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  • La révolution d’octobre – texte du Parti Communiste du Togo-ICOR

    La révolution d’octobre – texte du Parti Communiste du Togo-ICOR

    La révolution d’octobre: victoire et vérité scientifique du marxisme-léninisme

    PCT (parti communiste du togo), Lomé, le 7 novembre 2017

    C’est avec un grand enthousiasme et une grande confiance que nous nous joignons à tous les communistes du monde et à l’ensemble du prolétariat révolutionnaire international, pour célébrer le centième anniversaire de la grande Révolution socialiste d’octobre 1917. Nous sommes convaincus que la grande Révolution d’octobre 1917, qui reste un événement majeur du XX siècle malgré tous les efforts entrepris par la réaction mondiale pour la déformer et pour l’enterrer, continuera d’être une source d’inspiration irremplaçable pour les millions de communistes de révolutionnaires et de prolétaires qui partout dans le monde, luttent pour un monde meilleur.

    Il y a cent ans, en effet, le 25 octobre 1917 (le 7 novembre selon le calendrier actuel), la classe ouvrière de Russie, sous la direction du Parti communiste (b), déclencha l’insurrection armée qui mit à terre le gouvernement bourgeois et réactionnaire de Kerenski et installa à sa place le gouvernement des soviets. Les premières années furent pour la Révolution des années de confrontations militaires acharnées avec les forces contre révolutionnaires des armées blanches épaulées par l’intervention des armées et de la marine des puissances impérialistes (Allemagne, France, Grande-Bretagne Etats-Unis, Japon..), qui entendaient ainsi l’étouffer dans l’œuf. Mais elle a fini par vaincre ses ennemies grâces son Armée rouge, l’armée de la dictature du prolétariat, la matérialisation concrète de l’alliance de la classe ouvrière, de la paysannerie pauvre et des masses exploitées. Ainsi s’instaurait pour la première fois dans l’histoire à travers le gouvernement des soviets, un état de type nouveau celui de la dictature du prolétariat, fondée sur l’alliance de la classe ouvrières, de la paysannerie pauvre et des masses laborieuses. Cette victoire ouvrait la voie à l’instauration du socialisme, prélude à la société sans classes, la société communiste.

    Marx et Engels en élaborant la théorie du communisme scientifique, avaient débarrassé le socialisme des rêveries et errements des socialistes utopistes: en analysant l’évolution des sociétés sur la base du matérialisme historique, ils avaient montré scientifiquement l’inéluctabilité de la révolution socialiste et du communisme; ils avaient su faire la démonstration qu’il revenait à la classe ouvrière, produit du capitalisme et «qui n’a à perdre que ses chaînes et un monde à gagner», la mission historique de détruire par la révolution violente le régime capitaliste, de construire la société socialiste pour aboutir à la société sans classes, la société communiste. Mais cette démonstration scientifique n’était encore que de la théorie.

    En 1871, avec la Commune de Paris, la classe ouvrière parisienne avait bien tenté d’établir son propre pouvoir; mais cette tentative avait duré à peine plus de deux mois, la Commune de Paris ayant été écrasée dans le sang par la bourgeoisie réactionnaire.

    Les mérites de Lénine et du léninisme

    Avec la Révolution d’Octobre, l’idéal rêvé par la classe ouvrière, et brièvement entrevu pendant la Commune de Paris, se voyait réalisé de manière concrète. Le système socialiste comme nouveau système social devenait une possibilité tangible. Incontestablement, la Révolution d’octobre 1917 confirmait la justesse des analyses et des enseignements du marxisme. Elle apportait de manière éclatante la preuve vivante de la capacité de la classe ouvrière, la classe révolutionnaire jusqu’au bout, la classe d’avenir, à renverser l’ordre capitaliste, à édifier son propre Etat, l’Etat de la dictature du prolétariat et des masses exploitée, à défendre son pouvoir, à instaurer une société nouvelle, la société socialise, première étape de la société sans classes, la société communiste.

    La Révolution d’Octobre a aussi démontré de façon concrète que cette victoire n’est possible que si la classe ouvrière est dirigée par un parti de type nouveau, par son parti d’avant-garde à l’instar du parti bolchevik, un parti qui réponde aux exigences de l’époque nouvelle.

    Cette époque nouvelle c’est celle de l’impérialisme et de la révolution prolétarienne, dont Lénine a su mettre en lumière les principales caractéristiques: c’est l’époque où capitalisme ayant atteint son stade suprême, est devenu un système agonisant, c’est-à-dire l’époque où les contradictions du système capitaliste telles que Marx et Engels les ont entrevues à leur époque, se sont exacerbées, rendant nécessaire et inéluctable la révolution prolétarienne mondiale et l’émergence d’un nouveau système, le système socialiste; l’époque où le capitalisme s’est érigé en un système de domination mondiale, et où la lutte de libération des peuples asservis, coloniaux et dépendants, rejoint par conséquent la lutte du prolétariat pour le socialisme dans le combat commun contre la domination mondiale du capital; l’époque où la révolution peut éclater à n’importe quel maillon faible de la chaîne de domination mondiale du capital, où la construction du socialisme peut commencer seulement dans un pays ou dans un groupe de pays. Bref, l’époque des affrontements ouverts de classes, l’époque où la révolution prolétarienne est devenue une activité pratique face à une bourgeoisie devenue réactionnaire sur toute la ligne, et où la violence révolutionnaire est à l’ordre du jour.

