Étiquette : Révolution

  • Nouvelle catégorie : Documents et ouvrages.

    Nouvelle catégorie : Documents et ouvrages.

    L’Unité Communiste de Lyon entame un travail progressif de mise à disposition, sur son site internet, d’ouvrages d’autres organisations communistes.
    Ces PDF sont disponibles gratuitement, téléchargeables librement, pour permettre d’accéder à des sources rares, de nourrir le débat, en somme d’avancer dans le travail théorique pour la création d’une nouvelle organisation communiste.

    Symboliquement, nous choisissons l’ouvrage du TKP M/L – TIKKO, « On ne peut être communiste sans défendre le Maoïsme« , pour commencer ce travail.

    Non seulement en signe de solidarité avec les camarades communistes Turcs, qui combattent en première ligne contre le fascisme et l’obscurantisme, mais également parce que ce texte soulève la question de la lutte contre le révisionnisme, le réformisme, la déviation droitière.

  • Construisons l’opposition extra-parlementaire.

    Construisons l’opposition extra-parlementaire.

    Boycottons les élections !

    2017 ne doit pas être une année électorale comme une autre. Elle est bien trop symbolique pour rester ainsi, dans l’Etat Français, une année où la bourgeoisie peut boucler son tour de passe-passe sans le moindre problème. Ce serait non seulement une défaite politique, mais également une insulte à l’Histoire de la lutte des classes, à l’Histoire de l’humanité.

    Quelque soient les arguments avancés par les différents concurrents au pouvoir, ceux-ci ne sont que -au mieux- de la naïveté, au pire de la mauvaise foi totale.

    Nous devons apprendre de l’histoire, la dépoussiérer et retransmettre ses enseignements.

    La Commune de Paris, les Spartakistes, mais aussi le Chili de Allende nous montrent que les bourgeois ne respectent aucune règle. Chaque semaine sanglante nous démontre que cette classe parasitaire ne voudra pas être chassée, ne voudra pas même concéder une seule miette, sans être contrainte et forcée.

    Il y a cent ans, la bourgeoisie a subi une leçon qu’elle tente de faire oublier, bien qu’elle même ne l’oubliera jamais. La Révolution d’Octobre a démontré que, face à cette mascarade, la seule alternative était le pouvoir du peuple, imposé aux exploiteurs.

    Ce n’est pas la tâche ni le rôle des élus d’une élection bourgeoise. Même si elle prétend fonder une illusoire VIème République.

    Nous savons que les élus seront des laquais, des profiteurs, des opportunistes qui siègeront dans les salons, mais qui, pour conserver l’ordre, manieront bien aisément la matraque, quand cela ne sera pas le fusil. Leurs promesses ne sont que des aménagements marginaux, mais la grande majorité ne sont que des appâts destinés à ferrer le votant.

    Les candidats de cette masse informe et pourrissante, nommée la gauche, ne sont que des menteurs invétérés, des sociaux-chauvins, des sociaux-impérialistes. Cependant, nous respectons la candidature de Oscar Temaru, candidat de l’indépendance de la Polynésie, nous jugeons qu’il s’agit d’un individu sincère. Sa volonté d’utiliser les élections comme tribune pour plaider la cause de l’indépendance est juste. Elle doit probablement gêner aux entournures plus d’un chauvin, clamant que les colonies sont des « joyaux. » Respecter cette position ne signifie nullement cautionner le jeu truqué de la bourgeoisie. Le jour où M. Temaru menacera le pouvoir des impérialistes et des bourgeois, il n’aura pas l’occasion de le dire sur les ondes.

    Alors que les candidats nous vendent les plus beaux habits du capitalisme, nos pensées vont ailleurs.

    Nous pensons à nos quartiers, où l’ordre le plus brutal règne.

    Nous pensons aux colonies détenues par l’Etat Français, où la misère la plus noire règne, dans les jungles de Guyane comme dans les bidonvilles de Mayotte.

    Nous pensons aux pays que notre impérialisme écrase, pille, opprime. Les méthodes coloniales ont encore de beaux jours devant elles.

    Ne pas voir cela est être aveugle, mais le voir et se mentir est pire.

    Allons-nous, comme tous ces inconséquents, courber l’échine ? Allons-nous gentiment nous mettre en rang derrière une candidature ou une autre ? Allons-nous, ridicule suprême, accorder un « soutien critique », faire « barrage », tandis que nous avons pertinemment que, quelque fut le résultat des urnes, la bourgeoisie dicte son ordre ?

    Sommes-nous donc ainsi de ceux qui rangent leur drapeau, leur idéologie, et qui, discrètement, vont aller voter dans la honte de l’isoloir ?

    Non. Nous ne sommes pas de ce bois pourri.

    Nous appelons, en premier lieu, au boycott des élections. Pas une seule voix ne doit cautionner le jeu des bourgeois.

    Nous appelons à constituer une opposition extra-parlementaire.

    Le crétinisme parlementaire règne. Le camp du peuple a été disloqué. Nous avons, au cours des années, vu la démocratie être stérilisée, réduite, enchaînée à ces seules élections.

    C’est la ligne de l’Etat, celle qui est enseignée dans l’Education Nationale, matraquée à coup de slogans : la Démocratie ce n’est QUE les élections. Tout le reste serait illégitime.

    Nous dénonçons ceci. L’opposition extra-parlementaire doit s’exprimer partout : dans les organisations politiques de terrain, dans les syndicats, dans les organisations de la jeunesse, dans la société civile, dans la culture. Chaque terrain est un terrain de lutte politique et idéologique, contre les positions réactionnaires, obscurantistes, réformistes.

    Nous ne sommes pas seuls à promouvoir cette construction : Boycott 2017 ; Génération Ingouvernable défendent l’abstention et le rejet du parlementarisme bourgeois. Ces mouvements posent la question de ce qu’est la démocratie véritable : directe et populaire.  Nous voulons aller plus loin : la création d’une opposition hors des salons, hors des assemblées; hors des cadres décidés et encadrés par les ennemis du peuple.

