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  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon

    L’Unité Communiste de Lyon adresse des vœux de combativité à l’ensemble de la classe ouvrière et des masses populaires de France. Elle salue ses camarades qui luttent contre l’impérialisme français et mondial. Elle salue les communistes de France et du monde entier.

    Nos vœux pour la nouvelle année sont simples : ils sont de travailler avec ardeur, avec application, à construire les outils de la victoire contre nos bourreaux, les exploiteurs, les oppresseurs, la grande bourgeoisie monopoliste, son État, ses forces de répression.

    Ils sont simples dans leur formulation, mais sont exigeants dans leur concrétisation. Pourtant, des pas sont faits jours après jours, mois après mois, années après années pour parvenir à ce que renaisse un mouvement de contestation de l’ordre bourgeois, un mouvement qui remette en cause un ordre injuste.

    L’année écoulée a été une année qui a permis des bonds de géant. La politique d’offensive à tout prix, menée par le gouvernement Macron & Philippe a lancé dans la bataille des couches entières de la population de notre pays. Elle a confronté à sa police, qui insulte, blesse, mutile, tue. Elle a confronté toute une génération, toute la jeunesse, à la transcription dans la pratique de ses prétendus fondement de loi, de démocratie, d’égalité. Sa justice s’est démasquée. Elle a montré son visage de classe, tendre avec les Sarkozy, les Benalla, mais impitoyable face à tous ceux et celles qui s’en prennent à l’ordre établi.

    Au cours de cette année, la rapacité de la bourgeoisie à fait plus fort que toutes les mobilisations précédentes : elle a jeté dans la rue des centaines de milliers de personnes qui ne l’avaient jamais arpentée pour lutter. Et elle a fait en sorte qu’elles n’oublient jamais la manière dont elles ont été traitées.

    Peut-être l’année 2019 et le printemps seront-ils celui des luttes ou celui du reflux et de la démoralisation ? Nous ne sommes pas des prophètes et nous ne pouvons prétendre être capable de discerner les futures évolutions de la mobilisation de masse dans le marc de café.

    En revanche, nous devons jouer notre rôle, parmi tous les militants sincères, parmi les communistes présents dans notre État, parmi les opprimés et les exploités. Nous ne pouvons prétendre, à nous seuls, être un barrage contre les reflux, contre les démoralisations, contre les épuisements. Mais nous pouvons transformer ceux-ci en des renforts pour les organisations de combat de la classe ouvrière et des classes populaires. Car il est sûr que les attaques ne vont pas cesser, qu’elles vont s’accroître. La misère et les tensions internationales également.

    Nous pouvons et devons apporter un bond qualitatif dans les luttes et dans la politisation de celles-ci, pour que la colère se mue en résolution, pour que la rage contre l’exploitation et contre l’oppression se mue en volonté politique de battre la bourgeoisie, le patronat, les banquiers, les rentiers. Que cela se mue également en désir conscient de vouloir construire un nouveau modèle de société. Le rejet du fascisme et de la droitisation de la société, le rejet de la politique de guerre internationale, le rejet des aventures militaires qui sèment la mort et jettent sur les routes de l’exode des millions de personnes.

    Cette année passée, un bon nombre d’opportunistes se sont prétendus amis du peuple, amis des travailleurs, amis des exploités. Mais il ne fait aucun doute que les masques vont tomber de nouveau, face à l’échéance des élections européennes. Les électoralistes vont vouloir drainer la légitime colère vers une issue sous la forme d’un bulletin de vote inutile. C’est uniquement ainsi qu’ils conçoivent les luttes sociales, comme des marchepieds pour devenir les exécutants serviles de la bourgeoisie à la place des autres.

    Notre programme de 2019 n’est pas de mener les masses vers les abattoirs électoraux, vers les pièges, les traquenards. Il est au contraire de faire éclater la vérité, de faire voler en éclat les illusions sur la nature de classe de l’État et du pouvoir de la bourgeoisie.

    Notre programme est celui d’un travail acharné, sans relâche, pour construire les outils de la victoire. Pour avancer, localement, nationalement, internationalement, vers plus d’unité, plus de coopération, plus de coordination, et, au bout d’un processus de travail commun, dans la confiance et la sincérité, que se fondent en un seul moule les communistes, pour que naissent ou se renforcent les partis révolutionnaires.

    Il est celui d’un soutien et d’un renfort aux luttes qui naissent partout dans notre pays, mais également dans le monde entier, contre les mêmes maux, contre les mêmes ennemis, contre le capitalisme, l’impérialisme, la réaction et le fascisme.

    Il n’existe pas de remède miracle, qui tombera du ciel. Ce remède ne peut-être développé et administré que par la participation du plus large nombre possible de ceux et celles qui courbent l’échine sous le poids des chaînes, sous les entraves, sous les humiliations et les oppressions.