    Le mérite de Lénine et du léninisme c’est d’avoir saisi et analysé les caractéristiques fondamentales de cette l’époque de l’impérialisme, et démontré la nécessité de la révolution prolétarienne et de la dictature du prolétariat; c’est d’avoir en conséquence forgé le parti capable de diriger la classe ouvrière et le processus révolutionnaire dans ces conditions: un parti solidement armé sur les plans idéologique, théorique, politique, organisationnel, et pourvu des capacités stratégiques et tactiques requises pour garder le cap dans toutes les situations, dans tous les tournants dans les avancées et dans les reculs, dans l’offensive comme dans la défensive, capable de marier le travail légal et le travail illégal.

    C’est d’avoir accompli cette tâche à travers de rudes batailles idéologiques, théoriques, politiques organisationnelles, menées et gagnées contre les divers courants opportunistes et liquidateurs qui constituaient autant d’entraves à la lutte; le marxisme légal, les populistes, les économistes, les mencheviks, les otzovistes, les kauskystes et autres trotskystes. La Révolution d’octobre, c’est la démonstration concrète de la vérité scientifique du marxisme-léninisme en tant que science de la révolution prolétarienne et de la dictature du prolétariat, fondée sur l’alliance de la classe ouvrière, de la paysannerie pauvre et des masses exploitées. Cette vérité s’est vérifiée par la victoire de l’Armée rouge, bras armé de la dictature du prolétariat, matérialisation concrète de cette alliance, sur les forces impérialistes (allemandes, américaines, françaises japonaises…) et contre révolutionnaires qui s’étaient coalisées pour abattre et liquider le nouveau pouvoir.

    La Révolution d’octobre c’est aussi la victoire du marxisme-léninisme en tant que théorie et pratique de l’internationalisme prolétarien réel et conséquent: en 1912, devant les menaces de guerre impérialiste, les partis sociaux démocrates, membres de la IIème Internationale réunis à Bâle (Suisse), avaient pris l’engagement de refuser de voter les crédits militaires et de s’opposer à la guerre par tous les moyens y compris par la grève générale. Bref, ils s’étaient promis de «faire la guerre à la guerre». Mais en 1914, à la déclaration de la guerre, la plupart de ces partis (qui se réclamaient encore du marxisme !), gangrénés par l’opportunisme, trahissant leur engagement s’étaient ralliés à leur bourgeoisie au nom de «l’union sacré» en votant les crédits militaires. Mais le parti bolchevik quant à lui est resté fidèle à son engagement internationaliste; il a fidèlement appliqué le mot d’ordre de transformer la guerre impérialiste en révolution et s’y est fermement tenu malgré l’ambiance belliciste entretenue par l’autocratie et par la bourgeoisie réactionnaire.

    La victoire de la Révolution montre bien que le mot d’ordre bolchevik sur la paix, la terre et le pain n’était pas seulement juste parce que conforme à cet engagement internationaliste, mais aussi parce qu’il répondait effectivement aux intérêts et aux aspirations des masses laborieuses notamment paysannes, qu’il a contribué à cimenter l’alliance de la classe ouvrière, de la paysannerie pauvre, et des masses exploitées, et a fait de cette alliance un socle capable de résister aux offensives de la contre-révolution et de la réaction. Elle confirmait ainsi les liens indissolubles entre la révolution bolchevique et la révolution prolétarienne mondiale.

    D’ailleurs, Lénine n’a jamais cessé de placer la Révolution d’octobre dans la perspective de la révolution prolétarienne mondiale. C’est bien pour cela et pour marquer la rupture définitive avec l’opportunisme et avec la IIème Internationale que fut mise en place dès 1919 à Moscou la III Internationale dont l’accès était soumis à l’acceptation de 21 conditions, confirmant la rupture avec l’opportunisme et l’adhésion à la ligne de la révolution prolétarienne mondiale; c’est aussi dans la perspective d’un soutien effectif aux mouvements de libération des peuples coloniaux et dépendants, que s’est tenu à Bakou en septembre 1920, le premier congrès des peuples d’Orient.

    Il est vrai que le feu de la révolution n’a pas réussi à embraser l’Europe comme l’espérait Lénine et les bolcheviks. Les mouvements révolutionnaires insurrectionnels suscités en écho à la Révolution d’Octobre (notamment en Allemagne, en Hongrie, en Italie) n’ont pas, en effet, réussi à tenir face à la répression féroce menée par la réaction; mais la victoire de la révolution n’a pas manqué d’ouvrir des brèches au sein de la social-démocratie opportuniste, entraînant parfois des scissions l’émergence de partis se réclamant désormais de la ligne de la IIIème Internationale. C’est le cas de la France avec le Congrès de Tours et la naissance du Parti communiste «Section française de l’Internationale communiste».

    Dans les colonies et pays dépendants soumis au joug de l’impérialisme, la Révolution a soulevé un immense espoir et a contribué à l’essor des mouvements d’émancipation notamment en Chine, en Indochine, en Afrique du Nord -Horizon rouge- vers lequel se tournaient le regard des prolétaires et es masses opprimées du monde.

    Comme le dit Staline: «en ébranlant l’impérialisme, la Révolution d’Octobre a créé en même temps, la première dictature prolétarienne une base puissante et ouverte du mouvement révolutionnaire mondial, base qu’il n’avait jamais eue auparavant et sur laquelle il peut maintenant s’appuyer. Elle a créé un centre puissant et ouvert du mouvement révolutionnaire mondial centre qu’il n’avait jamais eu auparavant et autour duquel il peut maintenant se grouper en organisant le front révolutionnaire unique des prolétaires et des peuples opprimés de tous les pays contre l’impérialisme».

