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  • Hommage à Lénine

    Hommage à Lénine.

    Le 21 janvier 1924, Vladimir Illitch Oullianov décédait.

    Lénine a marqué l'histoire. Il existe, dans l'histoire contemporaine, un avant Lénine et un après Lénine. Nul, même le plus virulent anticommuniste ne saurait le nier.
    Marx et Engels, pour ne citer qu'eux, ont apporté un colossal travail philosophique, idéologique, politique pour comprendre le monde capitaliste, pour discerner ses rouages, pour tenter d'en déduire les lois objectives. Ils ont amené la fusion de la philosophie et de la science à un point jamais porté avant. En donnant naissance au matérialisme-dialectique et au matérialisme historique, les deux philosophes ont non seulement donné les clés de l'analyse du monde, mais aussi de sa transformation.
    C'est de ces clés que s'est saisi Lénine, pour les actualiser, pour les porter dans l'époque de l'impérialisme. En définissant cette ère nouvelle, non pas comme le fruit d'une épiphanie soudaine, mais d'un travail de recherche, Lénine caractérisa la guerre impérialiste, mais aussi la lutte de libération nationale, la lutte des pays dominés contre leur métropole.

    C'est son travail de combat idéologique et organisationnel qui a  permis de donner naissance au Marxisme-léninisme.

    Lénine a porté l'épée contre les idées des réformistes, des révisionnistes, pourfendant les thèses pourries et éculées de Plekhanov, Martov et Kautsky. Les thèses défaitistes sur le super-impérialisme, supposant qu'un jour, un seul impérialisme exploiterait en paix le Monde, et que ce jour serait celui de la révolution.

    Il a inscrit la dictature du prolétariat et la forme du parti de type nouveau dans le marbre, comme deux lignes de démarcation infranchissables.

    Le Parti Communiste s'est concrétisé de manière pleine et entière par ce travail ardu. Un Parti subordonné à sa tâche première: la conquête du pouvoir. Un parti rompant avec l'électoralisme, l'économisme, pour devenir un fer de lance de la révolution.

    Une révolution non pas basée sur le romantisme, mais sur l'efficacité, sur le professionnalisme, sur une avant-garde capable de pouvoir briser le pouvoir bourgeois, sans dépendre d'une illusoire "avancée des mentalités," si chère aux anarchistes, qui repousse aux calendes grecques la révolution, tant le poids de l'idéologie bourgeoise est écrasant.

    Une révolution qui ne ment pas. Qui annonce quelles seront les étapes et les difficultés, et qui ne cache pas que la guerre frontale avec la bourgeoisie aura lieu, qu'elle sera dure et sanglante. Que la dictature du prolétariat est une nécessité pour affirmer le pouvoir du prolétariat, encore vacillant et dépendant des experts bourgeois pour le fonctionnement de l'économie, de l'administration, de l'armée.

    Face à des gauchistes de façade comme Trotsky, criant des mots d'ordres erronés comme celui des Etats-Unis d'Europe, lançant des slogans trompeurs et défaitistes sous couvert de révolution permanente, niant le rôle de la paysannerie, Lénine à sur répondre avec une ligne juste. L'alliance des ouvriers et des paysans dans la révolution ; la lutte contre l'impérialisme et non le soutien fallacieux à celui-ci ; la possibilité d'une révolution ici et maintenant. Le fait de saisir l'opportunité de la faiblesse d'un impérialisme, d'un camp, pour frapper et pour renverser la bourgeoisie.

    A ces mêmes qui voulaient faire du Parti une bande, il opposa des principes de commandement pour faire triompher l'efficacité. Pour faire triompher la discipline, et écartant les fractions, les cliques, au profit d'une conception centraliste-démocratique.

    Contre l'entrisme qui corrompt et qui est inefficace, Lénine plaida pour que soit hissé haut le drapeau de la révolution, et pour qu'on ne mente jamais aux travailleurs. Les organisations ne sont pas des coquilles vides qu'on peut, à souhait, "tirer vers la gauche", comme le clament les trotskistes -mais ils ne sont pas les seuls à le faire- mais elles découlent de préalables théoriques, idéologiques, stratégiques.

    Bien que peu entouré, Lénine a démontré, entre février et octobre 1917, que même un groupe réduit de communistes, lorsqu'ils trouvent la ligne juste, peuvent changer la donne. Le pouvoir bolchevik, embryonnaire, s'est rapidement affirmé comme le seul pôle à même de pouvoir porter la révolution.

    Il a fallu faire des choix, il a fallu faire preuve d'audace pour triompher des obstacles. Il a fallu faire preuve d'un sang froid de chaque instant pour ne pas être effrayé par les succès, effrayé par le défi lancé à l'impérialisme et à la bourgeoisie.

    Certains l'ont été. Peu à peu, chaque parti autre a rejoint les rangs de l'opposition. Franchissant la ligne de démarcation qui sépare le révolutionnaire du traitre. Une de ces lignes de démarcations, Lénine la paya de sa chair. Fanny Kaplan, Socialiste-Révolutionnaire de Gauche, tenta, en 1918, de l'assassiner. La tentative laissa Lénine grièvement blessé, et contribua certainement à l'affaiblissement de sa santé durant les six années qui lui restaient à vivre. Les derniers mots de la tueuse la démasquèrent comme un agent des intérêts occidentaux : « J'ai tiré sur Lénine parce que je le considère comme un traitre au socialisme et parce que son existence discrédite le socialisme. Je suis sans réserve pour le gouvernement de Samara et pour la lutte contre l'Allemagne aux côtés des Alliés. » Maquillant la trahison en gauchisme, les SR de gauche étaient une illustration de la peur pathologique qu'ont les droitiers et les révisionnistes de la révolution et de ses conséquences. Terrifiés par l'idée de se couper des engagements contractés par le régime tsariste avec les alliés, ils préférèrent ourdir des conspirations contre le gouvernement soviétique plus que d'appuyer la révolution.

    On n'est trahi que par les siens, c'est une glaçante constante. Les ennemis de la révolution ont continué leur travail de sape, infiltrant. Mais lorsque les trotskistes et les blocs variés qu'ils eurent pu constituer, agirent, ce ne pût être que dans l'ombre, tant ils étaient battus et rebattus dès qu'ils exprimaient leurs arguments futiles en public.

    Après avoir tant fait pour la révolution et pour donner une impulsion de progrès à l'idéologie, Lénine est décédé des suites d'une hémorragie cérébrale. Son histoire aurait pu s'arrêter là, mais heureusement, des continuateurs ont existé. Le léninisme à pu être synthétisé par Staline, condensé en un ouvrage majeur le résumant : les questions du léninisme. L'œuvre a été enrichie, et l'est toujours, par ceux qui continuent à contribuer à l'avancée de la science marxiste.

