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  • Solidarité avec les militants et militantes attaqués par les fascistes !

    Solidarité avec les militants et militantes attaqués par les fascistes !

    Indignation et révolte contre la violence fasciste !

    Nous souhaitons adresser toute notre solidarité aux militants et militantes de l’UCL-Lyon ainsi qu’à Solidaire Lyon et à l’association PESE (Pour l’Egalite Sociale et l’Ecologie).

    L’Unité Communiste tient à exprimer son soutien aux deux camarades de l’Union Communiste Libertaire de Lyon qui ont été violemment agressés par une attaque d’une dizaine de militants d’extrême droite. En effet, samedi 12 décembre, à l’occasion d’une collecte de vêtements et de jouets organisée par l’association PESE au local de la Plume Noire, situé dans le 1er arrondissement lyonnais, deux militants de l’U.C.L. se sont fait agresser violemment alors qu’ils s’apprêtaient à fermer le local.

    Nous condamnons sans réserve la violence de cette attaque, qui a eu pour conséquence un transfert des deux camarades aux urgences. Elle est motivée par une aversion envers l’ensemble des progressistes et des révolutionnaires, les fascistes sont déterminés à déverser leur violence : encore et toujours, c’est l’instrumentalisation de la haine qui guide leurs actions et qui n’éveillent chez nous que dégoût, et indignation.

    Ce n’est pas la première fois que les fascistes lyonnais mènent des expéditions dans les pentes. Les objectifs sont chaque fois les mêmes : intimider et menacer les militantes et militants qui y ont leur activité. La Plume Noire, les locaux du PCF, mais également des logements individuels sont depuis longtemps leur cible. 

    Nul ne peut savoir si frapper cette collecte était le but premier de leur attaque, ou s’il s’agissait d’une occasion, saisie, d’attaquer. Mais le fait qu’ils osent s’en prendre à la solidarité de classe illustre pleinement leur position dans la lutte qu’ont celles-ci entre elles. Non seulement les fascistes s’en prennent aux militants et militantes, mais visent surtout à fragmenter la solidarité, à la détruire, à faire des classes populaires des individus atomisés, apeurés. Leur but étant de se présenter comme leur refuge ultime, comme leur planche de salut, alors qu’ils sont leurs bourreaux. 

    Ils ont bénéficié d’une impunité sans équivoque de la part de la police, de la mairie et de la justice. Couvés par la bourgeoisie locale, ils se sentent pousser des ailes. Nous verrons bien quelle sera l’attitude de la nouvelle direction municipale face à eux. Quant à celle de la police et de la justice, le vent mauvais de la réaction n’apporte nulle tempête dans les cercles fascistes. 

    Il est d’ailleurs notable que ceux-ci, prompt à s’affirmer antisystème et à scander des « ACAB » pour se donner une image de rébellion, n’en sont pas moins de fervents soutiens à la loi Sécurité Globale. Leur seule colère contre celle-ci est de voir leur programme raflé par les libéraux.

    La lutte antifasciste prend une place toujours croissante – sous les différentes formes que cette lutte peut prendre. Non seulement du fait de l’activité des fascistes en tant que tel, en tant qu’auxiliaire de la répression, mais dans le fait -terrible- que le programme du centre et de la droite soit celui du FN des années 1990-2000. 

    Nous réaffirmons une nouvelle fois notre solidarité avec les militants et militantes qui subissent les assauts des fascistes. Nous affirmons également avec tous ceux et toutes celles qui subissent les agressions de ceux-ci, tout comme les victimes du climat de haine et de racisme. 

    Nous allons affronter une période difficile. Nous appelons à faire front commun. Nous appelons également à préparer, ensemble, le front uni qui nous défendra, et qui permettra de nouvelles victoires.

  • L’Unité Communiste de Lyon devient l’Unité Communiste.

    L’Unité Communiste de Lyon devient l’Unité Communiste.

    À la suite de notre second congrès, lequel s’est tenu durant la période de confinement, nous avons pris la décision de changer de nom.

    Nous considérons que le dans lequel celle-ci a été crée restreint aujourd’hui les possibilités de développement et ne correspond plus à la réalité. Elle s’étend désormais sur un espace géographique qui n’est plus limité uniquement à la ville de Lyon et à ses environs immédiats.

    Notre organisation vient de franchir une étape importante. Nous considérons désormais que notre champ d’action et de recrutement s’élargit progressivement à l’ensemble du territoire de France.

    Cette évolution couronne un travail de longue haleine, entamé en 2016. Un travail à la fois théorique, idéologique mais aussi pratique et organisationnel. Aujourd’hui, notre délimitation géographique n’est plus valable. Elle nous entrave. Nous la supprimons donc.

    Cette suppression, en revanche, ne remet pas en cause les fondements de notre organisation ni les objectifs que nous avons choisis au cours de notre premier congrès.

    Nous considérons que l’objectif stratégique de notre organisation est de diffuser l’idéologie communiste, mais également de travailler à la construction d’un parti révolutionnaire. C’est l’alpha et l’oméga de notre groupe.

    Nous rencontrons bien souvent des conceptions bornées, étroites, étriquées du processus qui permette la naissance de cette organisation supérieure. Bien souvent, l’idée qui prédomine est celle d’une montée qualitative réalisée autour d’un petit noyau. Si la question de la qualité est évidemment importante, elle ne peut naître sans une quantité suffisante, sans une masse critique. De même que ni cette qualité ni cette quantité ne peuvent apparaître sans une pratique.

    Nous pensons qu’il existe un travail d’élaboration en commun, de décantation de l’ensemble des expériences du mouvement ouvrier, du mouvement révolutionnaire et des états socialistes. C’est cette décantation, scientifique, qui peut donner naissance à la synthèse dont nous avons besoin. Partant de ce constant, nous nous sommes inclus dans un travail commun avec l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, l’ICOR et le Front Uni International, animé par l’ICOR et l’ILPS.

    Notre participation à ces échanges, ces inclusions et ces dialogues ne signifient ni un alignement ni un formatage sur la posture d’un groupe ou d’un autre. Au contraire. Cela se traduit par une expérience commune de débat et d’élaboration. Nous considérons que ce travail nous à également mis devant nos responsabilités. Face à face avec ceux et celles qui subissent l’impérialisme français de plein fouet, nous devons nous expliquer de notre faible capacité à agir et à lutter.

    Plusieurs tentatives ont été faites pour ouvrir ce dialogue à tous les groupes qui partagent la volonté de lutter contre le système capitaliste et de construire ce parti. Elles n’ont rencontré, le plus souvent, que le silence. C’est regrettable mais compréhensible. Nous ne blâmons personne. Beaucoup ont réalisé un travail de longue durée, avec acharnement, dans le but d’apporter leur contribution à la régénération idéologique. Ils ont peur qu’ils soient dilué dans un débat avec d’autres, qu’il soit remisé, oublié.