    «La Révolution d’octobre a ainsi fait de la Russie, de l’Union Soviétique le bastion de la lutte pour la libération nationale et pour le socialisme, et non seulement par le soutien internationaliste qu’elle apportait aux luttes du prolétariat international et des peuples du monde, mais aussi par l’exemple qu’elle représentait à travers ses succès foudroyants tant dans l’édification d’une puissante économie que dans la promotion du progrès social»

    Ainsi selon les spécialistes capitalistes eux-mêmes la production industrielle s’élevait en 1939 à 10 fois celle de 1914, à 5 fois celle de 1928 et ce, rappelons-le, après quatre années de destructions immenses entraînées par la guerre civile et les interventions étrangères, et malgré l’encerclement impérialiste, sans avoir à exploiter à piller d’autres peuples et sans exploiter la classe ouvrière, puisque dans le même temps on enregistrait des avancées sociales aussi incontestables, notamment dans l’éducation et la santé entièrement gratuites, dans la promotion de l’égalité femme-homme…Justement parce que la classe ouvrière à travers les diverses organisations de la dictature du prolétariat tenait entre ses propres mains la gestion de l’économie et de la société. Incontestablement, l’Union soviétique par son existence même et par ses victoires dans l’édification de la société socialiste apportait la preuve de la supériorité du socialisme.

    Plus que jamais la Révolution d’Octobre était devenue la source d’inspiration pour le prolétariat international et pour les peuples opprimés du monde. Le rôle majeur et décisif de l’Union soviétique dans l’écrasement de la barbarie fasciste avait encore accru la sympathie à son égard: des pays d’Europe de l’Est libérés de l’occupation nazie, s’étaient engagé dans la voie socialiste; les peuples des pays coloniaux et dépendants donnaient un nouvel élan à leurs luttes émancipatrices, notamment en Asie (Chine Indochine) en Afrique du Nord (manifestation de Sétif en Algérie, et en Afrique subsaharienne). Un pan important de la planète constituait désormais le camp socialiste et échappait ainsi à la domination impérialiste.

    Du révisionnisme à l’effondrement du camp socialiste.

    Mais aujourd’hui cent après la Révolution d’Octobre, le mouvement révolutionnaire connaît un recul certain. En effet le camp socialiste s’est effondré, le capitalisme a été restauré en Russie consacré par la contre révolution comme dans les démocraties populaires d’Europe; la Chine, ouvertement impérialiste participe effrontément au pillage des peuples.

    La raison principale de cette situation, c’est le développement du révisionnisme qui a fini par s’emparer du parti et de l’Etat après la mort de Staline; ce cours nouveau, révisionniste officiellement inauguré par le 20ème Congrès du PCUS, s’est traduit par l’abandon, sous prétexte de retour à Lénine, des principes cardinaux du marxisme-léninisme, et de tous les enseignements de la Révolution d’Octobre. Ainsi au principe de la dictature du prolétariat, on a substitué la notion de l’Etat du peuple tout entier et du passage au socialisme sans révolution prolétarienne; au principe du parti de la classe ouvrière on a substitué la notion du parti du peuple tout entier; le principe de la contradiction fondamentale antagonique, et donc de la lutte implacable entre socialisme et capitalisme a été remplacé par la notion de compétition pacifique, de coexistence pacifique et du passage pacifique au socialisme.

    Dans les pays coloniaux, néocoloniaux et dépendants, le principe de la révolution démocratique sous la direction de la classe ouvrière, comme étape vers le socialisme, a fait place à la notion d’Etat de démocratie nationale qui, au nom d’un prétendu «développement non capitaliste», invite la classe ouvrière à se mettre à la remorque de la bourgeoisie. Ajoutons la théorie non moins funeste venant de Chine, selon laquelle les peuples des «deuxième et troisième mondes» doivent s’unir à leur bourgeoisie contre «le premier monde».

    Ainsi la restauration du capitalisme dans les pays socialistes n’a pas seulement privé le prolétariat international d’un bastion et d’un point d’appui; elle s’est accompagnée de développements, de théories et de doctrines qui n’ont abouti qu’à semer la confusion, à désarmer le prolétariat international et les peuples opprimés du monde face à la bourgeoisie.

    Des développements, des théories qui ont entraîné des partis se réclamant du communisme dans des politiques de collaboration de classe, laissant de ce fait sans défense le prolétariat et les peuples qui vont subir d’horribles massacres, notamment en Indonésie, au Soudan, au Chili. Dans le même sens dans de nombreux pays coloniaux, néocoloniaux, ou dépendants comme le nôtre, ces théories ont même abouti à nier la nécessité de la direction de la révolution démocratique par le prolétariat, et à laisser le prolétariat et les masses populaires déboussolés, sans la direction du Parti communiste dont la création se trouvait indéfiniment reportée, celle-ci n’étant plus considérée comme une tâche urgente. Ceux qui alors osaient encore se réclamer du marxisme, pouvaient ainsi justifier leur intégration dans des gouvernements bourgeois et leur participation aux régimes néocoloniaux et dépendants.

    C’est le cas de notre pays où dans les années 1960, quand les éléments se réclamant du marxisme-léninisme en fait des révisionnistes khrouchtchéviens, se sont fondu dans le parti nationaliste petit bourgeois la JUVENTO, avant de se rallier du moins pour certain d’entre eux au parti national-réformiste le PUT; d’autre sous l’influence du révisionnisme chinois se sont contentés de gérer le mouvement étudiant. C’est donc ce recul momentané subi par le socialisme qui, en leur laissant le champ libre, a permis à la bourgeoisie impérialistes, plus arrogante que jamais, aux opportunistes et aux révisionnistes de tout poil, de mener une propagande effrénée pour présenter à coups de contre vérités, le socialisme comme une monstrueuse barbarie, ou au mieux comme un rêve impossible, et pour tenter de faire passer la Révolution d’Octobre, pour un simple accident de l’histoire, comme une simple parenthèse dans un monde voué éternellement au règne du capitalisme.

    Mais nous sommes convaincus qu’il ne peut pas en être ainsi.

