Étiquette : Résistance

  • Commémoration de la victoire antifasciste : la lutte antifasciste a toujours été et sera révolutionnaire !

    Communiqué unitaire

    Le 8 mai, nous allons avoir le droit aux grands discours hypocrites des capitalistes se félicitant d’une victoire contre le fascisme, qui serait, d’après leur discours, un ennemi extérieur au capitalisme.

    Dans les faits, nous le savons, le fascisme n’est rien d’autre que la manifestation la plus violente du capitalisme et la période de 39-45 nous l’a bien montré : les monopoles, notamment ceux de l’industrie de la guerre, n’ont fait que grandir au péril des travailleuses et travailleurs. C’est pourquoi il est d’autant plus pénible de voir le gouvernement français, à la botte des monopoles français, souillait la victoire antifasciste en se la réappropriant.

    Effectivement, que ce soit en effaçant des pans entiers de la résistance, de ses organisations, en effaçant les luttes de ses figures les plus combatives ou encore en omettant le rôle décisif et clé de l’URSS dans la victoire antifasciste, les révisionnistes historiques veulent nous faire oublier que la résistance était communiste, syndicaliste, et que son fer de lance était notamment la structure communiste du FTP-MOI composée de travailleuses et travailleurs immigré.e.s.

    N’oublions pas l’insurrection de Villeurbanne, visant à libérer la ville des fascistes et menée par le bataillon « Campagnole » du FTP-MOI.

    N’oublions pas Lucien Sportisse résistant communiste juif Algérien luttant contre le colonialisme et le fascisme, assassiné par l’État fasciste à Lyon.

    N’oublions pas Pierre Semard, cheminot et résistant syndicaliste lyonnais assassiné par l’État fasciste.

    N’oublions pas Rosa Arpe Brunel, militante communiste italienne organisant la résistance sur Vaulx-en-Velin.

    N’oublions pas Henri Krischer, résistant communiste juif polonais organisant la résistance sur Villeurbanne, du bataillon « campagnole » FTP-MOI.

    N’oublions pas Yvonne Chanu, luttant pour l’émancipation des femmes aux côtés du parti communiste et organisant la résistance sur Villeurbanne.

    N’oublions pas que c’est la bourgeoisie française qui construit la tombe des conquis de cette victoire, et, qui précipite le processus de fascisation tout en étant responsable de la montée de la réaction.

    C’est cette même bourgeoisie qui hérite directement des crimes coloniaux commis par le gouvernement mis en place le jour même de la victoire antifasciste :

    Le 8 mai, n’oublions pas de commémorer également les crimes coloniaux commis en Algérie, le massacre de Sétif, Guelma et Kherrata commis par l’armée française, sans cesse effacés des mémoires de la « victoire républicaine contre le nazisme ».

    Ces crimes coloniaux commis pour maintenir le joug de la bourgeoisie française sur le peuple algérien ont les mêmes racines que les crimes fascistes commis sur le territoire français et surtout, le même criminel : l’impérialisme, stade suprême du capitalisme. N’oublions pas que les résistantes et résistants qui ont lutté contre le fascisme étaient les mêmes qui luttaient contre le colonialisme français qui maintenait sa poigne, notamment sur l’Algérie. Encore aujourd’hui, la bourgeoisie française poursuit ces crimes coloniaux sans vergogne, que ce soit en Kanaky occupée, en Palestine ou encore avec le pacte colonial. L’État français condamne et déporte les résistants kanaks qui luttent en Kanaky occupée contre le colonialisme français et réprime les militants pour la lutte du peuple palestinien.

    Le 8 mai 1945 nous montre que la lutte contre le fascisme ne peut être que révolutionnaire et ne peut être efficace que si elle lutte contre le système qui met en place le fascisme : le capitalisme.

    La lutte antifasciste sera révolutionnaire et luttera pour une nouvelle société : le socialisme-communisme. La lutte antifasciste pour vaincre doit être dirigée contre le capital. Sa victoire sera celle du prolétariat révolutionnaire vers une nouvelle société : le socialisme vers le communisme. Derrière le fascisme se cache le capital — la lutte antifasciste est internationale.

    Union de la jeunesse communiste – cellule de Lyon

    Ligue de la jeunesse révolutionnaire

    Comité féminin populaire

    Unité communiste

  • Samidoun : L’alliance américano-sioniste reprend ses bombardements génocidaires sur Gaza, l’heure est à l’action et à la résistance !

    L’assaut génocidaire américano-sioniste sur Gaza se poursuit, avec plus de 100 avions larguant des armes fabriquées aux États-Unis sur les Palestiniens dans les écoles, les camps de réfugiés, les mosquées et les immeubles résidentiels, avec plus de 200 martyrs et des centaines de blessés jusqu’à présent. Les États-Unis et l’entité sioniste portent la responsabilité conjointe et solidaire de ce crime, aux côtés des autres puissances impérialistes que sont l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, le Canada et d’autres, ainsi que des régimes réactionnaires arabes complices, et il est grand temps qu’ils rendent des comptes.

    La résistance en Palestine, au Yémen, au Liban et dans toute la région impose cette responsabilité, mais il est essentiel que les personnes qui subissent le poids des tonnes de bombes et d’armes ne soient pas les seules à porter ce fardeau. Les Palestiniens — et les peuples de la région dans son ensemble — résistent au génocide sioniste non seulement depuis 18 mois, mais aussi depuis plus de 77 ans d’occupation sioniste et plus de 100 ans d’invasion coloniale et d’extraction impérialiste.

