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  • #SOSCOLOMBIA, Rassemblement de solidarité

    #SOSCOLOMBIA, Rassemblement de solidarité

    Aujourd’hui, à la place Bellecour avait lieu un rassemblement de soutien aux Colombiennes et Colombiens en lutte, et une commémoration à la mémoire de celles et ceux qui y ont perdu la vie. Depuis le 28 avril, se déroulent une mobilisation sociale massive et une grève générale contre les réformes fiscales du président Duque. Ces réformes visent à augmenter la TVA sur de nombreux produits essentiels, à réduire ou supprimer des aides sociales ainsi qu’à hausser les impôts de nombreux ménages, et cela dans le but de financer la lutte contre la pandémie du covid-19. La réponse du gouvernement à ces protestations a été une violente répression : on décompte des dizaines de mort·e·set des centaines de blessé·e·s.

    La communauté colombienne lyonnaise a organisé ce rassemblement pour appeler à la solidarité internationale et visibiliser leur cause, constatant la passivité des autres gouvernements. Des actions symboliques ont été menées pour rendre hommage aux victimes de la police colombienne, accompagnées par des moments plus joyeux de chants et de danses célébrant l’espoir de la population colombienne de transformer leurs conditions de vie.

    Nous avons pris la parole pour donner notre point de vue sur la situation, nous vous la retranscrivons :

    « Nous vous remercions d’avoir organisé ce rassemblement. La solidarité internationale est d’une importance majeure.

    Nous saluons la lutte du peuple colombien contre son gouvernement. C’est une importance capitale et il faut le souligner : oui, il y a la répression, mais elle existe parce que le peuple colombien s’est soulevé dans son ensemble. Trop longtemps, les colombiens et les colombiennes ont été l’otage de gouvernements réactionnaires, écrasé·e·s par la poigne des USA proches. Et il faut parler de la répression, oui, mais il faut aussi dire qu’elle existe, car les institutions, le gouvernement, tremble devant ceux et celles qui se soulèvent. La Colombie, en tant que terre d’enjeux, a toujours subi une pression particulière de la part de l’impérialisme. Et voir ces luttes se développer est essentiel !

    Nous trouvons terrible ce qui s’y passe. Et nous nous demandons ce qu’il nous faut faire.

    Il y a nous, qui regardons ce qui se passe là-bas, sans savoir quoi faire. Vous avez lancé une initiative de solidarité concrète et c’est extrêmement important. Nous ne pouvons pas que rester extérieur. La solidarité peut être sous des formes symboliques, artistiques, politiques ou financières. Mais c’est important qu’elle ne soit pas un vain mot, un mot creux.

    Nous ne pouvons pas oublier non plus que si il existe un océan physique qui nous éloigne de la Colombie, cela ne se passe pas sur une autre planète.
    Il n’existe pas d’océan entre les méthodes répressives qui sont appliquées là-bas et ici. Rien ne nous garantit qu’un jour, la répression des exploiteurs ne s’abatte pas sous la même forme ici même, avec la même violence. Rien ne nous prémunit contre cela

    Gardons à l’esprit que les luttes que mènent les Colombiens et les Colombiennes sont des luttes qui participent, comme les nôtres, à une lutte générale. Chaque victoire, où qu’elle soit, nous prémunit davantage contre l’écrasement. Nous sommes tous un seul front de lutte contre l’ensemble des impérialismes, du capitalisme et de l’exploitation. Chaque victoire où qu’elle soit contribue à affaiblir cet ennemi. Chaque fois qu’en Colombie, en Turquie, en France, des victoires arrivent, elles élargissent notre champ des possibles et contribuent à l’émancipation générale de l’humanité

    Soutenons les luttes et les organisations de lutte colombiennes !
    Vive la solidarité internationale ! À bas la répression et les régimes fascistes ! »

    Unité Communiste manifeste son soutien à tout·e·s ses frères, sœurs et adelphes Colombien·ne·s en lutte, ainsi qu’aux proches des victimes des violences policières. Nous saluons également nos camarades du Partido Comunista de Colombia – Maoista, membres de l’ICOR.