    Car nous savons que la réalité matérielle est un perpétuel changement, que tout ce qui existe se développe et meurt, qu’il s’agisse de la nature ou de la société, indépendamment de la volonté des hommes qui peuvent tout au plus accélérer ou ralentir un processus, mais qui ne peuvent pas empêcher son déroulement. C’est ce que nous enseigne le matérialisme dialectique. Ainsi, la bourgeoisie et le capitalisme, n’ont pas existé de tout temps. Ils sont apparus et se sont développés au sein de la société féodale, qu’ils ont fini par détruire et remplacer renverser. Ils sont donc appelés à disparaître eux aussi; qu’ils soient donc appelés à disparaître, c’est pour nous une certitude.

    En France par exemple il s’est écoulé plusieurs siècles entre l’apparition de la bourgeoisie et la révolution bourgeoise, et plusieurs décennies entre la révolution bourgeoise et la victoire définitive de la bourgeoisie. Les voies de la révolution ne sont pas forcément linéaires.

    Qu’on l’appelle mondialisation, globalisation ou autre , l’époque actuelle reste toujours celle de la concentration du capital, des monopoles du capitalisme financier, de la domination du monde par un petit nombre de puissance, bref c’est toujours l’époque de l’impérialisme et les contradictions de l’impérialisme, telles que Lénine les a perçues et analysées, sont non seulement toujours présentes mais ne font que s’exacerber et que le socialisme apparaît plus que jamais comme la solution nécessaire et inévitable.

    En effet, jamais la production n’a été autant socialisée, et jamais le capital n’a été détenu en si peu de mains. La crise du capitalisme est devenue une réalité permanente.

    Dans les pays impérialistes, la classe ouvrière et les masses laborieuses connaissent une misère grandissante par suite du chômage endémique et de la remise en question des droits sociaux acquis dans la lutte. Face à leur légitime mécontentement, la bourgeoisie recours à la militarisation accrue de la société à la remise en cause des libertés, à des mesures de fascisation sous la poussée de groupes fascistes de plus en plus légitimés qui ne cessent de s’affirmer sur la scène politique. Plus que jamais l’affirmation de Lénine selon laquelle l’impérialisme c’est la réaction sur toute la ligne reste d’actualité.

    Dans les pays néocoloniaux et dépendants comme le nôtre l’emprise du capital monopoliste a abouti à une dépendance accrue de l’Etat néocolonial, et même à une forme de recolonisation. Ce qui a pour conséquence plus de misère pour le peuple et notamment pour la jeunesse qui parfois ne voit d’autre issue que dans le recours à l’émigration; mais aussi plus de sentiment de révolte qui peut parfois aboutir au terrorisme mais aussi renforcer la volonté d’indépendance.

    Les rivalités inter-impérialistes se sont aggravées notamment avec l’affirmation de nouveaux pays impérialistes. Elles ont multiplié les conflits, aggravé la course aux armements et mis le monde en état de guerre quasi permanent.

    Seul le socialisme peut instaurer la paix entre les peuples

    Ajoutons à tout cela les désastres écologiques conséquence de l’exploitation capitaliste des ressources de la terre.

    Seul le socialisme peut sauver l’humanité.

    L’exacerbation de ces contradictions rend la révolution socialiste inéluctable. La chaîne de domination de l’impérialisme finira par se rompre quelque part. D’ailleurs les événements qui se sont déroulés ces derniers temps dans divers pays montrent bien que les peuples ne sont pas disposés à supporter la situation qui leur est faite, que ce soit notamment en Tunisie, en Egypte et au Burkina Faso.

    La grande leçon que nous pouvons retenir de tous ces événements c’est la nécessité de la révolution prolétarienne, et c’est aussi la confirmation de la nécessité du Parti Communiste qui seul peut conduire la classe ouvrière pour rendre cette révolution possible. C’est ce parti qui en s’inspirant de l’exemple du Parti Bolchevik, et de la Révolution d’octobre, et avec toute l’expérience acquise depuis lors peut conduire à la victoire. Il nous appartient donc de renforcer nos partis, en nous inspirant de l’exemple du parti Bolchevik et de la Révolution d’octobre mais aussi des expériences accumulées depuis lors d’échanger nos expériences en nous apportant un soutien mutuel internationaliste.

    GLOIRE A LA GRANDE RÉVOLUTION D’OCTOBRE 1917

    GLOIRE AU PARTI BOLCHEVIQUE DE LÉNINE ET DE STALINE

    VIVE L’INTERNATIONALISME PROLÉTARIEN !

    Le Parti Communiste du Togo

    Site internet : www.pctogo.org

    Contact : contact@pctogo.org

  • Appel à un communiqué commun des organisations communistes pour le 100 ème anniversaire de la Révolution d’Octobre.

    Appel à un communiqué commun des organisations communistes pour le 100 ème anniversaire de la Révolution d’Octobre.

    Le centième anniversaire, nous devons parler d’une seule voix.

        Nous avons rédigé ce communiqué dans le but de proposer une expression commune à tous les communistes pour cette date essentielle. Il sera également traduit pour en faire proposition aux organisations politiques non-francophones. Nous avons les premiers retours et les premières signatures qui reviennent, notamment de la part de l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste), du CUC (Cellule Unité Communiste), du BUPRACOM (Bureau de Propagande et d’Agitation Communiste), de la  Tribune Marxiste-Léniniste ainsi que des Editions prolétariennes. Nous espérons que cette démarche sera bien accueillie et offrira la possibilité à une expression commune, par delà le cordon sanitaire de la bourgeoisie et de l’anticommunisme. 

    La Révolution d’Octobre a 100 ans cette année. La date est importante, incontournable même.

    L’événement n’est pas seulement historique, il est également un symbole. Il est un symbole pour les communistes comme pour la bourgeoisie.

