Étiquette : Union Européenne

  • Abstention aux élections européennes !

    Nous sommes signataire de cette déclaration commune proposée par le Parti communiste de Grèce (marxiste-léniniste) (KKEµλ), que nous saluons chaleureusement pour cette initiative.

    L’UE est l’édifice des impérialistes.
    C’est un instrument d’exploitation, d’occupation et d’oppression des travailleurs et des peuples.
    C’est un bastion du racisme et de la guerre.
    Sortir du Parlement européen, s’opposer à l’UE, c’est la voie des travailleurs et des peuples !
    Abstention aux élections européennes !

    Les élections pour le Parlement européen en mai‐juin auront lieu dans une période d’attaques multiples contre les droits des peuples d’Europe et dans une période de guerre et de conflits sanglants sur le continent européen.

    Au cours des années précédentes, les puissances impérialistes dominantes de l’Union européenne ont consolidé l’exploitation et le pillage des peuples et des travailleurs des pays européens. Des politiques d’austérité extrêmes ont été mises en œuvre, les pauvres et les classes moyennes ont été écrasés par des réductions de salaire et l’attaque de leurs droits du travail, et les paysans ont vu les attaques de la politique de la PAC qui les visent. Les jeunes ont continué à être au centre de l’attaque, les politiques européennes s’attaquant aux études et aux droits du travail ; en outre, non seulement les politiques de Bologne n’ont pas apporté de jours meilleurs aux jeunes qui étudient, mais elles ont aggravé les conditions d’étude et ont même contraint de nombreux étudiants à abandonner leurs études. Les jeunes travailleurs, les jeunes de la classe ouvrière pauvre, ceux qui vivent en marge de la pauvreté, les migrants et les « citoyens de seconde zone », comme on les appelle, ont été durement touchés. D’une part, ils ont été les premiers à accepter les mesures de réduction et d’austérité ; d’autre part, ils ont vu leurs droits démocratiques bafoués.

    Durant tous les développements de ces dernières années, l’UE apparaît une fois de plus comme une force qui soutient et participe à des guerres injustes, une force responsable du massacre des peuples. La guerre injuste en Ukraine, outre la marque des impérialistes russes et américains, porte également la marque de l’intervention de l’UE et de son soutien aux groupes fascistes et d’extrême droite. Le peuple ukrainien a le droit de résister contre toute invasion et de combattre pour l’indépendance et son droit à la souveraineté. Mais cela ne peut pas être réalisé par le gouvernement réactionnaire de Zelensky et la classe dirigeante ukrainienne, ni, encore moins, par les impérialistes US-OTAN et européens.
    Au même moment, le nettoyage ethnique en cours du peuple palestinien bénéficie du soutien des forces de l’Union européenne. La répression et l’interdiction des mobilisations de solidarité avec le peuple palestinien est la principale orientation des pays de l’UE. La décision du Parlement européen ‐ à une écrasante majorité ‐ de reconnaître « le droit d’Israël à l’autodéfense » alors qu’il y a un massacre prolongé à Gaza d’un peuple vivant depuis des années sous l’occupation de l’État fasciste d’Israël est un exemple évident de la nature « démocratique et humanitaire » de l’édifice de l’UE. Il est clair que la solidarité avec le peuple palestinien et la lutte pour la liberté en Palestine implique de s’abstenir de participer à l’édifice européen belliciste et de s’abstenir de participer aux élections européennes.

    Les politiques de racisme extrême, la montée des partis d’extrême droite dans les pays de l’Union européenne et au Parlement européen s’appuient sur les politiques réactionnaires, racistes et anticommunistes des principales forces du système. Face à elles, nous devons exiger l’égalité des droits politiques et sociaux pour tous les migrants, par le combat commun des peuples, des réfugiés et des migrants. De nouvelles forces sont apparues et d’anciennes se sont renforcées, qui représentent les extrêmes du capitalisme, de l’exploitation et de la discrimination sociale, ethnique, religieuse, culturelle et de genre. Toute cette offensive idéologique et politique qui s’est déroulée parallèlement à l’attaque des droits et des conquêtes des décennies passées était nécessaire pour les bourgeoisies impérialistes de l’UE. Elle était nécessaire pour mettre les travailleurs et les opprimés sous les feux de la rampe et leur faire porter le chapeau de la crise actuelle. Non seulement ces politiques d’extrême droite et fascistes ne s’opposent pas à l’UE, mais elles en sont la « chair et le sang ». C’est la perception politique du système capitaliste impérialiste qui se manifeste lorsqu’il est en crise ou en danger.

