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  • Nouveau document numérisé : Le rapport sur la situation internationale.

    Nouveau document numérisé : Le rapport sur la situation internationale.

    Document incontournable de l’histoire du mouvement communiste international, ce rapport de 1947, souvent surnommé « rapport Jdanov » est un texte parfaitement illustratif de la stratégie communiste à la sortie de la guerre. Il est également une critique profonde des déviations opportunistes de droite, notamment du PCF, qui furent un terreau fertile pour le développement du révisionnisme.

    Impossible, pour tout communiste, de faire l’impasse sur la lecture de ce rapport que nous mettons à disposition aujourd’hui.

  • Hommage à Lénine

    Hommage à Lénine.

    Le 21 janvier 1924, Vladimir Illitch Oullianov décédait.

    Lénine a marqué l'histoire. Il existe, dans l'histoire contemporaine, un avant Lénine et un après Lénine. Nul, même le plus virulent anticommuniste ne saurait le nier.
    Marx et Engels, pour ne citer qu'eux, ont apporté un colossal travail philosophique, idéologique, politique pour comprendre le monde capitaliste, pour discerner ses rouages, pour tenter d'en déduire les lois objectives. Ils ont amené la fusion de la philosophie et de la science à un point jamais porté avant. En donnant naissance au matérialisme-dialectique et au matérialisme historique, les deux philosophes ont non seulement donné les clés de l'analyse du monde, mais aussi de sa transformation.
    C'est de ces clés que s'est saisi Lénine, pour les actualiser, pour les porter dans l'époque de l'impérialisme. En définissant cette ère nouvelle, non pas comme le fruit d'une épiphanie soudaine, mais d'un travail de recherche, Lénine caractérisa la guerre impérialiste, mais aussi la lutte de libération nationale, la lutte des pays dominés contre leur métropole.

    C'est son travail de combat idéologique et organisationnel qui a  permis de donner naissance au Marxisme-léninisme.

    Lénine a porté l'épée contre les idées des réformistes, des révisionnistes, pourfendant les thèses pourries et éculées de Plekhanov, Martov et Kautsky. Les thèses défaitistes sur le super-impérialisme, supposant qu'un jour, un seul impérialisme exploiterait en paix le Monde, et que ce jour serait celui de la révolution.

    Il a inscrit la dictature du prolétariat et la forme du parti de type nouveau dans le marbre, comme deux lignes de démarcation infranchissables.

    Le Parti Communiste s'est concrétisé de manière pleine et entière par ce travail ardu. Un Parti subordonné à sa tâche première: la conquête du pouvoir. Un parti rompant avec l'électoralisme, l'économisme, pour devenir un fer de lance de la révolution.

    Une révolution non pas basée sur le romantisme, mais sur l'efficacité, sur le professionnalisme, sur une avant-garde capable de pouvoir briser le pouvoir bourgeois, sans dépendre d'une illusoire "avancée des mentalités," si chère aux anarchistes, qui repousse aux calendes grecques la révolution, tant le poids de l'idéologie bourgeoise est écrasant.

    Une révolution qui ne ment pas. Qui annonce quelles seront les étapes et les difficultés, et qui ne cache pas que la guerre frontale avec la bourgeoisie aura lieu, qu'elle sera dure et sanglante. Que la dictature du prolétariat est une nécessité pour affirmer le pouvoir du prolétariat, encore vacillant et dépendant des experts bourgeois pour le fonctionnement de l'économie, de l'administration, de l'armée.

    Face à des gauchistes de façade comme Trotsky, criant des mots d'ordres erronés comme celui des Etats-Unis d'Europe, lançant des slogans trompeurs et défaitistes sous couvert de révolution permanente, niant le rôle de la paysannerie, Lénine à sur répondre avec une ligne juste. L'alliance des ouvriers et des paysans dans la révolution ; la lutte contre l'impérialisme et non le soutien fallacieux à celui-ci ; la possibilité d'une révolution ici et maintenant. Le fait de saisir l'opportunité de la faiblesse d'un impérialisme, d'un camp, pour frapper et pour renverser la bourgeoisie.

    A ces mêmes qui voulaient faire du Parti une bande, il opposa des principes de commandement pour faire triompher l'efficacité. Pour faire triompher la discipline, et écartant les fractions, les cliques, au profit d'une conception centraliste-démocratique.

    Contre l'entrisme qui corrompt et qui est inefficace, Lénine plaida pour que soit hissé haut le drapeau de la révolution, et pour qu'on ne mente jamais aux travailleurs. Les organisations ne sont pas des coquilles vides qu'on peut, à souhait, "tirer vers la gauche", comme le clament les trotskistes -mais ils ne sont pas les seuls à le faire- mais elles découlent de préalables théoriques, idéologiques, stratégiques.

    Bien que peu entouré, Lénine a démontré, entre février et octobre 1917, que même un groupe réduit de communistes, lorsqu'ils trouvent la ligne juste, peuvent changer la donne. Le pouvoir bolchevik, embryonnaire, s'est rapidement affirmé comme le seul pôle à même de pouvoir porter la révolution.

    Il a fallu faire des choix, il a fallu faire preuve d'audace pour triompher des obstacles. Il a fallu faire preuve d'un sang froid de chaque instant pour ne pas être effrayé par les succès, effrayé par le défi lancé à l'impérialisme et à la bourgeoisie.

    Certains l'ont été. Peu à peu, chaque parti autre a rejoint les rangs de l'opposition. Franchissant la ligne de démarcation qui sépare le révolutionnaire du traitre. Une de ces lignes de démarcations, Lénine la paya de sa chair. Fanny Kaplan, Socialiste-Révolutionnaire de Gauche, tenta, en 1918, de l'assassiner. La tentative laissa Lénine grièvement blessé, et contribua certainement à l'affaiblissement de sa santé durant les six années qui lui restaient à vivre. Les derniers mots de la tueuse la démasquèrent comme un agent des intérêts occidentaux : « J'ai tiré sur Lénine parce que je le considère comme un traitre au socialisme et parce que son existence discrédite le socialisme. Je suis sans réserve pour le gouvernement de Samara et pour la lutte contre l'Allemagne aux côtés des Alliés. » Maquillant la trahison en gauchisme, les SR de gauche étaient une illustration de la peur pathologique qu'ont les droitiers et les révisionnistes de la révolution et de ses conséquences. Terrifiés par l'idée de se couper des engagements contractés par le régime tsariste avec les alliés, ils préférèrent ourdir des conspirations contre le gouvernement soviétique plus que d'appuyer la révolution.

