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  • Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Depuis plus d’un mois maintenant, l’assaut lancé par l’Etat Truc se poursuit. Sous le nom cynique de « rameau d’olivier », cet assaut éventre les villes du Rojava, jette les populations sur la route de l’exode, assassine les civils, martyrise des populations qui croyaient trouver refuge dans les zones tenues par les forces combattantes de la coalition progressiste [PKK, PYD, YPG, YPJ, TKP/ML, TIKKO, MLKP ainsi que les bataillons internationaux].

                    Malgré sa force, la deuxième armée de l’OTAN et ses mercenaires de l’Armée Syrienne Libre, piétinent misérablement. Elles n’ont pris que 450km², de leur propre aveu, tout en subissant des pertes terribles. Elles se heurtent à la ferme résolution des combattants et des combattantes progressistes et révolutionnaires, lesquelles ne cèdent pas un pouce de terrain sans l’avoir défendu avec ardeur. Chaque pouce de terrain arraché par l’armée de mercenaires turcs est arrosé de son sang. Chaque mètre carré gagné est marqué d’une tombe.

    Mais l’étau se resserre d’heure en heure. Contre plus fort que soi, l’énergie et la volonté seule ne suffit pas.

                    La communauté internationale laisse faire. Elle laisse les kurdes se faire écraser par les hordes de la réaction, de l’obscurantisme, du fascisme, de l’asservissement. Elle laisse faire, car elle ne veut pas d’un Kurdistan qui puisse devenir un exemple de ce dont les peuples sont capables, lorsqu’ils possèdent leur terre, sans les exploiteurs et les criminels.

                    L’occident -dont la France au premier chef- laisse faire, pour permettre à la Turquie fasciste de sortir renforcée du conflit syrien. Elle y voit l’occasion d’affermir ses intérêts dans cette région convoitée. Elle ne voit que la possession des ressources en sous-sol, que les moyens de pouvoir les accaparer, que les moyens de contrer les concurrents internationaux.

                    La Russie et le régime syrien laissent faire, car ils ne désirent rien au monde plus que des Forces Démocratiques Syriennes affaiblies, obligées de demander de l’aide pour survivre et ne pas périr sous le feu de l’artillerie turque.

                    Un accord de la dernière heure a été trouvé, dans lequel les Kurdes doivent renoncer à leur indépendance chèrement payée, en l’échange de promesses de la part de Damas et de Moscou. Nous ne pouvons blâmer les combattants et les combattantes du Kurdistan, sans que cela ne remette en cause la nature profonde de ces régimes.

                    Les uns et les autres sont des impérialistes cyniques, sans la moindre considération pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Plus encore, ces forces sont même hostiles au projet des organisations combattantes de la région.

                    Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l’indépendance. Elles veulent la constitution non pas d’un état bourgeois de plus, mais bien d’un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l’impérialisme, le capitalisme, l’obscurantisme, le sexisme et la destruction de l’environnement.

    Et cela, les capitalistes et les impérialistes ne peuvent le tolérer !

    Nous devons être solidaires et soutenir les combattants et combattantes de la liberté !

    L’Unité Communiste de Lyon salue la lutte exemplaire du peuple Kurde et appelle à rejoindre les manifestations contre l’agression au Rojava ! 

    Offrir une solidarité concrète : une tâche internationaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon n’a pas cru un seul instant aux promesses qu’ont fait un temps l’Etat français ou les USA aux Forces Démocratiques Syriennes. Elle ne croit pas non plus un seul instant aux promesses de Damas et de Moscou.  Certains sont ravis de celles-ci, car elle leur permet de mêler leur soutien de façade aux kurdes avec leur soutien profond à la cause de l’impérialisme russe et de ses croupions. Il s’agit du même genre d’hypocrisie sans bornes que celui de celles et ceux qui soutenaient l’Armée Syrienne Libre tout en se prétendant amis du peuple Kurde.

    L’Unité Communiste de Lyon est engagée dans plusieurs actions de solidarité concrète en direction du peuple Kurde :

     

    La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme. Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD. Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires communistes et anarchistes.

    L’Unité Communiste de Lyon est également membre des Amis de l’ICOR en France.

    L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. À cet égard, l’ICOR a fait ses preuves de façon exemplaire. Le pacte de solidarité a fait évoluer la solidarité internationale avec la lutte du peuple kurde pour la libération nationale et sociale et le lie au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Les militants et militantes de l’ICOR ont ainsi participé à la construction d’hôpitaux, dans lesquels plus de 4 000 enfants sont nés depuis 2014. Le pacte de solidarité de l’ICOR a permis atteindre d’importants succès ; maintenant il est nécessaire de le développer.

    L’Unité Communiste de Lyon rend hommages aux hommes et aux femmes qui ont quitté leur pays pour se joindre à la lutte des combattants et combattantes de la liberté. C’est avec une tristesse sans bornes que nous avons appris le décès au champ d’honneur de Kendal Breizh (Bretagne),  Baran Galicia (Etat espagnol) à Afrin,  Baran Sason (Flandre) à Deir Ez Zor.

    Nous saluons ces camarades, nous saluons leur engagement militant et internationaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à soutenir politiquement et financièrement la campagne de Soutien au Bataillon International du Rojava. Elle appelle également à soutenir les initiatives de l’ICOR.

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !

  • 21 jours. Afrin tient toujours ! – communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    21 jours. Afrin tient toujours ! – communiqué de l’Unité Communiste de Lyon

    L’ignoble opération lancée par le gouvernement Turc, appuyée par ses mercenaires djihadistes de la prétendue Armée Syrienne Libre, fait long feu. Cette agression, nommée par pure provocation « rameau d’olivier » dure depuis maintenant trois semaine et semble s’enliser complètement.

    Pourtant la Turquie ne lésine pas sur les moyens. Bombardiers F-16, chars Allemands, artillerie Française sont utilisés pour écraser l’enclave contrôlée par les forces combattantes révolutionnaire Kurdes, sous l’égide des YPG (Unités de protection du peuple), aidés d’alliés turcs et internationaux, motivés par la solidarité internationale.

    La Turquie, dans ce conflit, cherche a annexer le Rojava à sont Etat, a fragmenter la Syrie. Elle négocie avec la Russie et avec le régime Syrien le partage de celle-ci, en échange de l’arrêt de l’aide aux Djihadistes et aux fascistes. Moscou espère certainement un rapprochement géopolitique avec la Turquie en échange de ce marché.

    Malgré les bombes, les obus, malgré les massacres d’enfants, de vieillards, Afrin résiste.

    Hommes et femmes capable de porter les armes combattent la tentative d’annexion du régime fasciste turc. Ils et elles se battent héroïquement. Entre 8 000 et 10 000 combattants et combattantes font face à la seconde armée de l’OTAN et à entre 10 et 25 000 mercenaires de l’ASL.

    Pourtant, les chars Leopard-2 éclatent toujours sous les roquettes des YPG.

    Après la terrible bataille de Kobané, les forces révolutionnaires et le peuple en arme démontrent une fois de plus qu’on ne peut les broyer sans subir la morsure du fer et la brûlure du feu !

    Comment ne pas penser, en ce début d’année 2018, à la bataille de Stalingrad, il y a 75 ans, où les soldats soviétiques ont battu les fascistes, malgré leur infériorité numérique initiale, et les ont raccompagnés jusqu’à Berlin, jusqu’au tombeau d’Hitler.

    Comment ne pas penser aux 50 ans de l’offensive du Têt, au Vietnam, où les forces de l’armée nord Vietnamienne et la résistance Vietminh brisaient la capacité des USA à poursuivre leur intervention.

    Comment ne pas penser qu’il y a 100 ans, les hommes et les femmes de la Russie Tsariste mourante se levaient et battaient toutes les armées coalisées lancés contre eux et elles.

    Chaque fois, les armées populaires ont triomphé, car elles ne s’appuient pas sur des mercenaires, elles ne s’appuient pas sur des bouchers et sur des valets. Elles s’appuient sur les aspirations justes à défendre son foyer, à protéger les siens, à défendre la construction d’un monde meilleur, libre et égalitaire.

    Même si elles subissent parfois des revers, ces armées du peuple renaissent sans cesse tant que leur lutte n’est pas menée jusqu’au bout.

    Les Hitler, les Erdogan, les fascistes vont et viennent, mais le peuple est toujours là !