    En même temps, la crise pandémique et l’épidémie du Covid, bien qu’elles aient initialement créé un problème pour le processus de production et le système capitaliste dans son ensemble, se sont transformées en une opportunité pour une nouvelle attaque par le biais de lois anti‐ouvrières et anti‐populaires.

    Le mythe de l’« Europe des peuples », du visage social‐humain de l’Union européenne montre aujourd’hui son vrai visage. Le visage de la guerre, de l’exploitation et de la barbarie. Le visage de l’impérialisme‐capitalisme qui ne s’intéresse qu’à la reproduction de ses profits et à sa suprématie politique sur ses adversaires. Il est évident pour qui veut le voir qu’une poignée de pays impérialistes dirigent l’UE. Ils encouragent l’exploitation de la bourgeoisie contre tous les autres peuples et classes ouvrières et, dans le même temps, ils extraient les richesses des pays encore dépendants. Telle est la réalité de l’Union européenne. Une union dominée par les contradictions et les antagonismes, une union vouée à l’échec.

    Cet édifice pourri et exploiteur a également besoin d’un semblant de démocratie pour être vendu aux citoyens. Il a besoin que le Parlement européen s’emploie à désorienter les peuples et à les convaincre qu’il est possible de le changer et de le réparer. Mais la vérité est que le Parlement européen est une marionnette sans fonctions significatives et décisives, un spectacle mis en place pour tromper les peuples d’Europe et les détourner de leur lutte. C’est une « serre » où se développent les lobbies du système, dans laquelle les soi‐disant députés européens n’obéissent qu’aux « sacs d’argent » dont disposent les capitalistes pour promouvoir leurs intérêts à l’intérieur et à l’extérieur de l’UE.

    Nous soutenons les luttes des peuples et des travailleurs. Ce sont ces luttes que les gouvernements des pays de l’UE dénigrent et vilipendent. Nous soutenons les grèves qui ont éclaté en France pour le droit des gens à une retraite avec laquelle ils puissent vivre, les grèves des travailleurs des transports en Allemagne et en Espagne. Nous soutenons les luttes des paysans comme récemment en France et en Grèce. La poursuite et le chemin vers la justice pour les luttes des travailleurs et des peuples ne passent pas par l’acceptation des illusions misérables sur le Parlement européen et l’UE. Les mobilisations des travailleurs sont l’espoir d’un avenir meilleur pour les travailleurs et les peuples d’Europe.

    La voie des peuples est en dehors du Parlement européen et contre l’UE, une voie de solidarité et de camaraderie. Pour une vie avec des droits et des acquis contre l’impérialisme et l’exploitation. Une vie qui ne peut être gagnée que par un FRONT COMMUN des peuples contre cette alliance barbare et réactionnaire des impérialistes et des capitalistes.

    Nous tous qui signons ce document, organisations de gauche et communistes, refusons de légitimer l’opération d’embellissement d’une construction impérialiste historiquement réactionnaire. Nous refusons de participer à un processus de farce et attrape‐nigauds comme celui des élections européennes. Nous appelons à une abstention massive lors des élections européennes et nous luttons activement pour que les mouvements des peuples travailleurs soient au premier plan des luttes. Nous appelons les peuples d’Europe à ne pas voter aux élections européennes, car elles sont une farce, et à devenir des sujets actifs dans la lutte contre les politiques de l’Union européenne. Nous appelons les démocrates et les progressistes à mettre un terme aux politiques bellicistes soutenues par l’Union européenne qui ont amené la guerre dans notre voisinage. Nous nous battons pour que nos pays sortent de l’édifice européen. Nous soutenons le droit des peuples à se battre et à lutter pour leurs droits, pour une société sans exploitation et sans guerre. Nous appelons à une abstention massive aux élections européennes et à une participation massive et active aux luttes des peuples.

