Étiquette : Solidarité

  • Appel du Rassemblement en soutien à la Colombie et l’Amérique Latine à Lyon

    Appel du Rassemblement en soutien à la Colombie et l’Amérique Latine à Lyon

    Le 21 Novembre à 17h aura lieu un rassemblement en solidarité avec les peuples d’Amérique Latine à la Place Guichard de Lyon. Elle coïncide avec une grève générale en Colombie ce même jour ainsi que la vague de protestations sur le continent Sud-Américain. L’Unité Communiste de Lyon soutient cette initiative de nos camarades et y participera. Voici l’appel rédigé pour cet événement:

    Un continent entier en pleine révolte. Aux quatre coins de l’Amérique latine, les populations se soulèvent, de façon plus ou moins pacifique, contre leurs gouvernements et les mesures néolibérales. Même si les événements qui déclenchent ces protestations sont différents, les causes profondes sont, elles, communes.

    Chili, Bolivie, Equateur, Venezuela, Argentine, Colombie. Dans tous ces pays, la contestation est en cours ou vient de s’achever. Les manifestations sont massives et souvent marquées par des violences et la répression des différents États.
    Suivi a la situation actuelle, les mouvements sociaux,les syndicats, les étudiant.e.s,les travailleurs.es et la société colombienne ont appelé à une grève générale en Colombie le 21 novembre contre les mesures néolibérales annoncées pour le Gouvernement.

    Les étudiant.e.s colombien.nes de Lyon organisent un rassemblement en soutien et pour manifester contre:
    1.Les réformes imposées par des institutions internationales telles que L’OCDE et le FMI, et qui ont pour conséquence de precariser les conditions de vie de la population.
    2.La reforme des retraites qui cherche à éliminer le régime de la prime moyenne et met en danger l’existence de Colpensiones
    3. La flexiblisation du travail et l’intensification des conditions de travail
    4. Le smic different pour les jeunes.
    5. La privatisation et la création d’un holding financier public.
    6. Les bas salaires et l’impossibilité d’arriver à la retraite.
    Contre les assassinats des nos lideurs sociaux, nos enfants et nos indigènes. Pour la vie et la paix.!
    Organisons nous et luttons !

    Depuis le 17 octobre, le peuple chilien se bat sans relâche contre un système économique et politique néolibéral mis en place sous la dictature d’Augusto Pinochet.
    Nous vous invitons à nous rejoindre pour manifester notre soutient indéfectible à leurs revendications pour un pays où puisse régner la justice sociale. Dénonçons ensemble la violence systémique d’une politique inhumaine et un gouvernement assassin qui tue, viole et torture!

    N’hésitez pas à inviter vos amis et à partager l’événement.

    Couvrez-vous, prenez des boissons chaudes et à manger si vous le souhaitez et tout votre enthousiasme ! Nous comptons sur vous, la lutte du peuple chilien est aussi la notre !

    EL PUEBLO UNIDO JAMÁS SERÁ VENCIDO !

  • Session Trap et Paillettes contre la répression – 18 janvier – 18 h 00

    Session Trap et Paillettes contre la répression – 18 janvier – 18 h 00

    L’Unité communiste de Lyon appelle à participer à la soirée anti-répression organisée le 18 janvier à l’atelier des Canulars.

    Cette soirée de soutien est dédiée aux victimes de la répression policière qui s’est abattue, le 1er mai, à Lyon, sur plusieurs militants et militantes. Au sein de ces interpellés, un de nos camarades. Son traitement illustre pleinement les conceptions de l’État en matière de répression. Interpellé pour des motifs dérisoires, il est placé en garde-à-vue pendant 24 puis 48 h, sans que cela ne se justifie. Avant même d’être déféré devant le parquet, la préfecture prend contre lui une mesure de sanction administrative contradictoire avec la présomption d’innocence. Étranger, venant d’un pays membre de l’Union Européenne, il fait l’objet d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, heureusement annulée par le tribunal administratif.

    Le réquisitoire de la procureure a été directement dicté par le ministère, dans l’optique de frapper de terreur ceux et celles qui auraient l’audace de contester l’ordre établi. 10 mois de prison dont 2 fermes, avec mandat de dépôt ont été requis pour lui, pour de menus graffitis. À cela devait s’adjoindre une interdiction de territoire. 10 mois dont trois fermes ont été requis pour un autre inculpé, pour des jets supposés de projectiles.

    En contradiction avec la convention européenne des droits de l’Homme, le procès s’est déroulé sans la moindre publicité, la police filtrant l’entrée du tribunal, décidant au faciès qui pouvait rentrer et qui était mis à l’index.

    Le verdict a été en deçà des réquisitions, tout en restant dur. 3 mois de prison et 500€ d’amende pour l’un, 6 mois et 140 h de travaux d’intérêts généraux pour l’autre. Ce « laxisme » a été suffisant pour déclencher l’ire du ministère public, faisant appel de la décision. Illustration de l’inanité des réquisitions en première instance, le verdict de la cour d’appel a été plus « clément ».

    Il est finalement condamné à cinq jour de « stage de citoyenneté » ainsi qu’une amende de 500 €, accompagnée du coût des frais de justice.

    La répression, qui s’accroît chaque jour davantage, n’est pas une démonstration de force de la part du gouvernement et du régime capitaliste. Elle est au contraire une démonstration de faiblesse. Les exploiteurs le montrent notamment avec les mouvements sociaux, en particulier celui des Gilets Jaunes. Ils en sont réduits à faire usage de la brutalité policière, de la brutalité judiciaire, des lois liberticides pour maintenir sous domination ceux et celles qui contestent leur légitimité.

    La récente intervention télévisée d’Édouard Philippe et les propos de Gérard Darmanin donnent le ton : le gouvernement à la solde des bandits capitalistes et impérialistes choisit de livrer une guerre aux masses populaires.

    Face à cette pression, cette oppression, la solidarité est une nécessité vitale. L’unité et la solidarité sont un bouclier sans lequel rien n’est possible.

    Le 18 janvier, à partir de 18 h 00, rendez-vous à l’Atelier des Canulars pour soutenir les inculpés et inculpées !