    Nous disons à ceux et celles qui sont toujours dans la nuit delà pauvreté et de l’oppression la plus sombre « La misère n’est pas une fatalité, l’oppression non plus. Le golem qui vous écrase n’est pas invincible. Ensemble, nous pouvons le briser. Quelques soient nos origines, nos couleurs de peau, nos religions, notre sexe, notre genre, nos goûts, nous faisons face à un même ennemi. Ensemble, nous sommes un seul front, une seule ligne, un seul rang contre un même ennemi. »

    Nous saluons ceux et celles qui jettent ces chaînes à terre, qui les rejettent, qui veulent s’en débarrasser. Nous leur disons « vous n’êtes pas seuls, vous n’êtes pas que des individus face à un pouvoir autoritaire, ensemble, organisés, nous serons une déferlantes qui balaiera les exploiteurs, rejoignez-nous ! »

    Nous saluons ceux et celles qui sont organisés, dans les syndicats combatifs, dans les organisations antifascistes, dans les associations d’entraide. Ceux et celles qui œuvrent dans tous les compartiments de la lutte, parfois visible, parfois invisible.

    Nous saluons ceux et celles avec qui nous travaillons. Mais nous saluons aussi ceux et celles avec qui nous n’avons pas encore de rapport de travail, ceux et celles à qui nous tendons la main, pour que finisse l’isolement et l’éparpillement des forces.

    Nous saluons également ceux et celles qui ne portent pas le même drapeau que nous, mais avec qui nous continuons ensemble un camp du peuple, un camp de la défense populaire, qui doit être uni, soudé et solidaire, pour ne pas être fracturé et détruit dans le détail.

    Les spectres de la guerre, de la famine, du fascisme, de l’obscurité ne sont dévorants que parce que ceux qui en tiennent la laisse sont faibles, sont réduits à les agiter pour se maintenir. 2018 a été une année de résistance. Il ne tient qu’à nous de faire de 2019 une année d’offensive !

  • Manifeste de Philippe Val contre l’antisémitisme moderne :  Une instrumentalisation.

    Manifeste de Philippe Val contre l’antisémitisme moderne :  Une instrumentalisation.

    Manifeste de Philippe Val contre l’antisémitisme moderne :

    Une instrumentalisation.

                    Dimanche 22 avril, 300 personnalités, et non des moindres, ont signé, dans les colonnes du journal Le Parisien, une tribune. Celle-ci s’insurge contre le « nouvel antisémitisme » en France.

                    Il serait possible de se réjouir, de voir derrière cela une ferme intention de lutter contre le développement fulgurant d’une extrême-droite radicale, raciste et antisémite. De voir une condamnation de l’existence des Bastions Sociaux, de se dresser contre les opérations menées par les Jeunesses Identitaires.

                    En somme, de voir un texte important fustiger l’attitude de Gérard Collomb, qui considère que condamner le fascisme est une « gesticulation. »

                    Mais nous sommes dans la France en 2018. Et les signataires de cette pétition lui donnent d’ores et déjà un contenu politique dont on ne peut qu’être méfiant.

                    Manuel Valls ; Bernard Cazeneuve ; Laurent Wauquiez ; Nicolas Sarkozy ; Alain Finkielkraut sont de la partie. Voilà qui annonce la couleur. En fait de texte progressiste, en fait de texte dénonçant le racisme, il s’agit d’une instrumentalisation pure et simple de la question de l’antisémitisme. Elle est de plus, orchestrée par Philippe Val, ancien directeur de Charlie Hebdo, notoirement connu pour son soutien la politique d’Israël tout comme pour ses tendances à l’islamophobie quelque peu débordantes.

                    Les pétitionnaires dénoncent rien moins qu’une « épuration ethnique » et exigent le fait que  « que les versets du Coran appelant au meurtre et au châtiment des juifs, des chrétiens et des incroyants soient frappés de caducité par les autorités théologiques, comme le furent les incohérences de la Bible et l’antisémitisme catholique aboli par (le concile) Vatican II, afin qu’aucun croyant ne puisse s’appuyer sur un texte sacré pour commettre un crime ».

                    Oui, l’antisémitisme existe, c’est un fait. Oui, il est présent dans les masses populaires, une forme latente, dans certains milieux anticapitalistes, sous l’équation juif = bourgeois. Oui, il est sain et il est légitime de le combattre. Il existe également du fait de l’instrumentalisation  par des réactionnaires de la question de l’existence d’Israël et de la politique de cet Etat. « au vieil antisémitisme de l’extrême droite s’ajoute l’antisémitisme d’une partie de la gauche radicale qui a trouvé dans l’antisionisme l’alibi pour transformer les bourreaux des juifs en victimes de la société » dit le texte. Une manière de faire exactement ce même tour de passe-passe, et de faire de l’antisionisme un antisémitisme pour le combattre.

