Les 25 organisations membres en Europe de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) avaient décidé, en 2018, de cette campagne à l’occasion des élections européennes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, l’ont menée, ensemble avec les Amis de l’ICOR, avec fierté en France. A son issue, considérant la mesure de nos forces, les résultats sont largement positifs !
Pour nous, il s’agit d’une une première, sous de multiples aspects :
- Nous avons dénoncé l’Union européenne et ses États membres impérialistes, destructeurs de l’Homme et de la nature, fauteurs de guerre, dominants des pays opprimés.
- Nous avons exposé la complexité des relations entre notre impérialisme et les autres qui constituent l’UE. Entre leur volonté de rapprochement et leur volonté de se dévorer les uns les autres. Nous avons dénoncé le diktat des monopoles dans les États et dans l’UE à l’ère de la production internationale, la subordination et la fusion entre groupes monopolistes et organes étatiques et européennes – surtout contre l’illusion que l’on pourrait changer l’UE et renégocier les traités européens. L’alliance réactionnaire impérialiste et la forteresse capitaliste guerrière qu’est l’Union européenne est en même temps minée en interne par les contradictions inter-impérialistes.
- Nous avons ciblé le mythe de la domination de Bruxelles. La France n’est pas dominée par l’UE ou par l’Allemagne. Le point de vue chauvin et souverainiste protège l’impérialisme français. A ce titre, le Frexit n’est pas la solution pour le rejet de l’Union européenne car notre premier ennemi est dans notre propre pays.
- Ceci amène aux multiples crises de l’UE qui évoluent en s’approfondissant. L’impérialisme en crise est d’autant plus agressif envers d’autres puissances impérialistes et dans la lutte des classes.
- La radicalisation réactionnaire de la politique intérieure dans presque tous les pays est largement subie et combattue dans les luttes, le caractère guerrier dangereux de l’UE cependant est encore très sous-estimé.
- Notre critique sur l’UE est de gauche et révolutionnaire.
Notre
internationalisme
s’est
opposé au nationalisme et chauvinisme illusoires et trompeurs,
défendu par certains partis et organisations, même de « gauche ».
Nous avons combattu pour le droit
d’asile,
pour les soutien aux luttes
révolutionnaires
de libération, pour la paix, la liberté et le socialisme !
Les
journées mondiales de lutte de l’ICOR, le 1er mai,
à
l’occasion de la journée internationale des travailleurs et
travailleuses, durant laquelle nous avons défilé en commun à Lyon,
et organisé une conférence, et
le 8 mai à l’occasion de la journée anti-guerre d’agression, ont
été des moments forts dans cette campagne. Le 16 mai, à l’appel de
l’ICOR-Amérique, nous avons participé à une journée de solidarité
avec le Venezuela, pays assiégé par l’impérialisme américain,
mais aussi menacé par l’UE. Lors des deux semaines d’action à
Nantes et à Saint-Denis (93), nous étions largement visibles.
Notre
campagne a porté un contenu clair et combatif. Elle a tranché avec
le contenu creux de la soupe fade et hypocrite vendue par les
bourgeois. Nous l’avons transmise au travers de milliers
d’autocollants, de tracts et d’affiches, que ce soit à Lyon,
Paris, la Haute Provence ou Nantes. Nous nous sommes fait l’écho
de la rébellion anti-impérialiste et nous avons travaillé à
l’organiser. Ces activités ont rencontré un écho très
favorable.
Les
nombreuses discussions et rencontres se sont tenues
dans
les quartiers,
les entreprises, les syndicats et au sein des
manifestations.
Elles ont
montré le rejet voire la révolte contre les différents fléaux la
politique bourgeoise et
la recherche d’une alternative sociale à
la société
capitaliste-impérialiste.
Les élections n’ont jamais changé le monde.
En réaction à la droitisation de la politique gouvernementale et des partis bourgeois, la société se polarise. Un large front uni anti-impérialiste et l’alternative révolutionnaire doivent se construire sur la base de l’opposition multiple qui se soulève face à cette droitisation.
Les
liens étroits avec les couches populaires, en particulier avec le
prolétariat, et un travail systématique pour gagner la confiance
de
ceux qui ont été abusés pendant des décennies par les politiciens
et les politiciennes
sont
les conditions indispensables pour avancer. Nous devons apprendre de
la résistance et des luttes menées par les masses, et nous devons
être capable d’y apporter une réponse politique qui puisse mener
sur le sentier de la victoire. Nos
interventions, nos diffusions, nos réunions et nos
stands
d’information
ne
s’arrêteront pas avec la fin des
élections,
comme le pratiquent les partis bourgeois. Nous poursuivons notre
travail
de
liaison
avec
les masses.
