Étiquette : Unité des communistes

  • Tract commun Eco Défense / JR / UCL

    Tract commun Eco Défense / JR / UCL

    Marre de leur haine !

    Marre de notre impuissance !

    Prenons le pouvoir

    Les dirigeants, passés et présents, n’ont jamais porté nos intérêts. Les intérêts de celles et ceux qui construisent cette société par la sueur de leur front, c’est-à-dire nous toutes et tous.

    Nos salaires de misère ne sont qu’une miette face à l’accumulation obscène de richesses qui pourraient financer nos hôpitaux, nos écoles, nos routes, notre rail, nous nourrir et nous loger. Ces milliards d’euros glissent dans les poches des patrons, banquiers et des grands propriétaires. En un mot, les bourgeois nous écrasent, et se moquent de nous en prime.

    Ce n’est pas que Macron, le système entier est ignoble.

    Le capitalisme ravage les écosystèmes en nous détruisant toutes et tous sur le chemin, provoque des guerres d’invasion dévastatrices aux quatre coins du monde, ignore sans vergogne les famines et les épidémies, la mort et la misère. Des dizaines de millions de morts dans le monde chaque année sont laissés aux oubliettes pour enrichir les puissants sans limites.

    Cette caste de criminels veut nous priver de nos retraites pour goinfrer le secteur privé des assurances. Cette réforme prend place dans le large démantèlement du service public, pour bazarder toute notre vie au marché libre.

    Nous avons le choix : le pouvoir populaire ou l’extinction.

    On manifeste notre colère par tous les fronts, des secteurs en grève aux Gilets Jaunes, en passant par les luttes écologistes, féministes, antiracistes et LGBTI, mais nous sommes aussi beaucoup à réagir par l’impuissance et la résignation. Ces craintes sont compréhensibles, les bourgeois dirigent implacablement l’économie, le pouvoir et les médias.

    Mais ils ne sont pas intouchables, le capitalisme est voué à l’échec, à la crise et à l’implosion. Nous avons la capacité de renverser le rapport de force, par l’organisation et l’union des travailleuses et des travailleurs, par la démocratie populaire hors des institutions, par la lutte syndicale, l’organisation, le blocage et par la résistance.

    Imposons notre pouvoir et dégageons-les tous !

    La grève actuelle est majeure, et doit continuer de nous unir, pour ne pas seulement créer une convergence des luttes, mais une unification de la lutte. Face au mépris et au cynisme de la classe dirigeante, organisons-nous, faisons preuve de solidarité de classe et préparons la riposte !

    Les manifestations contre la réforme des retraites reprennent en 2020, nous appelons à rejoindre les manifestations massivement, à rejoindre les blocages en solidarité avec les grévistes, à contribuer aux caisses de grève, et à lutter tous ensemble ! Soutenons-nous les uns les autres, l’unité fait notre force, et prépare la victoire du peuple !

    Nous ne sommes rien, soyons tout !

  • Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées à nouveau pour faire le point de notre activité et déterminer comment poursuivre nos objectifs. À ce titre, nous avons débattu de plusieurs choses, notamment de la conjoncture actuelle.

    Une situation complexe ici.

    La conjoncture actuelle est complexe. Au niveau de notre État, en dépit de la mobilisation immense de l’année passée, en dépit de celle qui naît actuellement, la grande bourgeoisie monopoliste continue son offensive. L’anniversaire de un an de Gilets Jaunes marquera peut-être une relance du mouvement, dont les causes n’ont pas été éteintes. Le 5 décembre marque une autre étape dans la création d’un grand mouvement de lutte sociale.

    Cependant, nous constatons que, en dépit des efforts et de la bonne volonté de ceux qui luttent, en dépit de grèves très dures, que ce soit dans le privé ou dans le public, il n’a pas été possible d’obtenir une victoire autre qu’une dilution dans le temps du programme du gouvernement.

    L’attitude de celui-ci est particulièrement résolue. Aiguillonnée par la crise, mais également par la faiblesse des organisations et partis ouvriers, la grande bourgeoisie avance à grand pas. Elle ne s’embarrasse plus de prétentions démocratiques. Elle fait usage de la répression massive, et construit un arsenal juridique pour être toujours plus efficace. Les mouvements de luttes actuels ne parviennent pas à contrecarrer cette résolution.

    Dans le même temps, elle mène une double campagne : une pour se prétendre écologiste et espérer ainsi place des candidats écologistes-libéraux en lice pour les prochaines échéances électorales. L’autre pour instiller la haine et la division, entretenant un brasier pogromiste contre ceux et celles qui sont issus de l’immigration, contre les réfugiés et réfugiées, contre les migrants et migrantes. Sous couvert de lutte contre l’islam radical, c’est une campagne raciste et discriminatoire qui est menée.

    Pourtant cette attitude n’est pas révélatrice d’une force, mais d’une situation de faiblesse. C’est par dépit que les grands bourgeois et les grandes bourgeoises avancent avec une telle brutalité. Eux-mêmes sentent le sol qui se dérobent sous leurs pieds, du fait de la concurrence internationale, de la surexploitation des ressources, de la baisse des rendements de leurs investissements, de l’endettement sans fond. Surtout, c’est le fait que leurs laquais, leurs serviteurs politiciens et politiciennes sont sans cesse désavoués par les masses populaires. L’illusion démocratique, de l’alternance, du respect des programmes, est morte. Tuée par la répression, tuée par le mépris, tuée par l’incapacité du gouvernement de prendre réellement en considération l’urgence climatique, pourtant vitale.

    Le mur auquel se confrontent ces luttes, cet obstacle invisible, c’est la politisation et l’organisation de celles-ci. Les Gilets Jaunes ont déjà, à leur niveau, franchi une étape immense, en posant les questions non plus en termes économiques, mais également en termes politiques, en posant la question du régime, du pouvoir politique et de sa nature, et en fédérant autour de l’idée d’une démocratie plus juste, bâtie une un contenu de classe, d’une ébauche de démocratie populaire.

    Permettre aux luttes de franchir cette étape, de s’incarner dans une organisation politique, voilà l’une des tâches des communistes dans leur ensemble.

    Partout dans le monde, la lutte se développe.

    Internationalement, la situation est à la fois critique et porteuses de grands espoirs. Les mouvements sociaux frappent partout dans le monde, faisant reculer les gouvernements de certains pays. Chili, Equateur, Irak, Liban, Hong Kong …. etc. , sont le théâtre d’affrontements importants. Partout dans le monde, les peuples se révoltent contre les mêmes maux, contre les mêmes exploiteurs, contre les impérialismes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, saluent ces luttes. Nous considérons que nous avons un rôle à jouer, en tant qu’internationalistes, dans le soutien politique mais aussi pratique à ces luttes importantes. Nous soutenons la création du Front Antifasciste et Anti-impérialiste impulsé notamment par l’ICOR et l’ILPS. Nous appelons à ce que les organisations présentes en France s’incluent dans cette démarche essentielle, dans l’esprit d’une alliance internationale révolutionnaire.

    Il existe, parallèlement à cela, une autre situation importante : celle du Rojava. Elle a été au centre des discussions de la IV Conférence Internationale du Moyen-Orient de l’ICOR. Nous considérons que le combat mené par les FDS et leurs alliés est à la fois un combat extrêmement important en tant que tel, pour les enjeux de la résistance à l’oppression et à l’obscurantisme. Mais il éprouve également notre capacité, en tant que militants au sein d’un pays impérialiste, à réaliser une solidarité concrète et à comprendre réellement les enjeux de la lutte révolutionnaire démocratique.

    Ce processus révolutionnaire démocratique et anti-impérialiste a été décrit avec une grande palette de termes par différents courants politiques. Certains se montrent des apologues acritiques, incapables d’en voir les limites. D’autres, au contraire, n’ont vu que celles-ci, et ont rejeté l’intégralité de la lutte des FDS, du YPG, des volontaires internationaux, des communistes et des non-communistes. Nous pensons que nous sommes difficilement en mesure de donner des leçons de révolution à ceux qui ont vaincu Daesh et qui font face à l’armée turque. Nous ne pouvons surtout pas exiger d’eux qu’ils se fassent massacrer jusqu’aux derniers pour l’honneur et la pureté révolutionnaire. Nous avons des critiques à formuler, et nous les formulons de camarades à camarades, dans un esprit de soutien. Peut-être, comme l’affirment les puristes, le PKK et le PYD finirons par trahir la lutte, à devenir des agents de l’impérialisme et à être des relais locaux de telle ou telle force, comme le fait Barzani. Mais nous laissons les prophètes à leurs prophéties. Pour le moment, les faits ne leur donnent pas raison.

    Nous appelons à soutenir les initiatives de l’ICOR en direction du Rojava, notamment la construction d’infrastructures médicales. Nous ne nous satisfaisons pas de slogans, nous voulons pouvoir agir de manière concrète.