                    Mais cette réaction, cet antisémitisme, qui le combat ? Ce ne sont nullement les signataires de cette pétition. Eux ont comme ambition de créer un faux débat, un faux choix. Etre contre eux, selon eux, c’est cautionner et soutenir l’antisémitisme. Un désaccord avec eux serait un geste de sympathie en direction d’une nébuleuse terroriste islamiste. Cela revient à prendre en otage le débat, à prendre en otage la lucidité politique. Il s’agit d’une méthode terroriste au sens premier du terme.

                    Qui lutte contre l’antisémitisme ? Ce sont les communistes et les progressistes. Ce sont eux qui, par l’éducation, par l’explication, font prendre conscience que ce qui forme le grand fossé dans la société n’est pas la question religieuse. Ce ne sont ni les différences de nation, de religion, de genre qui le sont, mais les différences de classe qui priment. Ce sont elles qui répartissent la population en deux camps antagoniques : les masse populaires contre la bourgeoisie. Les prolétaires contre ceux qui les exploitent.

                    Cette tribune est le fruit d’une coalition de réactionnaires qui, à aucun moment, ne cherchent à lutter contre l’antisémitisme. Elle n’est que de l’huile versée sur les flammes déjà rugissantes du racisme et de l’islamophobie qui en est le paravent. Elle sert de catalyseur à toute une mentalité pogromiste présente dans unes partie des masses de France. Les réactionnaires et les fascistes veulent attiser cette xénophobie, cette tendance au conflit, veulent l’instrumentaliser et s’en servir comme appui pour écraser les masses populaires dans leur ensemble.

                    Eux sont du côté de ceux qui, en secret, se réjouissent de l’antisémitisme. Ils sont ceux et celles qui, cyniquement, instillent les luttes entre les ethnies, entre les genres, entre les nations pour le compte de leurs intérêts.

                    Oui, les religions portent un poids réactionnaire. Elles défendent des modes d’organisation de la société basées sur des conceptions rétrogrades, patriarcales, obscurantistes. Il est légitime de combattre les aspects réactionnaires des pratiques. Mais combattre ces aspects ne signifie pas réclamer un recours au couperet du législateur, autrement que par une non-ingérence des affaires religieuses dans les affaires publiques. Kalinine, brillant éducateur, président de l’URSS de 1924 à 1947, résumait ainsi sa politique : « Chez nous, personne n’est persécuté pour sa religion. Nous la voyons comme une erreur idéologique comme les autres, et nous la traitons par l’éducation. »

                    Les signataires de cette tribune ne veulent pas appuyer les éléments progressistes parmi les membres de la communauté des fidèles. Ce n’est pas leur but. Leur but est de frapper fort, violemment, contre les musulmans. Leur but est de déclencher un Pearl Harbor religieux, en s’attaquant au symbole le plus sacré des religions monothéistes, leur livre, le Coran. Exiger la réécriture ou la condamnation de certains passages, cela revient à frapper au cœur ceux et celles qui croient. Cela revient à exiger un acte d’auto-humiliation pour des communautés déjà frappées par la stigmatisation quotidienne. D’autant que les individus pris dans l’abominable spirale de la radicalisation religieuse n’ont jamais été des lecteurs avides du Coran ou des textes religieux. Car, miroir des fascistes, les obscurantistes mentent et déforment sans vergogne les faits pour qu’ils collent à leur désirs et leurs projets.

                    Non, tout ce qui les intéresse, c’est de se positionner dans la course à la réaction la plus virulente. Une compétition dans laquelle Les Républicains et le Front National rivalisent pour tenter d’appuyer les thèses les plus putrides, les plus réactionnaires, les plus fascisantes. Ils rivalisent pour nourrir les masses de messages incitant à la haine raciale. Ils rivalisent pour semer la discorde et le chaos parmi des masses populaires qui ont le plus grand besoin d’union et d’unité.

                    La bourgeoisie sent que les masses se raidissent, même privées d’un parti politique révolutionnaire. Elles se raidissent contre les menaces, contre les assauts, contre les liquidations de leurs droits. Elles se raidissent, se durcissent, radicalisent leur pensée. Semer la discorde, semer les germes de la guerre, voilà une méthode qui permet de les fragmenter.

                    Rejetons l’agitation et la propagande des provocateurs réactionnaires ! Opposons la solidarité de classe à l’agression raciste camouflée. Ne laissons pas la bourgeoisie diviser ceux qu’elle exploite, ceux qu’elle opprime. Ne laissons pas les fascistes imposer leur chape de plomb sur la société et sur le monde ! Défendons les droits démocratiques des minorités religieuses.

                    Défendons la solidarité populaire ! Dénonçons le racisme  !