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  • Solidarité avec les prisonniers politiques de Munich (ATİK)

    Solidarité avec les prisonniers politiques de Munich (ATİK)

    Le procès des 10 révolutionnaires accusé-e-s d’être les membres du comité international du TKP/ML va enfin se terminer dans quelques semaines. Sur dix révolutionnaires, hommes et femmes, qui ont été emprisonné-e-s par le passé, seul Müslüm Elma est toujours détenu à la prison de Stadelheim. Cette affaire judiciaire est le plus grave procès politique des 10 dernières années en Allemagne. À juste titre, le TKP/ML n’est pas interdit, ni en Allemagne, ni dans d’autres pays européens, et ne figure sur aucune des listes terroristes nationales ou internationales. Ni Müslüm Elma ni aucun-e des neuf autres communistes ne sont accusé-e-s d’actes de violences ou d’autres délits punissables – à l’exception de l’appartenance à cette organisation.

    A première vue, il s’agit simplement d’un geste de courtoisie du gouvernement fédéral envers le régime fasciste d’Erdogan. Sans « mandat de persécution » du ministère fédéral Judiciaire, les communistes n’auraient jamais été arrêtés ni emmenés en justice. Le procès est rempli de scandales. Une partie importante des « preuves » ont été fournies par les services secrets turcs. Le tribunal de Munich ignore délibérément le fait que celles-ci ne peuvent être obtenues autrement que par des manœuvres d’espionnage illégal.

    Müslüm Elma est passible d’une peine de prison de six ans et neuf mois en tant que présumé «meneur». En raison de son appartenance présumée au Comité International du TKP/ML, Haydar Bern, Musa Demir, Sami Solmaz, le Dr Sinan Aydin et le Dr Banu Büyükavci sont censés être condamnés à quatre ans de prison, Erhan Aktürk et Seyit Ali Ugur quatre ans et neuf mois, Deniz Pektas cinq ans, et Mehmet Yesilcali trois ans et six mois. Même le représentant du GBA (Procureur général) a dû admettre dans son discours de clôture que plusieurs allégations de l’accusation ne pouvaient pas être confirmées et a demandées que Müslüm Elma soit remis en liberté après cinq ans et trois mois d’emprisonnement.

    Ce procès est explicitement une procédure anticommuniste, qui, sur la base de la décision d’interdire le KPD par la Cour constitutionnelle fédérale en 1956, vise à criminaliser l’activité révolutionnaire. Dans un arrêt, d’autres possibilités seront créées pour injustement accuser les antifascistes, les gauchistes et les révolutionnaires, les emprisonner et les extrader (s’ils ne sont pas des citoyens allemands).

    Nous sommes scandalisé-e-s par le système judiciaire allemand, qui contribue à nouveau à faire taire l’opposition turque en Europe. Par conséquent, le 16 juin 2020, à l’occasion du quatrième anniversaire du « procès communiste », nous vous invitions à venir protester contre cette attitude intolérable de l’état allemand.

    ATİK- La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe

  • Que Müslüm Elma soit relâché !

    Que Müslüm Elma soit relâché !

    Nous partageons ici l’appel à protester de nos camarades de l’UPOTUDAK, (Comité de solidarité avec les prisonniers politiques internationaux) et de l’ATIK (Confédération des travailleurs turcs en Europe) pour la liberté du Camarade Müslüm Elma.

    Müslüm Elma est emprisonné depuis 5 ans.

    Bien que 9 de ses amis, qui ont été arrêtés ensemble, aient été libérés dans l’attente de leur procès, Müslüm Elma est toujours détenu à la prison de Munich. Bien qu’il soit dans le groupe à risque où l’épidémie de COVID-19 affectant le monde et tuant des milliers de personnes, le fait que Müslüm Elma soit toujours détenu est l’approche de la loi ennemie du comité judiciaire.

    Le 15 Avril 2015, Müslüm Elma et neuf camarades ont été arrêtés dans une opération menée en Allemagne, en France, en Suisse et en Grèce suite aux décisions prises de collaboration entre la Turquie et L’Allemagne. Le 17 juin 2016, les poursuites pénales contre ces dix révolutionnaires ont été engagées devant le tribunal de Munich sur l’appui de l’article 129 a/b du code pénal allemand. Nos camarades sont accusés par l’État turque et allemand d’être membres du Parti Communiste de la Turquie – Marxiste- Léniniste (TKP-ML).

    Qui est Müslüm Elma ?

    Müslüm Elma est né en 1960 dans une famille kurde et alévie à Dersim. Politiquement actif depuis ses années lycée, il a été contraint d’arrêter ses études pendant ses années universitaires en raison de diverses
    actions politiques qu’il menait. Sa vie reflète en quelques sortes l’attitude oppressante et cruelle de l’Etat turc envers les communistes et les Kurdes.
    Müslüm Elma a été arrêté à Diyarbakır peu après le coup d’État militaire du 12 septembre 1980 en raison de ses activités politiques. Après son arrestation, il a été soumis pendant six mois à des tortures inhumaines dans les centres d’interrogatoire de Antep, Elazığ, Urfa et Diyarbakır, puis transféré à la tristement célèbre prison n°5 de Diyarbakır.

    Ces tortures se sont poursuivies pendant sa détention à la prison de Diyarbakır. Pour les dénoncer, il participa longtemps à l’action de grève de la faim sans limite en 1983 et 1984. La grève de la fin et les tortures ont eu comme conséquence une dégradation de la santé de Müslüm Elma.

    Müslüm Elma a été évacué de la prison de Diyarbakır en 1992, mais a de nouveau été arrêté en novembre 1993 et torturé. Après une longue période de détention, il a été libéré en 2002, à la suite des grèves de la faim sans limite qui ont eu lieu en 2000. A la suite de ses années passées en détention en Turquie et des problèmes de santé causés par la torture, Müslüm Elma à été contraint de quitter le pays pour échapper au danger. En 2009, sa demande d’asile a été acceptée en Allemagne.

    Après des années passées dans les prisons turques en raison de ses idées politiques, il est également emprisonné en Allemagne aujourd’hui pour ses idées politiques. Les informations portées contre lui sont fondées sur les informations transmises par les forces de sécurité turques aux forces de sécurité allemandes. Les agents de police ayant donné ces fausses informations et signé ces documents falsifiés ont été arrêtés en Turquie.

    Cependant, Müslüm Elma et ses camarades n’ont pas été acquitté pour autant, une pratique tout à fait contraire aux droits de l’homme et aux libertés. Le procès de longue date a révélé que la détention de Müslüm Elma était entièrement due à son identité politique. Pour la libération de Müslüm Elma, nous vous invitons à protester en écrivant des pétitions à la Cour suprême de l’État de Munich (poststelle@olg-m.bayern.de) ou le ministère fédéral de la Justice (poststelle@bmjv.bund.de)

    Liberté pour Müslüm Elma!
    Liberté aux prisonniers politiques!