  • Solidarité internationale avec la lutte des Gilets Jaunes – Déclaration de l’ICOR

    Solidarité internationale avec la lutte des Gilets Jaunes – Déclaration de l’ICOR

    Solidarité internationale avec la lutte des Gilets Jaunes

    International Coordination of Revolutionary Parties & Organizations (ICOR)
    European Continental Committee

     

    L’ICOR salue la lutte menée par les travailleurs et les travailleuses et par les masses populaires de France contre la vie chère, contre la destruction de leurs droits sociaux, contre la rapacité des exploiteurs. Les images de Champs-Elysées noyés de fumée, les images d’affrontement ont traversé le monde. Le monde vous regarde. Le monde à les yeux rivés sur ce qui se passe en France. Camarades, votre lutte est juste et nécessaire !

    • Il est légitime de se révolter contre les taxes injustes qui vous étranglent !
    • Il est légitime de se battre pour un meilleur salaire !
    • Il est légitime de ne pas vouloir que soit détruit ce qui a été conquis par vos pères, vos mères, à la sortie de la guerre.

    Dans une France ruinée, par leur force, par leur unité, ils et elles avaient imposé à la bourgeoisie française la Sécurité Sociale, l’assurance chômage, les retraites. Dans une France, 9e puissance mondiale, prétendre que cela n’est plus possible est un mensonge honteux ! Ce que veulent les architectes de ces réformes, c’est tout vous prendre, pour qu’il ne vous reste plus que de quoi survire. Survivre pour travailler un jour de plus, pour leurs profits. C’est leur but.
    A l’appel du gouvernement Macron, la police tente d’écraser votre mouvement. Demain il demandera à la justice de se venger de vous, de venger l’affront que vous lui avez fait : refuser d’être soumis à son ordre injuste.

    Vous n’êtes pas seuls ! Sachez-le ! Dans tous les pays d’Europe, dans tous les pays du monde, les travailleurs et les travailleuses se dressent aussi contre les politiques injustes. Partout du mécontentement et la colère. Partout, les exploités réclament un nouveau monde ! Partout le peuple va connaître qu’il ne peut avoir confiance qu’en lui même pour diriger !

    Certains veulent uniquement transformer votre lutte en vote pour leurs organisations bourgeoises. Ils marchent sur vos luttes pour se hisser vers le pouvoir et pour ensuite vous asservir à leur tour. D’autres essaient d’entraîner votre colère vers la xénophobie, vers le racisme, vers la haine de vos frères et sœurs de lutte, de vos frères et sœurs de souffrance.
    Ce sont des opportunistes qui vous méprisent au fond du cœur. Ne les écoutez pas !

    Écoutez la voix de la solidarité internationale, des travailleurs et travailleuses du monde qui vous soutiennent ! Écoutez la voix de vos camarades ! Ensemble, par delà les frontières qui nous séparent, les hommes et les femmes triment sous les mêmes fardeaux.
    Nous faisons face, ensemble, à un même oppresseur !

    • En France, il prend le nom de Dassault, de Pinault, d’Arnault.
    • En Allemagne, de Albrecht, de Schwarz, de Liebherr.
    • En Russie, de Lissine, de Mordachov, de Mikhelson.

    Cet oppresseur est l’exploiteur capitaliste, le bandit impérialiste. Il se nourrit de votre sueur, verse votre sang. Il mène la guerre pour le partage du monde, dans une concurrence effrénée d’une poignée de profiteurs, d’une poignée de parasites richissimes, toujours pour agrandir leur fortune. Qu’importe que la Terre s’épuise. Qu’importe que les villes soient éventrées par les bombes. Seuls leurs taux de profit comptent. Mais les pas en arrière et les premières concessions du gouvernement Macron le montrent: celui qui se bat peut gagner! Celui qui ne se contente pas des miettes peut se battre pour le beurre, l’argent du beurre et même la crèmerie !

    Pour cette victoire, nous devons être très bien organisés avec une perspective claire. Et nous avons besoin d’un long souffle! L’ICOR s’engage pour cette organisation internationale, pour la coopération et la coordination pratiques. L’union de 54 organisations révolutionnaires de quatre continents, l’UCL et l’UPML en France inclues. Face à nos bourgeoisies nationales, face à l’occupation dans les pays dominés par l’impérialisme, chacun, nous ne formons qu’une seule ligne, qu’un seul rempart de résistance. Passons de la résistance à la contre attaque, et de la contre attaque à la victoire !

    Nous formons l’avenir du monde. Nous travaillons ! Nous produisons tout ! Nous devons décider.
    Comme le chante l’Internationale « Nous ne sommes rien…soyons tout ! »

    Dans ses statuts, l’ICOR écrit: «Les masses dans le monde ne veulent pas périr dans la barbarie capitaliste! La politique méprisante pour le genre humain du capital financier international incite l’élan révolutionnaire de l’humanité vers une société sans exploitation et oppression, sans misère, destruction de l’environnement et guerre qui offre des perspectives à la jeunesse.»

    C’est le socialisme.

    Prolétaires de tous les pays unissez-vous !
    Vive la lutte des classes contre les exploiteurs !
    Organisez la solidarité avec le mouvement en France!

     

    Signataires à la date du 14/12/2018 :

    1. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    2. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    3. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    4. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    5. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    6. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    7. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    8. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    9. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    10. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    11. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

    12. UCL Unité Communiste Lyon

    13. Amis de l’ICOR au Portugal

  • Déclaration de l’ICOR en solidarité avec le secrétaire général du PML(RC)

    Déclaration de l’ICOR en solidarité avec le secrétaire général du PML(RC)

    Au

    Camarade Roberto

    Secrétaire général du PML(RC) / Espagne

    Cher camarade Roberto,

    Avec beaucoup d’indignation et de colère nous avons appris que la justice espagnole vient de te condamner à deux ans et trois mois de prison pour avoir participé à la lutte de libération kurde. Le fait qu’un tel jugement injuste fut prononcé par la deuxième cour suprême, la « audiencia nacional » manifeste le grand intérêt que porte l’État espagnol à criminaliser votre Parti, à criminaliser l’internationalisme prolétarien et la lutte de libération communiste!

    Ce processus de très grande portée de ta condamnation comme révolutionnaire et internationaliste est l’expression du développement vers la droite des gouvernements dans le système impérialiste mondial. Nous avons un grand respect pour la manière courageuse dont tu t’es présenté devant le tribunal, pour ton irréductibilité et pour la défense intrépide du communisme et de l’internationalisme prolétarien par votre Parti et le large travail de sensibilisation publique qu’il organise.