    On n'est trahi que par les siens, c'est une glaçante constante. Les ennemis de la révolution ont continué leur travail de sape, infiltrant. Mais lorsque les trotskistes et les blocs variés qu'ils eurent pu constituer, agirent, ce ne pût être que dans l'ombre, tant ils étaient battus et rebattus dès qu'ils exprimaient leurs arguments futiles en public.

    Après avoir tant fait pour la révolution et pour donner une impulsion de progrès à l'idéologie, Lénine est décédé des suites d'une hémorragie cérébrale. Son histoire aurait pu s'arrêter là, mais heureusement, des continuateurs ont existé. Le léninisme à pu être synthétisé par Staline, condensé en un ouvrage majeur le résumant : les questions du léninisme. L'œuvre a été enrichie, et l'est toujours, par ceux qui continuent à contribuer à l'avancée de la science marxiste.

    L'URSS a poursuivi sur la voie tracée par Lénine, avançant, contre le camp capitaliste, et prouvant à la face du monde que le socialisme est réalisable, et qu'il balaie d'un revers de la main le capitalisme pourrissant. L'URSS, de pays moyenâgeux, arriéré, s'est hissée en 30 ans à l'égal des plus grandes puissances.

    La mise en œuvre des plans quinquennaux, de l'étatisation de l'industrie, mais aussi de la collectivisation des terres ont permis d'éradiquer la pauvreté, la misère noire, endémique à la Russie Tsariste. Une économie planifiée, faisant la chasse au gaspillage, imperméable aux crises, a été mise en œuvre, faisant franchir les étapes du développement économique en étant chaussé de bottes de sept lieues. Cela, sans renoncer à la lutte des classes, qui chaque fois s'est faite plus aigüe, plus profonde, rejetant, dans les oubliettes de l'histoire, les classes sociales parasitaires. Le bilan de Lénine lui confère une aura d'invincibilité. Pourtant, chez Lénine et ses continuateurs, des y eut des manques, des failles, des erreurs. Tout était expérimental, tout était à découvrir. Ces failles, les chercheurs du marxisme tentent de les trouver pour les élucider et les corriger, pour renforcer l'idéologie léniniste. Si nous reconnaissons des erreurs, nous les formulons ouvertement, car la critique doit être constructive. Mais d'autres l'ont fait et le font en sous main, non pour améliorer le léninisme, mais pour en saper les bases.

    Ceux qui attaquèrent, par la suite, la personne ou  l'héritage de Staline n'ont rien fait d'autre qu'attaquer -à travers lui- la pensée de Lénine. Les trotskistes qui encensent Lénine mais crachent sur Staline ne font qu'attaquer, sans le courage de l'exprimer ouvertement, le léninisme. Les révisionnistes soviétiques, agglomérés autour de Khrouchtchev, ne posèrent nullement des corrections sur le travail de Staline, au contraire, ils clamèrent leur rupture, en catimini, avec le léninisme.
    Les révisionnistes et le pouvoir russe d'aujourd'hui feraient mieux de brûler la dépouille de Lénine plutôt que de la déshonorer chaque jour en l'utilisant pour leurs combines et pour peindre en rouge leurs crimes.

    La bourgeoisie elle aussi, utilise des procédés similaires de falsification et de révision. Il n'est pas possible de battre, de détruire, le point central de l'œuvre de Lénine. Il n'est pas possible de battre en brèche le marxisme-léninisme et le matérialisme-dialectique. Alors pour contourner cet écueil, la bourgeoisie camoufle ses assauts. Son discours clame que "Lénine était gentil, Staline méchant", qu'il fut le corrupteur, le traitre, qu'il entraina l'URSS dans les abîmes. Bien piètre camouflage. Tout comme cette litanie d'un communisme "bon en théorie", mais dont on refuse la mise en œuvre, parce qu'elle écrase la bourgeoisie, qu'il est autoritaire, qu'il est "mauvais".

    Et pourtant, c'est Lénine lui-même, qui s'exclamait ainsi : "Nous" disons donc à la bourgeoisie: Vous, exploiteurs et hypocrites, vous parlez de démocratie alors qu'à chaque pas vous dressez des milliers d'obstacles pour empêcher les classes opprimées de participer à la vie politique. Nous vous prenons au mot, et afin de préparer les masses à la révolution, pour vous renverser, vous autres exploiteurs, nous demandons, dans l'intérêt de ces masses, que votre démocratie bourgeoise soit élargie.

    Et si vous, exploiteurs, tentez de résister à notre révolution prolétarienne, nous vous réprimerons impitoyablement, nous vous enlèverons vos droits politiques; bien plus nous vous refuserons le pain, car dans notre république prolétarienne, les exploiteurs n'auront pas de droits, ils seront privés d'eau et de feu, car nous sommes des socialistes pour de bon."

    L'œuvre de Lénine est immortelle. Elle est, et demeure, un guide pour notre lutte, pour notre action, pour la révolution.

    Nous honorons sa mémoire en la maintenant vivante, contre l'ossification, la falsification, la révision.

    Lénine est toujours vivant dans la lutte ! Vive le léninisme, vive le communisme !

  • Renforcement de la présence militaire en Europe, le spectre de la guerre n’est pas mort.

    L’Otan mise sur la dissuasion face à la Russie : les premiers blindés américains à destination de l’Est de l’Europe sont arrivés à Bremerhaven. C’est le plus grand déploiement de forces depuis la fin de la Guerre froide”.

    Tels sont les propos relatés par le journal Der Spiegel, principal hebdomadaire d'investigation allemand. C'est dans la petite ville portuaire de Bremerhaven que débarquent les hommes, les chars et le matériel de l'Alliance. Avec le soutien logistique de la Bundeswehr, ces derniers vont venir prendre leurs quartiers dans la ville de Sagan en Pologne, laquelle héberge leur centre de commandement. Ce débarquement d'ampleur doit renforcer la présence militaire américaine dans les pays Baltes, en Roumanie, ainsi qu'en Bulgarie et leur fournir une force de réponse rapide. L'objectif est de constituer une démonstration de force face à la politique de la Russie de Poutine, notamment de son implication dans le conflit ukrainien, toujours actif bien qu'il ait quitté la une de l'actualité au profit du conflit syrien où, là aussi, Moscou et l'Alliance poursuivent des buts diamétralement opposés.

     

    Ce n'est pas la première fois que nous relatons la résurgence des tensions entre la Russie et OTAN. L'Europe Orientale et les Balkans sont toujours -cela tend même à s'accentuer- la poudrière du vieux continent. Planifié avant le changement d'administration, ce déploiement de renforts tend à militariser davantage la région. Les confins de l'Europe restent un enjeu géostratégique entre Europe, USA et Russie.