  • Déclaration de l’ICOR sur la célébration d’un nouveau 1er mai

    Déclaration de l’ICOR sur la célébration d’un nouveau 1er mai

    A l’initiative de nos camarades de l’Uruguay, cette déclaration a été rédigée par l’ICOR pour le premier mai. Nous publierons nous-même notre propre position nous même pour le 1er mai proprement dit. Nous saluons le travail réalisé par l’ICOR et l’ILPS pour essayer de faire vivre cette date essentielle malgré le contexte extrêmement complexe. Nous appelons tous ceux et toutes celles qui le désirent à se mettre en relation avec le Front Uni animé par les deux coordinations internationales.

    En ce 1er mai, la classe ouvrière internationale et ses alliés doivent mener la lutte pour surmonter la double crise du système impérialiste-capitaliste – la pandémie du coronavirus et la grave crise économique et financière. De nouvelles maladies frappent gravement et de plus en plus souvent la population mondiale. Le système impérialiste a créé un monde dans lequel le climat et l’environnement changent d’une manière qui constitue une réelle menace pour la vie humaine.

    La voracité du système capitaliste, avec le capital financier et les monopoles au sommet, les politiques des gouvernements bourgeois ont conduit, entre autres par le biais des privatisations, à une orientation accrue des systèmes de santé sur le profit, et ont sapé en particulier le système de santé publique. C’est pourquoi ils sont souvent au bord de l’effondrement face à la pandémie actuelle.

    Cette crise économique et financière, qui touche déjà les principales puissances impérialistes, a entraîné une forte baisse de la production en Chine ainsi qu’aux États-Unis, en Europe, au Japon et dans la plupart des pays opprimés. Historiquement, cette crise économique et financière mondiale aura une profondeur, une durée et des conséquences imprévisibles.

    Nous rejetons le fait que les dirigeants tentent d’utiliser la pandémie du coronavirus pour couvrir l’évolution de cette crise économique et se décharger de son poids sur le dos des larges masses !

    Ces gouvernements fournissent des milliards de dollars aux banques et aux entreprises, argent qui n’est pas utilisé comme il se doit pour améliorer immédiatement les systèmes de santé, la protection de l’environnement et la sécurité sociale urgente des grandes masses.

     Dans de nombreux cas, les dirigeants tentent de maintenir la production industrielle à tout prix et dans des conditions d’hygiène totalement inadéquates, voire d’accroître l’exploitation même dans ces circonstances.

    Le l’ICOR salue, encourage et soutient les grèves comme en Italie, en Espagne, aux États-Unis, en Chine et dans d’autres pays, les mobilisations et d’autres formes de protestation des travailleurs et des secteurs populaires !

    Dans les pays opprimés, il y a un pourcentage particulièrement élevé de chômeurs, et des milliers de travailleurs qui vivent d’un travail occasionnel, de la vente dans la rue, du travail indépendant et des petits commerçants, qui restent sans moyens dans cette situation, même pour se nourrir. Dans le cas des aides d’État celles-ci sont généralement totalement insuffisantes.

    C’est pourquoi, dans plusieurs pays, comme en Argentine ou en Uruguay, il y a un grand développement de cuisines populaires dans les quartiers prolétariens, expression de la solidarité, premier grand pas et germe de l’organisation autonome des masses dans la perspective d’affronter les effets de la crise actuelle de manière combative. Il existe également des réseaux de solidarité en Colombie, en Haïti, en Équateur, au Pérou, au Chili, aux Philippines et dans de nombreux autres pays. Dans les pays impérialistes aussi, une immense solidarité et une volonté de s’entraider se sont développées parmi les masses.

    Les classes dirigeantes de nombreux pays profitent de la crise sanitaire et de la nécessité de contraintes sociales pour restreindre les droits et libertés démocratiques en interdisant les manifestations et les protestations, ce qui va souvent jusqu’au couvre-feu, en mobilisant non seulement la police mais aussi les forces armées. Ces mesures sont très dangereuses et sont dirigées contre la lutte des travailleurs et des larges masses ! Ces mesures sont utilisées par les dirigeants pour faire avancer la fascisation à l’intérieur.

    Cette réalité aggrave également la situation des femmes qui, outre les effets de la crise, assument davantage de tâches domestiques et de responsabilités dans les soins aux enfants et aux personnes âgées, et qui sont elles-mêmes victimes d’un plus grand nombre de cas de violence domestique patriarcale.

    Les tensions internationales se sont accrues en raison des menaces de guerre, du chantage et des sanctions des États-Unis contre des pays comme l’Iran, Cuba, la Chine, le Venezuela ou le Nicaragua.

    Cette double crise sanitaire et économique va tôt ou tard ouvrir la voie au développement de crises politiques, déjà très prononcées dans de nombreux pays. Cela peut déboucher sur une fermentation révolutionnaire.

    Mais seulement la lutte du prolétariat international et de ses alliés peut surmonter ce système de manière révolutionnaire ! Pour cela, nous avons besoin de fortes organisations révolutionnaires et une ICOR forte ! Un système qui a pour but le profit maximum des monopoles et non l’humanité, ses besoins et le respect de la nature appelle à relancer la lutte pour le socialisme ! Le principe directeur du socialisme est de surmonter l’exploitation de l’humanité et de la nature et de développer les forces productives dans l’unité de l’économie et de la santé. Seul le pouvoir de la classe ouvrière garantira ces lignes directrices !

    Ce 1er mai, l’ICOR, qui promeut la coordination et la coopération internationales des partis et organisations révolutionnaires dans une perspective révolutionnaire et socialiste, appelle à développer la solidarité, l’organisation et la lutte avec la plus grande énergie et propose la construction d’un Front anti-impérialiste et antifasciste mondial et un programme actualisé pour celui-ci :

    • Une véritable suspension des paiements de la dette nationale imposée aux  pays opprimés !
    • Création de nouveaux emplois à grande échelle dans le secteur de la santé et augmentation des salaires dans ce secteur !
    •   Luttons pour un changement du système de santé qui place les humains au centre.
    • Renforcement immédiat des mesures de protection pour tous les travailleurs du secteur de la santé et des autres secteurs qui continuent à travailler. Luttons contre l’égoïsme national et la concurrence dans la recherche des causes, le diagnostic et le traitement ! Un débat scientifique compréhensible par les masses !
    • Non à la tentative réactionnaire de déplacer le poids de la crise sur les larges masses et la classe ouvrière !
    • Non aux restrictions des libertés et des droits démocratiques !
    • Arrêt immédiat de toute production actuellement non essentielle dans la société ! Dispense des travailleur.se.s et des employé.e.s de ces industries, avec compensation intégrale du salaire !
    • La production, dont l’entretien est actuellement indispensable, doit être réalisée avec les plus grandes garanties sanitaires possibles, avec la désinfection des machines et des outils et en respectant une distance minimale de 1,5 à 2 mètres !
    • Aide d’urgence de l’État et soins d’urgence pour les enfants, les personnes âgées et les personnes ayant besoin d’aide. Aide d’urgence pour les sans-abri, les réfugiés, les sans-papiers et les personnes en situation précaire ! Mesures de grande envergure pour des soins de santé gratuits, avec de la nourriture et des médicaments pour tous au détriment des profits du gros capital !
    • Renforcez votre activité organisée d’entraide et de solidarité, dans la lutte contre le transfert du fardeau de la crise sur les masses populaires !