    Depuis le début du cessez-le-feu à Gaza il y a 60 jours, la résistance palestinienne et les organisations responsables ont méticuleusement suivi les violations répétées de l’accord par le régime sioniste. Dans le même temps, afin de protéger son peuple, la Résistance n’a pas violé une seule fois les accords de cessez-le-feu ni exercé de représailles contre les criminels de guerre sionistes. Au cours des deux dernières semaines, le régime sioniste, les États-Unis et les autres puissances impérialistes ont totalement bloqué l’entrée de l’aide à Gaza — non seulement les tentes, les caravanes et les autres équipements requis par les termes du cessez-le-feu, mais aussi les besoins de base tels que la nourriture et d’autres produits humanitaires essentiels.

    Soyons très clairs : la vague de déportations, d’arrestations, de menaces et d’attaques du gouvernement fasciste américain — et des autres puissances impérialistes — vise à ouvrir la voie à l’assaut américano-sioniste contre Gaza, le Yémen, le Liban, la Syrie, l’ensemble de la Palestine occupée et la région. Il vise délibérément à instaurer une terreur d’État et à étouffer le mouvement de soutien à la libération de la Palestine. Il en va de même pour les désignations et les interdictions imposées à Samidoun aux États-Unis, au Canada et en Allemagne, ainsi que pour les attaques aux Pays-Bas, en Belgique, en France et ailleurs : ces mesures ont été et sont prises pour empêcher les gens de descendre dans la rue, pour saper la solidarité avec la Résistance et pour créer une peur et une terreur omniprésentes imposées par l’État.

    Toutes ces attaques, qu’il s’agisse des arrestations illégales et de la détention politique d’étudiants protestant contre le génocide, des raids contre des étudiants, des militants et des journalistes britanniques, de l’emprisonnement d’activistes de Palestine Action pour leur action directe, de l’interdiction de Samidoun, de la « désignation terroriste » de l’organisation de défense des droits de l’homme, etc., à la « désignation terroriste » des organisations de résistance en Palestine, au Liban et au Yémen, y compris celles du Hamas, du Jihad islamique palestinien, du Front populaire de libération de la Palestine, du Hezbollah et d’AnsarAllah, sont, tout simplement, des complices du génocide. Il n’est pas possible d’éviter ou de vaincre ces attaques en modifiant nos appels à la justice, en gardant le silence sur la résistance ou en laissant notre mouvement être divisé par la criminalisation ; il est clair que, lorsque le régime sioniste largue ses bombes sur les hôpitaux, les enfants et les abris, c’est l’ensemble du peuple palestinien et tous ceux qui appellent à la libération de la Palestine qui sont visés. Plutôt que de reculer face à la répression, il est plus urgent que jamais que nous fassions progresser notre organisation, notre clarté et, surtout, notre action.

    L’objectif de ces attaques est de créer les conditions pour que la résistance et le vaste mouvement de masse dans le centre impérialiste ne répondent pas et soient réduits au silence et à l’inefficacité. Ils veulent que le mouvement de masse grandissant laisse seuls les peuples et la Résistance en Palestine, au Yémen, au Liban. Il ne s’agit pas d’une coïncidence de calendrier, mais d’une stratégie d’assaut sur plusieurs fronts et de contre-insurrection qui a toujours fait partie du plan impérialo-sioniste.

    La Résistance est en première ligne, défendant le peuple de Palestine et l’humanité elle-même, refusant l’assujettissement, le génocide et la dépossession, non seulement depuis 18 mois, mais depuis 76 ans et au-delà. Les régimes sionistes et impérialistes, malgré leurs centaines de tonnes de bombes et d’armes de destruction massive déversées sur les peuples de Palestine, du Liban, de Syrie et du Yémen, n’ont pas réussi à réprimer la Résistance ni à déraciner le peuple, et ils ne mettront pas fin à leur humiliation par un nouveau génocide.

    Ces bombes et ces armes de génocide sont fournies par les États-Unis, l’Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne et les autres puissances impérialistes. Elles s’accompagnent d’une couverture politique et diplomatique, d’une intégration économique et de toutes les formes de soutien au projet colonial sioniste en Palestine. Palestine Action en Grande-Bretagne a montré un exemple clair de la manière dont un embargo du peuple peut être imposé sur les armes, par le biais d’action directe au cœur du centre impérialiste. Fondamentalement, il s’agit d’une lutte contre l’impérialisme et le sionisme ; le génocide est au cœur de leur projet, et c’est la résistance, de l’Algérie au Vietnam en passant par la Palestine, qui a déraciné ces projets coloniaux sanglants.

    C’est le moment de dire clairement que leur répression, leurs interdictions, leurs accusations et leurs arrestations — leur terreur d’État et leur peur imposée — ne leur permettront jamais de s’en tirer avec un génocide. Il est temps d’être plus bruyant, plus clair et plus fort que jamais. Il est temps de se tenir aux côtés de la Résistance, en défense de la Palestine et en défense de l’humanité. Au milieu des bombes américaines, des millions de personnes sont descendues dans la rue aujourd’hui dans tout le Yémen pour montrer clairement que leur machine de guerre génocidaire ne supprimera jamais la résistance et l’humanité yéménites. Il est impératif que le mouvement dans l’ensemble du centre impérialiste s’inspire de cet exemple et n’en fasse pas moins. Nous devons créer un berceau populaire international de résistance qui soit conflictuel, fort, résilient et qui vise directement à rendre leur génocide impossible.