Dans le combat révolutionnaire, l’anticommunisme est toujours l’argument suprême de la bourgeoisie pour défendre son système pourrissant. Nous l’avons vu lors de scandaleuses interventions publiques, bâties sur les mensonges. Leur propagande déforme la vision de ce que peut être la société libérée de l’exploitation et de l’oppression pour les masses qu’est le socialisme révolutionnaire. Nous apporterons nos réponses aux accusations, nous développerons davantage encore nos idées et leur diffusion auprès de tous ceux et de toutes celles qui subissent l’exploitation et l’oppression.
Nous
avons pu renforcer l’unité idéologique et politique entre nos deux
organisations ICOR, l’UPML et l’UCL, par la préparation commune de
la campagne, basée sur l’analyse léniniste de l’impérialisme
d’aujourd’hui.
Nous nous sommes soutenus mutuellement dans l’agitation et propagande
et dans la réalisation de nos interventions. Cette campagne confirme
notre rapprochement pratique et théorique, expression de notre
unification grandissante.
De
nouveaux adhérents
renforcent
nos deux organisations, l’Unité communiste de Lyon et l’Union
Prolétarienne Marxiste-Léniniste, et nous les accueillons avec
fierté ! Les nouveaux membres, les nouveaux sympathisants et
contacts apprécient notre orientation claire pour la révolution
socialiste. Ils nous apportent des nouvelles initiatives, plus de
richesses en idées et réflexions pour faire vivre le
marxisme-léninisme !
Nos
deux jeunes organisations ont mené pour la première fois une
campagne commune, ainsiq qu’une campagne de souscription.
Pour
soutenir l’activité de nos organisations et de l’ICOR, pour
faire vivre les caisses de solidarité et de grève, nous avons
besoin d’aide. La
collecte de dons continue encore jusqu’en juin et chaque camarade,
sympathisant et contact est sollicité pour montrer sa conviction et
sa générosité aussi sous l’aspect financier.
Nos liens avec les organisations membres de l’ICOR d’autres pays dans le monde présents en France, comme celles du Kurdistan et de la Turquie, comme celles des pays africains se sont établis ou approfondis. Dans la campagne, nous avons fait connaître leurs luttes : la grève de la faim des camarades kurdes, menée en solidarité avec les prisonniers politiques et contre leurs conditions de détention, en particulier celles d’Abdullah Özallan, détenu par le régime fasciste turque. La lutte des camarades du Cameroun pour la libération de leur pays de la dictature, soutenue par l’impérialisme français.
Le système impérialiste, dont UE et la France sont un des rouages essentiels, sont à l’origine de la misère des peuples et complices des crimes d’États. La coordination de nos luttes et l’unité des communistes au delà des frontières est bénéfique, apporte le soutien mutuel et la solidarité.
Nous
avons pu tisser des nouveaux liens avec plusieurs organisations
communistes et révolutionnaires en France. Nous sommes résolument
pour
l’unité des communistes sur la base de principes clairs tout en
combattant le sectarisme et l’opportunisme. La construction du Parti
doit
être
la première préoccupation tous ceux qui se reconnaissent dans
l’héritage communiste
A
la fin de notre campagne nous avons publié une lettre ouverte
commune de l’UCL et de l’UPML aux organisations et aux individus
isolés se réclamant du communisme en France avec la proposition
d’une Alliance des Révolutionnaires
comme
première étape pour ce travail commun.
Une
délégation de la France
est
allée rejoindre nos camarades du Parti Marxiste-Léniniste
d’Allemagne (MLPD), candidat aux élections européennes. Sa
«campagne électorale dans la rue »
avait
surtout
l’objectif d’organiser les masses à différents niveaux, en
particulier
dans
les organisations
révolutionnaires.
Nous avons été les
témoins
de
leur soutien à un nouveau mouvement politique de réfugiés qui,
courageusement, accuse l’impérialisme et qui s’attaque aux causes de
l’exode massif
des
populations des pays opprimés. Surtout, ce mouvement se place dans
une perspective active et combative, rompant avec la charité
refusant
l’image
du réfugié comme mendiant pour un aumône, mais, au contraire, lui
restituant sa véritable place : celle de prolétaires luttant pour
l’émancipation générale de l’humanité.
Nous avons mené cette campagne avec l’ICOR Europe qui nous a été un formidable soutien. L’ICOR Europe a pu s’unifier davantage déjà dans une conférence préparatoire en automne dernier. L’ICOR Europe est apparu comme une force dans la création, la mise à disposition et dans l’échange de matériel de propagande, d’analyses, et par la participation aux événements. Ainsi, des camarades de la coordination européenne sont venus le 1er mai à Lyon. Nous allons faire le bilan, ensemble, au sein de l’ICOR Europe et continuer à construire notre unité pas par pas.
Un grand merci à tous les camarades, nos sympathisants et sympathisantes, amis et amies ainsi que collègues pour leurs conseils, leur soutien et leur participation.
Renforçons l’UPML et l’UCL! Renforçons l’ICOR ! Pour la révolution socialiste internationale ! L’avenir est à l’unité des communistes !