    De notre point de vue, cet anniversaire correspond à la démonstration de la possibilité de remporter une victoire décisive contre la bourgeoisie, victoire des masses populaires dirigées par le Parti Communiste. Elle est l’illustration de la possibilité de pouvoir construire le socialisme dans un pays, dans une terre libérée de l’oppression capitaliste, du poids de la bourgeoisie.

    La Révolution Prolétarienne d’Octobre a démontré qu’elle libérait les opprimés et les opprimées, les exploités et les exploitées, tout comme elle libérait les forces productives. Elle a démontré les fantastiques possibilités d’une société, lorsque les entraves du parasitisme lui sont ôtées.

     

    Mais elle est aussi un symbole pour la bourgeoisie. Qu’elle mente sur la Révolution Prolétarienne d’Octobre, qu’elle essaie de la faire passer pour une révolution de palais, pour un coup d’Etat, cela n’a rien d’étonnant.

    Mais celle-ci n’a de cesse de traiter cet évènement d’avenir comme une chose du passé, comme quelque chose de mort, comme une parenthèse, comme une anomalie de l’histoire. Elle nie la lutte actuelle des forces communistes révolutionnaires, en Inde, aux Philippines, au Népal, en Turquie, au Kurdistan… Elle nie l’existence toujours vivace de grandes organisations populaires et communistes.

     

    Cela, nous devons le lui rappeler. Lui rappeler qu’un spectre hante le monde, celui du communisme. Nous devons porter ces immenses espoirs en avant, les rappeler aux yeux et aux oreilles de ceux qui refusent de voir que la lutte continue.

    Mais nous même, avons un pas en avant à franchir, au sein de l’Etat français. Nous ne pouvons pas nous contenter de célébrer un folklore. Nous ne devons pas considérer la Révolution Prolétarienne d’Octobre comme un fétiche.

    Le plus grand hommage qu’il est possible de lui rendre, c’est d’avancer, ensemble, tous d’un pas dans la direction de l’unité et de la construction du Parti Communiste révolutionnaire.

    Ce travail immense, nous devons le poursuivre, car nous avons un rôle historique à jouer.

     

    L’Histoire et les masses sont nos juges.

     

    L’Histoire et les masses sont nos juges. Nos seuls juges. Qu’importe ce que la bourgeoisie et ses laquais pensent de nous. Qu’importe ce que les éternels détracteurs peuvent bien dire. Qu’importe les racontars des trotskistes, les lancinantes complaintes des libertaires sur l’autoritarisme de supposé de la révolution.

     

    Qu’allons-nous pouvoir offrir aux masses et à l’Histoire en ce centenaire ? Des déclarations séparées, des célébrations éparses ? Des analyses, brillantes certes, mais qui ne restent que dans nos organisations, nos cercles, dans nos sectes, dans nos groupuscules ?

    Notre responsabilité face à ce centenaire est immense. Elle nous appelle, exige de nous que nous grandissions et que nous avancions. Elle exige de nous que nous soyons en mesure de faire un bond qualitatif. Si nous ne saisissons pas cette chance, nous n’aurons fait que célébrer la Révolution sans en tirer la moindre conclusion, en la traitant comme la traite la bourgeoisie.

    Célébrer la Révolution, cela signifie célébrer le résultat d’une lutte pour l’unité.

     

    Nous voulons que les communistes de l’Etat français, pour l’anniversaire de la Révolution d’Octobre, parlent d’une seule voix et marchent d’un seul pas. Nous voulons pouvoir crier, ensemble, à la face de la bourgeoisie, que la lutte est loin d’être finie. Que cent ans après, nous avons appris, nous avons avancé, et que nos coups redoubleront, jusqu’à la victoire finale.

     

    Nous, l’Unité Communiste de Lyon, sommes un grain de sable à l’heure actuelle, au regard d’autres. Nous sommes de construction récente, nous sommes peu nombreux, bien que nous nous renforcions régulièrement. Nous n’avons que peu d’héritage, peu d’histoire.

    C’est, paradoxalement, ce qui nous permet de rédiger cet appel. Nous n’avons ni appareil à défendre, ni inimités existantes, ni hostilités envers qui que ce soit -excepté peut-être certaines sectes que nous aurions froissées.

    Nous comprenons les clivages, les inimités, les hostilités. Chacun possède ses raisons, et elles sont certainement, à des degrés divers, justifiées. Mais, dans cette lutte immense contre le capitalisme et contre l’impérialisme, dans cette date aussi essentielle, nous pensons que nous devons être capable de nous rassembler, même ponctuellement.

     

    Peut-être cette déclaration est-elle naïve, peut-être sera t’elle écartée d’un revers de la main. Mais nous la formulons tout de même. Nous voulons parler d’une seule voix pour cet événement.

    Une seule affiche, un seul communiqué -qui n’empêche nullement la tenue d’autres événements- une ligne défendue. Pour que, partout, dans chaque ville où des militants communistes marxistes-léninistes, marxistes-léninistes-maoïstes se trouvent, la même marque soit apposée. Qu’elle soit incontournable. Que la bourgeoisie elle-même ne puisse l’étouffer.

    Pour mettre en commun nos ressources, mettre en commun nos forces. Pour que, pour ce centenaire, nous soyons une seule voix, un seul flambeau.

     

    L’Unité Communiste de Lyon propose ainsi que soient invitées les organisations se revendiquant de la Révolution d’Octobre, de l’héritage de la construction du socialisme en URSS, se revendiquant, également, de la même volonté d’organiser la classe ouvrière, d’organiser la révolution prolétarienne aujourd’hui.

    Que ceux et celles qui sont opposés à l’impérialisme français, au parlementarisme, au réformisme, parlent d’une seule voix.

     

    D’une manière pratique nous proposerions : Une affiche commune, signée des organisations participantes, financée dans la mesure de nos moyens respectifs.