    Le nouvellement nominé Donald Trump affirme une volonté de se tenir à l'écart des conflits, à effectuer un repli vers une politique isolationniste. Le milliardaire est également un apôtre, officiellement, d'une alliance avec son homologue Russe.

    Pour autant, malgré la prise de position du président US, il est douteux de voir les Etats-Unis renoncer à une conception géopolitique antagonisant la Russie comme l'ennemi principal, or du cadre d'une alliance tactique pour contrer la montée de la Chine, contre laquelle le président Trump ne cesse de pester.

    Depuis l'amiral Mahan, à l'aube du XXème siècle, jusqu'à Brzezinski et ses héritiers, la doxa américaine considère qu'il n'est nullement possible de s'accomoder d'une Russie -ou d'une Chine- puissante. Difficile de croire que même le sulfureux Trump puisse tordre une logique aussi établie.

    Provocation de troubles, échec, nouvelle provocation, nouvel échec, et cela jusqu'à leur ruine — telle est la logique des impérialistes et de tous les réactionnaires du monde à l'égard de la cause du peuple; et jamais ils n'iront contre cette logique.

    C'est là une loi marxiste.

    Quand nous disons: «l'impérialisme est féroce», nous entendons que sa nature ne changera pas, et que les impérialistes ne voudront jamais poser leur coutelas de boucher, ni ne deviendront jamais des bouddhas, et cela jusqu'à leur ruine.

    «Rejetez vos illusions et préparez-vous à la lutte» (14 août 1949)

     

    En Allemagne, certaines voix se sont élevées pour dénoncer ce déploiement. Ainsi, le ministre-président du Brandebourg, Dietmar Woidke (SPD), a dénoncé la militarisation de la frontière germano-polonaise. Des protestations ont également été émise par le parti Die Linke -affilié au parti de la gauche européenne auquel prend part notamment le PG et le PCF-, ainsi que par les réactionnaires de l'AfD.

    Aucun des contradicteurs n'analyse ce conflit pour sa véritable nature, c'est-à-dire une aggravation des tensions internationales entre impérialismes concurrents. Si ceux-ci dénoncent l'agressivité de l'occident envers Vladimir Poutine, c'est pour prendre la défense de ce dernier, non pour analyser le risque de conflagration mondiale. Bien qu'étant de bord diamétralement opposés, les réactionnaires virulents et la gauche réformiste radicale voient chacun ce qu'ils veulent voir dans les yeux du président de la Fédération de Russie. Les uns y voient le rempart contre la décadence de l'Europe et comme le symbole d'un rigorisme tsariste teinté de moralisme orthodoxe ; les autres croient y voir les ferments de la révolution anti-américaine et se perdent dans les symboles soviétiques, qu'il agite comme des colifichets devant leurs yeux. L'ironie de la chose veut que ce dernier se soit prononcé pour soutenir François Fillon pour ce qui est des élections au sein de l'Etat français.

     

    Nous communistes, condamnons l'impérialisme dans son ensemble, et celui de notre propre Etat en premier lieu. L'Etat français reste globalement en retrait dans cette affaire, ses liens de clientèle avec l'orient de l'Europe se limitent à la Roumanie -à travers Dacia notamment- ainsi qu'avec la Pologne. La France elle-même, bien que membre de l'OTAN, est dans une position originale. La grande majorité de ses candidats à l'élection présidentielle semblent vouloir vanter les mérites de la Russie comme alliée et comme modèle, et -au final- seul le Parti Socialiste et les trotskistes prennent une position pro-occidentale tranchée.

    La raison est simple, l'Etat français à ses interêts principalement tournés vers l'Afrique. Il ne s'intéresse guère qu'à la concurrence qui pourrait surgir là-bas.

    Nous rejetons la logique campiste qui veut qu'on acclame Vladimir Poutine ou l'OTAN.

    Ce n'est pas notre tâche que de soutenir l'un ou l'autre des camps de nos ennemis. Nous refusons de voir l'Europe redevenir un champ de bataille.

    Si le spectre de la guerre ressuscite une fois de plus, elle ne sera menée que la bourgeoisie monopoliste et ses intérêts. Le prix du sang, en revanche, sera payé par les peuples et les travailleurs. Nous refusons de servir de chair à canon. Mais que la bourgeoisie se méfie !

     

    Actuellement, dans tous les pays du monde, on discute de l'éventualité d'une troisième guerre mondiale. Nous devons être préparés psychologiquement à cette éventualité et l'envisager d'une manière analytique. Nous sommes résolument pour la paix et contre la guerre.

    Mais si les impérialistes s'entêtent à déclencher une nouvelle guerre, nous ne devons pas en avoir peur. Notre attitude devant cette question est la même que devant tous les désordres: primo, nous sommes contre, et secundo, nous n'en avons pas peur.

     

    La Première guerre mondiale a été suivie par la naissance de l'Union soviétique avec une population de 200 millions d'habitants.

     

    La Seconde guerre mondiale a été suivie de la formation du camp socialiste qui englobe une population de 900 millions d'âmes.

     

    Il est certain que si les impérialistes s'obstinent à déclencher une troisième guerre mondiale, des centaines de millions d'hommes passeront du côté du socialisme et seul un territoire peu étendu demeurera aux mains des impérialistes; il est même possible que le système impérialiste s'effondre complètement.

     

    «De la juste solution des contradictions au sein du peuple» (27 février 1957)

    Entre le moment où ces mots étaient couchés sur le papier et aujourd'hui, tant a été perdu. Pourtant, nous devons avoir foi, avoir une foi inébranlable dans l'esprit de paix et de fraternité des peuples.

    Nous devons reconstruire le camp de la paix, reconstruire la solidarité internationale entre les peuples, les liens d'amitié, d'amour que nous entretenons, que nous devons entretenir, entre tous les exploités, tous les opprimés.

     

    C'est ainsi que la guerre de la bourgeoisie se muera en guerre contre la bourgeoisie, qu'elle sera balayée de la surface de la terre, et que des cendres de la guerre naîtra l'Etat du peuple.

     

     

  • Vers une année de lutte et de victoires ! 1917 – 2017

    Cent ans après la révolution d'Octobre, nous devons être capable de montrer à la bourgeoisie de l'Etat Français que le Communisme est toujours le spectre qui hante le Monde.