    Nous comprenons cela. Mais nous voyons aussi l’impératif d’avancer. Nous ne voulons pas rester dans l’attente messianique d’un changement. Nous voulons le provoquer. Notre organisation est là pour prendre des risques dans la construction de quelque chose de plus grand. Sans quoi elle ne sert à rien.

    En dehors de ces questions organisationnelles, nous réalisons un travail pratique. Nous voulons l’accroître et l’améliorer, en le sortant des carcans géographiques dans lesquelles il était prisonnier. Sans pratique de terrain, il n’est pas possible d’avancer idéologiquement. Nous considérons que notre travail dans les luttes sociales et dans le mouvement des Gilets Jaunes ont contribué à nous transformer. Cette expérience nous pousse à vouloir affirmer plus que jamais notre objectif : construire une démocratie populaire, une démocratie pour celles et ceux qui produisent les richesses, contre ceux et celles qui les exploitent.

    Cela demande de sortie de la nasse idéologique. Une nasse construite sous le poids de l’anticommunisme, d’un rejet des expériences précédentes, d’une critique liquidatrice. Mais également construite par une mentalité défaitiste et pessimiste, laquelle refuse de prendre en considération les moyens nécessaires pour réaliser nos objectifs.

    Nous voulons porter un projet positif et émancipateur. Il ne suffit pas de regarder vers le passé. Il ne suffit pas de vouloir s’arc-bouter pour ralentir l’effondrement. Nous voulons redonner un sens à l’avenir. Redonner un but qui ne soit pas juste la survie, mais bien la vie elle-même.

    Nous appelons donc toutes les forces organisées et non organisées qui partagent les mêmes conclusions et les mêmes buts que les nôtres à collaborer avec nous ou à nous rejoindre.

    Adhérer à l’Unité Communiste est un engagement exigeant. Un engagement de lutte. Un engagement d’élaboration commun d’un programme. Un engagement pour transformer la société. Un engagement pour en faire naître une nouvelle !

    Former Unifier Lutter – Combattre et gagner !

  • Vœux conjoints de l’UCL et de l’UPML.

    Vœux conjoints de l’UCL et de l’UPML.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon, organisations membres de l’ICOR, présentent leurs vœux pour l’année 2020.

    Notre travail avance. Il avance toujours trop lentement par rapport à nos souhaits, mais il avance néanmoins. Notre travail, au cours de l’année 2019, s’est approfondi, s’est amélioré. Ce travail d’hier porte en lui les fruits de demain.

    La situation actuelle est porteuse d’incertitudes, mais également d’espoirs important. Espoirs de lutte, espoirs de victoire. Ce sont des vœux de lutte et de combativité adressés à tous ceux qui veulent que le monde change, que l’exploitation et la misère soient remisés dans les galeries des horreurs des musées de demain.

    Nous saluons tous ceux et celles qui luttent.

    Nous saluons la détermination et le courage de la part du prolétariat et des classes populaires ici et ailleurs. Dans notre État, les masses ont prouvé, une nouvelle fois, leur combativité. Nous saluons ceux qui, syndiqués et syndiquées ou non, se sont lancés dans la lutte. Ceux qui se battent aujourd’hui pour que l’avenir ne soit pas qu’une lente dégringolade.

    Nous saluons ceux et celles qui luttent pour les droits économiques, pour les droits politiques, pour sauver le climat, contre les féminicides ou les agressions contre les minorités de genre ou d’orientation sexuelle.

    Nous saluons aussi ceux et celles qui luttent contre le fascisme et ses tentatives d’intimidation ou d’agression, contre leurs manœuvres pour intoxiquer les masses et les dresser les unes contre les autres.

    Nous les saluons toutes et tous et nous les appelons à s’organiser, se structurer et continuer, chaque fois de manière plus efficace à lutter. Car la lutte que nous menons, toutes et tous, à besoin d’être structurée, synthétisée, rationalisée.

    Le besoin d’organisation politique n’est pas une obsession fétichiste de notre part. En tant que marxiste-léninistes, nous ne pouvons accepter notre état de faiblesse actuel, notre division, notre impuissance. Nous ne pouvons accepter de rester en retrait et de ne pouvoir jouer notre rôle. Nous avons d’immenses tâches à réaliser. Chacun, chacune, dans les luttes que nous menons, jouons un rôle général dans la lutte contre la bourgeoisie exploiteuse. Les différents combats sont différents fronts, fronts qui doivent avancer de manière coordonnée, s’épaulant, se soutenant mutuellement, pour que la victoire soit, demain, à portée de main.

    Nous saluons les communistes de notre pays. Nous leur souhaitons la réussite, car l’importance de celle-ci transcende les barrières de nos organisations. Nous les appelons à collaborer pour reconstruire un mouvement communiste puissant et efficace, ici. Nous avons la responsabilité de parvenir à surmonter nos divisions et nos faiblesses pour parvenir à jouer le rôle qui nous incombe.

    En tant que communistes, nous devons apporter une dimension politique aux luttes qui se déroulent actuellement dans notre pays. La notion de convergence des luttes, notion positive, est néanmoins insuffisante. Nous devons travailler à ce qu’apparaissent des synthèses politiques des luttes, qu’elles dépassent leur dimension économique pour devenir des luttes politiques ouvertes avec un caractère de classe affirmé. Qu’elles puissent passer de combat pour le salaire, pour les retraites, pour les conditions de travail, à des combats pour la démocratie populaire, contre la dictature de la bourgeoisie et de ses laquais, pour la création d’un État véritablement socialiste.

    Ce travail ne se fait pas spontanément. Il est le fruit d’une conjonction : la rencontre entre le mouvement spontané de lutte, porté par le prolétariat, et la théorie révolutionnaire. Si des ébauches de remise en cause de la dictature bourgeoise ont été faits dans le mouvement des Gilets Jaunes, il existe encore un long chemin pour passer d’une exigence d’une démocratie bourgeoise plus large à un véritable changement de système. Cette tâche nous revient, tout comme la tâche de créer les cadres démocratiques qui permettent aux différents secteurs en lutte de pouvoir se rencontrer et de pouvoir s’organiser : assemblées générales de lutte, sur le modèle de ce qui s’est passé l’an dernier. Nous pensons que ces lieux sont des ébauches d’une opposition extra-parlementaire, démocratique et populaire. Nous appelons tous ceux qui se retrouvent dans l’objectif de créer ces espaces et d’avancer vers ces objectifs à travailler avec nous.

    Nous saluons les anti-impérialistes qui se battent contre la domination de la France, contre le colonialisme et le néocolonialisme. Nous adressons tout particulièrement nos vœux au Palika et au FLNKS, lesquels mènent campagne en Kanaky pour l’indépendance. Nous espérons que le référendum de septembre 2020 saura leur donner le résultat qu’ils souhaitent.