    Un communiqué commun, porteur d’une analyse commune sur la Révolution d’Octobre, mais également sur la situation sociale et politique dans l’Etat français.

    Si possible, une série de conférences et d’événements dans laquelle les organisations pourraient s’investir dans la mesure de leurs moyens, et permette une expression conjointe pour cette date.

     

    Nous pensons que nous ne pouvons faire l’impasse sur cette expression, pour cette date, dans un Etat où les forces révolutionnaires sont faibles et embryonnaires. Nous pensons que ne pas parler d’une seule voix, reviendrait à laisser libre champ à l’expression de la bourgeoisie, de ses « historiens », de ces sycophantes, des révisionnistes et des réformistes.

     

    L’héritage de la Révolution d’Octobre est le nôtre. Défendons-le, partageons-le !

    Nous proposons le communiqué suivant :

    Centenaire de la révolution d’octobre :

    La révolution prolétarienne est toujours le phare qui éclaire le monde !

    La révolution prolétarienne d’octobre fête son premier centenaire. Elle fut plus qu’une lueur d’espoir pour tous les exploitées et toutes les exploités, pour les opprimées et les opprimés. Elle fut un phare immense, embrasant la nuit obscure.

    En pleine grande guerre impérialiste, tandis que les prolétaires étaient sacrifiés par millions pour le repartage du monde au profit de grands trusts, elle fut l’incarnation du rejet de la guerre et de la volonté de paix.

    En plein enfer colonial, elle apporta un espoir à tous les peuples souffrant sous le joug des impérialistes. Un espoir de pouvoir s’émanciper et se réaliser en tant que nation. Un espoir de chasser les occupants et les bourreaux. Au sein de cette prison des peuples qu’était l’Empire Russe, elle apporta un vent de liberté.

    Au cœur d’une Europe pouilleuse et miséreuse, elle fut pour les prolétaires, pour les paysans et les paysannes une illustration du fait que les patrons et les patronnes, les créanciers, les créancières, les banquiers et banquières, en somme les parasites qui vivent de la sueur des autres n’étaient pas nécessaires. Qu’il était possible de gouverner sans eux. Qu’il était nécessaire de gouverner contre eux.

    Dans les sociétés réactionnaires, traditionalistes, patriarcales, cette révolution fut également le point de départ d’avancées majeures, d’une possibilité d’émancipation, par delà des sexes, des genres, des préférences.

    Octobre 1917 était tout cela. Elle était plus que « la terre, le pain, la paix », elle était l’incarnation des masses montant à l’assaut du ciel, sous la direction du Parti Bolchevik.

     Octobre 1917 était le point de bascule entre une société où la recherche du profit dicte sa loi et une où la satisfaction des besoins devient l’objectif. Une société rationnelle, juste, équitable, sans les pillages, sans les gâchis, sans l’anéantissement de la planète qui sont inhérents au capitalisme.

    Voilà ce qu’était Octobre 1917.

    Les « historiens » bourgeois voudraient remiser ces espoirs aux oubliettes. Peindre de sang la libération des masses. Tronquer et escamoter les faits. Mentir et inventer. Créer une fiction dans laquelle la Révolution était le coup d’Etat d’une clique, d’une bande de criminels. Voilà ce que la bourgeoisie voudrait.

    Elle ne lésine pas sur les moyens. D’une part en attaquant le socialisme, en attaquant le communisme, en attaquant les fondements d’une société juste, sans états ni classe, en clamant que l’exploitation est la mère de toute vie.

    De l’autre en se faisant les porte-paroles d’une ultragauche anticommuniste, prétendant que les révolutionnaires n’étaient pas assez purs, pas assez désintéressés, que la révolution est belle, sur le papier.

    Elle ment sans honte dans les médias, dans les publications « scientifiques », dans les productions hollywoodiennes, dans ses romans. Elle ment dans les programmes scolaires, essayant de faire de la République des Soviet un symétrique du Reich nazi.

    D’un côté comme de l’autre, leur idée est de faire de ce centenaire gênant une œuvre de musée des horreurs, ou de la minimiser, de la neutraliser, de l’aseptiser, d’en faire un fétiche du passé. Certains prétendus communistes vont certainement contribuer à cela. Ils n’acceptent qu’en façade l’idée révolutionnaire, font mine de le défendre, mais en sapent sans cesse les bases.

    Nous ne les laisserons pas brader cet héritage ! Soyons unis autour de la défense de ce sommet de l’Histoire et de la lutte des classes.

    Nous avons, entre nous, des désaccords, des controverses, des conflits, des dissensions -souvent, des haines -parfois. Nous sommes une multitude d’organisations et une multitude de points de vues.

    Mais, aujourd’hui, nous parlons d’une seule voix, car sur ce point, nous sommes unanimes.

    Nous parlons d’une seule voix pour nous hisser à la hauteur de l’enjeu, à la hauteur de l’importance de cette célébration.

    Nous parlons d’une seule voix car, quelque soient nos désaccords, nous nous retrouvons sur une chose : La révolution prolétarienne n’est pas le passé. Elle est l’avenir de l’humanité.

    Elle est l’avenir, contre les menaces de guerre, contre le bellicisme, contre la volonté de lancer de nouveau les masses les unes contre les autres pour les profits d’une clique.

    Elle est l’avenir, contre l’exploitation capitaliste, contre la misère qui s’accroît, contre la privation des biens les plus fondamentaux.

    Elle est l’avenir, contre la domination impérialiste -et de notre impérialisme, contre l’écrasement des peuples, contre la surexploitation colonialiste, contre la marche à la mort pour les profits.

    Elle est l’avenir, contre le carcan rétrograde et réactionnaire qui emprisonne l’ensemble de la population.