    Cette année sera l'occasion d'un anniversaire que personne, pas même le plus réactionnaire des bourgeois, ne peut ignorer. L'expérience de la révolution bolchevik a montré à la face du Monde, a jeté au visage des bourgeois, une vérité indéniable: l'ère du capitalisme s'achèvera par la victoire du socialisme

     

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    Cette expérience a montré ce qu'est la force du peuple, lorsqu'il est organisé autour d'un Parti Communiste révolutionnaire. Elle a démontré sa capacité à diriger la société, sa capacité à se dispenser de cette classe de parasites qu'est la bourgeoisie. Elle a montré la capacité des masses à surmonter les obstacles, les difficultés, à édifier une économie conçue pour répondre aux besoins du peuple, non à la seule destination d'engranger des profits.

    En à peine 35 ans, la révolution russe à fait passer la Russie Tsariste d'un pays arriéré et moyenâgeux à une puissance mondiale, capable d'envoyer des hommes et des femmes dans l'espace, de maîtriser l'atome.
    Elle a démontré aussi l'invincibilité des armées du peuple, de l'alliance des ouvriers et des paysans, contre les impérialistes coalisés lors de la guerre civile tout comme contre les bouchers nazis de la seconde guerre mondiale. Une victoire, hélas, arrosée de bien trop de sang, versé pour défendre la forteresse de la révolution.

    La révolution d'Octobre a ouvert une ère nouvelle, expérimentale, dans laquelle tout a été à découvrir, sans autre guide que le marxisme-léninisme. Des insuffisances, des erreurs, des fautes ont été commises. Certains ne font qu'insister sur celles-ci pour condamner l'URSS et la révolution, d'autres les nient. Les deux sont fautifs.

    La construction du socialisme en URSS s'est faite sans qu'existe un manuel, sans qu'existe un corrigé caché, qu'il aurait suffi de consulter. Ceux qui traitent les fautes des révolutionnaires comme d'élèves n'ayant pas été assez scolaires oublient ce que c'est que de créer. La construction s'est faite envers et contre un Monde dominé par l'impérialisme, envers et contre les trahisons, les renoncements, l'aventurisme de membres du Parti. Elle n'était pas un débat tranquille, elle fut une guerre contre la réaction mondiale et ses agents.

    Les guerres se paient toujours de sang.

    Pour autant, nous devons aussi être capable de regarder quelles furent les fautes et les failles, de les analyser. Ne pas faire comme ceux qui tranchent ces questions à l'emporte-pièce, ou qui veulent faire descendre des cieux un paradis socialiste immaculé et – surtout – exempt de toutes fautes.
    Nous ne pouvons faire l'impasse sur ce travail, déjà amorcé par les continuateurs des œuvres marxistes. Nous l'avions déjà pointé du doigt lors de notre article sur le 99e anniversaire de la révolution d'octobre. Parler de l'URSS, de son histoire, en omettant de mentionner le point de bascule entre révolution et contre-révolution, c'est être un bien piètre communiste.
    Nous l'identifions, nous, dans le XXe congrès du Parti Communiste d'URSS en 1956, dans la pseudo-déstalinisation, liquidation de facto de l'Union Soviétique. Les racines du mal sont plus profondes, elles sont l'aboutissement d'erreurs, de concessions et nous sommes les seuls à pouvoir trouver le remède. Nous ne pouvons faire comme les anarchistes, les trotskistes, qui blâment chaque fois autrui pour leurs faillites. Nous sommes les premiers acteurs de nos succès et les premiers de nos échecs. Notre responsabilité est illimitée.

    Tant et tant nous reste à reconstruire, pour nous, communistes, cent ans après la révolution d'octobre. Nous n'avons plus de Parti Communiste, nous n'avons plus de forces armées. Nous avons subi depuis plus d'un siècle la répression anticommuniste féroce. Les falsificateurs de l'histoire ont bien œuvré pour détruire la signification du communisme. Mais encore une fois, les plus grands dangers sont dans nos rangs.

    Si nous avons beaucoup perdu, nous ne sommes pour autant pas des orphelins. Notre héritage, notre histoire, nous enseigne bien des choses qui nous permettrons d'éviter tant d'écueils.

    Cette histoire ne doit pas devenir du mythe, du folklore. Il ne s'agit pas d'agiter des drapeaux rouges, de jongler avec les portraits. Il ne s'agit pas de réussir à placer un vocabulaire marxisant, quelques citations de Lénine ici et un portrait de Staline là. Nous avons besoin de compréhension profonde du Monde pour le transformer.

    Notre histoire ne doit pas non plus être ossifiée. Notre doctrine n'est pas un dogme mais un guide pour l'action, écrivait Engels. Nous avons besoin d'un communisme vivant, nous avons besoin de la synthèse de notre expérience. Il s'agit de reconstruire, sans égo, l'outil qui nous manque. D'accepter d'avoir tort, d 'accepter de travailler de manière honnête, à la construction de ce nouveau parti.
    Aujourd'hui, nous sommes toujours isolés, faibles, au sein de l'Etat Français. Mais partout dans le Monde, le drapeau de la révolution reste dressé. En Inde, aux Philippines, au Kurdistan, au Népal, en Amérique Latine, partout le marteau et la faucille restent les emblèmes de la liberté.

    En ce début de 2017, nous devons aussi tirer un bilan.

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    2016 s'est caractérisée par sa bipolarité.

    Six mois de lutte contre la loi El-Khomri, six mois marqués par des manifestations intenses, par une contestation virulente. Six mois pendant lesquels l'Etat Français a vécu au rythme des grèves, des manifestations, des actions militantes. Quel que soient les manques qui puissent être pointés du doigt, Nuit Debout a été une expérience qui a posé la question d'une politisation accrue du mouvement et du dépassement des mots d'ordres purement économistes. Bien des enseignements restent à tirer de ces six mois, et nous ne devons pas laisser le mépris et la présomption nous clore les yeux quant à leur analyse.

    Six mois de lutte, six mois de trahison.

    Dès l'été – dès même l'Euro de Football – les organisations électoralistes, les réformistes, ont tourné leur veste. Désormais, manifester n'est plus leur ordre du jour, il s'agit de voter. Ayant accumulé un capital-sympathie auprès des masses, il leur faut désormais le faire fructifier. Les frondeurs et leurs motions de censure mort-nées ; les "insoumis" ; les révolutionnaires des urnes ; tous se sont jetés à corps perdus dans la conquête d'une illusion. Il n'y eut jamais de rentrée 2016 de lutte. Elle fut étranglée par la course à l'Elysée. Désormais, l'axe de bataille principal est, pour eux, autour des élections.