    La Turquie se venge, la communauté internationale collabore !

    Face à la résistance exemplaire des combattantes et des combattants d’Afrin, Erdogan s’emplit de fureur.

    De rage, la Turquie fasciste se venge. Elle commet des crimes de guerre, bombardant les villes et les villages, elle assassine les prisonniers -au mépris de toutes les conventions. Elle mutile les corps des combattants et, surtout, des combattantes. Elle se comporte comme tout colonialiste, rempli de colère par le fait qu’on ose lui résister.

    Elle en profite pour raser les sites archéologiques des civilisations anciennes présentes. Le temple d’Ain Dara, datant de 1400 avant J.-C. a été rasé. La Turquie se sert de l’effacement des traces archéologiques pour dénier toute légitimité aux populations quant à leurs revendications d’indépendance. Elle veut annihiler leur passé pour leur interdire un avenir.

    Dans l’Etat truc, des voix se sont levées pour condamner l’agression perfide. Le PKK, parti frère du PYD de Syrie, le TKP/ML, le MLKP…etc. se sont mobilisés. La réponse du pouvoir Turc fut invariablement la répression et l’enfermement.

    Pas après pas, le régime s’enfonce dans le fascisme le plus débridé.

    La communauté internationale a appelé Erdogan à la « modération. » Cela signifie qu’il peut tuer, massacrer, piller, violer, mais avec « retenue. » Cette attitude revient à autoriser l’agression, à l’adouber.

    La France, qui exploite les travailleurs turcs dans les usines de Renault -actuellement en lutte sociale- qui vend des canons et des armes de par le monde, qui est toujours prompte à soutenir les dictateurs et les terroristes qui font son sale boulot, que fait-elle ? Elle déclare qu’il existe un risque terroriste au Rojava, pour justifier l’occupation turque.

    Encensés un temps par l’occident pour leur succès face à Daesh, aidés par les forces spéciales US dans les combats contre l’ogre obscurantiste, les FDS sont désormais lâchés, abandonnés, traités comme des agents jetables. Loin de l’alliance stratégique avec l’occident que certains voulaient essayer de leur faire endosser, les Kurdes des FDS sont de nouveau seuls, avec comme aide notre solidarité, notre soutient financier et politique, nos camardes partis les rejoindre.

    Aujourd’hui, l’occident sacrifie les kurdes et leur cause. Elle ne l’intéresse plus.

    La Russie et le régime de Bachar Al-Assad, quant à eux, ont proposé un marché de dupe. Certains rêveraient de voir l’armée Russe comme les champions de la liberté. La vérité est que la Russie ne proposait que l’annexion du Rojava à la Syrie en échange de la protection de son armée. Une manière de révéler les intentions des impérialistes : le Rojava est un lot à se partager.

    Mais malgré ces répugnantes tractations Mais malgré ces répugnantes tractations, malgré ces tentatives pour broyer les forces combattantes du peuple, cette bataille ne fait que creuser un peu plus le tombeau de l’impérialisme et du capitalisme.

    Le Moyen-Orient souffre de la guerre depuis trop longtemps. Mais cette guerre se retourne contre ses auteurs. Du chaos, du sang, de la souffrance naissent les forces qui instaurent, qui construisent, qui défendent le monde nouveau : le monde socialiste !

  •  Déclaration de l’Unité Communiste de Lyon à la fête des martyrs TKP / ML – TIKKO

     Déclaration de l’Unité Communiste de Lyon à la fête des martyrs TKP / ML – TIKKO

     Déclaration de l’Unité Communiste de Lyon à la fête des martyrs TKP / ML – TIKKO

    C’est un honneur pour nous, camarades, d’être présent aux côtés de votre organisation pour cette soirée en l’honneur des martyrs de la Révolution en Turquie et au Kurdistan.

    L’Unité Communiste de Lyon salue la lutte exemplaire que mène le TKP / ML – TIKKO. Elle salue cette lutte, menée dans des conditions difficiles, face aux fascistes, aux obscurantistes, aux impérialistes.

    Nous ne sommes pas une grande organisation influente et puissante, mais nous voulons cependant, nous aussi, à la mesure de nos forces et de nos moyens, participer à la solidarité internationaliste et anti-impérialiste. Dans ce but, au côté d’autres organisations, dont OCML-VP, ici présente, nous participons à la campagne de solidarité avec le Bataillon International du Rojava. Nous avons également participé à la rédaction d’une lettre ouverte aux organisations politiques et aux médias militants, pour leur demander de prendre position sur la question du combat en Syrie, et de cesser cette attitude de double-face, en soutenant en façade les forces de la révolution tout en appuyant les réactionnaires et les impérialistes.

    Nous venons ici déclarer notre soutien à la lutte du TKP/ML TIKKO. Trois dates ne peuvent que venir à l’esprit lorsqu’on pense à ces combats, à cette terrible épreuve.

    La première à eu lieu il y a 75 ans, il s’agit de la victoire de Stalingrad. Face aux armées fascistes-nazies, les soviétiques, sous la direction du comité de défense formé notamment de Molotov, Vorochilov et Staline, ont tenu bon face à l’ennemi. L’ont battu, l’ont écrasé.

    Le seconde à eu lieu il y a 50 ans, il s’agit de l’offensive du Têt, faite par l’Armée Nord Vietnamienne et par la guérilla Vietminh. Cette offensive a brisé la capacité de combattre de la plus puissante armée du monde, l’a humiliée, l’a réduite à abandonner le combat.

    La dernière est celle qui se déroule aujourd’hui, qui embrasse la Moyen-Orient dans son ensemble. Cette lutte est une lutte qui se mène contre les coalitions impérialistes, contre les fascistes, contre les obscurantistes. Elle est l’immense arène dans laquelle les armées des réactionnaires seront brisées.

    Pourquoi ? Car on ne peut briser les armées du peuple, on ne peut réduire au silence celles-ci. Les impérialistes et les ennemis du peuple essaient inlassablement et échouent, car les masses populaires représentent les forces créatrices.

    « Nous sommes résolument pour la paix et contre la guerre. Mais si les impérialistes s’entêtent à déclencher une nouvelle guerre, nous ne devons pas en avoir peur.

    Notre attitude devant cette question est la même que devant tous les désordres: primo, nous sommes contre, et secundo, nous n’en avons pas peur.

    La Première guerre mondiale a été suivie par la naissance de l’Union soviétique avec une population de 200 millions d’habitants.

    La Seconde guerre mondiale a été suivie de la formation du camp socialiste qui englobe une population de 900 millions d’âmes. Il est certain que si les impérialistes s’obstinent à déclencher une troisième guerre mondiale, des centaines de millions d’hommes passeront du côté du socialisme et seul un territoire peu étendu demeurera aux mains des impérialistes; il est même possible que le système impérialiste s’effondre complètement. » Ecrivait Mao Zedong, dans « De la juste résolution des contradictions au sein du peuple », en 1957.

    C’est ce que nous observons aujourd’hui. C’est cette prédiction dont nous verrons la réalisation, si les impérialistes s’obstinent. C’est la naissance de celui qui leur donnera le coup de grâce. Ils seront balayés, comme l’ont été les Hitler, les Mussolini, les Napoléon et tous les autres agresseurs.

    Les fascistes aussi connaîtront le même sort.

    Les fascistes d’AKP prétendent être les défenseurs du peuple Turc. Ils se disent ses amis, ils se disent les protecteurs des masses exploités. Or que font ils en réalité ? Ils vendent les travailleurs et les travailleuses en esclavage aux patrons et aux patronnes. Ils vendent la Turquie en esclave aux impérialistes, ils en sont les valets, les larbins. Ils pensent qu’ils seront gagnants dans ce conflit, alors qu’ils ne font que ramper et quémander une place aux puissances impérialistes, dont la France.

    Les fascistes ont toujours agi ainsi, ils sont les ennemis du peuple, ils sont des traitres à la cause qu’ils prétendent défendre.

    Le seul camp de la défense des intérêts des peuples de Turquie, c’est le camp de la révolution, c’est le camp de la liberté, c’est le camp du communisme. La seule force qui lutte contre les bourreaux des travailleurs de Turquie, c’est la voie révolutionnaire.

    C’est la voie de Kaypakkaya.

    C’est la voie que suivent celles et ceux qui se placent sous les portraits de Marx – Engels – Lenine – Staline et Mao !