    L'URSS a poursuivi sur la voie tracée par Lénine, avançant, contre le camp capitaliste, et prouvant à la face du monde que le socialisme est réalisable, et qu'il balaie d'un revers de la main le capitalisme pourrissant. L'URSS, de pays moyenâgeux, arriéré, s'est hissée en 30 ans à l'égal des plus grandes puissances.

    La mise en œuvre des plans quinquennaux, de l'étatisation de l'industrie, mais aussi de la collectivisation des terres ont permis d'éradiquer la pauvreté, la misère noire, endémique à la Russie Tsariste. Une économie planifiée, faisant la chasse au gaspillage, imperméable aux crises, a été mise en œuvre, faisant franchir les étapes du développement économique en étant chaussé de bottes de sept lieues. Cela, sans renoncer à la lutte des classes, qui chaque fois s'est faite plus aigüe, plus profonde, rejetant, dans les oubliettes de l'histoire, les classes sociales parasitaires. Le bilan de Lénine lui confère une aura d'invincibilité. Pourtant, chez Lénine et ses continuateurs, des y eut des manques, des failles, des erreurs. Tout était expérimental, tout était à découvrir. Ces failles, les chercheurs du marxisme tentent de les trouver pour les élucider et les corriger, pour renforcer l'idéologie léniniste. Si nous reconnaissons des erreurs, nous les formulons ouvertement, car la critique doit être constructive. Mais d'autres l'ont fait et le font en sous main, non pour améliorer le léninisme, mais pour en saper les bases.

    Ceux qui attaquèrent, par la suite, la personne ou  l'héritage de Staline n'ont rien fait d'autre qu'attaquer -à travers lui- la pensée de Lénine. Les trotskistes qui encensent Lénine mais crachent sur Staline ne font qu'attaquer, sans le courage de l'exprimer ouvertement, le léninisme. Les révisionnistes soviétiques, agglomérés autour de Khrouchtchev, ne posèrent nullement des corrections sur le travail de Staline, au contraire, ils clamèrent leur rupture, en catimini, avec le léninisme.
    Les révisionnistes et le pouvoir russe d'aujourd'hui feraient mieux de brûler la dépouille de Lénine plutôt que de la déshonorer chaque jour en l'utilisant pour leurs combines et pour peindre en rouge leurs crimes.

    La bourgeoisie elle aussi, utilise des procédés similaires de falsification et de révision. Il n'est pas possible de battre, de détruire, le point central de l'œuvre de Lénine. Il n'est pas possible de battre en brèche le marxisme-léninisme et le matérialisme-dialectique. Alors pour contourner cet écueil, la bourgeoisie camoufle ses assauts. Son discours clame que "Lénine était gentil, Staline méchant", qu'il fut le corrupteur, le traitre, qu'il entraina l'URSS dans les abîmes. Bien piètre camouflage. Tout comme cette litanie d'un communisme "bon en théorie", mais dont on refuse la mise en œuvre, parce qu'elle écrase la bourgeoisie, qu'il est autoritaire, qu'il est "mauvais".

    Et pourtant, c'est Lénine lui-même, qui s'exclamait ainsi : "Nous" disons donc à la bourgeoisie: Vous, exploiteurs et hypocrites, vous parlez de démocratie alors qu'à chaque pas vous dressez des milliers d'obstacles pour empêcher les classes opprimées de participer à la vie politique. Nous vous prenons au mot, et afin de préparer les masses à la révolution, pour vous renverser, vous autres exploiteurs, nous demandons, dans l'intérêt de ces masses, que votre démocratie bourgeoise soit élargie.

    Et si vous, exploiteurs, tentez de résister à notre révolution prolétarienne, nous vous réprimerons impitoyablement, nous vous enlèverons vos droits politiques; bien plus nous vous refuserons le pain, car dans notre république prolétarienne, les exploiteurs n'auront pas de droits, ils seront privés d'eau et de feu, car nous sommes des socialistes pour de bon."

    L'œuvre de Lénine est immortelle. Elle est, et demeure, un guide pour notre lutte, pour notre action, pour la révolution.

    Nous honorons sa mémoire en la maintenant vivante, contre l'ossification, la falsification, la révision.

    Lénine est toujours vivant dans la lutte ! Vive le léninisme, vive le communisme !

  • Renforcement de la présence militaire en Europe, le spectre de la guerre n’est pas mort.

    L’Otan mise sur la dissuasion face à la Russie : les premiers blindés américains à destination de l’Est de l’Europe sont arrivés à Bremerhaven. C’est le plus grand déploiement de forces depuis la fin de la Guerre froide”.

    Tels sont les propos relatés par le journal Der Spiegel, principal hebdomadaire d'investigation allemand. C'est dans la petite ville portuaire de Bremerhaven que débarquent les hommes, les chars et le matériel de l'Alliance. Avec le soutien logistique de la Bundeswehr, ces derniers vont venir prendre leurs quartiers dans la ville de Sagan en Pologne, laquelle héberge leur centre de commandement. Ce débarquement d'ampleur doit renforcer la présence militaire américaine dans les pays Baltes, en Roumanie, ainsi qu'en Bulgarie et leur fournir une force de réponse rapide. L'objectif est de constituer une démonstration de force face à la politique de la Russie de Poutine, notamment de son implication dans le conflit ukrainien, toujours actif bien qu'il ait quitté la une de l'actualité au profit du conflit syrien où, là aussi, Moscou et l'Alliance poursuivent des buts diamétralement opposés.

     

    Ce n'est pas la première fois que nous relatons la résurgence des tensions entre la Russie et OTAN. L'Europe Orientale et les Balkans sont toujours -cela tend même à s'accentuer- la poudrière du vieux continent. Planifié avant le changement d'administration, ce déploiement de renforts tend à militariser davantage la région. Les confins de l'Europe restent un enjeu géostratégique entre Europe, USA et Russie.

    Le nouvellement nominé Donald Trump affirme une volonté de se tenir à l'écart des conflits, à effectuer un repli vers une politique isolationniste. Le milliardaire est également un apôtre, officiellement, d'une alliance avec son homologue Russe.

    Pour autant, malgré la prise de position du président US, il est douteux de voir les Etats-Unis renoncer à une conception géopolitique antagonisant la Russie comme l'ennemi principal, or du cadre d'une alliance tactique pour contrer la montée de la Chine, contre laquelle le président Trump ne cesse de pester.

    Depuis l'amiral Mahan, à l'aube du XXème siècle, jusqu'à Brzezinski et ses héritiers, la doxa américaine considère qu'il n'est nullement possible de s'accomoder d'une Russie -ou d'une Chine- puissante. Difficile de croire que même le sulfureux Trump puisse tordre une logique aussi établie.

    Provocation de troubles, échec, nouvelle provocation, nouvel échec, et cela jusqu'à leur ruine — telle est la logique des impérialistes et de tous les réactionnaires du monde à l'égard de la cause du peuple; et jamais ils n'iront contre cette logique.