    L’opposition extra-parlementaire doit former le centre de gravité du refus, de refus de la mascarade, du refus de l’exploitation, du refus de la corruption et du compromis.

    Cette opposition combattra résolument tous les agents de la bourgeoisie, que ceux-ci soient ses pions fascistes ou sociaux-impérialistes.

    Nous voulons reconstruire le camp du peuple, le camp de la paix, le camp du progrès, le camp de la liberté. Contre le premier bourreau des classes populaires de l’Etat Français, qui n’est ni Merkel, ni Poutine, ni Trump, mais bien sa propre bourgeoisie.

    Contre la mainmise de l’impérialisme français, contre ses agents, contre ses crimes, contre son ordre néocolonial.

    Contre la politique truquée des salons, contre la politique de l’institution, pour une démocratie populaire, directe et contrôlée par le peuple.

    Contre les pantins de la bourgeoisie, ses laquais, ses pions !

    Nous ne voulons pas de chef du conseil d’administration de la bourgeoisie, nous ne voulons pas de VIème République bourgeoise. Nous voulons une république socialiste !

    Abstention, boycott & opposition !

  • Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon à la suite du rassemblement anti-électoral.

    Construisons l'opposition extra-parlementaire !

    Aujourd'hui, 450 personnes sont venues à l'appel conjoint d'individus, de la GALE et de notre organisation. Ce rassemblement est, à nos yeux, un succès. En toute indépendance vis-à-vis des pouvoirs publics, vis-à-vis des organisations de la bourgeoisie, vis-à-vis des opportunistes ne rêvant que de bulletins de vote, nous considérons que se posent ici les bases d'une opposition frontale aux élections. Au delà du boycott, ce "4ème meeting du week-end" porte la voix des abstentionnistes, de ceux qui voient, qui comprennent que la démocratie bourgeoise n'est qu'une illusion de démocratie.

    Trois candidats, chacun et chacune se targuant d'être "antisystème", viennent draguer leur électorat, à Lyon, ce week-end.

    Emmanuel Macron, l'ami des patrons, l'agent zélé du MEDEF, le chevalier en armure étincelante du libéralisme. Pour lui, le système qui l'irrite est bien celui de la régulation du travail, de la protection sociale. Lui et son soutien Gérard Collomb rêvent d'un monde d'exploitation accrue et impitoyable.

    Jean-Luc Mélenchon, le social-chauvin insoumis, héraut du peuple, mais surtout grand défenseur de "la place de la France dans le Monde", de l'impérialisme français. Celui qui accuse, cloue au pilori Angela Merkel, l'OTAN, l'UE, mais nie intégralement les agressions, l'exploitation, les rapports néocoloniaux qu'entretiennent la France et l'Afrique.

    Marine Le Pen, l'héritière de son père, qui se prétend, elle aussi, être l'amie du peuple, des travailleurs, mais au programme tout aussi libéral, antisyndical, antisocial que le premier, la xénophobie en plus.

    En dernière instance, l'électeur n'a le choix que de « voter bourgeois ».

    Ce rassemblement s'est tenu dans une atmosphère de motivation et d'entrain, du sentiment de fierté de pouvoir clamer que nous refusons chacun des candidats, chacun des valets de la bourgeoisie qui se présentent.

    A la suite de ce rassemblement, spontanément, les militants et militantes ont défilé, en scandant leur rejet d'élections étriquées, de l'exploitation, du capitalisme et de la police au service d'un Etat qui entretient un ordre injuste.

    La Police, par ailleurs, a encerclé et contrôlé les identités des individus présents, procédant à quelques pressions inamicales envers les manifestants, tels que "sale gaucho, on va te casser la gueule si tu parles", révélateurs d'un état d'esprit plus que réactionnaire dans une institution votant à plus de 50% pour Le Pen.

    Nous rejetons le parlementarisme, la démocratie bourgeoise, nous rejetons des élections dans des cadres étriqués, conçus, encadrés par les règles des exploiteurs. Nous réclamons, nous et bien d'autres, que la démocratie et la politique n'est pas que celle des salons et de la corruption.

    Nous revendiquons le fait de travailler à la constitution d'un camp du peuple, uni, opposé aux exploiteurs qui ne permettent que de choisir un nouveau "maître", mais sont prêts à écraser tout rejet de leur ordre injuste.

    Construisons une opposition extra-parlementaire, anticapitaliste, anti-impérialiste, indépendante et populaire !

  • Opportunisme et élections : les masques tomberont !

    Chaque jour qui passe nous rapproche du jour du scrutin de l'élection présidentielle, mais également de celui des législatives. Depuis que le coup d'envoi de la course aux fauteuils a été donné, une chape de plomb s'est abattue sur les luttes. La grande majorité de la vie politique se cristallise autour de ce qui est présenté comme la fonction suprême.

    Les élections approchent, et une nervosité s'empare des différentes forces. Que les partis bourgeois s'élancent de toutes leurs forces vers cet objectif, ceci est une chose qui se comprend, qui s'entend. Ils promettent monts et merveilles pour quérir les voix de ceux et celles -une espèce qui se raréfie- qui accordent encore un semblant de crédit à ces discours creux et, avec une intensité croissante, ponctués d'idées et de thèses réactionnaires.

    Qu'importe, dans le fond, si leur programme peut-être appliqué ou non, du moment où le bulletin est glissé dans l'urne. II n'existe nullement une chose telle qu'un contrôle sur les élus en régime bourgeois. La propagande politique de ces partis ne s'apparente nullement à l'énonciation d'une vérité, mais bien à la réclame publicitaire, au créneau, au segment de marché, auquel est vendu un produit politique.

    Les magiciens ne croient pas à la magie. Le prestidigitateur connaît le secret, le "truc". Les politiciens et politiciennes bourgeois sont de cette même essence, ils et elles sont des illusionnistes. Le Front National sait très bien que ses promesses chocs ne franchiraient jamais la barrière du conseil constitutionnel, pourtant ce parti continue de clamer qu'une fois le pouvoir remis entre leurs mains, celles-ci seront appliquées. La transcription de l'élection de ce parti ne s'est pourtant traduite que par l'arrivée aux affaires d'une clique de politiciens corrompus, clientélistes et putréfiés. Dans l'immédiate actualité, à la suite du "Penelopegate", le Front National, lui aussi ciblé pour ses détournements d'indemnités parlementaires, vient d'annoncer son refus de rembourser les 300 000€ indus. Comble de l'ironie pour le parti dont le slogan fût "tête haute, mains propres."