    PROLÉTAIRES DE TOUS LES PAYS, UNISSEZ-VOUS !

    Pour la fin de toutes les guerres impérialistes d’agression et des blocus contre les peuples opprimés du monde !
    Pour un 1er Mai Internationaliste et la lutte pour une perspective Révolutionnaire et Socialiste!

    Vive le renforcement de l’union mondiale dans l’ICOR !
    Vive le Front anti-impérialiste et antifasciste mondial !
    Vivent la santé, la démocratie, la paix, la liberté, le socialisme !

    Signataires (état actuel 27/4/2020, d’autres signataires sont les bienvenus):

    1. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    2. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
    3. CPK   Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    4. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    5. PCT   Parti Comuniste du Togo
    6. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire (Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire)
    7. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    8. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. Ranjbaran   Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    12. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    13. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    15. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    17. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    18. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    21. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    22. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    23. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
    24. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    25. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    26. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    27. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    28. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    29. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    30. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    31. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    32. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    33. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
    34. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
  • Résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient

    Résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient

    Lettre d’accompagnement à la résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient et Afrique du Nord

    Cher-e-s camarades,

    la troisième Conférence mondiale de l’ICOR a décidé d’intensifier les efforts dans la région du Moyen Orient. Dans ce processus, il y a eu maintenant un progrès très important : la 4e Conférence Moyen Orient et Afrique du Nord a pu avoir lieu (pour la première fois) avec le Liban comme pays hôte aussi dans le Moyen Orient.

    La conférence a réalisé un échange et une coopération fructueux des différents partis et organisations de la région et au-delà. Tout à fait dans l’esprit de l’ICOR que les révolutionnaires du monde doivent coopérer plus étroitement dans les questions dans lesquelles ils sont déjà d’accord et discuter des divergences avec une culture de débat démocratique. Vous trouverez les questions clés de la discussion dans la résolution finale.

    La participation aussi d’organisations qui ne sont pas membres de l’ICOR jusqu’à présent, leur a permis de faire la connaissance de notre travail et nous a permis d’apprendre de leurs expériences, connaissances et opinions – ce qui a été accueilli très positivement des deux côtés. Ceux présents a cette conférence étaient : les LCP/Liban, MLKP/Turquie-Kurdistan, MLPD/Allemagne, Newroz Association/Kurdistan, PFLP/Palestine, PPDS/Tunisie, TKP-ML/Turquie, MMLPL/Maroc, ILPS, DFLP/Palestine, ainsi qu’une représentante de Levantinist Progressive Movement pendant une journée.

    Activement ont participé par des messages ou étaient empêchés de venir seulement pour des problèmes de visa : les CPI(ML) Red Star/Inde, PCR Égypte, CPI Komala/Iran et ont été, pour cette raison, aussi questionnés pour la signature.

    La résolution finale de la Conférence Moyen Orient peut alors être publiée maintenant. Malheureusement le DFPL n’a pas pu se résoudre après tout à la signer en tant qu’organisation. Néanmoins la résolution est un succès important et une bonne clôture de cette conférence réussie – et en même temps le prélude à la poursuite de la coopération ! Les organisations soussignées sont énumérées ci-dessous. Un grand merci au MLKP pour le travail préparatoire approfondi !

    Toutes les organisations de l’ICOR ou bien d’autres organisations amies peuvent également signer cette résolution !

    Salutations cordiales

    Les participants de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient et Afrique du Nord du 28 et 29 septembre 2019 à Beyrouth adoptent la résolution suivante :

    Faire progresser la lutte commune et la révolution au Moyen Orient et en Afrique du Nord !

    1. Depuis des décennies, le Moyen Orient et l’Afrique du Nord sont le cible d’agressions impérialistes en raison de la richesse de leurs ressources naturelles et de leur importance géopolitique. Nous rejetons fermement toute ingérence impérialiste dans cette région. Nous sommes d’accord pour dire que nous ne prenons parti que pour la classe ouvrière et les larges masses des opprimés dans leur résistance et leur lutte pour des sociétés libérées.

    2. Il existe d’importants mouvements de libération nationale et de révolution au Moyen Orient et en Afrique du Nord. Nous reconnaissons et soutenons les efforts déployés par les peuples kurde et palestinien pour s’entraider mutuellement dans leurs luttes. Leurs luttes sont d’une importance stratégique pour la région et le monde. Nous soutenons la revendication d’inclure une administration multi-ethnique, multireligieuse et autonome dans le Comité constitutionnel en Syrie.

    3. Nous sommes aux côtés de la résistance palestinienne contre l’occupation sioniste et réaffirmons notre soutien aux droits nationaux du peuple palestinien et, au-delà, au droit au retour, conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies en 1948.

    4. Nous soutenons la lutte kurde contre l’État fasciste turc et ses alliés impérialistes.

    5. La lutte pour un Moyen Orient et une Afrique du Nord libérés est inséparable des luttes dans le monde entier. Les luttes et grèves du mouvement ouvrier du Pérou à l’Australie, les luttes de libération armée dans différentes parties du monde et les luttes des militants écologistes font partie des luttes qui nécessitent notre participation et notre solidarité. Leur ennemi commun est le système impérialiste mondial. Pour vaincre cet ennemi, nous devons nous organiser au-delà des frontières.

    6. La libération des femmes dans la construction du parti, la lutte de classe et pour une société libérée est la réponse à la double exploitation et oppression de la masse des femmes. Cela a été sous-estimé dans les partis de gauche et communistes, et il reste encore beaucoup à faire. Nous apprécions le rôle important que jouent les femmes. Il a été très évident dans diverses luttes dans la région, en particulier parmi les révolutionnaires dans le Nord et l’Est de la Syrie et en Palestine. Les femmes ont également joué un rôle actif, égal en droits et de premier plan dans cette conférence aux côtés de leurs camarades.

    7. Nous devons combattre le chauvinisme, le poison utilisé par les forces impérialistes et réactionnaires et les régimes colonialistes pour diviser la classe ouvrière et tous les opprimés.

    8. La menace de l’impérialisme et des régimes fascistes nous pousse à nous unir et à faire l’alliance avec toutes les forces anti-impérialistes et anti-fascistes dans un front uni. L’ILPS et l’ICOR ont entrepris des pas importants pour former un tel front uni et appellent toutes les forces anti-impérialistes et antifascistes à s’y joindre.

    9. Les sociétés socialistes sont l’objectif brillant des efforts des forces marxistes-léninistes et révolutionnaires. Pour atteindre cet objectif, la construction de partis révolutionnaires et marxistes-léninistes bien organisés et bien préparés est d’une importance cruciale.

    10. La conférence s’est déroulée dans une atmosphère productive. La culture de débat s’est basée sur le respect des opinions et des expériences des autres, sur la solidarité et le dépassement des divergences malgré les nombreuses questions qui restent encore à résoudre.

    11. Les jeunes ont joué un rôle actif dans la préparation et le bon déroulement de la conférence.

    12. Les partis et organisations participants sont convenus de renforcer la solidarité internationaliste et de continuer à travailler ensemble pour développer le travail révolutionnaire avec des mouvements de masse et des révolutions.