    Travailler à construire une riposte unitaire.

    C’est dans cet esprit que nous travaillons à construire un comité qui puisse intégrer autour d’un même ordre du jour les organisations membres de l’ICOR et leurs adhérents et adhérentes. Nous appelons ceux et celles qui seraient intéressés par l’ICOR ou les Amis de l’ICOR à se mettre en rapport avec nous. En particulier, nous appelons les organisations anti-impérialistes des zones contrôlées ou dominées par l’impérialisme français a travailler avec nous pour créer un front contre notre premier ennemi : notre propre bourgeoisie.

    Dans le même ordre d’idée, nous continuons de soutenir l’idée d’un nécessaire travail commun entre les organisations communistes, tant à l’échelle de notre État qu’à l’échelle internationale. Nous considérons que l’importance immense des tâches que les militants et militantes communistes, internationalistes, anti-impérialistes ont a remplir transcende le chauvinisme d’organisation. Nous saluons les organisations qui ont fait un premier pas en notre direction. Nous espérons que d’autres suivront. L’unité ne peut se contenter de déclarations d’intentions, elle se doit d’être réelle.

    Nous ne nions pas les débats idéologiques qui existent entre organisations. Ils sont la preuve d’une santé et d’une vigueur du courant communiste, ici. Cependant, nous pensons que nombre de ces débats ne sont pas contradictoires avec une coopération approfondie entre organisations.

    L’UCL et l’UPML ne font pas exception à cette règle. Cependant, nous pensons que les objectifs que nous avons à remplir exigent de briser le sectarisme et le chauvinisme d’organisation. Nous avançons nous même sur la voie d’une fusion organisationnelle.En dépit des débats idéologiques, politiques, programmatiques, nous considérons que nous avons à faire à un ennemi implacable. Ne nous ignorons pas !

    Nous appelons à des prises de position communes, notamment sur l’actualité politique ou internationale. Nous appelons à un travail commun, unitaire, réalisé dans un esprit de camaraderie, non de concurrence. Nous appelons à une collaboration dans l’analyse de l’actualité, mais également de notre héritage historique.

    Nous mettons en projet plusieurs chantiers importants pour la construction de nos organisations. Plusieurs formations seront faites pour élever le niveau de compréhension théorie, idéologique et politique de nos membres. Elles donneront lieu à des publications extérieures Nous préparons également plusieurs campagnes, dont certaines sont inspirées par l’ICOR, mais d’autres correspondent à la situation nationale ou locale.

    En 2021, le 150e anniversaire de la Commune de Paris sera aussi l’occasion de tirer les enseignements de cette expérience fondamentale, tant d’un point de vue idéologique qu’organisationnels.

    Nous considérons que notre travail conjoint avance d’une manière satisfaisante et ouvre la voie à un renforcement de nos organisations, mais également de l’influence des conceptions révolutionnaires communistes dans l’ensemble de la société de notre pays.

    Avançons, ensemble, vers la construction du Parti qui nous manque. Avançons, ensemble, vers la victoire.

  • Communiqué commun UPML/UCL

    Communiqué commun UPML/UCL

    Avançons ensemble !

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste se sont réunies durant l’été. Nos deux organisations ont pu débattre de la situation nationale et internationale, des pratiques de lutte et des perspectives de celles-ci.

    Nous considérons que cette rencontre est un succès sur plusieurs points :

    Plusieurs questions ont été abordées traitant les questions sur le fond, en utilisant une culture du débat prolétarien. Venant d’horizons divers, nous portons des analyses sous des angles différents. Mais ces différences de point de vue qui peuvent parfois apparaître ne forment pas des obstacles à la construction commune. Elles n’ont pas à être aplanies en amont de ce rapprochement. Au contraire, seul un cadre débat unique permet que celles-ci puissent évoluer en profondeur et qu’une position unitaire apparaisse. Nous ne voulons pas d’un débat entre sectes, nous voulons construire une organisation communiste.

    Nous portons un constat commun sur la conjoncture future. La crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas terminée. Elle s’approfondit, au contraire. Les relations internationales sont soumises à une tension croissante, que ce soit dans le domaine du commerce ou dans les rapports géopolitiques. Cela n’empêche pas l’existence de tendances importantes à l’intégration entre les capitaux et les entreprises, à l’exemple du conglomérat Chrysler-Fiat-Renault.

    Les luttes de l’an passé, quel que soit le domaine, ont montré que les masses populaires recherchent des solutions en dehors du cadre de société capitaliste. L’ensemble des luttes, qu’elle soit celle de Gilets jaunes, celle des écologistes, celle des travailleurs et des travailleuses ou des migrantes et des migrants ont montré que ce système ne parvient plus à apporter autre chose que misère et répression.

    La tendance qu’ont les gouvernements du monde entier à restreindre chaque fois davantage les droits politiques et économiques des masses populaires n’illustre pas la force du capitalisme. Elle illustre, au contraire, la fragilité d’institutions à bout de souffle, qui ne parviennent plus à camoufler leur corruption et leur assujettissement aux désirs des capitalistes. La tromperie ne fonctionnant plus, ils recourent à la force.

    Une année de combat s’ouvre, l’UPML et l’UCL joueront, ensemble, leur rôle.

    Nous avons également abordé, dans ce cadre, l’articulation de la lutte politique et de la lutte économique, notamment par le travail en sein des syndicats, la défense de la syndicalisation, du syndicalisme de lutte et la promotion du rassemblement vers un syndicalisme unique et combatif.

    La manière dont nos organisations conçoivent l’application de la ligne de masse, du travail au sein des luttes, notamment dans celles des Gilets Jaunes, qui a été le centre de gravité des combats de l’année. La nécessité d’agir en tant que militants communistes révolutionnaires, et de donner libre cours au plein potentiel de nos organisations dans les prochaines luttes a été soulignée.

    Nous ne pensons pas que nos rencontres doivent se limiter à une déclaration de principe généraux. Elles n’auraient aucun objet. Elles doivent servir à faire progresser l’unité idéologique et organisationnelle tant de nos groupes respectifs que de l’ensemble du mouvement communiste, ici, en France, dans les régions dominées par celle-ci, en Europe ou internationalement. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste s’accordent sur la nécessité impérieuse de cadres ad hoc permettant le travail commun.

    C’est l’un des buts recherché par nos organisations, au travers de la lettre ouverte envoyée aux organisations communistes présentes en France, pour constituer une alliance des révolutionnaires.

    Au travers de la construction progressive d’un Comité ICOR France, permettant aux organisations et individus membres de la coordination ou qui s’intéressent à ses activités de travailler ensemble.

    C’est également le fondement de notre travail au sein de l’ICOR et à la participation aux campagnes et aux journées d’action impulsées par celle-ci. Cela passe également par la promotion du Front Uni International Antifasciste et Anti-impérialiste, porté tant par l’ICOR que par l’International League of People Struggle (ILPS).

    Ultimement, il s’agit de la raison qui motive nos organisations à se rapprocher et à avancer sur le chemin d’une unification.

    Nos organisations sont porteuses de plusieurs projets de campagnes et de formations communes. À la fois dans le but de répercuter les campagnes de l’ICOR, mais également dans le fait de développer nos propres projets. Nous considérons que l’approche du 150e anniversaire de la Commune de Paris doit être l’occasion de faire de cette étape historique un point de focale pour les révolutionnaires du monde entier, dans le but d’en tirer les conclusions, mais également de créer le point de départ pour que l’histoire du mouvement révolutionnaire aille de l’avant, vers la victoire, vers le communisme.

  • Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Communiqué commun GRD, UPML et UCL : Avançons ensemble !

    Durant le week-end du 29-30 juin, la Garde Rouge Dijon, l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées. Cette rencontre s’inscrit dans une série de rapprochements ayant pour objectif de renforcer les liens de travail entre organisations communistes et l’intégration dans un espace de travail commun.

      Nos organisations partagent la même volonté de lutter contre la fragmentation des organisations communistes, contre le sectarisme et le chauvinisme d’organisation et de secte. Nous avons donc centré notre discussion sur les points permettant de faire avancer le projet d’Alliance des Révolutionnaires. 
    La crise du capitalisme mondial pousse les puissances impérialistes à montrer toujours plus d’agressivité pour maintenir et agrandir les taux de profit des grands monopoles capitalistes et leurs sphères d’influence. Même au sein des métropoles et des citadelles de l’impérialisme, les tensions s’accroissent, les niveaux de vie diminuent. Malgré tout ce que les capitalistes mettent en œuvre pour se sauver, ils ne peuvent conjurer une nouvelle onde de choc, une nouvelle crise économique,  encore plus profonde . 


