Étiquette : Solidarité Internationale

  • Solidarité avec les travailleurs de l’usine Jiashi – Shenzen !

    Solidarité avec les travailleurs de l’usine Jiashi – Shenzen !

    Les fondateurs de syndicats arrêtés et torturés en Chine demandent votre soutien !

    Par l’observatoire du travail en Chine, Jiashi, le 13 aout 2018.

    Chers amis,

    Nous sommes un groupe chinois d’extrême-gauche se concentrant principalement sur les mouvements des travailleurs en Chine continentale et nous sommes face à une situation dont nous devons vous informer. Plus de 30 travailleurs et étudiants, incluant des fondateurs de syndicats, les membres de leur famille et leurs soutiens sont détenus depuis le 27 juillet et nous vous envoyons se rapport à propos de leur lutte. Pourriez-vous, s’il vous plaît, le transmettre à vos médias et encourager vos amis à disséminer ces nouvelles ? Merci d’avance !

    Shenzhen Jiashi Technology Company Ltd, est une compagnie listée parmi celles qui imposent à leurs employés des heures supplémentaires, des amendes illégales, une demi-journée de repos par mois -où les employés sont forcés de faire du jogging avec leur patron. Elle ne paie pas les fonds d’aide au logement pour les employés et révèle des informations sur les syndicalistes aux autres entreprises pour pratiquer un blacklisting envers eux.

    [NdT : le système syndical chinois de la Chine révisionniste a opté pour une organisation syndicale à l’image de celle que défendait Trotski contre Lénine et Staline. Des syndicats qui sont directement sous la commande du Parti et, donc, de fait, de la bourgeoisie locale. Elles ont leurs ramification et leurs comités de districts, mais aussi de « rues »]

    En mai 2018, plusieurs représentants du personnel se sont rendus au siège du syndicat « officiel » du district avec une lettre commune de la part des travailleurs de Jiashi, se plaignant des pratiques illégales de l’entreprise et espérant qu’ils pourraient organiser leur propre section syndicale dans l’entreprise. Le vice-président de Fédération des Syndicats du District avait alors déclaré que les syndicats pourraient s’organiser par eux-mêmes. Le 7 juin 2018, ces employés ont alors soumis une demande pour organiser leur section syndicale à la Fédération du District et à ses sous-sections de rue. Les officiels ont déclarés que les représentants du personnel pourraient recruter par eux-mêmes leurs propres adhérents. Sous la direction du District, les représentants ont préparé un « questionnaire sur la volonté de rejoindre le syndicat de Jiashi » et 89 employés ont signé pour le rejoindre. Cependant, le 12 juillet 2018, le vice-président du District et quatre autres représentants officiels, conjointement avec le député-manager général et les managers du département ont blâmé le représentant du personnel Mi Jiuping. Le vice-président du District, qui avait approuvé la demande un mois auparavant, a soudain viré de bord et s’est montré hostile. Il a déclaré qu’il était illégal pour les travailleurs de Jihashi d’établir un syndicat.

    Le 16 juillet, Liu Penghua, un autre représentant des travailleurs, a été muté de manière délibérée dans un autre site, sans la moindre raison. Il y a été battu immédiatement par deux hommes non-identifiés, lesquels ont pu quitter par la suite le site sans la moindre intervention ! Les travailleurs ont appelé la police, laquelle a ignoré les blessures de Liu Penghua et lui ont, a la place, demandé de négocier avec l’entreprise. Liu Penghua a été détenu par la police pendant 12 heures, avec ses camarades l’attendant devant le poste de police et le soutenant.

    Le 18 juillet, le représentant Mi Jiuping a également été chargé d’une tâche étrange par l’usine. Le chef de section du syndicat, Xie, a demandé a Mi d’écrire une déclaration selon laquelle la tentative de création du syndicat n’était nullement en relation avec le District. Mi a refusé fermement. L’après-midi, Mi a reçu un ordre de transfert de son poste de travail, lequel prenait effet immédiatement. Alors que Mi avait exprimé son désaccord avec cette soudaine décision, l’usine ordonnait aux gardes de sécurité de le jeter en dehors de celle-ci. Un collègue, Yao a également été menacé et frappé par le superviseur, alors qu’il essayait d’aider Mi. Dans la soirée, Mi et Yao ont été illégalement renvoyés.

    Le 20 juillet, Mi Jiuping et Liu Penghua sont arrivés à l’usine à 7h40 du matin et ont voulu travailler normalement, mais ont été agressivement bloqués par les gardes de la sécurité et refoulés de l’usine. Aux alentours de 10h30, des officiers de police sont arrivés et ont frappé de nouveau Mi et Liu, tout en laissant les gardes, qui étaient les agresseurs, partir.

    Plus de 20 collègues travailleurs sont arrivés au commissariat pour réclamer leur libération et ont été traînés dans le poste de police par un groupe d’officiers lourdement armés, avant d’être passés à tabac et détenus pendant 24h.

    Le 26 juillet, plusieurs travailleurs ont été battus par les gardes de sécurité de l’usine une nouvelle fois. Ils ont été dépouillés de leurs téléphones portables, dans lesquels ils auraient pu enregistrer des preuves des actions illégales de la compagnie, selon les managers. A son arrivée, la police a averti les travailleurs qu’ils devaient obéir aux ordres, laissant les agresseurs impunis une nouvelle fois.

    Les fondateurs du syndicat et leurs soutiens arrêtés par la police !

    Le jour suivant, l’usine de Jiashi a interdit les représentants du personnel et les autre militant pour les libertés individuelles. Elle les ont remis au commissariat de police local. Leurs collègues de travail qui sont venu demander leur libération ont été arrêtés eux-aussi. Dans la soirée, la police s’est même introduite dans les maisons des représentants du personnel Liu Penghua et Guang Hengshu et se sont saisis de leurs familles. Un total de 30 personnes, incluant les fondateurs, les familles et les soutiens ont été placés en détention.

    A la date du 13 aout 2018, ils sont toujours détenus, ce qui a attiré l’attention du pays entier. Des individus de tous vents ont écrit des lettres ouvertes aux supérieurs du poste de police de Yanziling et au gouvernement de Shenzhen, exigeant le libération immédiate des détenus et une investigation sérieuse sur les activités illégales de la compagnie de Jiashi et de la police locale.

    Nous faisons appel à la solidarité internationale pour que les autorités locales les relâchent aussi tôt que possible. Mais également pour que les camarades et amis étrangers à qui la cause des travailleurs de Chine tiennent à cœur puissent savoir que les travailleurs Chinois, avec une conscience de classe toujours plus aiguisée, ne cesseront jamais leur combat !

    Longue vie à l’internationalisme !

    Salut rouge !

    Message de solidarité aux travailleurs militants à Jiashi Technologies à Shenzen et à leurs soutiens. – ICOR

    ICOR – Principale coordinatrice – 28 aout 2018

    Chers collègues,

    En tant que coordinatrice principale de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR (International Coordination of Revolutionnary Parties and Organizations), rassemblant plus de 50 organisations membres sur quatre continents, je vous assure un soutien intégral pour votre lutte néscessaire. La classe ouvrière doit avoir le droit de s’organiser indépendamment dans le but de déployer toute sa force. Cela inclut le droit de former des syndicats démocratiques autonomes, comme organisations de combat.

    Vous bénéficiez d’un soutien massif de la part des étudiants et des individus progressistes en Chine et dans le monde entier, qui défendent toujours les idéaux de Mao Zedong. Les travailleurs et tous les individus progressistes, révolutionnaires, du monde entier ont les yeux tournés vers vous. Ils voient dans votre lutte le courage et la détermination. Ils le voient avec respect et solidarité. Vous avez montré que vous ne vous laissez pas intimider par la répression de la part du management de votre compagnie, de l’appareil d’État et des représentants réactionnaires du syndicat officiel.