    De la rivière à la mer, la Palestine sera libre. Victoire de la Résistance, défaite de l’impérialisme et du sionisme, libération de la Palestine.

  • Déclaration commune internationale pour la Palestine

    Intensifier les actions et faire avancer de plus en plus puissamment le mouvement militant de masse en soutien à la cause palestinienne !

    Plus de 11 mois se sont écoulés depuis le début de l’offensive criminelle de l’État terroriste d’Israël contre le peuple palestinien. Depuis lors, plus de 40 000 Palestiniens ont été tués, parmi lesquels des femmes et des enfants, et plus de 100 000 ont été blessés.

    Par leurs bombardements, leurs assassinats et leurs occupations, les sionistes ont forcé plus d’un million de Palestiniens à se déplacer vers le sud de la bande de Gaza. Il ne fait aucun doute que les sionistes génocidaires préparent une opération visant à occuper le sud de la bande de Gaza. Les sionistes veulent anéantir le peuple palestinien, s’emparer de son territoire et de ses ressources, en essayant de pousser les Palestiniens vers le désert du Sinaï en Égypte, un vieux projet de déplacement forcé qui ouvre la voie à l’occupation définitive de tout le territoire de la Palestine.

    Rafah, une ville située au sud de la bande de Gaza, a servi de refuge aux Palestiniens, concentrant près de 1,5 million de personnes sur un petit territoire, où elles vivent sous les bombardements et les entraves des forces israéliennes à l’aide humanitaire.

    Cette situation aggrave la crise humanitaire, car la population palestinienne de Rafah souffre de maladies infectieuses dues au manque d’eau potable, à l’absence de mesures d’hygiène, à l’insécurité alimentaire, à l’absence d’hôpitaux et d’abris dans de bonnes conditions, en raison de l’offensive constante des sionistes. De nombreux enfants meurent non seulement des bombardements, mais aussi du manque de nourriture. Environ 80 % des enfants palestiniens de moins de cinq ans sont parfois incapables de manger tous les jours, selon les rapports d’une agence de santé de l’ONU.

    À cela s’ajoute l’intention des sionistes de frapper moralement le peuple palestinien, par divers actes de violence allant au-delà des massacres de civils. La destruction préméditée de temples, de maisons, d’écoles, d’universités et d’hôpitaux, ainsi que la privation d’eau et d’énergie, perturbent sauvagement la vie des Palestiniens, sapent leurs espoirs et les exposent à une mort lente.

    Les sièges d’hôpitaux violent les règles les plus élémentaires de la guerre et ont un effet désastreux : ils détruisent l’infrastructure nécessaire pour soigner les malades et les blessés, tuent le personnel médical et assiègent les zones environnantes.

    Le peuple palestinien doit subir que les soldats des forces sionistes se moquent de son malheur et le méprisent, en dansant sur les ruines de ses maisons, en enregistrant des scènes ignobles en se vantant de leurs actions et avec des publicités télévisées absurdes. Leurs vidéos sur les médias sociaux sont remplies de discours anti-palestiniens, couplés aux déclarations racistes des dirigeants israéliens et à une éducation violente de leurs enfants, leur apprenant à haïr les Palestiniens dès leur plus jeune âge.

    Le génocide contre le peuple palestinien n’est pas seulement l’œuvre du sionisme israélien. Les États impérialistes qui le soutiennent sont également responsables, en particulier les États-Unis et le Royaume-Uni, ainsi que d’autres gouvernements impérialistes européens, l’Allemagne, la France, l’Italie, etc., complices. Les impérialistes américains soutiennent inconditionnellement leur « chien de proie » au Moyen-Orient. Ils ont utilisé leur droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer toute initiative de paix. Ils ont envoyé des armes et de l’argent aux sionistes pour renforcer leur puissance militaire. Et récemment, dans un acte que beaucoup considèrent comme historique, le Congrès américain a adopté un projet de loi visant à sanctionner la Cour pénale internationale pour avoir ordonné l’arrestation de dirigeants politiques sionistes.

    Face à tout cela, le peuple palestinien et ses organisations de résistance offrent une résistance héroïque dans les conditions données et continuent de porter des coups à l’occupation et aux troupes d’invasion génocidaires. Nous exprimons notre soutien le plus total à cette résistance.

    Le génocide contre le peuple palestinien a déclenché une solidarité internationale qui n’a jamais cessé depuis octobre [2023]. Les prolétaires et les peuples du monde ont porté haut la cause de la libération de la Palestine, condamnant la féroce offensive sioniste.

    Surmontant la répression des États réactionnaires, les masses ont organisé des rassemblements et de grandes mobilisations exigeant l’arrêt de l’agression, poussant au boycott des entreprises israéliennes ou de celles qui soutiennent les sionistes, exigeant la rupture des relations et des traités de leurs gouvernements avec Israël, jusqu’au développement extraordinaire, ces derniers mois, du mouvement étudiant, qui a enflammé les universités et les rues, des États-Unis à l’Europe et dans le monde entier, rappelant le mouvement de solidarité avec la cause du peuple vietnamien dans les années soixante et soixante-dix.