    C'est là une loi marxiste.

    Quand nous disons: «l'impérialisme est féroce», nous entendons que sa nature ne changera pas, et que les impérialistes ne voudront jamais poser leur coutelas de boucher, ni ne deviendront jamais des bouddhas, et cela jusqu'à leur ruine.

    «Rejetez vos illusions et préparez-vous à la lutte» (14 août 1949)

     

    En Allemagne, certaines voix se sont élevées pour dénoncer ce déploiement. Ainsi, le ministre-président du Brandebourg, Dietmar Woidke (SPD), a dénoncé la militarisation de la frontière germano-polonaise. Des protestations ont également été émise par le parti Die Linke -affilié au parti de la gauche européenne auquel prend part notamment le PG et le PCF-, ainsi que par les réactionnaires de l'AfD.

    Aucun des contradicteurs n'analyse ce conflit pour sa véritable nature, c'est-à-dire une aggravation des tensions internationales entre impérialismes concurrents. Si ceux-ci dénoncent l'agressivité de l'occident envers Vladimir Poutine, c'est pour prendre la défense de ce dernier, non pour analyser le risque de conflagration mondiale. Bien qu'étant de bord diamétralement opposés, les réactionnaires virulents et la gauche réformiste radicale voient chacun ce qu'ils veulent voir dans les yeux du président de la Fédération de Russie. Les uns y voient le rempart contre la décadence de l'Europe et comme le symbole d'un rigorisme tsariste teinté de moralisme orthodoxe ; les autres croient y voir les ferments de la révolution anti-américaine et se perdent dans les symboles soviétiques, qu'il agite comme des colifichets devant leurs yeux. L'ironie de la chose veut que ce dernier se soit prononcé pour soutenir François Fillon pour ce qui est des élections au sein de l'Etat français.

     

    Nous communistes, condamnons l'impérialisme dans son ensemble, et celui de notre propre Etat en premier lieu. L'Etat français reste globalement en retrait dans cette affaire, ses liens de clientèle avec l'orient de l'Europe se limitent à la Roumanie -à travers Dacia notamment- ainsi qu'avec la Pologne. La France elle-même, bien que membre de l'OTAN, est dans une position originale. La grande majorité de ses candidats à l'élection présidentielle semblent vouloir vanter les mérites de la Russie comme alliée et comme modèle, et -au final- seul le Parti Socialiste et les trotskistes prennent une position pro-occidentale tranchée.

    La raison est simple, l'Etat français à ses interêts principalement tournés vers l'Afrique. Il ne s'intéresse guère qu'à la concurrence qui pourrait surgir là-bas.

    Nous rejetons la logique campiste qui veut qu'on acclame Vladimir Poutine ou l'OTAN.

    Ce n'est pas notre tâche que de soutenir l'un ou l'autre des camps de nos ennemis. Nous refusons de voir l'Europe redevenir un champ de bataille.

    Si le spectre de la guerre ressuscite une fois de plus, elle ne sera menée que la bourgeoisie monopoliste et ses intérêts. Le prix du sang, en revanche, sera payé par les peuples et les travailleurs. Nous refusons de servir de chair à canon. Mais que la bourgeoisie se méfie !

     

    Actuellement, dans tous les pays du monde, on discute de l'éventualité d'une troisième guerre mondiale. Nous devons être préparés psychologiquement à cette éventualité et l'envisager d'une manière analytique. Nous sommes résolument pour la paix et contre la guerre.

    Mais si les impérialistes s'entêtent à déclencher une nouvelle guerre, nous ne devons pas en avoir peur. Notre attitude devant cette question est la même que devant tous les désordres: primo, nous sommes contre, et secundo, nous n'en avons pas peur.

     

    La Première guerre mondiale a été suivie par la naissance de l'Union soviétique avec une population de 200 millions d'habitants.

     

    La Seconde guerre mondiale a été suivie de la formation du camp socialiste qui englobe une population de 900 millions d'âmes.

     

    Il est certain que si les impérialistes s'obstinent à déclencher une troisième guerre mondiale, des centaines de millions d'hommes passeront du côté du socialisme et seul un territoire peu étendu demeurera aux mains des impérialistes; il est même possible que le système impérialiste s'effondre complètement.

     

    «De la juste solution des contradictions au sein du peuple» (27 février 1957)

    Entre le moment où ces mots étaient couchés sur le papier et aujourd'hui, tant a été perdu. Pourtant, nous devons avoir foi, avoir une foi inébranlable dans l'esprit de paix et de fraternité des peuples.

    Nous devons reconstruire le camp de la paix, reconstruire la solidarité internationale entre les peuples, les liens d'amitié, d'amour que nous entretenons, que nous devons entretenir, entre tous les exploités, tous les opprimés.

     

    C'est ainsi que la guerre de la bourgeoisie se muera en guerre contre la bourgeoisie, qu'elle sera balayée de la surface de la terre, et que des cendres de la guerre naîtra l'Etat du peuple.

     

     

  • Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.

    Après plusieurs mois de travail, de recherche, de compilation de document et de sources, nous avons la fierté de pouvoir annoncer la sortie physique de notre premier ouvrage.

    176 pages, format poche, dédiées à traiter une question qui reste centrale pour beaucoup de communistes à l'heure actuelle: celle du PCF.

    Sans concession, nous décortiquons l'histoire idéologique du PCF et sa ligne actuelle, ainsi que celle de son opposition interne. Nous reprenons son historique, son évolution idéologique, ainsi qu'une critique des textes du congrès de 2016. C'est également l'occasion de se pencher sur la nature idéologique de l'opposition interne, tant mise en avant comme étant la clé d'un illusoire retour à un P.C.F. révolutionnaire.

    Cet ouvrage est pour nous le préalable au fait de traiter en profondeur d'autres questions toute aussi brûlantes, et de pouvoir affûter, sur la pierre de la critique, notre idéologie communiste, laquelle ne peut se contenter de folklore et de présupposés.

    Nous présentons ici la préface de l'ouvrage:

    Nous avons choisi de produire ce texte car les questions relatives au PCF sont récurrentes pour beaucoup de communistes qui n’en font pas partie. Nous avons jugé qu’il était de notre devoir d’apporter une réponse que nous jugeons comme étant définitive.

    En effet, nombre de fois, nous avons apporté notre point de vue, donné notre avis sur cette question, répondu lors de conversations sérieuses comme à bâtons rompus.

    Inlassablement, nous avons argumenté. Inlassablement nous avons répondu. Et inlassablement les questions sont revenues, toujours similaires.

    Or nous ne considérons pas que le mouvement communiste, son histoire, son expérience, soit le fruit de conversations. Il est le fruit de débats tranchés. Il est le fruit de lignes de démarcations.