      L’ICOR, en tant que coordination internationale rassemblant des organisations communistes révolutionnaires, propose aussi un cadre dans lequel il est possible d’avancer conjointement et de rassembler les forces communistes dans un même pays.  L’ICOR, du fait de sa nature internationale, place les organisations des pays impérialistes devant leurs responsabilités, non seulement en face du prolétariat de leur pays, mais également leurs responsabilités vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de l’impérialisme français. Nous comprenons les réticences que certaines organisations peuvent avoir à travailler avec d’autres, mais nous pensons que notre responsabilité est trop importante pour  repousser continuellement la question de la construction d’une alliance. Et nous sommes confiants de pouvoir surmonter les divergences existantes.
      
      C’est autour de ce constat et cette prise en compte de nos responsabilités, que nous déclarons vouloir entamer un travail commun d’analyse, des perspectives d’actions communes et de rassemblement. Nous ne nous considérons pas comme étant les propriétaires de ce processus : nous voulons travailler d’égal à égal et inclure le plus grand nombre possible d’acteurs qui partagent le même constat.
    Nous voulons lutter et gagner contre l’impérialisme, le capitalisme et leurs valets fascistes. Pour gagner, nous devons être forts, et pour être fort, nous devons nous rassembler autour de bases politiques communes minimales.


    Aujourd’hui, ce travail débute.
    Nul doute que demain, il portera ses fruits.

    Avançons ensemble vers la révolution !

  • Communiqué UPML :Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

    Communiqué UPML :Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

    Nous republions le bilan des élections rédigé par nos camarades de l’UPML, dans le but d’enrichir le débat, mais également car nous souscrivons en grande partie à ce qui est développé par eux.

    UPML, 6 juin 2019

    *Crise politique approfondie dans l’UE

    *Recherche d’une alternative sociale

    *Campagne ICOR

    Les élections sous le capitalisme sont une mise en scène de partis et de soi-disant représentants du peuple qui une fois élus, permettent « démocratiquement » de masquer la dictature du capital financier. Que nous apprennent ces élections ?

    La crise de l’électoralisme et du parlementarisme est internationale. Dans plusieurs pays (l’Autriche, la Grèce et la Grande Bretagne) la crise politique se prolonge par des élections anticipées suite aux résultats des élections européennes.

    Les élections n’ont jamais changé le monde. Sur un fond d’opposition ou non à l’UE, les résultats électoraux montrent qu’il existe à la fois un pôle progressiste en formation et un courant réactionnaire à plusieurs composantes : LR, LRM, RN et PS. L’abstention traduit en partie le refus du parlementarisme bourgeois et plus concrètement de ces partis. Parmi les masses se développe une opposition sociale et politique, pas toujours très claire, à la politique générale de Macron.

    Les Gilets Jaunes, par exemple,ont fait encore une fois la démonstration involontaire de la dictature du système et de sa violence. Leur conclusion: ce n’est qu’au quotidien que les choix concrets doivent se débattre et être mis en œuvre dans une démocratie populaire et directe. Mais est-ce possible dans la société actuelle où le capital financier exerce sa dictature pour le profit, y compris sous la forme de l’électoralisme bourgeois ?

    Les oppositions s’expriment nécessairement sous des formes multiples : vote ou non-vote ou dans des votes non pas pour un parti mais contre un autre… avec comme résultat qu’il n’y a pas de perspective positive. Les élections dans ces conditions ne peuvent être qu’un reflet déformé et très limité de la conscience sociale, tout au plus un thermomètre donnant la température de « l’opinion publique ».

    Presse, radio, télévision sont les moyens indispensables à la bourgeoisie pour diriger et orienter les élections. N’y apparaissent que les « grands partis » portant le discours dominant. Ça nous rappelle que 90% des moyens d’information sont possédés par des groupes financiers comme Bouygues, Dassault, Lagardère et Boloré.

    Les médias présentent de faux enjeux : choisir entre « progressistes » (LREM/Macron!) et nationalistes/populistes (Rassemblement National/Le Pen) alors que le véritable enjeu est entre ceux qui défendent ou se soumettent au capitalisme et ceux qui le combattent et veulent le renverser.

    Les élections passées, ces médias ne donnent que les pourcentages de votes exprimés, en exagérant les résultats. C’est pourquoi nos chiffres (toujours arrondis) tiennent compte des 47 Millions d’inscrits et des 23 M. de votes exprimés.

    Quelques chiffres et observations:

    L’abstention, le plus grand Parti (50%) exprime pour une grande part le refus d’entrer dans le cadre trompeur du parlementarisme bourgeois.

    Renaissance/ LREM (Macron), le parti au gouvernement ne réunit même pas 10% des inscrits, une nette baisse par rapport au 1er tour des Présidentielles en 2017 (17% des inscrits). Sa politique est perçue comme réactionnaire par une fraction de plus en plus combative des classes exploitées, mais elle n’est pas encore largement désavouée et combattue.

    Le Rassemblement National (Le Pen) regroupe à peine plus de 10% avec un peu plus de 5 Millions d’électeurs. Rapporté sur 20 ans, ce Parti stagne et même régresse par rapport à 2017. Le RN s’installe dans le paysage politique avec l’appui des forces dominantes et médiatiques qui le présentent comme un parti populaire alors qu’il défend le système capitaliste (pas d’augmentation du SMIC, division des travailleurs entre nationaux et ceux qui ne le sont pas). C’est pourquoi il faut renforcer le combat anti-raciste et anti-fasciste – le RN n’est en rien « anti-système », mais en un produit !

    Parce que Macron et LREM continuent avec succès leur politique avec de « nouvelles têtes », les Partis gestionnaires de longue date des intérêts bourgeois (de l’UMP-PR au PS) s’effondrent : 4,9% et 3,3% !

    Europe Ecologie/Les Verts ont profité des pertes de voix des autres partis et de l’augmentation de la participation et ils atteignent 6,6%. Leurs discours s’adaptent aux préoccupations grandissantes, fortes parmi la jeunesse, concernant les dégâts capitalistes sur l’environnement. Mais en continuant à défendre « l’économie de marché », donc le profit, ils renoncent à mobiliser réellement contre la destruction de l’unité de l’homme et de la nature.

    L’existence de 34 listes traduit aussi une recherche d’alternatives qui ne peut être qu’illusoires dans les conditions actuelles. Lors de ces élections en France, il n’y a pas de Parti porte une alternative socialiste révolutionnaire portant le prolétariat au pouvoir.

    La campagne de l’ICOR Europe – un travail pionnier !

    La Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) compte dans les pays de l’UE ou très liés à celle-ci des organisations membres ou des Amis de l’ICOR dans onze pays. Ensemble, ils avaient décidé d’une campagne électorale européenne commune et d’une coopération au sein de l’ICOR, renforçant ainsi l’ICOR.

    La principale préoccupation de l’ICOR concernant l’Europe : s’attaquer à l’impérialisme européen, avancer dans la construction du Parti révolutionnaire et gagner des forces pour le front uni anti-impérialiste. C’est quelque chose de nouveau et qui a réussi! Des affiches, des tracts, vidéos et meetings ont fait connaître l’ICOR comme moyen de préparer l’alternative révolutionnaire internationaliste. (voir note plus bas).

    Cette première campagne conjointe d’ICOR Europe contre l’impérialisme européen a été une étape importante et très fructueuse sur la voie de la construction de la solidarité internationale et du soutien mutuel à la construction de partis révolutionnaires. Toutes les organisations impliquées ont travaillé ensemble sur un pied d’égalité et sur la base de la lutte pour se renforcer. Le moment est venu d’évaluer et de consolider les succès: comment la prise de conscience de ce qu’est l’impérialisme a-t-elle évolué ? Comment la proposition du front uni anti-impérialiste a-t-elle été affirmée? Comment nos organisations continuent-elles à coopérer et à se renforcer ? ICOR Europe fait face à de nouveaux défis passionnants!

    Perspectives et quelques conclusions

    A l’avenir, les conditions économiques et sociales vont encore plus se dégrader, les affrontements vont se développer et déstabiliser encore plus les certitudes politiques et culturelles. Dans cette situation, les débats d’orientation politiques et les recompositions vont se développer. L’éclatement probable d’une nouvelle crise économique et financière ne ferait qu’accélérer les processus en Europe et dans le monde.

    S’il faut être au plus près des intérêts des masses prolétaires, participer à tous les mouvements qui s’opposent à l’ordre établi, affirmer uniquement la nécessité de mener des luttes quotidiennes ne suffit pas. Il faut aussi montrer la voie politique à suivre pour dépasser cette société d’exploitation, d’oppression et de destruction de la nature, qui ne peut être que l’alternative socialiste révolutionnaire. C’est pourquoi nous militons pour reconstruire un Parti marxiste-léniniste rassemblant en son sein les éléments les plus combatifs et les plus conscients. C’est pourquoi nous nous battons pour une Alliance des Révolutionnaires ouvrant la voie à la reconstruction de ce Parti, convaincus que l’avenir appartient au communisme.