  • Déclaration de la Campagne Internationale pour la libération du prisonnier Georges Ibrahim Abdallah

    Déclaration de la Campagne Internationale pour la libération du prisonnier Georges Ibrahim Abdallah

    Rassemblement du 7 avril 2021 devant l’ambassade de France à Beyrouth

    Le 02 avril 2021, il y a cinq jours, Georges Abdallah a eu soixante-dix ans. Georges Abdallah a passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons françaises. Aujourd’hui, l’espoir de la libération de Georges Abdallah est de nouveau ravivé si l’on en juge de la prise en compte sérieuse de l’affaire par l’Etat libanais. Dans le même temps, la question des excuses de Georges Abdallah est à nouveau soulevée par la France.

    Le dernier chapitre de toute cette histoire qui depuis ses origines tente de liquider la pensée de Georges Abdallah, s’écrit avec la visite du président français à Beyrouth, à la suite de l’explosion du port. Et où ce dernier cherche à profiter de ce moment douloureux pour le peuple libanais afin de s’ériger en sauveur du peuple face à la corruption systémique au Liban.

    La corruption en France prend au moins deux formes :

    • d’un côté, elle est généralisée à toutes les strates du pouvoir et elle s’étale au vu et au su de tous.
    • de l’autre, elle s’immisce insidieusement dans les institutions de l’Etat et sert notamment de levier pour tenter de pervertir l’esprit militant de Georges Abdallah et de souiller son image de résistant.

    La première forme de corruption est très simple à illustrer. Citons simplement les affaires suivantes :

    • François Fillon – rival d’Emmanuel Macron aux élections présidentielles françaises et ex Premier ministre – n’a-t-il pas été exclu de la course présidentielle pour des faits assimilés à de la corruption.
    • L’ex-président français, Nicolas Sarkozy, n’a-t-il pas été reconnu coupable récemment dans une affaire de corruption et de trafic d’influence ?
    • Sans parler de l’ancien et du plus célèbre président français Jacques Chirac qui a été condamné pour une affaire de détournement de fonds.

    Ces quelques exemples démontrent à eux seuls et de manière claire que la corruption sévit dans les plus hautes sphères du pouvoir de l’État français.

    Les racines de cette corruption sont si profondes qu’elle va même jusqu’à se saisir et manipuler la conscience du peuple français : par-là est ainsi fomentée de toute pièce une « opinion publique française » à qui il s’agit de faire gober des décisions de justice fallacieuses ; par-là, on réussit à faire endosser au pouvoir judiciaire des décisions purement politiques ; par-là enfin on fait en sorte que le peuple de France serve et soutienne les intérêts étasuniens et sionistes.

    Georges Ibrahim Abdallah est un combattant arabe libanais internationaliste. Il s’inspire d’une idéologie laïque de gauche dont l’un des trois fondements se réfère aux premiers socialistes de France. Ceci, vous le savez bien et pour autant tout l’empire médiatique français – avec à sa tête le célèbre journal Le Monde – vise à dénaturer ces faits et à les falsifier.

    Au moment de son incarcération, vous avez tout fait pour avilir l’image de Georges Abdallah, alors qu’il était à cette époque placé à l’isolement total, enfermé dans une cellule individuelle pendant deux ans. Vous avez alors fait de lui, à l’époque, le fils du clan Abdallah appartenant à une tribu… Tout cela a été bien ficelé pour in-fine lui infliger des peines maximales. Vous êtes même allés jusqu’à prétendre que Georges était un extrémiste musulman, tout simplement parce qu’il respectait le jeûne et partageait avec ses codétenus musulmans le repas de rupture du jeûne. Pour vous, ce clan avait les bras longs : son influence se serait étendue du village d’Al Qobayat à Paris. Parmi toutes ces fabulations et histoires montées de toutes pièces par la presse officielle française (en coordination avec vos cercles de pouvoir corrompus), il a même été affirmé qu’un aéroport aurait été créé dans notre village d’Al-Qobayat : c’est de là que seraient partis le soir les membres du clan Abdallah pour aller déposer leurs bombes à Paris la nuit ; et ils seraient rentrés ensuite au petit matin à Al-Qobayat pour s’afficher devant les médias et faire croire à leur innocence. Il a fallu attendre que des officiels français partent à la retraite et osent s’exprimer pour connaître dans les moindres détails tous les ressorts de cette machination politico-médiatique.