    2016 a révélé la putréfaction du Parti Socialiste et de ses alliés ; 2017 démasquera tous les opportunistes. Elle démarquera ceux qui refusent le jeu de la bourgeoisie et en prennent acte, construisent leur projet en indépendance de classe, autour de leur ordre du jour et les autres. Ceux qui ont fait mine d'être en rupture, mais vont – les prétextes ne manquerons pas – s'aligner sagement derrière la bannière du "soutien critique." Ceux qui vont révéler leur véritable nature de laquais des sociaux-démocrates.

    Ceux la feront de 2017 une année de ridicule achevé, de soumission.

    2017 doit être une année offensive. Si, sur les élections, plane la menace d'une extrême-droite de plus en plus influente, les communistes ne doivent pas se laisser mettre à la remorque des sociaux-démocrates dans un "front républicain" naïf. Ceux qui lancent sans cesse ces sirènes d'alarme courent le risque de se muer en défenseurs d'une démocratie bourgeoise que nous souhaitons abattre.
    Or l'heure n'est pas à la constitution d'un front républicain, elle est à la construction d'une machine de lutte offensive, d'un Parti Communiste. Nous ne devons pas mordre dans ce jeu ridicule des élections, au contraire, notre tâche la plus ardente est de les dénoncer. "Pas une seule voix pour les bourgeois" doit être le mot d'ordre de 2017.

    Nous avons des tâches immenses à accomplir.

    Notre ennemi premier reste et restera jusqu'à sa destruction l'impérialisme français. Celui que les chauvins parent d'habits de misère, le prétendant soumis à Merkel et aux USA. Celui que ses agents parent de mille vertus, apportant les Lumières et la Civilisation. Celui qui est diminué, nié, paré de fleurs.

    Mais celui qui viole, qui tue, qui pille.

    Celui qui porte la mort partout où il passe, dans l'impunité, celui qui se gorge de profits immenses en ne tarissant pas de leçons de morale.

    Celui-là est le premier ennemi des communistes qui agissent au sein de l'Etat Français.
    Notre premier ennemi est notre bourgeoisie, pas celle des autres.

    Nous souhaitons, en 2017, la défaite de ses plans face à la lutte des peuples.

    Nous sommes dispersés, nous sommes loin de pouvoir clamer victoire en cette aube de 2017. Mais nous ne manquons ni de courage ni de détermination, et chaque jour la renforce. Nous devons avancer pas à pas vers une unité plus grande, plus forte, plus sincères de tous les communistes de l'Etat Français.

    Nos voeux pour nos camarades ne peuvent être que des voeux de lutte résolue !
    Nous souhaitons la victoire à nos camarades, qui se battent sous la bannière rouge.
    Nous la souhaitons à nos camarades qui luttent contre l'obscurité du fascisme.
    Nous la souhaitons aux peuples sans Etat, où qu'ils soient, et particulièrement au sein de l'Etat Français, de parvenir à leur indépendance.

    En avant vers un 2017 de lutte !

    Mort à l'impérialisme français, oppresseur des peuples !

    Vive le communisme !

  • Trump élu: la fin du Monde n’est pour autant pas pour demain.

     

    Défiant la grande majorité des analystes politiques et électoraux, le résultat de l'élection américaine tombe, pour notre fuseau horaire, un peu comme un réveil le lendemain d'une soirée trop arrosée: Un sentiment de confusion, d'incompréhension, nous prend.

    Les sondages et les analystes donnaient avec certitude une confortable victoire pour Hilary Clinton. Cette victoire était celle de la logique, celle du centre, sur la position extrémiste de l'homme d'affaire.

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    Victoire de la logique car les va-t-en-guerre du Pentagone, le complexe militaro-industriel, une grande partie de l'industrie tournée vers l'exportation et l'etablishment étaient des supporters de l'ancienne première dame. Lâché par une partie de son électorat, lâché par une partie des Républicains -même Georges W. Bush aurait voté pour Hilary Clinton- cette victoire semblait impossible.

    Pourtant elle le fût.

    C'est la victoire d'une Amérique sur une autre.

    C'est la victoire des Rush Limbaugh, des Alex Jones, de cette Amérique d'outsiders réactionnaires, ces relents d'Amérique du "Sud profond", contre l'Amérique de Mickael Moore, du New York progressiste et cosmopolite.  C'est le conflit d'une bourgeoisie américaine contre une autre.

    C'est la victoire de la métapolitique, une campagne menée tant dans la rue que sur internet, où l'imageboard 4chan a réussi même à défrayer la chronique, faisant de l'image d'une grenouille mal dessinée un signe de haine et de ralliement à Trump. Image result for pepe trump

    Cela signifie-t'il que Clinton aurait été l'ange de paix et de justice: Non.

    Les révélations de Wikileaks sur les e-mails de Mme. Clinton ont montré une implication de chaque instant de la part de la candidate démocrate, et de la part de l'équipe présidentielle dirigée par Barack Obama, dans des sabotages, des pressions, des opérations de déstabilisation contre les gouvernements d'autres Etats. Cela n'est cependant pas une surprise. Mais le camp de Trump a particulièrement exploité ces histoires, ainsi que la confusion de la candidate entre son mail personnel et professionnel, pour lancer la rumeur de l'avènement d'un règne personnel et absolutiste de la part de la Démocrate. Il semble par ailleurs que des hackers russes auraient donné du grain à moudre, en participant aux piratages.

    Ceci, ainsi que la méfiance traditionnelle des états-uniens pour leurs élites, à contribué à donner un avantage à Trump.

    La Dialectique Trumpienne.

    La victoire de Trump est-elle donc cette fin du Monde tant annoncée ?

    Progressistes des USA, accrochez-vous !

    "L’heure est venue de nous rassembler et de ne faire qu’une nation. Je promets à chaque citoyen de ce pays que je serai le président de tous les américains. Pour ceux qui avaient décidé de ne pas me soutenir, je me tourne vers vous, nous devons travailler ensemble."

    Nous ne nous faisons pas d'illusions. Bien que le discours de Donald Trump soit, en terme de politique intérieure, d'une modération ahurissante, quant revient à la mémoire la campagne, son élection va sonner comme le clairon pour tout ce que les USA comptent en terme de racistes et de réactionnaires. Afro-américains, latinos, asiatiques, natifs américains, mais aussi nos camarades communistes américains vont passer de tristes moments sous une présidence qui a tant jeté de l'huile sur le feu. De même, nous redoutons de voir les mouvements progressistes, pour l'égalité entre les genres, pour l'avortement, pour que la Bible ne soit pas la loi, dans une bible belt majoritairement républicaine.

    Pour autant, la présidence de Barack Obama ne fut pas non plus un long fleuve tranquille. Les meurtres d'afro-américains par la police, la construction du pipe-line à travers la réserve native, les inégalités sociales, l'effondrement de la ville de Détroit, ont eu lieu sous ses mandats.