    Cher Roberto,

    sois assuré, que nous n’acceptons pas ni ta condamnation, ni ta détention et nous allons recourir à toutes nos possibilités pour défendre ton acquittement. Ni la réaction en Espagne, ni les impérialistes à l’échelle mondiale ne doivent avoir du succès avec leur développement vers la droite, leur politique réactionnaire et la tendance à la préparation de guerre impérialiste!

    Nous te souhaitons, à toi, tes camarades et ta famille beaucoup de force dans cette situation compliquée.

    Nous exigeons que tu sois acquitté et que toutes les procédures contre d’autres camarades soient annulées.  

    Vive la lutte de libération communiste! Vive la solidarité internationale!

    Jeroen T. ; Joachim G.

  • Solidarité avec les « enfarineurs » de Toulon

    Solidarité avec les « enfarineurs » de Toulon

    Solidarité avec les « enfarineurs » de Toulon

     

    Nous republions ici le communiqué fait par les « enfarineurs » du FN à Toulon, qui subissent une répression complètement disproportionnée par rapport aux faits reprochés. Nous les assurons de notre solidarité et de nous leur adressons un chaleureux salut.

    Le pub catholique intégriste toulonnais Le Graal organise chaque mois une conférence prétendument historique qui masque un creuset des idées d’extrême-droite, rassemblant frontistes, royalistes et intégristes. Deux militants toulonnais ont été condamnés à 4 mois de sursis pour avoir dénoncé la conférence en lançant de la farine.

    Depuis 2015 l’ordre intégriste des Missionnaires de la miséricorde gère le pub Le Graal (377 avenue de la République – Toulon). Entre autres activités, le bar accueille les « Causeries du Graal ». Derrière cette appellation neutre se cachent les cercles royalistes qui réunissent la fachosphère toulonnaise pour écouter des « historiens » tels qu’un des fondateurs de Génération identitaire, des responsables de l’Action Française Provence ou encore des journalistes de Rivarol, TV Libertés ou encore Boulevard Voltaire. Au-delà de la nébuleuse intégriste et royaliste ces rencontres sont fréquentées par les élus frontistes.

    Le 25 avril 2 militants antifascistes, Sylvain et Andréa, se présentent devant le bar pour perturber de manière non violente une rencontre sur l’impérialisme colonial. Depuis l’extérieur ils jettent au sol un sac de farine et une boule puante et s’enfuient. Andréa est rattrapé par des participants qui le livrent à la police. Tout de suite 2 conseillers municipaux FN portent plainte, Amaury Navarranne (chef de file FN Toulon) et Hervé Toulzac (commandant de police à la retraite). Deux jours plus tard une participante déclare s’être fracturée le bras dans l’agitation alors que le PV dressé le soir même ne constate pas de blessé·e…

    La machine répressive se met en branle avec une disproportion croissante :

    • Andréa passe 42h en garde-à-vue sans avoir accès à son traitement médical. La police interpelle Sylvain le lendemain, il passera 21h en GAV.
    • Interrogatoire humiliant, pervers par son insistance à vouloir arracher l’aveu d’un extrémisme
    • Le sujet de mise en examen tombe : « violence commise en réunion », requalifié en « violence commise volontairement ayant entrainé une ITT>8jours » suite à la troisième plainte.
    • Fichage génétique, digital, photographique
    • La juge des libertés et de la détention les place sous contrôle judiciaire avec pointage hebdomadaire au commissariat et interdiction de quitter le territoire national
    • Le réquisitoire du parquet demande 4 mois de prison avec sursis
    • Condamnation à 4 mois d’emprisonnement avec sursis + 3100€ de dommages et intérêts

    S’INFORMER ET LUTTER ENSEMBLE CONTRE L’EXTRÊME- DROITE TOULONNAISE ; ORGANISE AVEC LA CODEX83 ⇒ RDV LE 19 OCTOBRE À 19H00 AU LOCAL 6 RUE

    CORNEILLE TOULON

    POUR AIDER ANDRÉA ET SYLVAIN A PAYER LEUR FRAIS D’AVOCAT (1680€) ET LES DOMMAGES & INTÉRÊTS (3100€) : ⇒ RDV SUR www.lepotcommun.fr/pot/81r4wkdr ou par courrier a « le local 6 rue corneille 83000 Toulon » ; chèque à l’ordre « le Local » écrire au dos du chèque « en soutien aux enfarineurs »

    Contact : anti-repression-toulon@protonmail.com

    Pour en savoir un peu plus :

    Le Café histoire de Toulon organise les derniers mercredis de chaque mois une conférence historique au pub catholique le Graal à Toulon. Ces conférences prétendument historiques masquent en fait un creuset des idées d’extrême-droite, rassemblant frontistes, royalistes et intégristes. Des militants ont été condamnés à 4 mois de sursis pour avoir tenté de lever le voile.

    En 2015 l’ordre catholique intégriste des Missionnaires de la miséricorde rachète un bar LGBT toulonnais en plein centre- ville (le Texas, 377 avenue de la République), pour le transformer en lieu d’évangélisation, « ainsi le bar de Sodome va devenir le pub de la Miséricorde » comme le précise le communiqué de l’ordre…

    Entre autres activités le bar accueille les derniers mercredis de chaque mois les « Causeries du Graal », organisées par le « Café histoire de Toulon ». Selon le site de la paroisse (géré par l’ordre des Missionnaires de la Miséricorde) il s’agit de « redécouvrir les racines chrétiennes de la France à travers son histoire, sa culture et son patrimoine religieux », en discutant « sur un thème historique ou d’actualité, lié à l’héritage d’Athènes, Rome et Jérusalem ». Chaque causerie est l’occasion d’entendre un·e intervenant·e, local·e ou non, présenté·e par des titres génériques comme « professeur·e » ou « journaliste ».

    QUI SE CACHE DERRIERE LE CAFE HISTOIRE DE TOULON ?