    C’est le camp des martyrs que nous saluons aujourd’hui.

    La roue de l’histoire tourne, et écrase les impérialistes, les fascistes et leurs agents. L’avenir est rouge, l’avenir est communiste !

    Vive le TKP / ML – TIKKO, vive la lutte révolutionnaire !

    Vive le communisme !

  • Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Hier, l’Unité Communiste de Lyon était présente à la manifestation en solidarité avec Afrin et les forces Kurdes, face à l’agression perfide et criminelle orchestrée par la Turquie et ses alliés djihadistes. Afrin, prise entre le marteau fasciste et l’enclume impérialiste, résiste toujours, se bat toujours ! La force du peuple n’est pas aisément brisée par les bandits et les criminels. Les YPG/YPJ combattent toujours, et coûtent aux fascistes de lourdes pertes.

    Nous avons pris la parole lors de cette manifestation, pour exprimer notre solidarité avec celles et ceux qui subissent les bombardements et l’invasion sanglante. L’opération militaire menée contre l’enclave, avec la complicité passive de la Russie et de l’occident, rentre dans le cadre d’une phase de dépeçage de la Syrie, dépeçage dans lequel la Turquie souhaite absorber le Rojava, et l’intégrer à son Etat, à cette prison des peuples.

     Mais nous voulions également nous adresser à celles et ceux qui, ici, ont eu l’esprit empoisonné par la propagande de l’Etat français en faveur de l’ASL, mais également par celle des pseudo-amis du peuple que prétendent être la Russie et son laquais Bachar Al-Assad.

    Enfin, nous voulions nous adresser aux fascistes turcs, venus clamer leur amour pour Erdogan, leur soutient à l’agression et aux crimes de guerres. Ces braves guerriers, à Lyon, n’en ont pas moins détalé devant les mobilisés, après une tentative honteuse de provocation.

    Pourquoi nous-sommes nous adressés à eux et elles ?

    Depuis le début de la guerre en Syrie, un mélange d’ignorance et d’opportunisme règne. Intoxiqués, certains ont cru les mensonges sur la nature de l’Armée Syrienne Libre, sur son caractère fondamentalement réactionnaire et obscurantiste, sur son rôle de laquais de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de l’occident.

     Beaucoup, aveuglés par une fausse association URSS / Russie, ont opté pour un soutien au régime de Bachar Al-Assad, à l’Iran, à la Russie, mordant ainsi à pleine dents dans les fausses-promesses des agences de propagande réactionnaire que sont Russia Today et Sputnik. Le campisme fait toujours des ravages.

    Cette ignorance est pardonnable. Mais ce qui ne l’est pas est le double jeu de certains, de certaines, qui soutiennent les Kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes par opportunisme, par effet de mode. Qui travaillent sur deux fronts sans la moindre vergogne, en toute connaissance de cause, et qui un jour sont sous les drapeaux de l’ASL et de la Turquie, et le lendemain sous ceux de Partizan, du PKK, du MLKP. Nous nous sommes adressés à eux, en compagnie d’autres organisations, pour leur demander de comprendre que cela n’est pas possible, qu’il faut choisir.

    Il est possible d’être critique, mais dans le débat entre camarades, pas dans le soutien aux forces qui écrasent, qui égorgent, qui pillent, violent et tuent.

    L’attaque sur Afrin les a forcé à choisir.

    Quant aux fascistes turcs, ils suivent aveuglement Erdogan, débordant d’un orgueil honteux de celui qui voit ses bombes faucher enfants et vieillards dans les rues de villes martyrs. Ils le suivent aveuglement car ils sont persuadés que la Turquie sera gagnante dans cette guerre. Que des massacres ressortira une Turquie affermie, plus grande, plus puissante, plus libre.

    Erdogan lui-même doit partager, dans une certaine mesure, cette illusion, cette croyance que cette opération lui permettra d’affirmer son Etat comme une puissance régionale, comme un acteur incontournable.

    Ni l’un ni l’autre ne se rendent compte qu’ils ne sont, au final, que des petites marionnettes dans un jeu de dupe, dans un jeu dans lequel ils seront absolument tous perdants. En fait de grandeur, la Turquie ne sert que de valet, de serviteur, de laquais, aux grandes puissances impérialistes, qui jouent là le partage du monde. Elle est une variable d’ajustement, un pion, qui sert à la Russie, aux USA, à la France, pour définir la carte du monde.

    En fait de nationalisme, ces fascistes ne font qu’œuvrer à mettre en esclavage leur Etat. En fait de grandeur, ils seront par la suite utilisés comme paillasson par les autres puissances. En fait de gain, ils ne contribuent qu’a se soumettre, qu’a agir en parfaite chair à canon pour le compte de leurs maîtres. Aujourd’hui, le monde les courtise. Demain ils seront partagés eux aussi, réduits en miettes, balayés, hachés menus et massacrés.

    Car telle est l’inéluctable logique de la guerre impérialiste, car telle est l’inéluctable nature de la situation actuelle. Les impérialistes n’ont pas de fidélité ni d’honneur. Hier, ce furent les Kurdes qui furent trahis par leurs alliés de la veille, demain, qui sait ce qu’il en sera de la patrie que les fascistes prétendent défendre ?

    Ces « nationalistes » devraient plutôt brûler leur drapeau que de le brandir, cela serait plus cohérent. Car ils travaillent pour les bourreaux du peuple turc, qui sont également les bourreaux du peuple Kurde. Erdogan est un valet qui se donne des airs de seigneur. Mais il travaille  contre son peuple, contre les masses populaires de l’Etat truc, contre ceux qui souffrent, qui sont exploités et opprimés.

    Si les « nationalistes » turcs étaient cohérents, ils jetteraient à bas le drapeau de l’oppression. Erdogan est l’ennemi des Turcs, des Turques, des Kurdes. Il est l’ennemi des classes populaires de ces deux nations. Ses serviteurs fascistes sont tout autant les ennemis de ces deux peuples, et ne conduisent qu’à la ruine et à la misère.

    Les barricades ont ceci de fantastique qu’elles n’ont que deux côtés. Et celui que prennent les « nationalistes » turcs est celui de l’esclavage, celui de la servilité auprès des grandes puissances impérialistes, celui d’un valet qui brûle de bien agir pour être récompensé par son maître.

    Celui des Turcs révolutionnaires, celui des organisations de lutte Kurde, celui des forces progressistes et des forces communistes, est le seul camp de la liberté, le seul camp de la défense des peuples, le seul camp de la justice, de la paix et de la prospérité pour tous ceux et celles qui souffrent dans la longue nuit de l’impérialisme.

    Les agents de l’impérialisme échoueront devant la ferme résolution des combattants et des combattantes d’Afrin, du Rojava, des FDS, des organisations révolutionnaires. Car la force du peuple ne peut être muselée par les chaînes, elle triomphera toujours !

    Vive les forces combattantes ! Vive la lutte anti-impérialiste et antifasciste !

    Vive la lutte révolutionnaire !

    Nous adjoignons à ce message la déclaration des Amis de l’ICOR concernant la situation d’Afrin.

    les Amis de l’ICOR déclarent avec le message de solidarité ci-dessous leur entière solidarité et leur soutien à la lutte internationale contre l’agression de la part de la Turquie contre Afrin et Rojava !

    Amis de l’ICOR – France24 janvier 2018

    Message de solidarité avec la lutte de libération du peuple kurde :

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdogan vient d’ouvrir un nouveau front de guerre dans le nord de la Syrie. Après la victoire sur Daesh, remportée surtout par les femmes et les hommes des forces d’autodéfense du peuple YPJ/YPG et ses alliés arabes des Forces Démocratiques de Syrie, les différentes puissances impérialistes veulent se partager la Syrie entre elles.

    Cela ouvre une nouvelle phase dans cette guerre et crée une nouvelle zone de combat militaire mettant encore plus en danger la paix mondiale.

     L’acte agressif de la Turquie vient avec la bénédiction de l’impérialisme américain, de l’OTAN et du régime russe de Poutine. Le gouvernement français est un proche allié du régime d’Erdogan, qui a été reçu tout récemment par Macron. Nous savons d’expérience qu’aucun pouvoir impérialiste n’est et n’a jamais été un allié honnête des justes luttes de libération. Les seuls vrais alliés se trouvent dans le prolétariat international et chez les peuples du monde qui luttent pour la liberté, la démocratie et le véritable socialisme.