    Mais le grand revirement se situe dans la politique extérieure .

    Make america isolationist again.

    La victoire de Trump ne peut être regardé que comme la victoire de la position du déclin américain. Que de la position isolationniste et de repli de la part des USA. Hilary Clinton disposait d'un soutien réel de la part des huiles du Pentagone, mais aussi de l'industrie, car elle était d'une tradition interventionniste, d'une position sur la nécessité pour les USA de rester un gendarme du Monde.

    Si l'élection d'Obama était apparue comme un vent frais après 8 ans de bushisme et d'aventures militaires, les USA ont pour autant poursuivi une politique similaire à l'extérieur. Toutefois, le discours était passé d'une Amérique seule face au monde, à celle d'une Amérique cherchant un hegemôn, cherchant un nouveau réseau d'alliances.

    Trump, lui, prononce là aussi un discours d'une incroyable modération: "Je tiens à dire à la communauté internationale que si nous allons mettre en avant l’intérêt national, nous n’oublierons personne et nous traiterons avec tous les autres pays. Nous essaierons de trouver un terrain d’entente. Nous essaierons de trouver un terrain d’entente. Nous conclurons des partenariats et pas des conflits. Et je tiens à remercier toute mon équipe, tous ceux qui ont contribué à faire de cette nuit une victoire historique."

    La désescalade continue. Cette Amérique qui se cache derrière ses murs est une Amérique épuisée et en déclin.

    Son réseau d'alliance s'est affaibli, s'est amoindrie. Alors qu'elle reste le pays le plus dépensier en terme Image result for F-35 échec d'armement, sa capacité à pouvoir maintenir la parité technologique semble devenir un cauchemar, tant les programmes de renouvellement marquent le pas. Le chasseur nouvelle génération F-35 est un échec complet, et est une humiliation pour les USA et leur complexe scientifique et militaire. Face à l'augmentation en qualité et en volume des forces concurrente: Chine, Russie; face à l'augmentation de l'influence de ces derniers à travers le Monde; Turquie vacillante, Philippines de Duterte carrément pro-russe; les USA sont dans une passe difficile.

    Or, Trump n'est pas un America is back bis. Il ne mise pas tout sur la dérégulation et le néo-libéralisme de son prédécesseur des années 80. Trump, l'homme du mur, n'est pas Reagan, l'homme du tear down this wall. Il est une Amérique qui, si elle se prive de l'immigration mexicaine, légale ou non, va voir son PIB stagner d'autant plus. Liquider la manne des maquiladoras n'apportera rien. Il est d'une Amérique coincé entre un libre échangisme traditionnel, et une tentation du protectionnisme et du repli sur soi.

    Nous assistons donc à un affrontement entre deux stratégie de la bourgeoisie américaine, laquelle n'a plus l'unité de volonté qui la caractérisait auparavant.

    En 1939, le président Mao écrivait: " Etre attaqué par l'ennemi est une bonne chose et non une mauvaise chose; en ce qui nous concerne, qu'il s'agisse d'un individu, d'une armée, d'un parti ou d'une école, j'estime que l'absence d'attaque de l'ennemi contre nous est une mauvaise chose, car elle signifie nécessairement que nous faisons cause commune avec l'ennemi.

    Si nous sommes attaqués par l'ennemi, c'est une bonne chose car cela prouve que nous avons établi une ligne de démarcation bien nette entre lui et nous."

     

    Or, qui a salué l'arrivée au pouvoir de Trump ? Des alliés de l'Amérique ? Non.

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    Vladimir Poutine a appelé de ses vœux l'arrivée de Trump.

    Selon l'agence Reuters, le leader de la RPDC, Kim Jong-Un, également.

    Même si cette information est à prendre au conditionnel, comme tout ce qui sort des agences de presse chinoises et sud-coréennes, le fait que cette information ne soit pas choquante en soi est révélateur.

    Les deux ne sont pas des amis des américains, et sont des rivaux, ou des ennemis de son impérialisme. Pour autant, ils ont été séduits par le programme international de Trump, qui passe par la levée des sanctions, par le repli des bases, en bref par un recul sensible de la présence américaine.

    Si les ennemis de l'Amérique saluent l'arrivée de ce candidat, c'est bien qu'ils soupçonnent que celui-ci servira, même indirectement, leur cause.

    Marine le Pen, bien que pro-russe, a soutenu Trump. Ceux qui sont dans ce cas de figure l'ont fait, en grande partie, par ignorance, sans la moindre compréhension des enjeux géopolitiques.

     La France est particulièrement en retard dans sa compréhension des enjeux mondiaux, c'est en partie pour cette raison que son impérialisme est si agressif. Il ne fait que tomber de Charybde en Scylla, incapable de se projeter dans une pensée cohérente. Une partie de la bourgeoisie française est sur une position ouvertement atlantiste, tandis qu'une autre adhère à la conviction que ses intérêts se trouvent plus du côté de la Chine et de l'Oural.

     

    Cette Amérique du repli est à la fois une bonne et une mauvaise nouvelle pour le reste du Monde.

    Elle marque un déclin de l'impérialisme pourrissant des USA, et en cela, elle est une bonne nouvelle. Dialectiquement, cependant, la fonte de la calotte glaciaire que représentait les USA sur la concurrence inter-impérialiste, son affaiblissement, peut entrainer une série de guerres de repartages, peut permettre aux impérialismes brimés de prendre de l'ascendant et de tenter de faire leur place au soleil.
    La victoire de Trump, en tout état de cause, semble tirer le rideau sur la Pax Americana, déjà endommagée depuis 15 ans, depuis le 11 septembre 2001.

    Rien d'intégralement positif n'était, de toute manière, à attendre de cette élection. Entre les deux clans de la bourgeoisie américaine, nous n'avions pas à laisser notre cœur balancer. Cependant, nous restons vigilant: Bien que n'était pas au stricto sensu un émule de Hitler, Trump va certainement mener la vie dure à tous les progressistes américains. C'est vers eux, vers ceux qui combattent l'impérialisme de leur propre Etat, que nos pensées vont en priorité. C'est vers ceux qui, au cœur du monstre, luttent pour les droits des minorités, contre l'obscurantisme et la réaction, contre les menées guerrières, que va nos salutations.

    Nous sommes pour des Etats-Unis d'Amérique démocratiques et socialistes. Nous espérons que le déclin de son impérialisme est un préalable à ce que naisse un puissant mouvement populaire et révolutionnaire au sein de cet Etat.