    Tout porte donc à croire qu’il s’agit là de conférences d’histoire ou de rencontres permettant d’analyser le monde à partir d’un prisme chrétien, c’est d’ailleurs la manière dont les conférences sont relayées par des sites comme Salon Beige. Mais, dès lors que l’on enquête sur les organisateurs et les intervenants c’est un tout autre visage qui apparait. Toujours sur le site de la paroisse on apprend que les causeries du Graal sont pilotées par son équipe « Culture et patrimoine ». Sans être cité sur le site, le nom de Philippe Lallement apparait à divers endroits (par exemple : ici (voir à 1 :15) et là) comme animateur/coordonnateur. Or ce dernier est un membre majeur de la mouvance royaliste : président de la section varoise de la Fédération Royaliste de Provence (FRP) (qui a fusionnée avec l’Action Française (AF) en avril 2018) et idéologue des universités d’été de l’AF. D’ailleurs, avant l’ouverture du Graal, la FRP organisait également des rencontres sous le nom de « café histoire » également animées par le même Philippe Lallement…

    Même constat concernant les intervenants invités à discourir : bien que jamais présentés de la sorte, une majeur partie d’entre-eux sont directement liés à des groupuscules/organisations/médias d’extrême-droite, Action Française pour une grande partie (ex : Jean Gugliotta, président PACA de l’AF/ Antoine de Crémiers, animateur de la section aixoise de l’AF et idéologue AF), mais aussi des contributeurs de Boulevard Voltaire (comme Antoine de Lacoste) ou Rivarol (comme Anne Brassié), on y trouve aussi Julien Langella, un des fondateurs de Générations identitaires.

    Au-delà de la dissimulation de l’identité royaliste des organisateurs et de l’obédience d’extrême-droite de ses intervenants, le Café Histoire organise aussi la confusion en suggérant une labellisation de certaines conférences. C’est le cas pour la causerie de Jacques Saint-Pierre soi-disant présentée par le Souvenir Napoléonien (SN), alors même qu’elle ne figure pas au répertoire des conférences de l’association. Il faut tout de même reconnaître que Jacques Saint-Pierre est membre du SN… et de l’Action Française. De même, le flyer de la conférence sur les vichysto-résistants par Michel Franceschetti affiche les logos du CD05 et de l’Institut François Mitterrand qui ont financé ses recherches universitaires parues au PUG, mais certainement pas sa participation à des réunions royalistes !

    Reste le public. Les informations sont rares, le visionnage des vidéos tournées pendant les conférences permet d’entendre la parole décomplexée des spectateurs mais sans vraiment pouvoir les catégoriser. En revanche une action antifasciste a permis de révéler la présence de plusieurs responsables du FN à ces conférences (voir détail plus bas).

    On peut donc raisonnablement conclure que les causeries du Graal constituent en fait des rassemblements d’extrême- droite auxquels l’ordre des Missionnaires de la miséricorde divine offre une couverture. C’est finalement une parade classique de l’extrême-droite la plus réactionnaire : se réunir et recruter sous couvert de conférences prétendument historiques. Le Graal sert ainsi à réaliser la jonction entre les tradis et les frontistes, avec la bénédiction de Mgr Rey, l’évêque local réputé pour ses liens sulfureux avec le FN.

    Il convient d’ailleurs de noter que des cafés histoires du même type existent dans tout PACA, et ce depuis déjà quelques années. Ainsi, même si on ne sait pas vraiment qui l’organise on est obligé de noter que le Café histoire de Draguignan dispose du même graphiste et des mêmes conférenciers que celui de Toulon. A Aix-en-Provence, le café histoire est quant à lui très clairement rattaché à l’Action Française.

    DU SURSIS POUR DES MILITANTS ANTIFASCISTES

    Las de la tenue régulière de ces évènements 2 militants antifascistes décident de perturber de manière non-violente la rencontre du 25 avril 2018 intitulée « Napoléon III et le Mexique catholique ». L’objectif était double : protester contre le contenu de l’évènement et signifier aux sympathisants d’extrême-droite que Toulon n’est pas une ville où l’extrême-droite peut pavaner. Les moyens retenus sont : le jet d’une boule puante et de farine, et un slogan : « anti-impérialiste » en écho avec le sujet de la conférence.

    Le soir du 25 avril les militants réalisent donc cette action éclair puis partent en courant. Andréa est rattrapé par des participants qui le livrent à la police, il va passer près de 42h en garde-à-vue. La police vient chercher Sylvain à son domicile le lendemain pour 21h de garde-à-vue. Interrogatoire menotté, humiliations, violences psychologiques, perquisition insistante… Trois personnes portent plaintes. Tout de suite après l’action, 2 conseillers municipaux FN toulonnais ont déposé plaintes : Amaury Navarranne et Hervé Toulzac (commandant de police à la retraite). Puis, 2 jours après l’événement, Christine Perrimond-Trouchet qui déclarerait s’être fracturée l’avant-bras dans l’agitation qui a succédé à l’action.

    Dans un premier temps ils sont mis en examen pour « violence commise en réunion sans incapacité », puis, suite à la troisième plainte, pour « violence commise volontairement ayant entrainé une ITT >8jrs ». Au procès le parquet requiert 4 mois de prisons avec sursis. Le jugement est rendu en référé le 28 août : la justice condamne Andréa et Sylvain à 4 mois de prison avec sursis et 3100€ de dommages et intérêts.

    En-dehors de la disproportion de la réponse policière et judiciaire cette procédure met en lumière plusieurs choses. C’est tout d’abord la participation de responsables du FN, révélée par leurs plaintes, qui intrigue : on dépasse largement le microcosme des cathos tradis et des royalistes pour entrer dans la nébuleuse de l’extrême-droite qui manifestement a trouvé un moyen de s’accorder sur Toulon. Il convient également de noter que les organisateurs de la conférence n’ont pas porté plainte comme s’ils ne voulaient pas que l’on s’intéresse trop à eux, ce qui ne les empêchera pas de publier directement leur réaction sur un site royaliste.

    Moins médiatisés que les locaux du Bastion social, les cafés histoire d’extrême-droite n’en sont pas moins des organisations dangereuses qui permettent à l’extrême-droite d’avancer masquée pour tisser des liens entre ses fractions.

  • Appel à la solidarité pour Alassa Mfouapon

    Appel à la solidarité pour Alassa Mfouapon

    Appel–Ellwangen

    Après une expulsion brutale pour des raison politiques : Alassa Mfouapon doit être ramené immédiatement et recevoir l’asile politique en Allemagne !