    13. La conférence était d’accord d’organiser plus de manifestations de ce type à l’avenir.

    Statut des signataires du 11/10/19 (Liste actuelle des signataires à l’adresse suivante : www.icor.info)

    1. CPI(ML) Red Star (Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge/
    2. LCP Lebanese communist partyLibanesische Kommunistische Partei
    3. MLKP Marxist Leninist Communist Party Turkey / Kurdistan
      / Kurdistan/Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan
    4. MLPD Marxist-Leninist Party of Germany
      Parti marxiste-léniniste d’Allemagne
    5. Newroz Association
    6. PCR Egypt Revolutionary Communist Party of Egypt Partido
      Partie communiste révolutionnaire d’Egypte
    7. PFLP Popular Front for the Liberation of Palestine
    8. PPDS Patriotic Democratic Socialist Party
      Parti Patriotique Démocratique Socialiste
    9. TKP-ML Communist Party of Turkey – Marxist-Leninist Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste
    10. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine
  • Urgence Rojava – communiqué ouvert à signature.

    Urgence Rojava – communiqué ouvert à signature.

    Le communiqué suivant est le fait d’une élaboration commune à l’issue d’une réunion impulsée par nos camarades kurdes de Lyon. Il n’est pas un communiqué UCL mais est un communiqué ouvert à signature. Chaque organisation, collectif, syndicat qui souhaite le faire sien est invité à nous contacter. Pour des raisons de temps, ce communiqué est un fruit de l’urgence. Il n’est ni parfait, ni complet. Mais il illustre une position à minima, basée sur le consensus général qui est ressorti de la réunion.

    Nous centralisons les signataires ici : Unite.communiste.lyon@gmail.com

    Halte à l’agression turque ! Défendons le Rojava !

    Hier, le 9 octobre, les troupes Turques ont franchi à nouveau la frontière qui sépare l’État turc du Rojava.

    [Le Rojava est une région historiquement kurde du nord de la Syrie, contrôlée à l’heure actuelle par les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de forces progressistes et révolutionnaires, qui s’est battue pour faire naître un espace de liberté et de démocratie entre les blocs impérialistes.]

    Les bombardements ont commencé, frappant les civils comme les combattants et combattantes. Une nouvelle offensive du régime réactionnaire d’Ankara débute. Elle vise comme objectif de prendre le contrôle des plaines autour de l’Euphrate, ciblant particulièrement la grande ville de Racca. Elle vise également plus largement à s’emparer de tout le Rojava et de l’annexer à l’État turc.

    C’est la crainte d’un génocide, d’une épuration ethnique, qui plane sur le Rojava. L’État turc veut remodeler à sa guise la carte de la région, quitte à exterminer ceux qui s’opposent à son ordre.

    Cette guerre est d’une double nature :

    D’une part elle est géopolitique. Elle vise à étendre l’État turc, sa sphère d’influence, mais aussi à contribuer au dépeçage de la Syrie. Plus largement, elle s’inscrit dans une montée des tensions internationales entre les grandes puissances. Ce sont les sphères d’influence russes et occidentales qui sont redessinées. D’un côté comme de l’autre, on courtise le régime d’Erdogan pour le faire rentrer dans une orbite ou dans une autre.

    C’est également un test grandeur nature pour les nouveaux armements, une démonstration de forces entre géants militaires. Les armes d’une future troisième guerre mondiale connaissent, là-bas, leur banc d’essai.

    De l’autre, c’est une croisade idéologique qui est menée. Au Rojava, c’est une expérience d’une construction d’une société nouvelle qui est menée. Une effervescence démocratique s’est emparée des zones libérées de l’emprise du régime syrien, des forces djihadistes ou de Daesh. Et cette société nouvelle en gestation, cette lueur d’espoir, les réactionnaires veulent l’écraser pour qu’elle ne serve pas de modèle, d’inspiration. Il ne fait nul doute que l’armée turque court également vers les prisons où sont détenus les criminels de Daesh. Elle fait cela pour redonner vie à une nouvelle bête furieuse qui l’a déjà si bien épaulée.

    Cette inspiration, cet exemple a dépassé les frontières du Rojava ! Nous, comme la très large majorité de l’opinion publique de tous les pays belligérants, disons non à cette guerre !

    Sous la pression de ces opinions publiques, la quasi-totalité des pays du globe ont dénoncé cette guerre. Mais cette condamnation se paie uniquement de mots.

    L’offensive turque n’a pas pu être lancée sans l’aval des grandes puissances. Les USA ont ainsi reculé leurs troupes pour laisser le champ libre aux blindés turcs. Ni la Russie, ni l’Angleterre, ni l’Allemagne et certainement pas la France ne peuvent prétendre être surprises.

    Ces puissances traitent le Rojava comme un pion sur leur échiquier, le laissant se faire écraser.

    Mobilisons-nous ! Soyons solidaires ! Soutenons la juste lutte du Rojava !

    Nous n’oublions jamais que ce conflit n’est pas un conflit local ou régional. C’est un combat qui concerne l’intégralité de la planète. Partout où la liberté, où l’égalité recule, c’est une défaite pour l’humanité entière. Les méthodes employées par les régimes criminels qui oppriment les peuples ne leur sont pas réservées. Elles sont utilisées là-bas aujourd’hui, rien ne garantit qu’elles ne seront pas employées ici demain.

    Nous appelons à rejoindre les comités de soutien, à aider, politiquement, financièrement, ceux qui luttent contre la tyrannie d’Erdogan, ceux qui veulent un Rojava libre et démocratique !

    Nous appelons à manifester

    Rendez-vous samedi 12 octobre à 15h30 place Bellecour.

    Dénonçons l’agression turque contre le Rojava !

    Signataires à la date du 12/10/19 : Centre culturel Mésopotamie ; Union Communiste Libertaire – Lyon ; Unité Communiste de Lyon ; Eco défense ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste ; Jeune Garde Lyon

  • Éléments d’un bilan  – Communiqué UCL / UPML

    Éléments d’un bilan – Communiqué UCL / UPML

    Les 25 organisations membres en Europe de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) avaient décidé, en 2018, de cette campagne à l’occasion des élections européennes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, l’ont menée, ensemble avec les Amis de l’ICOR, avec fierté en France. A son issue, considérant la mesure de nos forces, les résultats sont largement positifs !

    Pour nous, il s’agit d’une une première, sous de multiples aspects :

    • Nous avons dénoncé l’Union européenne et ses États membres impérialistes, destructeurs de l’Homme et de la nature, fauteurs de guerre, dominants des pays opprimés.
    • Nous avons exposé la complexité des relations entre notre impérialisme et les autres qui constituent l’UE. Entre leur volonté de rapprochement et leur volonté de se dévorer les uns les autres. Nous avons dénoncé le diktat des monopoles dans les États  et dans l’UE à l’ère de la production internationale, la subordination et la fusion entre groupes monopolistes et organes étatiques et européennes – surtout contre l’illusion que l’on pourrait changer l’UE et renégocier les traités européens. L’alliance réactionnaire impérialiste et la forteresse capitaliste guerrière qu’est l’Union européenne est en même temps minée en interne par les contradictions inter-impérialistes.
    • Nous avons ciblé le mythe de la domination de Bruxelles. La France n’est pas dominée par l’UE ou par l’Allemagne. Le point de vue chauvin et souverainiste protège l’impérialisme français. A ce titre, le Frexit n’est pas la solution pour le rejet de l’Union européenne car notre premier ennemi est dans notre propre pays.
    • Ceci amène aux multiples crises de l’UE qui évoluent en s’approfondissant. L’impérialisme en crise est d’autant plus agressif envers d’autres puissances impérialistes et dans la lutte des classes.
    • La radicalisation réactionnaire de la politique intérieure dans presque tous les pays est largement subie et combattue dans les luttes, le caractère guerrier dangereux de l’UE cependant est encore très sous-estimé.
    • Notre critique sur l’UE est de gauche et révolutionnaire.