    Nous ferons tout notre possible pour que votre lutte soit connue et organiser la solidarité !

  • ICOR : Appel aux dons pour le centre médical de Kobanê

    ICOR : Appel aux dons pour le centre médical de Kobanê

    Vous pouvez contribuer à la reconstruction écologique de la ville de la résistance !

    Avec le soutien de l’État turc d’Erdoğan, les terroristes de l’ÉI ont attaqué Kobanê le 15 septembre 2014. Pendant des mois, les combattantes et combattants des unités de défense populaires ont défendu avec toute leur force et dans des conditions inégales la construction d’une nouvelle vie au Rojava. L’ÉI a été vaincu par cet héroïsme et la ville est devenue le symbole de la lutte la plus avancée pour la démocratie et la liberté.

    Mais les dangers pour la révolution au Rojava continuent. En particulier, l’occupation d’Afrin préparée de longue date par l’État turc montre qu’il est plus urgent que jamais d’organiser la solidarité internationale, car la construction d’une vie libre et égale en droits au Rojava se poursuit malgré tous les obstacles !

    Dès le début, l’ICOR s’est positionnée du côté de la révolution et l’a soutenue. La construction d’un médical à Kobanê est un symbole de cette solidarité pratique. 177 brigadistes volontaires de 10 pays ainsi que des ouvriers locaux du bâtiment ont réalisé ce projet en 2015. Entre-temps, le centre médical a été aménagé en tant que maternité. Plus de 4 000 enfants y sont déjà nés depuis lors.

    Maintenant, c’est le moment d’aménager écologiquement le centre médical. L’installation d’une alimentation électrique indépendante et écologique est un objectif fondamental dans la région. Le centre médical veut aussi répondre à ces exigences, pour lesquelles les préparatifs sont en cours. Avec un système photovoltaïque très développé, le centre médical deviendra un modèle d’approvisionnement en énergie écologique et progressive dans la région. Nous voulons y contribuer et recueillir d’autres dons. L’initiative écologique du « Rojava » de « Solidarité Internationale » a déjà récolté 60.000 € pour le photovoltaïque et l’isolation thermique. Un total de 45.000 € est encore nécessaire.

    En tant qu’ICOR, nous continuerons à mettre en pratique la solidarité internationale de manière exemplaire.

    A cette fin, nous appelons à des actions créatives, des activités et des événements, à la fois pour apprendre et promouvoir cette solidarité et pour collecter des dons.

    Chaque contribution compte !

    Pour faire des dons :

    « Solidarité Internationale e.V. » :

    IBAN : DE86 5019 0000 6100 8005 84

    BIC : FFVB DEFF (Frankfurter Volksbank)

    Mot-clé : « Reconstruction écologique Kobanê ».

    Votre don sera utilisé exclusivement pour la construction du centre médical de Kobanê !

  • Résolution commune de l’UPML et de l’UCL pour exiger la libération de Turgut Kaya et de Hidir Gönek

    Résolution commune de l’UPML et de l’UCL pour exiger la libération de Turgut Kaya et de Hidir Gönek

    La justice grecque au service des assassins turcs !

    Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

    Turgut Kaya et Hidir Gönek, deux militants révolutionnaires turcs réfugiés en Grèce ont été incarcérés durant le mois d’avril, pour répondre aux désirs de la Turquie. Celle-ci a lancé un mandat d’arrêt international à l’encontre de ces deux militants, du fait de leur appartenance supposée au Parti Communiste Turc / Marxiste-Léniniste. Elle exige désormais leur extradition.

    Les polices d’Europe font le sale boulot de la dictature fasciste turque.

    Il ne fait aucun doute que le but recherché par la Turquie est celui de briser ces militants, qui sont déjà passé maintes fois entre les mains des tortionnaires d’Ankara. En protestation, ils sont depuis en grève de la faim. Turgut Kaya, journaliste révolutionnaire a, depuis 34 jour, cessé de s’alimenter. La dégradation de son état de santé a imposé son hospitalisation.

    Ce n’est pas de gaîeté de cœur que ces deux hommes sacrifient leur santé. Ils savent ce qui les attends si la parodie de justice impose leur extradition.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon dénoncent cette collaboration internationale pour étrangler les droits démocratiques en Turquie.

    Nous appelons à la condamnation internationale du régime d’Ankara et de ses pratiques de traque et d’élimination de l’opposition.

    Nous appelons à des manifestations de solidarité envers ces camarades pourchassés.

    Aucune collaboration avec la police d’Ankara ! Coupons les tentacules de la dictature fasciste !

    Solidarité internationaliste avec ceux et celles qui luttent contre le régime criminel d’Erdogan !

    Résolution de protestation et communiqué : 

    Liberté pour Turgut Kaya et Hidir Gönek !

    Solidarité pour la libération de Turgut Kaya et Hidir Gönek et contre leur extradition vers la Turquie fasciste.

    Les camarades Turgut Kaya et Hidir Gönek, militants révolutionnaires, sont détenus depuis avril dans les prisons grecques, alors qu’ils y étaient réfugiés. Depuis 34 jours, ils sont en grève de la faim pour protester contre leur extradition prévue vers la Turquie d’Erdogan, prison des peuples et fer de lance de la répression dans la région.

    Nous venons d’apprendre l’hospitalisation de Turgut Kaya, du fait de son état d’extrême faiblesse physique. Turgut Kaya ne connaît que trop bien le sort qui l’attend dans les prisons de l’autre côté de la mer Egée. Journaliste engagé, il a été arrêté en 1992, en 1994, en 1997 et en 2006, en Turquie, subissant à chaque fois la torture, l’isolement, les mauvais traitements et les humiliations. Déja, en 2015, les Grecs l’avaient interpellé avec la volonté de le remettre aux mains des fascistes turcs.

    Chaque fois, l’accusation d’être militant dans l’organisation TKP/ML, interdite en Turquie, a été retenue. Chaque fois, Interpol et les polices locales se sont fait les relais du régime fasciste turque. A ces criminels, nous opposons notre solidarité, notre entraide, notre volonté de construire un front antifasciste et anti-impérialiste mondial.

    Nous exigeons la libération immédiate et inconditionnelle de Turgut Kaya !

    Nous exigeons l’annulation de la décision de son extradition en Turquie !

    Nous condamnons la collaboration policière et réactionnaire entre les États européens et les Gestapo du régime turque !

    Nous saluons la lutte des forces révolutionnaires au sein de l’État turc. La solidarité internationale n’est pas un mot jeté en l’air. Ici, dans les citadelles de l’impérialisme, tout comme dans les Etats intermédiaires ou dominés, nous formons un front unique de lutte contre l’impérialisme et le capitalisme. Chaque attaque des réactionnaires ou des agents de la grande bourgeoisie est une attaque contre l’ensemble de la lutte révolutionnaire internationale.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste appellent à des rassemblements de solidarité pour Turgut Kaya et pour Hidir Gönek, ainsi que pour l’ensemble des prisonniers politiques progressistes et révolutionnaires détenus en Turquie et dans le monde.

    Liberté pour Turgut Kaya !

    Liberté pour Hidir Gönek !

    Unité Communiste de Lyon

    Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

    Freedom for Turgut Kaya and Hidir Gönek !

    Solidarity for the liberation of Turgut Kaya and Hidir Gönek, and against their extradition to the fascist Turkish regime.

      Comrades Turgut Kaya and Hidir Gönek, revolutionnary activists, are being detained since April in Greek jails. For 33 days, they started a hunger strike to protest against their departure to Erdogan’s Turkey, a large scale people’s prison and the forefront of reactionary repression in the region. 