    Note :The Rode Morgen / Pays Bas, le MIKZ (Organisation de la Communauté de la Jeunesse) / Hongrie, l’Organisation Communiste du Luxembourg (KOL), le Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), Le Parti Communiste de Bulgarie (BKP), le Groupe Marxiste-Léniniste Suisse (MLGS), etc. En France l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) se sont rapprochés les uns des autres et des contacts et membres ont été gagnés.

    Union Prolétarienne ML Juin 2019

    Quelques chiffres sur les élections de l’UENombre de voix (arrondi)En pourcentage des inscrits (arrondi)En pourcentage des votants (arrondi)
    Inscrits47 millions100,00%
    Votants24 millions50,00%
    Exprimés (moins les votes nuls ou blancs)23 millions48,00%
    Rassemblement National (Le Pen)Plus de 5 millions9,423%
    Renaissance (Macron)Moins de 5 millions9,422%
    Europe écologie/ Les Verts3 millions6,613
    LR – ex-UMP (Union Droite-Centre)2 millions4,98,5
    PS (Envie d’Europe)1,4 millions3,36

    (voir les résultats complets détaillés sur : http://elections.interieur.gouv.fr)

    Tableau 2 : Votes en millions pour le Front National/ Rassemblement National (Le Pen) :

    électionsEuropéenne2019Présidentielles 2017Européennes 2014Présidentielles 2012Présidentielles 2007Présidentielles 2002
    Nombre de voix FN/RN5 millions7,6 M4,7 M6,4 M3,8 M4,8 M
  • L’UCL salue la fondation de l’Union Communiste Libertaire.

    L’UCL salue la fondation de l’Union Communiste Libertaire.

    L’UCL salue la fondation de l’Union Communiste Libertaire.

    L’Unité Communiste de Lyon salue le congrès d’unification réalisé par Alternative Libertaire et la Confédération des Groupes Anarchistes.

    Bien que n’étant nous même pas libertaires et ne partageant pas une partie du fond théorique et idéologique des deux organisations, nous regardons cependant cette unification comme étant quelque chose de fondamentalement positif.

    Nous saluons le communiqué qui est issus de la fusion, notamment le bilan qui est fait de la situation général et de la nécessité de l’investissement dans la lutte des classes.

    Nous soutenons et appelons à saluer toutes les initiatives qui vont dans le sens d’une recomposition rationnelle des forces militantes révolutionnaire et progressistes, que ce soit en France ou ailleurs.

    Nous considérons que ce congrès est la transcription de ce qui nous paraît un objectif pour les communistes aussi : faire se rapprocher et fusionner les forces qui luttent, sur la base d’un constat commun et d’un programme – au sens communiste du terme – compatible.

    Nous avons ainsi lancé, avec l’UPML et sous patronage de l’ICOR, la construction d’une alliance des révolutionnaires en France, dans un appel à destination des organisations communistes et anti-impérialistes.

    Cependant, nous sommes, d’une manière large, pour travailler conjointement avec toutes les forces luttant contre l’impérialisme et le capitalisme, dans des rapports de camaraderie et d’honnêteté mutuelle.

    C’est dans cet esprit que nous saluons la fusion entre Alternative Libertaire et la Confédération des Groupes Anarchistes.

    Par une certaine forme d’ironie du sort, nous avions prévu de saluer la formation de l’Union Communiste Libertaire avant de connaître quelle serait la dénomination de l’organisation qui en naîtrait. Nous trouvons que cela donne une certaine saveur, involontaire, certes, au salut que nous leur adressons. Nous n’allons pas prétendre que nous pouvons posséder un acronyme de trois lettres plus qu’une autre organisation, même si nous pensons que cela puisse engendrer localement une certaine confusion.

    Le développement de l’Unité Communiste de Lyon débouchant progressivement sur un élargissement dans un cadre géographique plus grand, sans compter l’inclusion progressive dans un cadre organisationnel plus approfondi, il est d’ailleurs certain que les acronymes changeront rapidement, pour laisser place un nom qui reflétera mieux le nouveau cadre organisationnel dans lequel nous serons.

    Nous félicitons à nouveau la création de cette nouvelle organisation.

    L’UCL salue l’UCL !

  • Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Lettre ouverte aux organisations communistes présentes en France et aux militants et militantes isolées pour la construction dune Alliance des Révolutionnaires.

    03 / juin / 2019

    Camarades,              

    1. L’UCL (Unité Communiste de Lyon) et l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste Léniniste), membres de l’ICOR (Coordination internationale des organisations et partis révolutionnaires), vous adressent aujourd’hui ce courrier public, car nous considérons que nous devons nous tendre mutuellement la main et nous adresser à l’ensemble des forces se revendiquant du communisme, de la révolution, de la lutte anti-impérialiste.

    2. La réorganisation de la production à l’échelle internationale provoque des crises plus profondes et étendues qu’auparavant. La situation sociale, et, par voie de conséquence la situation politique, est critique. L’application du programme social et économique de la grande bourgeoisie monopoliste, par le truchement des gouvernements, fait sentir ses effets. Les droits sociaux sont très durement touchés et le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

    3. Les coups de boutoirs du gouvernement ont jeté dans la rue des pans entiers – et nouveaux!- de la société, déclenchant une résistance de masse d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent dans l’histoire récente. Cependant, ce mouvement assez spontané n’est pas parvenu à remporter de victoires ni même à enrayer la charge kamikaze de Macron et de ses sbires. La bourgeoisie continue d’enregistrer des victoires tactiques dans ses réformes liquidatrices.

    4. Or, la menace est plus profonde qu’une « simple » baisse du niveau de vie. Aux attaques contre les droits économiques qui suscitent la colère et le ressentiment, font suite les attaques contre les droits politiques, contre les « libertés formelles » : le droit de manifester, la presse, la justice, le droit à l’éducation…

    5. Les attaques réactionnaires en France vont de paire avec les interventions de l’impérialisme français à l’extérieur. Nous devons combattre d’une part, sa pression croissante sur les régions dominées ou colonisées et, d’autre part, ses tentations de repartage du monde.

    6. Des spectres inquiétants rôdent à l’horizon. Le danger existe d’une « droite élargie ». Cette coalition ultra réactionnaire, unissant les secteurs « fréquentables de l’extrême-droite » et de la droite traditionnelle, lorgne sur la possibilité d’accéder au pouvoir après la fin du mandat de Macron, pour poursuivre sa politique en essayant de se recomposer pour être le prochain outil destiné à écraser le peuple. Les appels du pied que se font les Ciotti, Wauquiez, Dupont-Aignant et Le Pen ne passent pas inaperçus.

    7. L’influence des thèses réactionnaires et sociales-chauvines contamine jusqu’à certaines organisations se revendiquant du mouvement ouvrier ou même du communisme. Plusieurs organisations en France font campagne par rapport à l’UE en clamant que la France impérialiste est un dominion des USA, de l’Allemagne ou de l’OTAN. Ces organisations se placent, en réalité, comme des soutiens objectifs de notre impérialisme en minimisant le rôle souvent déterminant des monopoles français dans les décisions réactionnaires de Bruxelles et même des instances internationales (FMI, OMC …). Elles sont un cheval de Troie dans nos rangs.

    8. Ces forces espèrent tirer bénéfice de la situation, soit en gagnant des positions dans les mouvements sociaux, en jouant sur le confusionnisme par rapport à l’UE impérialiste, en avançant leurs mots d’ordre ; soit en tirant partie du contrecoup réactionnaire qui apparaîtra si les luttes sociales refluent. Il n’est pas possible d’ignorer le caractère particulier de la situation politique et, même si beaucoup d’entre nous rejettent les élections bourgeoises, il n’est pas possible de nier qu’elles sont un moment important de politisation contre la politique bourgeoise, contre la dictature des monopoles.

    9. Les fractions les plus réactionnaires de la bourgeoisie ne laisseront pas passer cette occasion pour avancer leurs positions, d’autant que le climat économique peut être confronté à une nouvelle tourmente. Cependant une partie croissante des masses populaires – gilets jaunes, grévistes, syndicalistes, jeunes, femmes – résiste, lutte, proteste et est ouverte à notre propagande : aujourd’hui plus que jamais elle remet en cause partiellement ou totalement le capitalisme. Cette situation polarisée est donc favorable au renforcement du courant révolutionnaire à condition que notre camp soit crédible et recherche lui-même l’unité et la force pour le combat !

    10. Les forces communistes, dans ce cadre là, sont mises en face de leurs responsabilités. Nous nous sommes battus, dans la mesure de nos forces, de nos possibilités, de nos terrains. Nous nous sommes battus pour faire avancer la conscience politique et l’organisation des masses populaires et particulièrement des prolétaires, en lutte ou non. Mais il n’existe pas encore de « pôle rouge » capable de pouvoir apparaître d’une manière visible, de former un centre d’attraction et de gravité pour avancer vraiment. On ne peut pas continuer comme ça !