    Alassa Mfouapon fut persécuté pour des raison religieuses au Cameroun, un pays ébranlé par la guerre civile, et prit la fuite avec sa femme et son enfant en 2014. En Libye, il fut séparé des deux et lui, il fut maltraité dans une des prisons mal famées libyennes. Après une tentative d’évasion ensemble avec d’autres, on l’arrête de nouveau, lui casse la jambe. Sa femme devient victime de violence sexiste, s’enfuit sur la Méditerranée. Leur enfant de deux ans se noie devant ses yeux. Depuis ce moment-là, elle est gravement malade et traumatisée. Alassa s’enfuit d’abord en Italie, vient en Allemagne en 2017, vit avec des centaines d’autres dans le bureau d’admission initiale du Land (BAI) à Ellwangen. Partout pendant sa fuite, en Libye, Italie ou Allemagne il devient tout de suite une personne de confiance, porte-parole, ami et organisateur parmi les réfugiés – leur « leader ».

    Le 30 avril 2018, la police veut expulser un camarade du Togo du BAI. Beaucoup se trouvent côte à côte avec lui de manière solidaire et non-violente et protestent. La police se retire alors et l’expulsion n’a d’abord pas lieu. Mais jusqu’à ce jour, cette solidarité élémentaire est diffamée comme un acte de violence dans tous les médias, prétendument « un espace de non-droit » y menacerait. Dans la nuit du 3 mai, une intervention martiale a lieu dans le BAI par des centaines de policiers, accompagnés de chiens – des portes sont défoncées, des réfugiés blessés et humiliés. Le réfugié du Togo est arrêté, puis expulsé. Est-ce que c’est cela qu’un ministre-président vert comprend par « imposer la loi et l’ordre » contre « des espaces de non-droit » ?

    Alassa Mfouapon s’y oppose en public avec beaucoup d’autres, on le cite dans les médias. Le 9 mai, il organise avec d’autres une conférence de presse et une manifestation et la déclare auprès des autorités : « Beaucoup parlent de nous, maintenant c’est nous qui parlons : Nous sommes des réfugiés, pas des criminels ! Stoppez les expulsions ! » Alassa se trouve au centre des reportages publics, devient le symbole de la protestation contre le racisme et les lois plus strictes sur l’asile, parle à l’occasion de manifestations et de congrès à l’échelle nationale. Ensuite la « facture » ! Le 20 juin, cyniquement lors de la journée mondiale des réfugiés des Nations Unies, très tôt le matin, Alassa est emmené du BAI en chaînes comme un grand criminel par des dispositifs massifs de policiers et expulsé sur le champ en Italie – une expulsion indigne d’un être humain et pour des raisons politiques ! Une autorisation de retour de la part du gouvernement italien – condition pour des expulsions selon Dublin III – n’existe pas. Selon la situation juridique actuelle, l’expulsion est alors inadmissible. Pour l’agence dpa, c’était une « expulsion tranquille ». Mais afin de le criminaliser, on lui reproche de la résistance. Un mensonge pur et simple ! Avec le Masterplan [plan directeur] du ministre de l’Intérieur, Seehofer, le gouvernement fédéral aggrave en même temps l’intervention de plus en plus brutale contre les demandeurs d’asile et les réfugiés. Le gouvernement de l’Italie glisse de jour en jour davantage vers la droite, renvoie des réfugiés sauvés de la Méditerranée, criminalise ceux qui sauvent les réfugiés de la noyade et devient le précurseur à l’échelle de l’UE, d’une législation fascisante à l’égard des réfugiés. Alassa – un pour tous ! Maintenant il a besoin de notre solidarité ! C’est un défi au public démocratique, aux ouvriers et ouvrières dans les usines et les syndicats !

     

    Avec ma signature, je soutiens cet appel avec les demandes et revendications suivantes comme l’un(e) des premiers/premières signataires : Ramener immédiatement Alassa Mfouapon en Allemagne !

     

    Asile pour des combattants comme lui – contre le racisme et pour la démocratie et la liberté ! Mettre un terme aux expulsions ! Les réfugiés ne sont pas des êtres humains de deuxième ou troisième classe !

    Non à la forteresse Europe ! Solidarité au lieu du plan directeur de Seehofer !

    Contact: A. Gruber, freundeskreis-alassa@gmx.de

  • Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE – ICOR

    Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE – ICOR

    Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE

    – ICOR – 16 juillet 2018 –

    «  Pour une Europe de paix, de prospérité et de liberté ! » Avec de telles phrases mélodieuses, les dirigeants tentent de dissimuler la nature impérialiste de l’Union européenne. Aujourd’hui, la discussion sur l’UE est d’une importance mondiale. Car, compte tenu de la critique justifiée à l’égard du président américain Trump et de l’impérialisme US-américain en tant que fauteurs de guerre principaux et ennemies de tous les peuples, beaucoup de gens à travers le monde entier considèrent l’UE toujours encore comme « toutefois encore plus humaine » au lieu de voir qu’elle est aussi de par son essence impérialiste. Pour cette raison, diffuser la vérité sur l’UE est une tâche importante de l’ICOR à l’échelle mondiale. Depuis longtemps déjà, l’UE est responsable, au niveau politique et militaire, pour les flux de réfugiés de beaucoup de pays comme par exemple d’Afghanistan et de Syrie. La réalité est aujourd’hui : Plusieurs gouvernements d’États impérialistes de l’UE connaissent actuellement des crises politiques et gouvernementales aiguës, d’abord et surtout l’Allemagne, actuellement l’Angleterre, ainsi que l’Italie et l’Espagne. L’UE se trouve dans une crise profonde avec un développement vers la droite prononcé des gouvernements !

    Lors du sommet de Bruxelles des 27 et 28 juin, les États impérialistes de l’UE se sont mis d’accord sur un durcissement ultra-réactionnaire et raciste de la politique à l’égard des réfugiés, ce qui équivaut à une dissolution du droit d’asile. Même avant cela, la Méditerranée est devenue une fosse commune pour des milliers de réfugiés. Pendant leur réunion récente les chefs de gouvernement sont parvenus à un arrangement sur des camps d’internement fermés, de préférence en Afrique du Nord. À l’instigation de l’UE, de tels camps existent déjà en Libye, où la traite des êtres humains, les mauvais traitements et le viol sont à l’ordre du jour. Le corps de garde-frontières FRONTEX doit être porté à 10 000 hommes. L’armement militaire des gouvernements réactionnaires du Niger et du Tchad est censé intercepter les réfugiés bien au large de la côte méditerranéenne et beaucoup d’entre eux périssent dans le désert. Cette politique inhumaine s’accompagne d’une agitation raciste de partis fascisants, d’extrême droite contre les réfugiés. Ce faisant, ils détournent l’attention des responsables des flux de réfugiés : le système impérialiste mondial, les sociétés internationales qui pillent les matières premières et la main-d’œuvre de l’Afrique ou qui sont les principaux responsables du développement de la catastrophe environnementale mondiale.