    • NON A L’UNION EUROPÉENNE DES CAPITALISTES ET DES IMPÉRIALISTES !
    • ABSTENTION AUX ÉLECTIONS EUROPÉENNES !
    • À BAS LES POLITIQUES ANTI‐OUVRIÈRES D’AUSTÉRITÉ ET DE BARBARIE SOCIALE !
    • FRONT INTERNATIONALISTE‐ANTI‐IMPÉRIALISTE DE CLASSE DES TRAVAILLEURS ET DES PEUPLES EUROPÉENS CONTRE LA GUERRE, LE RACISME ET LE FASCISME !

    Parti communiste de Grèce (marxiste-léniniste) (KKEµλ, Grèce)
    Kommunistischer Aufbau (KA, Allemagne)
    Organisation communiste marxiste-léniniste – Voie prolétarienne (OCML-VP, France)
    Trotz Alledem (TA, Allemagne)
    Unité communiste (UC, France)
    Revolusjonære Kommunister (RK, Norvège)

  • Communiqué commun UPML/UCL

    Communiqué commun UPML/UCL

    Avançons ensemble !

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste se sont réunies durant l’été. Nos deux organisations ont pu débattre de la situation nationale et internationale, des pratiques de lutte et des perspectives de celles-ci.

    Nous considérons que cette rencontre est un succès sur plusieurs points :

    Plusieurs questions ont été abordées traitant les questions sur le fond, en utilisant une culture du débat prolétarien. Venant d’horizons divers, nous portons des analyses sous des angles différents. Mais ces différences de point de vue qui peuvent parfois apparaître ne forment pas des obstacles à la construction commune. Elles n’ont pas à être aplanies en amont de ce rapprochement. Au contraire, seul un cadre débat unique permet que celles-ci puissent évoluer en profondeur et qu’une position unitaire apparaisse. Nous ne voulons pas d’un débat entre sectes, nous voulons construire une organisation communiste.

    Nous portons un constat commun sur la conjoncture future. La crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas terminée. Elle s’approfondit, au contraire. Les relations internationales sont soumises à une tension croissante, que ce soit dans le domaine du commerce ou dans les rapports géopolitiques. Cela n’empêche pas l’existence de tendances importantes à l’intégration entre les capitaux et les entreprises, à l’exemple du conglomérat Chrysler-Fiat-Renault.

    Les luttes de l’an passé, quel que soit le domaine, ont montré que les masses populaires recherchent des solutions en dehors du cadre de société capitaliste. L’ensemble des luttes, qu’elle soit celle de Gilets jaunes, celle des écologistes, celle des travailleurs et des travailleuses ou des migrantes et des migrants ont montré que ce système ne parvient plus à apporter autre chose que misère et répression.

    La tendance qu’ont les gouvernements du monde entier à restreindre chaque fois davantage les droits politiques et économiques des masses populaires n’illustre pas la force du capitalisme. Elle illustre, au contraire, la fragilité d’institutions à bout de souffle, qui ne parviennent plus à camoufler leur corruption et leur assujettissement aux désirs des capitalistes. La tromperie ne fonctionnant plus, ils recourent à la force.

    Une année de combat s’ouvre, l’UPML et l’UCL joueront, ensemble, leur rôle.

    Nous avons également abordé, dans ce cadre, l’articulation de la lutte politique et de la lutte économique, notamment par le travail en sein des syndicats, la défense de la syndicalisation, du syndicalisme de lutte et la promotion du rassemblement vers un syndicalisme unique et combatif.

    La manière dont nos organisations conçoivent l’application de la ligne de masse, du travail au sein des luttes, notamment dans celles des Gilets Jaunes, qui a été le centre de gravité des combats de l’année. La nécessité d’agir en tant que militants communistes révolutionnaires, et de donner libre cours au plein potentiel de nos organisations dans les prochaines luttes a été soulignée.

    Nous ne pensons pas que nos rencontres doivent se limiter à une déclaration de principe généraux. Elles n’auraient aucun objet. Elles doivent servir à faire progresser l’unité idéologique et organisationnelle tant de nos groupes respectifs que de l’ensemble du mouvement communiste, ici, en France, dans les régions dominées par celle-ci, en Europe ou internationalement. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste s’accordent sur la nécessité impérieuse de cadres ad hoc permettant le travail commun.

    C’est l’un des buts recherché par nos organisations, au travers de la lettre ouverte envoyée aux organisations communistes présentes en France, pour constituer une alliance des révolutionnaires.