    Nous saluons les organisations qui luttent pour mettre fin à l’occupation militaire française, à la domination politique, à l’asservissement économique. Nous n’oublions pas nos tâches primordiales de soutenir politiquement leur combat.

    À nos camarades de l’ICOR mais également à l’organisation ILPS ainsi qu’aux autres partis communistes étrangers, nous adressons notre salut. Les luttes qui se mènent à l’échelle mondiale : économiques, pour la démocratie, contre le fasciste, les menaces de guerre ou la guerre impérialiste, contre les oppressions nationales, religieuses, sexistes ou LGBTphobes… sont des luttes que nous saluons. Ceux qui se battent pour qu’avance la révolution, pour qu’elle vive, pour qu’elle triomphe sont des héros et des héroïnes. Nous leur adressons notre solidarité nos vœux de succès !

    Nous travaillons, autant que nos moyens nous le permettent, pour qu’avance de manière concrète cette solidarité. Pour que renaisse une véritable internationale, comme celle qui s’est dessinée, il y a cent ans.

    Les victoires populaires et les défaites populaires ici ou ailleurs entrent les unes et les autres en résonance : chacune est un pas en avant ou en arrière contre l’ordre despotique des exploiteurs !

  • Message de l’ICOR à destination de l’UPML et de l’UCL.

    Message de l’ICOR à destination de l’UPML et de l’UCL.

    Message de solidarité de la Coordination européenne de l’ICOR adressée à l’Union Prolétarienne et à l’Unité Communiste de Lyon

    nos salutations solidaires et combatives à vous et aux cheminots, enseignants et autres salariés de la fonction publique, ouvriers, employés des hôpitaux, « gilets jaunes » et beaucoup d’autres qui depuis une semaine sont en grève et protestent au niveau  nationale contre le gouvernement Macron.

    C’est une juste lutte – L’ICOR, la coordination internationale des partis et organisations révolutionnaires, est fermement à vos côtés! 

    L’UE est une coalition d’exploiteurs qui se soutiennent mutuellement…. L’UE est un instrument de pour le repartage du monde et ils ne reculent pas devant le crime et la guerre! Les grands groupes monopolistiques comme Volkswagen, Total, Orano-Areva, Airbus … déterminent l’ordre du jour de l’UE – comme dans ses États membres. (…) L’UE est une machine à produire  la pauvreté, à réduire les droits des travailleurs, à flexibiliser les heures de travail et à privatiser la fonction publique!

    Nous connaissons actuellement une recrudescence des luttes dans de nombreux pays, manifestations de masse, révoltes et rébellions contre la politique des dirigeants, contre la politique impérialiste et le développement vers la droite de nombreux gouvernements et partis.
    Dans cette polarisation sociale en cours, la tendance de gauche, la solidarité internationale et la coopération au-delà des frontières dans la lutte … doivent être encore  renforcées dans la lutte contre toutes les nuances du social chauvinisme.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

    Chers camarades,
    Nous vous souhaitons beaucoup de succès pour renforcer les révolutionnaires et la construction de vos organisations dans ces luttes très importantes.

    Faites-nous savoir quelle solidarité énergique, quelle coopération pratique et quel soutien vous sont nécessaires dans cette période. Et partagez vos expériences avec nous!

    Joachim G., pour les coordinateurs européens de l’ICOR
    14 décembre 2019

  • Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    Communiqué commun UCL – UPML sur notre rencontre d’octobre.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon se sont rencontrées à nouveau pour faire le point de notre activité et déterminer comment poursuivre nos objectifs. À ce titre, nous avons débattu de plusieurs choses, notamment de la conjoncture actuelle.

    Une situation complexe ici.

    La conjoncture actuelle est complexe. Au niveau de notre État, en dépit de la mobilisation immense de l’année passée, en dépit de celle qui naît actuellement, la grande bourgeoisie monopoliste continue son offensive. L’anniversaire de un an de Gilets Jaunes marquera peut-être une relance du mouvement, dont les causes n’ont pas été éteintes. Le 5 décembre marque une autre étape dans la création d’un grand mouvement de lutte sociale.

    Cependant, nous constatons que, en dépit des efforts et de la bonne volonté de ceux qui luttent, en dépit de grèves très dures, que ce soit dans le privé ou dans le public, il n’a pas été possible d’obtenir une victoire autre qu’une dilution dans le temps du programme du gouvernement.

    L’attitude de celui-ci est particulièrement résolue. Aiguillonnée par la crise, mais également par la faiblesse des organisations et partis ouvriers, la grande bourgeoisie avance à grand pas. Elle ne s’embarrasse plus de prétentions démocratiques. Elle fait usage de la répression massive, et construit un arsenal juridique pour être toujours plus efficace. Les mouvements de luttes actuels ne parviennent pas à contrecarrer cette résolution.

    Dans le même temps, elle mène une double campagne : une pour se prétendre écologiste et espérer ainsi place des candidats écologistes-libéraux en lice pour les prochaines échéances électorales. L’autre pour instiller la haine et la division, entretenant un brasier pogromiste contre ceux et celles qui sont issus de l’immigration, contre les réfugiés et réfugiées, contre les migrants et migrantes. Sous couvert de lutte contre l’islam radical, c’est une campagne raciste et discriminatoire qui est menée.

    Pourtant cette attitude n’est pas révélatrice d’une force, mais d’une situation de faiblesse. C’est par dépit que les grands bourgeois et les grandes bourgeoises avancent avec une telle brutalité. Eux-mêmes sentent le sol qui se dérobent sous leurs pieds, du fait de la concurrence internationale, de la surexploitation des ressources, de la baisse des rendements de leurs investissements, de l’endettement sans fond. Surtout, c’est le fait que leurs laquais, leurs serviteurs politiciens et politiciennes sont sans cesse désavoués par les masses populaires. L’illusion démocratique, de l’alternance, du respect des programmes, est morte. Tuée par la répression, tuée par le mépris, tuée par l’incapacité du gouvernement de prendre réellement en considération l’urgence climatique, pourtant vitale.

    Le mur auquel se confrontent ces luttes, cet obstacle invisible, c’est la politisation et l’organisation de celles-ci. Les Gilets Jaunes ont déjà, à leur niveau, franchi une étape immense, en posant les questions non plus en termes économiques, mais également en termes politiques, en posant la question du régime, du pouvoir politique et de sa nature, et en fédérant autour de l’idée d’une démocratie plus juste, bâtie une un contenu de classe, d’une ébauche de démocratie populaire.

    Permettre aux luttes de franchir cette étape, de s’incarner dans une organisation politique, voilà l’une des tâches des communistes dans leur ensemble.

    Partout dans le monde, la lutte se développe.