    Les Républicains font de même, en surenchérissant sur le nombre de fonctionnaires supprimés, en tentant de faire une synthèse avec les thèses de l'extrême-droite, en se drapant dans une rigueur inflexible inventée de toute pièce, tant leur corruption est sans borne. Combien de Lagarde, combien de Balkany, combien de Fillon sont nécessaires pour illustrer l'opportunisme et la gloutonnerie sans borne de ces parasites ? L'affaire de l'épouse de François Fillon est illustrative des méthodes et de l'absence intégrale de principe de la part de ces individus. La politique, pour eux, pour elles, n'est qu'un plan de carrière comme un autre, avec ses avantages en nature et ses petits bénéfices pris à la volée.

    Après 5 ans d'exercice du pouvoir, le Part Socialiste accouche de deux créatures. La première, Emmanuel Macron, semble tout droit issu d'une expérimentation visant à donner un avatar de chair à la Loi Travail. Il est l'enfant d'une union entre le Parti Socialiste et le MEDEF. Emmanuel Macron poursuit la logique sociale-libérale du Parti Socialiste, l'emmenant jusqu'à sa conclusion finale : elle retire sa peau, son masque social pour se vouer à un libéralisme intégral. Il trouve ses soutiens derrière des businessmen de la politique, tel Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, confondant régulièrement Chambre du Commerce et de l'Industrie et mairie. Derrière des individus ayant été au PS pour se doter du réseau permettant leur élection, mais donc la couleur politique attribuée est loin d'avoir laissé une empreinte. Le seul mérite de ce candidat est le suivant : à tant être la descente de lit du MEDEF, son programme en devient un des plus applicables, si les urnes lui en donnent l'occasion.

    Le deuxième enfant est la chimère tant espérée par le Parti Socialiste, mais également par le PCF. Benoit Hamon, le restaurateur de la dignité. En écartant François Hollande, en refusant Manuel Valls, le PS se redonne une chance. Benoit Hamon est relativement resté peu à l'écart des éclaboussures. Relativement immaculé, s'étant inventé un programme -inapplicable au possible- marqué à gauche, marquant une rupture avec la ligne Hollande – Valls, il ouvre la voie au rapprochement avec les éléments du PCF qui ne sont pas dans les bras de Jean-Luc Mélenchon. Nombre de pétitions, d'appels, exigent une fusion des forces des différents candidats, pour qu'une seule liste de gauche soit présente. Ainsi, le PS, qui a liquidé le code du travail, qui a bombardé, expulsé, matraqué, réprimé, emprisonné, est de nouveau devenu fréquentable. Ces cinq ans sont excusés, grâce à l'irruption du candidat Hamon.

    Le programme de Hamon est un exemple même d'illusion, de jeu de lumière, de tour de passe-passe. Il est sensiblement plus à gauche que celui de Hollande en 2012, mais pourtant il ne donne aucune explication de l'échec de ce dernier à le mettre en œuvre. Hollande serait il humainement mauvais ? Fut-il un agent dormant du MEDEF ? Ou cela est il simplement révélateur de la nature du régime bourgeois, lequel est un jeu de dupe, dans lequel l'intérêt de la bourgeoisie primera toujours ? Dans ce cas là, comment le candidat Hamon prétend-il surmonter les écueils ? Les voit-il ? Probable que oui, mais probable également que cela de lui cause guère d'émotion. La mystique du fauteuil Elyséen suffit à motiver et à promettre tout ce qui mobilisera pour les urnes.

    A l'exception, dans une certaine mesure, du dernier candidat, lequel joue la carte de "l'aile gauche", aucun ne se prétend être dans le camp du peuple, aucun ne se targue d'être un acteur de la lutte des classes. Ils sont des ennemis de classe, mais des ennemis déclarés, ouverts, assumés. Rendons à César ce qui est à César, rendons leur cet hommage là.

    Le propre de la trahison est de venir des siens. C'est de venir de son camp, de sa chair, de ses amis.

    Jean-Luc Mélenchon est de ceux dont le parcours parle pour eux. Difficile de donner l'argument de la naïveté pour cet individu qui, comme son fidèle Alexis Corbière, est passé par le Pôle Emploi du trotskisme : l'OCI et ses diverses déclinaisons. Tout comme Lionel Jospin, Jean-Christophe Cambadélis, Henri Emmanuelli, Gérard Filoche et d'autres, "Santerre" comme il se fait appeler, a milité au sein du groupuscule lambertiste avant de faire carrière au Parti Socialiste.

    Etant donné la nature des tracts et des documents publiés à l'époque par cette organisation, difficile de pouvoir contester que Mélenchon dispose d'un certain bagage idéologique. Nous ne ferons pas l'offense de le nier.

    Pourtant la lecture de "l'ère du peuple", du "hareng de Bismarck" ou encore du programme de la France Insoumise, révèle un contenu schizophrène. Le programme est typiquement celui du trotskisme, dans toute la splendeur illusoire du programme de transition, auquel s'ajoute la saveur typiquement issue de l'OCI, maintenant du POI  : le chauvinisme.

    Social, le programme l'est. Il est indéniable de le mentionner. Ce programme fait la part belle aux promesses de conquêtes sociales, de hausse de salaire, de défense de l'emploi et des conditions de travail.
    Chauvin, il l'est également. La dictature de l'UE, la vente de la France à Angela Merkel, la terrible occupation des troupes de l'OTAN en France, les arguments classiques passent et repassent, pour se ponctuer d'un magistral -et impérial- slogan: une nouvelle indépendance pour la France. Une place de la France dans le Monde, à travers ses joyaux que sont ses colonies. Une République Une et Indivisible. Qu'importe qu'il faille tenir par la force armée Mayotte, que les Békés s'engraissent dans les Antilles, ou que le FLNKS subisse la répression. Qu'importe encore les Bretons, les Basques, les Corses. "Paris vaut bien une messe" aurait prononcé Henri IV ; la place de la France dans le Monde vaudra bien une Saint-Barthélemy de ceux qui veulent la libération nationale.