    Sous cette pression de masse, certains gouvernements ont rompu leurs relations avec Israël et ont contraint les instances internationales à engager des actions en justice. La Cour internationale de justice (CIJ), qui s’est prononcée sur le procès intenté par l’Afrique du Sud, a ordonné aux sionistes d’arrêter immédiatement les opérations militaires dans la bande de Gaza. La CIJ a émis des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de son ministre de la défense, Yoav Gallant. Mais dans le même temps, elle a ordonné l’arrestation de deux dirigeants du Hamas. Ce dernier fait montre le caractère bourgeois de la CPI en mettant sur le même plan la violence des oppresseurs et celle des opprimés.

    Face à cette situation, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire d’intensifier les actions et de faire avancer de plus en plus puissamment le mouvement militant de masse en soutien à la cause palestinienne ! La pression populaire doit se traduire par des grèves de solidarité et des actions de plus en plus fortes contre les gouvernements qui soutiennent Israël et les ambassades israéliennes dans tous les coins du monde.

    Les partis et organisations communistes marxistes-léninistes-maoïstes doivent jouer un rôle de plus en plus important dans ce mouvement, autour de revendications de masse communes :

    • exiger que les troupes israéliennes quittent la bande de Gaza et la Cisjordanie ;
    • exiger que les troupes impérialistes quittent la région et cessent leurs actions militaires au Moyen-Orient en soutien à l’État d’Israël et contre les forces solidaires du peuple palestinien, en Mer Rouge, au Liban, etc. ;
    • exiger la rupture des relations diplomatiques, commerciales et militaires avec Israël ;
    • exiger que les dirigeants sionistes soient jugés pour crimes de guerre et génocide.

    En même temps, nous invitons à ce que les manifestations de solidarité avec le peuple de Palestine et la dénonciation du génocide sioniste s’accompagnent d’une dénonciation de l’action menée en Inde par l’État fasciste Hindutva de Modi, grand soutien du gouvernement de Netanyahu, avec l’appui de l’impérialisme américain, contre les peuples indigènes et tribaux de ce pays. Une campagne génocidaire, appelée « Opération Kaghaar », au cours de laquelle sont perpétrés des massacres et des déportations forcées, des assassinats de civils et de chefs tribaux, d’activistes et de dirigeants révolutionnaires, ainsi que la persécution de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme qui s’y opposent. Cette opération vise à étouffer la lutte de libération des masses indiennes, la guerre populaire anti-impérialiste des masses populaires.

    Les travailleurs et les peuples du monde doivent soutenir la résistance et la guerre de libération nationale du peuple palestinien, dans le cadre de la lutte pour la libération finale des peuples de l’exploitation et de l’oppression capitalistes et impérialistes, qui sera possible avec le triomphe des révolutions dans chaque pays et l’avancée de la révolution prolétarienne mondiale, pour éradiquer toutes les formes d’oppression et d’exploitation de la surface de la terre.

    Prolétaires et peuples du monde, unissez-vous contre l’impérialisme !

    Vive la lutte de libération du peuple palestinien !

    Vive la Palestine libre !

    Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde
    Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan
    Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
    Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste (TKP-ML)*
    Union des travailleurs communistes (marxiste-léniniste-maoïste) — Colombie
    Comité de construction du parti communiste maoïste de Galice
    Parti communiste maoïste — Italie
    Parti prolétarien de Purbo Bangla (PBSP)/Bangladesh*
    Voie rouge d’Iran (groupe maoïste)
    Groupe d’étude révolutionnaire (USA)
    Parti communiste révolutionnaire d’Uruguay
    Parti communiste de l’alliance prolétarienne chinois*
    Parti marxiste-léniniste italien
    Parti maoïste russe
    Regroupement prolétarien du Pérou
    Comité communiste maoïste — Brésil
    Unité communiste — France

    Liste ouverte aux signatures. Pour signer, écrire à : ICSPWIcsgpindia@gmail.com

    Lal Salaam

    *Avec notes.

  • 8 mois plus tard

    Aujourd’hui, plus de 8 mois après l’offensive palestinienne du 7 octobre 2023, nous sommes en mesure de nous demander : est-ce que cette date marque une défaite pour la résistance palestinienne ?

    Il est impossible de nier que le 7 octobre a marqué le début de la contre-offensive israélienne sur la bande de Gaza, et avec elle, de l’intensification du génocide gazaoui.

    Cependant, est-ce que cela signifie que l’opération Déluge d’Al-Aqsa a échoué ?

    Cette question en implique une autre : quels étaient les objectifs des organisations de la joint operation room lorsque celles-ci ont lancé l’opération Déluge d’Al-Aqsa ?