    Internationalement, la situation est à la fois critique et porteuses de grands espoirs. Les mouvements sociaux frappent partout dans le monde, faisant reculer les gouvernements de certains pays. Chili, Equateur, Irak, Liban, Hong Kong …. etc. , sont le théâtre d’affrontements importants. Partout dans le monde, les peuples se révoltent contre les mêmes maux, contre les mêmes exploiteurs, contre les impérialismes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, saluent ces luttes. Nous considérons que nous avons un rôle à jouer, en tant qu’internationalistes, dans le soutien politique mais aussi pratique à ces luttes importantes. Nous soutenons la création du Front Antifasciste et Anti-impérialiste impulsé notamment par l’ICOR et l’ILPS. Nous appelons à ce que les organisations présentes en France s’incluent dans cette démarche essentielle, dans l’esprit d’une alliance internationale révolutionnaire.

    Il existe, parallèlement à cela, une autre situation importante : celle du Rojava. Elle a été au centre des discussions de la IV Conférence Internationale du Moyen-Orient de l’ICOR. Nous considérons que le combat mené par les FDS et leurs alliés est à la fois un combat extrêmement important en tant que tel, pour les enjeux de la résistance à l’oppression et à l’obscurantisme. Mais il éprouve également notre capacité, en tant que militants au sein d’un pays impérialiste, à réaliser une solidarité concrète et à comprendre réellement les enjeux de la lutte révolutionnaire démocratique.

    Ce processus révolutionnaire démocratique et anti-impérialiste a été décrit avec une grande palette de termes par différents courants politiques. Certains se montrent des apologues acritiques, incapables d’en voir les limites. D’autres, au contraire, n’ont vu que celles-ci, et ont rejeté l’intégralité de la lutte des FDS, du YPG, des volontaires internationaux, des communistes et des non-communistes. Nous pensons que nous sommes difficilement en mesure de donner des leçons de révolution à ceux qui ont vaincu Daesh et qui font face à l’armée turque. Nous ne pouvons surtout pas exiger d’eux qu’ils se fassent massacrer jusqu’aux derniers pour l’honneur et la pureté révolutionnaire. Nous avons des critiques à formuler, et nous les formulons de camarades à camarades, dans un esprit de soutien. Peut-être, comme l’affirment les puristes, le PKK et le PYD finirons par trahir la lutte, à devenir des agents de l’impérialisme et à être des relais locaux de telle ou telle force, comme le fait Barzani. Mais nous laissons les prophètes à leurs prophéties. Pour le moment, les faits ne leur donnent pas raison.

    Nous appelons à soutenir les initiatives de l’ICOR en direction du Rojava, notamment la construction d’infrastructures médicales. Nous ne nous satisfaisons pas de slogans, nous voulons pouvoir agir de manière concrète.

    Travailler à construire une riposte unitaire.

    C’est dans cet esprit que nous travaillons à construire un comité qui puisse intégrer autour d’un même ordre du jour les organisations membres de l’ICOR et leurs adhérents et adhérentes. Nous appelons ceux et celles qui seraient intéressés par l’ICOR ou les Amis de l’ICOR à se mettre en rapport avec nous. En particulier, nous appelons les organisations anti-impérialistes des zones contrôlées ou dominées par l’impérialisme français a travailler avec nous pour créer un front contre notre premier ennemi : notre propre bourgeoisie.

    Dans le même ordre d’idée, nous continuons de soutenir l’idée d’un nécessaire travail commun entre les organisations communistes, tant à l’échelle de notre État qu’à l’échelle internationale. Nous considérons que l’importance immense des tâches que les militants et militantes communistes, internationalistes, anti-impérialistes ont a remplir transcende le chauvinisme d’organisation. Nous saluons les organisations qui ont fait un premier pas en notre direction. Nous espérons que d’autres suivront. L’unité ne peut se contenter de déclarations d’intentions, elle se doit d’être réelle.

    Nous ne nions pas les débats idéologiques qui existent entre organisations. Ils sont la preuve d’une santé et d’une vigueur du courant communiste, ici. Cependant, nous pensons que nombre de ces débats ne sont pas contradictoires avec une coopération approfondie entre organisations.

    L’UCL et l’UPML ne font pas exception à cette règle. Cependant, nous pensons que les objectifs que nous avons à remplir exigent de briser le sectarisme et le chauvinisme d’organisation. Nous avançons nous même sur la voie d’une fusion organisationnelle.En dépit des débats idéologiques, politiques, programmatiques, nous considérons que nous avons à faire à un ennemi implacable. Ne nous ignorons pas !

    Nous appelons à des prises de position communes, notamment sur l’actualité politique ou internationale. Nous appelons à un travail commun, unitaire, réalisé dans un esprit de camaraderie, non de concurrence. Nous appelons à une collaboration dans l’analyse de l’actualité, mais également de notre héritage historique.

    Nous mettons en projet plusieurs chantiers importants pour la construction de nos organisations. Plusieurs formations seront faites pour élever le niveau de compréhension théorie, idéologique et politique de nos membres. Elles donneront lieu à des publications extérieures Nous préparons également plusieurs campagnes, dont certaines sont inspirées par l’ICOR, mais d’autres correspondent à la situation nationale ou locale.

    En 2021, le 150e anniversaire de la Commune de Paris sera aussi l’occasion de tirer les enseignements de cette expérience fondamentale, tant d’un point de vue idéologique qu’organisationnels.

    Nous considérons que notre travail conjoint avance d’une manière satisfaisante et ouvre la voie à un renforcement de nos organisations, mais également de l’influence des conceptions révolutionnaires communistes dans l’ensemble de la société de notre pays.

    Avançons, ensemble, vers la construction du Parti qui nous manque. Avançons, ensemble, vers la victoire.

  • Communiqué commun UPML/UCL

    Communiqué commun UPML/UCL

    Avançons ensemble !

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste se sont réunies durant l’été. Nos deux organisations ont pu débattre de la situation nationale et internationale, des pratiques de lutte et des perspectives de celles-ci.

    Nous considérons que cette rencontre est un succès sur plusieurs points :

    Plusieurs questions ont été abordées traitant les questions sur le fond, en utilisant une culture du débat prolétarien. Venant d’horizons divers, nous portons des analyses sous des angles différents. Mais ces différences de point de vue qui peuvent parfois apparaître ne forment pas des obstacles à la construction commune. Elles n’ont pas à être aplanies en amont de ce rapprochement. Au contraire, seul un cadre débat unique permet que celles-ci puissent évoluer en profondeur et qu’une position unitaire apparaisse. Nous ne voulons pas d’un débat entre sectes, nous voulons construire une organisation communiste.