    Les Amis de l’ICOR en France se dresseront contre toute agression impérialiste en Syrie. Nous continuerons à soutenir la lutte de libération kurde dans le cadre du Pacte de solidarité passé avec l’ICOR

    Les amis d’ICOR se joignent à la protestation mondiale et à la résistance active contre l’agression fasciste :

    Stoppons la guerre d’agression fasciste de la Turquie contre Afrin et Rojava au Nord de la Syrie!

    Soutien à la lutte de libération du peuple kurde et de tous les peuples opprimés !

    Combattons ensemble l’impérialisme. Pour le socialisme révolutionnaire !

  • Afrin – le crime se prépare !

    Afrin – le crime se prépare !

    Solidaire d’Afrin – Symbole de la liberté !

                Depuis trois jours, l’armée Turque bombarde l’enclave d’Afrin. Ses forces au sol se rassemblent et se préparent à franchir la frontière, pour tenter de prendre en étau ce secteur, sous le contrôle des forces kurdes de l’YPG, bras armé du PYD, la branche syrienne du PKK.

                Erdogan présente -tous les agresseurs le font ainsi- cette opération comme défensive, visant à liquider les bases arrières du PKK, situées en Syrie. Le régime fasciste a ainsi bombardé nuit et jour, avec des raids de terreur frappant les civils, les enfants comme les vieillards. Erdogan saisit l’occasion de détruire cette épine dans son pied, au mépris de toutes les lois de la guerre. Le régime d’Ankara ne tolère aucune opposition à son ordre, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur.

                Mais d’autres raisons sous-jacentes expliquent cette opération.

           Ces bombardements annoncent l’entrée dans une nouvelle phase du conflit en Syrie, celle du partage. Les fascistes-obscurantistes de Daesh, après des années de guerre, de destructions, de souffrances, sont maintenant en déroute, réduit à quelques poches de résistance. Elles ne tarderont pas à tomber.

                L’évolution de la situation internationale, l’évolution des rapports entre Moscou et Ankara laisse présager une possibilité de sortie négociée du conflit, avec une Syrie marchandée pour obtenir la ralliement de la Turquie à l’orbite Russe. L’Etat turque ambitionne de restaurer un sorte d’Empire Ottoman-bis, tandis que la Russie que veut consolider sa position en Syrie et disposer d’une façade méditerranéenne.

                La ligne de partage dépendra du rapport de force à la fin des hostilités.  Une course contre la montre s’engage à qui possèdera les zones les plus étendues. Turquie et régime veulent se placer le plus favorablement. Voulant s’affirmer de manière indépendante, les forces du PYD, les YPG et YPJ sont pris entre le marteau et l’enclume. Les territoires kurdes ne sont vus que comme des zones à contrôler pour l’un où l’autre des camps. La Russie à ainsi proposé de mobiliser ses troupes pour sécuriser Afrin, en l’échange du ralliement des kurdes au régime. Cette offre a été courageusement refusée.

    Car dans la logique de course, l’enclave d’Afrin est une zone essentielle.

    Pourquoi la Turquie cible Afrin ?

    Afrin est une enclave sous l’autorité des forces Kurdes, au sein du Rojava. Cette enclave a joué un rôle très important dans la fermeture des voies de communication entre l’Etat Islamique et son allié objectif Turc lors des opérations militaires qui se sont déroulées l’an dernier. Elle a contribué a étrangler l’organisation obscurantiste-fasciste.

    Afrin et Kobané prennent en étau une poche de résistance tenue par les opposants à Bachar Al-Assad financés par la Turquie. Cette poche est isolée, encerclée, et privée de voies de communications importantes, ce qui la rend tactiquement comme stratégiquement négligeable. La Turquie veut permettre à ses alliés de reprendre l’offensive vers Alep. Or, la route du ravitaillement, pour redonner une valeur opérationnelle à ces troupes, tout comme la route d’Alep passe par la liquidation de la poche d’Afrin.

    Sur la carte des fronts, on peut voir le fait que cette poche est un point de passage essentiel, elle est vitale pour que les agents de la Turquie puisse poursuivre leur campagne militaire. La Turquie procède en ce moment même à des bombardements, qui sont des préalables à une opération au sol menée par l’armée Turque. Cette opération au sol tentera probablement de prendre en étau la ville, pour l’assiéger.

    Non seulement la situation est critique, mais elle n’est qu’un préalable à une autre série d’opérations visant à écraser le Rojava. « Ensuite ça sera Manbij » a annoncé Erdogan, qui veut reprendre l’offensive en Syrie.

    Manbij, futur objectif.

    Le deuxième objectif de l’armée Turque est de forcer le verrou du barrage Tishrin, et ensuite de prendre le contrôle de la « Syrie utile », cette région agricole et pétrolière. Voilà les objectifs que veulent atteindre les réactionnaires turcs en Syrie.

    Un nouvel Empire Ottoman, bâti autour d’une Turquie devenue puissance régionale dominante dans la région. Mais un Empire Ottoman construit autour de l’intolérance, du nettoyage ethnique et de l’obscurantisme.

    Toute personne un tant soit peu sincère et éprise de paix ne peut que trembler devant la nuit qui tombe sur le Rojava. Toute notre solidarité va à celles et ceux qui luttent pour leur survie et pour la Révolution.

    Soyons solidaires de la lutte !

    Certains, certains, individus comme organisations font les gorges chaudes. Ils et elles ricanent sans vergogne de la situation des Kurdes, acculés dans la poche d’Afrin. Pourquoi ? Parce que les Forces Démocratiques Syriennes auraient bénéficié de l’aide extérieure.

                Parce que, un temps, les FDS se sont appuyées sur les forces gouvernementales.

                Parce qu’un autre, elles ont reçu l’aide tactique des forces spéciales US.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que ces critiques érigées en lignes de démarcation ne sont que l’œuvre de révolutionnaires de papier, pour qui rien n’est jamais assez pur, jamais assez parfait, pour qu’ils veuillent bien y prêter leur soutien.

    Ils et elles reprochent aux kurdes et à leurs alliés de ne pas s’être laissés massacrés pour l’honneur et pour la grandeur de l’Histoire, mais bien d’avoir noué des alliances tactiques.

                 Des alliances avec des forces qui n’essayaient pas de les liquider, contre les agents d’Ankara.

                Des alliances tactiques avec les USA contre la bête fasciste Daech.

    Nous disons au contraire qu’il est légitime que les FDS aient joué sur les contradictions entre les différentes forces pour parvenir à survivre et à prendre l’offensive.

                Qui, dans l’histoire révolutionnaire, n’a pas fait un moment ce choix ? Qui oublie le fait que l’Allemagne a aidé Lénine à rentrer dans l’Empire Russe lors de la révolution ?

                Qui oublie le traité de Brest-Litovsk, terrible concession ?

                Qui oublie la diplomatie du premier Etat prolétarien du monde, laquelle fut parfois confrontée à des choix atroces ?

                Qui oublie les liens entre le Guomintang et le PCC ?

                Qui oublie la loi prêts-bails, pourtant orchestrée par des Etats impérialistes ?

                Qui oublie que l’OSS a fourni au Viet-Minh un encadrement et de l’armement, dont des bazookas, qui lui permirent de triompher des chars français.

                Ce qui a expliqué cela, c’est le fait que les contradictions n’ont pas toujours la même intensité, qu’elles ne sont pas toujours avec le même antagonisme. Débattre de cela avec les organisations révolutionnaires sur place est possible. Mais s’en servir comme point d’appui pour nier leur lutte revient à trahir.

                Il n’y a pas de grand camp du peuple, pas de grand camp du prolétariat qui puisse aider en tout indépendance la lutte de ces forces. Certains, en sous-main avancent le fait que la Russie de Poutine serait cette force. Nous les laissons à leurs illusions.

                 L’aide fournie par les organisations révolutionnaires dans le monde entier est magnifique, mais elle reste symbolique. Non, hélas les Kurdes et leurs alliés, notamment révolutionnaires Turcs, sont bel et bien isolés.

                Croire qu’une alliance tactique signifie compromis stratégique est une grossière erreur. La Turquie demeure dans l’OTAN, et le PKK, dont le PYD est un parti frère, demeure sur la liste des organisations terroristes.