    Nous souhaitons donc apporter cette réponse nécessaire et critique sur la question du PCF.

    D'autant que le capitalisme comme le révisionnisme ont beaucoup détruit. Une grande partie ne l'histoire du mouvement révolutionnaire, de l'histoire du mouvement ouvrier, a été balayée, noyée sous des monceaux d'ordures. La théorie révolutionnaire ne peut se nourrir de mythes, ni de légendes, de héros ou de symboles. Cela serait faire preuve de folklorisme, vernis de l'ignorance.

    La force et la légitimité des révolutionnaires ne trouvent pas leur source dans la citation d'événements, de dates, dans des lieux communs, dans des portraits, mais dans la vie de leur théorie, dans la vie de leur idéologie.

    Nous voulons, à notre échelle, relancer un "darwinisme des idées", une lutte entre les différentes conceptions, dont le but est d'opérer un réel tri, sans présomption, pour que les conceptions les plus adaptées, les plus avancées, soient systématisées, adoptées, tandis que les positions fausses soient définitivement liquidées.

    Cela, nous le faisons aujourd'hui sur la question du PCF, mais c'est un travail que nous souhaitons poursuivre pour avancer progressivement, en répondant aux conceptions erronées les unes après les autres, sur la base de documents argumentés, sans anathèmes, mais bien par le débat de fond.

    Les idées et les thèses pourries ne survivent que parce qu'elles ne sont pas battues sur le fond.

    Affûtons notre idéologie en la soumettant au feu de la critique, en la confrontant à la réalité, mais également au débat.

    Jamais encore personne n'a réussit à prouver que le matérialisme-dialectique et le matérialisme historique puissent avoir de failles.

    Jamais encore le marxisme n'a été battu en brèche.

    Si il a été affaibli, ce n'est que parce qu'il a été remisé, oublié, révisé.

    Notre tâche est de lui redonner, à notre niveau, avec nos moyens, de la vie.

    Ce débat n'est pas une attaque lancée contre des militants honnêtes qui peuvent se trouver dans ces organisations, il n'est ni une agression, ni une injure. Cependant, l'enjeu est de taille. C'est pour cela que nous considérons qu'il est de notre devoir de communistes de frapper les vices dans la théorie, de frapper avec force les révisions et les manques.

    Nous acceptons la critique envers nos positions sans colère et sans ressentiment, du moment qu'elle est justifiée et motivée. Nous la considérons nécessaire et bienvenue pour avancer.

    Si, d'aventure, certains prennent ces critiques pour des injures, qu'ils sont touchés dans leur orgueil, cela les regarde. Nous ne sommes pas là pour être des héros, mais pour assumer, comme nous le pouvons, notre part de travail vers la révolution prolétarienne.

    Les premiers exemplaires seront disponibles mi-janvier. Pour toute demande ou toute commande, notre contact: unite.communiste.lyon@gmail.com

     

    Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.
  • La chute de Alep-Est vue par un membre fondateur des YPG.

    La chute de Alep-Est vue par un membre fondateur des YPG.

    Traduit de l’anglais par l’Unité Communiste – Lyon.
    Texte original de Polat Can, membre fondateur des YPG

    — Unités de protection  du peuple —

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    (Source de l'image: Figaro)

    Nous reproduisons ce texte afin de participer à alimenter le débat qui traverse l'ensemble de forces militantes progressistes ou se revendiquant révolutionnaires dans l'Etat Français. Nous avons communiqué à plusieurs reprises pour dénoncer cette attitude incohérente de certaines organisations ou de certains relais médiatiques alternatifs, lesquels tentent de faire cohabiter deux positions antagoniques: soutenir les Kurdes et leurs alliés -unis dans les Forces Démocratiques Syriennes- et soutenir la coalition majoritairement dirigée par des pro-Erdogan connue sous le nom d'Armée Syrienne Libre.
    Cette position est inacceptable pour nous, et constitue une ligne de démarcation importante et indiscutable. 

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    La partie est de Alep est tombée aujourd’hui — 13 Décembre 2016 — mais, en regardant les causes profondes qui ont tracé le chemin jusqu’à sa chute, on ne peut que réaliser qu’elle était inévitable. Non pas car les Baasistes et leurs alliés étaient plus fort, ou les factions islamistes plus faibles, mais à cause de la dizaine de facteurs qui ont accompagné Alep de sa première chute, en 2012, et qui ont mené à la seconde aujourd’hui.

    La première chute fut brève, non préparée et vint avec célérité tandis que la seconde arriva lentement, fut douloureuse et dévastatrice. En d’autres mots, la première chute fut la préface de la seconde.

    1- Nous devons nous rappeler que les révolutionnaires se sont moqués des habitants d’Alep pour n’avoir pas pris part à la révolution contre le régime du parti Baas; ils ont échoué a comprendre que Alep est une cité de commerce et d’industrie qui a besoin de sécurité, de stabilité et de routes ouvertes.

    2- Alep est divisée en deux districts; oriental et occidental, ce qui n’est pas qu’une division géographique, mais également sociale et culturelle.  Alep-Est est la maison des pauvres, dévots et pieux sunnites, kurdes des villages, kobanis, afrins et également  turcs. Tous sont pauvres et sont le prolétariat du bâtiment et de l’industrie textile. De l’autre côté, Alep-Ouest est la demeure de la classe moyenne des fonctionnaires du gouvernement, des riches et des propriétaires terriens qui se moquent des slogans politiques et ne recherchent que la stabilité pour prospérer. 

    3- Il existe des districts avec une majorité chrétienne (Arméniens, Assyriens, etc.) qui n’adhérent pas aux slogans islamistes qui ont pris le contrôle de la révolution depuis mi-2011 et se sont toujours méfiés des révolutionnaires venant des villages.

    4-Les districts avec une majorité kurde, particulièrement Al Ashrafia et Boustan Al Pasha, ont été les premiers à se battre et à rejeter les forces du régime et leurs brutes « Shabeeha » au printemps 2012. Ils se sont montrés méfiants vis-à-vis des slogans extrêmement chauvins et nationalistes de l’opposition et de ses alliés armés, soutenus par l’ennemi historique du peuple kurde… la Turquie.

    5- La chute de Alep-Est en 2012 n’a pas eu lieu à cause de ses dynamiques internes ou de son développement propre. Elle fut le fait de l’occupation armée par les villageois du Nord d’Alep (Andan, Hritan, Azaz et Hian).

    6- Les factions islamiques ont combattu et détruit les familles et les tribus influentes, ce qui a poussé bon nombre d'habitants à s’allier avec le régime.