    Vive la lutte héroïque des progressistes et des révolutionnaires américains !

    Contre l'impérialisme et la réaction !

     

     

  • 99 ans après, la révolution d’octobre est toujours un phare éclairant l’avenir !

     

    Nous célébrons cette année le 99ème anniversaire de la Révolution d'Octobre -25 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'Empire Russe, dans la nuit du 7 au 8 novembre pour le calendrier grégorien.-

    99 ans après, cette révolution marque toujours une étape titanesque franchie par les masses en lutte, sous la direction du Parti Bolchevik. En effet, après la Commune de Paris, en 1871, elle est la seconde expérience d'un régime nouveau, d'un régime qui à chassé la bourgeoisie et les capitalistes, elle est la seconde expérience de prise du pouvoir par le peuple.

    Résultats de recherche d'images pour « revolution octobre »

    Cette révolution à jeté à bas les résidus du tsarisme et du parlementarisme bourgeois. Elle à jeté à bas la fausse démocratie, laquelle marchât sur les revendication du peuple en cette dure année 1917: Le pain, la terre, la paix.

    Les bolcheviks ont démontré aux yeux des masses la fausseté du réformisme, qui s'est enterré lui même, en tentant de servir deux maîtres à la foi: le capital et le peuple, ne finissant que par servir le premier des deux.

    Ils ont démontré aux yeux des masses que seule une révolution conduite de manière déterminée, organisée et structurée de la manière la plus poussée pouvait battre les forces de la réaction et de la bourgeoisie.

    Ils ont démontré que l'alliance étroite et renforcée des paysans et des ouvriers était invincible tant qu'elle était dirigée avec justesse par le Parti.

    Ils ont démontré que les masses pouvaient partir à l'assaut du ciel, et gagner !

    Cette révolution a été le coup d'envoi de la construction de l'Etat socialiste, de l'Etat prolétarien, sous la direction du Parti Communiste (bolchevik) d'Union Soviétique.

    Cette révolution a ouvert la voie à un processus long, émaillé de difficultés, de victoires et de reculs, qu'a été la lente édification du socialisme.

    Elle a été un laboratoire expérimental de l'avancée humaine, de l'avancée des droits des travailleurs, des droits des femmes, des droits des minorités opprimées. Tout comme elle a démontré que la bourgeoisie n'abandonnait pas, d'abandonnait jamais tant qu'il lui restait des forces, et que seule la dictature du prolétariat permettait au peuple de tenir sa forteresse contre les assauts des réactionnaires.

    Elle a démontré la véracité des thèses de Lénine sur la possibilité de construire le socialisme, même si la  terre entière n'avait pas basculée dans la révolution, enterrant les théories pourries des capitulards et des couards.

    Elle a démontré que les pays socialistes, par leur supériorité en terme de forces productives, pouvaient rattraper les pays capitalistes, les dépasser, tout en fonctionnant avec économie et sans gaspillage.

    Elle a donné un formidable élan d'espoir aux peuples opprimés, souffrant dans la nuit du colonialisme, de l'esclavagisme. Elle à inspiré les mouvements de libération nationale, les a aidé, les a mené sur le chemin de la liberté.

    La révolution bolchevik a ouvert l'ère des révolutions populaires, de celle de l'Albanie, de la Chine, de la République Tchèque, de Cuba… L'ère des luttes victorieuses contre l'impérialisme: Chine, Corée, Viet-Nam, Algérie…etc. Elle a ouvert une ère de lumière.

    Hélas, dans les recoins, plus forte est la lumière, plus forte est l'ombre.

    La bourgeoisie paniquée a soutenu les hordes fascistes, a mené les bouchers sanglants, les Hitler et les Mussolini à la conquête du monde, dans une croisade antibolchevique génocidaire, raciste et criminelle.

    C'est le second anniversaire que nous devons célébrer. Celui, de la parade du 7 Novembre 1941, aujourd'hui, il y a 75 ans.

    Fight for Moscow. Parade 1941

    Devant l'ennemi assiégeant Moscou, lors du dur hiver 1941, rien n'avait plus de symbolisme, rien n'incarnait plus le courage et la détermination aux yeux du peuple, aux yeux du monde, que de célébrer l'instant ou les masses ont jeté le gant du défi contre la bourgeoisie et les réactionnaires, et où ils prirent les armes et les vainquirent.

    L'Armée Rouge, renouvelant ce défi, défilèrent dans Moscou, et se portèrent à la contre-attaque, repoussant les nazis et sauvant la capitale. Le discours de Staline reste une exemple même du parallèle évident qui existait entre les deux situations:

    "Il y avait un temps où notre pays était dans une position toujours plus difficile. Rappelez-vous l'année 1918, quand nous avons célébré le Premier Anniversaire de la Révolution d'Octobre. En ce temps-là les trois-quarts de notre pays était dans les mains d'interventionnistes étrangers.
    Nous avions temporairement perdu l'Ukraine, le Caucase, l'Asie Centrale, l'Oural, la Sibérie et l'Extrême-Orient. 
    Nous n'avions aucun allié, nous n'avions aucune Armée Rouge – nous commencions juste à la créer – et nous avons éprouvé un manque de pain, un manque d'armes, un manque d'équipement.
     
    En ce temps-là 14 États ont été rangés contre notre pays (incluant les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France-) 
    Mais nous ne sommes pas devenus déprimés ou découragés! 
    Au milieu de l'incendie de guerre, nous avons organisé l'Armée Rouge et avons converti notre pays en un camp militaire. 
    L'esprit du grand Lénine nous a inspiré ce temps-là, pour la guerre contre les interventionnistes étrangers. Et qu'est-il arrivé ?

    Nous avons défait les interventionnistes, regagné tous nos territoires perdus et avons réalisé la victoire. 
    Aujourd'hui notre pays est dans une bien meilleure position alors c'était il y a 23 ans. 
    Aujourd'hui il est plusieurs fois plus riche dans l'industrie, l'alimentation et les matières premières. 

    Aujourd'hui nous avons des alliés qui conjointement avec nous forment un front uni contre les envahisseurs allemands. Aujourd'hui nous avons la sympathie et l'appui de tous les peuples d'Europe, qui sont tombés sous le joug de la tyrannie Fasciste. Aujourd'hui nous avons une armée et une marine splendides, défendant la liberté et l'indépendance de notre pays avec leurs vies. Nous n'éprouvons aucun manque sérieux ou d'alimentation ou d'armes ou d'équipement.
    Notre pays entier, tous les peuples de notre pays, supportent notre armée et marine, les aidant à briser les hordes Nazies.
    Nos réserves dans la main d'œuvre sont inépuisables. L'esprit du Grand Lénine nous inspire pour notre Guerre Patriotique aujourd'hui comme il l'a fait il y a 23 ans.