    Nous ne pouvons pas répondre à la place des intéressés, mais nous pouvons avancer avec un haut degré de probabilité que l’objectif commun des organisations de la joint operation room était de rompre l’impasse que connaissait jusqu’alors le mouvement de libération nationale palestinien depuis la 2de intifada. Ce statu quo à l’avantage de la puissance colonisatrice se caractérisait à l’échelle internationale par une normalisation diplomatique continue et croissante des relations d’Israël avec ses voisins géopolitiques, notamment les États du Golfe, et à l’échelle nationale par la progression de la colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem et par un génocide lent et inexorable de la population palestinienne gazaoui, laissée mourir dans des conditions inhumaines1. À cela s’ajoute un recul de la confiance de la population palestinienne, notamment de la jeunesse, en ses organisations. Cela s’est entre autres caractérisé par l’émergence d’un nouveau phénomène : les attentats entrepris en autonomie par des individus isolés, sans lien avec des organisations préexistantes. De plus, la création en 2022 de La Fosse aux lions, une nouvelle organisation de résistance palestinienne, par des jeunes palestiniens de Naplouse, s’inscrit clairement dans cette tendance.

    Certes, aujourd’hui, le génocide des gazaouis s’est incontestablement intensifié (bombardement délibéré des habitations, des camps de réfugiés et des infrastructures civiles). Certes, aujourd’hui, la résistance palestinienne fait face à un ennemi fort de 75 ans d’expérience de guerre et d’occupation coloniale (Nakba, crise du canal de Suez, guerre des Six Jours, guerre du Kippour, 1re et 2de guerre du Liban, 1re et 2de intifada, 1re et 2de guerre de Gaza), préparé aux tactiques de la guerre asymétrique (doctrine Dahiya), qui impose des pertes civiles et militaires disproportionnées aux Palestiniennes et Palestiniens. Certes, aujourd’hui, les gazaouis font face à un risque de plus en plus concret d’extermination ou d’exil massif vers l’Égypte.

    Cependant, est-ce que cela signifie pour autant que l’opération Déluge d’Al-Aqsa a été un échec ? Du point de vue humanitaire, ces 8 derniers moins ont été un désastre : 40 000 morts, 10 000 disparus, 80 000 blessés2 et une dégradation générale et aiguë des conditions de survie (famine, déshydratation, épidémie, etc.). Cela est indéniable. Mais quid du point de vue de la révolution démocratique anticoloniale ? De ce point de vue, le 7 octobre a mis en mouvement une situation de plus en plus figée depuis les accords d’Oslo (1993). Il ne faut pas surestimer l’importance de cet événement, mais il ne faut pas non plus être aveugle à l’ensemble des transformations que celui-ci amène en Palestine et dans le monde. Auprès de la population colonisée, le 7 octobre a prouvé que la résistance organisée était toujours offensive et capable de mener des opérations d’ampleur. Auprès de la population colonisatrice, le 7 octobre a rappelé que la Palestine n’était pas morte et n’allait pas se laisser mourir en silence, lentement et passivement. Cela l’a poussé à intensifier sa colonisation de la Palestine et son génocide des gazaouis. Ce changement de rythme dans la colonisation et le génocide dont est coupable Israël a bouleversé l’équilibre qui existait dans les relations internationales.

    Premièrement, la mobilisation importante des masses mondiales, notamment arabes, en solidarité avec la résistance palestinienne, a contraint les dirigeants de ces nations à ralentir leur processus de normalisation diplomatique avec Israël.

    Deuxièmement, l’unilatéralisme de Israël a rompu le consensus tel qu’il existait dans les pays impérialistes hégémoniques. Le jugement rendu par la Cour internationale de justice (CIJ) concernant les accusations de génocide portées par l’Afrique du Sud à l’encontre d’Israël (janvier 2024), le mandat d’arrêt international pour crime de guerre et crime contre l’humanité demandé par la Cour pénale internationale (CPI) à l’encontre Netanyahou (mai 2024), et la reconnaissance d’un État palestinien par l’Espagne (mai 2024), en sont les meilleurs exemples, mais ce ne sont pas les seuls. Cela ne signifie évidemment pas que le consensus colonial sioniste serait mis en danger dans les relations internationales, mais la normalité de la colonisation israélienne a été rompue. Aujourd’hui, la majorité des gouvernements des pays impérialistes hégémoniques sont critiques des crimes israéliens et exigent un cessez-le-feu immédiat à Gaza. Même le régime américain, dont Israël est un avant-poste vassal, a émis des réserves envers le gouvernement de Netanyahou.

    Troisièmement, le martyr des Palestiniennes et Palestiniens a revitalisé la solidarité internationale avec la résistance palestinienne. L’implication des Houthis, qui a transformé la mer Rouge et le golfe d’Aden en zone de guerre, et l’actuelle escalade des tensions entre le Liban et Israël, en sont les meilleurs exemples.

    Le 7 octobre a remis sur le devant de la scène politique mondiale la question palestinienne, au moment où elle était le plus délaissée.

    L’on pourra nous reprocher d’être des cyniques, mais nous pensons au contraire que ce sont celles et ceux qui n’apportent pas leur soutien à la résistance palestinienne, dans les moments où celle-ci est la plus tragique et la plus héroïque, qui sont réellement cyniques.

    Avant le 7 octobre, quelles étaient les perspectives toutes tracées pour la Palestine, les Palestiniennes et les Palestiniens ? L’extermination lente des gazaouis, dans l’indifférence diplomatique générale, jusqu’à ce que la situation justifie la déportation des survivantes et survivants dans le Sinaï, ou que celles et ceux-ci se soient eux-mêmes exilés. La poursuite des expulsions à Jérusalem et en Cisjordanie, jusqu’à la colonisation totale de ces territoires. Sinon la résistance palestinienne, qui peut stopper le projet colonial israélien ? Qui peut empêcher la victoire finale de celui-ci, c’est-à-dire la victoire du colonialisme sur les peuples opprimés, en Palestine ? Vraisemblablement, rien ni personne.