      We just learned that Turgut Kaya has been hospitalized, because of an extremely weakened physical state. Turgut Kaya knows too well the horrors that awaits him in the detention centers on the other side of the Aegan sea. Beeing an activist journalist, he has been arrested many times, in 1992, 1994, 1997 and in 2006, in Turkey, suffering torture, isolation, inhuman treatments and humiliations. The Greek state already arrested him in 2015 with the intent to send him back to the Turkish fascists. 

      Each time he got arrested, the accusation of being a member of TKP/ML, heavily repressed and considered illegal in Turkey, was admitted by the prosecution. Each time, Interpol and the local police were the proxies of the Turkish fascist state to track down syndicalists, activists, progressives and revolutionaries. To these criminals, we oppose our solidarity, our mutual help, our will to confront Imperialism and Fascism worldwide.

      We impose the immediate and inconditional liberation of Turgut Kaya. We strongly condemn the collaboration between European states and the gestapo of reactionary states.

      We salute the struggle of revolutionary forces inside of the Turkish state. International solidarity is not a thrown out word. Here, in the core of Imperial forces, just as in the dominated or intermediate states, we all form a collective front against imperialism and capitalism. Every attack from reactionaries or proxies of the bourgeoisie is an attack against all of the international revolutionary struggle.

      Unité Communiste de Lyon call for direct mobilisation for the liberation of Turgut Kaya and Hidir Gönek, as well as all progressive and revolutionary political prisoners detained in Turkey and all around the globe. 

    Freedom for Turgut Kaya ! 

    Freedom for Hidir Gönek !

    Unité Communiste de Lyon – Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste 

    Member of ICOR’s friends

  • Message de solidarité avec les luttes en France – printemps 2018

    Message de solidarité avec les luttes en France – printemps 2018

    Message de solidarité avec les luttes en France 

    ICOR

    La Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires salue les ouvrières et ouvriers, les étudiants et les autres travailleurs en France qui luttent contre la politique anti-ouvrière et anti-populaire du gouvernement Macron-Philippe. Votre grève est suivie et soutenue au niveau international!

    Au centre de vos luttes – la résistance contre l’attaque du gouvernement sur les cheminots! Le gvt Macron veut s’attaquer à vos statuts, acquis et défendus dans des multiples grèves et luttes.

    Le gouvernement dit vouloir «transformer» et «moderniser» la France?

    Cette soi-disant «réforme»  pour la SNCF aurait des conséquences désastreuses: des emplois supprimés ou précarisés, des conditions de travail et de combat plus dur, la division des équipes de camarades, l’affaiblissement des syndicats.

    La réforme serait aussi très négative pour l’environnement avec d’autres milliers de km supprimés et plus de trafic de voitures, des régions rurales seraient encore plus mises à l’écart.

    Ça serait cela – la France moderne??

    En fait, ce qui se passe en France – se déroule dans des multiples pays – dans les pays d’Europe et dans le monde entier. Les secteurs publics entiers sont transformés en marchés pour les grands groupes internationaux. Un peu partout, ces monopoles internationaux cherchent à investir leurs immenses profits dans les transports, les hôpitaux, les maison de retraites, écoles etc. pour en faire une marchandise.  

    La logique du profit règne sur toute la société – c’est le monde de Macron. Et en politique extérieure, c’est de l’impérialisme quand Macron avec Trump et May bombarde la Syrie.

    Dans d’autres pays, les travailleurs se battent aussi pour défendre et améliorer leur conditions de travail et de vie, parfois contre les mêmes groupes du capital international.

    Nos expériences montrent:

    Seule une grève continue et générale, soutenue par de larges parties de la population, peut nous apporter des succès !

    Retrait du projet de loi gouvernemental pour la SNCF !

    Une victoire en serait aussi une pour tous les autres travailleurs attaqués. Elle en serait aussi un encouragement énorme au niveau international. L’ICOR fera connaître votre lutte au niveau  mondial et organisera la solidarité.

    Pour l’offensive ouvrière international contre le capital financier international!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

     

    L’ICOR-Europe s’engage à faire connaître les différentes luttes et à les coordonner en Europe. Elle a déjà soutenu la lutte contre la loi travail en 2016. Les plus de 50 organisations membres de l’iCOR se soutiennent mutuellement dans la construction du Parti révolutionnaire.

    Dans ses statuts, l’ICOR écrit:  «Les masses dans le monde ne veulent pas périr dans la barbarie capitaliste! La politique méprisante pour le genre humain du capital financier international incite l’élan révolutionnaire de l’humanité vers une société sans exploitation et oppression, sans misère, destruction de l’environnement et guerre qui offre des perspectives à la jeunesse.» C’est le socialisme.

    Vive l’internationalisme prolétarien!   

    Signataires (en date du 28/04/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    2. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    3. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    4. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    5. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    6. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    7. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    8. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    9. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    10. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    11. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    12. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    13. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  • Retour sur les journées de Saint-Pétersbourg – ICOR

    Retour sur les journées de Saint-Pétersbourg – ICOR

    Évaluation des journées à Saint-Pétersbourg en novembre 2017

    ICOR, Coordination centrale, 29 mars 2018

    La 2eConférence mondiale de l’ICOR prit la décision, en 2014, de fêter le Centenaire de la révolution d’Octobre et de réaliser une campagne à ce propos avec différents composants. Un point culminant particulier des activités de l’ICOR étaient les activités couronnées de succès à Saint-Pétersbourg avec comme apogée la manifestation le jour de l’anniversaire de la révolution d’Octobre (7 novembre) avec 8 000 à 10 000 participants. Et de plus un programme chargé e.a. le grand banquet de l’ICOR le 8 novembre.

    Les jours à Saint-Pétersbourg se déroulaient dans un vent contraire violent : La route de la manifestation sur la Perspective Nevski, rue principale animée par les masses, fut interdite. Selon l’idée de Poutine, les activités devraient se passer à Moscou. Le PCFR y avait aussi invité. Saint-Pétersbourg ne doit en aucun cas prendre le devant de la scène ! Smolny – le centre de l’état-major de planification de la révolution et siège du bureau de Lénine – fut fermé « tout à coup » pour nos groupes de visiteurs, quoique nous les ayons annoncés des mois auparavant. La salle, promise pour le grand gala, est annulée. Le 5 novembre plus de 200 personnes sont arrêtées à Saint-Pétersbourg, ce que nous apprenons seulement par les camarades russes. Aucun journal en a informé.

    La préparation: Les activités à Saint-Pétersbourg avaient été préparées en collaboration la plus étroite étroite avec les camarades du MLP pendant longtemps. Mais aussi des contacts, remontant dans le passé, comme ceux du MLPD et en particulier de Stefan Engel avec le Parti communiste ouvrier russe (PCOR) – qui avait publié le livre de Willi Dickhut « Restauration du capitalisme en Union soviétique » en Russie, bien qu’il ne partage pas l’analyse du développement vers le social-impérialisme.), étaient des facteurs importants de la réussite. La coordinatrice principale est allée voir de nouveau Saint-Pétersbourg et le MLP début 2017. Le projet dans son ensemble, à partir des logements, des différentes activités et manifestations jusqu’au travail d’alliances commun fut délibéré et uniformisé. Une conversation longue et intensive avec Victor Tjulkin l’a convaincu du projet de l’ICOR, de sorte que la construction ciblée d’une alliance Octobre 100 ait pu être entamée et que le parti, important aussi au niveau international, soit devenu une force fondamentale de la manifestation.