    7- Une fois que les factions islamiques ont pris le contrôle de Alep-Est, elles ont tout volé et pillé et l’ont exporté vers la Turquie à des prix extrêmement bas, ce qui a mené à la destruction de l’économie et des possibilités d’emploi desquelles dépendaient l’existence de la population. *

    8- L’opposition armée était divisée en tellement de faction se combattant l’une l’autre pour se partager le butin du pillage et des vols dans les usines. Ces factions étaient éclatées en fonction de leur idéologie, ligne politique ou de leur origine géographique et religieuse, elles l’étaient aussi en fonction de leur loyauté à des états, des partis politiques ou des personnes spécifiques.

    9- La pénétration des factions islamistes extrémistes dans Alep et au sein de l’opposition armée a mené à l’imposition d’un nouveau style de vie pour les habitants comme pour les autres factions.  Le contrôle d’Ahrar Al Sham et d’Al Nusra ont donné au régime d’Assad et aux russes une raison et une légitimité à détruire la cité et à tuer ses habitants.

    Comme indiqué au début; la seconde chute d’Alep partage beaucoup d’aspects avec la première. — Mais pourquoi Alep est-elle tombée, malgré tout le soutien que les dizaines ou, peut-être, les centaines de factions, ont pu recevoir en terme de tonnes d’armes par la Turquie et de finance par les Saoudiens et les Qataris ? Malgré la propagande médiatique sur l’établissement d’une chambre d’opération commune pour toutes les factions, accompagnée de menaces et de promesses ? Encore une fois, pourquoi Alep est elle tombée ?

    1- Les divisions entre les différentes factions, basées sur quel état les sponsorisent et quels sont les intérêts de ces états dans ce combat.

    2- Le contrôle des factions extrémistes islamistes, plus particulièrement de Al-Qaïda, ont terni l’image de la résistance armée, spécialement aux yeux des occidentaux.

    3- Les vendeurs des rues, les marchands de moutons ou d’orge sont devenus des stratèges militaires. Ils décidaient des plans, dirigeaient des expéditions tactiques et stratégiques. Ils sont devenus par la suite des seigneurs de la guerre et des potentats locaux qui rançonnaient/inféodaient leurs sujets [il existe une ambigüité sur la phrase d’origine: became warlords and local authorities who embezzle their subjects. NdT.]

    4- Ces factions islamistes extrémistes ne combattaient pas le régime. À la place, elles furent à l’initiative d’une guerre de quatre années contre le peuple kurde à Sheik Maqsoud [secteur de la banlieue d’Alep, peuplée majoritairement de kurdes. NdT.], assiégeant des centaines de milliers de Kurdes et d’Arabes, les bombardant avec des bombes chimiques et au gaz. Elles empêchèrent l’approvisionnement  en nourriture et en médicaments. C’est, à mon sens, l’aspect le plus important de la chute de l’opposition armée ainsi que de celle de l’est d’Alep.

    5- La résistance armée devint de facto un agent des services secrets turcs et celle-ci suivit les ordres de ses maîtres. La guerre à Sheikh Maqsoud est une indication claire de la nature de ces ordres.

    6- Les factions de l’opposition ont commencé à se combattre mutuellement et à commettre des atrocités, envers les civils, entre elles et envers les chrétiens et les kurdes. Ces atrocités étaient similaires à celles de l’État Islamique. Elles ont massacré et exécuté les civils dans les rues, commis des kidnappings, détruit des églises et ont ciblé les Kurdes.

    7- À cause de la guerre fratricide entre les factions armées, le régime fut capable de prendre Al Nobel et Zahraa, déconnectant ainsi Alep d’Azzaz, des villages du nord et ainsi, au final, de la Turquie.

    8- Plusieurs factions de la résistance ont quitté leur positionnement dans cette guerre et ont rejoint le régime, après qu’un mémorandum d’entente [convention bilatérale] ait été signé entre la Turquie et la Russie, signifiant que le régime aurait la possibilité d’assiéger Alep-Est  et de combattre pour la ville.

    9- La Turquie et l’opposition syrienne en Turquie ont sciemment joué la carte du bluff avec la résistance.  Elles ont émis des mensonges tels que le soutien inconditionnel de la Turquie dans la lutte contre le régime ou la conduite de négociation avec le régime qui se clôtureraient par un succès.  Malheureusement, la résistance armée a cru en ces mensonges et les combattants sont restés sous le bombardement hystérique des Russes et du régime, sans le moindre gain territorial au sol.

    10- Les services secrets turcs ont utilisé la résistance armée pour leurs propres objectifs et les ont soutenus dans leur prise de l’académie militaire Ramosa et de la prise de la route de Damas. Cela avant qu'Erdoğan ne programme sa visite en Russie, pour être dans une position favorable pour négocier avec Poutine. Mais, dès la fin de la rencontre, Erdoğan a ordonné la fin des opérations militaires dans Alep.

    11- A l'époque où l’opposition armée gagnait du terrain dans Alep-Ouest, coupant la route de Damas, Erdoğan leur a ordonné de quitter Alep et de se diriger vers Jerablus. Ce mouvement a été la dernière pierre qui a brisé le « dos de chameau » [lié à la forme particulière du front à cet endroit NdT.] et a mené a leur défaite et à la victoire du régime.

    12- Au lieu de marcher vers Damas pour achever le régime d’Assad, des milliers de combattants de la résistance se sont dirigés vers Sheikh Maksoud, Afrin, Jerablus et Al Bas pour combattre, aux cotés de l’Armée Syrienne Libre contre les Kurdes, suivant les ordres de leur maître Turc.

    13- Quelques années auparavant, un meeting s’était tenu entre les dizaines de factions, avec comme résultat le départ de leurs zones de combat pour se diriger vers les cités Kurdes à occuper, mais le résultat fut leurs défaites à Sera Kaniye, Rimelon, Qamishlo, Gire Spi et Afrin.

    Non seulement Alep-Est est tombée, mais elle est totalement ravagée. L’économie du plus grand centre du Moyen-Orient et un des plus vieux du Monde est détruite. La chute de l’Est d’Alep est aussi la chute du projet de la résistance armée et de leurs soutiens en Turquie. Elle est la chute de l’Islam politique et des Frères Musulmans, tout comme des agents de la Turquie et de leurs mercenaires. Cette chute est celle de chaque force qui combat le peuple Kurde. Je l’ai dit avant, je le redis « personne ne parviendra à défier et à vaincre le peuple Kurde ».

    Au final, le seul projet viable est le projet séculier et véritablement patriotique du peuple Kurde. Le projet des Forces Démocratiques Syriennes et des YPG. C’est le projet démocratique et fédéral qui peut tenir contre l’État Islamique, contre le régime et contre tous les dictateurs. C’est celui qui garantit un Kurdistan libre et une Syrie libre.

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     Texte original: http://www.kurdishquestion.com/article/3706-the-fall-of-eastern-aleppo 

  • Présidentielles en Bulgarie et en Moldavie: L’orbite russe s’agrandit-elle ?

    Présidentielles en Bulgarie et en Moldavie: L’orbite russe s’agrandit-elle ?