    Surtout, le programme porte la main du mythe façonné par les réformistes radicaux : la possibilité de s'affranchir de la dictature du capital. La croyance qu'il est possible -tout comme Hamon et sa promesse d'un salaire pour tous- d'imposer des contraintes à la bourgeoisie sans qu'elle ne se rebiffe, sans qu'elle ne se rebelle, sans qu'elle n'appelle à l'écrasement de ceux qui osent -à peine- porter la voix contre elle.

    C'est là le paradoxe sot du programme de transition, il tient, bancal, une jambe plus courte que l'autre. Un programme trop ambitieux pour qu'il ne soit réalisé dans le cadre de la démocratie bourgeoise, mais trop court pour être révolutionnaire. Songeons-y : s'il est possible de contraindre la bourgeoisie à accepter l'intégralité du programme de la France Insoumise, du salaire socialisé ou d'autres inventions chargées de conférer un vernis radical au réformisme; pourquoi ne pas simplement la déposséder des moyens de production et de les remettre entre les mains du peuple ?

    L'idée sous-jacente serait probablement de démontrer l'incapacité du capitalisme à  satisfaire ces revendications, poussant ainsi les travailleurs, d'eux-mêmes à se diriger vers la révolution. Hélas, trois fois hélas, cet aventurisme ne masque que l'absence de stratégie, que le vide de l'analyse politique et historique. Il n'entraîne que le désespoir chez ceux qui ont placé leur confiance en lui. En niant la dictature de la bourgeoisie, en niant la nécessité de briser son ordre, en escamotant la question de la révolution, le programme réformiste social-chauvin de Jean-Luc Mélenchon s'oppose, de fait, à l'anéantissement du capitalisme.

    Au moins a-t-il un mérite, c'est celui de poser la question du pouvoir, même d'une manière erronée, même d'une manière chauvine. Ce n'est même plus le cas de l'autre faction trotskiste, le NPA.

    S'exprimer sur le NPA sans tirer sur l'ambulance, est difficile. L'attitude ambivalente de l'organisation sur un grand nombre de sujets, notamment sa capacité à participer, à la fois à des rassemblements de soutiens aux Kurdes qui se battent contre Erdogan et en Syrie et à la fois à d'autres avec ceux qui les égorgent, est illustrative et typique du trotskisme ainsi que de l'amateurisme.

     Dans la lutte pour les élections, panne complète de soutiens, le Nouveau Parti Anticapitaliste semble ne pas être en mesure de se présenter. L'organisation s'est fendue d'une pétition particulièrement pathétique, au sens premier du terme, sur la nécessité, pour la démocratie, que soient présents les candidats de cette organisation.  A courir deux lièvres stratégiques, le verbiage révolutionnaire et le fond réformiste, aucun n'est atteint à la fin. Au lieu de dénoncer la dictature de la bourgeoisie, le NPA l'implore de lui laisser une chance. Au lieu de dénoncer la mascarade électorale, il se met à genou, supplie, pleure pour que lui soit donné la possibilité de participer au jeu truqué

    Quant au programme, le NPA confirme sa place de super-syndicat, restant dans l'économisme et la lutte pour les droits démocratiques. Augmentation du SMIC, meilleure égalité salariale…etc. Si le NPA possède un mérite, c'est celui de dénoncer l'impérialisme français. Cela ne l'empêche pourtant pas d'appeler à son intervention dans les conflits, notamment syrien.  

    Bien triste tableau du panorama électoral. Cent ans après la révolution d'octobre 1917, les illusions sur la bourgeoisie et son régime durent. Rien d'étonnant en cela de la part des partis électoralistes, mais là où le bât blesse, celles-ci contaminent également ceux et celles qui se placent pourtant en dehors de cette course.

     

    De la phrase de gauche à l'unité avec le réformisme.

    Nombre d'organisations politiques revendiquées révolutionnaires trébuchent dans les fils tendus entre leurs jambes par la bourgeoisie. La peur motive nombre de prises de position erronées. En premier lieu la peur du FN, entretenue par ceux qui ne se gênent pas pour en appliquer le programme, laquelle donne naissance à cette volonté de faire barrage à ce dernier, quitte à s'allier à l'ennemi de classe. Cette position fait rabattre leur drapeau, les fait se soumettre idéologiquement, stratégiquement, à leur oppresseur.

    Le manque de confiance dans la capacité des masses à comprendre la nécessité d'une révolution ; à être en mesure de se saisir des conceptions politiques, à s'impliquer et à rejoindre la lutte contre le capitalisme. Le manque de confiance et sa propre conception.

    Ceux qui rejoindront Hamon, sous le prétexte ressassé tant en tant de fois qu'il est "possible de tirer vers la gauche le PS", au lieu de chercher à anéantir notre bourreau de ces 5 dernières années. Prétexte déclinable en maintes et maintes versions, lesquelles permettent de justifier un retournement de dernière minute et un appel au vote.

    Les professionnels du "soutien critique" sont légion. Donnant un blanc-seing au bourgeois, tout en restant "critiques", ils et elles ne font qu'accréditer la validité de ce jeu, participent, le renforcent. Leur critique ? Quel impact a-t-elle ? Aucun.

    La politique éternelle, centriste, du ni-ni rejaillit également. "Ni vote, ni boycott" ; tout comme auparavant le "ni pour, ni contre" ; "ni guerre, ni paix"… Cette position est une manière de ne pas attaquer le fond de l'affaire, de ne pas prendre position, de tenter de concilier ce qui est antagonique. Cette manière permet de prendre fait et cause pour l'un -ne pas s'opposer signifie accepter- tout en se donnant une image de refus pour conserver sa crédibilité. Son effet est de paralyser, de stopper, d'immobiliser tout mouvement, tout réflexion, tout action. La neutralité n'est pas communiste.