    Nous portons un constat commun sur la conjoncture future. La crise du capitalisme et de l’impérialisme n’est pas terminée. Elle s’approfondit, au contraire. Les relations internationales sont soumises à une tension croissante, que ce soit dans le domaine du commerce ou dans les rapports géopolitiques. Cela n’empêche pas l’existence de tendances importantes à l’intégration entre les capitaux et les entreprises, à l’exemple du conglomérat Chrysler-Fiat-Renault.

    Les luttes de l’an passé, quel que soit le domaine, ont montré que les masses populaires recherchent des solutions en dehors du cadre de société capitaliste. L’ensemble des luttes, qu’elle soit celle de Gilets jaunes, celle des écologistes, celle des travailleurs et des travailleuses ou des migrantes et des migrants ont montré que ce système ne parvient plus à apporter autre chose que misère et répression.

    La tendance qu’ont les gouvernements du monde entier à restreindre chaque fois davantage les droits politiques et économiques des masses populaires n’illustre pas la force du capitalisme. Elle illustre, au contraire, la fragilité d’institutions à bout de souffle, qui ne parviennent plus à camoufler leur corruption et leur assujettissement aux désirs des capitalistes. La tromperie ne fonctionnant plus, ils recourent à la force.

    Une année de combat s’ouvre, l’UPML et l’UCL joueront, ensemble, leur rôle.

    Nous avons également abordé, dans ce cadre, l’articulation de la lutte politique et de la lutte économique, notamment par le travail en sein des syndicats, la défense de la syndicalisation, du syndicalisme de lutte et la promotion du rassemblement vers un syndicalisme unique et combatif.

    La manière dont nos organisations conçoivent l’application de la ligne de masse, du travail au sein des luttes, notamment dans celles des Gilets Jaunes, qui a été le centre de gravité des combats de l’année. La nécessité d’agir en tant que militants communistes révolutionnaires, et de donner libre cours au plein potentiel de nos organisations dans les prochaines luttes a été soulignée.

    Nous ne pensons pas que nos rencontres doivent se limiter à une déclaration de principe généraux. Elles n’auraient aucun objet. Elles doivent servir à faire progresser l’unité idéologique et organisationnelle tant de nos groupes respectifs que de l’ensemble du mouvement communiste, ici, en France, dans les régions dominées par celle-ci, en Europe ou internationalement. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste s’accordent sur la nécessité impérieuse de cadres ad hoc permettant le travail commun.

    C’est l’un des buts recherché par nos organisations, au travers de la lettre ouverte envoyée aux organisations communistes présentes en France, pour constituer une alliance des révolutionnaires.

    Au travers de la construction progressive d’un Comité ICOR France, permettant aux organisations et individus membres de la coordination ou qui s’intéressent à ses activités de travailler ensemble.

    C’est également le fondement de notre travail au sein de l’ICOR et à la participation aux campagnes et aux journées d’action impulsées par celle-ci. Cela passe également par la promotion du Front Uni International Antifasciste et Anti-impérialiste, porté tant par l’ICOR que par l’International League of People Struggle (ILPS).

    Ultimement, il s’agit de la raison qui motive nos organisations à se rapprocher et à avancer sur le chemin d’une unification.

    Nos organisations sont porteuses de plusieurs projets de campagnes et de formations communes. À la fois dans le but de répercuter les campagnes de l’ICOR, mais également dans le fait de développer nos propres projets. Nous considérons que l’approche du 150e anniversaire de la Commune de Paris doit être l’occasion de faire de cette étape historique un point de focale pour les révolutionnaires du monde entier, dans le but d’en tirer les conclusions, mais également de créer le point de départ pour que l’histoire du mouvement révolutionnaire aille de l’avant, vers la victoire, vers le communisme.

  • Éléments d’un bilan  – Communiqué UCL / UPML

    Éléments d’un bilan – Communiqué UCL / UPML

    Les 25 organisations membres en Europe de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) avaient décidé, en 2018, de cette campagne à l’occasion des élections européennes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, l’ont menée, ensemble avec les Amis de l’ICOR, avec fierté en France. A son issue, considérant la mesure de nos forces, les résultats sont largement positifs !

    Pour nous, il s’agit d’une une première, sous de multiples aspects :

    • Nous avons dénoncé l’Union européenne et ses États membres impérialistes, destructeurs de l’Homme et de la nature, fauteurs de guerre, dominants des pays opprimés.
    • Nous avons exposé la complexité des relations entre notre impérialisme et les autres qui constituent l’UE. Entre leur volonté de rapprochement et leur volonté de se dévorer les uns les autres. Nous avons dénoncé le diktat des monopoles dans les États  et dans l’UE à l’ère de la production internationale, la subordination et la fusion entre groupes monopolistes et organes étatiques et européennes – surtout contre l’illusion que l’on pourrait changer l’UE et renégocier les traités européens. L’alliance réactionnaire impérialiste et la forteresse capitaliste guerrière qu’est l’Union européenne est en même temps minée en interne par les contradictions inter-impérialistes.
    • Nous avons ciblé le mythe de la domination de Bruxelles. La France n’est pas dominée par l’UE ou par l’Allemagne. Le point de vue chauvin et souverainiste protège l’impérialisme français. A ce titre, le Frexit n’est pas la solution pour le rejet de l’Union européenne car notre premier ennemi est dans notre propre pays.
    • Ceci amène aux multiples crises de l’UE qui évoluent en s’approfondissant. L’impérialisme en crise est d’autant plus agressif envers d’autres puissances impérialistes et dans la lutte des classes.
    • La radicalisation réactionnaire de la politique intérieure dans presque tous les pays est largement subie et combattue dans les luttes, le caractère guerrier dangereux de l’UE cependant est encore très sous-estimé.
    • Notre critique sur l’UE est de gauche et révolutionnaire.

    Notre internationalisme s’est opposé au nationalisme et chauvinisme illusoires et trompeurs, défendu par certains partis et organisations, même de « gauche ». Nous avons combattu pour le droit d’asile, pour les soutien aux luttes révolutionnaires de libération, pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Les journées mondiales de lutte de l’ICOR, le 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses, durant laquelle nous avons défilé en commun à Lyon, et organisé une conférence,  et le 8 mai à l’occasion de la journée anti-guerre d’agression, ont été des moments forts dans cette campagne. Le 16 mai, à l’appel de l’ICOR-Amérique, nous avons participé à une journée de solidarité avec le Venezuela, pays assiégé par l’impérialisme américain, mais aussi menacé par l’UE. Lors des deux semaines d’action à Nantes et à Saint-Denis (93), nous étions largement visibles.

    Notre campagne a porté un contenu clair et combatif. Elle a tranché avec le contenu creux de la soupe fade et hypocrite vendue par les bourgeois. Nous l’avons transmise au travers de milliers d’autocollants, de tracts et d’affiches, que ce soit à Lyon, Paris, la Haute Provence ou Nantes. Nous nous sommes fait l’écho de la rébellion anti-impérialiste et nous avons travaillé à l’organiser. Ces activités ont rencontré un écho très favorable.