    Le 13 novembre dernier se sont tenues simultanément les élections présidentielles moldaves et bulgares. Ces élections ont vu dans les deux pays la victoire de deux candidats pro-russe, Igor Dodon en Moldavie, et Roumen Radev en Bulgarie.

    Le premier, Igor Dodon, anciennement membre du parti communiste de la république de Moldavie, et ministre de l'économie de 2006 à 2009, aujourd'hui membre du parti socialiste, a été élu sur la base d'un programme comprenant l'adhésion de la Moldavie à l'accord de libre échange Russie-Biélorussie-Kazakhstan, la dénonciation et la renégociation de l'accord d'association entre la Moldavie et l'Union Européenne et une transformation de la république en fédération. Ceci ayant de quoi séduire le Kremlin, puisque cela reviendrait à reconnaître le statut autonome de la Transnistrie, micro-état niché dans une vallée majoritairement peuplée de russes, en conflit avec Chisinau depuis la chute de l'URSS. Une Moldavie pro-Russe complique également la tâche d'une Ukraine toujours en guerre larvée avec les séparatistes.
     

    Le second a un profil plus obscur. Général de l'armée de l'air bulgare, indépendant soutenu par le parti socialiste bulgare, il souhaite un rapprochement similaire avec Moscou, sans remettre pour l'instant en question l'appartenance de la Bulgarie à l'UE et l'OTAN.

    A l'heure actuelle, il est difficile de prévoir comment cette élection se traduira concrètement pour ces deux pays. Cependant, cette oscillation entre Ouest et Est forme une tendance grandissante dans les pays d'Europe de l'est.

    En Hongrie, le régime fascisant de Viktor Orban, tout en maintenant le pays dans l'UE, assume clairement sa sympathie pour Moscou.

    En Serbie, où l'autorité du premier ministre Aleksandar Vucic ne cesse de croître, le discours balance entre le rapprochement avec l'UE, et l'amitié russo-serbe.

    Ces oscillations se sont également étendus au Monténégro et auxquelles nous avons déjà consacré une brève.

    Déception vis à vis d'une adhésion à l'UE et l'OTAN, vue comme une entrée dans un Eldorado, mais finalement marché de dupe ? Nostalgie issues du pacte de Varsovie et du COMECON ? Realpolitik liée à l'affaiblissement Européen et Américain ? Le diagnostic est loin d'être terminé.

    Ce qui est certain en revanche, c'est qu'entre une Amérique de Trump qui révèle un sentiment isolationniste dans l'opinion publique US et une Russie de Poutine montrant de plus en plus qu'elle semble avoir les moyens de sa politique d'affirmation, l'Europe, et notamment l'Europe de l'est, risque de redevenir un champs de bataille pour les impérialismes. Les tensions s'accumulent, et il est inéluctable que l'état actuel des choses, que les cartes que possèdent les impérialistes seront repartagées par la guerre.

    Ces pays, vulnérabilisés par le politique de "division internationale socialiste du travail" de Khrouchtchev, cheval de Troie du social-impérialisme soviétique, transformés en satellites économiques, pillés  par la thérapie de choc vers le capitalisme, sont les réserves de mains d’œuvre peu coûteuse pour les entreprises occidentales et sont des cibles pour qui veut étendre son aire d'influence. Elles sont des test de la capacité de réaction d'une Europe toujours sonnée par le Brexit.

    Dirigés par des cliques d'oligarques voraces, ces Etats sont mis devant un choix: une UE qui n'est qu'une alliance temporaire et fortuite de puissances capitalistes -France et Allemagne en tête- ou  une Russie se drapant dans une robe rouge qui cache bien mal sa nature toute aussi rapace et sournoise.

    Dans les deux cas, les peuples d'Europe de l'Est feront les frais de l'impérialisme de l'un ou de l'autre. Il n'est ni salut dans l'UE, ni dans le pacte de Shanghaï.

    L'impérialisme, c'est la réaction sur toute la ligne ! Il n'existe nullement une chose appelée "bon impérialisme."

    Notre camp, c'est celui du peuple, celui des travailleurs, et des exploités. Nous rejetons la logique Atlantiste voyant Satan dans la Russie, tout comme celle -inverse- des discrets amoureux de Poutine, qui se voient déjà dans une alliance eurasienne contre le Démon américain.

     

    Seul le front uni des masses laborieuses et la lutte contre l'impérialisme est gage d'indépendance. En Bulgarie, en Moldavie, dans les Balkans, en France et dans le Monde, un camp, celui du peuple !

  • La Turquie fait les yeux doux à l’organisation de Shanghai

    La Turquie, comme nous l'avions mentionné dans notre article Trump élu, la fin du Monde n'est pour autant pas pour demain, mis en ligne suite à l’élection américaine, est devenue vacillante. Après une passe d'arme avec la Russie, dans laquelle la Turquie devenait le fer de lance de l'opposition est-ouest, le ton a molli.

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    Pour cause, la Turquie est tiraillée entre les deux, elle est un enjeu géopolitique majeur pour les deux forces opposées: la coalition des impérialismes occidentaux contre l'impérialisme Russe. Verrou de la mer Noire, verrou de l'exportation du pétrole Russe, la Turquie est courtisée.

    Cherchant sa place dans un échiquier géopolitique au sein duquel elle voudrait exister en tant que puissance régionale, pas seulement en tant que zone d'opération, logiquement, elle monnaie.

    Elle a monnayé sa politique sur les migrants auprès de l'UE, acceptant subsides et investissements, mais n'obtenant pas ce qu'elle souhaite, une reprise des discussion sur son adhésion. Critiqué -mais pas condamné- par l'Union Européenne et l'ONU à la suite de la vague de répression qui s'est abattue sur le pays depuis Juillet, ciblant principalement les progressistes de HDP et les kurdes, le président de l'Etat Turc a donc répondu par une pique.

    Erdogan a donc déclaré: "Certains pourraient me critiquer mais je fais part de mes opinions. Par exemple, je me demande pourquoi la Turquie ne rejoindrait-elle pas l'Organisation de Shanghai?" De même, il menace d'un référendum sur le processus d'adhésion à l'UE avant la fin de l'année si celle-ci ne reprend pas les négociations.

    Bonne marchande, elle monnaie son allégeance à l'autre coté, pour flairer si l'Organisation de Shanghai lui offre mieux. Quant à savoir si il s'agit d'un virage complet ou d'un bluff pour faire monter les enchères, difficile à dire.

    Pour autant cela est révélateur de la situation particulière dans laquelle se trouve l'équilibre militaire: La Turquie, depuis son apparition, à la partition de l'Empire Ottoman, a été l'objet de toutes les attentions, pour bloquer l'URSS naissante, pour verrouiller ses détroits, à l'inverse, de pressions de l'URSS pendant la Seconde Guerre Mondiale, pour qu'elle intervienne; mais également bastion de l'Otan et de la réaction pendant la guerre froide.