    Avant le 7 octobre, les voies étaient de plus en plus minces, désespérées, pour la résistance palestinienne. Aujourd’hui, la Palestine est martyrisée une fois de plus, mais le champ des possibles s’est élargi, des opportunités ont été ouvertes, le statu quo n’a pas été renversé mais il a été déstabilisé : la résistance palestinienne se dégage de l’impasse dans laquelle elle était de plus en plus entravée.

    L’objectif affiché initial de l’opération Déluge d’Al-Aqsa, c’est à dire obtenir la libération de toutes les prisonnières et tous les prisonniers politiques palestiniens grâce aux otages israéliens, a été un échec. Mais au-delà de ses objectifs politiques et militaires immédiats, l’opération Déluge d’Al-Aqsa a été une démonstration : la résistance palestinienne peut toujours compter sur ses propres forces.

    Le 7 octobre a surpris autant les ennemis que les alliés du mouvement national palestinien. Par exemple, l’Iran ignorait la planification de l’attaque et n’a pas été impliqué dans celle-ci par les organisations de la joint operation room. À l’intérieur même du Hamas, l’offensive a été décidée et menée par la branche « militaire », indépendamment et à l’insu de la branche « politique ». Ce que révèle ce décalage, c’est l’initiative de la résistance concrète de la branche « militaire », face à la paralysie croissante des manœuvres diplomatiques de la branche « politique ».

    L’opération Déluge d’Al-Aqsa a été l’expression directe et autonome du mouvement national palestinien. Elle est la preuve que celui-ci n’est pas à genoux, après 75 ans de guerre coloniale, mais toujours debout. Après 8 mois intenses de siège, de bombardements et de combats, cette démonstration a survécu à toute réfutation et n’est que d’autant plus catégorique. Contrairement à ce que la propagande israélienne a affirmé dès les premiers mois de la contre-offensive, la résistance palestinienne a survécu à tous les coups qui lui ont été portés, elle ne s’est pas effondrée et a poursuivi ses opérations militaires partout à Gaza. Si ses pertes sont considérables, à ce jour, la résistance palestinienne résiste toujours à Israël.

    Dans le mouvement communiste international, le 7 octobre a eu une autre sorte de répercussion. Il a divisé les partisans objectifs du colonialisme des partisans de la libération nationale des peuples colonisés.

    Les sociaux-impérialistes et les sociaux-colonialistes trouveront toujours des sophismes pour justifier leur lâcheté opportuniste. En 8 mois, nous pouvons affirmer sans prendre de risque que nous les avons tous entendus, ou presque, au sujet de la guerre de libération nationale palestinienne. Par exemple :

    • soutenir une résistance palestinienne imaginaire et condamner la résistance palestinienne réelle (et faire ainsi voix unique avec les impérialistes et les colonialistes) ;
    • conditionner la lutte des colonisés à l’unité avec leurs colonisateurs (en fantasmant un internationalisme prolétarien métaphysique qui transcenderait la contradiction principale nationale-coloniale sans la résoudre) ;
    • qualifier de « féodales » ou de « fascistes » les forces bourgeoises de la résistance palestinienne pour leurs positions réactionnaires (sans aucune analyse des rapports de production ou des relations entre les classes) ;
    • ne comprendre la résistance palestinienne que comme le simple prolongement géopolitique de l’Iran (en niant l’autonomie des organisations palestiniennes et leurs divergences d’intérêts avec l’Iran) ;
    • ou décrire ce conflit comme une guerre inter-impérialiste et y substituer la libération nationale par le défaitisme révolutionnaire3.

    Le fait que dans les pays du centre impérialiste, dont la France, ce soit les positions sociales-impérialistes et sociales-colonialistes (derrière diverses phraséologies pseudo-révolutionnaires) qui aient dominé le mouvement communiste, n’est pas une corrélation fortuite : la libération des peuples opprimés et exploités n’est pas la première priorité des peuples oppresseurs et exploiteurs.

    Depuis le 7 octobre 2023, ce qui s’est observé avec une netteté exceptionnelle, en France et dans le monde, c’est une ligne de démarcation se tracer entre, d’une part, les communistes, et d’autre part, les sociaux-impérialistes et les sociaux-colonialistes.

    1 À ce sujet, nous redirigeons vers « L’espoir des colonisés », Unité communiste, 10 octobre 2023, et « Le temps maudit des colonies », Unité communiste, 4 novembre 2023. Aux adresses suivantes :

    https://unitecommuniste.com/antiimperialisme/lespoir-des-colonises/
    https://unitecommuniste.com/analyses/le-temps-maudit-des-colonies/

    2 Statista Research Department, « Israël / Territoires palestiniens : nombre de morts et de blessés en raison de l’attaque du Hamas contre Israël et des contre-attaques d’Israël dans la bande de Gaza et en Cisjordanie, depuis le 7 octobre 2023, au 6 mai 2024 », Statista, 22 mai 2024. À l’adresse suivante :

    https://fr.statista.com/statistiques/1423795/guerre-israel-territoires-palestiniens-nombre-morts-et-blesses

    3 À ce sujet, nous redirigeons vers « Exposé des positions d’Unité communiste sur la guerre russo-ukrainienne », Unité communiste, 26 janvier 2024. À l’adresse suivante :

    https://unitecommuniste.com/analyses/expose-des-positions-dunite-communiste-sur-la-guerre-russo-ukrainienne/
  • Summary of Communist Unity’s positions on the Palestinian resistance

    We have already developed and argued our views in two articles: “The Hope of the Colonized” (October 10, 2023) and “The Cursed Time of the Colonies” (November 4, 2023). Here, we present a summary of our analysis and positions on the situation in Palestine and the Palestinian resistance.

