Étiquette : Unitaire

  • Les communistes en France et les tâches de la période

    Communiqué unitaire d’Unité communiste et de Reconstruction communiste

    Le mouvement communiste en France est faible. Ce constat est partagé par la totalité des organisations qui se réclament de la reconstruction d’un Parti Communiste en France. Cette faiblesse est loin d’être uniquement liée au nombre de militants et militantes communistes, elle s’exprime également dans les positionnements, les orientations et dans l’activité des organisations communistes en France. Ce n’est pas par cynisme que nous faisons cet état des lieux mais au contraire car nous pensons que la lutte pour le communisme doit d’abord passer par une analyse lucide et sans état d’âme de ce que nous sommes.

    Nous pensons que des maux qui affligent notre mouvement, le réformisme et ses variantes constituent le principal obstacle. Si nous pensons que les organisations trotskystes, majoritaires dans le milieu communiste, mènent à des impasses, ce n’est pas par volonté de rejouer des débats centenaires, mais parce que leurs orientations plafonnent à l’économisme et à l’opportunisme. De la même manière, de nombreuses organisations se proclamant marxiste-léniniste mènent des politiques purement suivistes de la CGT. L’opportunisme exprimé par la formule « Perdre en substance pour gagner en surface »1 n’est pas le seul fait du NPA et de ses descendants, mais est également la toile de fond de toutes les pratiques économistes et suivistes sclérosant notre milieu. Dans cette période difficile pour le mouvement révolutionnaire, incapable de jouer un rôle politique de premier plan, la tentation est grande de diluer son discours dans les luttes démocratiques sur des thèmes comme l’écologie, l’antifascisme, le féminisme ou les luttes LGBTI, ou encore de se contenter d’un militantisme syndical ou parasyndical avec des mots d’ordre sur l’augmentation des salaires. Si ces luttes sont bien sûr à mener activement et font partie des tâches des communistes, la dissolution de notre activité et de nos mots d’ordre dans la poursuite irréfléchie de ces tâches n’entraîne que notre propre dissolution politique. Toutes ces interventions sont des moyens pour reconstruire un Parti Communiste mais ne sauraient devenir le prisme par lequel nous orientons toute notre activité.

    Ces tendances sont exacerbées par le changement de contexte dû à la crise de l’impérialisme français et à la montée de la Réaction. Ces phénomènes exercent une forte pression poussant au mouvementisme et à la dissolution dans l’aile gauche de la social-démocratie, l’alignement d’une partie du mouvement communiste sur le Nouveau Front Populaire en étant la dernière illustration.

    Cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas des militants et militantes de valeurs ou des positions politiques justes dans ces organisations. Cela ne veut pas non plus dire qu’aucun travail commun n’est possible avec ces organisations. Bien au contraire, lutter contre le sectarisme dans le mouvement communiste doit d’abord passer par la critique ouverte des positions de chacun.

    Pour le mouvement communiste en France, la période est pourtant dense, la phase de recomposition depuis 2008 se poursuit et les scissions-fusions-créations d’organisations continuent à un rythme régulier. Pourtant aucune organisation ne dépasse le stade groupusculaire. Cela n’est pour nous pas une fatalité. L’engagement communiste en est d’autant plus nécessaire. Mais l’engagement que nous cherchons à créer ne saurait être un militantisme prenant la forme d’un feu de paille de quelques années avant de tomber dans la passivité. Nous visons une transformation radicale de la société et le militantisme que nous proposons doit donc s’inscrire dans le temps long. Les maigres forces du mouvement communiste doivent le pousser à orienter son activité sur nos tâches principales.

    Nous analysons conjointement le renforcement des organisations communistes comme la tâche principale de la période, nos interventions dans les luttes démocratiques et économiques en sont les moyens mais ne peuvent devenir les fins de cet objectif premier. Notre objectif est la formation de militants et militantes, de cadres communistes capables d’intervenir dans la lutte des classes. Ce renforcement ne doit pas être uniquement envisagé du point de vue de l’accumulation quantitative, elle joue bien sûr un rôle central mais ne peut être faite au prix de la qualité de l’organisation que nous souhaitons construire.