    L’ICOR défend le droit de fuite. En même temps, l’ICOR s’engage pour que les masses dans leurs pays luttent pour se libérer du capitalisme. Dans cet esprit la construction d’un Centre médical à Kobanê/Rojava/Kurdistan du Nord, sur la base du Pacte de solidarité entre l’ICOR et les organes d’autogestion, a permis le retour de nombreux réfugiés.

    Mais en face de tout ce développement réactionnaire des gouvernements vers la droite, il y a également beaucoup de protestations, grèves, manifestations et du soutien pratique pour les réfugiés de la part des masses. En même temps, les travailleurs et les masses d’Europe et du monde entier luttent – comme En Hongrie, les gens luttent contre la victoire électorale manipulée d’Orban, en Allemagne contre l’introduction de lois fascisantes de police ou en Autriche et en France contre le démantèlement des droits sociaux et des droits des travailleurs ! En raison de leur perte de confiance, des grèves de travailleurs et des luttes de masse généralisées, les gouvernements européens traversent des crises politiques de plus en plus profondes.

    Le développement vers la droite est la réponse des gouvernements à l’intensification par bonds de la tendance du système impérialiste mondial à produire des crises et aux déplacements des rapports de force dans la compétition impérialiste mondiale. Ceux-ci conduisent à une augmentation généralisée de la préparation impérialiste d’une guerre. Cette politique s’accompagne d’une propagande chauvine, d’une fascisation des appareils d’État et d’un démantèlement massif des droits et libertés démocratiques bourgeois. Ce développement est le plus avancé avec l’établissement du fascisme en Turquie.

    Mais tout ce développement réactionnaire vers la droite des gouvernements est également contré par de nombreuses protestations, grèves, manifestations et aides pratiques aux réfugiés du côté des masses dans toute l’Europe sur la base d’une conscience internationaliste croissante.

    Les dirigeants le savent : Il devient dangereux pour eux quand la classe ouvrière et les autres masses populaires luttent sous la direction de révolutionnaires pour le renversement de l’impérialisme. Par conséquent, le fer de lance anticommuniste de leurs attaques est dirigé contre eux. La construction de partis révolutionnaires dans tous les pays et leur ralliement à l’ICOR est la conclusion la plus importante.

     

    Le moment est également venu de construire un large front uni antifasciste et anti-impérialiste dans tous les pays !

     

    Arrêtons le développement vers la droite de toujours plus de gouvernements !

    La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée !

    Renforçons la construction de partis révolutionnaires, renforçons l’ICOR !

     

    Signataires (en date du 25/07//20187. Liste actuelle des signataires sur le site Web www.icor.info):

    1. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun

    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    10. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    12. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin » [coin rouge]), Bélarus

    13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

    14. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

    15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    16. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    17. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    19. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    20. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    21. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    22. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    23. PR Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    24. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    25. PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    26. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    27. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    28. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    29. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    30. БКП Българска Комунистическа Партия (Bulgarische Kommunistische Partei)

  • La répression frappe le jour des travailleurs et travailleuses.

    La répression frappe le jour des travailleurs et travailleuses.

    Solidarité avec les inculpés et inculpées du mouvement social !

    Ce premier mai fut sous le signe de la répression la plus sévère. plus de 200 interpelés à Paris. Plus d’une centaine de plus dans le reste de la France. La bourgeoisie a montré les dents et a frappé fort. L’Unité Communiste de Lyon affirme sa solidarité avec l’ensemble des inculpés du mouvement social, avec l’ensemble de celles et ceux qui subissent les foudres de la police, de la justice, dont la nature de classe est indéniable.

    L’Unité Communiste de Lyon soutiendra les événements visant à défendre les inculpés et inculpées, à leur fournir solidarité et soutien financier. Nous formons tous et toutes une même ligne de front, une même ligne de combat contre l’ordre bourgeois, contre la dictature de classe.

    D’autres font raisonner un sont de cloche tout à fait différent, et que nous, communistes, trouvons répugnant.

    Nous ne sommes pas pro-« black blocs ». Nous considérons que ce mode de fonctionnement correspond à une stratégie et des tactiques que nous ne partageons pas. Les menus dégâts sur des vitrines, sur des banques, sur quelques policiers ne sont pas les prémices de la révolution. La « propagande par le fait », chère à Bakounine, n’a jamais débouché sur les succès promis, n’a jamais formé « l’étincelle qui met le feu à la plaine. »

    Dans certains cas, des membres d’organisations -bien que ce mot soit récusé par leurs membres- ont agit de manière opportuniste, traitant les cortèges de manifestant comme des boucliers humains. Il s’agit là de pratiques qui sont incorrectes et qui dénotent une conception individualiste et romantique de la lutte politique.

    Ce n’était pas le cas à Paris. Ce n’était pas le cas à Lyon. Les actions se sont faites dans leurs cortèges, au sein desquels ils et elles se sont organisées. Leurs actions ont été faites sous leurs modalités. Ils et elles en ont assumé la responsabilité et en paient le prix fort.

    Alors, allons nous crier avec les loups ? Allons nous crier que ce sont des fascistes, comme l’a fait Mélenchon ? Allons nous condamner avec fermeté, comme le fait le PCF ? Allons nous, comme certains révisionnistes, dire qu’il faut un « Guépéou » anti-black blocs ? Allons nous pleurnicher pour quelques vitrines cassées et réclamer une fermeté sans précédent de la part de la Justice ?

    Alors nous faire bloc avec Le Pen et Wauquiez, dans leur exigence de sanctions ?

    Non. Nous sommes solidaires des interpellés et des interpellées.

    Il est possible d’être en désaccord avec les pratiques des Black Blocs. Il est tout à fait possible de considérer que leur tactique est inadaptée. Il est tout à fait tolérable et acceptable de publiquement le faire. Nous venons d’en apporter la preuve.