    Les nombreuses discussions et rencontres se sont tenues dans les quartiers, les entreprises, les syndicats et au sein des manifestations. Elles ont montré le rejet voire la révolte contre les différents fléaux la politique bourgeoise et la recherche d’une alternative sociale à la société capitaliste-impérialiste.

    Les élections n’ont jamais changé le monde.

    En réaction à la droitisation de la politique gouvernementale et des partis bourgeois, la société se polarise. Un large front uni anti-impérialiste et l’alternative révolutionnaire doivent se construire sur la base de l’opposition multiple qui se soulève face à cette droitisation.  

    Les liens étroits avec les couches populaires, en particulier avec le prolétariat, et un travail systématique pour gagner la confiance de ceux qui ont été abusés pendant des décennies par les politiciens et les politiciennes sont les conditions indispensables pour avancer. Nous devons apprendre de la résistance et des luttes menées par les masses, et nous devons être capable d’y apporter une réponse politique qui puisse mener sur le sentier de la victoire.  Nos interventions, nos diffusions, nos réunions et nos stands d’information ne s’arrêteront pas avec la fin des élections, comme le pratiquent les partis bourgeois. Nous poursuivons notre travail de liaison avec les masses.

    Dans le combat révolutionnaire, l’anticommunisme est toujours l’argument suprême de la bourgeoisie pour défendre son système pourrissant. Nous l’avons vu lors de scandaleuses interventions publiques, bâties sur les mensonges. Leur propagande déforme la vision de ce que peut être la société libérée de l’exploitation et de l’oppression pour les masses qu’est le socialisme révolutionnaire. Nous apporterons nos réponses aux accusations, nous développerons davantage encore nos idées et leur diffusion auprès de tous ceux et de toutes celles qui subissent l’exploitation et l’oppression.

    Nous avons pu renforcer l’unité idéologique et politique entre nos deux organisations ICOR, l’UPML et l’UCL, par la préparation commune de la campagne, basée sur l’analyse léniniste de l’impérialisme d’aujourd’hui. Nous nous sommes soutenus mutuellement dans l’agitation et propagande et dans la réalisation de nos interventions. Cette campagne confirme notre rapprochement pratique et théorique, expression de notre unification grandissante.

    De nouveaux adhérents renforcent nos deux organisations, l’Unité communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, et nous les accueillons avec fierté ! Les nouveaux membres, les nouveaux sympathisants et contacts apprécient notre orientation claire pour la révolution socialiste. Ils nous apportent des nouvelles initiatives, plus de richesses en idées et réflexions pour faire vivre le marxisme-léninisme !

    Nos deux jeunes organisations ont mené pour la première fois une campagne commune, ainsiq qu’une campagne de souscription. Pour soutenir l’activité de nos organisations et de l’ICOR, pour faire vivre les caisses de solidarité et de grève, nous avons besoin d’aide.  La collecte de dons continue encore jusqu’en juin et chaque camarade, sympathisant et contact est sollicité pour montrer sa conviction et sa générosité aussi sous l’aspect financier.  

    Nos liens avec les organisations membres de l’ICOR d’autres pays dans le monde présents en France, comme celles du Kurdistan et de la Turquie, comme celles des pays africains se sont établis ou approfondis. Dans la campagne, nous avons fait connaître leurs luttes : la grève de la faim des camarades kurdes, menée en solidarité avec les prisonniers politiques et contre leurs conditions de détention, en particulier celles d’Abdullah Özallan, détenu par le régime fasciste turque. La lutte des camarades du Cameroun pour la libération de leur pays de la dictature, soutenue par l’impérialisme français.

    Le système impérialiste,  dont UE et la France sont un des rouages essentiels, sont à l’origine de la misère des peuples et complices des crimes d’États. La coordination de nos luttes et l’unité des communistes au delà des frontières est bénéfique, apporte le soutien mutuel et la solidarité.

    Nous avons pu tisser des nouveaux liens avec plusieurs organisations communistes et révolutionnaires en France. Nous sommes résolument pour l’unité des communistes sur la base de principes clairs tout en combattant le sectarisme et l’opportunisme. La construction du Parti doit être la première préoccupation tous ceux qui se reconnaissent dans l’héritage communiste A la fin de notre campagne nous avons publié une lettre ouverte commune de l’UCL et de l’UPML aux organisations et aux individus isolés se réclamant du communisme en France avec la proposition d’une Alliance des Révolutionnaires comme première étape pour ce travail commun.

    Une délégation de la France est allée rejoindre nos camarades du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), candidat aux élections européennes. Sa «campagne électorale dans la rue » avait surtout l’objectif d’organiser les masses à différents niveaux, en particulier dans les organisations révolutionnaires. Nous avons été les témoins de leur soutien à un nouveau mouvement politique de réfugiés qui, courageusement, accuse l’impérialisme et qui s’attaque aux causes de l’exode massif des populations des pays opprimés. Surtout, ce mouvement se place dans une perspective active et combative, rompant avec la charité refusant l’image du réfugié comme mendiant pour un aumône, mais, au contraire, lui restituant sa véritable place : celle de prolétaires luttant pour l’émancipation générale de l’humanité.

    Nous avons mené cette campagne avec l’ICOR Europe qui nous a été un formidable soutien. L’ICOR Europe a pu s’unifier davantage déjà dans une conférence préparatoire en automne dernier. L’ICOR Europe est apparu comme une force dans la création, la mise à disposition et dans l’échange de matériel de propagande, d’analyses, et par la participation aux événements. Ainsi, des camarades de la coordination européenne sont venus le 1er mai à Lyon.  Nous allons faire le bilan, ensemble, au sein de l’ICOR Europe et continuer à construire notre unité pas par pas.

    Un grand merci à tous les camarades, nos sympathisants et sympathisantes, amis et amies ainsi que collègues pour leurs conseils, leur soutien et leur participation.

    Renforçons l’UPML et l’UCL! Renforçons l’ICOR ! Pour la révolution socialiste internationale ! L’avenir est à l’unité des communistes !

  • Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Le 1er mai, Lyon, 7 rue Mazagran, Lyon 7ème – 16 h 00

    Événement organisé par l’UCL, l’UPML, Partizan, avec la présence d’une délégation de l’ICOR.

    À l’approche des élections européennes, nous aurons bientôt l’occasion de voir défiler toutes sortes de candidat.e.s, prétendant nous représenter, formuler à notre place toutes sortes de positions sur l’avenir de l’Union Européenne. Le « débat » ne sera pas véritablement alimenté, il sera préempté par ces candidat.e.s. En fait de « débat », ce ne sont que des échanges de positions et d’analyses sans consistance, pour élire un « parlement » européen qui n’en a en réalité que le nom -puisque celui-ci n’a quasiment aucun pouvoir.Si nous voulons des espaces de débat réel et démocratique, nous n’aurons pas d’autre choix que de les créer nous mêmes.