    Le renforcement des organisations communistes et la formation de cadres communistes doivent selon nous aussi être un renforcement et une formation idéologiques. La reconstruction d’un Parti Communiste est impossible sans la reconstruction de son idéologie révolutionnaire. Pour cette raison, nous insistons sur l’importance de la lutte idéologique dans le mouvement communiste. Nous pensons que la lutte idéologique, loin de justifier les attitudes sectaires, est la base qui rend possible toute unité saine et constructive.

    Nos organisations ne sont pas étrangères aux dynamiques que nous décrivons, ni exemptes de défauts qui nous sont propres. Mais la critique seule ne peut amener le changement souhaité, c’est pour cela que nous militons jour après jour pour construire le mouvement communiste puis le Parti Communiste dont nous avons besoin. Ainsi nous souhaitons incarner, à notre manière, une politique différente. Ce communiqué unitaire est le premier d’un travail commun que nous entamons.

    1 Formule de Daniel Bensaïd préfigurant la formation du Nouveau Parti Anticapitaliste.

  • La lutte continue !

    La lutte continue !

    Aujourd’hui, nous étions plus de 20 000 à Lyon, à défiler contre les attaques du gouvernement. En France, nous étions 800 000. Cette journée est un succès pour tous ceux et toutes celles qui s’opposent à la dictature de la grande bourgeoisie.

    A Lyon, nous avons défilé, derrière la banderole unitaire « bannière de la Révolution, bannière de la victoire. » Aux côtés de l’Union Communiste Libertaire, de la Jeune Garde, des Jeunes Révolutionnaires et de Éco Défense, nous avons avancé d’un même pas. Nous saluons tous ceux et toutes celles, organisé·e·s ou non, qui se sont joint à ce cortège. De même nous saluons tous ceux et celles qui ont défilé en ce jour, ici ou ailleurs !

    Nous voyons l’apparition d’un cortège réunissant – et ayant vocation à réunir encore plus largement – ceux qui rejettent la dictature de la bourgeoisie et qui rejettent les illusions du réformisme. Nous ne partageons pas toujours la même analyse, mais nous faisons partie du même camp : celui du peuple, celui du prolétariat, celui de la révolution et de la mise à terre de ce régime d’oppression.

    Si la manifestation est un succès, la violence policière a été, une nouvelle fois au rendez-vous. La police a chargé à plusieurs reprises, gazant, matraquant, grenadant, blessant et mutilant. Cela dans l’unique but de défendre la propriété et l’ordre bourgeois.

    Police dont les privilèges ont été confirmés par le gouvernement, pour en acheter la fidélité et la soumission. Cela ne l’empêche pas, elle aussi, d’être sur le chemin d’une certaine privatisation, dans l’application des théories de l’État-marché.

    Nous rappelons, à ce titre, notre attachement à la solidarité envers ceux et celles qui, dans le camp populaire ou progressiste, subissent les foudres des forces de répression de la bourgeoisie. Nous ne partageons pas toujours les modes d’action des un·e·s et des autres, mais nous plaçons au-dessus le principe de solidarité. Nous ne considérons pas qu’il soit de notre devoir de « condamner » quoique ce soit.

    La lutte continue et continuera. Chaque journée d’action, chaque débat, chaque assemblée générale, chaque piquet de grève est le lieu d’une effervescence démocratique. Les illusions de la démocratie bourgeoise tombent les unes après les autres.

    Tous voient quelle mascarade est la Ve République, faite pour et par la grande bourgeoisie. Nous voyons que l’État n’est administré que dans les intérêts d’une seule classe !

    Ensemble, intensifions les initiatives de lutte !

    Ensemble construisons les lieux de notre démocratie.

    Ensemble construisons l’outil de la victoire : un parti du peuple, un parti de la révolution !

  • Assez de la misère ! – Tract UCL ouvert à signature.

    Assez de la misère ! – Tract UCL ouvert à signature.

    Nous avons rédigé ce tract dans l’optique de le mutualiser avec d’autres organisations ou groupes. Nous l’ouvrons à signature, en considérant qu’il est plus qu’urgent d’avoir une voix commune, même a minima, dans les luttes qui se préparent. Nous avons à cœur de rompre avec un sectarisme trop souvent présent dans les milieux militants. Nous appelons donc à le partager, à le signer, à le faire chacun sien.

    Jours après jours la même épée de Damoclès est au-dessus de nos têtes. La précarité, le chômage, les retraites minables font de chaque matin une angoisse, et causent à un grand nombre d’entre nous des insomnies épuisantes.