    L’administration française voudrait garder le Liban telle qu’elle l’a fondé avec ce modèle reposant sur une confrontation continuelle entre bandes rivales, confessionnelles et tribales – le tout sous le joug et la direction du capitalisme français et international. Il s’agit juste aujourd’hui de le remodeler selon leurs intérêts actuels.

    Cette machination éhontée menée contre Georges Abdallah n’a été démasquée qu’après une longue période passée sous silence. Les avant-gardes militantes de France, solidaires avec la cause juste de Georges Abdallah, l’ont révélée ! Elles ont alors montré votre totale complicité et ont dénoncé ces pratiques qui ne peuvent que porter atteinte au peuple de France et insulter sa dignité. Ces avant-gardes n’ont eu de cesse, depuis lors, d’exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah !

    Ce groupe d’hommes et de femmes engagés dans la lutte pour la libération de Georges Abdallah représente la fierté de la France. Le groupe de députés qui revendique la libération de Georges Abdallah, est-il à vos yeux, une branche de ce que vous nommez le « clan Abdallah » ? De même, le Parti communiste français est-il une branche du clan Abdallah ? Les acteurs syndicaux et culturels français sont-ils une branche du clan Abdallah ? Enfin, les conseils municipaux qui ont élevé Georges Abdallah au rang de citoyen d’honneur de leur ville l’ont-ils fait pour Georges Abdallah en tant que chef de clan ? Ces derniers et bien d’autres ont demandé et demandent toujours au président de la République française de libérer Georges Ibrahim Abdallah immédiatement et sans condition : ils le font certainement par amour pour lui, indéniablement en soutien à son combat et à sa résistance mais aussi peut-être pour sauvegarder l’image et la dignité du peuple militant de France. Grâce à leur combat, peut-être qu’un jour la justice française sera enfin libérée de l’influence étasunienne et sioniste.

    Quant au Liban… Peut-être n’avez-vous pas vu le portrait du résistant Georges Ibrahim Abdallah, hissé dans toutes les manifestations et soulèvements populaires ? Vous savez certainement que le peuple libanais aspire plus que tout à son émancipation et à la souveraineté nationale du Liban : ce combat, Georges Ibrahim Abdallah l’a toujours revendiqué, il en est le symbole vivant !

    M. Macron, quelle arrogance à vouloir vous ingérer dans les affaires d’autres États ! Mettez fin avant tout à la corruption qui gangrène votre propre pays… Le peuple libanais sait parfaitement comment régler ses comptes avec ses propres dirigeants. Réalisez plutôt dans votre pays des projets de développement qui répondront aux revendications du peuple de France pour contrer la sauvagerie de ce capitalisme moribond, au lieu d’essayer d’humilier les Libanais avec vos cartons de dons livrés par votre porte-avion et 700 de vos soldats sous la direction de votre Ministre des armées. « Vive Napoléon ! Vive les Saucissons ! ».

    Rappelez-vous M. Macron ! Il s’agit du Liban ! Beyrouth a certes été en guerre et en flammes mais elle n’a jamais hissé le drapeau blanc. Elle a subi quatre-vingt jours de bombardements intensifs israéliens durant lesquels ont été utilisées les dernières innovations technologiques militaires occidentales pour tuer des civils et détruire nos villes et villages. Toutes ces armes ont été livrées grâce à un pont aérien créé pour l’occasion entre les Etats-Unis et Tel-Aviv. On a alors dénombré des centaines de milliers de morts, de blessés et de déplacés alors qu’au même moment, vous décoriez, des médailles de la démocratie et de la paix, les chefs sionistes responsables de ces crimes. Et vous osez demander à Georges Ibrahim Abdallah de présenter ses excuses ! C’est à vous de présenter vos excuses d’abord envers votre peuple puis auprès des victimes de vos politiques.