    Au travers de la construction progressive d’un Comité ICOR France, permettant aux organisations et individus membres de la coordination ou qui s’intéressent à ses activités de travailler ensemble.

    C’est également le fondement de notre travail au sein de l’ICOR et à la participation aux campagnes et aux journées d’action impulsées par celle-ci. Cela passe également par la promotion du Front Uni International Antifasciste et Anti-impérialiste, porté tant par l’ICOR que par l’International League of People Struggle (ILPS).

    Ultimement, il s’agit de la raison qui motive nos organisations à se rapprocher et à avancer sur le chemin d’une unification.

    Nos organisations sont porteuses de plusieurs projets de campagnes et de formations communes. À la fois dans le but de répercuter les campagnes de l’ICOR, mais également dans le fait de développer nos propres projets. Nous considérons que l’approche du 150e anniversaire de la Commune de Paris doit être l’occasion de faire de cette étape historique un point de focale pour les révolutionnaires du monde entier, dans le but d’en tirer les conclusions, mais également de créer le point de départ pour que l’histoire du mouvement révolutionnaire aille de l’avant, vers la victoire, vers le communisme.

  • Déclaration  à l’occasion des élections  européennes du 23 au 29 mai 2019

    Déclaration à l’occasion des élections européennes du 23 au 29 mai 2019

    Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires – ICOR Comité continental européen


    La rébellion contre l’Union européenne est justifiée! Vive la solidarité internationale! Renforçons l’ICOR!
    Partout en Europe, les luttes éclosent
    ! Dans presque tous les pays, des manifestations de masse, des grèves ouvrières et des manifestations de jeunes ont lieu. Les protestations sont dirigées contre les gouvernements corrompus, contre le développement à droite des gouvernements et des partis bourgeois, contre la politique inhumaine à l’égard des réfugiés, la politique environnementale criminelle, la privation des droits et la détérioration de la situation sociale, contre la course à l’armement.
    Dans beaucoup de ces luttes, les organisations de l’ICOR sont actives et défendent une alternative radicalement à gauche et révolutionnaire au capitalisme et au bloc impérialiste de l’UE. Les organisations et les partis de l’ICOR en Europe profitent des élections européennes de mai 2019 pour porter cette alternative de gauche et pour protester contre la politique impérialiste de l’UE. Nous appelons à discuter et à construire un large front uni antifasciste et anti-impérialiste dans tous les pays et à s’opposer résolument à tout bellicisme impérialiste.
    Macron, Merkel, Junker etc. essayent de faire passer leur politique comme pacifique, humaine, sociale, démocratique et écologique. Mais l’Union européenne n’est pas une alternative progressiste à la politique d’extrême droite de l’impérialisme dans son ensemble et aux États-Unis en tant que principal fauteur de guerre et superpuissance impérialiste. L’UE est une alliance d’exploiteurs, se soutenant mutuellement, des principaux États impérialistes et des pays capitalistes dépendants, mais bénéficiant dans son ensemble de l’exploitation organisée par l’UE. L’UE est un instrument pour le repartage du monde et elle ne craint pas le crime et la guerre! Les grands groupes monopolistes tels que Volkswagen, Total, Orano-Areva, Airbus et Rheinmetall-Borsig déterminent le programme de travail de l’Union européenne – ainsi que de ses États membres. Les idées de pouvoir transformer l’UE en une alliance « pacifique, démocratique et favorable aux travailleurs », tout en maintenant le capitalisme, sont des illusions réformistes et révisionnistes.

    L’Union européenne – c’est l’exploitation croissante! L’UE est un mécanisme qui produit de la pauvreté pour les travailleurs, réduit les droits des travailleurs, assouplit les horaires de travail et privatise le service publique! Dix-huit millions de personnes sont officiellement inscrites au chômage dans l’Union européenne, 20,1% en Grèce, un peu moins de 16% en Espagne et près de 3,4 millions de personnes de moins de 25 ans cherchent du travail.
    L’ICOR lutte contre la destruction des droits sociaux et l’exploitation sans cesse croissante des travailleurs. Pour l’emploi et les droits sociaux!