                Le projet de société, porté par les révolutionnaires kurdes, ne peut être accepté par Washington, pour qui l’indépendance, politique et économique, des autres peuple, signifie un recul. Il ne peut être soutenu par Damas ou Moscou.

                Soutenir le PKK, et le PYD, c’est soutenir le projet kurde, celui de l’indépendance, de la liberté, et de la démocratie populaire, ennemie du capitalisme et de l’impérialisme.

                L’Unité communiste de Lyon, et tant qu’organisation présente en France, considère que sa cible première demeure les liens que notre Etat entretient avec ces régimes criminels et ces opérations de terreur. Nous dénonçons le soutien tacite de notre gouvernement à ces crimes de guerre ! Que les impérialistes le sachent ! Leur règne n’est qu’une éclipse dans l’histoire de l’Humanité ! Jamais ils ne triompheront des peuples !

                Nous appelons à rejoindre et renforcer les organisations de soutien à la cause des révolutionnaires Kurdes et de leurs alliés, notamment Turcs. Nous appelons à venir aux événements organisés et à en faire la promotion.

                Nous appelons à l’unité devant cette nuit qui tombe sur le Rojava !

  • Nouvelle catégorie : Documents et ouvrages.

    Nouvelle catégorie : Documents et ouvrages.

    L’Unité Communiste de Lyon entame un travail progressif de mise à disposition, sur son site internet, d’ouvrages d’autres organisations communistes.
    Ces PDF sont disponibles gratuitement, téléchargeables librement, pour permettre d’accéder à des sources rares, de nourrir le débat, en somme d’avancer dans le travail théorique pour la création d’une nouvelle organisation communiste.

    Symboliquement, nous choisissons l’ouvrage du TKP M/L – TIKKO, « On ne peut être communiste sans défendre le Maoïsme« , pour commencer ce travail.

    Non seulement en signe de solidarité avec les camarades communistes Turcs, qui combattent en première ligne contre le fascisme et l’obscurantisme, mais également parce que ce texte soulève la question de la lutte contre le révisionnisme, le réformisme, la déviation droitière.

  • L’Unité Communiste de Lyon rejoint la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.

    Texte d’appel de la campagne

    Au coeur du Moyen-Orient, les populations du Rojava se sont soulevées contre les forces réactionnaires qui oppressent la région depuis des décennies. Après avoir libéré le Rojava de Daesh, les habitants du Rojava et les nombreux révolutionnaires étrangers qui sont venus les soutenir inquiètent à présent les impérialistes américains et l’OTAN, ainsi que les régimes réactionnaires et fascistes du Moyen-Orient : la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Iran. Tous à présent interviennent par bombardements ou ingérence, reproduisant les stratégies qui ont abouti à la création de nombreux groupes islamistes comme Daesh, Al Qaïda ou Al Nosra, des golems qui ont échappé au contrôle des pays capitalistes qui les ont façonnés.

    Que ce soit par les attentats meurtriers, par les bombardements de civils, par les arrestations massives de militants révolutionnaires, par les attaques permanentes contre les guérillas populaires ou par les marchandages capitalistes, les ennemis du peuple ont bien du mal à arrêter la lutte de libération qu’ont entreprises les populations du Rojava, du Kurdistan et de tout le Moyen-Orient, et particulièrement les femmes armées du Rojava qui sont le pire cauchemar des islamistes.

    Après s’être entourée de ses alliés habituels et historiques : USA, OTAN, Union Européenne, ONU, social-démocrates et régimes réactionnaires, la Turquie a entrepris une large campagne de répression à travers les territoires kurdes en Turquie, en Irak et en Syrie, avec pour objectif prioritaire de saboter les ambitions révolutionnaires des peuples opprimés du Rojava.

    Aidons le Bataillon International de Libération qui regroupe des combattants communistes, anarchistes et antifascistes venus défendre le Rojava dans l’esprit des Brigades Internationales de l’Espagne de 1936. Apportons leur un soutien politique et matériel en finançant des pansements hémostatiques. 60% des blessés par balle meurent d’hémorragie en attendant d’être pris en charge : ces pansements stoppent l’hémorragie rapidement et coûtent 40$ l’unité.

    Soutien à la lutte pour la révolution des peuples du Rojava et d’ailleurs, contre les islamistes, les USA, l’OTAN et les états réactionnaires !

    Participez à cette récolte en envoyant vos dons :
    IBAN : BE09 0016 1210 6957 – BIC : GEBA BE BB – Communication : « Rojava ».

    Qu’est ce que le CELOX ?

    Le CELOX est un nouveau produit hémostatique d’urgence. Le CELOX peut stopper même les hémorragies potentiellement létales rapidement. Facile à utiliser, très sûr et extrêmement efficace, le CELOX sauve des vies. Mélangé au sang, le Celox forme un gel résistant comme un caillot en moins de 30 secondes. Il agit indépendamment des processus normaux de coagulation de l’organisme. Lors des essais cliniques menés par la Marine US, le Celox a été le seul produit à apporter 100% de survie.

    La sécurité du Celox a été testée selon les standards exigeants de classe III du marquage CE. Le Celox est composé de chitosan, catabolisé par le lysozyme, une enzyme humaine, en glucosamine, sucre normalement retrouvé dans l’organisme.
    CELOX est indiqué pour toute hémorragie modérée à sévère, les hémorragies artérielles ou veineuses, les plaies superficielles et profondes, les plaies du crâne, de la face et du cou.

    L’introduction du Celox dans la plaie stoppe les pertes sanguines grâce à la formation d’un caillot sous forme de gel, par la liaison de Celox sur la surface des érythrocytes.
    Les nouvelles versions CELOX Gauze et CELOX Gauze « Z » FOLD combinent l’action des granulés hémostatiques et de la bande pour contrôler la perte de sang qui met directement la vie du patient en danger.

    Qu’est ce que le Bataillon International de Libération du Rojava ? 

    Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD.

    Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires (Entre autres TKPML/Tikko, MLSPB-DC, RC, TKEP/L, ΕΣΔΑ) communistes et anarchistes, ainsi que par des révolutionnaires non-encartés qui se sont regroupés dans les BÖG (Forces Unies de Libération). Ces groupes et individus sont issus de divers courants politiques de la gauche révolutionnaire : marxisme-léninisme, hoxhaisme, maoïsme, anarchisme, trotskysme,…

    Depuis sa fondation, l’IFB a combattu sur tous les fronts du Rojava (à l’exception d’Afrin), aidant les forces kurdes à mettre en échec Daesh et d’autres groupes islamistes actifs dans la région.

    REJOINDRE LES SIGNATAIRES

    Secours Rouge (BE)
    OCML Voie Prolétarienne
    Alternative Libertaire Bruxelles
    Sosyalist Kadınlar Birliği
    Belçika Göçmenler Kolektifi
    Emek ve Özgürlük Cephesi
    Coordination Action Antifasciste (FR) (AFA Marseille, AFA Paris-Banlieue, AFA Tolosa, AFA NP2C, AFA La Roche sur Yon, Ipeh Antifaxista)
    Plateforme Voix des Prisonniers
    Bretagne en luttes / Breizh o stourm
    Arbeitskreis Solidarität
    Zusammen Kämpfen Stuttgart
    Revolutionären Aufbau
    Rote Hilfe (CH)
    Revolutionäre Jugend Gruppe Bern
    Anarchistische Gruppe Bern
    Revolutionäre Jugend Zürich
    RAGE – Réseau d’Agitation Genève – Réseau Antifasciste
    Unité Communiste – Lyon
    Groupe Antifasciste de Lyon et Environs

  • Contre les manigances de la bourgeoisie, défendre le journalisme d’investigation.

    La situation ne date pas d'hier, mais l'ampleur que celle-ci prend est plus qu'inquiétante. La révélation, par le journal le Canard Enchaîné, du Penelopegate a entrainé une réaction virulente. Celle-ci est particulièrement révélatrice de l'état d'esprit, inquiétant, dans lequel se trouve la bourgeoisie de France.

    L'attitude de crier à la théorie du complot, au lynchage médiatique, de crier à l'invention de faits était, auparavant, un apanage plutôt réservé à l'extrême-droite. Combien de fois les fascistes et consorts ont-ils déversé leur haine sur les "journalopes" ?

    Nous aurons, par ailleurs, l'occasion de revenir sur ce mot-valise et sur tant d'autres, mais le propos, pour le moment, n'est pas ici.