    Au nom des manifestants ici présents ; au nom de ceux qui ont éreinté leur voix durant des décennies en manifestant pour exiger la libération de Georges Abdallah ; au nom de ces jeunes femmes et de ces jeunes hommes venus des quatre coins du pays : de l’extrême nord, du sud, de la Bekaa et de la montagne ; au nom des personnes, nombreuses, qui ne connaissent pas Georges en personne mais qui se revendiquent de ses idéaux et les chérissent, voici ce que nous affirmons tous aujourd’hui : monsieur le président, apprenez que les Hommes meurent mais leurs idéaux, eux, ne meurent jamais !

    Georges Ibrahim Abdallah ne se reniera jamais ! Les âmes héroïques ne se renient pas !

  • Rassemblement pour les sans-facs : appel unitaire.

    Rassemblement pour les sans-facs : appel unitaire.

    Nous sommes signataires de cet appel à rassemblement. Chaque année, depuis des décennies, la situation se dégrade davantage dans les universités. Parcoursup, dans ce cadre, a été un coup supplémentaire, terrible, pour l’accès aux études. La seule garantie pour parvenir à l’université : lutter.

     ETUDIER EST UNDROIT, PAS UNPRIVILÈGE : NOUS DEMANDONS L’INSCRIPTIONDES SANS-FACS ! 

    Chaque année, l’université publique se ferme un peu plus aux étudiant-es : loi ORE, arrêté Licence, ParcourSup, Bienvenue en France … Ce sont toujours les mêmes que l’on discrimine à travers les plateformes sélectives d’admission à l’université : les étudiant-es originaires de quartiers populaires, les enfants d’ouvrier-es, d’immigré-es, les étudiant-es étranger-es… Cette année encore, la sélection a laissé des milliers d’étudiant-es sur la touche, plus durement encore que les autres années du fait de la situation sanitaire. 

    En effet, le confinement a eu pour effet d’accélérer drastiquement les inégalités: les jeunes devant travailler à côté de leurs études ont pour la plupart perdu leur emploi, précarisant encore leurs conditions de vie, alors même que les cours à distance étaient difficiles à suivre en cette période de stress et d’isolement social. 

    Alors que les étudiant-es les plus précaires ont été laissé-es seul-es, dépendants d’aides alimentaires pour survivre, et que la rentrée qui s’annonce nécessite un investissement massif pour garantir les conditions sanitaires et des places suffisantes pour accueillir les nombreux et nombreuses bachelièr-es, le gouvernement ne laisse pas une miette, préférant accorder des milliards aux entreprises. Frédérique Vidal, ministre de l’ESR, semble pourtant nier l’urgence de la situation lorsqu’elle affirme que tou-tes les étudiant-es auront une place. Il est surréaliste de penser que sans moyens supplémentaires alloués à l’enseignement supérieur il sera possible d’accueillir plus de monde sur les bancs de la fac ! 

    Contre la sélection, pour que toutes et tous puissent poursuivre leurs études supérieures, nous réaffirmons que le droit d’étudier est fondamental et que l’université doit être ouverte à toutes et à tous, et non pas réservée à une élite. Nous demandons à Nathalie Dompnier, présidente de l’université Lumière Lyon 2 de prendre ses responsabilités et d’inscrire les sans-facs, ces étudiant-es et néo-bachelier-es qui se retrouvent sans aucune affectation en cette rentrée à cause de la sélection et du manque de moyens alloués aux universités publiques. Nous appelons également l’ensemble des organisations politiques, syndicales et associatives à soutenir la lutte des sans-facs et à rejoindre les prochains rassemblements pour l’inscription de celles et ceux encore laissé-es sur le carreau et en attente d’inscription! La casse de l’université et des services publics a assez duré, nous nous devons de contre-attaquer ! 

    Rassemblement mardi 29/09 à 10h – Campus de Lyon 2 Quais (cour centrale) pour exiger l’inscription de tou-tes les sans-facs !