    Aujourd'hui, le fait qu'elle hésite montre donc que la Russie, et le "bloc continental" auquel elle appartient, ont des offres à faire qui pourraient rivaliser avec celles de l'occident. Cela concoure à laisser penser qu'effectivement la parité militaire et géopolitique s'atteint progressivement au niveau international.

    Reste à voir comment les discrets zélateurs de Poutine, le présentant comme un champion de la liberté face au fasciste Erdogan, pourront politiquement digérer ce revirement s'il a lieu. Reste à voir la réaction de l'Union Européenne.

    Cela reste une affaire à suivre de près.

  • 99 ans après, la révolution d’octobre est toujours un phare éclairant l’avenir !

     

    Nous célébrons cette année le 99ème anniversaire de la Révolution d'Octobre -25 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'Empire Russe, dans la nuit du 7 au 8 novembre pour le calendrier grégorien.-

    99 ans après, cette révolution marque toujours une étape titanesque franchie par les masses en lutte, sous la direction du Parti Bolchevik. En effet, après la Commune de Paris, en 1871, elle est la seconde expérience d'un régime nouveau, d'un régime qui à chassé la bourgeoisie et les capitalistes, elle est la seconde expérience de prise du pouvoir par le peuple.

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    Cette révolution à jeté à bas les résidus du tsarisme et du parlementarisme bourgeois. Elle à jeté à bas la fausse démocratie, laquelle marchât sur les revendication du peuple en cette dure année 1917: Le pain, la terre, la paix.

    Les bolcheviks ont démontré aux yeux des masses la fausseté du réformisme, qui s'est enterré lui même, en tentant de servir deux maîtres à la foi: le capital et le peuple, ne finissant que par servir le premier des deux.

    Ils ont démontré aux yeux des masses que seule une révolution conduite de manière déterminée, organisée et structurée de la manière la plus poussée pouvait battre les forces de la réaction et de la bourgeoisie.

    Ils ont démontré que l'alliance étroite et renforcée des paysans et des ouvriers était invincible tant qu'elle était dirigée avec justesse par le Parti.

    Ils ont démontré que les masses pouvaient partir à l'assaut du ciel, et gagner !

    Cette révolution a été le coup d'envoi de la construction de l'Etat socialiste, de l'Etat prolétarien, sous la direction du Parti Communiste (bolchevik) d'Union Soviétique.

    Cette révolution a ouvert la voie à un processus long, émaillé de difficultés, de victoires et de reculs, qu'a été la lente édification du socialisme.

    Elle a été un laboratoire expérimental de l'avancée humaine, de l'avancée des droits des travailleurs, des droits des femmes, des droits des minorités opprimées. Tout comme elle a démontré que la bourgeoisie n'abandonnait pas, d'abandonnait jamais tant qu'il lui restait des forces, et que seule la dictature du prolétariat permettait au peuple de tenir sa forteresse contre les assauts des réactionnaires.

    Elle a démontré la véracité des thèses de Lénine sur la possibilité de construire le socialisme, même si la  terre entière n'avait pas basculée dans la révolution, enterrant les théories pourries des capitulards et des couards.

    Elle a démontré que les pays socialistes, par leur supériorité en terme de forces productives, pouvaient rattraper les pays capitalistes, les dépasser, tout en fonctionnant avec économie et sans gaspillage.

    Elle a donné un formidable élan d'espoir aux peuples opprimés, souffrant dans la nuit du colonialisme, de l'esclavagisme. Elle à inspiré les mouvements de libération nationale, les a aidé, les a mené sur le chemin de la liberté.

    La révolution bolchevik a ouvert l'ère des révolutions populaires, de celle de l'Albanie, de la Chine, de la République Tchèque, de Cuba… L'ère des luttes victorieuses contre l'impérialisme: Chine, Corée, Viet-Nam, Algérie…etc. Elle a ouvert une ère de lumière.

    Hélas, dans les recoins, plus forte est la lumière, plus forte est l'ombre.

    La bourgeoisie paniquée a soutenu les hordes fascistes, a mené les bouchers sanglants, les Hitler et les Mussolini à la conquête du monde, dans une croisade antibolchevique génocidaire, raciste et criminelle.

    C'est le second anniversaire que nous devons célébrer. Celui, de la parade du 7 Novembre 1941, aujourd'hui, il y a 75 ans.

    Fight for Moscow. Parade 1941

    Devant l'ennemi assiégeant Moscou, lors du dur hiver 1941, rien n'avait plus de symbolisme, rien n'incarnait plus le courage et la détermination aux yeux du peuple, aux yeux du monde, que de célébrer l'instant ou les masses ont jeté le gant du défi contre la bourgeoisie et les réactionnaires, et où ils prirent les armes et les vainquirent.

    L'Armée Rouge, renouvelant ce défi, défilèrent dans Moscou, et se portèrent à la contre-attaque, repoussant les nazis et sauvant la capitale. Le discours de Staline reste une exemple même du parallèle évident qui existait entre les deux situations:

    "Il y avait un temps où notre pays était dans une position toujours plus difficile. Rappelez-vous l'année 1918, quand nous avons célébré le Premier Anniversaire de la Révolution d'Octobre. En ce temps-là les trois-quarts de notre pays était dans les mains d'interventionnistes étrangers.
    Nous avions temporairement perdu l'Ukraine, le Caucase, l'Asie Centrale, l'Oural, la Sibérie et l'Extrême-Orient. 
    Nous n'avions aucun allié, nous n'avions aucune Armée Rouge – nous commencions juste à la créer – et nous avons éprouvé un manque de pain, un manque d'armes, un manque d'équipement.
     
    En ce temps-là 14 États ont été rangés contre notre pays (incluant les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France-) 
    Mais nous ne sommes pas devenus déprimés ou découragés! 
    Au milieu de l'incendie de guerre, nous avons organisé l'Armée Rouge et avons converti notre pays en un camp militaire. 
    L'esprit du grand Lénine nous a inspiré ce temps-là, pour la guerre contre les interventionnistes étrangers. Et qu'est-il arrivé ?

    Nous avons défait les interventionnistes, regagné tous nos territoires perdus et avons réalisé la victoire. 
    Aujourd'hui notre pays est dans une bien meilleure position alors c'était il y a 23 ans. 
    Aujourd'hui il est plusieurs fois plus riche dans l'industrie, l'alimentation et les matières premières. 