    Notre internationalisme s’est opposé au nationalisme et chauvinisme illusoires et trompeurs, défendu par certains partis et organisations, même de « gauche ». Nous avons combattu pour le droit d’asile, pour les soutien aux luttes révolutionnaires de libération, pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Les journées mondiales de lutte de l’ICOR, le 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses, durant laquelle nous avons défilé en commun à Lyon, et organisé une conférence,  et le 8 mai à l’occasion de la journée anti-guerre d’agression, ont été des moments forts dans cette campagne. Le 16 mai, à l’appel de l’ICOR-Amérique, nous avons participé à une journée de solidarité avec le Venezuela, pays assiégé par l’impérialisme américain, mais aussi menacé par l’UE. Lors des deux semaines d’action à Nantes et à Saint-Denis (93), nous étions largement visibles.

    Notre campagne a porté un contenu clair et combatif. Elle a tranché avec le contenu creux de la soupe fade et hypocrite vendue par les bourgeois. Nous l’avons transmise au travers de milliers d’autocollants, de tracts et d’affiches, que ce soit à Lyon, Paris, la Haute Provence ou Nantes. Nous nous sommes fait l’écho de la rébellion anti-impérialiste et nous avons travaillé à l’organiser. Ces activités ont rencontré un écho très favorable.

    Les nombreuses discussions et rencontres se sont tenues dans les quartiers, les entreprises, les syndicats et au sein des manifestations. Elles ont montré le rejet voire la révolte contre les différents fléaux la politique bourgeoise et la recherche d’une alternative sociale à la société capitaliste-impérialiste.

    Les élections n’ont jamais changé le monde.

    En réaction à la droitisation de la politique gouvernementale et des partis bourgeois, la société se polarise. Un large front uni anti-impérialiste et l’alternative révolutionnaire doivent se construire sur la base de l’opposition multiple qui se soulève face à cette droitisation.  

    Les liens étroits avec les couches populaires, en particulier avec le prolétariat, et un travail systématique pour gagner la confiance de ceux qui ont été abusés pendant des décennies par les politiciens et les politiciennes sont les conditions indispensables pour avancer. Nous devons apprendre de la résistance et des luttes menées par les masses, et nous devons être capable d’y apporter une réponse politique qui puisse mener sur le sentier de la victoire.  Nos interventions, nos diffusions, nos réunions et nos stands d’information ne s’arrêteront pas avec la fin des élections, comme le pratiquent les partis bourgeois. Nous poursuivons notre travail de liaison avec les masses.

    Dans le combat révolutionnaire, l’anticommunisme est toujours l’argument suprême de la bourgeoisie pour défendre son système pourrissant. Nous l’avons vu lors de scandaleuses interventions publiques, bâties sur les mensonges. Leur propagande déforme la vision de ce que peut être la société libérée de l’exploitation et de l’oppression pour les masses qu’est le socialisme révolutionnaire. Nous apporterons nos réponses aux accusations, nous développerons davantage encore nos idées et leur diffusion auprès de tous ceux et de toutes celles qui subissent l’exploitation et l’oppression.

    Nous avons pu renforcer l’unité idéologique et politique entre nos deux organisations ICOR, l’UPML et l’UCL, par la préparation commune de la campagne, basée sur l’analyse léniniste de l’impérialisme d’aujourd’hui. Nous nous sommes soutenus mutuellement dans l’agitation et propagande et dans la réalisation de nos interventions. Cette campagne confirme notre rapprochement pratique et théorique, expression de notre unification grandissante.

    De nouveaux adhérents renforcent nos deux organisations, l’Unité communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, et nous les accueillons avec fierté ! Les nouveaux membres, les nouveaux sympathisants et contacts apprécient notre orientation claire pour la révolution socialiste. Ils nous apportent des nouvelles initiatives, plus de richesses en idées et réflexions pour faire vivre le marxisme-léninisme !

    Nos deux jeunes organisations ont mené pour la première fois une campagne commune, ainsiq qu’une campagne de souscription. Pour soutenir l’activité de nos organisations et de l’ICOR, pour faire vivre les caisses de solidarité et de grève, nous avons besoin d’aide.  La collecte de dons continue encore jusqu’en juin et chaque camarade, sympathisant et contact est sollicité pour montrer sa conviction et sa générosité aussi sous l’aspect financier.  

    Nos liens avec les organisations membres de l’ICOR d’autres pays dans le monde présents en France, comme celles du Kurdistan et de la Turquie, comme celles des pays africains se sont établis ou approfondis. Dans la campagne, nous avons fait connaître leurs luttes : la grève de la faim des camarades kurdes, menée en solidarité avec les prisonniers politiques et contre leurs conditions de détention, en particulier celles d’Abdullah Özallan, détenu par le régime fasciste turque. La lutte des camarades du Cameroun pour la libération de leur pays de la dictature, soutenue par l’impérialisme français.

    Le système impérialiste,  dont UE et la France sont un des rouages essentiels, sont à l’origine de la misère des peuples et complices des crimes d’États. La coordination de nos luttes et l’unité des communistes au delà des frontières est bénéfique, apporte le soutien mutuel et la solidarité.

    Nous avons pu tisser des nouveaux liens avec plusieurs organisations communistes et révolutionnaires en France. Nous sommes résolument pour l’unité des communistes sur la base de principes clairs tout en combattant le sectarisme et l’opportunisme. La construction du Parti doit être la première préoccupation tous ceux qui se reconnaissent dans l’héritage communiste A la fin de notre campagne nous avons publié une lettre ouverte commune de l’UCL et de l’UPML aux organisations et aux individus isolés se réclamant du communisme en France avec la proposition d’une Alliance des Révolutionnaires comme première étape pour ce travail commun.

    Une délégation de la France est allée rejoindre nos camarades du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), candidat aux élections européennes. Sa «campagne électorale dans la rue » avait surtout l’objectif d’organiser les masses à différents niveaux, en particulier dans les organisations révolutionnaires. Nous avons été les témoins de leur soutien à un nouveau mouvement politique de réfugiés qui, courageusement, accuse l’impérialisme et qui s’attaque aux causes de l’exode massif des populations des pays opprimés. Surtout, ce mouvement se place dans une perspective active et combative, rompant avec la charité refusant l’image du réfugié comme mendiant pour un aumône, mais, au contraire, lui restituant sa véritable place : celle de prolétaires luttant pour l’émancipation générale de l’humanité.