    Tout se paie, dans notre société. Se nourrir, se loger, se vêtir, élever ses enfants, se soigner, vieillir… même mourir peut endetter durablement un foyer. Or, les employeurs et les employeuses ne calculent nos salaires que pour le strict minimum : travailler et tenir jusqu’au lendemain. Les dépenses vitales, dans une société qui n’a jamais été aussi riche et productive, dévorent chaque année des parts plus grandes de nos salaires.

    Chaque nouvelle réforme des gouvernements successifs, depuis 30 ans, aggravent notre détresse. Macron creuse les inégalités, le schéma étant le même : « Telle catégorie de la population coûte trop cher au pays, si nous voulons prospérer, il faut qu’elle se serre la ceinture ».

    Mais ce n’est pas le cas de tous.

    Ce « nous », ce n’est pas le peuple, c’est une catégorie extrêmement restreinte de la société. Une catégorie qui peine à se camoufler.

    Ce « nous », ce sont les banquiers, les grands patrons, les chefs de cartels industriels, tous ces hommes et toutes ces femmes dont la seule fonction est de vampiriser toutes les richesses produites.

    Pour leur bien-être, pour leur succès en affaire, les conquêtes sociales sont ravagées. Le trio arraché par la menace des armes, en 1945 (chômage, assurance maladie, retraites…) nous est repris. A la place, la start-up nation nous donne le droit de nous exploiter nous-même jusqu’à la mort, en étant notre « propre patron Uber ». Notre air, notre eau, notre terre sont pollués, salis, souillés et pillés. L’avenir que nous réservent ces individus est bien sombre.

    Et cela fonctionne. Les milliardaires français ne se sont jamais portés aussi bien. Le clan Bernard Arnault est devenu la plus grande fortune mondiale. Les commandes de l’État sont là pour leur garantir leurs revenus. Et si ces messieurs et ces dames de bonne société voient leurs intérêts menacés, la police, la justice et l’armée veillent. Si leurs bénéfices diminuent, nos impôts les renfloueront.

    Lorsqu’on daigne s’adresser à nous, ce n’est que pour obtenir nos votes, contre des promesses qui n’engagent rien ni personne. Or, nous produisons tout. Ouvriers et ouvrières, employés et employées, travaillant dans l’agriculture, l’industrie, les services, la santé, l’éducation… mais aussi ceux et celles qui subissent l’occupation militaire de la part de notre armée, pour qu’on arrache leur pétrole ou leur uranium.

    Nous faisons tout, mais nous n’avons rien !

    Nous n’acceptons pas.

    • Nous n’acceptons l’exploitation.
    • Nous n’acceptons pas la destruction de nos droits.
    • Nous n’acceptons pas la destruction de la planète.
    • Nous n’acceptons pas les guerres menées en notre nom.
    • Nous n’acceptons pas la misère comme avenir.

    Nous produisons. Nous pouvons et nous devons décider.

    Partout, les luttes éclosent. Partout des combats sont menés. Batailles séparées, elles se rassemblent progressivement.

    La longue lutte des Gilets Jaunes, les mouvements contre la destruction du climat, les mouvements contre les violences faites aux femmes, les grèves et la mobilisation étudiante… nous ne sommes pas seuls. Ces combats sont les différentes facettes d’une même remise en cause de l’ordre.

    La 5 décembre, nous sommes tous dans la rue. La grève sera forte !

    C’est un début, cela doit être poursuivi et amplifié.

    En étant plus nombreux et nombreuses : rallions-nous dans les luttes !

    En étant plus organisés : formons des comités de lutte, rejoignons les organisations combatives, et les Assemblées Populaires.

    En nous structurant et en développant les outils de la victoire : ceux qui nous exploitent ne reculent pas. Ils nous croient faibles et désemparés. Ils pensent pouvoir nous tromper avec une alternance LREM / RN ou autre.

    Derrière nos revendications d’une vie meilleure, plus juste, plus équitable, se pose une question fondamentale : celle de pouvoir la mettre en place. Or, les élections ont toujours amené au pouvoir des exécutants serviles de la grande bourgeoisie. Nous voulons autre chose.

    En France comme partout dans le monde, ceux qui veulent construire une nouvelle société se rassemblent et s’organisent. Nous voulons forger un outil qui nous permette d’être plus forts, mais également de pouvoir développer un projet de société commun.