    In Palestine, there is one main contradiction, and this determines the resolution of all other contradictions. This main contradiction is the contradiction between the Palestinian people’s struggle for national liberation and Israeli settler colonialism.

    Israel is a settler-colonial state, which distinguishes it from “classical” imperialist states and conditions the struggle against it. It is important to understand that the strategy for combating settlement colonialism, which is one of the forms of imperialist political domination over dominated peoples, cannot be reduced to the anti-imperialist strategies that generally apply in the case of “counter” colonialism and neocolonialism.

    Israeli society is dominated by a colonial consensus, transpartisan and transclassist, that is hegemonic. Almost the entire Israeli political spectrum is colonial, from the right to the left. Recent social mobilizations in Israel, and the current sacred union around national defense, have demonstrated this universal fact of settler colonies: social and political struggles in Israel all operate within the colonial consensus. The problem is not Likud or Netanyahu, but rather the colonial consensus that goes far beyond them. The overthrow of the current government would only be a superficial change in Israel, as the colonial project and the colonial consensus would remain unchanged.

    We must fight against the colonial consensus within Israeli society, and in particular among the settler proletariat, using internationalist slogans. However, historically there has been an objective trend in all settler colonies: settler proletarians defend their colonial interests (short-term) before their class interests (long-term). This is not an excuse to abandon internationalism, but an empirical historical and contemporary observation that informs us about the circumstances and real prospects of the internationalist struggle among Israeli workers. Without awareness of this fact concerning the colonial proletariat, internationalism can only lock itself into metaphysics.

    The main contradiction in Palestine is national-colonial, and this has been demonstrated as antagonistic by the last 75 years of Israeli colonialism. Internationalism is not the denial of the existence of the main and antagonistic contradiction between the Palestinian people and the Israeli people, but the struggle for its resolution through national liberation. The priority of internationalists is therefore not to seek to unite the settler proletariat and the colonized proletariat, but to seek to resolve the main and antagonistic contradiction that opposes them in the case of settler colonialism. Only in the Palestinian national liberation struggle can there be real and truly progressive unity between the settler proletarians and the colonized proletarians. It is obvious that anti-colonial propaganda must be carried out among the colonizing proletariat. However, the struggle of the colonized cannot be conditioned neither on the union with the colonizer nor on his approval.

    No resolution of the contradiction between Labor and Capital is possible in Palestine without first resolving the main national-colonial contradiction. Socialism in Palestine can only be built on the ruins of Israel. As a settler colony occupying Palestine, Israel has no right to exist. This means not only that the Israeli colonial state must be destroyed, but also that the Israeli nation, because it is intrinsically colonial, must be dissolved as such.

    We advocate the creation of a secular and multinational Palestinian state on the ruins of the Israeli colonial state. Harmonious coexistence between Jews and Arabs can only exist if the relationship between the Israeli colonizer and the Palestinian colonized is first broken. To this end, the creation of a liberated Palestine must be achieved through the submission of the colonizers to the conditions of the colonized. Only when the main national-colonial contradiction is thus resolved will real peace be possible in Palestine between all religions and all nationalities. Only then can the contradiction between Labor and Capital be resolved toward socialism.

    In national liberation struggles, the united front strategy is the right strategy. Palestine is no exception. This united front exists today in the Joint Operation Room. Hamas and Palestinian Islamic Jihad (PIJ) are part of it, alongside more than a dozen other Palestinian resistance organizations, including the communists of the Popular Front for the Liberation of Palestine (PFLP) and the Democratic Front for the Liberation of Palestine (DFLP). Hamas and the Palestinian Islamic Jihad are nationalist organizations with many undeniably reactionary aspects, including anti-Semitism, misogyny, and anti-communism. However, Hamas and Palestinian Islamic Jihad are no more or less reactionary than Chiang Kai-shek’s nationalist and anti-communist Kuomintang was in the Chinese anti-Japanese united front, or the equally nationalist and anti-communist National Liberation Front was in the Algerian united front. The Palestinian case is no different: for national liberation, the united front strategy is no less relevant in Palestine than elsewhere.

    Hamas and Palestinian Islamic Jihad must be criticized — like all reactionaries — and progressive and communist forces must retain their political and strategic autonomy — as in all united fronts. However, Hamas and Palestinian Islamic Jihad are sincerely leading the Palestinian national liberation struggle by fighting the Israeli colonial state. This is the view of the communist organizations that are members of the Joint Operation Room, which justifies their involvement in it. The opportunism and reactionary positions of all Palestinian organizations must be criticized, but as participants in the national liberation struggle, they are waging a just war, whereas the Israeli colonial state is waging an unjust war.