    Nous avons mené cette campagne avec l’ICOR Europe qui nous a été un formidable soutien. L’ICOR Europe a pu s’unifier davantage déjà dans une conférence préparatoire en automne dernier. L’ICOR Europe est apparu comme une force dans la création, la mise à disposition et dans l’échange de matériel de propagande, d’analyses, et par la participation aux événements. Ainsi, des camarades de la coordination européenne sont venus le 1er mai à Lyon.  Nous allons faire le bilan, ensemble, au sein de l’ICOR Europe et continuer à construire notre unité pas par pas.

    Un grand merci à tous les camarades, nos sympathisants et sympathisantes, amis et amies ainsi que collègues pour leurs conseils, leur soutien et leur participation.

    Renforçons l’UPML et l’UCL! Renforçons l’ICOR ! Pour la révolution socialiste internationale ! L’avenir est à l’unité des communistes !

  • Communiqué commun  UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous considérons que le mouvement social en France arrive dans une situation charnière. Nous pensons que, plus la situation se développe, plus la crise s’approfondit, nationalement et internationalement, plus le besoin de structuration devient criant.

    A nos yeux, toutes les initiatives qui vont dans le sens de plus de solidarité internationale et de plus de combativité dans les masses populaires sont à saluer. Nous avons apporté notre approche, d’autres en ont apporté une parallèle, que ce soit le cortège internationaliste à l’initiative des Jeunesses Communistes de Lyon ou le cortège de tête masqué unissant Gilets Jaunes et plusieurs forces politiques, syndicale ou antifascistes.

    Toutes vont dans un sens positif, qui contribue à appuyer un renforcement des organisations de lutte, chose primordiale dans la période d’incertitude dans laquelle nous sommes.

    L’Unité Communiste de Lyon, l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste et, d’une manière générale, toutes les organisations de l’ICOR, promeuvent un travail unitaire entre toutes les organisations combatives, dans le but de battre l’impérialisme et la capitalisme.

    1er mai – cortège internationaliste et révolutionnaire – meeting sur l’UE.
    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous avons marché ensemble à Lyon, sous la bannière de la révolution et de l’internationalisme !

    A Lyon, le premier mai, jour de lutte internationale pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, nous avons conjointement défilé. Sous les couleurs de l’Unité Communiste de Lyon, de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, de l’ICOR, mais également de Partizan et du Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, nous avons battu le pavé et scandé notre solidarité avec les luttes démocratiques et révolutionnaires dans le monde entier.

    Nous considérons que le fait de pouvoir organiser ce cortège de manière conjointe, en tant qu’organisations membres de l’ICOR, avec l’appui et le soutien d’autres forces progressistes alliées, représente un succès. Un succès à la fois en termes de travail préparatoire, en termes d’exécution, mais également un succès sur la voie d’une plus ample coordination et intégration à un ordre du jour commun entre nos organisations.

    Nous pensons que le fait que l’ICOR puisse se développer en France est essentiel. En tant que puissance impérialiste agressive et réactionnaire, la France joue un rôle important dans l’écrasement et l’asservissement colonial et néo-colonial d’une partie de la planète. Le prolétariat de France ne peut non plus être isolé internationalement des mouvements menés pas ses frères et sœurs de classe, notamment en Allemagne ou en Espagne, où de grandes organisations membres de l’ICOR existent. 

    Pour nous, ce cortège représente une première étape dans ce travail. Un premier jalon. Chaque année, il est plus fourni. 
    Nous saluons les organisations qui ont soutenu et participé à ce cortège, comme nos camarades de la Maison de la Mésopotamie ou l’organisation antifasciste Jeune Garde Lyon.
    Nous saluons également l’ensemble de ceux qui ont pris la rue, sous les couleurs de leurs syndicats, sous le gilet jaune de la lutte, dans leurs organisations politiques.
    Nous saluons également ceux et celles qui, en tant qu’individus, sont venus, avec leur combativité propre, grossir les rangs de cette manifestation.
    Sans la présence de cet ensemble de forces, ce premier mai n’aurait pas été la réussite qu’il a pu être. La manifestation de Lyon, comme celles de France ou du monde entier, ont été marquée par un dynamisme et un esprit revendicatif puissant.

    Face à cette montée des mouvements populaires, la réponse de la bourgeoisie et des impérialistes est invariablement la même : la répression. 
    Nous ne pouvons oublier les combats menés, dans leurs pays respectifs, par les camarades qui défilaient à nos côtés. En ce moment, dans l’Etat prison Turc, les luttes sociales sont à leur paroxysme. Le régime d’Erdogan a subi un revers lors des élections municipales, mettant en avant le fait que les peuples de Turquie n’adhèrent pas à son projet fasciste. Dans les geôles, la grève de la faim impulsée par Leyla Güven se poursuit depuis plus de 170 jours, mettant en péril la vie de plusieurs centaines de militants et de militantes pour la liberté. 
    Nous ne pouvons oublier le fait que les méthodes terroristes d’emprisonnement sans jugement de l’Etat Turc, sa pratique de la sale guerre, les crimes qu’il commet ne lui sont pas spécifiques.

    Demain, même dans les pays impérialistes, se targuant de leur « démocratie », de leurs « libertés fondamentales », ces pratiques peuvent s’appliquer. En Allemagne, le processus de droitisation restreint progressivement les droits sociaux et politiques des masses populaires. L’Etat Allemand n’a pas hésité ainsi à tenter de censurer nos camarades du MLPD, à obtenir que les organisations bourgeoises l’isolent. En vain !

    En France, la lutte des Gilets Jaunes a jeté à terre le masque démocratique. Le pouvoir a frappé fort, sans respect pour ses propres lois, pour liquider la colère sociale. Il n’a pas hésité à manœuvrer à coups de pseudo-débats pour essayer d’appuyer sa politique de liquidation complète des acquis sociaux. Il n’hésite plus à limiter les libertés démocratiques, votant des lois contre les manifestations arrêtant préventivement, interpellant sur de simples soupçons et menant une politique de provocation pour justifier un écrasement physique des manifestations. 

    À Lyon, la police est venue intimider et fouiller les participants au cortège internationaliste et révolutionnaire, avant même le départ de la manifestation. Après celle-ci, elle a manœuvré pour nasser ceux qui voulaient notamment se rendre au repas libertaire organisé chaque premier mai. Le but de tout ceci était de trouver un prétexte pour frapper.
    À Paris, le régime s’est vautré dans les mensonges les plus éhontés, affirmant que les manifestants étaient entrés pour saccager l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Dans les faits, les manifestants et manifestantes s’étaient réfugiés pour échapper aux coups, aux gaz et aux tirs. Des policiers ont même jeté des pavés sur ceux qui arpentaient la rue.

    Nous dénonçons ce jeu de provocation et ces violences orchestrées par l’Etat bourgeois et sa police. Nous appelons à la solidarité entre les manifestants et manifestantes !

    Nous avons saisi l’occasion de ce travail commun pour inviter à une conférence-débat commune sur la question de l’UE et de son effondrement. Nous savons qu’il existe des analyses variées sur la situation de l’Union européenne et sur son développement probable. 