    L’Union européenne – un ange de la paix? L’alliance militaire PESCO (Coopération structurée permanente) de 23 pays de l’UE s’est fixée à sa fondation l’objectif d’augmenter régulièrement les dépenses militaires. L’armement et les forces multinationales, telles que l’Eurocorps, qui compte 60 000 hommes, sont en cours de développement et de déploiements à l’étranger en Asie et en Afrique. Mais des protestations contre le militarisme, le chauvinisme et la guerre ont lieu dans tous les pays européens. Les peuples ont tiré les leçons des deux guerres mondiales – ils constituent la force décisive pour la paix.
    L’ICOR s’engage dans un combat déterminé contre toute politique de guerre impérialiste!

    L’Union européenne – championne de la politique environnementale? L’UE, en tant que puissance économique capitaliste majeure, est l’un des principaux moteurs de progression vers une catastrophe environnementale mondiale. En Europe, les pesticides mortels sont toujours autorisés et l’énergie nucléaire est largement utilisée. Déchets toxiques, pollution des sols, de l’air et de l’eau et les émissions de CO2 continuent d’augmenter. Les combats contre cette destruction de l’environnement s’intensifient, le mouvement des jeunes ‘Friday for future’(‘le vendredi pour l’avenir ‘) s’est renforcé dans de nombreux pays.
    Résistance active mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature! – Sauver l’environnement de cette économie de profit nécessite le dépassement révolutionnaire de l’impérialisme / capitalisme dans la perspective d’une société socialiste libérée.

    La politique de l’Union européenne devient chaque jour plus réactionnaire et la fascisation des appareils d’État progresse. La police en Europe persécute les progressistes et les révolutionnaires, les luttes ouvrières sont criminalisées. Avec sa politique réactionnaire des réfugiés, l’UE a transformé la mer Méditerranée en une fosse commune.

    L’ICOR Europe défend le droit de se réfugier. Pour la défense des droits et des libertés démocratiques! Solidarité avec les luttes révolutionnaires de libération, solidarité avec la lutte kurde et palestinienne pour la liberté!

    Avec la droitisation de plus en plus de gouvernements en Europe, les forces ultra-réactionnaires se voient attribuer une scène politique permettant le développement d’organisations fascistes ou néofascistes. Ceux-ci apparaissent comme des opposants à l’UE. Mais ils propagent le racisme et le nationalisme, défendent le capitalisme et obscurcissent la nature impérialiste de l’UE.

    Stoppons la droitisation des gouvernements européens!

    La crise dans l’UE s’aggrave avec le Brexit de la Grande-Bretagne et avec les signes précurseurs d’une prochaine crise économique et financière mondiale. Les dirigeants tenteront toujours de transférer la crise sur le dos des travailleurs et des masses. Nous répondons: Ensemble et unis dans l’ICOR, nous intensifierons nos efforts pour rendre possible la coopération pratique, la coordination et la révolutionnarisation des luttes.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!
    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!
    Préparons la révolution socialiste internationale pour créer

    la fédération libre des États socialistes du monde.

    Renforcez l’ICOR – devenez « Amis de l’ICOR » !

    Renforcez les partis révolutionnaires en Europe

    Vive la solidarité internationale!

    * publié par le Comité Continental Européen

  • Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Le 1er mai, Lyon, 7 rue Mazagran, Lyon 7ème – 16 h 00

    Événement organisé par l’UCL, l’UPML, Partizan, avec la présence d’une délégation de l’ICOR.

    À l’approche des élections européennes, nous aurons bientôt l’occasion de voir défiler toutes sortes de candidat.e.s, prétendant nous représenter, formuler à notre place toutes sortes de positions sur l’avenir de l’Union Européenne. Le « débat » ne sera pas véritablement alimenté, il sera préempté par ces candidat.e.s. En fait de « débat », ce ne sont que des échanges de positions et d’analyses sans consistance, pour élire un « parlement » européen qui n’en a en réalité que le nom -puisque celui-ci n’a quasiment aucun pouvoir.Si nous voulons des espaces de débat réel et démocratique, nous n’aurons pas d’autre choix que de les créer nous mêmes.