    It is impossible to equate Hamas with the Israeli state. They differ qualitatively and do not correspond to the same contradictions. Hamas is a nationalist organization seeking to create a reactionary bourgeois regime in Palestine, while the Israeli state is a colonial regime seeking to carry out a colonial project, which increasingly clearly implies the genocide of the Palestinian people. The mere existence of Israel, as a genocidal settler colony, is more reactionary than anything Hamas could possibly do if it carried out its program. Moreover, the communist position must assess possibilities and future prospects, but it cannot be built on the basis of a pessimistic “what if?” scenario.

    The united front strategy, like all strategies, offers no guarantees, but it does offer possible paths forward. In national liberation struggles, progressive and communist forces must accept partial alienation to avoid total alienation. By allying themselves with other organizations for national liberation, progressives and communists take the risk of strategic defeat to avoid the certainty of strategic defeat. Rejecting the united front for national liberation would not only be a misapprehension of the contradictions in Palestine, but above all an absurd strategic suicide. Within the united front, communists and progressives can fight to place themselves at the head of the Palestinian national movement, but outside the united front, they condemn themselves to placing themselves at the tail end of the Palestinian national movement. The struggle for the leadership of the Palestinian national resistance and against the reactionaries can only take place within the united front of the Palestinian resistance, not outside it.

    The Iranian scenario (the seizure of power by Khomeini’s theologians in 1979), the Algerian scenario (the ousting of the PCA communists by the NLF in 1962 and then in 1965) or the Chinese 1st united front scenario (which ended with the massacre of communists by the Kuomintang in Shanghai in 1927) are still possible, and this risk is an inevitable necessity in any united front strategy. However, the scenario of the 2nd Chinese united front is just as possible. There is never any certainty, but there are possibilities and struggle. In the 1st and 2nd Chinese united fronts against Japan, the Chinese Communist Party was in the minority compared to the Kuomintang, which was reactionary (nationalist and anti-communist), opportunistic (having sometimes collaborated with the Japanese), and supported by imperialist powers (notably the US, to serve their interests in their inter-imperialist struggle). Nevertheless, ultimately, the united front strategy remained the only possible one and proved successful for the communists. If the Communists of the Chinese Communist Party had radically abandoned the united front strategy after the failure of the 1st Chinese anti-Japanese united front in 1927, they would not have won in 1949, and the future of the Chinese nation could have been compromised by Japanese colonialism.

    The October 7 offensive, in which all the Palestinian resistance forces of the Joint Operation Room took part, was justified. Armed struggle is the only possible path to the liberation of Palestine. However, war is never clean or ideal. The tactics chosen by the united front of the Palestinian national resistance should not condition our support for it. Either we accept violence as it really is (dirty, chaotic, and necessarily reactionary in some respects), or we reject violence, but we cannot demand or expect ideal (clean and pure) violence.

    In the October 7 offensive, there was an undeniably anti-Semitic aspect, as well as an equally undeniable patriarchal aspect, however, the main aspect was national: the violence of the Palestinian fighters was first and foremost the violence of the colonized against the colonizers. As such, the violence of the October 7 offensive was a just violence. Not all acts are justifiable in the name of national liberation (it is not an absolute), but if the main aspect of the violence is just, then it is just. Anti-Semitic or patriarchal violence is never just, but these were not the main aspects of the violence of October 7. It is well known that the Red Army massively raped German women when it entered the territory of the IIIrd Reich, despite strict instructions from the Soviet leadership relayed by political commissars. However, it remains clear that the main aspect of Soviet violence against Germans during World War II was not patriarchal, but national-anti-fascist. Patriarchal violence is inevitable in all wars involving men, for as long as patriarchy will exist. Such violence must be denounced and combated everywhere and without delay, but it does not represent the main aspect of the wars and violence in question.

    Communists must criticize and combat all reactionary positions and actions, but we believe that focusing one’s discourse on a secondary aspect of the Al-Aqsa Flood offensive is to dissolve into bourgeois propaganda. Furthermore, reducing the October 7 operation to Hamas, when it is the work of the Joint Operation Room, plays into the hands of reactionary rhetoric.

    We maintain that it is materially impossible to fight against a colonial settler state without also fighting against its settlers, whether or not they actively participate in settler colonialism, because they are the physical extension of the colonial project and the colonial state. This cruel reality remains an inevitable fact. There are no ideal wars in which the colonized could free themselves from colonization without also fighting against the colonists. Not all colonists are consciously and actively an extension of the colonial project and the Israeli colonial state of settlement, but they are nonetheless its extension. The indifference of some settlers to the colonial project or the colonial state of which they are part and of which they are unconsciously and/or passively an extension does not make them innocent.

    The particularities of settler colonialism cannot be conflated with the generalities of other forms of colonialism. The specific concrete conditions imposed by settler colonialism determine the struggle against it. Moreover, this struggle is that of David against a Goliath, i.e., it is extremely asymmetrical. In such a situation, strategic imperatives and objective conditions necessitate unconventional warfare tactics.

    In the short term, we can only hope that Israel’s diplomatic normalization process fails and that the IDF becomes bogged down and humiliated militarily in its ground operations in Gaza. In the medium and long term, we hope that the armed struggle of the Palestinian resistance will intensify until Israel is routed and completely destroyed.