    Une société démocratique, dans laquelle ceux qui produisent les richesses décident de comment les répartir.

    Une société juste, dans laquelle l’État n’est pas un outil d’oppression des riches contre les pauvres, mais un outil de défense contre les résidus de leur ordre.

    Une société de progrès, dans laquelle les inégalités sont balayées par le travail commun et l’émulation commune.

    Pour la construire, nous avons besoin de forger le Parti du Peuple.

    Pour la construire : rejoignez-nous !

  • Communiqué commun  UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous considérons que le mouvement social en France arrive dans une situation charnière. Nous pensons que, plus la situation se développe, plus la crise s’approfondit, nationalement et internationalement, plus le besoin de structuration devient criant.

    A nos yeux, toutes les initiatives qui vont dans le sens de plus de solidarité internationale et de plus de combativité dans les masses populaires sont à saluer. Nous avons apporté notre approche, d’autres en ont apporté une parallèle, que ce soit le cortège internationaliste à l’initiative des Jeunesses Communistes de Lyon ou le cortège de tête masqué unissant Gilets Jaunes et plusieurs forces politiques, syndicale ou antifascistes.

    Toutes vont dans un sens positif, qui contribue à appuyer un renforcement des organisations de lutte, chose primordiale dans la période d’incertitude dans laquelle nous sommes.

    L’Unité Communiste de Lyon, l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste et, d’une manière générale, toutes les organisations de l’ICOR, promeuvent un travail unitaire entre toutes les organisations combatives, dans le but de battre l’impérialisme et la capitalisme.

    1er mai – cortège internationaliste et révolutionnaire – meeting sur l’UE.
    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous avons marché ensemble à Lyon, sous la bannière de la révolution et de l’internationalisme !

    A Lyon, le premier mai, jour de lutte internationale pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, nous avons conjointement défilé. Sous les couleurs de l’Unité Communiste de Lyon, de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, de l’ICOR, mais également de Partizan et du Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, nous avons battu le pavé et scandé notre solidarité avec les luttes démocratiques et révolutionnaires dans le monde entier.

    Nous considérons que le fait de pouvoir organiser ce cortège de manière conjointe, en tant qu’organisations membres de l’ICOR, avec l’appui et le soutien d’autres forces progressistes alliées, représente un succès. Un succès à la fois en termes de travail préparatoire, en termes d’exécution, mais également un succès sur la voie d’une plus ample coordination et intégration à un ordre du jour commun entre nos organisations.

    Nous pensons que le fait que l’ICOR puisse se développer en France est essentiel. En tant que puissance impérialiste agressive et réactionnaire, la France joue un rôle important dans l’écrasement et l’asservissement colonial et néo-colonial d’une partie de la planète. Le prolétariat de France ne peut non plus être isolé internationalement des mouvements menés pas ses frères et sœurs de classe, notamment en Allemagne ou en Espagne, où de grandes organisations membres de l’ICOR existent. 

    Pour nous, ce cortège représente une première étape dans ce travail. Un premier jalon. Chaque année, il est plus fourni. 
    Nous saluons les organisations qui ont soutenu et participé à ce cortège, comme nos camarades de la Maison de la Mésopotamie ou l’organisation antifasciste Jeune Garde Lyon.
    Nous saluons également l’ensemble de ceux qui ont pris la rue, sous les couleurs de leurs syndicats, sous le gilet jaune de la lutte, dans leurs organisations politiques.
    Nous saluons également ceux et celles qui, en tant qu’individus, sont venus, avec leur combativité propre, grossir les rangs de cette manifestation.
    Sans la présence de cet ensemble de forces, ce premier mai n’aurait pas été la réussite qu’il a pu être. La manifestation de Lyon, comme celles de France ou du monde entier, ont été marquée par un dynamisme et un esprit revendicatif puissant.

    Face à cette montée des mouvements populaires, la réponse de la bourgeoisie et des impérialistes est invariablement la même : la répression. 
    Nous ne pouvons oublier les combats menés, dans leurs pays respectifs, par les camarades qui défilaient à nos côtés. En ce moment, dans l’Etat prison Turc, les luttes sociales sont à leur paroxysme. Le régime d’Erdogan a subi un revers lors des élections municipales, mettant en avant le fait que les peuples de Turquie n’adhèrent pas à son projet fasciste. Dans les geôles, la grève de la faim impulsée par Leyla Güven se poursuit depuis plus de 170 jours, mettant en péril la vie de plusieurs centaines de militants et de militantes pour la liberté. 
    Nous ne pouvons oublier le fait que les méthodes terroristes d’emprisonnement sans jugement de l’Etat Turc, sa pratique de la sale guerre, les crimes qu’il commet ne lui sont pas spécifiques.