    C’est ce que, modestement, nous nous proposons de faire. Nous autres, qui organisons cet événement, n’avons pas de lessive à vous vendre. Nous sommes engagé.e.s dans la politique, la vraie : celle qui consiste à agir directement sur le terrain des luttes populaires. Nous ne souhaitons pas discuter de l’opportunité de voter, ou non, à ces élections, ni de savoir pour qui il conviendrait de le faire.

    L’Union Européenne est, depuis une dizaine d’années, en pleine déconfiture. Mal conçue dès ses premiers commencements, elle se dirige, à travers un embrouillamini complexe, vers son effondrement inéluctable. Il est une maxime très à la mode, selon laquelle, quand le sage montre la lune, l’imbécile regarderait le doigt. Nous ne voulons pas faire partie de tou.te.s celles et ceux qui ne savent voir que le doigt européen pour ne pas regarder en face la lune capitaliste. Nous voulons comprendre ce qu’est, réellement, la construction européenne et ses contradictions internes, comprendre le processus de sa crise et de son effondrement, dans le cadre plus global de la crise générale du système capitaliste mondial, notre ennemi à toutes et tous. Il est urgent de pouvoir en discuter, toutes et tous ensemble, le plus largement possible, afin de tracer des perspectives de lutte collective nous assurant une prise sur la situation d’aujourd’hui comme de demain.

    Nous vous invitons donc à venir nombreuses et nombreux.

  • La Turquie fait les yeux doux à l’organisation de Shanghai

    La Turquie, comme nous l'avions mentionné dans notre article Trump élu, la fin du Monde n'est pour autant pas pour demain, mis en ligne suite à l’élection américaine, est devenue vacillante. Après une passe d'arme avec la Russie, dans laquelle la Turquie devenait le fer de lance de l'opposition est-ouest, le ton a molli.

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    Pour cause, la Turquie est tiraillée entre les deux, elle est un enjeu géopolitique majeur pour les deux forces opposées: la coalition des impérialismes occidentaux contre l'impérialisme Russe. Verrou de la mer Noire, verrou de l'exportation du pétrole Russe, la Turquie est courtisée.

    Cherchant sa place dans un échiquier géopolitique au sein duquel elle voudrait exister en tant que puissance régionale, pas seulement en tant que zone d'opération, logiquement, elle monnaie.

    Elle a monnayé sa politique sur les migrants auprès de l'UE, acceptant subsides et investissements, mais n'obtenant pas ce qu'elle souhaite, une reprise des discussion sur son adhésion. Critiqué -mais pas condamné- par l'Union Européenne et l'ONU à la suite de la vague de répression qui s'est abattue sur le pays depuis Juillet, ciblant principalement les progressistes de HDP et les kurdes, le président de l'Etat Turc a donc répondu par une pique.

    Erdogan a donc déclaré: "Certains pourraient me critiquer mais je fais part de mes opinions. Par exemple, je me demande pourquoi la Turquie ne rejoindrait-elle pas l'Organisation de Shanghai?" De même, il menace d'un référendum sur le processus d'adhésion à l'UE avant la fin de l'année si celle-ci ne reprend pas les négociations.

    Bonne marchande, elle monnaie son allégeance à l'autre coté, pour flairer si l'Organisation de Shanghai lui offre mieux. Quant à savoir si il s'agit d'un virage complet ou d'un bluff pour faire monter les enchères, difficile à dire.

    Pour autant cela est révélateur de la situation particulière dans laquelle se trouve l'équilibre militaire: La Turquie, depuis son apparition, à la partition de l'Empire Ottoman, a été l'objet de toutes les attentions, pour bloquer l'URSS naissante, pour verrouiller ses détroits, à l'inverse, de pressions de l'URSS pendant la Seconde Guerre Mondiale, pour qu'elle intervienne; mais également bastion de l'Otan et de la réaction pendant la guerre froide.

    Aujourd'hui, le fait qu'elle hésite montre donc que la Russie, et le "bloc continental" auquel elle appartient, ont des offres à faire qui pourraient rivaliser avec celles de l'occident. Cela concoure à laisser penser qu'effectivement la parité militaire et géopolitique s'atteint progressivement au niveau international.

    Reste à voir comment les discrets zélateurs de Poutine, le présentant comme un champion de la liberté face au fasciste Erdogan, pourront politiquement digérer ce revirement s'il a lieu. Reste à voir la réaction de l'Union Européenne.

    Cela reste une affaire à suivre de près.