    C’est ce que, modestement, nous nous proposons de faire. Nous autres, qui organisons cet événement, n’avons pas de lessive à vous vendre. Nous sommes engagé.e.s dans la politique, la vraie : celle qui consiste à agir directement sur le terrain des luttes populaires. Nous ne souhaitons pas discuter de l’opportunité de voter, ou non, à ces élections, ni de savoir pour qui il conviendrait de le faire.

    L’Union Européenne est, depuis une dizaine d’années, en pleine déconfiture. Mal conçue dès ses premiers commencements, elle se dirige, à travers un embrouillamini complexe, vers son effondrement inéluctable. Il est une maxime très à la mode, selon laquelle, quand le sage montre la lune, l’imbécile regarderait le doigt. Nous ne voulons pas faire partie de tou.te.s celles et ceux qui ne savent voir que le doigt européen pour ne pas regarder en face la lune capitaliste. Nous voulons comprendre ce qu’est, réellement, la construction européenne et ses contradictions internes, comprendre le processus de sa crise et de son effondrement, dans le cadre plus global de la crise générale du système capitaliste mondial, notre ennemi à toutes et tous. Il est urgent de pouvoir en discuter, toutes et tous ensemble, le plus largement possible, afin de tracer des perspectives de lutte collective nous assurant une prise sur la situation d’aujourd’hui comme de demain.

    Nous vous invitons donc à venir nombreuses et nombreux.

  • Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Ce 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, doit être sous le signe de la combativité et de la solidarité ! L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, appellent à la constitution, à Lyon, d’un cortège révolutionnaire et internationaliste.

    Révolutionnaire, car le capitalisme et l’impérialisme ne sont pas amendables, ne sont pas réformables. Les Etats capitalistes et impérialistes sont des parodies de démocratie. 

    Internationaliste, car nous ne sommes pas seuls, partout dans le monde, les masses opprimées et exploitées rejettent leurs chaînes. Nous formons un seul front de lutte international, dans lequel les victoires et les défaites des uns sont également celles des autres. 

    Nous appelons les organisations et les individus qui défendent ces deux points fondamentaux à se joindre à nous et à renforcer ce cortège. Cette année est une année de combat ! Nous voulons juguler la dispersion qui caractérise la situation des forces combatives à l’heure actuelle. Nous pensons que la situation sociale -et par extension politique- nous pousse à devoir serrer les rangs, unir nos forces. 

    Ce cortège n’est pas une fin en soi, il est un point, pour que nous nous reconnaissions mutuellement comme partageant des objectifs, des principes, une volonté de triompher de l’ordre capitaliste et impérialiste. D’autant que cet ordre nous mène une lutte constante et impitoyable. 

    Le poids de la crise économique se fait sentir. La menace d’un second choc aiguillonne encore davantage les angoisses des exploiteurs.

    Ici, elles imposent un programme de liquidation des droits sociaux dans leur ensemble, elles préparent un avenir de misère, de précarité, de pauvreté. Ces attaques, aujourd’hui sur les aspects économiques de la vie des masses, ont jeté dans la rue des pans entiers de la société. Ces luttes immenses n’ont eu d’autres réponses qu’un resserrement des libertés démocratiques et politiques. 

    Ailleurs, notre impérialisme maintient d’une poigne de fer des régions entières du monde sous sa domination. Pour extraire le maximum de profits, les grands monopoles économiques, les cartels, organisent des élections truquées, des coups d’état, des guerres civiles. 

    Les élections européennes vont bientôt dominer la scène politique. Elle attise les convoitises des organisations qui ne vivent que par et pour les élections. Elle réveille également ceux qui veulent faire endosser à l’UE la responsabilité de tous les maux qui nous frappent. 

    Nous considérons que l’UE est une alliance d’impérialismes, elle ne peut changer de nature et devenir une union progressiste. Elle est une alliance dans laquelle l’impérialismes français et allemand, au premier chef, trouvent leur compte. 

    Ce n’est pas l’UE qui domine la France, c’est l’impérialisme français qui se sert de l’UE pour accroître son influence et ses profits !

    Partout, dans le monde, les menaces de guerre grondent ! La crise économique et la montée de concurrences génèrent des tensions internationales puissantes et explosives. Elles justifient la mise en place et le soutien à des régimes ultra-réactionnaires, comme la Turquie d’Erdogan, la Hongrie d’Orban, les Philippines de Duterte ou l’Inde de Modi. 

    L’UCL, l’UMPL et les organisations membres de l’ICOR dénoncent cette montée pression des relations internationale et les opérations de déstabilisation qui sont faites pour préparer un repartage du monde.

    Ensemble, prolétaires de tous les pays, unissons nos forces contre la marche à la guerre !

    Ensemble, réunissons nos forces !

    Ensemble, en un bloc, nous pouvons donner corps à cette ligne !

    Faisons exister, à Lyon, un front unitaire, marchant derrière la même banderole, scandant les mêmes slogans, montrant en ce jour symbolique de lutte. 

    Nous représentons une force avec laquelle les exploiteurs vont devoir compter !

    Faisons du premier mai une démonstration de force !

  • Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    L’Unité Communiste est intervenue à la suite de la manifestation. Nous reproduisons ici le contenu de ce qui a été dit.

    Camarades, 
    Nous pensons qu’être présents et présentes à ce Newroz est une chose importante. Nous saluons toutes celles et tout ceux qui sont ici, ainsi que les organisateurs et organisatrices de l’événement.

    Nous sommes souvent désemparés, en France, quand il s’agit de la solidarité internationale. Bien souvent, nous avons des difficultés à savoir comment lui donner une réalité concrète, à faire en sorte qu’elle ne soit pas faite que de déclarations, qu’elle puisse être une action réelle. 

    D’autant que la solidarité internationale est une chose vitale. Il n’est pas possible de séparer ce qui se passe dans l’Etat turc de ce qui se passe en France. Il n’existe pas de barrière étanche entre la situation des deux Etats. Nous formons un seul front contre les impérialismes, le capitalisme, le fascisme. Les victoires et les défaites des Kurdes et des Turcs révolutionnaires et progressistes ont une action sur notre situation politique et économique, tout comme nos victoires et nos défaites jouent sur la leur. 
    Lorsque nous entravons l’action de notre impérialisme, qui soutien le régime fasciste d’Erdogan, nous continuons à aider la victoire. Lorsque la classe ouvrière au sein de l’Etat turc mène la lutte contre le capitalisme et le fascisme, elle contribue à affaiblir notre impérialisme.