    Étapes importantes : La brigade internationale des jeunes (du Népal, de l’Allemagne et des Pays-Bas) accomplit un travail excellent dans son ensemble au préalable et pendant les journées pour soutenir les près de 200 délégués de l’ICOR. Ceci a déjà commencé avec l’accueil chaleureux à l’aéroport où la brigade des jeunesétait le lieu d’accueil pour les révolutionnaires du monde entier pendant plus de 72 heures ; elle prit soin que tous trouvaient leur logement etc. Vadim du MLP : « Au début, j’avais craint que ces journées ne se passent pas tellement bien. Mais l’arrivée des camarades de la brigade des jeunes m’a réchauffé le cœur, car beaucoup de choses devenaient alors plus faciles. À partir de ce moment-là, je savais : tout ira bien » La brigade des jeunes avait élaboré des directives qui étaient une orientation importante.

    Le programme de visites : Les deux autobus pour la visite guidée de la ville étaient pleins à craquer et une grande partie des camarades ont exploré à pied les lieux de la révolution. Avec Ludmilla et Sergej nous disposions de guides compétents. Nous avons réalisé une manifestation commémorative au Champ-de-Mars où sont enterrés les morts de la révolution de Février. Et pendant un arrêt sur le pont Neva nous avons entendu l’histoire, comment, en 1917, les révolutionnaires ont retiré la clé à un vieux garde du pont responsable, avec laquelle on arrive à démarrer le mécanisme qui lève les ponts. Saint-Pétersbourg est une ville merveilleuse !

    Le concert du 6 novembre avec 700 visiteurs avait été organisé par le PCOR. Il y avait des contributions excellentes et qualitativement très avancées par des artistes de Saint-Pétersbourg et de Russie. La présentation du groupe musical Gehörwäsche d’Allemagne incarnait dans un certain sens la perspective révolutionnaire et jeune de ces festivités. Un point culminant fut le discours de Sanjay Singhvi pour l’ICOR. Et de nouveaux contacts de grande valeur en résultaient avec un parti de la Corée du Sud, des communistes plus âgés, des « mineurs mérités » de Saint-Pétersbourg et des contacts avec d’autres visiteurs internationaux comme de Grèce et de Turquie, avec des paysans …

    Point culminant des activités à Saint-Pétersbourg/Léningrad était sans aucun doute la manifestation le soir du 7 novembre qui, avec environ 8 000 participants, prend son point de départ à la gare de Finlande et trouve sa conclusion avec 10 000 participant(e)s devant le croiseur Aurore. La mobilisation était difficile. Les camarades russes avaient décidé que ne seraient ni faits des dépliants, ni accrochés des affiches. Aucun journal, aucun blogue sur Internet ne devait en informer. La mobilisation ne se faisait donc que de bouche en bouche. Un fort bloc de l’ICOR avec des délégations de onze pays, une vague de drapeaux de l’ICOR et une culture combative de la manifestation devient le pôle d’attraction, quoique ses 200 à 300 participants soient une nette minorité. La manifestation était préparée méticuleusement et suivait une régie mûrement réfléchie. Toute l’apparence, la discipline, les paroles, les chants ouvriers et en particulier l’« Internationale » et le rayonnement optimiste et en toute conscience exerce une grande attraction. Les gens se mettaient à chanter en masse, disaient merci, achetaient de la littérature, quelques-uns rejoignaient la file.

    Malheureusement, ce n’était pas l’ICOR mais le MLPD qui pouvait parler (Justification Tjulkin : « Nous n’avons pas encore la confiance face à l’ICOR, mais elle a bien pu se consolider face au MLPD pendant beaucoup d’années »). La raison en était que la participation décidée à court terme du PCFR révisionniste donnait à celui-ci le droit – selon ce que disait le PCOR et que confirmait le MLP – de marcher ensemble avec la deuxième plus grande organisation, le PCOR, à la tête de la manifestation et de décider de la liste des orateurs. Il n’y avait que très peu de temps pour en délibérer et tous les camarades de l’ICOR qui participaient – y inclus ceux du MLP – étaient d’accord que le MLPD comme organisation de l’ICOR parle et présente l’idée de l’ICOR. C’est ce qu’il a fait. Un feu d’artifice termine le tout et les représentants de l’ICOR et ses amis se placent encore ensemble devant l’Aurore.

    Le grand gala avec 300 participants de 20 pays était une conclusion adéquate des jours à Saint-Pétersbourg et une fraternisation émouvante. La soirée a commencé avec l’entrée des matelots avec les drapeaux de l’ICOR ! C’était une chorale de véritables matelots qui, pour commencer la soirée, chantaient avec tout le monde l’Internationale et puis les partisans de l’Amour. Monika, la coordinatrice principale de l’ICOR, a modéré la soirée avec de nombreux brefs discours, des toasts et des contributions culturelles. Ce qui était très surprenant c’est que le président du PCOR remettait des décorations.

    Au niveau financier, les événements de Saint-Pétersbourg étaient aussi un succès. Les dépenses avaient été assumées et même les frais du MLP et de la brigade des jeunes ont pu être remboursées en partie.

    Quelques voix au sujet des jours à Saint-Pétersbourg :

    Kazi/PC Bangladesh : « La manifestation avec ses couleurs somptueuses était très bien. Elle a lancé un signal historique, car après l’effondrement du socialisme les communistes étaient très faibles et surtout fragmentés et abattus. Au début des années 1990, j’étais souvent en Russie et l’ambiance était catastrophique parmi les communistes. La manifestation d’aujourd’hui montre que les mouches ont changé d’âne. » Il nous montre des photos des festivités du Centenaire de la révolution d’Octobre à Dhaka, Bangladesh, le même jour. Les organisations révolutionnaires ont organisé une marche en étoile. Le cortège des manifestants de son organisation comprenait 22 000 personnes !

    Tuta/PPP Pérou : « La défaite de la classe ouvrière et des révolutionnaires est remplacé par le début d’une nouvelle passion révolutionnaire dans le monde entier. Je suis heureux de pouvoir y assister en tant que représentant de l’ICOR. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous. »

    Adismar /Plataforma Golpe de Timon/Venezuela : « Je félicite les camarades de cette manif grandiose ! Je constate la grande volonté de tout avoir accompli par des actions grandement volontaires. Cent ans après la révolution d’Octobre le communisme est plus important que jamais avant…. Aujourd’hui, nous avons passé une journée merveilleuse qui restera inoubliable pour tous les participant(e)s. »

    Les visages des camarades russes du MLP rayonnaient aussi de fierté et de joie. Ils avaient lutté âprement contre des milliers de résistances pour réaliser la manifestation. Le MLP en tant que petite organisation a accompli de grandes choses. Une responsabilité énorme reposait sur lui – de la part des dirigeants, des révisionnistes et partiellement aussi par son propre découragement. Son bilan : « Mais nous avons fait notre chemin et, avec la clarté de l’ICOR derrière nous, nous avons pu réussir de mener à bien beaucoup de choses, même comme petite organisation. Il n’est pas exagéré de dire que sans l’ICOR les activités n’auraient pas pu être réalisées dans cette dimension. »

     

  • Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

     

    La journée internationale des femmes est une journée de lutte commune du mouvement révolutionnaire et combatif international de la femme et des ouvriers ! L’appel des femmes socialistes, il y a plus de cent ans, réunit les ouvrières, les paysannes, la masse des femmes dans la lutte contre l’incitation impérialiste à la guerre, la faim et la misère et fut soutenue par les partis révolutionnaires du monde. C’était l’époque de révolutions jusqu’à la grande Révolution d’octobre en Russie en 1917 avec la victoire du socialisme. C’est ici même que pour la première fois furent réalisés les droits de la femme les plus larges à l’échelle mondiale.

    Plus de cent ans après, la propension du système impérialiste à produire des crises s’est accentuée universellement. Incapable de résoudre même un seul problème de l’humanité, il détruit la base d’existence des masses et met en question les conditions de vie. Le mécontentement avec la situation économique, sociale et politique s’accroît. Les femmes se trouvent au centre de la chaîne, organisée par l’ordre de l’État et familial bourgeois. Dans le monde arabe, la situation des femmes s’est aggravée dramatiquement à cause des mouvements religieux, intégristes et terroristes, surtout dans les régions de conflits.