    La tâche des communistes, la ligne qu'ils et elles doivent défendre existe pourtant. Nous ne pouvons pas rester sourds aux élections, et nous devons nous positionner : les soutenons nous ? Acceptons-nous ce jeu ? Appelons-nous à voter pour un candidat aux législatives ou aux présidentielle ?

    Nous ne jouons pas aux jeux truqués.

    Un jeu dans lequel la bourgeoisie pose ses règles, pour faire rentrer ses laquais dans des cadres qu'elle contrôle, pour son propre intérêt et en imposant son ordre du jour. Présenté comme cela, bien fol serait celui ou celle qui accepterait. Et pourtant.

    Nous ne faisons pas partie de cette espèce. Nous dénonçons ce jeu ridicule et nous appelons à le dénoncer. Chaque voix donnée au jeu de la bourgeoisie l'accrédite et poursuit l'existence du mensonge. Pierre Desproges écrivait "l'adulte ne croit pas au Père Noël, il vote." Cette phrase illustre intégralement la nature de la démocratie bourgeoise. Une farce. Un trompe l'œil. La bourgeoisie elle-même en brise régulièrement les règles, lorsqu'elles la contraignent trop.

    Voter pour ces candidats qui plient l'échine sous ces règles, pour des partis réformistes, nous ne le reprochons pas aux individus. Nous ne les blâmons pas, nous blâmons notre faiblesse à faire vivre le camp du peuple comme un contre-pouvoir réel.

    Mais les organisations qui appellent à jouer ce jeu, ou qui ne le dénoncent pas, doivent assumer la responsabilité de leurs actes et de leurs choix. Si un parti révolutionnaire, tactiquement, présentait des candidats, la question se poserait peut-être de manière différente. Les élections seraient une tribune tactique, un point d'attaque comme un autre et non le point suprême.

    Nous appelons au boycott des élections. Nous appelons à refuser ce jeu, à refuser chaque aspect de ce jeu et à dénoncer chacune des manœuvres des opportunistes, qu'elles fussent pour rabattre les électeurs vers la bourgeoisie ou pour couvrir leurs traces.

    Nous appelons aux réunions qui visent à constituer un camp antiparlementaire et anti-électoral. Nous appelons à la constitution d'un front, d'une alliance refusant le parlementarisme et la démocratie bourgeoise. Nous appelons à une expression politique commune, sur les bases de l'anticapitalisme, de l'opposition -en premier lieu- à l'impérialisme français, sur la dénonciation de la parodie de démocratie et le rideau de fumée des élections.

    Nous appelons à constituer ce camp du peuple, seul à même de pouvoir exister et peser, à l'heure actuelle, comme une force antibourgeoise. Nous appelons à l'existence d'une opposition au pouvoir de la bourgeoisie, non pas dans les salons et les fauteuils, mais dans la rue, dans les usines, dans les champs, les écoles, les universités, les pôles emploi et les prisons.

    2017 ne doit pas être une année sous le signe de la bourgeoisie, elle doit être l'année de la renaissance, dans l'Etat Français, d'un camp populaire, indépendant et offensif !

  • Hommage à Lénine

    Hommage à Lénine.

    Le 21 janvier 1924, Vladimir Illitch Oullianov décédait.

    Lénine a marqué l'histoire. Il existe, dans l'histoire contemporaine, un avant Lénine et un après Lénine. Nul, même le plus virulent anticommuniste ne saurait le nier.
    Marx et Engels, pour ne citer qu'eux, ont apporté un colossal travail philosophique, idéologique, politique pour comprendre le monde capitaliste, pour discerner ses rouages, pour tenter d'en déduire les lois objectives. Ils ont amené la fusion de la philosophie et de la science à un point jamais porté avant. En donnant naissance au matérialisme-dialectique et au matérialisme historique, les deux philosophes ont non seulement donné les clés de l'analyse du monde, mais aussi de sa transformation.
    C'est de ces clés que s'est saisi Lénine, pour les actualiser, pour les porter dans l'époque de l'impérialisme. En définissant cette ère nouvelle, non pas comme le fruit d'une épiphanie soudaine, mais d'un travail de recherche, Lénine caractérisa la guerre impérialiste, mais aussi la lutte de libération nationale, la lutte des pays dominés contre leur métropole.

    C'est son travail de combat idéologique et organisationnel qui a  permis de donner naissance au Marxisme-léninisme.

    Lénine a porté l'épée contre les idées des réformistes, des révisionnistes, pourfendant les thèses pourries et éculées de Plekhanov, Martov et Kautsky. Les thèses défaitistes sur le super-impérialisme, supposant qu'un jour, un seul impérialisme exploiterait en paix le Monde, et que ce jour serait celui de la révolution.

    Il a inscrit la dictature du prolétariat et la forme du parti de type nouveau dans le marbre, comme deux lignes de démarcation infranchissables.

    Le Parti Communiste s'est concrétisé de manière pleine et entière par ce travail ardu. Un Parti subordonné à sa tâche première: la conquête du pouvoir. Un parti rompant avec l'électoralisme, l'économisme, pour devenir un fer de lance de la révolution.

    Une révolution non pas basée sur le romantisme, mais sur l'efficacité, sur le professionnalisme, sur une avant-garde capable de pouvoir briser le pouvoir bourgeois, sans dépendre d'une illusoire "avancée des mentalités," si chère aux anarchistes, qui repousse aux calendes grecques la révolution, tant le poids de l'idéologie bourgeoise est écrasant.

    Une révolution qui ne ment pas. Qui annonce quelles seront les étapes et les difficultés, et qui ne cache pas que la guerre frontale avec la bourgeoisie aura lieu, qu'elle sera dure et sanglante. Que la dictature du prolétariat est une nécessité pour affirmer le pouvoir du prolétariat, encore vacillant et dépendant des experts bourgeois pour le fonctionnement de l'économie, de l'administration, de l'armée.