    (…)Laissez la bannière victorieuse du grand Lénine flotter sur vos têtes!
    Détruisez totalement les envahisseurs allemands!

    Mort aux armées allemandes d'occupation!
    Vive notre Patrie glorieuse, sa liberté et indépendance!
    Sous la bannière de Lénine – en avant à la victoire!"

    L'Armée Rouge est partie de la place Rouge, devant le mausolée de Lénine, pour finir sa course devant le bunker de la chancellerie, exterminant les dernier SS -français qui plus est- protégeant leur Moloch hitlérien assoiffé de sang.

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    Hélas, un triste anniversaire est à célébrer aussi. Celui de la trahison du XX ème congrès du PCUS

    La révolution bolchevik et la construction du socialisme en URSS ne se sont pas déroulés comme s'écoule une douce nuit d'été. Cela a été une lutte de chaque instant. Cela a été un combat ardu, impitoyable. Cela était également une expérimentation, qui devait déceler les pièges au moment où elle posait le pied dessus.

    Or, il est un fait indéniable, c'est que la victoire de la révolution d'octobre n'a pas été complète. Elle a été battue par un ennemi insidieux et protéiforme: la bourgeoisie, laquelle s'est accordée ainsi un sursis.

    1917-1956, voilà les 39 années de socialisme qu'a connu l'Union Soviétique. A la suite de cela, le révisionnisme, l'opportunisme, le social impérialisme prirent le dessus sur le marxisme-léninisme et menèrent le pays à la ruine, sabotèrent les partis communistes honnêtes et loyaux, et portèrent au nu le droitisme et le réformisme.

    Présenter l'Histoire de l'URSS comme un monolithe  revient à faire disparaitre par un tour de passe-passe le XX ème congrès du PCUS et ses conséquences, et il revient à faire apparaître, de manière subite, de manière complotiste, la classe sociale bourgeoise, qui liquide l'URSS.

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    Or, qu'est ce que nier le congrès de 1956 et la victoire des révisionnistes: C'est nier l'existence du révisionnisme, nier la liquidation des principes fondamentaux du léninisme par la clique de Khrouchtchev, c'est coller à la ligne de coexistence pacifique pitoyable, c'est coller à la monétarisation de l'économie, c'est coller aux principes économiques stupides de développement des biens de consommation et de l'industrie légère au détriment du développement de fond du pays.

    C'est adopter sans embage la coercition fasciste de Brejnev, qui traite ses opposants de malades mentaux et les fait enfermer dans des asiles psychiatriques, au lieu d'utiliser le débat et la persuasion, sous le prétexte qu'être contre lui, c'est être malade. C'est participer au retour de l'héritage dans la législation soviétique, c'est participer, le sourire au lèvre, à la clique antisoviétique, vils servants du complexe militaro-industriel soviétique.

    C'est jeter l'héritage de Staline par dessus-bord. C'est faire insulte à l'URSS socialiste. C'est cracher au visage de Voroshilov, de Molotov, de Kaganovitch, qui subirent la répression et les accusation de la clique révisionniste.

    C'est également nier la légitimité de ceux qui continuèrent le marxisme authentique, ceux qui rejetèrent la trahison: Enver Hoxha, Mao Zedong, Che Guevara…. En revanche c'est prodiguer mille caresses à la clique anticommuniste de Tito, milles caresses aux partis révisionnistes. C'est nier un pan entier de l'histoire du mouvement communiste et ouvrier, c'est rester benoitement sur un fantasme, c'est ne pas être tourné vers l'avenir.

    Faire surgir la contre-révolution de derrière les fagots, c'est être un antimarxiste.

    La clique liquidatrice de l'URSS n'est pas sortie de nulle part. Elle est la maturation d'une bourgeoisie intérieure qui trouve sa base sociale quelque part ! Or, une des lois de la dialectique est que les choses naissent, grandissent, ou stagnent et meurent. Si une bourgeoisie, qui est toujours au pouvoir, y est parvenue, c'est qu'elle s'est nourrie et à grandi sur un terreau.

    Comment y répondent les révisionnistes: "Ce sont des aigrefins, ce sont des déçus, des ambitieux, des agents étrangers. Jamais une classe sociale née de la restauration du capitalisme amorcée en 1956."

    Pourtant c'est bien cela. C'est bien que des failles à colmater sont apparues. Il nous faut les trouver.

    Nous, nous les cherchons, nous les cherchons dans le travail des continuateurs du marxisme, de ceux qui ont critiqué avec justesse et avec fraternité les manques de la direction soviétique. Ces mêmes dont les révisionnistes se privent d'étudier les écrits. Nous les cherchons, ces failles, par nos cherches, par nos analyses, par un travail minutieux que doivent faire les communistes, pour que l'idéologie soit la plus aiguisée.

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    Mais pour les folkloristes cela serait briser en éclat le paradigme du "paradis" socialiste, casser leur folklore, leur mythe, en bref, cela leur causerait de la peine.

    Nous n'avons aucune sensiblerie vis-à-vis de notre histoire. Elle n'existe pas pour nous faire plaisir, elle existe pour être critiquée, pour que nous en tirions des conclusions et des améliorations. Si nous n'avons pas vaincu, c'est que nous avons failli. Il nous FAUT le comprendre.

    C'est la le travail dévolu à notre génération de militant communistes: faire émerger cette synthèse, aiguiser la lame la plus affûtée de la théorie, et ne pas l'utiliser comme un hachoir. C'est là nos tâches, que de porter au plus haut notre compréhension de notre propre histoire, de notre propre héritage.

    Ne laissons pas les bandits réformistes prendre en otage l'héritage de 1917

    Ne laissons pas le bandit Poutine prendre en otage l'héritage de 1941

    Ne laissons pas les bandits révisionnistes mentir sur le sens de 1956

    Nous, communistes, nous ne devons pas que crier le nom de la révolution de 1917. Que crier au nom des défenseurs de Moscou. Nous devons nous montrer dignes d'eux. Digne de l'héritage idéologique que nous ont laissé nos prédécesseurs. Or, cette dignité se gagne en relevant le gant de la bataille idéologique, pour restaurer sa grandeur. De la bataille organisationnelle en construisant de nouveau nos organisations, notre parti, que les révisionnistes nous ont volé et ont annihilé. De la bataille suprême, en battant une bonne fois pour toute la bourgeoisie impérialiste de France, la bourgeoisie impérialiste du Monde entier !