    Mais dans le monde entier, les femmes se révoltent. Ouvrières, paysannes, la masse des femmes ne sont plus prêtes à accepter le diktat des forces dominantes: Aux États-Unis, les femmes manifestent contre Trump et sa politique belliciste. Au Bangladesh, Vietnam et en Thaïlande, l’armée des ouvrières du textile lutte pour un salaire minimum et une couverture sociale, en Inde, les femmes luttent, comme partout dans le monde, contre la violence sexuelle, l’intégrisme religieux, la répression par l’État et les structures patriarcales. En Iran, les femmes se soulèvent contre l’agression, en Amérique latine, au Pakistan les femmes se mettent ensemble en masse contre la violence et l’assassinat de femmes et d’enfants. Au 21e siècle, la lutte contre la répression féodale patriarcale est encore et toujours un composant inséparable de la lutte pour la libération de la femme. En Afrique les femmes luttent pour avoir du travail et de la nourriture, en Europe les ouvrières se trouvent en grève pour des salaires plus élevés, luttent contre des lois réactionnaires. Au Proche et Moyen Orient les femmes défendent – en partie en armes – la démocratie et la liberté contre la terreur fasciste. Point brûlant actuel est la défense d’Afrine/Rojava. L’ICOR salue la lutte héroïque des femmes palestiniennes.

    En 1910 la journée internationale de la femme fut née – en 2010 l’ICOR fut fondée. Nous, les partis de l’ICOR, nous nous engageons pour la libération de la femme par une perspective anti-impérialiste et socialiste. Le mouvement prolétarien de la femme avec comme noyau les partis révolutionnaires encourage le mouvement international de la femme dans toute sa gamme et diversité et lui donne la perspective de la lutte pour la libération de la femme dans une société libérée. Pour cette raison, l’ICOR soutient le processus international de la conférence des femmes du monde et faisait partie vivante des deux premières conférences des femmes de base dans le monde au Venezuela et au Népal. Le mouvement révolutionnaire et combatif de la femme s’y réunit dans la lutte contre l’exploitation et la répression des femmes et pour leur libération dans une société libérée. En tant que partis de l’ICOR nous faisons appel aux femmes dans le monde : Renforcez le mouvement combatif de la femme dans le monde ! Organisez-vous dans les partis révolutionnaires et, en tant que femmes, assumez courageusement une responsabilité dirigeante ! Devenez partie intégrante de la révolution socialiste internationale.

     
    Vive la journée internationale de la femme ! En avant avec la libération de la femme !

    Signataires (en date du 3 mars 2018, d’autres signataires sont possibles):

    1.RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2.ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    3.MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    4.PCT   Parti Comuniste du Togo Togo

    5.PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    6.MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    7.CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    8.CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    9.NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    10. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    12. KGS   Společnost Klementa Gottwalda (Société Klement Gottwald), République tchèque

    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    15. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    16. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    17. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    19. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    21. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    22. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    25. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    26. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    27. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    28. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

  • Vive le 8 mars, journée de lutte internationale des femmes.

    Vive le 8 mars, journée de lutte internationale des femmes.

    Journée Internationale de lutte pour le droit des femmes.

    Pour un 8 mars combatif !

    Le 8 mars n’est pas un jour de « fête », un jour de « célébration. » Cette date est une date de lutte. Une date de constat des obstacles qu’il reste à franchir, des combats qu’il reste à mener, sur la route de l’Egalité. Cette route est encore longue dans le monde entier, pour les femmes qui courbent l’échinent sous la coupe des régimes réactionnaires. Cependant, même en France ainsi qu’en occident d’une manière générale, la plaie reste béante. Les illustrations sont nombreuses.  

    Ainsi, le 5 octobre 2017, au travers d’une tribune dans le New York Times, le producteur Harvey Weinstein est accusé d’avoir commis une quantité innombrable d’agressions sexuelles sur des actrices. Faisant boule de neige, ce mouvement, sous le hashtag #metoo, s’est mué en onde de choc, ouvrant la parole à des femmes d’un milieu où la loi du silence, où l’omerta, est une règle. En France, ce mouvement s’est mué en #balancetonporc, tribune faite pour dénoncer les agissements de harceleurs. Là aussi, les réseaux sociaux ont révélé une fois de plus l’immensité du problème. Car les femmes ont parlé.

    La tempête des dénonciations, un raz-de-marée salutaire.

    Cette onde de choc est salutaire. Cibler les criminels et les attitudes criminelles est salutaire. Certains ou certaines se sont engouffrées dans la brèche pour tenter de l’instrumentaliser, pour tenter d’instiller des idées réactionnaires, racistes ou fascistes au travers de ce mouvement. Un Tariq Ramadan n’a pas bénéficié d’un respect aussi religieux de la présomption d’innocence, à l’inverse d’autres accusés. Mais l’ensemble du mouvement est sain, nécessaire, essentiel.

    Cette campagne a provoqué des réactions.

    Certains – certaines même ! – ont dénoncé le fait que des femmes -et des hommes-, brisent ce tabou. Elles défendent les bourreaux, les criminels, sous les prétextes de coutume, de tradition ou d’habitude. Les arguments sont plus fallacieux les uns que les autres et le reducto ad hitlerum n’est pas loin. Derrière les attaques, présentant les victimes comme des délatrices dignes de Vichy, pointe la peur des accusés. Car c’est plus du côté du dazibao qu’il faut chercher le parallèle. Elles pointent publiquement -au vu et au su de tous- des affaires que les criminels considéraient comme relevant de l’omerta de la sphère privée.

    Ce monde privé, ces entrailles cachées, sont là où les actes se passent. La large majorité des coupables ne sont pas le stéréotype de l’homme masqué qui se cache dans la ruelle sombre. Elles sont les visages des patrons, des amis, des frères, des pères, qui commettent ces crimes, dans l’intimité, par le harcèlement, la pression, la surprise, l’agression… Même au Vatican, les nonnes se rebellent contre l’oppression patriarcale. Nul secteur de la société est épargné. Ni même les milieux militants.

    Harcèlement, discriminations, agressions, viols, féminicides… la liste est longue et les occurrences sont nombreuses. En pratique, chaque femme sera confronté à une situation potentiellement dangereuse au cours de sa vie. Et ce, indépendamment de l’âge, de la catégorie sociale, de l’origine ou de la religion. Certaines femmes cumulent, de plus, des discriminations racistes ou homophobes, une précarité sociale aggravante et vulnérante… Les plaintes sont rares, les enquêtes davantage encore, les condamnations, infime. Obtenir justice est un parcours du combattant -ou plutôt de la combattante.

    Les femmes sont toujours considérées comme des exutoires, comme des cibles, comme des proies. L’impunité règne. Lorsque le criminel est, de plus, un bourgeois, elle est totale. Harvey Weinstein -dont la compagnie a fait faillite ; Gérard Damarin ; Woody Allen ou Roman Polanski possèdent le même portrait : ce sont des bourgeois qui obtiennent par l’exploitation et l’extorsion tout ce qu’ils veulent. Même au prix du crime, institué en norme de fonctionnement. Les photographes pensant avoir un droit de cuissage sur leurs modèles, les producteurs sur les actrices, les employés sur les stagiaires, les professeurs sur les étudiantes…

    Ces mouvements illustrent une face émergée de l’iceberg, la division genrée du travail, fille de la lutte des classes.

    La racine du problème est connue : c’est le capitalisme.