    Elle est la condition pour que l’humanité de s’asphyxie pas, qu’elle continue à avancer sans faire de la Terre une poubelle toxique ou un champ de ruines.

    Elle est la condition pour que l’humanité quitte cette ère d’obscurité . Pour que débute une Histoire dont le fil directeur n’est plus la succession des guerres, des crimes. Dont le moteur n’est plus la lutte pour la survie, contre l’oppression et l’exploitation. La révolution ouvre une aube nouvelle pour l’humanité, une nouvelle séquence dans son histoire. Nous sommes à l’orée de celle-ci.

    La Révolution a une portée universelle, qui embrasse chaque partie de la planète. Partout dans le monde, partout sur la Terre, le prolétariat est la classe qui doit diriger, la seule classe à même de mettre fin à l’exploitation. La seule capable de mettre fin à la division en classes de la société, contre la division du monde en groupes hostiles et aux intérêts antagoniques.

    Nous avons besoin d’un Parti Communiste révolutionnaire pour former l’Etat-major de cette classe, pour aller vers la révolution.

    Aujourd’hui, nous ne formons qu’une seule voix, qu’une seule ligne, qu’un seul camp : celui de la révolution. Celui de la destruction du capitalisme et de l’impérialisme.

    Dans d’autres Etats, les communistes avancent sur le chemin de la révolution, sur le chemin de l’exercice d’un pouvoir populaire et démocratique. Nous les saluons et nous prenons exemple sur leur combat !

    Aujourd’hui, nous clamons que notre héritage, celui de 1917, n’est pas un héritage de musée, mais est une arme, un outil, pour construire l’avenir !

    Le phare de 1917 n’est pas mort. Il renaîtra et éclairera de nouveau le monde !

    Le communisme est la jeunesse du monde !

  • Sur le 90ème anniversaire de la Gande Révolution Socialiste d’Octobre. (2007)

    Sur le 90ème anniversaire de la Gande Révolution Socialiste d’Octobre. (2007)

    Sur le 90ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre. 

    2007

    Le 100 ème anniversaire de la Révolution d’Octobre est un évènement considérable. Il ne s’agit pas de commémorer un évènement quelconque, une simple date. Il s’agit d’un point de rupture titanesque.

    Si la Commune de Paris fut un premier coup de hache dans le pouvoir de la bourgeoisie, en instaurant la première dictature du prolétariat, la Révolution d’Octobre instaura la première expérience de construction du Socialisme.

    Le fait qu’elle ait eu lieu est le fruit de facteur conjecturels (guerre, épuisement…) mais également d’une préparation de longue haleine. Sans le travail de construction du Parti Bolchevik, cette révolution serait restée chimère et utopie.

    Entre Que faire et la Révolution, quinze années d’écart. Un océan de travail, légal ou illégal, clandestin ou au vu et su de tous. Quinze années de lutte terrible dans les coulisses, pour que la grande première existe.

    Une révolution marquée par la guerre, que les bolcheviks ont du apprendre à faire. Marquée par les interventions étrangères, la haine implacable du capitalisme contre les travailleurs. Marquée aussi par la solidarité prolétarienne, l’amitié entre les peuples et entre les travailleurs.
    Entre la Révolution et le XXème congrès du PCUS, qui enterra le socialisme, 39 ans de travail acharné, pour faire d’un Etat arriéré une force politique et économique de premier plan, sans impérialisme, sans exploitation, sans misère. Une œuvre bâtie dans l’encerclement, dans la guerre, dans la douleur et dans la menace. Dans l’expérimentation, dans la découverte, avec des victoires, des revers, des erreurs. Mais une œuvre qui éclaire toujours, qui rayonne.

    Un matériel immense que les communistes doivent étudier, comprendre, analyser, pour renaître plus forts et plus puissants. Aguerris par l’expérience entière du mouvement communiste international.

    Cette brochure, que nous reproduisons ici, célébre, il y a dix ans, le 90 ème anniversaire. Elle est une déclaration pertinente et pleine de bon sens sur les questions relatives à la construction du socialisme.

    Une lecture supplémentaire à ajouter à sa bilbliothèque.

    Sur le 90ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre

    Revolutionary Democracy

    2007

    Publié par l’UCL en 2017


    Voici le message de salutations adressé au groupe Ray O. Light lors de la réunion tenue à New York pour célébrer le 90ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre. 

    La célébration du 90ème anniversaire de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre à New York, en plein cœur de la citadelle de l’impérialisme américain, est un sujet de première importance et nous estimons que c’est une question de grand honneur d’envoyer un message fraternel de salutations à cette occasion au nom de la revue Revolutionary Democracy

    Marx a fait observer que les révolutions des dix-septième et dix-huitième siècles n’étaient pas des révolutions Anglaise et Française, mais des révolutions d’un modèle européen dans lequel la victoire de la bourgeoisie a représenté la victoire d’un nouvel ordre, la victoire d’un nouvel ordre de la société, la victoire de la propriété bourgeoise sur les rapports de propriété féodaux. La victoire de la révolution russe en octobre 1917 a vu la victoire du nouvel ordre prolétarien et la victoire des rapports de propriété socialistes sur les rapports de propriété bourgeois: il s’agissait d’une révolution sur un modèle mondial, comme cela a été souligné par la formation du camp démocratique au côté de l’URSS socialiste en tant que résultat de l’instauration des démocraties populaires de l’Europe centrale et du sud-est et de la République populaire de Chine, de sorte qu’un tiers de l’humanité fût libéré du joug du capital. 