    11. Il ne faut pas attendre pour se retrouver ; il existe des différences théoriques, idéologiques, politiques au sein des organisations politiques qui constituent la mouvance communiste en France et dans les régions dominées par elle.

    12. Jusqu’à maintenant chaque organisation a mis l’accent principalement sur les divergences, mais pas assez sur les possibilités d’action commune : ainsi on a trop séparé la théorie et la pratique et pas assez développé un travail de masse commun des différentes organisations : déclarations, pétitions, réunions publiques, cortèges et mots d’ordre communs dans les manifestations. Nous aurions tous à gagner à ce que ce pôle révolutionnaire existe et soit bien visible.

    13. Nous avons le droit d’être en désaccord sur des questions tactiques, mais nous avons aussi le devoir de mener avec les masses populaires la lutte de la manière la plus efficace, car nous nous battons, en dernière analyse, non pas pour rallier à notre groupe, mais pour une cause, servir le peuple et construire, avec les travailleurs les plus combatifs dans la lutte de classe, l’outil de la révolution, une organisation d’avant-garde, le parti dont nous avons tous besoin.

    14. Nous proposons de nous rencontrer, d’acter les uns et les autres de nos existences – et de nos différences!- mais, surtout, acter le fait que nous ne pouvons faire face, seuls, aux tâches immédiates qui nous incombent sur le plan national et international : constitution d’un front uni anti-impérialiste, d’un front unique prolétarien et action commune contre l’UE impérialiste.

    15. Le « saut de puce » que nous proposons est indispensable et fondamental pour  commencer ce travail de construction.

    16. Pour notre part, nous voulons reconnaître chaque groupe qui puisse se retrouver dans des lignes de démarcation simples et basiques, non pas comme un rival, mais comme un partenaire qui contribue à faire grandir collectivement la perspective du socialisme au sein des masses et notre capacité à jouer un rôle concret et réel dans les luttes.

    En espérant de la part de vos organisations des réponses positives.

    Salutations révolutionnaires.                               

    L’UPML et l’UCL, organisations membres de l’ICOR             

  • UE, ICOR-France et construction du Parti. Déclaration commune UPML-UCL.

    UE, ICOR-France et construction du Parti. Déclaration commune UPML-UCL.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, se sont réunies ce début de mois de mars en région parisienne. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un processus de travail initié depuis maintenant plus d’un an et demi entre les deux organisations. Cette rencontre a été extrêmement positive sur l’ensemble des points évoqués.

    Elle porte un nombre conséquent de projets communs, en France comme internationalement.

    1.Construire la campagne sur l’Europe.

    Les deux organisations sont parties prenantes de la campagne initié par la coordination continentale de l’ICOR sur la question des élections européennes.

    Les luttes prennent un essor – en France, dans d’autres pays européens et au delà de l’Europe. Elles combattent le capitalisme – contre l’exploitation et pour la justice sociale, contre les menaces de l’environnement naturel, contre la corruption et les oligarchies et pour la démocratie populaire. Notre campagne avec l’ICOR dénonce l’Union Européennes comme une alliance réactionnaire servant les intérêts des impérialistes d’Europe, au premier rang desquels se trouvent l’impérialisme Allemand et l’impérialisme Français.

    Nous nous érigeons contre les discours qui visent à faire croire aux masses populaires que l’Europe pourrait être autre chose, qu’elle pourrait être celle des « peuples » ou des « nations ». De faire croire qu’une Europe sociale est possible dans le cadre capitaliste-impérialiste. L’Europe est un outil d’exploitation des hommes, des femmes et des ressources naturelles. L’Europe est une alliance impérialiste pour le repartage du monde en concurrence avec d’autres impérialistes comme les États-Unis, la Chine, la Russie etc. et ne reculera pas devant une guerre.

    Nous nous érigeons également contre les discours qui essaient de faire passer la France pour un État dominé par les traités européennes. Nous affirmons que la France, État impérialiste, n’est pas dominée par l’Europe. La bourgeoisie monopoliste de France tire conjointement profit de celle-ci avec celle d’Allemagne et de d’autres pays.

    Nous rejetons les analyses sociales-chauvines qui inventent une domination venant d’Allemagne, des USA ou d’un capitalisme apatride sur la France. Nous considérons que notre objectif suprême, chasser la bourgeoisie du pouvoir ne dépend pas, comme préalable d’une « sortie des traités européens », de l’UE ou de l’OTAN.

    Nous considérons que les positions qui défendent une « restauration de la souveraineté nationale » comme préalable incontournable au fait de vouloir lutter frontalement contre l’impérialisme français et la bourgeoise monopolistique  ne font qu’inventer des étapes pour, au final, reculer devant la tâche historique qui s’impose à nous.

    Nous considérons comme extrêmement dangereuse la position qui consiste à vouloir rechercher une « alliance patriotique » avec l’extrême-droite contre l’UE.

    Nous considérons que les élections européennes doivent être prises pour ce qu’elles sont réellement : une occasion de dénoncer l’UE comme organisation réactionnaire et de défendre la nécessité impérieuse d’un Parti Communiste Révolutionnaire capable de lutte contre la bourgeoisie et l’impérialisme.

    Entre organisations révolutionnaires dans l’ICOR, nous allons nous coordonner et nous soutenir mutuellement pour soutenir les luttes en cours: Nous combattons pour des revendications communes et nous organiserons des activités et réunions internationales. Prolétaires de tous les pays unissez-vous !  

    Le premier mai 2019 sera une journée importante dans le climat social et politique actuel. Nous proposons de défiler dans un cortège commun, internationaliste et révolutionnaire. Nous invitons les organisations et les individus qui se retrouvent dans nos mots d’ordre à rejoindre et renforcer ce cortège pour qu’il soit le plus massif possible.

    Nous organiserons également des réunions publiques pour à la fois exposer nos positions quant à l’Union Européenne, mais également pour défendre la nécessité d’un Parti Communiste révolutionnaire capable de battre l’impérialisme français et le pouvoir bourgeois.

    2.Construire l’ICOR-France

    Dans le but de renforcer les liens de solidarité internationale et la coordination des forces révolutionnaire, nous annonçons que sera prochainement fondé un Comité ICOR-France. Ce comité sera ouvert aux organisations membres de l’ICOR – qu’elles soient françaises ou non – aux membres des Amis de l’ICOR présents en France. Nous voulons également inviter les forces présentes dans les régions dominées par l’impérialisme français et qui veulent coordonner leur lutte contre celui-ci, a rejoindre ce comité.

    3.Parler d’une voix unique !

    En tant qu’UCL et qu’UPML, nous voulons également nous adresser à l’ensemble des organisations se revendiquant du communisme, de la révolution et de la volonté de renverser l’ordre capitaliste. L’expression communiste, au cours de l’immense mouvement combatif des Gilets Jaunes, a été faible. Nous avons eu, chacun de notre côté, des succès locaux, mais nous ne sommes pas parvenus à nous imposer comme un pôle fondamental de la lutte, comme un centre de gravité de celle-ci. Nos lignes, nos conceptions, ont pu marquer certaines assemblées, ont pu rallier, mais cela reste en deçà de ce que nous pouvons faire.

    Nous ne pouvons pas nous ignorer mutuellement. Nous voulons qu’il soit possible de reconnaître chacun nos existences, de mener une politique de coopération entre nos organisations sans taire les divergences. Nous actons du fait que certaines stratégies sont contradictoires les unes avec les autres et, a fortiori, avec la nôtre. Mais ces stratégies contradictoires ne signifient pas qu’une hostilité ou une ignorance doivent exister.

    Nous pouvons et nous devons chercher l’unité entre nous face à l’exploitation capitaliste et à l’agression impérialiste !

    4.Poser les bases de l’unification.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste actent, enfin, qu’il n’existe aucun obstacle idéologique fondamental et insurmontable à ce que nous deux organisations puissent s’unifier. Nous considérons que nous partageons une stratégie et une conception générale commune et compatible.

    Nos deux organisations pensent que de cette unification doit déboucher autre chose qu’une simple adjonction de forces. Nous voulons créer quelque chose de qualitativement supérieur à l’outil dont nous disposons aujourd’hui.

    Les chantiers importants qu’ont acté nos organisations durant ce week-end demanderont des efforts importants et constants, tout comme des forces nouvelles, pour être menés à bien. Ils sont ambitieux, l’UPML et l’UCL en conviennent, mais ils sont ambitieux car elles doivent se hisser à la hauteur de la tâche qui les attends.

    Le travail d’aujourd’hui portera, demain, ses fruits, au travers des victoires qui seront remportées.

    En avant vers la construction du Parti.
    Renforçons l’ICOR.

    Luttons pour la victoire !