    L’an dernier, nous l’écrivions déjà. Le sexisme est l’expression symptomatique d’un problème structurel. Il s’agit de la société patriarcale et capitaliste. Cette forme de société a mué progressivement les femmes en prolétariat privé de l’homme. Les femmes assurant le fait d’élever les enfants, exécutant les tâches domestiques et -exceptionnellement- apportaient un « salaire d’appoint ».

    La division genrée, sexuée du travail est la base matérielle du fait que les femmes soient traitées en moyen de reproduction des forces de travail, tandis que les hommes seraient la force productive. Cette aliénation particulière laisse toujours des traces dans les mentalités, même si elle évolue peu à peu.

    A l’heure actuelle, le fait que les femmes puissent faire des carrières -malgré des discriminations sexistes, toujours aigües- ne remet fondamentalement pas en cause les rapports de domination. Car la structure économie, inlassablement, les reproduit. Si jamais ils ne prenaient plus une forme de division genrée du travail, ces rapports de domination se perpétueraient sous une forme nouvelle, tout aussi oppressive.

    Car l’exploitation maximale, recherchée par les bourgeois (et les bourgeoises), oblige, force à ce qu’un surtravail gratuit, non rémunéré, soit assumé par quelqu’un. Si les travailleurs -et les travailleuses- disposent encore d’énergie, la bourgeoisie tentera, comme elle le fait déjà, de mettre cette énergie à son service.

    Le sentiment d’aggravation de la situation des femmes dans le monde est le reflet de l’aggravation de la situation économique générale.  Plus la bourgeoisie, par ses crises, par l’augmentation du taux d’exploitation, use le prolétariat, plus elle entraine, par rebond, une détérioration de la situation des femmes.

    Dans la France impérialiste, qui vampirise les ressources de toute une partie de l’Afrique, comme dans les autres métropoles, les effets ne sont font pas encore sentir de manière claire. Pourtant, la menace couve. Les discours et rhétoriques réactionnaires grandissantes sont les cris de ceux et celles qui veulent enfermer de nouveau les femmes dans un rôle de supplétifs, d’esclaves domestiques.

    Les bourgeois et les bourgeoises, les libéraux, clament que la situation est celle de l’égalité. Or, dans la société, nous le voyons chaque jour, cette égalité n’est que de papier ! Elle est précaire. Nous vivons dans une société d’exploitation, dans une société ou les rapports principaux entre individus sont des rapports de domination.

    Seule la lutte révolutionnaire peut tarir la source de l’exploitation et de la domination. Seule cette lutte menée jusqu’au bout peut libérer de la servitude les masses populaires. Le pouvoir politique est le nœud central du problème. Sans lui, toute victoire n’est que temporaire.

    Cela ne signifie pas qu’il faille attendre, ne pas poser les questions féministes. La lutte féministe n’est pas une diversion de la lutte des classes. Elle ne divise pas les exploités, au contraire, elle soude et unit leur alliance sur des bases saines. Elle est une lutte, au même titre que la lutte antifasciste, antiraciste, qui sont tout un pan de la lutte révolutionnaire.

    Mener la lutte des classes et les luttes féministes, voilà ce que le Président Mao appelait « marcher sur ses deux jambes. »

    La journée du 8 mars est utilisée par les capitalistes pour vendre des sous-vêtements, des produits de beauté, de l’électroménager, en somme des choses qui entretiennent une aliénation des femmes. Cela les ravale au rang d’objet, de bien de consommation, de robot domestique à destination des hommes.

    Son sens est pourtant tout autre. Elle est une journée de lutte. Elle est une journée de combat. Partout dans le monde, les luttes féministes grandissent. Partout dans le monde, les femmes se lèvent et combattent contre l’oppression patriarcale et l’exploitation capitaliste.

    La société patriarcale est une machine à broyer les individus et à reproduire des fonctionnements de domination. L’exemple du scandaleux livre « On a choppé la puberté » aux éditions Milan, l’illustre. Cet ouvrage, sous des dehors humoristiques, inculque aux jeunes filles le fait qu’elles doivent se positionner, grâce à la taille de leurs seins, sur le marché de la séduction. Ce discours, tout comme une intense propagande commerciale, leur explique que leur corps est leur seule valeur. Il érige en normalité la prédation et les incite à devenir une marchandise qui doit se positionner sur le marché de la séduction.

    La manière dont fonctionne la société capitaliste rend inéluctable le fait que des rapports de domination se nouent. La lutte féministe ne peut et ne doit se contenter d’être une lutte démocratique, de simple égalité envers la loi. Elle est inséparable de la lutte révolutionnaire, pour l’anéantissement de la société de domination et d’exploitation, racine de tous les maux.

    La situation de crise économique, de climat de tension internationale, de repli réactionnaire, ouvre un boulevard aux politiques antiféministes et sexistes. Du Brésil à la Pologne en passant par les Philippines et la Turquie, l’ordre de ceux qui veulent enfermer les femmes dans l’aliénation se renforce.

    C’est sous les drapeaux des organisations de combat populaire, sous le drapeau rouge de la révolution, les armes à la main, que les femmes ont pu avancer sur le terrain de l’égalité. Que cela fut dans la Résistance Française, dans l’Armée Rouge, dans les Gardes Rouges et dans les troupes du Vietminh, hier. Que cela soit, aujourd’hui, sous les insignes de YPJ au Kurdistan, de la Nouvelle Armée Populaire des Philippines, des Naxalbari en Inde, c’est par la lutte que les droits sont arrachés.

    L’Unité Communiste de Lyon, membre des Amis de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, l’ICOR, rend hommage à ces luttes et saluent les combattantes !

    Avançons sur la voie de la résolution des contradictions !

    Le 8 mars doit être pour les militants et militantes, de porter un regard autocritique sur nous-mêmes et nos pratiques. Il est en effet aisé de s’autoproclamer homme antisexiste ou pro-féministe, sans pour autant avancer sur la voie de l’amélioration.

    Issus de la société de classe, d’une société marquée par la division genrée du travail, par le poids immense de l’idéologie bourgeoise, nous sommes conditionnés par les habitudes, les préjugés, les traditions… nous portons un fardeau réactionnaire qui nous traine en arrière.

    La lutte pour l’égalité n’est pas une lutte qui se nourrit de déclarations et de phrases creuses. Elle est une lutte à la fois au sein de la société comme au sein des organisations progressistes et révolutionnaires. Aucune n’est exempte de fautes, et tout relâchement entraine le retour des pratiques réactionnaires. Certains et certaines considèrent qu’il faut être parfaits pour poser la question du féminisme. C’est là une position fausse.

    Nous ne sommes pas parfaits, c’est là une vérité. Nous ne pouvons attendre de l’être pour commencer à lutter. Mais nous devons tendre vers l’amélioration. Acter cette imperfection, ne pas combattre la manière dont elle se manifeste, la flatter, la nourrir, est également une position fausse.

    Nous considérons que nous devons apporter un soutien et renforcer les organisations de femmes révolutionnaires. Bien des critiques s’élèvent, parfois, contre les mobilisations non-mixtes ou en mixité choisie. Nous considérons que les tactiques choisi par ce mouvement et ces organisations sont de son ressort.

    Nous sommes solidaires de ces luttes, elles sont un pan essentiel de la lutte révolutionnaire mondiale, de la lutte pour l’émancipation générale de l’humanité.

    Le 8 mars, les communistes répondent à l’appel des femmes du monde entier.

    Le 8 mars, les femmes révolutionnaires et progressistes défilerons dans les rues du monde, et réclamerons leurs droits !

    Vive la lutte des femmes révolutionnaires – Vive le 8 mars révolutionnaire !

  • Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Depuis plus d’un mois maintenant, l’assaut lancé par l’Etat Truc se poursuit. Sous le nom cynique de « rameau d’olivier », cet assaut éventre les villes du Rojava, jette les populations sur la route de l’exode, assassine les civils, martyrise des populations qui croyaient trouver refuge dans les zones tenues par les forces combattantes de la coalition progressiste [PKK, PYD, YPG, YPJ, TKP/ML, TIKKO, MLKP ainsi que les bataillons internationaux].

                    Malgré sa force, la deuxième armée de l’OTAN et ses mercenaires de l’Armée Syrienne Libre, piétinent misérablement. Elles n’ont pris que 450km², de leur propre aveu, tout en subissant des pertes terribles. Elles se heurtent à la ferme résolution des combattants et des combattantes progressistes et révolutionnaires, lesquelles ne cèdent pas un pouce de terrain sans l’avoir défendu avec ardeur. Chaque pouce de terrain arraché par l’armée de mercenaires turcs est arrosé de son sang. Chaque mètre carré gagné est marqué d’une tombe.

    Mais l’étau se resserre d’heure en heure. Contre plus fort que soi, l’énergie et la volonté seule ne suffit pas.

                    La communauté internationale laisse faire. Elle laisse les kurdes se faire écraser par les hordes de la réaction, de l’obscurantisme, du fascisme, de l’asservissement. Elle laisse faire, car elle ne veut pas d’un Kurdistan qui puisse devenir un exemple de ce dont les peuples sont capables, lorsqu’ils possèdent leur terre, sans les exploiteurs et les criminels.

                    L’occident -dont la France au premier chef- laisse faire, pour permettre à la Turquie fasciste de sortir renforcée du conflit syrien. Elle y voit l’occasion d’affermir ses intérêts dans cette région convoitée. Elle ne voit que la possession des ressources en sous-sol, que les moyens de pouvoir les accaparer, que les moyens de contrer les concurrents internationaux.

                    La Russie et le régime syrien laissent faire, car ils ne désirent rien au monde plus que des Forces Démocratiques Syriennes affaiblies, obligées de demander de l’aide pour survivre et ne pas périr sous le feu de l’artillerie turque.

                    Un accord de la dernière heure a été trouvé, dans lequel les Kurdes doivent renoncer à leur indépendance chèrement payée, en l’échange de promesses de la part de Damas et de Moscou. Nous ne pouvons blâmer les combattants et les combattantes du Kurdistan, sans que cela ne remette en cause la nature profonde de ces régimes.

                    Les uns et les autres sont des impérialistes cyniques, sans la moindre considération pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Plus encore, ces forces sont même hostiles au projet des organisations combattantes de la région.

                    Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l’indépendance. Elles veulent la constitution non pas d’un état bourgeois de plus, mais bien d’un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l’impérialisme, le capitalisme, l’obscurantisme, le sexisme et la destruction de l’environnement.

    Et cela, les capitalistes et les impérialistes ne peuvent le tolérer !

    Nous devons être solidaires et soutenir les combattants et combattantes de la liberté !

    L’Unité Communiste de Lyon salue la lutte exemplaire du peuple Kurde et appelle à rejoindre les manifestations contre l’agression au Rojava ! 

    Offrir une solidarité concrète : une tâche internationaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon n’a pas cru un seul instant aux promesses qu’ont fait un temps l’Etat français ou les USA aux Forces Démocratiques Syriennes. Elle ne croit pas non plus un seul instant aux promesses de Damas et de Moscou.  Certains sont ravis de celles-ci, car elle leur permet de mêler leur soutien de façade aux kurdes avec leur soutien profond à la cause de l’impérialisme russe et de ses croupions. Il s’agit du même genre d’hypocrisie sans bornes que celui de celles et ceux qui soutenaient l’Armée Syrienne Libre tout en se prétendant amis du peuple Kurde.

    L’Unité Communiste de Lyon est engagée dans plusieurs actions de solidarité concrète en direction du peuple Kurde :

     

    La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme. Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD. Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires communistes et anarchistes.

    L’Unité Communiste de Lyon est également membre des Amis de l’ICOR en France.

    L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. À cet égard, l’ICOR a fait ses preuves de façon exemplaire. Le pacte de solidarité a fait évoluer la solidarité internationale avec la lutte du peuple kurde pour la libération nationale et sociale et le lie au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Les militants et militantes de l’ICOR ont ainsi participé à la construction d’hôpitaux, dans lesquels plus de 4 000 enfants sont nés depuis 2014. Le pacte de solidarité de l’ICOR a permis atteindre d’importants succès ; maintenant il est nécessaire de le développer.

    L’Unité Communiste de Lyon rend hommages aux hommes et aux femmes qui ont quitté leur pays pour se joindre à la lutte des combattants et combattantes de la liberté. C’est avec une tristesse sans bornes que nous avons appris le décès au champ d’honneur de Kendal Breizh (Bretagne),  Baran Galicia (Etat espagnol) à Afrin,  Baran Sason (Flandre) à Deir Ez Zor.

    Nous saluons ces camarades, nous saluons leur engagement militant et internationaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à soutenir politiquement et financièrement la campagne de Soutien au Bataillon International du Rojava. Elle appelle également à soutenir les initiatives de l’ICOR.

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !

  • Halte à la provocation Americano-Israélienne !

    Halte à la provocation Americano-Israélienne !

    Halte à la provocation Americano-Israélienne !

    L’Unité Communiste de Lyon condamne le déplacement de l’ambassade des Etats-Unis d’Amérique à Jérusalem.

    L’Unité communiste de Lyon considère que le déplacement de l’Ambassade des USA à Jérusalem, de même que la reconnaissance accordée à cette ville comme capitale de l’Etat d’Israël sont des actes de provocation dangereux.

    Dans un nuancier allant de la bêtise la plus crasse à la provocation assumée, nous ne pouvons que supposer le pire. Nous ne pouvons que déceler les odeurs rances d’un désir de bain de sang.

    Isolé aux USA, pris dans le tumulte d’affaires plus scandaleuses les unes que les autres, Trump mène une politique aventuriste, tant contre la Corée du Nord que dans ce cas précis, tentant de fédérer les milieux les plus obscurantistes et les plus réactionnaires des USA derrière lui.

    Isolé dans l’Etat Israélien par les scandales de corruption, le fascisant Netanyaou mène lui aussi une politique de provocation, pour déclencher un climat de paranoïa et de terreur dans l’Etat d’Israël, et ainsi fédérer les milieux réactionnaires autour de lui.

    L’un et l’autre provoquent un casus belli en annexant Jérusalem. La ville sainte des religions du Livre passerait ainsi sous l’escarcelle intégrale d’un Etat ségrégationniste, réactionnaire et belliciste.

    Comment les Palestiniens et les Palestiniennes pourraient ne se sentir dans une légitime colère lorsque le siège de leur autorité est ainsi absorbé par l’occupant ? Il s’agit d’une remise en cause de chaque gain, de chaque avancée, aussi faibles, aussi fragile soit-elle, vers l’édification d’un Etat Palestinien.

    Comment les populations musulmanes pourraient-elles réagir autrement que par la colère lorsque la mosquée d’Al-Aqsa, un des cœurs de leur religion est menacée d’être encerclée de barbelés ?

    Ils et elles ne le peuvent pas. Les organisations de la résistance Palestinienne appellent à un nouvel Intifada contre l’opération menée par Israël.

    Cette action vise, justement, à provoquer cette escalade de colère, de violence, cette escalade conflictuelle, laquelle peut porter loin. Car, derrière cette question, des enjeux immenses se trament.

    Les réactionnaires et les colonialistes d’Israël veulent en profiter pour étendre leurs colonies, leurs possessions territoriales, étendre leur contrôle de la Cisjordanie, déjà fragmentée en éclats. Ces agents provocateurs mettent sciemment en danger les civils israéliens et palestiniens pour assouvir leurs ambitions.