    La presse n'est pas étrangère à la lutte des classes. Un tour d'horizon des publications suffit pour s'en convaincre. La carte tracée par le Monde Diplomatique / Acrimed l'illustre parfaitement. Il n'est nullement étonnant que nous ne trouvions guère de publications favorables aux idées communistes, que nous ne trouvions que peu de médias luttant contre l'influence des conceptions et des idées bourgeoises. Nous en prenons bien-sûr acte. Nous ne tarissons pas de critiques à l'égard de certains journaux, de certains médias. Ce n'est pas un hasard si, au classement de la liberté de la presse, l'Etat Français arrive 45ème.

    Encore faut-il être capable de pouvoir discerner deux choses différentes : ce qui est du ressort de la retranscription de faits à travers une grille de lecture réactionnaire et l'invention pure et simple de faits. C'est une ligne de démarcation qui devient majeure, en ces temps de faits alternatifs. C'est celle que nous posons entre une presse bourgeoise du type du Figaro, du Point, de BFM-TV ou autres, et celles issues de la fachosphère, les F.Desouche, les Minute, les Dreuz, les La Gauche m'a tuer, mais aussi les Infowars des USA… etc. C'est dans cette catégorie également que nous classons les médias de la Maskirovka [le camouflage / la tromperie] en commande directe depuis le Kremlin: Russia Today; Russia beyond the headlines et Sputnik.

    Cette distinction est essentielle, car c'est ce qui permet de poser les bases d'une activité militante, le fait de disposer d'informations factuelles. Nous ne comptons pas sur les médias bourgeois pour l'analyser, mais bien sur nos propres forces. Cependant, sans informations, sans intelligence, aucun travail n'est possible.

    Nous même, dans nos propres rangs, devons combattre la tendance qui peut exister à la déformation des faits, à l'invention, laquelle est en infraction complète avec la phrase de Lénine "Seule la vérité est révolutionnaire." Nous avons, nous aussi, notre lot de censeurs, d'adeptes de Dame Anastasie parmi ceux qui se disent dans nos rangs.

    Les journalistes d'investigation jouent un rôle important, en faisant éclater les scandales que la bourgeoisie tente d'enterrer. Le Canard Enchaîné est critiquable sur un certains nombres de points, par ailleurs soulevés dans plusieurs publications  [Le Vrai Canard ; Un délicieux canard laquais…], mais un simple coup d'œil au nombre d'affaires révélées par celui-ci nous montre combien il peut être une épine dans le pied d'une bourgeoisie qui, en plus d'établir les règles, n'hésite pas à les transgresser. 

    Le scandale Stavinsky, l'affaire des diamants de Giscard d'Estaing, l'affaire Maurice Papon, les faux électeurs de Tibéri, mais encore le scandale du sang contaminé ou les tractations, les arrangements, les manigances de nombreux hommes et femmes politiques de ces dernières années… Ce journal a plusieurs fois été au centre de l'actualité.

    Plusieurs fois, le Canard Enchaîné a été attaqué pour ses publications, pour ses révélations. C'est une chose logique. La bourgeoisie, prise la main dans le sac, ne fait généralement pas œuvre de contrition et d'autocritique. Comme un enfant capricieux, elle trépigne, elle accuse, elle rejette la faute. Nombre de fois, elle ne s'exprime pas sur le fond de l'affaire, mais se contente d'attaquer le fait qu'elle soit révélée.

    Ainsi, lorsque cet homme, auprès du journaliste de Quotidien, pourtant émission de TF1, comparait le fait de révéler un scandale et celui de conduire un train pour Auschwitz. Difficile de ne pas voir, dans les propos de ce militant, une pointe d'agressivité mal placée. Rien de neuf.

    Résultats de recherche d'images pour « quotidien auschwitz »

    Sauf qu'une terrible lame de fond réactionnaire, alimentée par les tensions internationales, par l'aggravation de la lutte des classes en période de crise, déferle. Elle donne naissance à ce fruit vénéneux, celui de la traque aux journalistes, celui de l'affrontement entre les médias et les politiques, notamment initié par Donald Trump.

    Historiquement fond de commerce de l'extrême-droite, l'acharnement médiatique, même autour de faits indubitables, est devenu une ligne comme une autre. Aux USA, la campagne de Trump s'est déroulée dans une ambiance d'opposition aux médias, y compris ceux -comme Fox News- marqués pour leur sympathie pour les Républicains.

    Comptant sur les médias alternatifs et sur les faits alternatifs, cette campagne -comme nous le développions dans notre dossier sur la guérilla informationnelle– a surpris tous les observateurs pour sa capacité à déborder les facultés d'analyse des spécialistes.

    Dès lors, quelle raison reste-t-il pour ne pas employer cet argument ? Aucune. Ainsi, quand Jean-Pierre Raffarin, ancien premier ministre, ouvre le meeting de François Fillon, il fait huer les journalistes par les militants présents. Quand Fillon prend la parole, il ouvre le feu directement contre eux, les accusant d'avoir voulu le salir.

    Le ton est donné, la campagne se fera contre les journalistes, contre la vérité, contre les faits.

    C'est une brèche ouverte, elle avalise le fait que la tricherie, le mensonge frontal, sont désormais une ligne comme une autre. Les faux existent depuis longtemps, comme armes de la réaction. Pensons ainsi au Protocole des sages de Sion, créé de toutes pièces par l'Okrhana. Pensons aux fausses accusations, aux inventions, de la propagande anticommuniste. Les exemples ne mentent pas. Mais ce qui marque une nouvelle étape, c'est le caractère ouvert et l'aplomb considérable des menteurs.

    Dans les années 1940, avant d'être parmi les victimes du Mont Valérien en 1942, le philosophe communiste Georges Politzer publia un ouvrage: Révolution et contre révolution au XXe siècle.  Cet ouvrage caractérise pleinement la conception de la vérité qu'ont les bourgeois en période de crise.

    En citant ceci, nous ne sommes pas en train de considérer que la bourgeoisie de France est devenue ouvertement fasciste. Nous considérons, en revanche, qu'elle utilise des méthodes qui s’apparentent à celles utilisées par les réactionnaires et les chauvins de toute espèce. Seulement, les fascistes n'ont pas hésité à clamer qu'ils avaient comme ambition de déformer la vérité, chose que la bourgeoisie se défend de faire.

    Dans cette conférence, intitulée : « la liberté de la science », M. Rosenberg a fait la déclaration suivante :" Il y a une conception catholique et une conception protestante de l'histoire. A côté des conceptions religieuses de l'histoire apparaissent les conceptions nationalement teintées. Nous croyons qu'il est temps d'annoncer une façon allemande de considérer l'histoire" (M. Rosenberg, "Blut und Ehre", tome 2 ; page 210).

    M. Rosenberg constate donc qu'il y a une déformation ecclésiastique et une déformation chauvine de l'histoire. Il en tire la conclusion qu'il est temps d'ajouter aux déformations déjà existantes une déformation nouvelle, la déformation « allemande », c'est-à-dire, selon lui, national-socialiste.

    Déformer ainsi les faits, c'est ce que M. Rosenberg appelle « la liberté national-socialiste de la science ».

    Déformer l'histoire, c'est refaire l'histoire du passé selon les besoins du présent ; c'est subordonner l'histoire aux exigences d'une propagande.

    (…)

    Dans "Mein Kampf", M.Hitler établit la comparaison entre la propagande politique et la réclame.

    "Que dirait-on, écrit-il, d'une affiche destinée à vanter un nouveau savon et qui dirait qu'il y a aussi d'autres bons savons ? On secouerait la tête. Il en est exactement de même en ce qui concerne la réclame politique" ("Mein Kampf", édition allemande de 1 935, page 200).

    M.Hitler montre lui-même qu'il conçoit la propagande politique comme une réclame politique, conduite selon les principes de la publicité commerciale. Il soutient que la propagande vraie est, comme la publicité vraie, celle qui réussit, et que la propagande n'a pas à chercher la vérité objective dans la mesure où elle est favorable à d'autres pour l'exposer ensuite avec sincérité doctrinale aux masses."

    Mais la réalité ne se truque pas éternellement. Les faits reviennent au galop quand ils sont chassés. Il n'est pas possible d'abolir la lutte des classes par le mensonge, ni d'abolir aucun des faits issus de lois objectives de l'économie et de la société.