    Face à des gauchistes de façade comme Trotsky, criant des mots d'ordres erronés comme celui des Etats-Unis d'Europe, lançant des slogans trompeurs et défaitistes sous couvert de révolution permanente, niant le rôle de la paysannerie, Lénine à sur répondre avec une ligne juste. L'alliance des ouvriers et des paysans dans la révolution ; la lutte contre l'impérialisme et non le soutien fallacieux à celui-ci ; la possibilité d'une révolution ici et maintenant. Le fait de saisir l'opportunité de la faiblesse d'un impérialisme, d'un camp, pour frapper et pour renverser la bourgeoisie.

    A ces mêmes qui voulaient faire du Parti une bande, il opposa des principes de commandement pour faire triompher l'efficacité. Pour faire triompher la discipline, et écartant les fractions, les cliques, au profit d'une conception centraliste-démocratique.

    Contre l'entrisme qui corrompt et qui est inefficace, Lénine plaida pour que soit hissé haut le drapeau de la révolution, et pour qu'on ne mente jamais aux travailleurs. Les organisations ne sont pas des coquilles vides qu'on peut, à souhait, "tirer vers la gauche", comme le clament les trotskistes -mais ils ne sont pas les seuls à le faire- mais elles découlent de préalables théoriques, idéologiques, stratégiques.

    Bien que peu entouré, Lénine a démontré, entre février et octobre 1917, que même un groupe réduit de communistes, lorsqu'ils trouvent la ligne juste, peuvent changer la donne. Le pouvoir bolchevik, embryonnaire, s'est rapidement affirmé comme le seul pôle à même de pouvoir porter la révolution.

    Il a fallu faire des choix, il a fallu faire preuve d'audace pour triompher des obstacles. Il a fallu faire preuve d'un sang froid de chaque instant pour ne pas être effrayé par les succès, effrayé par le défi lancé à l'impérialisme et à la bourgeoisie.

    Certains l'ont été. Peu à peu, chaque parti autre a rejoint les rangs de l'opposition. Franchissant la ligne de démarcation qui sépare le révolutionnaire du traitre. Une de ces lignes de démarcations, Lénine la paya de sa chair. Fanny Kaplan, Socialiste-Révolutionnaire de Gauche, tenta, en 1918, de l'assassiner. La tentative laissa Lénine grièvement blessé, et contribua certainement à l'affaiblissement de sa santé durant les six années qui lui restaient à vivre. Les derniers mots de la tueuse la démasquèrent comme un agent des intérêts occidentaux : « J'ai tiré sur Lénine parce que je le considère comme un traitre au socialisme et parce que son existence discrédite le socialisme. Je suis sans réserve pour le gouvernement de Samara et pour la lutte contre l'Allemagne aux côtés des Alliés. » Maquillant la trahison en gauchisme, les SR de gauche étaient une illustration de la peur pathologique qu'ont les droitiers et les révisionnistes de la révolution et de ses conséquences. Terrifiés par l'idée de se couper des engagements contractés par le régime tsariste avec les alliés, ils préférèrent ourdir des conspirations contre le gouvernement soviétique plus que d'appuyer la révolution.

    On n'est trahi que par les siens, c'est une glaçante constante. Les ennemis de la révolution ont continué leur travail de sape, infiltrant. Mais lorsque les trotskistes et les blocs variés qu'ils eurent pu constituer, agirent, ce ne pût être que dans l'ombre, tant ils étaient battus et rebattus dès qu'ils exprimaient leurs arguments futiles en public.

    Après avoir tant fait pour la révolution et pour donner une impulsion de progrès à l'idéologie, Lénine est décédé des suites d'une hémorragie cérébrale. Son histoire aurait pu s'arrêter là, mais heureusement, des continuateurs ont existé. Le léninisme à pu être synthétisé par Staline, condensé en un ouvrage majeur le résumant : les questions du léninisme. L'œuvre a été enrichie, et l'est toujours, par ceux qui continuent à contribuer à l'avancée de la science marxiste.

    L'URSS a poursuivi sur la voie tracée par Lénine, avançant, contre le camp capitaliste, et prouvant à la face du monde que le socialisme est réalisable, et qu'il balaie d'un revers de la main le capitalisme pourrissant. L'URSS, de pays moyenâgeux, arriéré, s'est hissée en 30 ans à l'égal des plus grandes puissances.

    La mise en œuvre des plans quinquennaux, de l'étatisation de l'industrie, mais aussi de la collectivisation des terres ont permis d'éradiquer la pauvreté, la misère noire, endémique à la Russie Tsariste. Une économie planifiée, faisant la chasse au gaspillage, imperméable aux crises, a été mise en œuvre, faisant franchir les étapes du développement économique en étant chaussé de bottes de sept lieues. Cela, sans renoncer à la lutte des classes, qui chaque fois s'est faite plus aigüe, plus profonde, rejetant, dans les oubliettes de l'histoire, les classes sociales parasitaires. Le bilan de Lénine lui confère une aura d'invincibilité. Pourtant, chez Lénine et ses continuateurs, des y eut des manques, des failles, des erreurs. Tout était expérimental, tout était à découvrir. Ces failles, les chercheurs du marxisme tentent de les trouver pour les élucider et les corriger, pour renforcer l'idéologie léniniste. Si nous reconnaissons des erreurs, nous les formulons ouvertement, car la critique doit être constructive. Mais d'autres l'ont fait et le font en sous main, non pour améliorer le léninisme, mais pour en saper les bases.

    Ceux qui attaquèrent, par la suite, la personne ou  l'héritage de Staline n'ont rien fait d'autre qu'attaquer -à travers lui- la pensée de Lénine. Les trotskistes qui encensent Lénine mais crachent sur Staline ne font qu'attaquer, sans le courage de l'exprimer ouvertement, le léninisme. Les révisionnistes soviétiques, agglomérés autour de Khrouchtchev, ne posèrent nullement des corrections sur le travail de Staline, au contraire, ils clamèrent leur rupture, en catimini, avec le léninisme.
    Les révisionnistes et le pouvoir russe d'aujourd'hui feraient mieux de brûler la dépouille de Lénine plutôt que de la déshonorer chaque jour en l'utilisant pour leurs combines et pour peindre en rouge leurs crimes.