    Cette conférence-débat était l’occasion de poser tant la question de l’histoire de l’Union européenne que de pouvoir également poser à la fois les questions des tendances à l’intégration qu’ont les bourgeoisies, tout comme de leur concurrence exacerbée. Elle était l’occasion de rappeler la nature de l’Union européenne : une alliance réactionnaire d’impérialismes pour le partage de marchés. Nous avons voulu tordre le cou à plusieurs conceptions fausses, qui tendent à penser que l’Europe est amendable, réformable, qu’elle peut changer de nature. Mais également qui séparent la question de l’UE de la question du capitalisme et de l’impérialisme en général, et qui tendent à considérer que la France est dominée par un capital apatride, par l’Allemagne ou par les USA.

    Surtout, cette conférence a pu indiquer un point central : la crise de l’UE est avant toute chose la transcription européenne de la crise du capitalisme. Ce n’est pas l’UE qui crée la crise, ni la sortie de celle-ci qui permettra de la juguler. La seule et unique résolution de cette question passe par la destruction du système d’asservissement et d’exploitation capitaliste-impérialiste. 

    Alors, et uniquement alors, la question d’une « Union Européenne » pourra se poser sans qu’elle implique une exploitation et une domination d’Etats -et de classes sociales- sur d’autres. 
    Nous pensons qu’il faut s’opposer à l’UE dans ses actions antisociales, mais ne pas perdre de vue que le cœur battant de notre ennemi est chez nous : c’est notre bourgeoisie impérialiste en tout premier lieu.

    En présence d’un camarade délégué de l’ICOR, nous avons pu également présenter la coordination, ses buts et ses moyens d’action. Nous pensons qu’il faut saisir chaque occasion pour illustrer le fait que l’internationalisme de l’ICOR n’est pas fait de phrases creuses, mais qu’il est concret et réel, se traduisant par de véritables victoires.

    Nous pensons que pour gagner,nous avons un besoin impérieux d’un Parti organisé pour lutter contre notre impérialisme et notre bourgeoisie monopoliste, mais également une alliance internationale de partis révolutionnaires. Nous voulons travailler, conjointement avec d’autres forces, à construire tout cela. 
    Nous appelons ceux et celles qui partagent cette volonté à rejoindre les organisations membres de l’ICOR et à soutenir l’ICOR.

    Cette journée de lutte est, à nos yeux, un succès. Un succès qui en appelle d’autres, qui peuvent et doivent se concrétiser par le renforcement des organisations communistes et des organisations de défense populaire.

    Vive l’ICOR, vive le communisme ! 

  • Liberté pour Turgut Kaya !

    Liberté pour Turgut Kaya !

     

    LIBERTÉ POUR UN RÉVOLUTIONNAIRE, UN HOMME DE LUTTE :TURGUT KAYA

    UPOTUDAK:  Liberté pour Turgut Kaya! – communiqué du comité de soutien aux prisonniers politiques internationaux.

    Turgut  Kaya, qui  a été arrêté  par l’Etat grec  en avril 2018, est  toujours détenu à la suite d’un mandat d’arrêt lancé par  d’Interpol. L’audience concernant sa possible extradition vers la Turquie, qui devait avoir lieu le 15 mai, a été repoussée au 30 de ce mois-ci.

    Nous exigeons sa libération immédiate !

    Kaya a été arrêté pour la première fois en 1992 par l’Etat Turc suite aux manifestations pour les droits académiques et démocratiques des étudiants. Après avoir été détenu pendant deux mois à la prison de Bayrampasa, Kaya a été libéré et arrêté à nouveau en 1994 pour son appartenance un « parti illégal ». Lors de cette garde à vue, la police a nié l’arrestation de Kaya. Elle est restée silencieuse une semaine entière. Il est évident que la police a tenté de le faire disparaitre. Pendant cette période, Turgut a été soumis à plusieurs formes de torture comme la « Pendaison Palestinienne », les « Chocs Electriques » parmi d’autres traitements inhumains. A la suite de cette semaine de torture, il a été incarcéré en attente d’un jugement, jugement qui a débouché sur un acquittement.

    En 1997, il est une nouvelle fois arrêté pour son appartenance à un parti illégal et subit de nouvelles tortures durant son interrogatoire. Il a été envoyé dans une prison dont la majorité des détenus sont des « repentis », ayant marchandé avec l’Etat turc. Par la suite, il a été transféré à la prison de Bergama (Pergame) en raison des menaces de mort qu’il a subit de la part des collabos. Il a été libéré en 2000, après trois ans de détention.

    Alors qu’il travaillait, par la suite, en tant que rédacteur en chef pour le journal Özgur Gelecek, il a été de nouveau arrêté. En 2006 il subit six ans d’incarcération dans une prison de type F – haute sécurité – dans des conditions d’isolement et de torture blanche. Aucune visite n’a été autorisée pendant la première année de sa détention. Fouilles à nu, mauvais traitements, sanctions disciplinaires se sont succédés jusqu’à sa libération en 2012.

    Après sa libération, il part en Grèce, où il est de nouveau arrêté en 2015, à la suite d’une opération de police orchestrée par cinq Etats, dont l’Etat turc. Après 40 jours, Turgut Kaya est libéré.

    Aujourd’hui, trois ans après, il est de nouveau dans le collimateur de la Justice de Turquie et est de nouveau arrêté en Grèce au motif d’être recherché par Interpol. Nous exigeons sa libération inconditionnelle !

    Liberté pour Turgut Kaya.  

    Turgut Kaya, détenu depuis avril 2018, n’a aucune raison d’être arrêté. Le fait que l’Etat turc ait mis sa tête à prix, qu’il apparaisse sur la liste rouge de l’Etat fasciste, laisse penser que le gouvernement Grec viole les accords internationaux, qu’il a pourtant signé.

    Si il est extradé en Turquie, ce sera le gouvernement grec qui portera la responsabilité des tortures qu’il subira. Turgut Kaya et les révolutionnaires réfugiés en Grèce sont confrontés en permanence au danger d’être utilisés comme une monnaie d’échange. En l’occurrence, deux soldats grecs ont été arrêtés pour avoir violé la frontière. C’est là une occasion que l’Etat turc pourrait saisir.

    Nous invitons l’ensemble de l’opinion publique révolutionnaire et progressiste à agir, à soutenir et à participer aux évènements et aux manifestations pour la libération de Turgut Kaya

    Comité de soutien pour les prisonniers politiques internationaux.

     

  • Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Un premier mai rouge, solidaire, combatif, révolutionnaire !

    Le TKP/ML, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon – ICOR ont défilé conjointement à Lyon, le premier mai.

    La manifestation de Lyon fut massive, avec environ 8 000 manifestants. En effet, la lutte que mènent les travailleurs et travailleuses pour défendre leurs droits est particulièrement intense. La bourgeoisie française mène attaques sur attaques contre le prolétariat de France. Le gouvernement français mène une politique d’anéantissement des droits sociaux, des protections sociales, de l’ensemble de conquêtes arrachées par la lutte au cours du XIXe et du XXe siècle.