    Tout comme il n’existe pas de barrière étanche entre les secteurs politiques et économiques, il n’en existe pas entre les moyens de répression. Les méthodes du gouvernement de l’Etat turc, employées aujourd’hui, ne sont pas un particularisme de cet Etat. Au fur et à mesure des années, nous voyons des méthodes similaires arriver en France. 
    Plus la situation se dégrade, plus la bourgeoisie fait appel à des méthodes qui évoquent celles de l’Etat turc. Dans quelques années, il n’est pas exclu -il n’est pas possible d’exclure !- le fait que notre gouvernement ou le prochain emploient recourent aux mêmes pratiques que celles d’Erdogan. C’est pour cela que nous devons nous battre. Et chaque coup porté affaiblit le système impérialiste dans son ensemble, tout en renforçant le camp du peuple.
    En tant que membre de l’ICOR, nous sommes engagés dans le soutien d’actions concrètes, notamment celles qui ont été entreprises pour la construction d’hôpitaux à Kobâné. Nous pensons que cet exemple de solidarité est fondamental. Nous appelons chaque organisation de France à trouver, elles aussi, les moyens de pratiquer une aide matérielle.

    Nous pensons également que les mobilisations politiques sont importantes et jouent un rôle. C’est pour cette raison que nous appelons -conjointement avec nos camarades de l’UPML- à un cortège révolutionnaire et internationaliste pour le premier mai, à Lyon. Quelque soient les différences idéologiques, nous appelons à ce que les organisations se retrouvant dans ces deux mots d’ordre -Révolution et internationalisme- rejoignent ce cortège.

    Nous saluons la lutte des camarades Kurdes et Turcs, révolutionnaires et progressistes. Nous saluons leur courage. 

    Vive le Newroz ! Vive la lutte ! Vive l’internationalisme !

    NEWROZ de solidarité avec la lutte du peuple Kurde.

    Le 20 mars, à 19h30, jour de Newroz, le Conseil Démocratique Kurde en France appelle à une marche aux flambeaux à partir de la place Bellecour. Le centre culturel Mésopotamie, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon se rallient à cet appel.

    Longtemps interdit par les autorités du régime fasciste turc, le Newroz est une composante de l’identité kurde ; en le célébrant, les kurdes affirment qu’ils existent, peu importe ce qu’en pense Erdogan ou les autres oppresseur du peuple Kurde.

    Depuis 4 mois, les grévistes de la faim tentent d’interpeller les gouvernements d’Europe sur la situation terrible en Turquie.

    Parmi eux, des centaines de prisonniers politiques ainsi que la députée Leyla Güven qui a dépassé les 126 jours. A Strasbourg, 14 kurdes sont également engagé-e-s dans ce mouvement devant le Parlement Européen, la vie d’un certain nombre d’entre eux est aujourd’hui gravement en danger, il en est de même pour celle de Mme Leyla Güven. Un des grévistes est décédé d’inanition à la suite de cette grève mortelle.

    Ces femmes et hommes demandent la fin de l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et la libération de tous les prisonniers politiques. Le régime d’isolement auquel est soumis M. Öcalan est contraire aux conventions internationales régissant le respect des conditions d’incarcération des détenu-e-s. La Turquie doit respecter ce droit comme elle doit respecter les droits du peuple kurde à faire valoir son identité, sa culture et ses choix politiques. La solidarité active et concrète avec le peuple kurde passe également par le fait de dénoncer les politiques hypocrites des pays d’Europe, qui parlent sans cesse de liberté, mais commercent avec les pires dictatures du monde.

    La Turquie n’est pas exempte de respecter les principes fondamentaux de la démocratie, des droits des minorités, de la liberté d’expression individuelle et collective. Les militants et militantes révolutionnaires et progressistes Kurdes, en Turquie, en Syrie et ailleurs, luttent non pas pour imposer une nouvelle oppression nationale, mais pour travailler à la libération et l’émancipation générale des populations.

    Les Kurdes et leurs alliés internationaux au sein des Forces Démocratiques Syriennes, ont anéanti l’hydre fasciste Daesh. Aujourd’hui, ils sont abandonnés face à l’ogre fasciste Erdogan, sacrifiés pour des enjeux géostratégiques et économiques.

    Dénonçons l’hypocrisie – soyons solidaires !

    Marchons pour le Newroz, marchons pour la liberté des peuples !

    Erdogan : un ennemi des peuples de Turquie.

    En Turquie, Erdogan est en position de force. La position géostratégique de la Turquie fait que l’État turc est très courtisé. Les impérialistes américains, français, allemands, mais également russes et chinois rêvent de s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, pour en faire une tête de pont au Moyen-Orient. Pour obtenir cette position, les grandes puissances sont prêtent à tout concéder à Erdogan. Qu’importent, alors, la question des droits démocratiques, qu’importent les agressions militaires, qu’importent les libertés des peuples de Turquie ou des régions contrôlées militairement par celle-ci !

    Erdogan et son parti fasciste, l’AKP, prétendent faire de la Turquie une grande puissance impérialiste, ils prétendent restaurer l’Empire Ottoman, et cherchent à rallier la population autour de ce projet illusoire. Toute aspiration à la liberté, à la démocratie, est présentée comme une entrave à la grandeur turque, et est réprimé dans le sang.

    Mais derrière les beaux discours, et les promesses de grandeur, Erdogan et l’AKP ne font qu’enchaîner les peuples de l’État turc. Loin d’une restauration impériale, le régime se vend au plus offrant, il est un agent exécuteur, un laquais, un larbin de l’impérialisme ; il vend la force de travail de son État aux entreprises étrangères, comme Renault, qui engrange des profits immenses en surexploitant des peuples réduits en esclavage.

    Erdogan vend des projets de Grande Turquie, mais il ne la voue qu’à être une prison des peuples, qu’a être un camp de concentration à ciel ouvert. Ses rêves de grandeur ne font que creuser sa tombe. Les Hitler et Mussolini ne sont que de passage, mais les peuples restent, et finissent toujours par gagner.

    Nous, militants et militantes progressistes et révolutionnaires, nous le clamons : les fascistes n’ont jamais été le camp du peuple. Ils ont toujours agi pour l’intérêt exclusif des cartels et des grands monopoles. Ils se disent pour le peuple, mais ne font que le livrer pieds et poing liés, muselé, à ses exploiteurs.

    Nous sommes pour libérer les masses populaires de Turquie, du Kurdistan, de France, de l’exploitation et de l’oppression. Aucun peuple n’est notre ennemi, aucun n’est une menace pour l’autre. Ce sont nos bourreaux, nos exploiteurs, qui nous dressent les uns contre les autres, qui nous divisent et qui instillent les haines.

    Nous sommes pour briser les chaînes qui nous écrasent ! Ne nous laissons pas tromper et abuser par le fascisme !

    Signataires : Centre Culturel Mésopotamie ; Partizan ; Unité Communiste de Lyon