    La bourgeoisie elle aussi, utilise des procédés similaires de falsification et de révision. Il n'est pas possible de battre, de détruire, le point central de l'œuvre de Lénine. Il n'est pas possible de battre en brèche le marxisme-léninisme et le matérialisme-dialectique. Alors pour contourner cet écueil, la bourgeoisie camoufle ses assauts. Son discours clame que "Lénine était gentil, Staline méchant", qu'il fut le corrupteur, le traitre, qu'il entraina l'URSS dans les abîmes. Bien piètre camouflage. Tout comme cette litanie d'un communisme "bon en théorie", mais dont on refuse la mise en œuvre, parce qu'elle écrase la bourgeoisie, qu'il est autoritaire, qu'il est "mauvais".

    Et pourtant, c'est Lénine lui-même, qui s'exclamait ainsi : "Nous" disons donc à la bourgeoisie: Vous, exploiteurs et hypocrites, vous parlez de démocratie alors qu'à chaque pas vous dressez des milliers d'obstacles pour empêcher les classes opprimées de participer à la vie politique. Nous vous prenons au mot, et afin de préparer les masses à la révolution, pour vous renverser, vous autres exploiteurs, nous demandons, dans l'intérêt de ces masses, que votre démocratie bourgeoise soit élargie.

    Et si vous, exploiteurs, tentez de résister à notre révolution prolétarienne, nous vous réprimerons impitoyablement, nous vous enlèverons vos droits politiques; bien plus nous vous refuserons le pain, car dans notre république prolétarienne, les exploiteurs n'auront pas de droits, ils seront privés d'eau et de feu, car nous sommes des socialistes pour de bon."

    L'œuvre de Lénine est immortelle. Elle est, et demeure, un guide pour notre lutte, pour notre action, pour la révolution.

    Nous honorons sa mémoire en la maintenant vivante, contre l'ossification, la falsification, la révision.

    Lénine est toujours vivant dans la lutte ! Vive le léninisme, vive le communisme !

  • Vers une année de lutte et de victoires ! 1917 – 2017

    Cent ans après la révolution d'Octobre, nous devons être capable de montrer à la bourgeoisie de l'Etat Français que le Communisme est toujours le spectre qui hante le Monde.

    Cette année sera l'occasion d'un anniversaire que personne, pas même le plus réactionnaire des bourgeois, ne peut ignorer. L'expérience de la révolution bolchevik a montré à la face du Monde, a jeté au visage des bourgeois, une vérité indéniable: l'ère du capitalisme s'achèvera par la victoire du socialisme

     

    Image associée

    Cette expérience a montré ce qu'est la force du peuple, lorsqu'il est organisé autour d'un Parti Communiste révolutionnaire. Elle a démontré sa capacité à diriger la société, sa capacité à se dispenser de cette classe de parasites qu'est la bourgeoisie. Elle a montré la capacité des masses à surmonter les obstacles, les difficultés, à édifier une économie conçue pour répondre aux besoins du peuple, non à la seule destination d'engranger des profits.

    En à peine 35 ans, la révolution russe à fait passer la Russie Tsariste d'un pays arriéré et moyenâgeux à une puissance mondiale, capable d'envoyer des hommes et des femmes dans l'espace, de maîtriser l'atome.
    Elle a démontré aussi l'invincibilité des armées du peuple, de l'alliance des ouvriers et des paysans, contre les impérialistes coalisés lors de la guerre civile tout comme contre les bouchers nazis de la seconde guerre mondiale. Une victoire, hélas, arrosée de bien trop de sang, versé pour défendre la forteresse de la révolution.

    La révolution d'Octobre a ouvert une ère nouvelle, expérimentale, dans laquelle tout a été à découvrir, sans autre guide que le marxisme-léninisme. Des insuffisances, des erreurs, des fautes ont été commises. Certains ne font qu'insister sur celles-ci pour condamner l'URSS et la révolution, d'autres les nient. Les deux sont fautifs.

    La construction du socialisme en URSS s'est faite sans qu'existe un manuel, sans qu'existe un corrigé caché, qu'il aurait suffi de consulter. Ceux qui traitent les fautes des révolutionnaires comme d'élèves n'ayant pas été assez scolaires oublient ce que c'est que de créer. La construction s'est faite envers et contre un Monde dominé par l'impérialisme, envers et contre les trahisons, les renoncements, l'aventurisme de membres du Parti. Elle n'était pas un débat tranquille, elle fut une guerre contre la réaction mondiale et ses agents.

    Les guerres se paient toujours de sang.

    Pour autant, nous devons aussi être capable de regarder quelles furent les fautes et les failles, de les analyser. Ne pas faire comme ceux qui tranchent ces questions à l'emporte-pièce, ou qui veulent faire descendre des cieux un paradis socialiste immaculé et – surtout – exempt de toutes fautes.
    Nous ne pouvons faire l'impasse sur ce travail, déjà amorcé par les continuateurs des œuvres marxistes. Nous l'avions déjà pointé du doigt lors de notre article sur le 99e anniversaire de la révolution d'octobre. Parler de l'URSS, de son histoire, en omettant de mentionner le point de bascule entre révolution et contre-révolution, c'est être un bien piètre communiste.
    Nous l'identifions, nous, dans le XXe congrès du Parti Communiste d'URSS en 1956, dans la pseudo-déstalinisation, liquidation de facto de l'Union Soviétique. Les racines du mal sont plus profondes, elles sont l'aboutissement d'erreurs, de concessions et nous sommes les seuls à pouvoir trouver le remède. Nous ne pouvons faire comme les anarchistes, les trotskistes, qui blâment chaque fois autrui pour leurs faillites. Nous sommes les premiers acteurs de nos succès et les premiers de nos échecs. Notre responsabilité est illimitée.