    Demain, même dans les pays impérialistes, se targuant de leur « démocratie », de leurs « libertés fondamentales », ces pratiques peuvent s’appliquer. En Allemagne, le processus de droitisation restreint progressivement les droits sociaux et politiques des masses populaires. L’Etat Allemand n’a pas hésité ainsi à tenter de censurer nos camarades du MLPD, à obtenir que les organisations bourgeoises l’isolent. En vain !

    En France, la lutte des Gilets Jaunes a jeté à terre le masque démocratique. Le pouvoir a frappé fort, sans respect pour ses propres lois, pour liquider la colère sociale. Il n’a pas hésité à manœuvrer à coups de pseudo-débats pour essayer d’appuyer sa politique de liquidation complète des acquis sociaux. Il n’hésite plus à limiter les libertés démocratiques, votant des lois contre les manifestations arrêtant préventivement, interpellant sur de simples soupçons et menant une politique de provocation pour justifier un écrasement physique des manifestations. 

    À Lyon, la police est venue intimider et fouiller les participants au cortège internationaliste et révolutionnaire, avant même le départ de la manifestation. Après celle-ci, elle a manœuvré pour nasser ceux qui voulaient notamment se rendre au repas libertaire organisé chaque premier mai. Le but de tout ceci était de trouver un prétexte pour frapper.
    À Paris, le régime s’est vautré dans les mensonges les plus éhontés, affirmant que les manifestants étaient entrés pour saccager l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Dans les faits, les manifestants et manifestantes s’étaient réfugiés pour échapper aux coups, aux gaz et aux tirs. Des policiers ont même jeté des pavés sur ceux qui arpentaient la rue.

    Nous dénonçons ce jeu de provocation et ces violences orchestrées par l’Etat bourgeois et sa police. Nous appelons à la solidarité entre les manifestants et manifestantes !

    Nous avons saisi l’occasion de ce travail commun pour inviter à une conférence-débat commune sur la question de l’UE et de son effondrement. Nous savons qu’il existe des analyses variées sur la situation de l’Union européenne et sur son développement probable. 

    Cette conférence-débat était l’occasion de poser tant la question de l’histoire de l’Union européenne que de pouvoir également poser à la fois les questions des tendances à l’intégration qu’ont les bourgeoisies, tout comme de leur concurrence exacerbée. Elle était l’occasion de rappeler la nature de l’Union européenne : une alliance réactionnaire d’impérialismes pour le partage de marchés. Nous avons voulu tordre le cou à plusieurs conceptions fausses, qui tendent à penser que l’Europe est amendable, réformable, qu’elle peut changer de nature. Mais également qui séparent la question de l’UE de la question du capitalisme et de l’impérialisme en général, et qui tendent à considérer que la France est dominée par un capital apatride, par l’Allemagne ou par les USA.

    Surtout, cette conférence a pu indiquer un point central : la crise de l’UE est avant toute chose la transcription européenne de la crise du capitalisme. Ce n’est pas l’UE qui crée la crise, ni la sortie de celle-ci qui permettra de la juguler. La seule et unique résolution de cette question passe par la destruction du système d’asservissement et d’exploitation capitaliste-impérialiste. 

    Alors, et uniquement alors, la question d’une « Union Européenne » pourra se poser sans qu’elle implique une exploitation et une domination d’Etats -et de classes sociales- sur d’autres. 
    Nous pensons qu’il faut s’opposer à l’UE dans ses actions antisociales, mais ne pas perdre de vue que le cœur battant de notre ennemi est chez nous : c’est notre bourgeoisie impérialiste en tout premier lieu.

    En présence d’un camarade délégué de l’ICOR, nous avons pu également présenter la coordination, ses buts et ses moyens d’action. Nous pensons qu’il faut saisir chaque occasion pour illustrer le fait que l’internationalisme de l’ICOR n’est pas fait de phrases creuses, mais qu’il est concret et réel, se traduisant par de véritables victoires.