    Aujourd'hui nous avons des alliés qui conjointement avec nous forment un front uni contre les envahisseurs allemands. Aujourd'hui nous avons la sympathie et l'appui de tous les peuples d'Europe, qui sont tombés sous le joug de la tyrannie Fasciste. Aujourd'hui nous avons une armée et une marine splendides, défendant la liberté et l'indépendance de notre pays avec leurs vies. Nous n'éprouvons aucun manque sérieux ou d'alimentation ou d'armes ou d'équipement.
    Notre pays entier, tous les peuples de notre pays, supportent notre armée et marine, les aidant à briser les hordes Nazies.
    Nos réserves dans la main d'œuvre sont inépuisables. L'esprit du Grand Lénine nous inspire pour notre Guerre Patriotique aujourd'hui comme il l'a fait il y a 23 ans.

    (…)Laissez la bannière victorieuse du grand Lénine flotter sur vos têtes!
    Détruisez totalement les envahisseurs allemands!

    Mort aux armées allemandes d'occupation!
    Vive notre Patrie glorieuse, sa liberté et indépendance!
    Sous la bannière de Lénine – en avant à la victoire!"

    L'Armée Rouge est partie de la place Rouge, devant le mausolée de Lénine, pour finir sa course devant le bunker de la chancellerie, exterminant les dernier SS -français qui plus est- protégeant leur Moloch hitlérien assoiffé de sang.

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    Hélas, un triste anniversaire est à célébrer aussi. Celui de la trahison du XX ème congrès du PCUS

    La révolution bolchevik et la construction du socialisme en URSS ne se sont pas déroulés comme s'écoule une douce nuit d'été. Cela a été une lutte de chaque instant. Cela a été un combat ardu, impitoyable. Cela était également une expérimentation, qui devait déceler les pièges au moment où elle posait le pied dessus.

    Or, il est un fait indéniable, c'est que la victoire de la révolution d'octobre n'a pas été complète. Elle a été battue par un ennemi insidieux et protéiforme: la bourgeoisie, laquelle s'est accordée ainsi un sursis.

    1917-1956, voilà les 39 années de socialisme qu'a connu l'Union Soviétique. A la suite de cela, le révisionnisme, l'opportunisme, le social impérialisme prirent le dessus sur le marxisme-léninisme et menèrent le pays à la ruine, sabotèrent les partis communistes honnêtes et loyaux, et portèrent au nu le droitisme et le réformisme.

    Présenter l'Histoire de l'URSS comme un monolithe  revient à faire disparaitre par un tour de passe-passe le XX ème congrès du PCUS et ses conséquences, et il revient à faire apparaître, de manière subite, de manière complotiste, la classe sociale bourgeoise, qui liquide l'URSS.

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    Or, qu'est ce que nier le congrès de 1956 et la victoire des révisionnistes: C'est nier l'existence du révisionnisme, nier la liquidation des principes fondamentaux du léninisme par la clique de Khrouchtchev, c'est coller à la ligne de coexistence pacifique pitoyable, c'est coller à la monétarisation de l'économie, c'est coller aux principes économiques stupides de développement des biens de consommation et de l'industrie légère au détriment du développement de fond du pays.

    C'est adopter sans embage la coercition fasciste de Brejnev, qui traite ses opposants de malades mentaux et les fait enfermer dans des asiles psychiatriques, au lieu d'utiliser le débat et la persuasion, sous le prétexte qu'être contre lui, c'est être malade. C'est participer au retour de l'héritage dans la législation soviétique, c'est participer, le sourire au lèvre, à la clique antisoviétique, vils servants du complexe militaro-industriel soviétique.

    C'est jeter l'héritage de Staline par dessus-bord. C'est faire insulte à l'URSS socialiste. C'est cracher au visage de Voroshilov, de Molotov, de Kaganovitch, qui subirent la répression et les accusation de la clique révisionniste.

    C'est également nier la légitimité de ceux qui continuèrent le marxisme authentique, ceux qui rejetèrent la trahison: Enver Hoxha, Mao Zedong, Che Guevara…. En revanche c'est prodiguer mille caresses à la clique anticommuniste de Tito, milles caresses aux partis révisionnistes. C'est nier un pan entier de l'histoire du mouvement communiste et ouvrier, c'est rester benoitement sur un fantasme, c'est ne pas être tourné vers l'avenir.

    Faire surgir la contre-révolution de derrière les fagots, c'est être un antimarxiste.

    La clique liquidatrice de l'URSS n'est pas sortie de nulle part. Elle est la maturation d'une bourgeoisie intérieure qui trouve sa base sociale quelque part ! Or, une des lois de la dialectique est que les choses naissent, grandissent, ou stagnent et meurent. Si une bourgeoisie, qui est toujours au pouvoir, y est parvenue, c'est qu'elle s'est nourrie et à grandi sur un terreau.

    Comment y répondent les révisionnistes: "Ce sont des aigrefins, ce sont des déçus, des ambitieux, des agents étrangers. Jamais une classe sociale née de la restauration du capitalisme amorcée en 1956."

    Pourtant c'est bien cela. C'est bien que des failles à colmater sont apparues. Il nous faut les trouver.

    Nous, nous les cherchons, nous les cherchons dans le travail des continuateurs du marxisme, de ceux qui ont critiqué avec justesse et avec fraternité les manques de la direction soviétique. Ces mêmes dont les révisionnistes se privent d'étudier les écrits. Nous les cherchons, ces failles, par nos cherches, par nos analyses, par un travail minutieux que doivent faire les communistes, pour que l'idéologie soit la plus aiguisée.

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    Mais pour les folkloristes cela serait briser en éclat le paradigme du "paradis" socialiste, casser leur folklore, leur mythe, en bref, cela leur causerait de la peine.

    Nous n'avons aucune sensiblerie vis-à-vis de notre histoire. Elle n'existe pas pour nous faire plaisir, elle existe pour être critiquée, pour que nous en tirions des conclusions et des améliorations. Si nous n'avons pas vaincu, c'est que nous avons failli. Il nous FAUT le comprendre.

    C'est la le travail dévolu à notre génération de militant communistes: faire émerger cette synthèse, aiguiser la lame la plus affûtée de la théorie, et ne pas l'utiliser comme un hachoir. C'est là nos tâches, que de porter au plus haut notre compréhension de notre propre histoire, de notre propre héritage.

    Ne laissons pas les bandits réformistes prendre en otage l'héritage de 1917

    Ne laissons pas le bandit Poutine prendre en otage l'héritage de 1941

    Ne laissons pas les bandits révisionnistes mentir sur le sens de 1956

    Nous, communistes, nous ne devons pas que crier le nom de la révolution de 1917. Que crier au nom des défenseurs de Moscou. Nous devons nous montrer dignes d'eux. Digne de l'héritage idéologique que nous ont laissé nos prédécesseurs. Or, cette dignité se gagne en relevant le gant de la bataille idéologique, pour restaurer sa grandeur. De la bataille organisationnelle en construisant de nouveau nos organisations, notre parti, que les révisionnistes nous ont volé et ont annihilé. De la bataille suprême, en battant une bonne fois pour toute la bourgeoisie impérialiste de France, la bourgeoisie impérialiste du Monde entier !