti-guerre d’agression, ont été des moments forts dans cette campagne. Le 16 mai, à l’appel de l’ICOR-Amérique, nous avons participé à une journée de solidarité avec le Venezuela, pays assiégé par l’impérialisme américain, mais aussi menacé par l’UE. Lors des deux semaines d’action à Nantes et à Saint-Denis (93), nous étions largement visibles.

    Notre campagne a porté un contenu clair et combatif. Elle a tranché avec le contenu creux de la soupe fade et hypocrite vendue par les bourgeois. Nous l’avons transmise au travers de milliers d’autocollants, de tracts et d’affiches, que ce soit à Lyon, Paris, la Haute Provence ou Nantes. Nous nous sommes fait l’écho de la rébellion anti-impérialiste et nous avons travaillé à l’organiser. Ces activités ont rencontré un écho très favorable.

    Les nombreuses discussions et rencontres se sont tenues dans les quartiers, les entreprises, les syndicats et au sein des manifestations. Elles ont montré le rejet voire la révolte contre les différents fléaux la politique bourgeoise et la recherche d’une alternative sociale à la société capitaliste-impérialiste.

    Les élections n’ont jamais changé le monde.

    En réaction à la droitisation de la politique gouvernementale et des partis bourgeois, la société se polarise. Un large front uni anti-impérialiste et l’alternative révolutionnaire doivent se construire sur la base de l’opposition multiple qui se soulève face à cette droitisation.  

    Les liens étroits avec les couches populaires, en particulier avec le prolétariat, et un travail systématique pour gagner la confiance de ceux qui ont été abusés pendant des décennies par les politiciens et les politiciennes sont les conditions indispensables pour avancer. Nous devons apprendre de la résistance et des luttes menées par les masses, et nous devons être capable d’y apporter une réponse politique qui puisse mener sur le sentier de la victoire.  Nos interventions, nos diffusions, nos réunions et nos stands d’information ne s’arrêteront pas avec la fin des élections, comme le pratiquent les partis bourgeois. Nous poursuivons notre travail de liaison avec les masses.

    Dans le combat révolutionnaire, l’anticommunisme est toujours l’argument suprême de la bourgeoisie pour défendre son système pourrissant. Nous l’avons vu lors de scandaleuses interventions publiques, bâties sur les mensonges. Leur propagande déforme la vision de ce que peut être la société libérée de l’exploitation et de l’oppression pour les masses qu’est le socialisme révolutionnaire. Nous apporterons nos réponses aux accusations, nous développerons davantage encore nos idées et leur diffusion auprès de tous ceux et de toutes celles qui subissent l’exploitation et l’oppression.

    Nous avons pu renforcer l’unité idéologique et politique entre nos deux organisations ICOR, l’UPML et l’UCL, par la préparation commune de la campagne, basée sur l’analyse léniniste de l’impérialisme d’aujourd’hui. Nous nous sommes soutenus mutuellement dans l’agitation et propagande et dans la réalisation de nos interventions. Cette campagne confirme notre rapprochement pratique et théorique, expression de notre unification grandissante.

    De nouveaux adhérents renforcent nos deux organisations, l’Unité communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, et nous les accueillons avec fierté ! Les nouveaux membres, les nouveaux sympathisants et contacts apprécient notre orientation claire pour la révolution socialiste. Ils nous apportent des nouvelles initiatives, plus de richesses en idées et réflexions pour faire vivre le marxisme-léninisme !

    Nos deux jeunes organisations ont mené pour la première fois une campagne commune, ainsiq qu’une campagne de souscription. Pour soutenir l’activité de nos organisations et de l’ICOR, pour faire vivre les caisses de solidarité et de grève, nous avons besoin d’aide.  La collecte de dons continue encore jusqu’en juin et chaque camarade, sympathisant et contact est sollicité pour montrer sa conviction et sa générosité aussi sous l’aspect financier.  

    Nos liens avec les organisations membres de l’ICOR d’autres pays dans le monde présents en France, comme celles du Kurdistan et de la Turquie, comme celles des pays africains se sont établis ou approfondis. Dans la campagne, nous avons fait connaître leurs luttes : la grève de la faim des camarades kurdes, menée en solidarité avec les prisonniers politiques et contre leurs conditions de détention, en particulier celles d’Abdullah Özallan, détenu par le régime fasciste turque. La lutte des camarades du Cameroun pour la libération de leur pays de la dictature, soutenue par l’impérialisme français.

    Le système impérialiste,  dont UE et la France sont un des rouages essentiels, sont à l’origine de la misère des peuples et complices des crimes d’États. La coordination de nos luttes et l’unité des communistes au delà des frontières est bénéfique, apporte le soutien mutuel et la solidarité.

    Nous avons pu tisser des nouveaux liens avec plusieurs organisations communistes et révolutionnaires en France. Nous sommes résolument pour l’unité des communistes sur la base de principes clairs tout en combattant le sectarisme et l’opportunisme. La construction du Parti doit être la première préoccupation tous ceux qui se reconnaissent dans l’héritage communiste A la fin de notre campagne nous avons publié une lettre ouverte commune de l’UCL et de l’UPML aux organisations et aux individus isolés se réclamant du communisme en France avec la proposition d’une Alliance des Révolutionnaires comme première étape pour ce travail commun.

    Une délégation de la France est allée rejoindre nos camarades du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), candidat aux élections européennes. Sa «campagne électorale dans la rue » avait surtout l’objectif d’organiser les masses à différents niveaux, en particulier dans les organisations révolutionnaires. Nous avons été les témoins de leur soutien à un nouveau mouvement politique de réfugiés qui, courageusement, accuse l’impérialisme et qui s’attaque aux causes de l’exode massif des populations des pays opprimés. Surtout, ce mouvement se place dans une perspective active et combative, rompant avec la charité refusant l’image du réfugié comme mendiant pour un aumône, mais, au contraire, lui restituant sa véritable place : celle de prolétaires luttant pour l’émancipation générale de l’humanité.

    Nous avons mené cette campagne avec l’ICOR Europe qui nous a été un formidable soutien. L’ICOR Europe a pu s’unifier davantage déjà dans une conférence préparatoire en automne dernier. L’ICOR Europe est apparu comme une force dans la création, la mise à disposition et dans l’échange de matériel de propagande, d’analyses, et par la participation aux événements. Ainsi, des camarades de la coordination européenne sont venus le 1er mai à Lyon.  Nous allons faire le bilan, ensemble, au sein de l’ICOR Europe et continuer à construire notre unité pas par pas.

    Un grand merci à tous les camarades, nos sympathisants et sympathisantes, amis et amies ainsi que collègues pour leurs conseils, leur soutien et leur participation.

    Renforçons l’UPML et l’UCL! Renforçons l’ICOR ! Pour la révolution socialiste internationale ! L’avenir est à l’unité des communistes !