  • Le mouvement des Gilets Jaunes : Construire les outils de la victoire – Partie 6

    Le mouvement des Gilets Jaunes : Construire les outils de la victoire – Partie 6

    Construire les outils de la victoire.

    Partie 6

    Il faut être réaliste. A moins qu’il se produise un phénomène inattendu et imprévisible, le mouvement des Gilets Jaunes conduira immanquablement à un reflux, tôt ou tard. En tant que tel, il ne peut déboucher sur une révolution prolétarienne, sans que des préalables soient franchis en amont.

    L’usure, la fatigue, la répression de l’Etat bourgeois auront raison de la mobilisation. La bourgeoisie est gênée par ce mouvement, elle a été un peu écornée en surface. Mais elle n’a pas été menacée dans les fondements de son pouvoir, dans les racines de son ordre. Les affrontements ont pu déborder tactiquement les forces de l’ordre, la police, mais n’ont pas été une menace d’ordre stratégique, laquelle ne peut émerger que si elle a volonté à substituer un nouveau pouvoir à l’ancien dans les zones où les affrontements ont mis en péril la possibilité pour ce dernier de fonctionner correctement.

    Les assemblées qui émergent aujourd’hui posent les embryons de l’amorce de ces questions. Elles sont une première phase d’un questionnement qui présente une étape supérieure. Ces réunions de coordination et d’élaboration d’un calendrier posent la question du pouvoir au sens premier du terme, c’est-à-dire, au stricto sensu, le fait de « pouvoir ». Pouvoir prendre des décisions et pouvoir les faire appliquer. Mais cela ne suffit pas et demande, de plus, une certaine conception stratégique et une certaine conception organisationnelle. Or, cela fait partie de la tâche des organisations politiques communistes de les porter. Sans organisation communiste, pas de mouvement communiste.

    Le reflux se manifestera tôt ou tard. Nous devons l’anticiper pour que tout ne soit pas perdu. La mobilisation a jeté dans la rue toute une population qui n’avait jamais été mobilisée auparavant, qui n’avait pas été engagée, pas militante, peu idéologisée. Elle forme une expérience commune à un grand nombre d’individus tandis que toute une partie de la jeunesse, en particulier lycéenne, sera irrémédiablement marquée par les images terribles de la répression.

    Cela laissera forcément des traces, des séquelles, des souvenirs. Mais cela ne veut pas dire mécaniquement qu’une nouvelle génération d’engagés et d’engagées militants et militantes est née et qu’elle perdurera. Le fait de ne pas parvenir à une victoire stratégique, le fait de porter peut-être un soutien à des candidats aux élections qui trahiront leurs engagements, tout ceci peut, en dernière instance, renforcer le sentiment d’impuissance et la désespérance que la combativité. Plus qu’un statu quo ante bellum, l’expérience vécue peut être un frein à un nouvel engagement.

    Il n’est pas possible de contrer le reflux des mouvements de masse. Même en URSS ou en Chine, les mobilisations de masses, malgré la puissance des partis communistes, avaient leurs flux et leurs reflux. Mais il est possible de ressortir renforcé et en position de force par rapport à avant le mouvement.

    Cela ne peut être fait que par le fait d’organiser ceux et celles qui se sont mobilisés, dans nos organisations politiques ou dans les organisations de masse. Nous le savons mais nos ennemis le savent également.

    Les fascistes tout comme les électoralistes tentent une guerre de mouvement pour savoir qui ressortira gagnant politiquement de cette épreuve de force. Chacun avance ses positions. Nous devons avancer les nôtres également, sans toutefois nous livrer aux opérations cyniques des uns et des autres. Il faut mener une politique qui permette aux masses de pouvoir participer au processus de création du Parti Communiste révolutionnaire, que cette question ne soit pas l’apanage unique de militants dans un entre-soi.

    Nous devons le faire en faisant la démonstration de la nécessité de l’organisation politique comme outil de la victoire. Car, contrairement aux organisations fascistes qui existent pour servir la bourgeoisie, contrairement aux organisations électoralistes qui sont simplement des perspectives de carrière, nos organisations sont génétiquement différentes. Ou du moins doivent l’être.

    Pourquoi avons-nous besoin d’une organisation ?

    Avant tout pour gagner définitivement contre la bourgeoisie et son ordre d’exploitation.

    C’est pour cela que nous avons besoin de nous organiser. C’est pour cela que nous avons besoin d’une forme d’organisation qui puisse permettre de remporter cette victoire, c’est pour cela, encore, que nous avons besoin d’une politique d’unification qui permette de forger cet outil. Nous faisons le choix de fonctionner au centralisme démocratique, même si cela demande une rigueur à accroître, non pas parce qu’il s’agit d’un fétichisme malsain autour de l’ordre, mais parce que nous avons le devoir d’être efficace dans nos prises de décision et dans leur application par la suite.

    Replacer cela à sa juste place répond à un certain nombre de questions fondamentales sur les formes que doivent prendre notre organisation et sur le programme de développement que nous devons suivre pour parvenir à remplir nos objectifs.

    Pour revenir à ce que nous mentionnions plus en amont de cette brochure, il existe une ligne de démarcation entre notre conception et celle qui est défendue par d’autres courants idéologiques s’apparentant au communisme. Parce que nous n’attendons pas « le Grand Soir », parce que nous ne vivons pas dans l’espoir que la révolution n’« arrive » mais que nous voulons la mener, nous avons des exigences. Notre faiblesse, notre statut de groupe ne nous suffit pas. Nous ne saurions nous en contenter. Il nous est insupportable. Contrairement au « Collectif Athéné Nyctalope », contrairement à « A gauche » ou à un grand nombre d’autres organisations politiques, même d’importance nationale, nous ne pouvons rester ainsi.

    La bourgeoisie est organisée et structurée dans le but de pouvoir assurer sa domination sur les exploités et les exploitées. Si nous voulons non seulement nous soustraire à cela, y mettre fin, mais également empêcher que d’autres systèmes de domination ne soient mis en place, il nous est essentiel de pouvoir être à la hauteur de la tâche.

    Or pour se hisser à cette hauteur, les mouvements seuls, les comités, les collectifs, ne suffisent pas. Si Lénine a défini le Parti de type nouveau, ce n’est pas par fétichisme de l’autorité, mais bel et bien car il répond aux nécessités du combat révolutionnaire. Sa structure, sa discipline est faite pour remplir ces tâches, non pour faire plaisir et pour créer des espaces de contre-culture.

    Tout ramène, en bout de piste, à la question du Parti Communiste révolutionnaire. Nous avons besoin d’un parti pour être plus efficaces. Nous ne sommes pas les seuls à penser cela, heureusement. Mais nous ne sommes pas forcément en accord sur la définition des termes du sujet tout comme sur le diagnostic à poser. La question du PCF rejoint celle-là. Cela ne signifie pas qu’il faille considérer que tout ce qu’il contient est fait de poison. Certains, notamment les « opposants de gauche » au sein du PCF, s’adressent à nous pour que nous renforcions leur lutte interne. Si nous regardons une grande partie d’entre eux comme des militants sincères, nous ne pouvons être d’accord avec eux et elles, pour au minimum deux raisons fondamentales.

    La première est que cela ne marche pas. Depuis des décennies, ces oppositionnels n’ont pas gagné de terrain. Et pour cause le PCF est une structure qui a rompu avec le centralisme démocratique, avec le débat idéologique. Chaque congrès apporte son lot de réflexions amères sur le fonctionnement antidémocratique de l’organisation ex-communiste, mais sans que les décisions qui s’imposent ne soient appliqués.

    Ce qui amène directement à la seconde. Ceux et celles qui pensent cela sont satellisé autour du PCF, même s’ils ou elles n’en font pas partie. Ces militants et militantes sont en orbite autour d’une organisation anémique, sans parvenir à obtenir une « vitesse de libération » suffisante pour envisager autre chose.

    L’argument principal est celui de la masse de militants et de militantes qui restent au PCF, ainsi que de la structure. C’est là une faute idéologique. La masse de militants reste au PCF parce que les militants et militantes les plus avancées ne s’en détachent pas non plus pour proposer quelque chose qui puisse leur permettre de le quitter. De l’autre, la structure n’est pas primordiale. Elle est une déclinaison de la stratégie, elle est l’outil de celle-ci. Récupérer une structure de parti réformiste en croyant que cela en fera un parti révolutionnaire, cela revient à se tromper lourdement sur les raisons qui poussent à s’organiser.

    A un certain nombre de reprises dans l’histoire récente, des militants et des militantes ont proclamé la fondation du Parti révolutionnaire. Certains l’ont décrété, d’autres ont agi, en interne, comme si c’était le cas. Nous pensons qu’ils et qu’elles se trompent en faisant cela. Nous pensons que cette proclamation est prématurée. Il reste des étapes à franchir.