    Tant et tant nous reste à reconstruire, pour nous, communistes, cent ans après la révolution d'octobre. Nous n'avons plus de Parti Communiste, nous n'avons plus de forces armées. Nous avons subi depuis plus d'un siècle la répression anticommuniste féroce. Les falsificateurs de l'histoire ont bien œuvré pour détruire la signification du communisme. Mais encore une fois, les plus grands dangers sont dans nos rangs.

    Si nous avons beaucoup perdu, nous ne sommes pour autant pas des orphelins. Notre héritage, notre histoire, nous enseigne bien des choses qui nous permettrons d'éviter tant d'écueils.

    Cette histoire ne doit pas devenir du mythe, du folklore. Il ne s'agit pas d'agiter des drapeaux rouges, de jongler avec les portraits. Il ne s'agit pas de réussir à placer un vocabulaire marxisant, quelques citations de Lénine ici et un portrait de Staline là. Nous avons besoin de compréhension profonde du Monde pour le transformer.

    Notre histoire ne doit pas non plus être ossifiée. Notre doctrine n'est pas un dogme mais un guide pour l'action, écrivait Engels. Nous avons besoin d'un communisme vivant, nous avons besoin de la synthèse de notre expérience. Il s'agit de reconstruire, sans égo, l'outil qui nous manque. D'accepter d'avoir tort, d 'accepter de travailler de manière honnête, à la construction de ce nouveau parti.
    Aujourd'hui, nous sommes toujours isolés, faibles, au sein de l'Etat Français. Mais partout dans le Monde, le drapeau de la révolution reste dressé. En Inde, aux Philippines, au Kurdistan, au Népal, en Amérique Latine, partout le marteau et la faucille restent les emblèmes de la liberté.

    En ce début de 2017, nous devons aussi tirer un bilan.

    Résultats de recherche d'images pour « loi el khomri »

    2016 s'est caractérisée par sa bipolarité.

    Six mois de lutte contre la loi El-Khomri, six mois marqués par des manifestations intenses, par une contestation virulente. Six mois pendant lesquels l'Etat Français a vécu au rythme des grèves, des manifestations, des actions militantes. Quel que soient les manques qui puissent être pointés du doigt, Nuit Debout a été une expérience qui a posé la question d'une politisation accrue du mouvement et du dépassement des mots d'ordres purement économistes. Bien des enseignements restent à tirer de ces six mois, et nous ne devons pas laisser le mépris et la présomption nous clore les yeux quant à leur analyse.

    Six mois de lutte, six mois de trahison.

    Dès l'été – dès même l'Euro de Football – les organisations électoralistes, les réformistes, ont tourné leur veste. Désormais, manifester n'est plus leur ordre du jour, il s'agit de voter. Ayant accumulé un capital-sympathie auprès des masses, il leur faut désormais le faire fructifier. Les frondeurs et leurs motions de censure mort-nées ; les "insoumis" ; les révolutionnaires des urnes ; tous se sont jetés à corps perdus dans la conquête d'une illusion. Il n'y eut jamais de rentrée 2016 de lutte. Elle fut étranglée par la course à l'Elysée. Désormais, l'axe de bataille principal est, pour eux, autour des élections.

    2016 a révélé la putréfaction du Parti Socialiste et de ses alliés ; 2017 démasquera tous les opportunistes. Elle démarquera ceux qui refusent le jeu de la bourgeoisie et en prennent acte, construisent leur projet en indépendance de classe, autour de leur ordre du jour et les autres. Ceux qui ont fait mine d'être en rupture, mais vont – les prétextes ne manquerons pas – s'aligner sagement derrière la bannière du "soutien critique." Ceux qui vont révéler leur véritable nature de laquais des sociaux-démocrates.

    Ceux la feront de 2017 une année de ridicule achevé, de soumission.

    2017 doit être une année offensive. Si, sur les élections, plane la menace d'une extrême-droite de plus en plus influente, les communistes ne doivent pas se laisser mettre à la remorque des sociaux-démocrates dans un "front républicain" naïf. Ceux qui lancent sans cesse ces sirènes d'alarme courent le risque de se muer en défenseurs d'une démocratie bourgeoise que nous souhaitons abattre.
    Or l'heure n'est pas à la constitution d'un front républicain, elle est à la construction d'une machine de lutte offensive, d'un Parti Communiste. Nous ne devons pas mordre dans ce jeu ridicule des élections, au contraire, notre tâche la plus ardente est de les dénoncer. "Pas une seule voix pour les bourgeois" doit être le mot d'ordre de 2017.

    Nous avons des tâches immenses à accomplir.

    Notre ennemi premier reste et restera jusqu'à sa destruction l'impérialisme français. Celui que les chauvins parent d'habits de misère, le prétendant soumis à Merkel et aux USA. Celui que ses agents parent de mille vertus, apportant les Lumières et la Civilisation. Celui qui est diminué, nié, paré de fleurs.

    Mais celui qui viole, qui tue, qui pille.

    Celui qui porte la mort partout où il passe, dans l'impunité, celui qui se gorge de profits immenses en ne tarissant pas de leçons de morale.

    Celui-là est le premier ennemi des communistes qui agissent au sein de l'Etat Français.
    Notre premier ennemi est notre bourgeoisie, pas celle des autres.

    Nous souhaitons, en 2017, la défaite de ses plans face à la lutte des peuples.

    Nous sommes dispersés, nous sommes loin de pouvoir clamer victoire en cette aube de 2017. Mais nous ne manquons ni de courage ni de détermination, et chaque jour la renforce. Nous devons avancer pas à pas vers une unité plus grande, plus forte, plus sincères de tous les communistes de l'Etat Français.

    Nos voeux pour nos camarades ne peuvent être que des voeux de lutte résolue !
    Nous souhaitons la victoire à nos camarades, qui se battent sous la bannière rouge.
    Nous la souhaitons à nos camarades qui luttent contre l'obscurité du fascisme.
    Nous la souhaitons aux peuples sans Etat, où qu'ils soient, et particulièrement au sein de l'Etat Français, de parvenir à leur indépendance.

    En avant vers un 2017 de lutte !

    Mort à l'impérialisme français, oppresseur des peuples !

    Vive le communisme !