    Si nous savons que la presse bourgeoise ne nous sera jamais favorable, nous savons aussi que la vérité teintée par la réaction est préférable au mensonge et à l'analyse complotiste. Inutile de s'offusquer de l'inégalité de traitement qui nous est accordée, à nous qui voulons défendre le camp du peuple.

    C'est une des fautes des candidats de la gauche réformiste radicale, tels que Jean-Luc Mélenchon, dont les militants ont dénoncé l'inégalité de couverture de son meeting de Lyon. En rentrant dans ce jeu dangereux de l'attaque contre les médias, non de l'explication de la place de ceux-ci dans la lutte des classes, le candidat de la gauche insoumise dérape. Ce dérapage est le miroir de la grande faiblesse stratégique de cette candidature : sa négation de cette lutte.

    La question médiatique est une question centrale dans la diffusion de l'idéologie communiste. Nous savons que dans ce cadre précis, la presse bourgeoise nous sera résolument verrouillée et hostile. Nous ne pouvons compter que sur nos propres médias pour cette tâche essentielle.

    Cependant, indépendamment de ce but positif, nous considérons qu'il est essentiel que la liberté d'enquête et de révélation des journalistes soit défendue. Nous avons pu voir, avec la révélation de nombreuses pratiques de la Police, combien le droit démocratique à l'information est un droit précieux.

    Le fait de pouvoir contrer les fausses nouvelles, les rumeurs, est une chose essentielle. Lorsque la Police ment pour prétendre qu'elle sauve des enfants de voitures en feu, nous devons le savoir.

    Les attaques des réactionnaires, des bourgeois, des fascistes et de la police, contre ceux qui viennent fouiller dans leurs affaires, sont révélatrices. Elles sont une illustration du fait que ceux qui cherchent à faire éclater la vérité sont des alliés objectifs des progressistes dans la lutte des classes.

    Nous ne pouvons que saluer le travail des journalistes d'investigation honnêtes, et nous ne pouvons qu'espérer que les scandales, que peuvent révéler ces travaux, servent de catalyseur à une colère populaire juste.

    Contre les falsificateurs, les révisionnistes et les menteurs !

    Encore une fois, la vérité seule est révolutionnaire.

  • Vers une année de lutte et de victoires ! 1917 – 2017

    Cent ans après la révolution d'Octobre, nous devons être capable de montrer à la bourgeoisie de l'Etat Français que le Communisme est toujours le spectre qui hante le Monde.

    Cette année sera l'occasion d'un anniversaire que personne, pas même le plus réactionnaire des bourgeois, ne peut ignorer. L'expérience de la révolution bolchevik a montré à la face du Monde, a jeté au visage des bourgeois, une vérité indéniable: l'ère du capitalisme s'achèvera par la victoire du socialisme

     

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    Cette expérience a montré ce qu'est la force du peuple, lorsqu'il est organisé autour d'un Parti Communiste révolutionnaire. Elle a démontré sa capacité à diriger la société, sa capacité à se dispenser de cette classe de parasites qu'est la bourgeoisie. Elle a montré la capacité des masses à surmonter les obstacles, les difficultés, à édifier une économie conçue pour répondre aux besoins du peuple, non à la seule destination d'engranger des profits.

    En à peine 35 ans, la révolution russe à fait passer la Russie Tsariste d'un pays arriéré et moyenâgeux à une puissance mondiale, capable d'envoyer des hommes et des femmes dans l'espace, de maîtriser l'atome.
    Elle a démontré aussi l'invincibilité des armées du peuple, de l'alliance des ouvriers et des paysans, contre les impérialistes coalisés lors de la guerre civile tout comme contre les bouchers nazis de la seconde guerre mondiale. Une victoire, hélas, arrosée de bien trop de sang, versé pour défendre la forteresse de la révolution.

    La révolution d'Octobre a ouvert une ère nouvelle, expérimentale, dans laquelle tout a été à découvrir, sans autre guide que le marxisme-léninisme. Des insuffisances, des erreurs, des fautes ont été commises. Certains ne font qu'insister sur celles-ci pour condamner l'URSS et la révolution, d'autres les nient. Les deux sont fautifs.

    La construction du socialisme en URSS s'est faite sans qu'existe un manuel, sans qu'existe un corrigé caché, qu'il aurait suffi de consulter. Ceux qui traitent les fautes des révolutionnaires comme d'élèves n'ayant pas été assez scolaires oublient ce que c'est que de créer. La construction s'est faite envers et contre un Monde dominé par l'impérialisme, envers et contre les trahisons, les renoncements, l'aventurisme de membres du Parti. Elle n'était pas un débat tranquille, elle fut une guerre contre la réaction mondiale et ses agents.

    Les guerres se paient toujours de sang.

    Pour autant, nous devons aussi être capable de regarder quelles furent les fautes et les failles, de les analyser. Ne pas faire comme ceux qui tranchent ces questions à l'emporte-pièce, ou qui veulent faire descendre des cieux un paradis socialiste immaculé et – surtout – exempt de toutes fautes.
    Nous ne pouvons faire l'impasse sur ce travail, déjà amorcé par les continuateurs des œuvres marxistes. Nous l'avions déjà pointé du doigt lors de notre article sur le 99e anniversaire de la révolution d'octobre. Parler de l'URSS, de son histoire, en omettant de mentionner le point de bascule entre révolution et contre-révolution, c'est être un bien piètre communiste.
    Nous l'identifions, nous, dans le XXe congrès du Parti Communiste d'URSS en 1956, dans la pseudo-déstalinisation, liquidation de facto de l'Union Soviétique. Les racines du mal sont plus profondes, elles sont l'aboutissement d'erreurs, de concessions et nous sommes les seuls à pouvoir trouver le remède. Nous ne pouvons faire comme les anarchistes, les trotskistes, qui blâment chaque fois autrui pour leurs faillites. Nous sommes les premiers acteurs de nos succès et les premiers de nos échecs. Notre responsabilité est illimitée.

    Tant et tant nous reste à reconstruire, pour nous, communistes, cent ans après la révolution d'octobre. Nous n'avons plus de Parti Communiste, nous n'avons plus de forces armées. Nous avons subi depuis plus d'un siècle la répression anticommuniste féroce. Les falsificateurs de l'histoire ont bien œuvré pour détruire la signification du communisme. Mais encore une fois, les plus grands dangers sont dans nos rangs.

    Si nous avons beaucoup perdu, nous ne sommes pour autant pas des orphelins. Notre héritage, notre histoire, nous enseigne bien des choses qui nous permettrons d'éviter tant d'écueils.

    Cette histoire ne doit pas devenir du mythe, du folklore. Il ne s'agit pas d'agiter des drapeaux rouges, de jongler avec les portraits. Il ne s'agit pas de réussir à placer un vocabulaire marxisant, quelques citations de Lénine ici et un portrait de Staline là. Nous avons besoin de compréhension profonde du Monde pour le transformer.

    Notre histoire ne doit pas non plus être ossifiée. Notre doctrine n'est pas un dogme mais un guide pour l'action, écrivait Engels. Nous avons besoin d'un communisme vivant, nous avons besoin de la synthèse de notre expérience. Il s'agit de reconstruire, sans égo, l'outil qui nous manque. D'accepter d'avoir tort, d 'accepter de travailler de manière honnête, à la construction de ce nouveau parti.
    Aujourd'hui, nous sommes toujours isolés, faibles, au sein de l'Etat Français. Mais partout dans le Monde, le drapeau de la révolution reste dressé. En Inde, aux Philippines, au Kurdistan, au Népal, en Amérique Latine, partout le marteau et la faucille restent les emblèmes de la liberté.

    En ce début de 2017, nous devons aussi tirer un bilan.

    Résultats de recherche d'images pour « loi el khomri »

    2016 s'est caractérisée par sa bipolarité.

    Six mois de lutte contre la loi El-Khomri, six mois marqués par des manifestations intenses, par une contestation virulente. Six mois pendant lesquels l'Etat Français a vécu au rythme des grèves, des manifestations, des actions militantes. Quel que soient les manques qui puissent être pointés du doigt, Nuit Debout a été une expérience qui a posé la question d'une politisation accrue du mouvement et du dépassement des mots d'ordres purement économistes. Bien des enseignements restent à tirer de ces six mois, et nous ne devons pas laisser le mépris et la présomption nous clore les yeux quant à leur analyse.