    Nous pensons que pour gagner,nous avons un besoin impérieux d’un Parti organisé pour lutter contre notre impérialisme et notre bourgeoisie monopoliste, mais également une alliance internationale de partis révolutionnaires. Nous voulons travailler, conjointement avec d’autres forces, à construire tout cela. 
    Nous appelons ceux et celles qui partagent cette volonté à rejoindre les organisations membres de l’ICOR et à soutenir l’ICOR.

    Cette journée de lutte est, à nos yeux, un succès. Un succès qui en appelle d’autres, qui peuvent et doivent se concrétiser par le renforcement des organisations communistes et des organisations de défense populaire.

    Vive l’ICOR, vive le communisme ! 

  • Réunion publique sur le Pavillon Noir, local fasciste de Lyon

    Réunion publique sur le Pavillon Noir, local fasciste de Lyon

    Mobilisation pour la fermeture du Pavillon Noir

    Un local néo-nazi à deux pas de chez vous…

     

    Le samedi 13 janvier 2018 à 17h a ouvert au 73 quai Pierre Scize dans le 5ème arrondissement un local « associatif » appelé le Pavillon Noir.
    Ce local est géré par un groupuscule, le Bastion Social.

    Le Bastion social est la nouvelle dénomination choisie par le GUD qui est un mouvement d’extrême-droite radical existant depuis la fin des années 1960.
    Le Gud est connu pour sa violence de rue et ses liens avérés avec le milieu néo-nazi.
    Nombreux de ses militants sont passés par la case prison (ou le sont encore) pour des agressions racistes, lgbtphobes* ou envers des militants dits de gauche.

    Ce mouvement (Bastion Social) crée il y a quelques mois a choisi comme modèle le parti néo-nazi grec Aube Dorée mais aussi la « Casa Pound » italienne.

    La Casa Pound Italienne est un groupe politique néo-fasciste qui se réclame ouvertement de l’idéologie et de l’histoire du fascisme.

    Son idéologie raciste peut se résumer ainsi : venir en aide uniquement aux italiens d’origine italienne en les opposant aux personnes immigrées qu’ils-elles soient depuis plusieurs générations sur le territoire.

    Comme tout mouvement fasciste, cette politique discriminatoire s’accompagne d’agressions multiples.

    Il n’est pas possible de rester sans réaction face à l’ouverture de ce nouveau lieu public tenu par l’extrême-droite radicale lyonnaise.

    En effet, d’autres locaux et commerces gérés par d’autres groupuscules (Génération Identitaire par exemple) sont déjà ouverts notamment dans le 5ème arrondissement.
    Ces lieux font régner dans le quartier une ambiance délétère pour les habitant-e-s et les commerçant-e-s.

    L’ouverture de ce local « Le Pavillon Noir » ne fera que renforcer cette situation et multipliera les agressions contre les personnes ne correspondant pas à leur vision raciste, sexiste, lgbtphobe…
    Des voix se font entendre dans le 5ème arrondissement pour dénoncer ces exactions qui pèsent sur le quartier.

    Nous devons être solidaires et agir dès aujourd’hui pour faire fermer ce local qui accueillera la frange lyonnaise néo-nazie.

    Réunion Publique d’Information : Jeudi 8 février 19h – Mairie du 1er arrondissement (2 place Sathonay)

    Manifestation le samedi 3 mars 14h – Place des Terreaux

    Toutes et tous ensemble, fermons le Pavillon Noir !

    Blog : (https://contrelepavillonnoir.wordpress.com) – contact : contrelepavillonnoir@gmail.com

    Signataires de l’appel : Coordination des Groupes Anarchistes, YDG, Jeune Garde, JC Lyon, CNT, Solidaires Etudiant-e-s, Lesbian and Gay Pride Lyon, Pink Bloc Lyon, Unité Communiste de Lyon, Alternative Libertaire Lyon, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, Sud Education, CGT Jeunes 69, Unité2Classe, Collectif Vigilance 69 – Agir pour l’égalité, Attac, CSPG, COVRA, Ensemble !69, EELV, FSU, HES, LDH, Planning Familial, NPA, PCF, PG, Ras l’front, Réseau des MJC de Lyon, UNEF…

    *Agressions sur des personnes appartenant à la communauté LGBT (Lesbienne, Gay, Bisexuel et Transsexuelle)