    Travailleurs et travailleuses, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses ont pris la rue. Il et elles n’étaient pas seules ! Celles et ceux qui combattent l’impérialisme étaient à leurs côtés !

    Car le premier mai n’est pas un jour comme les autres pour les travailleurs et les travailleuses. Il n’est pas un jour comme les autres pour celles et ceux qui subissent l’oppression impérialiste, coloniale, capitaliste ou obscurantiste.

    Le premier mai est le jour de la lutte. Le jour où les rues sont remplies par ceux-là même qui sont exploités.

    TKP/ML et Partizan en Turquie, UCL en France, notre lutte est la même. Nous nous battons contre l’impérialisme mondial, contre les mêmes exploiteurs, contre les mêmes criminels. Ceux qui saignent le peuple et qui accaparent les richesses. Contre les patrons qui pillent ceux qui produisent tout, et qui ne vivent de rien.

    Dans d’autres villes -en France, en Turquie, dans le monde entier- les drapeaux de la révolution se sont dressés. Les masses populaires ont pris la rue, dans les cortèges des organisations syndicales, dans les cortèges des organisations politiques révolutionnaires.

    Nous défilons ensemble, dans la solidarité internationale, dans l’idée que nous réalisons le vœu de Lénine, qui, en 1920, il y a 99 ans, s’exclamait « Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous ! » alors que se fondait le Komintern.

    Notre solidarité, notre volonté de lutter en commun, contre nos ennemis communs, triomphera des ennemis du peuple. Ni le fasciste Erdogan, ni le libéral Macron ne peuvent briser l’inéluctable avancée des masses vers leur libération. Ni l’un ni l’autre, quelque soient les armes employées, ne peuvent mettre fin à la lutte des classes, moteur de l’Histoire.

    Ni l’un ni l’autre ne reculent devant les crimes et les horreurs pour triompher.

    Ni l’un ni l’autre ne triompheront, pourtant.

    Ils ont beau tenter de renverser la roue de l’Histoire, leurs jours sont comptés. Leurs tombes se creusent peu à peu.

    Les immenses forces populaires sont invincibles, lorsqu’elles sont dirigées par les organisations communistes. Elles triomphent de tout, renversent tous les obstacles.

    Inspirées par les expériences fondamentales des révolutions Russes et Chinoises, inspirées par les luttes et les combats menés par le passé, les forces communistes portent l’avenir. Un avenir de liberté, un avenir d’égalité. Un avenir d’une société sans classes ni Etat.

    Une société juste, une société communiste !

    En Turquie comme en France : 1er mai rouge ! 1er mai révolutionnaire !

  • Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    En tant que membre des Amis de l’ICOR, l’Unité Communiste de Lyon retransmet les déclarations de l’ICOR concernant les questions internationales.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle, par ailleurs, à rejoindre les manifestations de soutien à la cause des combattants et combattantes Kurdes.

    Stoppez la guerre d’agression fasciste contre le Rojava / Syrie du Nord! Afrin vivra!

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste Erdogan a ouvert un nouveau front de guerre contre Afrin et de nombreux endroits à Rojava-Nord de la Syrie. Ceci fait apparaître un nouveau foyer de guerre au rayonnement mondial.

    La résolution finale de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR affirmait:

    « Nous soutenons le mouvement de libération kurde contre les aspirations de l’impérialisme à influencer l’orientation de la révolution au Rojava, et nous continuerons à faire vivre le pacte de solidarité entre l’ICOR et la lutte de libération kurde ».

    Les FDS (Forces Démocratiques Syriennes dans lesquelles les forces kurdes jouent le rôle dirigeant) avaient infligé de lourds coups à « l’État islamique » réactionnaire-fondamentaliste fasciste à Kobané et à Raqqa. Aujourd’hui, les contradictions inter-impérialistes se déploient autour de la répartition des sphères d’influence. Les États-Unis, l’UE, Israël, la Russie et aussi la Turquie, l’Iran et l’Arabie Saoudite se battent pour la suprématie au Proche et Moyen-Orient.

    Le but de la Turquie est d’établir un corridor frontalier large de 30 kilomètres à travers le Rojava. Cela mettrait toutes les grandes villes, là-bas, sous leur contrôle.  Derrière la Turquie se trouve l’alliance de l’OTAN. Les impérialistes américains ont annoncé à l’avance qu’ils n’étaient « pas présents à Afrin ». Mais l’attaque a été rendue possible aussi par la Russie, puissance protectrice du régime d’Assad, en retirant sa puissance militaire à 17 km de la frontière turque. Cette attaque, la tentative d’occuper Afrin et des massacres parmi la population, sont dénommées cyniquement « Opération branche d’olivier  » par l’État fasciste turque. Il collabore à ce propos avec des milices de l’ASL (« Armée syrienne libre », armée surtout par la Turquie et aussi par l’alliance de l’ouest).

    En même temps, cette attaque en est aussi une contre la classe ouvrière internationale et tous les opprimés ! Dans le monde entier, Rojava représente la lutte victorieuse contre l’EI (« État islamique »), pour la démocratie et la liberté, les droits des femmes, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Un soutien à la lutte contre l’invasion turque est aussi fourni par les populations arabe et turkmène.Comme si souvent dans l’histoire, la nation kurde est laissée seule par les impérialismes qui se prétendent être « amis ». La limite de «l’amitié» des impérialistes est toujours déterminée par leurs propres intérêts. Les alliés de la lutte pour la liberté, la démocratie et le socialisme sont les simples gens, le mouvement ouvrier international et les peuples du monde.

    Avec la 3ème Conférence mondiale, l’ICOR s’est préparée à des ébranlements inattendus et à un essor des luttes. Avec prévoyance, elle voyait le renforcement de la lutte kurde ainsi que la nouvelle flambée de la lutte pour la liberté et la démocratie dans la région avec les protestations de masse en Iran et la rébellion nationale en Tunisie, les luttes en Palestine.

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde de 2014 gagne en influence et en importance. Le principe de l’ICOR est qu’aucune lutte de libération ne doit être seule et isolée. La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et pour la construction d’un front uni anti-impérialiste. À cette fin, l’ICOR a décidé de mener un travail de conscientisation parmi la classe ouvrière et les marges masses sur le caractère de l’impérialisme et sur son développement actuel.

    31/01/2018

    Par conséquent: Organisez et soutenez des actions de protestation et de solidarité dans le monde entier!

    Battez les pattes d’Afrin! La Turquie hors du Rojava! Tous les impérialistes hors de Syrie!

    Arrêt des livraisons d’armes et du soutien militaire de la Turquie!

    Arrêt de la persécution politique des activités démocratiques et révolutionnaire kurdes et turques sur l’ordre de la dictature d’Erdogan!

    Vive l’internationalisme prolétarien!

    Pour la paix, la liberté, le socialisme! En avant avec l’ICOR!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

    Signataires (en date du 31/01/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    4. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    7. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    8. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    9. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    10. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    11. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    12. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    13. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    14. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    15. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    16. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    17. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    18. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

    19. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    20. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    21. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    22. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    23. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    24. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    25. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    26. Krasnyj Klin   Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin »  [coin rouge]), Bélarus

    27. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    28. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque (signé après la date de sortie)