    Nous pensons que ce qui détermine un Parti est différent de ce qui détermine une organisation politique. Dans un texte de septembre 2018, inédit jusqu’à présent, nous nous exprimions ainsi :

    Comprendre la question du Parti demande tout d’abord de la replacer dans un certain cadre et de ne pas la traiter comme un fétiche. Le Parti n’est pas une fin en soi, il est un moyen. Il est le moyen par lequel les masses s’organisent, sont dirigés par leurs éléments les plus avancés, et peuvent faire la révolution puis procéder à la construction du socialisme dans sa phase inférieure puis supérieure. Le Parti est donc un moyen, un moyen essentiel, mais construit autour d’un certain pragmatisme. Son but est de fonctionner convenablement. Avoir stratégiquement raison ne suffit pas. Il faut également être capable d’être tactiquement dans le vrai, mais même de l’être aussi d’un point de vue de l’opératique, c’est-à-dire agir d’une manière qui permet de triompher des obstacles. Il est vrai que, idéalement, l’opératique, la tactique, devraient être étroitement subordonnés à la stratégie, mais dans les faits, dans la construction du parti, cela exige parfois d’accepter de temporiser sur sa volonté de démonstration et sur sa volonté de polémique pour pouvoir, d’une manière large, construire l’espace qui permettra après de traiter ces questions d’une manière réelle, influente, efficace et, surtout, décisive.

    Qu’est ce qui détermine le Parti par rapport à l’organisation ?

    Ce n’est pas forcément une barrière si aisée à définir. Il est possible de faire une analogie avec la vie. Qu’est ce qui détermine ce qui est vivant de ce qui ne l’est pas ? Deux aspects.

    Un métabolisme et un matériel génétique. Le matériel génétique est la théorie, l’idéologie. Le métabolisme est la possibilité d’avoir une action positive, affirmative, vis-à-vis de l’environnement, d’avoir un ordre du jour qui ait un impact, qui puisse être autre chose que simplement répondre à la bourgeoisie, mais bien pouvoir avoir un propre programme.

    Avoir un métabolisme sans théorie revient à faire régner l’opportunisme, mais disposer d’un matériel théorique sans métabolisme et se contenter de cela, c’est rester au stade viral de la vie, une vie parasitaire. C’est dépendre de la bourgeoisie ou d’autres organisations pour exister et cela revient également au fait de n’avoir qu’une action incantatoire dans la lutte des classes.

    Or, un parti pour exister, doit disposer des ramifications, de liens avec les masses, mais également de la possibilité d’agir de manière opérationnelle et indépendante de la bourgeoisie, de disposer de ses forces propres, de disposer de ses moyens propres, et d’avoir la capacité de pour mettre en œuvre un certain nombre de dispositifs. Un Parti se définit donc par son contenu idéologique, mais également par les dispositifs opérationnels qu’il peut mettre en place. »

    Ce qui nous ramène à ceux et celles qui ont proclamé la fin du processus de construction, la fin du travail de rassemblement et d’unification. Nous avons du respect pour leur travail, mais cela ne nous empêche pas de penser qu’il est prématuré. Nos expériences personnelles, bien avant la fondation de l’UCL, nous ont amené à rencontrer un grand nombre de cas de figure de ce type, dans lesquels, finalement, il est possible de retrouver un certain nombre de constantes.

    « Au sein de ces organisations qui fonctionnement comme des partis en miniature avec leurs bureaux, leurs secrétariats, la théorie et l’idéologie sont proclamées comme étant des vérités. C’est la foi qui règne, car elles n’ont pas la masse critique pour faire le travail de démonstration scientifique. L’adhésion est sur la base d’un corpus de textes et d’auteurs et de vérités indémontrables scientifiquement parlant. Leur relation aux masses n’est que par l’incantation.

    La compréhension de l’étape du parti est, au mieux, comptable, mais n’est pas le fruit d’un bond qualitatif. On ne saurait améliorer ce qui est parfait. Le bureau de ces organisations se vit en permanence comme étant dans un état de siège idéologique, comme voyant toute autre ligne comme une déviation révisionniste incorrigible.

    La progression dans la maîtrise idéologique, dans ces organisations, se fait selon la recette de la scolastique. Militants et militants acquièrent et répètent à l’infini les préceptes érigés par leur direction comme une vérité absolue et immuable. Cette connaissance universitaire ravale, de plus, le marxisme au rang de fétiche et non de guide pour l’action.

    Trois conséquences directes : d’une part, les autres organisations sont ignorées ou considérées comme hérétiques. L’unification ne peut se faire, de fait, car la foi parfaite ne peut trouver de terrain d’entente, ne peut évoluer, ne peut être débattue. Le un se divise en deux est ainsi employé comme excuse pour rejeter toute évolution de manière préemptive.

    Deuxième conséquence, elles ne peuvent organiser la classe ouvrière, du fait d’une exigence de connaissance universitaire de la théorie. Exigeant la perfection, elles se retranchent derrière sas après sas pour filtrer les entrées.

    La troisième conséquence est que les mots d’ordres ne correspondent par à la réalité sociale, à la situation politique ou au niveau de conscience des masses. Ces organisations s’adressent à la petite bourgeoisie radicale, mais ne peuvent parler aux prolétaires »

    Nous ne pensons pas que le processus soit terminé, nous pensons que ces organisations se trompent dans la « recette » du Parti, tout comme dans le fait de savoir ce qui sera le centre de celui-ci.

    Nous ne croyons pas que nous soyons le centre de gravité. Nous ne pensons par que c’est par accrétion autour de nous, par absorption-intégration, que nous grandirons. Nous pensons que c’est au contraire par le fait que cela ne peut se faire qu’autour d’une fusion qui liquidera les anciens cadres organisationnels pour en créer de nouveaux, communs et uniques.

    Notre participation récente à l’ICOR, tout comme le travail que nous faisons au niveau national découle de ces constats. Nous ne connaissons pas toutes les organisations participant à cette coordination internationale. Nous n’avons pas tout lu ni statué sur l’intégralité des prises de position qu’elles ont pu avoir au présent comme par le passé.

    Nous pouvons certainement trouver des désaccords à formuler. Cela ne représente aucune difficulté. Nous sommes certains que si nous voulons trouver des alibis au fait de rester en dehors de cette coordination, nous pourrions sans peine en trouver. Nous pourrions rester, ainsi, à couver notre vérité pure et parfaite sans jamais la confronter à d’autres, sans jamais tenter de la prouver, de la démontrer et de la défendre. Nous pourrions être satisfaits de notre grandeur et regarder avec condescendance toutes les forces politiques qui nous entourent, nationalement et internationalement.

    Ou nous pouvons partir du principe que nous ne faisons pas de procès d’intention aux organisations membres de cette coordination. Nous pouvons partir du principe de cesser cette politique de défiance et de méfiance et partir du principe que nous nous adressons avant tout à des camarades communistes qui cherchent à travailler à la même chose que nous. Nous pouvons partir du principe que les critiques que nous pouvons formuler ne sont pas là pour justifier un isolement et un désengagement, mais qu’elles sont des pierres à apporter à l’expérience commune d’organisations politiques qui cherchent à bâtir une unité internationale. Nous pouvons partir du principe que nous serons écrasés par un moule normatif ou que nous participons ensemble à construire un outil qui peut nous permettre de remporter des victoires et de disposer d’un espace de recherche et de débat prolétarien permettant d’affûter notre idéologie et ses applications concrètes.

    « Paradoxalement, la grande connaissance de l’histoire des partis communistes leur fait perdre de vue la véritable manière dont ils ont fonctionné. De cette histoire, on ne retient que les scissions, que les conflits internes, que les purges, mais pas les principes de fonctionnement du Parti. Surtout le fait que l’adhésion idéologique n’était pas la base, mais bien l’adhésion politique. Il existe, par ailleurs, une tendance à pratiquer un raisonnement téléologique chez les militants et militantes. Il s’agit de ce que nous avons analysé de notre propre pratique et de nos erreurs. Cette tendance pousse à surestimer constamment les difficultés et à fonctionner sur le mode de l’imputation et du procès d’intention.

    A nos yeux, la ligne la plus importante est celle qui constitue la dictature du prolétariat. Pourquoi ? Car elle contient en germe toutes les autres questions. La forme de l’organisation, pour l’instaurer, sa discipline, pour réussir, mais également la forme souhaitée du pouvoir une fois la victoire obtenue. Les adhérents, pour être admissibles, n’ont pas besoin même de formuler ce concept selon l’expression consacrée, mais simplement d’en comprendre les tenants et les aboutissants, pour ne pas rester sur un rejet sémantique.

    Exposer cette problématique n’est pas suffisant en soi, car cette tendance est omniprésente. Nous l’avons vécu dans les processus d’unification, qui ont tous été voués à l’échec. Il faut prendre des risques, oser avancer, oser s’unifier. Quitte à perdre ce que nous avons construit, car, sans cela, cette construction est vaine et sans objet.