    La Révolution russe a survécu aux tentatives de l’impérialisme mondial d’étrangler la République des travailleurs dès sa naissance et est parvenue à la victoire contre la réaction intérieure et extérieure dans la guerre civile. Elle a réussi à ramener rapidement les forces productives au niveau de 1913. Par la suite se déroula l’une des périodes les plus extraordinaires de l’histoire mondiale, qui a vu l’industrialisation de l’URSS à l’intérieur de plans successifs de cinq ans (les plans quinquennaux, note du traducteur) de sorte que l’État ouvrier est devenu le premier État industriel en Europe, ainsi que la création des fermes collectives des paysans pauvres et moyens. Ces victoires ont été précédées par les victoires politiques dirigées par Staline, le grand continuateur des œuvres de Lénine, contre les oppositions de «gauche» et de droite. L’opposition de «gauche» dirigée par Trotsky et Preobrazhensky désirait « surindustrialiser » prématurément la Russie soviétique dans les débuts de la Nouvelle Politique Économique avant même que la production industrielle soit retournée aux niveaux de la période tsariste, sur la base des capitaux extraits de la l’exploitation de la paysannerie, une mesure qui aurait mortellement affaiblie l’alliance des travailleurs et des paysans. L’opposition de droite dirigée par Boukharine a tracé les grandes lignes d’une politique d’industrialisation légère fondée sur l’expansion de l’abondance d’un marché de paysans riches. Staline a réalisé une politique d’industrialisation centrée sur la construction de l’industrie lourde mécanique et financée principalement par les nouvelles valeurs créées dans l’industrie soviétique par la classe ouvrière elle-même. La mise en place des nouveaux rapports agricoles socialistes correspondait précisément au point de vue de Marx qui faisait valoir que: les moyens de production devraient être la propriété de la société dans son ensemble plutôt que celle des fermes collectives comme cela a été fait par l’instauration des Stations de Machines et Tracteurs; que les fermes collectives devraient être formées par la paysannerie pauvre et moyenne à l’exclusion de la paysannerie riche que Lénine appelait la dernière classe capitaliste. Ces réalisations colossales ont été rendues possibles par l’enthousiasme au travail des masses par le biais du mouvement Stakhanov et les campagnes d’émulation socialiste. En 1936 Staline a été en mesure d’annoncer que l’URSS était une société qui a jeté les bases d’une société socialiste dans laquelle l’exploitation des classes n’existait plus. L’économie socialiste a été la base matérielle pour la consolidation de l’union volontaire des nations et des nationalités fondée sur le droit à la sécession qui jeta les bases de l’Union soviétique. Elle jeta aussi les bases de l’émancipation des femmes soviétiques qui jouissaient maintenant de facilités sans précédent dans les conditions du socialisme. Avant le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Staline a affirmé que les nouvelles tâches de la classe ouvrière étaient d’achever la construction de la société socialiste et de commencer la transition vers le communisme. La société soviétique atteingnait la notoriété dans le monde entier par le biais de la formation de la nouvelle culture socialiste réaliste associée avec les noms de Gorki, Maïakovski, Fadayev, Ostrovsky, Deinika, Vera Mukhina, Eisenstein, Poudovkine, Chostakovitch, Khatchatourian, Ivanov, Koretsky et Kukrinsky.

    Les réalisations économiques de l’URSS, la défaite politique de l’opposition et l’élimination de la cinquième colonne dans la société soviétique à travers les procès pour trahison ont été les conditions préalables essentielles pour la victoire sur le fascisme qui a coûté  27 millions de morts au pays. La victoire de l’Armée rouge dans la Grande guerre patriotique a jeté les bases pour la mise en place des nouvelles démocraties en Europe de l’Est et du Sud-Est et en Asie. L’Union soviétique a très rapidement rétabli les forces productives à leur niveau d’avant-guerre et en 1950 il était le double de celui de 1940. Les plans pour jeter les fondements de la société communiste étaient de nouveau à l’avant-plan en URSS alors que le PCUS(b) a appuyé les démocraties populaires de l’est et de l’ouest sur la voie de l’avancement vers le socialisme.

    Après la mort de Staline, la révolution en Union soviétique et dans la majorité des démocraties populaires est entrée dans sa phase descendante. Déjà en 1948/49, la Yougoslavie de Tito a commencé la liquidation de sa démocratie populaire et la formation d’une économie de marché. Elle a été le précurseur de ce qui se préparait progressivement en Union soviétique et dans les démocraties populaires, à l’exception de l’Albanie. L’héritage de la Grande Révolution Socialiste d’Octobre a été liquidé en URSS en 1954-58 avec la fin de la planification dirigée pour la mise en place de la société communiste, la circulation des moyens de production en tant que marchandises dans le secteur public et la transformation concomitante du travail libre associé de la société socialiste en une situation où la force de travail est devenue une marchandise, alors que le profit est maintenant devenu le critère de l’efficacité des entreprises. Le Vingtième congrès du PCUS et l’élimination des communistes Kaganovitch et Molotov de la direction du parti en juin 1957 par le biais d’un coup d’Etat militairo-policier dirigé par Serov et Zhukov ont été les corollaires de la contre-révolution néolibérale.

    Du 90ème anniversaire de la Révolution d’Octobre nous devons tirer les leçons des réalisations de l’Union soviétique et aussi les enseignements qui se dégagent de sa destruction. Comme l’impérialisme et en particulier l’impérialisme américain est en train de se déchaîner dans le monde entier, il est plus clair que jamais que la voie de la démocratie et le socialisme est la seule voie à suivre pour l’émancipation des peuples du monde entier.

    Nous souhaitons tout le succès possible à votre célébration du 90ème anniversaire de la Révolution d’Octobre.

    Longue vie à la grande Révolution Socialiste d’Octobre!
    Longue vie aux idées immortelles de Marx, Engels, Lénine et Staline!
    Vive la solidarité de la classe ouvrière et des masses travailleuses à travers le monde! 

    Delhi
    1er novembre 2007.

    Traduit de l’anglais par Garde Rouge