    Les impérialistes US renforcent ainsi leur bastion dans le secteur, assurant et  consolidant ce point d’ancrage, en plein milieu d’une zone stratégique de premier ordre, mêlant champs de pétrole et canal de Suez. Il s’agit également de se contrer l’implantation sans cesse croissante des bases russes et des intérêts chinois dans le Moyen-Orient. Au sein de ce pays, des sectes réactionnaires, apocalyptiques, applaudissent Donald Trump comme un nouveau croisé de la religion chrétienne.

    Plus original, l’Arabie Saoudite veut pousser à l’escalade dans le but d’entrainer son rival Iranien, de le contrer. L’hostilité manifeste des deux puissances régionales est à son comble, chacune se livrant en Syrie une proxy war au travers d’intermédiaires. L’Arabie Saoudite voit dans Israël un fer de lance pour contrer un Iran en expansion rapide.

    Nul doute que d’autres puissances s’empresseront de souffler sur les braises, d’un côté ou de l’autre, dans le but qu’éclate un conflit de grande ampleur. Le gouvernement français n’a pour le moment pas émit de position claire à ce sujet, Emmanuel Macron déclarant que la décision de Trump était cependant regrettable.

    Nettement moins nuancé, le CRIF s’est empressé de l’appeler a soutenir sans réserve la position américaine.  Cette déclaration précipitée, hasardeuse et dangereuse illustre le fait que le CRIF ne représente qu’une fraction des juifs et juives de France. Historiquement, ce conseil se montre proche des positions les plus réactionnaires en Israël.

    La paix doit être entendue !

    La provocation doit cesser ! Ces mesures unilatérales, aventuristes, provocatrices, prises par les USA et Israël, doivent être annulées. Ce jeu d’apprenti-sorcier risque de se payer en fleuves de sang, de sang du peuple, des masses, de gens qui n’ont pas de haines les uns envers les autres, pas d’intérêt à ces conflits.

    Cette provocation ne sert que les intérêts d’une bande de vampires opportunistes, qui se régalent des dividendes du conflit : les bourgeois et les bourgeoises, les impérialistes et les colonialistes.

    Cette provocation alimente l’antisémitisme au sein de la France, tout comme elle alimente la croisade pogromistes et racistes contre les musulmans et musulmanes, contre les personnes issues de l’immigration. Ce n’est pas un hasard si Manuel Valls posait à côté d’une ministre israélienne d’extrême-droite.

    L’Unité Communiste de Lyon soutient et soutiendra toutes les initiatives opposées à cette annexion et à ces provocations à la guerre.

    L’Unité Communiste de Lyon déclare accorder son soutien à la résistance palestinienne dans son ensemble, tout en accordant un soutien positif au projet politique des communistes Palestiniens, dans leur lutte pour qu’une paix juste et durable émerge.

    L’annexion faite par Israël est l’imposition d’un Apartheid, d’une ségrégation raciste et coloniale. L’Unité Communiste de Lyon soutient la position du mouvement communiste , en Palestine comme dans le monde, depuis 1947 : un seul Etat, binational, laïc, démocratique et populaire.

    La naissance de cet Etat ne peut se faire hors de la lutte !

    Vive la lutte anticolonialiste, vive la lutte anti-impérialiste !

    Palestine vivra, Palestine vaincra !

  • A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon était présente à l’anniversaire organisé par les camarades Kurdes de la région lyonnaise, pour célébrer un anniversaire de plus de lutte, de combat, de victoires et de deuils. Tenu a Vénissieux, dans la salle Joliot-Curie, cet anniversaire de la fondation du PKK est un événement qui nous paraît important de célébrer. Nous ne partageons pas intégralement le contenu et le programme politique du Parti des Travailleurs du Kurdistan.  La question du confédéralisme démocratique, défendu notamment par le camarade Öcalan, est un débat qui est nécessaire d’être mené, à nos yeux. Mais cela ne nous empêche pas de juger qu’il est important, essentiel même, de lutter contre sa criminalisation, contre la répression qu’il subit, et de soutenir la cause qu’il défend. Cela ne nous empêche pas de pleurer, nous aussi, les membres du PKK qui tombent sous les balles des fascistes. Nous accordons une place importante à la solidarité internationale, ce qui justifie notre présence.

    Nous voulions transmettre le message suivant à nos camarades Kurdes, qui nous ont invité, pour les remercier et pour donner notre point de vue général.

    Au nom de l’Unité Communiste de Lyon, nous remercions nos camarades révolutionnaires de nous avoir invité à cet anniversaire. C’est pour nous, un aspect important de la lutte contre l’impérialisme et contre la réaction mondiale que de démontrer que la solidarité internationale n’est pas un mot creux.

    Nous saluons la lutte exemplaire, pour la liberté, pour l’égalité, pour l’indépendance que mènent les camarades Kurdes et leurs alliés politiques. Le combat pour Kobané ouvre une nouvelle page d’histoire de la lutte des peuples contre l’oppression et l’obscurantisme.

    Dans le combat contre le régime fasciste d’Erdogan, contre ses agents et ses serviteurs, les forces Kurdes et leurs alliés, unis en front commun, combattent toujours. « Comment un tel miracle est possible ? » se demandent les réactionnaires et les exploiteurs.

    Ce miracle est possible, car on ne peut détruire le peuple, on ne peut extirper la révolte des opprimés. On ne peut contenir indéfiniment la colère légitime, qui balaie tous les ennemis, tous les exploiteurs, qui les écrase et les annihile.

    L’expérience de la lutte au Kurdistan comme dans les zones où rayonne la guérilla, cette lutte pour la liberté, est un enseignement riche pour toutes et tous, organisations comme individus. Elle est une illustration concrète des principes révolutionnaires. Elle est une illustration, dans les espaces contrôlés par les armées populaires, dans les espaces libérés de l’emprise de l’impérialisme de  ce que peuvent faire les masses populaires.

    La liberté pour les opprimés et les dominés. La lutte contre l’obscurantisme, contre les discriminations faites aux femmes, contre l’exploitation capitaliste, contre la surexploitation impérialiste. Seules les masses, seuls les forces populaires peuvent apporter une réponse à ces questions.

    Ce que nous illustre la lutte des camarades est un aspect essentiel, fondamental. Elle est une nouvelle démonstration de ce que représente le chemin vers la Liberté.  Comment celle-ci l se conquiert et -surtout- se défend.

    Les lois, les votes, les textes ne font pas reculer les manigances des impérialistes et des oppresseurs. Seul l’autodéfense populaire le permet. La bourgeoisie, les exploiteurs, ne reculent devant aucun crime pour imposer leur loi. Comme l’indique le chant « l’Internationale » « L’Etat opprime et la Loi triche. »

    La bourgeoisie, qui impose sa loi, n’hésite pas à la transgresser si celle-ci l’entrave un tant soit peu.

    La lutte des camarades Kurdes et de leurs alliés brise les illusions des réformistes, elle brise les illusions vers le fait que les impérialistes acceptent la victoire du peuple sans sourciller.

    Elle brise le mythe de la démocratie bourgeoise, et par là même, fait entrer en scène celle du peuple.

    La seule chose qui fait reculer la bourgeoisie et les impérialiste est la défaite pure et simple. Elle est la défaite par la mobilisation des travailleurs, des travailleuses, des opprimés. La bourgeoisie ne courbe l’échine que devant une seule chose, devant la force populaire, organisée, rigoureuse, dirigée par un Parti Révolutionnaire capable de mener les masses à la victoire.

    Dans les pays dominés, dans les pays opprimés, comme dans les pays impérialistes, une seule voie amène à la victoire, celle de la révolution !

    Vive la lutte anti-impérialiste, vive la lutte révolutionnaire !