    D’un point de vue pratique nous défendons le fait de proposer une rencontre de l’ensemble des organisations qui se revendiquent de la dictature du prolétariat pour qu’existe une reconnaissance mutuelle des organisations les unes vers les autres. D’autre part nous souhaitons développer des cadres de débat pour permettre d’avoir un travail de discussion politique qui soit transorganisationel. »

    Notre organisation proposera bientôt ces cadres. Elle proposera largement aux communistes de s’y associer dans le but d’avancer en commun dans la construction d’une organisation qui permette de répondre aux besoins de la classe ouvrière, des exploités, des opprimés.

    Nous savons que ce genre de processus est effrayant pour ceux qui s’arc boutent sur leur minuscule royaume. La peur d’être inaudible, la peur d’être entraîné dans quelque chose de médiocre. Peut-être notre « immense sagesse » ne sera t-elle pas reconnue au premier jour, peut-être nous faudra t-il faire la preuve de celle-ci. Devons-nous le redouter ? Tant que le cadre de débat reste ouvert et qu’il permet que les positions évoluent, s’affinent, se décantent, non. Peut-être découvrirons-nous que nous avons tort. Dans tout les cas, soit nos forces et nos organisations doivent être risquées dans un processus qui permette d’avancer idéologiquement et organisationnellement, soit elles n’ont strictement aucun intérêt. Autant les démanteler et renoncer. Nous ne finirions que comme ces « navigateurs en solitaire du léninisme », inorganisables, ingérables, inutiles à toute lutte et toute cause.

    En dernière instance, mieux vaut être dans un parti qui puisse courir le risque d’être, à un moment, tactiquement dans le faux que de rester seuls à végéter, contemplatif de la lutte des classes qui se déroule sans nous. Si nous ne franchissons pas ce pas, nous continuerons d’être des spectateurs. Même si nous échouons, nous en apprendrons plus pour mieux avancer que si nous ne faisons rien.

    Les Gilets Jaunes nous donnent une leçon de vie et une leçon de politique. Leur mouvement est une démonstration salutaire qui nous renvoie à nos manques. D’une part, vers les travers du milieu militant : le fait qu’il ait capitulé pour rester un entre-soi, le sectarisme et le mépris de classe…

    D’autre part vers les schémas préconçus et préétablis d’organisations routinières, incapables de saisir la réalité de la lutte des classes actuelle. Vers les croyances en un incontournable cursus honorum de la lutte, au travers des syndicats, des organisations politiques, des collectifs et des partis. Pourtant, c’est le réformisme, le clientélisme, la perte de combativité tactique et stratégique qui explique ce débordement.

    En dernière instance, cette mobilisation nous ramène à notre propre incapacité à avancer de manière sérieuse, rigoureuse, déterminée, vers le fait de construire l’outil l’arme du combat, l’outil de la révolution, le Parti Communiste Révolutionnaire.

    L’image que reflète le miroir de la lutte des Gilets Jaunes n’est pas particulièrement agréable à regarder. Mais il n’est d’aucune utilité de s’en prendre au reflet ou à le croire déformant. Il n’y en a qu’à grandir pour se hisser à la hauteur de la tâche qui nous incombe.

  • Communiqué commun UPML – UCL  Un pas en avant pour nos organisations

    Communiqué commun UPML – UCL Un pas en avant pour nos organisations

    Un pas en avant pour nos organisations

    Communiqué commun UPML – UCL

    Depuis maintenant près de deux années, l’UMPL –Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste– et l’UCL –Unité Communiste de Lyon– travaillent ensemble dans le but d’avancer dans le rassemblement des communistes révolutionnaires vers la constitution des bases du Parti Communiste et révolutionnaire qui fait cruellement défaut dans notre État.

    Ce travail nous a amené à nous investir dans l’ICOR (International coordination of Revolutionnary parties and Organisations) tout d’abord en tant qu’Amis de l’ICOR, en soutien, mais bientôt, en tant que membres à part entière de cette coordination internationale réunissant les révolutionnaires de quatre continents.

    Début novembre 2018, nous nous sommes ainsi réunis pour avancer sur nos tâches, mais également pour participer à un premier événement commun.

    L’Unité Communiste de Lyon a organisé une projection-débat sur la base du film réalisé par le MLPD Dem Antikommunismus keine Chance – Aucune chance pour l’anticommunisme. Le fait de pouvoir projeter des œuvres réalisées par les organisations-sœurs fait partie des preuves concrètes de ce que peuvent gagner les organisations communistes à travailler ensemble et à mettre en commun leurs ressources et leurs efforts.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’UPML ont présidé cette projection côte-à-côte, présenté l’ICOR et le MLPD. Nous remercions par ailleurs nos camarades du centre culturel Mésopotamie pour leur accueil, en ce jour de commémoration de la bataille de Kobané.

    Cette projection était la première expérience en la matière pour la jeune UCL. Elle n’en est pas moins un succès. Elle a attiré des personnes n’étant pas forcément dans les cercles militants habituels, s’intéressant au marxisme, interpellés par les affiches, par la liste des organisateurs, par la découverte de logos d’organisations qui leur étaient inconnues.

    S’en est suivi un débat large sur de nombreux sujets relatif non seulement au marxisme en tant que tel, mais également autour de la question de « comment s’organiser, être plus forts et vaincre le capitalisme ? » A nos yeux, ces questionnements sont significatifs d’une préoccupation qui n’est pas que simple curiosité intellectuelle, mais bien autour de la question de la lutte concrète et pratique.

    Ce travail réalisé conjointement est pour nous un premier jalon de coopération pratique dépassant la seule publication de communiqués ou d’analyses communes. Cette initiative en appelle d’autres. Ensemble, nous marcherons, aux côtés de nos camarades de l’ICOR, lors de la manifestation des 3 L – Lénine, Luxembourg, Liebknecht à Berlin, en janvier, commémorant le centenaire de la révolution Spartakiste en Allemagne.

    Nos deux organisations se sont réunies dans l’optique d’approfondir les bases de la collaboration commune. L’UPML et l’UCL peuvent d’ailleurs déclarer qu‘elles partagent une vue commune sur la situation actuelle et sur la conduite à tenir pour avancer vers un rapprochement plus important, mais également vers une politique d’ouverture et de débat vis-à-vis des autres organisations se revendiquant du communisme, avec la volonté de proposer une alliance révolutionnaire.

    Nous partageons le constat que le sectarisme d’organisation, qui pousse à l’ignorance mutuelle, à la polémique pour la polémique, au conflit permanent, a assez duré. Il n’est pas possible de continuer cette politique de l’autruche visant à nier l’existence des autres forces politiques voulant avancer vers la révolution socialiste. Pour reprendre les mots d’un camarade du Rode Morgen (Pays-Bas), membre de l’ICOR «Si nous sommes d’accord à 80%, renforçons ces 80% et discutons des 20% de désaccord »

    Nous voulons proposer à toutes les organisations communistes révolutionnaires de coopérer au sein d’une alliance révolutionnaire, capable de dépasser la fragmentation actuelle et d’avancer pour pouvoir répondre aux tâches que se fixent les communistes.

    Nous voulons œuvrer, ensemble, à la construction d’un Parti Communiste Révolutionnaire, capable de faire la synthèse de l’expérience du mouvement ouvrier et révolutionnaire et capable de pouvoir battre la bourgeoisie.

    Nous avons pu également évoquer notre future intégration au sein de l’ICOR, auprès de laquelle nous avons déposé une demande d’adhésion en tant que membres à part entière. A ce titre, nous voulons dépasser l’isolement international et combattre les tendances chauvines qui peuvent exister au sein du mouvement communiste en France. Nous considérons comme nécessaire la création d’un comité ICOR en France qui puisse permettre de rassembler ceux et celles qui veulent s’investir dans la coordination et la solidarité internationale, tout comme vouloir organiser localement les événements impulsés par l’ICOR (journée contre la guerre, journée de lutte pour les droits des femmes, 1er mai, préservation de la nature…etc.).

    Nos organisations feront campagne commune, lors des élections européennes, pour dénoncer la nature de l’UE comme alliance réunissant les impérialismes d’Europe – et notamment l’impérialisme français – et comme étant un bastion réactionnaire, anti-ouvrier et militairement agressif. Cette première campagne réalisée en commun, sous l’impulsion de l’ICOR, sera, là aussi, un nouveau jalon franchi vers une plus forte coopération et une unité plus grande entre nos deux forces, permettant de mutualiser les expériences, les travaux, les énergies, et de franchir les étapes qui nous séparent de la construction du Parti qui nous fait défaut.

    Avançons ensemble sur la voie de la construction du Parti ! Avançons vers la constitution d’une alliance révolutionnaire ! Renforçons l’ICOR !

    Vive le communisme ! Vive la révolution !