    Six mois de lutte, six mois de trahison.

    Dès l'été – dès même l'Euro de Football – les organisations électoralistes, les réformistes, ont tourné leur veste. Désormais, manifester n'est plus leur ordre du jour, il s'agit de voter. Ayant accumulé un capital-sympathie auprès des masses, il leur faut désormais le faire fructifier. Les frondeurs et leurs motions de censure mort-nées ; les "insoumis" ; les révolutionnaires des urnes ; tous se sont jetés à corps perdus dans la conquête d'une illusion. Il n'y eut jamais de rentrée 2016 de lutte. Elle fut étranglée par la course à l'Elysée. Désormais, l'axe de bataille principal est, pour eux, autour des élections.

    2016 a révélé la putréfaction du Parti Socialiste et de ses alliés ; 2017 démasquera tous les opportunistes. Elle démarquera ceux qui refusent le jeu de la bourgeoisie et en prennent acte, construisent leur projet en indépendance de classe, autour de leur ordre du jour et les autres. Ceux qui ont fait mine d'être en rupture, mais vont – les prétextes ne manquerons pas – s'aligner sagement derrière la bannière du "soutien critique." Ceux qui vont révéler leur véritable nature de laquais des sociaux-démocrates.

    Ceux la feront de 2017 une année de ridicule achevé, de soumission.

    2017 doit être une année offensive. Si, sur les élections, plane la menace d'une extrême-droite de plus en plus influente, les communistes ne doivent pas se laisser mettre à la remorque des sociaux-démocrates dans un "front républicain" naïf. Ceux qui lancent sans cesse ces sirènes d'alarme courent le risque de se muer en défenseurs d'une démocratie bourgeoise que nous souhaitons abattre.
    Or l'heure n'est pas à la constitution d'un front républicain, elle est à la construction d'une machine de lutte offensive, d'un Parti Communiste. Nous ne devons pas mordre dans ce jeu ridicule des élections, au contraire, notre tâche la plus ardente est de les dénoncer. "Pas une seule voix pour les bourgeois" doit être le mot d'ordre de 2017.

    Nous avons des tâches immenses à accomplir.

    Notre ennemi premier reste et restera jusqu'à sa destruction l'impérialisme français. Celui que les chauvins parent d'habits de misère, le prétendant soumis à Merkel et aux USA. Celui que ses agents parent de mille vertus, apportant les Lumières et la Civilisation. Celui qui est diminué, nié, paré de fleurs.

    Mais celui qui viole, qui tue, qui pille.

    Celui qui porte la mort partout où il passe, dans l'impunité, celui qui se gorge de profits immenses en ne tarissant pas de leçons de morale.

    Celui-là est le premier ennemi des communistes qui agissent au sein de l'Etat Français.
    Notre premier ennemi est notre bourgeoisie, pas celle des autres.

    Nous souhaitons, en 2017, la défaite de ses plans face à la lutte des peuples.

    Nous sommes dispersés, nous sommes loin de pouvoir clamer victoire en cette aube de 2017. Mais nous ne manquons ni de courage ni de détermination, et chaque jour la renforce. Nous devons avancer pas à pas vers une unité plus grande, plus forte, plus sincères de tous les communistes de l'Etat Français.

    Nos voeux pour nos camarades ne peuvent être que des voeux de lutte résolue !
    Nous souhaitons la victoire à nos camarades, qui se battent sous la bannière rouge.
    Nous la souhaitons à nos camarades qui luttent contre l'obscurité du fascisme.
    Nous la souhaitons aux peuples sans Etat, où qu'ils soient, et particulièrement au sein de l'Etat Français, de parvenir à leur indépendance.

    En avant vers un 2017 de lutte !

    Mort à l'impérialisme français, oppresseur des peuples !

    Vive le communisme !

  • Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.

    Après plusieurs mois de travail, de recherche, de compilation de document et de sources, nous avons la fierté de pouvoir annoncer la sortie physique de notre premier ouvrage.

    176 pages, format poche, dédiées à traiter une question qui reste centrale pour beaucoup de communistes à l'heure actuelle: celle du PCF.

    Sans concession, nous décortiquons l'histoire idéologique du PCF et sa ligne actuelle, ainsi que celle de son opposition interne. Nous reprenons son historique, son évolution idéologique, ainsi qu'une critique des textes du congrès de 2016. C'est également l'occasion de se pencher sur la nature idéologique de l'opposition interne, tant mise en avant comme étant la clé d'un illusoire retour à un P.C.F. révolutionnaire.

    Cet ouvrage est pour nous le préalable au fait de traiter en profondeur d'autres questions toute aussi brûlantes, et de pouvoir affûter, sur la pierre de la critique, notre idéologie communiste, laquelle ne peut se contenter de folklore et de présupposés.

    Nous présentons ici la préface de l'ouvrage:

    Nous avons choisi de produire ce texte car les questions relatives au PCF sont récurrentes pour beaucoup de communistes qui n’en font pas partie. Nous avons jugé qu’il était de notre devoir d’apporter une réponse que nous jugeons comme étant définitive.

    En effet, nombre de fois, nous avons apporté notre point de vue, donné notre avis sur cette question, répondu lors de conversations sérieuses comme à bâtons rompus.

    Inlassablement, nous avons argumenté. Inlassablement nous avons répondu. Et inlassablement les questions sont revenues, toujours similaires.

    Or nous ne considérons pas que le mouvement communiste, son histoire, son expérience, soit le fruit de conversations. Il est le fruit de débats tranchés. Il est le fruit de lignes de démarcations.

    Nous souhaitons donc apporter cette réponse nécessaire et critique sur la question du PCF.

    D'autant que le capitalisme comme le révisionnisme ont beaucoup détruit. Une grande partie ne l'histoire du mouvement révolutionnaire, de l'histoire du mouvement ouvrier, a été balayée, noyée sous des monceaux d'ordures. La théorie révolutionnaire ne peut se nourrir de mythes, ni de légendes, de héros ou de symboles. Cela serait faire preuve de folklorisme, vernis de l'ignorance.

    La force et la légitimité des révolutionnaires ne trouvent pas leur source dans la citation d'événements, de dates, dans des lieux communs, dans des portraits, mais dans la vie de leur théorie, dans la vie de leur idéologie.

    Nous voulons, à notre échelle, relancer un "darwinisme des idées", une lutte entre les différentes conceptions, dont le but est d'opérer un réel tri, sans présomption, pour que les conceptions les plus adaptées, les plus avancées, soient systématisées, adoptées, tandis que les positions fausses soient définitivement liquidées.

    Cela, nous le faisons aujourd'hui sur la question du PCF, mais c'est un travail que nous souhaitons poursuivre pour avancer progressivement, en répondant aux conceptions erronées les unes après les autres, sur la base de documents argumentés, sans anathèmes, mais bien par le débat de fond.

    Les idées et les thèses pourries ne survivent que parce qu'elles ne sont pas battues sur le fond.

    Affûtons notre idéologie en la soumettant au feu de la critique, en la confrontant à la réalité, mais également au débat.

    Jamais encore personne n'a réussit à prouver que le matérialisme-dialectique et le matérialisme historique puissent avoir de failles.

    Jamais encore le marxisme n'a été battu en brèche.

    Si il a été affaibli, ce n'est que parce qu'il a été remisé, oublié, révisé.

    Notre tâche est de lui redonner, à notre niveau, avec nos moyens, de la vie.

    Ce débat n'est pas une attaque lancée contre des militants honnêtes qui peuvent se trouver dans ces organisations, il n'est ni une agression, ni une injure. Cependant, l'enjeu est de taille. C'est pour cela que nous considérons qu'il est de notre devoir de communistes de frapper les vices dans la théorie, de frapper avec force les révisions et les manques.

    Nous acceptons la critique envers nos positions sans colère et sans ressentiment, du moment qu'elle est justifiée et motivée. Nous la considérons nécessaire et bienvenue pour avancer.

    Si, d'aventure, certains prennent ces critiques pour des injures, qu'ils sont touchés dans leur orgueil, cela les regarde. Nous ne sommes pas là pour être des héros, mais pour assumer, comme nous le pouvons, notre part de travail vers la révolution prolétarienne.

    Les premiers exemplaires seront disponibles mi-janvier. Pour toute demande ou toute commande, notre contact: unite.communiste.lyon@gmail.com

     

    Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.