    Mais on ne poignarde pas -et c’est là une habitude des réformistes et des perfides cliques à double visage- ses camarades dans le dos, surtout quand ils et elles subissent la répression. Faire cela est une trahison. Celles et ceux qui l’ont fait ont révélé leur vrai visage, celui de réformistes complets, celui d’agent de la dictature de la bourgeoisie.

    Ils et elles demandent des enquêtes, demandent à comprendre comment la bourgeoisie, comment l’Etat a pu laisser passer cela, comment n’a t’il pas prévenu la présence de ces grossiers personnages vêtus de noir ! Ce que cela veut dire, in fine, c’est « comment se fait-il que la police ne les aient pas interpellés, interdits de manifester, assignés à domicile, retenus en détention de sécurité. » Voilà ce que signifient ces discours. Ces discours sont des appels du pied à la réaction.

    L’Etat n’est pas une institution neutre. L’Etat n’est pas un arbitre juste. L’Etat est un Etat de classe. Il est un Etat conçu, organisé, structuré, pour servir les ordres et les désirs de la bourgeoisie. C’est pour cela que la « révolution citoyenne par les urnes -dans les respect des institutions », promue par Mélenchon, est une farce. C’est pour cela que les nationalisations -démocratiques ou non- ne sont pas des ersatz de révolution. C’est pour cela que sans pouvoir prolétarien, sans Etat prolétarien, aucune victoire stratégique n’est possible.

    Les arguments des « anti » sont plus ridicules les uns que les autres.

    L’image médiatique ? Ont-ils, ont-elles, oublié à qui appartiennent les médias ? Qui détermine les lignes éditoriales ? Qui conçoit l’ordre du jour des rédactions ? La bourgeoisie. Elle fait tout pour trainer dans la boue les grévistes, celles et ceux qui luttent.

    Il n’y aurait pas eu d’affrontements, cela aurait été les allergies, le muguet, ou n’importe quel fait divers. Les revendications des manifestants et manifestantes auraient été, quelque soit la situation, passées à la trappe. Suivre cette logique revient à dire qu’il ne faut pas faire grève pour ne pas nuire aux usagers, qu’il ne faut pas manifester, car on ne retiendra que les embouteillages, qu’il faut ne faire que des pétitions polies et -surtout- voter.

    La peur de la violence ? Les cortèges de tête ont résolu le problème d’une manière plutôt élégante, en créant un espace dans lequel ceux et celles qui acceptent tacitement le risque d’un tir de lacrymogène peuvent se retrouver. De plus cette peur de la violence est hypocrite. La violence institutionnelle contre les masses est sans commune mesure avec une vitrine brisée. Une vie brisée, sans assurance derrière, jetant dans la misère les individus, voilà la violence véritable.

    Ceux et celles qui subissent de plein fouet l’oppression et l’exploitation savent reconnaître cette violence et cette colère. N’oublions pas que le luddisme, le fait de détruire les machines-outils lors des grèves, tout comme les émeutes, font partie de l’histoire ouvrière. Non, cette peur de la violence camoufle surtout une peur petite-bourgeoise d’effrayer les homologues de classe.

    « La violence est partout, vous nous l’avez appris

    patrons qui exploitez, et flics qui matraquez

    mais à votre oppression, nous crions « résistance »

    vous expulsez Kader, Mohammed se dresse.

    Car on expulse pas, la révolte du peuple…. » chantait Dominique Grange dans Les nouveaux partisans. Cela est toujours valable. Seulement les réformistes et les opportunistes veulent se prétendre la seule et unique porte de sortie. Tout doit passer par eux et par le vote. Ils se déclarent l’alpha et l’oméga de la politique et de la démocratie.

    L’argument de la répression est le plus ironique de tous. Ironique car, en prétendant protéger les manifestants de la répression, les tenants des ces tribunes appellent, en réalité, à réprimer certaines portions des manifestants. Ce serpent qui se mord la queue est d’autant plus vicieux que les lois répressives, même appliquées à des cas anecdotiques, tendent à le systématiser par la suite. Fichage ADN réservé aux délinquants sexuels puis adapté à tous et toutes ; contrôle des téléphones portables, écoutes illégales… etc. La bourgeoisie est une opportuniste : chaque loi peut lui fournir un angle d’attaque pour frapper. Tout est utilisable, du moindre fait divers à l’attentat le plus abominable.

    Oui, il est vrai que ces violences servent de point d’appui pour faire passer des lois scélérates. Mais sont-ce les anarchistes ou les autonomes qu’il faut condamner, ou bien une bourgeoisie vicieuse et agressive ?

    Gérard Collomb, grand artisan de la répression, s’est fendu d’un tweet fustigeant les violences inqualifiables. Nous allons les qualifier : elles sont faibles.

    Elles sont faibles en regard de celle qu’exerce, chaque jour, la bourgeoisie française. En France, où elle jette dans la misère, dans la rue, les masses populaires. Où elle condamne à un sombre avenir les travailleurs et travailleuses de l’hexagone. Mais également dans ses colonies et néo-colonies, où elle surexploite, vole, spolie des nations entières. Où son armée occupe les territoires, commettant exactions et crimes, tout en empêchant l’émergence de tout pouvoir indépendant. Dans le monde entier, le pays des droits de l’homme marchande des armes, signe des contrats avec des fascistes obscurantistes, noue des traités avec les fanatiques de Daesh.

    Et les larmes coulent pour des vitrines, montées en épingle, pour justifier tout et n’importe quoi. Simplement car, aux yeux de certains, de certaines, les manifestations sont là pour se pavaner, pour investir, et récolter les dividendes sous forme de vote.

    Nous, communistes, ne croyons pas dans les méthodes des blacks blocs, mais nous ne laisserons pas les loups de la bourgeoisie et du réformisme hurler à plus de brutalité policière, plus de violence, à un renforcement de la machine d’oppression étatique.

    Solidarité avec les inculpés et les inculpées ! Soutenons les initiatives de solidarité.

  • Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    ICOR, (International Coordination of Revolutionary Parties & Organizations), 24/04/2018

    Les militants syndicaux sont actuellement attaqués au Bangladesh. Récemment, il y avait un mouvement revendiquant un salaire minimum de 16 000 BDT (environ 190 USD) par mois. Les membres de l’organisation de l’ICOR, le PCB (Parti communiste du Bangladesh), jouent un rôle important en organisant les travailleurs et le mouvement, mais ils sont confrontés à une forte résistance de la part des propriétaires d’usines et du gouvernement. Le 31 janvier, les travailleurs d’Ashiana Garment Industry à Dhaka et des dirigeants du Garment Workers’ Trade Union Centre (GWTUC) ont été attaqués de manière barbare, lorsqu’ils réclamaient des droits syndicaux pour les travailleurs. Après l’incident, de fausses plaintes ont été déposées contre les dirigeants et les travailleurs blessés par l’organisation patronale de la Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA). La plainte déposée par la BGMEA est dirigée contre 15 dirigeants de première ligne de la GWTUC et plus de 150 travailleurs. La police a accepté les fausses accusations des propriétaires de l’usine, mais n’a pas enregistré les accusations de la part des travailleurs. La secrétaire générale de la GWTUC, Joly Talukder, et Sadekur Rahman Shamim, un membre éminent de la direction, ont été envoyés en prison l’après-midi du 1er avril 2018 lorsqu’ils se sont rendues au tribunal CMM de Dhaka après avoir passé la période de libération sous caution accordée par la Haute Cour. Malgré le fait que les plaintes déposées se référaient à des articles qui permettent la libération sous caution, le tribunal a refusé d’accorder une caution aux dirigeants ouvriers en raison de l’influence de la BGMEA. Dans la même affaire, deux ouvriers de l’usine ont été arrêtés en février et se trouvent toujours en prison. De plus, 30 travailleurs ont également été licenciés par Ashiana Garments sde elurs usines. Des poursuites policières complètement fausses sont engagées intentionnellement contre des dirigeants ouvriers afin d’arrêter le mouvement en faveur d’un salaire minimum plus élevé. Le gouvernement soutient la BGMEA et refuse les revendications des travailleurs de façon cohérente. Bien que la Haute Cour ait accordé aux dirigeants arrêtés la libération sous caution le 4 avril, ils doivent encore être libérés de prison.

    Aussitôt que ces nouvelles de l’arrestation des syndicalistes dirigeants ont été rendues publiques par le PCB, l’ICOR et d’autres organisations de soutien et surtout la Conférence mondiale des femmes ont organisé des actions de solidarité.

    L’ICOR condamne la manière répressive dont les dirigeants ouvriers ont été traités. Elle appelle les ouvriers dans le monde entier à descendre dans les rues pour les revendications suivantes :

    1. Libération immédiate de tous les dirigeants ouvriers de la GWTUC ;

    1. Suspension de toutes les fausses plaintes portées contre eux ;

    1. Des mesures contre les vrais coupables, responsables des blessures et attaques contre les dirigeants ouvriers.

    Signataires (en date du 24.04.2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    8. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    9. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin » [coin rouge]), Bélarus

    10. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    11. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

    12. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    1. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    2. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    3. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    4. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    5. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    6. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    7. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    8. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    9. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    10. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    11. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    12. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    13. PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    14. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    15. PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    16. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    17. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    18. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))

  • Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    28.02.2018

    Dans de nombreuses villes d’Iran et de Rojhilat (Kurdistan oriental), il y a eu un soulèvement, un Serhildan, contre la pauvreté, la corruption, la discrimination et la politique répressive. Après les protestations de 1988,1999 et 2009, les gens sont descendus dans la rue avec des actions pour la première fois d’une ampleur pareille et ont lancé des slogans radicaux contre le chef religieux Ali Khamenei. Outre les revendications économiques, des centaines de milliers de personnes ont déferlé dans les rues pour réclamer la liberté politique et ont montré une fois de plus que les gouvernements corrompues et pourries au Moyen-Orient n’ont pas d’avenir à long terme.

    Le régime des Mollahs a mis en place un ordre d’exploitation oppressif et capitaliste dans le pays et a mené une politique expansionniste et agressive dans la région. Les femmes sont concernées avant tout par la répression de leurs droits de femme et de vie. Bien qu’il tente de légitimer cette politique par des discours religieux et en propageant l’unité nationale, il perd sa crédibilité jour après jour aux yeux des masses. Et cette fois-ci, l’État iranien a ignoré les revendications légitimes des gens en plaçant le soulèvement populaire dans le contexte de contradictions qu’il a avec l’impérialisme us-américain.

    Ces dernières semaines encore, les habitants de Başûr (Kurdistan du Sud) n’ont plus quitté les rues pendant des jours entiers avec leurs revendications contre la corruption, la pauvreté et le gouvernement dégénéré, pourri, oligarchique, et avec des actions organisées, d’abord contre Barzani et ensuite contre tous les autres partis politiques impliqués dans le pouvoir. Et maintenant, le Kurdistan oriental (Rojhilat) résiste au régime des Mollahs pourri, régressif et colonialiste, de Kermanshah à Mahabad.

    Cette étincelle, qui s’est à nouveau refroidie, a montré que, malgré toute la cruauté du pouvoir d’État, il est à nouveau possible que les grèves et les protestations se propagent partout dans le pays, ce qui produit des femmes étant particulièrement à l’avant-garde des affrontements, ainsi que des mouvements étudiants et révolutionnaires au Kurdistan. La nouvelle qualité du mouvement de protestation en Iran est marqué par les luttes ouvrières.

    Pour ne pas laisser la lutte du peuple pour la liberté, l’indépendance et la justice sociale aux opportunistes régressifs, les peuples de la région et tous les révolutionnaires du monde entier devraient, à partir de tous les révolutionnaires de l’Iran, soutenir le soulèvement, le Serhildan, et intensifier la lutte contre les voleurs et les dictateurs, en se tenant côte à côte.

    En tant que communistes, révolutionnaires, progressistes et anti-impérialistes résolus, nous soutenons le soulèvement en Iran et le Serhildan à Rojhilat!

    Nous continuerons à brandir le drapeau ouvrier contre l’exploitation capitaliste, pour la libération de la femme contre le patriarcat, pour l’égalité et l’indépendance nationales contre le colonialisme!

    Signataires (en date du 3 mars 2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire

    3. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    5. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    6. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    8. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    10. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    11. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    12. KGS Společnost Klementa Gottwalda (Société Klement Gottwald), République tchèque

    13. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    15. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    16. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    17. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    18. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    19. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    22. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    25. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    26. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    27. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    Signé après la date de sortie:

    1. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    2. SMKC Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque