Étiquette : Prolétariat

  • Solidarité avec les travailleurs de l’usine Jiashi – Shenzen !

    Solidarité avec les travailleurs de l’usine Jiashi – Shenzen !

    Les fondateurs de syndicats arrêtés et torturés en Chine demandent votre soutien !

    Par l’observatoire du travail en Chine, Jiashi, le 13 aout 2018.

    Chers amis,

    Nous sommes un groupe chinois d’extrême-gauche se concentrant principalement sur les mouvements des travailleurs en Chine continentale et nous sommes face à une situation dont nous devons vous informer. Plus de 30 travailleurs et étudiants, incluant des fondateurs de syndicats, les membres de leur famille et leurs soutiens sont détenus depuis le 27 juillet et nous vous envoyons se rapport à propos de leur lutte. Pourriez-vous, s’il vous plaît, le transmettre à vos médias et encourager vos amis à disséminer ces nouvelles ? Merci d’avance !

    Shenzhen Jiashi Technology Company Ltd, est une compagnie listée parmi celles qui imposent à leurs employés des heures supplémentaires, des amendes illégales, une demi-journée de repos par mois -où les employés sont forcés de faire du jogging avec leur patron. Elle ne paie pas les fonds d’aide au logement pour les employés et révèle des informations sur les syndicalistes aux autres entreprises pour pratiquer un blacklisting envers eux.

    [NdT : le système syndical chinois de la Chine révisionniste a opté pour une organisation syndicale à l’image de celle que défendait Trotski contre Lénine et Staline. Des syndicats qui sont directement sous la commande du Parti et, donc, de fait, de la bourgeoisie locale. Elles ont leurs ramification et leurs comités de districts, mais aussi de « rues »]

    En mai 2018, plusieurs représentants du personnel se sont rendus au siège du syndicat « officiel » du district avec une lettre commune de la part des travailleurs de Jiashi, se plaignant des pratiques illégales de l’entreprise et espérant qu’ils pourraient organiser leur propre section syndicale dans l’entreprise. Le vice-président de Fédération des Syndicats du District avait alors déclaré que les syndicats pourraient s’organiser par eux-mêmes. Le 7 juin 2018, ces employés ont alors soumis une demande pour organiser leur section syndicale à la Fédération du District et à ses sous-sections de rue. Les officiels ont déclarés que les représentants du personnel pourraient recruter par eux-mêmes leurs propres adhérents. Sous la direction du District, les représentants ont préparé un « questionnaire sur la volonté de rejoindre le syndicat de Jiashi » et 89 employés ont signé pour le rejoindre. Cependant, le 12 juillet 2018, le vice-président du District et quatre autres représentants officiels, conjointement avec le député-manager général et les managers du département ont blâmé le représentant du personnel Mi Jiuping. Le vice-président du District, qui avait approuvé la demande un mois auparavant, a soudain viré de bord et s’est montré hostile. Il a déclaré qu’il était illégal pour les travailleurs de Jihashi d’établir un syndicat.

    Le 16 juillet, Liu Penghua, un autre représentant des travailleurs, a été muté de manière délibérée dans un autre site, sans la moindre raison. Il y a été battu immédiatement par deux hommes non-identifiés, lesquels ont pu quitter par la suite le site sans la moindre intervention ! Les travailleurs ont appelé la police, laquelle a ignoré les blessures de Liu Penghua et lui ont, a la place, demandé de négocier avec l’entreprise. Liu Penghua a été détenu par la police pendant 12 heures, avec ses camarades l’attendant devant le poste de police et le soutenant.

    Le 18 juillet, le représentant Mi Jiuping a également été chargé d’une tâche étrange par l’usine. Le chef de section du syndicat, Xie, a demandé a Mi d’écrire une déclaration selon laquelle la tentative de création du syndicat n’était nullement en relation avec le District. Mi a refusé fermement. L’après-midi, Mi a reçu un ordre de transfert de son poste de travail, lequel prenait effet immédiatement. Alors que Mi avait exprimé son désaccord avec cette soudaine décision, l’usine ordonnait aux gardes de sécurité de le jeter en dehors de celle-ci. Un collègue, Yao a également été menacé et frappé par le superviseur, alors qu’il essayait d’aider Mi. Dans la soirée, Mi et Yao ont été illégalement renvoyés.

    Le 20 juillet, Mi Jiuping et Liu Penghua sont arrivés à l’usine à 7h40 du matin et ont voulu travailler normalement, mais ont été agressivement bloqués par les gardes de la sécurité et refoulés de l’usine. Aux alentours de 10h30, des officiers de police sont arrivés et ont frappé de nouveau Mi et Liu, tout en laissant les gardes, qui étaient les agresseurs, partir.

    Plus de 20 collègues travailleurs sont arrivés au commissariat pour réclamer leur libération et ont été traînés dans le poste de police par un groupe d’officiers lourdement armés, avant d’être passés à tabac et détenus pendant 24h.

    Le 26 juillet, plusieurs travailleurs ont été battus par les gardes de sécurité de l’usine une nouvelle fois. Ils ont été dépouillés de leurs téléphones portables, dans lesquels ils auraient pu enregistrer des preuves des actions illégales de la compagnie, selon les managers. A son arrivée, la police a averti les travailleurs qu’ils devaient obéir aux ordres, laissant les agresseurs impunis une nouvelle fois.

    Les fondateurs du syndicat et leurs soutiens arrêtés par la police !

    Le jour suivant, l’usine de Jiashi a interdit les représentants du personnel et les autre militant pour les libertés individuelles. Elle les ont remis au commissariat de police local. Leurs collègues de travail qui sont venu demander leur libération ont été arrêtés eux-aussi. Dans la soirée, la police s’est même introduite dans les maisons des représentants du personnel Liu Penghua et Guang Hengshu et se sont saisis de leurs familles. Un total de 30 personnes, incluant les fondateurs, les familles et les soutiens ont été placés en détention.

    A la date du 13 aout 2018, ils sont toujours détenus, ce qui a attiré l’attention du pays entier. Des individus de tous vents ont écrit des lettres ouvertes aux supérieurs du poste de police de Yanziling et au gouvernement de Shenzhen, exigeant le libération immédiate des détenus et une investigation sérieuse sur les activités illégales de la compagnie de Jiashi et de la police locale.

    Nous faisons appel à la solidarité internationale pour que les autorités locales les relâchent aussi tôt que possible. Mais également pour que les camarades et amis étrangers à qui la cause des travailleurs de Chine tiennent à cœur puissent savoir que les travailleurs Chinois, avec une conscience de classe toujours plus aiguisée, ne cesseront jamais leur combat !

    Longue vie à l’internationalisme !

    Salut rouge !

    Message de solidarité aux travailleurs militants à Jiashi Technologies à Shenzen et à leurs soutiens. – ICOR

    ICOR – Principale coordinatrice – 28 aout 2018

    Chers collègues,

    En tant que coordinatrice principale de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR (International Coordination of Revolutionnary Parties and Organizations), rassemblant plus de 50 organisations membres sur quatre continents, je vous assure un soutien intégral pour votre lutte néscessaire. La classe ouvrière doit avoir le droit de s’organiser indépendamment dans le but de déployer toute sa force. Cela inclut le droit de former des syndicats démocratiques autonomes, comme organisations de combat.

    Vous bénéficiez d’un soutien massif de la part des étudiants et des individus progressistes en Chine et dans le monde entier, qui défendent toujours les idéaux de Mao Zedong. Les travailleurs et tous les individus progressistes, révolutionnaires, du monde entier ont les yeux tournés vers vous. Ils voient dans votre lutte le courage et la détermination. Ils le voient avec respect et solidarité. Vous avez montré que vous ne vous laissez pas intimider par la répression de la part du management de votre compagnie, de l’appareil d’État et des représentants réactionnaires du syndicat officiel.

    Nous ferons tout notre possible pour que votre lutte soit connue et organiser la solidarité !

  • Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche » – partie 4

    Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche » – partie 4

    Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche »

    partie 4

    L’amour de la bourgeoisie pour le populisme.

    La bourgeoisie apprécie-t-elle le populisme ou non ? Il s’agit d’un d’une question qui mérite d’être creusée. Dans un sens, les revendications populistes sont contradictoires avec le libéralisme officiellement défendu par la bourgeoisie monopoliste. Le chauvinisme, l’antilibéralisme, la « partriotisme économique » s’opposent au libre-échangisme, au libéralisme, à la dérégulation. Dans les faits, la réalité est plus complexe. Au libéralisme triomphant du XIXe siècle a succédé rapidement la saturation et le monopole. Quelques soient les discours officiels, quelques soient les conférences internationales, les GATT, les OMC, le libéralisme « réel » est moribond. En fait de concurrence, ce sont les négociations entre trusts, en fait de libéralisme et d’indépendance entre les entreprises et l’Etat, voir même conflit entre les deux, il y a une véritable fusion entre Etat en grands trusts. Le capitalisme monopolistique est un capitalisme monopolistique d’Etat. Il en vit, il en use, il en dépend même ! Les commandes d’Etat et la politique d’Etat sont faits pour servir au mieux les intérêts des grands trusts. Les difficultés de ceux-ci sont une affaire d’Etat et leur survie peut faire appel aux deniers publics, dont à des prélèvements sur salaires pour maintenir ou augmenter les bénéfices des capitalistes. La géopolitique du pays est décidée par les intérêts de ces immenses conglomérats Malgré l’image d’une France de PME, la quasi intégralité du tissus industriel est relié d’une manière ou d’une autre à ces grandes entreprises dominantes. Combien de sous-traitants, combien d’exécutants ? Les branches les moins rentables sont externalisées, formant ainsi des petits groupes qui vivotent, des petits bourgeois qui vivent dans l’endettement et peinent à garder la tête hors de l’eau, mercenaires de grands groupes.

    Comprendre cela permet de se poser la question différemment. La grande bourgeoisie peut user sans le moindre problème de tactiques différentes, y compris en appliquant une partie du programme des populistes. Dans le fond, les réclamations de la part des certaines organisations, de droite ou de « gauche », peuvent très bien faire les affaires de la grande bourgeoisie. L’hostilité envers un autre impérialisme, jugé opposés aux intérêts du « peuple » français, est quelque chose qui est potentiellement exploitable. Le « produire français » porte ce relent douteux. Car il ne signifie par « produire « éthique » » contre la mondialisation, il signifie simplement « produire dans le cadre de l’espace économique dominé par l’impérialisme ». Admettons que le programme économique du FN ou de la FI soit appliqué, sans qu’il soit question de mettre l’un et l’autre sur un pied d’égalité, cela signifie-t-il une remise en cause du capitalisme ou de l’impérialisme français ? Non.

    Dans l’exemple actuel, et si on s’intéresse aux États qui ont opté pour un pouvoir populiste, on observe que la grande bourgeoisie s’est montrée plus que conciliante vis-à-vis d’organisations et de programmes censés aller contre ses intérêts. Ils ont une particularité, qui est d’être dans l’orbite Allemande, et d’avoir été les réceptacles d’investissements de la part de l’Allemagne. Investissements et prêts qui ont été particulièrement risqués, et qui se paient aujourd’hui. A l’heure actuelle, un risque de faillite de la Deutsch Bank n’est pas inenvisageable. Cette faillite aurait des répercutions terribles sur l’ensemble de l’Europe, jetant dans la misère un nombre considérable de prolétaires. Cette faillite est pour le moment contrée par une forte activité de la BCE, dans le but de tresser un coussin de plumes pour amortir le choc. De fait, la planche à billets tourne à grande vitesse, pour éponger les dettes. Cette planche à billet est d’ailleurs un phénomène fascinant sur la nature de l’euro, qui est une « fausse monnaie unique. » Les États peuvent produire des euros avec un contrôle relativement faible de la BCE, ce qui explique l’existence de casa de papel dans de les États membres de l’UE. Les grands capitalistes d’Allemagne sont d’ailleurs parmi les plus méfiants vis-à-vis de l’euro, du fait de la situation économique. Savoir, en revanche, quand cela tombera est du domaine de la prestidigitation tant les paramètres sont nombreux.

    Dans ce marasme économique, les partis populistes préparent les masses populaires à la misère et à la caporalisation de la société, parfois même contre leur volonté à l’origine. Du fait de leur base sociale, ils sont condamnés à jouer ce rôle. De fait, cette base est petite-bourgeoise. Dans les États dominés par l’impérialisme, par exemple le populisme sud-américain, cette petite-bourgeoisie, cette bourgeoisie nationale, s’est appuyée sur les masses pour, parfois, réaliser un pas en avant vers le progrès -chasser l’occupation étrangère, repousser les tentacules de l’impérialisme- sans pour autant pouvoir mener les choses à un autre terme qu’a la poursuite d’un système d’exploitation. Dans les pays impérialiste, le postulat de départ est d’ores et déjà réactionnaire. Au final, ils mobilisent les masses populaires dans l’intérêt de la bourgeoisie, et gouvernent pour celle-ci. Ils ne servent qu’à une chose, c’est d’interface pour la dictature bourgeoise, se parant des oriflammes du discours populaire, du discours sur la nation, du discours sur le peuple. Même si ce gouvernement peut donner l’impression de combattre la bourgeoisie, ce combat n’est rien d’autre que cosmétique. Les seuls reproches que font les populistes aux grands capitalistes sont sur leur gestion, sur leur morale, sur le fait qu’ils « ne servent pas bien les intérêts de la nation », mais jamais sur leur existence sociale, ou uniquement de manière invocatoire et idéaliste, de l’ordre de la moralisation de la bourgeoisie.

    Les partis populistes ne sont donc pas en mesure de mettre en place leur programme, ne sont que des charlatans. Ils ne sont absolument pas en mesure de pouvoir stopper la crise. En revanche, ils l’accompagnent et accompagnent le plongement dans la misère, en le détournant de sa voie de résolution finale, la révolution, pour l’entraîner sur une voie de garage : la soumission absolue aux franges les plus réactionnaires de la société. Les populistes, in fine, livrent à la bourgeoisie les masses, pieds et poings liés. Ils proposent comme sortie de crise, le parant de vertus, le fait de se sacrifier, de se serrer la ceinture, le fait, également, de se préparer et d’accepter un repartage du marché mondial, par le conflit, par la guerre.

  • Quelle légalité en régime bourgeois ? – partie 3

    Quelle légalité en régime bourgeois ? – partie 3

    Notre réponse : la démocratie prolétarienne et la dictature du prolétariat.

    La Dictature du Prolétariat, l’épée et le bouclier.

                    La dictature du prolétariat est un sujet important, crucial même. Aux yeux de l’Unité Communiste de Lyon elle est la ligne de démarcation de notre période de construction politique. Plusieurs documents ont été édités à ce sujet par l’Unité, principalement autour de la brochure dédiée à cette question –La Dictature du Prolétariat– mais également dans les textes du premier congrès tout comme au sein des brochures sur les bases du communisme et sur le socialisme. Le fait de défendre cette thèse comme n’étant pas une déformation de l’idéologie communiste, mais bien comme étant son noyau dur n’est pas le fruit d’une illumination subite ou d’un désir de pouvoir idéaliste. Les marxistes ne procèdent pas ainsi. Lorsque Marx et Engels ont théorisé cette conception particulière du pouvoir, ce n’était pas en fantasmant sur des fleuves de sang, mais bien en tirant des constats de l’expérience concrète de la lutte des exploités et des exploitées.

                    Pour les militants et militantes qui constituent la grande majorité des organisations communistes -au sens idéologique du terme- cela est également le fruit d’un cheminement et non d’un désir inné pour l’autoritarisme. Les individus qui sont sur cette tendance ne trouvent pas leur place dans les rangs des organisations de combat.

                    Comment ne pourrions-nous pas comprendre les réticences qui accompagnent l’évocation de cette question politique ? Elles sont nombreuses et sont parfois révélatrices de questions pertinentes. L’éducation bourgeoise, les idées dominantes -imposées par les classes également dominantes, l’historiographie anticommuniste, la charge constante et fulgurante contre les expériences socialistes… tout concourt à faire de la dictature du prolétariat un tabou total, un crime en puissance, une hérésie. Elle sert de repoussoir envers les progressistes, envers les masses.

                    Il est logique que la bourgeoisie cherche à faire ainsi. Qu’elle cherche à attaquer sans cesse les systèmes politiques qui la menacent.  Comme écrit en introduction, cela marche très bien. L’attachement atavique à la démocratie bourgeoise pousse certains, certaines, à préférer Thatcher à Staline, à choisir l’illusion démocratique bourgeoise à la construction du socialisme.

                    Certains positions sont logiques. Il existe une peur des cadres formels et contraignants, notamment chez les libertaires. La petite structure horizontale rassure, paraît porter en elle les valeurs de démocratie et de confiance. Cependant, nous l’affirmons : il n’existe aucune garantie structurelle contre la déviation. Aucune forme d’organisation ne prémunit contre les risque de dégénérescence. La seule chose qui peut former une défense contre ce risque est la lutte politique, la lutte de ligne au sein des organisations et des structures. Or, c’est là où le bât blesse. Les structures informelles, sans centralisme démocratique -le débat le plus démocratique dans les instances décisionnelles mais l’application la plus stricte des décisions une fois prises-, sans exercice rigoureux et contrôlé des mandats, sans application rigoureuse et contrôlée des décisions, est le théâtre idéal de la déviation droitière. Le flou, l’informel, le doute profite systématiquement aux tendances les plus modérées, aux partisans de la conciliation, aux éléments vacillants, aux portes d’entrées des tendances idéologiques bourgeoises.

                    Les tendances, les fractions, le libéralisme au sein des organisations politiques -et au sein des formes d’exercice du pouvoir- nuisent à l’efficacité, à l’unité d’action, à la possibilité de poser les débats et les questions concrètes. Elles sont une maladie au sein des organisations. Elles sont mortelles lorsque les enjeux sont importants et vitaux.

                    Contrairement à ce que peuvent clamer les libertaires, nous ne sommes pas partisans du centralisme démocratique par antidémocratisme, mais bien parce que celui-ci est bel et bien la forme de démocratie populaire la plus aboutie. Nous nie nions pas les luttes internes, les lignes qui peuvent s’affronter -expression de la lutte des classes dans les organisations- mais au contraire nous les actons pour pouvoir avoir une prise dessus. Les organisations que ne le font pas, qui entravent la reconnaissance de cet état de fait, se contentent en vérité d’un démocratisme de surface.

                    La dictature du prolétariat porte en elle deux exigences qui se doivent d’être obligatoirement respectées : la démocratie la plus large pour les masses ainsi que leur défense la plus efficace contre les menées de la bourgeoisie pour conserver ou reprendre le pouvoir. Le problème étant que l’interaction entre ces différentes exigences entraine fatalement des contradictions, des difficultés, des conflits parfois.

                    La démocratie prolétarienne n’est pas un vain mot. Contrairement à ce que peuvent prétendre les anticommunistes, la vie en URSS ou en Chine maoïste n’était pas une vie de caserne, une vie carcérale. La bourgeoisie essaie de fausser la vision qu’il est possible d’en avoir en niant toute la vie politique, la vie culturelle, la vie intellectuelle, tous les loisirs, tous progrès sociaux que peuvent avoir apporté le socialisme.

                    La suppression du gaspillage, le fait de passer progressivement d’une économie anarchique à une planification, sous la houlette du Gosplan, permet de progressivement répondre aux besoin de la société, tout en essayant, au travers du développement harmonieux, de respecter l’environnement. Les chiffres parlent d’eux même. Partie de très bas, l’URSS, en 1939, juste avant la déclaration de la guerre, dépasse la France en terme de PIB par habitant en Parité de Pouvoir d’Achat, sans disposer de colonies, sans surexploitation pour gonfler artificiellement celui-ci.

                    La bourgeoisie caricature l’abolition de la propriété privée des moyens de production. Elle en fait une absence totale de biens de consommation pour les masses. Elle en fait une imagerie de pauvreté. Mais dans les pays bourgeois, la propriété de biens est abolie pour 90% de la population. Location, crédit, dettes, tout cela est une illusion de propriété. En URSS, le plafonnement des loyers à 10% des revenus, la gratuité de la très large majorité des services, tout cela concourait au fait que les masses pouvaient se permettre, pour la première fois de leur vie, de dépenser leur argent non pour survivre, mais bien pour vivre.

                    Les masses populaires, avant écrasées par l’obscurantisme de la religion, par le racisme, par l’antisémitisme, par un patriarcat redoutablement puissant, se libèrent. Elles découvrent l’exercice réel du pouvoir, au travers des Soviets. Alors que le régime capitaliste ne considère les masses populaires que comme une force de travail, que comme une marchandise, sous la Dictature du Prolétariat, elles découvrent la possibilité de disposer d’une liberté inconnue. Le livre d’André Gide, Retour d’URSS, considéré comme une critique acerbe, révèle pourtant une URSS bon enfant, avec ses fêtes ouvrières, ses cours du soir, ses pièces de théâtre en pleine rue.

                    Une lutte existe, même dans la démocratie populaire, entre les conceptions arriérées et les conceptions avancées, entre réactionnaires et progressistes. Elles ne sont pas sanctionnées par la répression, mais au sein du débat démocratique entre les masses, dans lequel le Parti Communiste soutient les positions avancées. Car contrairement à l’imagerie véhiculée par l’Education Nationale et par les pamphlétaires de l’anticommunisme, le Parti Communiste, que cela soit en URSS, en Chine, en Albanie, au Vietnam … ne contrôle pas toute la société. Les archives de Smolensk, volées par les nazis, ont révélé que, au final, les militants du PC(b)US n’évoluaient pas dans une société ordonnée, totalitaire, mais bien dans une société bouillonnante, vivante, et dans laquelle ils n’avaient pas un contrôle total de l’intégralité des aspects politiques..

                    La lutte contre certaines conceptions, racistes, antisémites, sexistes, a connu des moments aigus, du fait de l’écart entre le Parti et les masses, dans certaines régions. Paradoxalement, la réforme de 1935, qui laissait à la société civile une plus grande place, s’est traduite par des reculs sur un certain nombre de positions, notamment sur l’avortement et l’homosexualité. Non du fait de la décision du Parti, mais bien d’une expression démocratique -mais réactionnaires- des masses populaires, en particulier des Républiques du sud. Pourquoi cela à eu lieu ? Car il y avait urgence à faire bloc, en prévision de la guerre. Faire bloc en prévision de celle-ci, quitte à concéder -temporairement – parut judicieux. L’était-ce ? La question reste en suspens. Mais jeter toute l’expérience sur la base de cette faille serait imbécile. N’oublions pas que, à ce moment tout était expérimental.

                    L’URSS a traité ces questions d’une manière perfectible, principalement par une impulsion du haut vers le bas. La Révolution Culturelle a tenté de le faire du bas vers le haut. La Révolutionnarisation Albanais l’a fait d’une manière décrétiste… chacune à cherché sa voie pour résoudre les contradictions et poursuivre la lutte des classes.

                    Rien n’est parfait. Mais l’exigence préalable de la perfection sert fondamentalement à botter en touche. Attendre un réveil spontané des masses populaires, un mouvement révolutionnaire qui ne soit pas le fruit du travail de longue haleine d’une organisation politique, cela revient à capituler devant le poids de l’idéologie bourgeoisie, devant la force des habitudes, des idées et des conceptions réactionnaires. Considérer que la question du pouvoir ne soit qu’un rapport entre majorité et minorité, cela revient à rester sur des conceptions réformistes de la société. Nous ne sommes pas en faveur d’un Parti d’avant-garde par mépris pour les masses, mais bien parce qu’il est illusoire de croire que la bourgeoisie laissera un mouvement de masse de ce type se développer sans faire appel à toutes les armes que lui autorisent non pas sa légalité, mais ses moyens intégraux.

                    Dans Le renégat Kautsky et la Révolution Prolétarienne, Lénine écrivait : « Dès lors, supposer que dans une révolution un peu sérieuse et profonde, c’est simplement le rapport entre la majorité et la minorité qui décide, c’est faire preuve d’une prodigieuse stupidité; c’est s’en tenir à un préjugé archi-naïf digne d’un vulgaire libéral; c’est tromper les masses, leur cacher une évidente vérité historique. Vérité selon laquelle il est de règle que dans toute révolution profonde les exploiteurs conservant durant des années de gros avantages réels sur les exploités, opposent une résistance prolongée, opiniâtre, désespérée. Jamais, si ce n’est dans l’imagination doucereuse du doucereux benêt Kautsky, les exploiteurs ne se soumettront à la volonté de la majorité des exploités, sans avoir fait jouer dans une bataille suprême, désespérée, dans une série de batailles à leur avantage. »

                    Non seulement, la bourgeoisie supprimera les moyens permettant à la « majorité » de devenir consciente de ses intérêts, mais elle entravera surtout les possibilités pour elle de s’organiser. Et si le pouvoir est pris, de se développer  et de construire une société où la résolution des contradictions de classe est possible. La bourgeoisie promet. Elle promet le respect de garanties démocratiques, promet la souveraineté pour le peuple, promet que le jeu de la République n’est pas truqué, que chacun à sa chance et que le meilleur gagne. Or, dans les faits, de petites grèves, de petits troubles entrainent déjà un déchainement de haine de la part des classes dominantes, au travers de leurs agence de presse, de leurs agences de propagande, mais également de la part de leur forces de répression. Déjà, pour si peu, la légalité est transgressée. Imaginer qu’elle ne le serait pas lorsque la question posée n’est plus économique, mais bien politique, serait se nourrir d’illusions. Pire encore, cela reviendrait à tendre le cou au bourreau.

                    Jamais un mouvement de « révolution citoyenne » ou de « révolution par les urnes » n’a triomphé dans toute l’histoire de l’humanité. Et pour cause ! Chaque fois que les organisations populaires ont approché de l’exercice réel du pouvoir, la réaction s’est mise en route pour les juguler. Le Front Populaire par les fascistes, le Frente Popular de 1936 par les franquistes, celui de 1973 -au Chili- par Pinochet…etc. Lorsque « la gauche » arrive au pouvoir, comme Mitterrand, comme Hollande, mais également comme le SPD en Allemagne après 1918, ils sont traités comme des laquais serviles par la bourgeoisie. Vacillant, hésitants, lâches, ils sont parmi les plus fidèles et les plus brutaux des agents de la bourgeoisie.

                    Aujourd’hui, l’exemple de la question de l’indépendance de la Catalogne est à l’avenant : respect de la souveraineté populaire, respect de la question du rapport entre majorité et minorité… ect. La réaction est celle de l’enfermement, de la mise sous tutelle, de la traque et de l’emprisonnement de celles et ceux qui sont à l’origine de ce mouvement. Il ne fait pas de doute que toute tentative sérieuse  de réaliser l’indépendance se heurtera à toute la virulence d’une bourgeoisie madrilène réactionnaire, prête à tout pour conserver son dû. Et encore, ce n’est pas une révolution socialiste !

                    Contre Octobre, les capitalistes et les impérialistes ont fait feu de tout bois pour écraser dans le sang la Révolution. Guerre civile, blocus, embargo, interventions, terrorisme, sabotage, assassinats, corruption, espionnage… tous les moyens furent bon pour liquider la jeune Union. Contre la Révolution Spartakiste, l’intégralité des organisations bourgeoises, du SPD au DAP ont fait front derrière les Frei Korps pour égorger celles et ceux qui voulaient libérer les masses de l’exploitation. Contre les révolutionnaires de Chine, de Corée, de Cuba, du Vietnam, des pays d’Afrique, partout, la bourgeoisie, les réactionnaires, les fascistes ont usé de tous les moyens possibles et envisageable pour mettre fin aux menaces sur leur ordre.

                    La bourgeoisie clame que le socialisme de marche pas. Pourtant, elle ne lésine pas sur les moyens pour l’écraser. Elle a ainsi soutenu les plus grandes monstruosités de l’histoire, les a nourris, les a doté des moyens de répandre le sang. Mussolini contre les grèves de 1922 en Italie. Hitler contre la menace du KPD, les obscurantistes de tout poils aujourd’hui contre les tentatives de faire émerger de nouvelles républiques populaires.

                    La bourgeoisie a soutenu les timorés, les défaitistes, les bonapartistes, partout où elle pouvait en trouver, pour caresser dans le sens du poil leurs désirs et leurs craintes. Les droitiers autour de Boukharine, les Trotskistes, les partisans de Lili-San, de Lin Piao, sont devenus des agents doubles, travaillant dans l’ombre, sabotant, assassinant, espionnant au profit des ennemis de la révolution. Ceux et celles qui ont été effrayés des succès et des avancées du socialisme, ceux qui n’y croyaient qu’a moitié, ceux qui avaient peur se sont réfugiés dans les jupes du SD Allemand, du Kenpeitai Japonais, de la CIA, de l’OSS, du Second Bureau ou du MI5.

                    Les experts, terriblement nécessaires, en particulier dans un pays arriéré, les chefs militaires, dans un pays menacé, ont chèrement et durement monnayé leur ralliement. Exigeants, rêvant du paradis perdu, voulant se constituer des royaumes intérieurs, ils et elles ont œuvré à l’affaiblissement de la dictature du prolétariat, en se retranchant derrière une conception bourgeoise et réactionnaire de la liberté.

                    Leur victoire, leur restauration du pouvoir, obtenue avec la déstalinisation en URSS, avec l’arrivée de Teng Xiaoping en Chine, n’était pas le fait des excès de la dictature du prolétariat, mais bien de sa trop faible prise. Les compromis, nécessaires, mais couteux, avaient donné une force immense à ces restaurateurs des inégalités sociales, à ceux qui voulaient entraver l’avancée et l’approfondissement du socialisme.

                    La question de la nécessité de la dictature du prolétariat est une question qui n’est pas « de principe », mais bien de vie ou de mort. Elle est une question qui ne peut être balayée d’un revers de la main, mais qui, au contraire, est centrale. Elle détermine la physionomie politique de l’Etat prolétarien, elle détermine l’objectif stratégique n°1 de la Révolution, son objectif politique.

                    Si la légalité, ou la violation de la légalité, par la bourgeoisie a d’ores et déjà été évoquée, reste à évoquer la conception de la légalité du régime populaire et prolétarien.

  • Macron et la bourgeoisie foutent le bordel.

    Macron et la bourgeoisie foutent le bordel.

    Macron et la bourgeoisie foutent le bordel.

    La communication de Macron s’envase. Chassez le mépris naturel du bourgeois et il revient au galop. En déclarant, en aparté certes, « il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, il feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas » à propos des ouvriers de GM&S en lutte, le président Macron dérape de nouveau.

    Un dérapage qui le démasque. En campagne, les prises de parole de Macron furent soignées, lissées par un staff aux aguets. Mais dès lors que ses propres mots lui viennent à la bouche, le pauvret ne sait plus où donner de la tête, ne sais plus ce qui est convenable et ce qui ne l’est pas.

    Ce n’est pas sa première bourde.

    Le 17 septembre 2014, il déclarait : « Les salariées de l’abattoir sont pour beaucoup des illettrées. »

    En mai 2016, face à des militants de la CGT, « Vous n’allez me faire peur avec votre tee-shirt, la meilleure façon de se payer un costard c’est de travailler. »

    Après son élection, il s’est de nouveau fendu de beautés du type : « Le kwassa-kwassa pêche peu, il amène du Comorien, c’est différent » , le 3 juin 2017, crachant au passage à la figure d’entre 7 000 et 10 000 morts noyés depuis 1995.

    Le 29 du même mois, il apportait une nouvelle pierre à son édifice : « Dans une gare, on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien. »

    Dernier exemple du florilège, le 20 septembre : « Je serai d’une détermination absolue et je ne céderai rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes. »

    Si ses soutiens se sont empressés de clamer que les polémiques autour de ces propos étaient infondées et construites de toutes pièces, il est difficile de tout mettre sur le dos de l’inexpérience du président, ou sur des volontés de nuire à son image.

    Macron ne reçoit que la juste rétribution de ce qu’il sème.

    Mais il réside une part de vrai dans ce qui est dit par ses zélotes. Effectivement, le président manque d’expérience. Il manque d’expérience pour cacher le mépris de sa classe de bourgeois pour celles des masses populaires.

    C’est là son tort, il ne parvient pas à camoufler habilement, à maquiller -malgré les frais engagés- le fait que, d’une part, il ne connaît pas le vécu des masses, et que, de l’autre, il les méprise au plus haut point.

    Car il est le digne fils de sa classe. Une classe plaquée d’or, la bourgeoisie. Il est le  digne fils de ces parasites sociaux, vampirisant les richesses produites par les travailleurs, les saignant à blanc au sens propre comme au figuré pour alimenter leurs comptes bancaires, leurs vies de luxe, leurs partage du monde.

    Les masses n’intéressent, in fine, la bourgeoisie que lorsqu’il s’agit de maintenir le vernis de démocratie qui fait tenir l’ensemble de cette pièce de théâtre. Leur politiciens, comme Macron, sont de professionnels de la prestidigitation, des professionnels de la démagogie.

    La bourgeoisie voit les masses, dans une certaine mesure, comme les colonisateurs voyaient les colonisés : des semi-humains, grouillants, répugnants, stupides, incapables de comprendre la beauté et la grandeur de la vie, incapable de quitter leur fange et de s’élever vers la transcendance. C’est ce qui pousse Macron à déclarer, alors ministre de l’économie : « Il faut des jeunes Français qui aient envie de devenir milliardaires ». Car, la sociologie le démontre, l’ascenseur social est d’une équité et d’une justice sans pareille.

    Non seulement la bourgeoisie méprise les travailleurs et les travailleuses, mais elle vit dans une sphère intégralement différente, dans un autre monde, un autre univers. Un ouvrier d’Iran, du Nigeria ou de France partage un vécu commun, un fond commun : celui de l’exploitation, celui du travail de production, celui de la misère -plus ou moins acérée. Une culture commune, une culture de classe : une culture ouvrière et prolétarienne.

    Les bourgeoisies, elles-aussi, partagent un certain fond culturel de classe. Un immense gouffre les séparent des masses, indépendamment de l’appartenance à la même nation, malgré que la rhétorique nationaliste soit, bien souvent, un levier dont elles usent et abusent jusqu’à la nausée.

    Mais lorsqu’un Copé parlait de pains au chocolat, ou de chocolatines, à 0.15 €, cela prête à rire, mais cela dévoile une réalité certaine.

    Dans un article intitulé « comment compte la bourgeoisie », nous écrivions la chose suivante : « Cette situation est révélatrice d’un décalage complet entre la bourgeoisie et le reste de la population, même le reste du Monde. Madame Fillon et Monsieur Copé sont loin, très loin, d’être les seuls. Ils ne sont probablement pas les pires.

    La bêtise crasse de l’un, la rapacité de l’autre ne sont que des symptômes.

    Rappelons nous des pleurs de Guaino et de Gérard Collomb, quant à leurs indemnités de misère. Le pire, le plus affreux, est qu’ils sont probablement sincères dans leurs cris, horrifiés et terrorisés. Ils et elles se croient au bord de la misère et dans la précarité la plus totale. C’est cette peur qui les rend hargneux et haineux.

    Ces individus qui sont en lice pour le pouvoir ne sont nullement des hérauts du peuple. Ils n’ont rien en commun avec les travailleurs. Eux-mêmes, elles-mêmes, n’ont jamais travaillé, jamais produit, jamais apporté quoique ce soit comme richesse à l’humanité. Ils et elles ne sont que les gestionnaires des intérêts de la bourgeoisie.

    Ils et elles sont les agents zélés et corvéables des parasites néfastes qui grouillent et ponctionnent le sang, le travail des travailleurs et des travailleuses, que ce soit au sein de l’Etat Français comme des néo-colonies et des régions dominées.

    L’attitude de Mme Fillon, est typique de celle de la bourgeoisie. Celle-ci est dans la peau du mauvais joueur, tricheur invétéré. Bien qu’elle pose les règles elle-même, elle ne peut s’empêcher de transgresser ses lois. Sa gloutonnerie est sans limite et, lorsque quelque chose lui résiste, elle n’hésite pas à se remémorer la maxime de Otto von Bismarck « la force prime le droit », de même que celle de la Fontaine « Selon que vous serez puissant ou misérable, – Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. » Lagarde, Cahuzac, Guéant et tant d’autres sont la preuve d’une justice qui ne condamne que d’une tape sur les mains ceux de sa classe. »

    La bourgeoisie ne connaît nullement la vie des masses. Chaque entrée dans le métro parisien est un safari exotique et dangereux. Chaque poignée de main avec un prolétaire est un moment de communication doublé d’un danger sanitaire.

    La bourgeoisie ne connaît nullement l’enfer des fins de mois qui ne se bouclent pas. Ne connaît pas la précarité, les emplois à mi-temps, sous payés, les jobs absurdes. Emmanuel Macron déclarant qu’ayant été étudiant avec 1000€ par mois, il connaissait les terreurs des étudiants précaires. Ont-ils, ont-elles jamais travaillé de manière productive, ces membres de la bourgeoisie, ces politiciens, ces politiciennes ? De gauche ou de droite, la plus grande majorité s’est incluse dans les réseaux de piston, dans l’appareil des organisations politiques ou syndicales. Rien n’est plus étranger que le fait de produire des richesses, de bâtir, de construire ou d’élever.

    Macron, en tant que chef du conseil d’administration de la bourgeoisie française, est une illustration pleine et entière des sourires de façade et des coups de poignards dans le dos.

    C’est ce qui fait qu’elle n’a aucune vergogne à faire abattre l’ISF. Ce qui fait qu’elle n’a pas de pitié à fracasser le code du travail, à broyer les conquêts sociales. Ce qui fait qu’elle agit avec un cynisme sans pareil, sans honte et sans bornes.

    Car elle méprise les masses, ignore leurs maux. Elle n’est axée qu’autour de l’accumulation du profit, qu’autour de la spoliation de la richesse. Mais jamais, au grand jamais elle ne cherche à répondre aux besoins de l’humanité. Tricher, mentir, empoisonner et assassiner -vite ou à petit feu- elle ne recule devant rien.

    Le bordel, qui le met, si ce n’est cette classe sans scrupule, toujours prête à broyer des vies, à détruire des richesses, à gaspiller, à instituer l’anarchie de la production. Qui met et maintient le chaos dans le monde, si ce n’est elle et son jeu ?

     La bourgeoisie connaît certes des angoisses, mais qui lui sont propres, qui sont ceux de sa classe. Ces angoisses sont celles de la concurrence qui règne entre les membres de celle-ci, de la baisse de sa plus-value, de ses rendements… mais également d’autres, plus cruciales. Peur des grèves, peur des syndicats, peur des mouvements politiques anticapitalistes, peur, surtout, du spectre qui hante toujours l’Europe : le communisme.

    Il y a cent ans, les masses se mettaient en mouvement, sous la direction du Parti Bolchevique, pour mettre fin à cette exploitation, à cette misère, à ces ténèbres. Le phare qui s’illumina alors doit toujours nous servir de guide : nous n’avons pas besoin de la bourgeoisie pour produire. Nous n’avons pas besoin de ses politiciens pour diriger la société.

    L’avenir de l’humanité n’est pas seulement sans la bourgeoisie, sans ce cadavre social putréfié, mais bien contre elle, contre son pouvoir, contre ses laquais !

  • Les travailleurs bâtissent le monde. Le monde est à eux !

    Les travailleurs bâtissent le monde. Le monde est à eux !

    LES TRAVAILLEURS, LES TRAVAILLEUSES, BÂTISSENT LE MONDE
    LE MONDE EST A EUX !

    Toute richesse, toute marchandise, tout ce qui est sur la planète, est le fruit du travail.
    Le patronat prétend que son usine produit la richesse; l’investisseur dit que c’est son capital ; le banquier que ce sont ses prêts.
    Tous mentent.
    Seul la classe ouvrière produit des marchandises ; seuls les ouvriers agricoles offrent au monde de quoi remplir les assiettes.

    Tous et toutes travaillent, ensemble, à créer logements, habits, nourriture, véhicules, infrastructures. Les employés font fonctionner les services, permettent que tout fonctionne

    Que fait le patron ? Rien.
    Que fait l’investisseur ? Rien.
    Que fait le banquier ? Rien.

     

    Ces classes ne sont que des classes de parasites. Elles se gavent des richesses que créent leurs travailleurs. Lorsqu’elles prétendent que c’est leur argent qui lance les affaires, qui les financent, elles omettent de dire d’où celui-ci provient.

    De l’exploitation.

    Une exploitation qui s’accroît sans cesse, qui frappe de plus en plus durement. Plus précaire, plus épuisant, plus mal payé…voilà ce que devient le travail. Pourquoi ? Pour des profits astronomiques.

    Ce qui pourrait donner à tous et toutes des conditions de vie décentes, un logement confortable, une nourriture de qualité, un accès à la culture, un travail qui ne blesse pas, ne mutile pas, ne tue pas ; tout cela nous est enlevé. Tout cela pour qu’une poignée se vautre dans le luxe, dans le gaspillages, dans l’anéantissement des ressources naturelles.

    Pourquoi ? Car telle est la nature du capitalisme.

    Surproduire l’inutile, nous priver du nécessaire. Accumuler des richesses pour les uns, condamner à la misère les autres. Permettre à une poignée de parasites de vivre grassement, tandis que ceux qui sont utiles ne font que survivre. A leurs yeux, les travailleurs, les travailleuses, sont des outils jetables.

    Alors que les élections arrivent, combien viennent supplier pour que l’on vote pour eux ?
    Combien viennent promettre monts et merveilles ?
    Combien prétendent comprendre, soudain, le vécu d’individus qu’ils et elles méprisent ?
    Parler de hausse du SMIC, parler d’interdiction des licenciement ? Parler de concurrence internationale ?

    Mais, dès le vote passé, ils et elles oublient les travailleurs, bien pressés de servir leur seul maître : la bourgeoisie.

    Nous ne sommes pas de ce bois pourri, de cette nature putride.

    Nous sommes communistes. Nous voulons briser cet ordre d’exploitation, infernal, ce crime permanent.

    Nous voulons le pouvoir des travailleurs, le pouvoir des ouvriers, d’industrie comme de l’agriculture. Nous savons que ce n’est pas par les urnes que celui-ci arrivera. Aucun candidat ne porte ce mot d’ordre, aucun candidat ne peut le faire. Car les bourgeois ne sont pas idiots, ils s’accrochent au pouvoir coûte que coûte. Pour gagner, il faut les chasser. Et cela ne peut se faire en respectant leur jeu truqué.

     

    Gagner, ce n’est pas mettre une autre clique, un autre gang au pouvoir. C’est détruire ce pouvoir et créer le notre, celui du peuple.

    Ne plus axer toute la production pour le profit, mais bien pour satisfaire les besoins de la population. Nous voulons un travail qui serve à quelque chose, un travail qui aie un sens. Nous voulons détruire l’Etat bourgeois, balayer cet outil d’oppression, sa police, sa justice, qui matraque , qui enferme les nôtres ; mais qui laisse toujours dehors les bandits en costume à 7 000 €

    Nous voulons un Etat prolétarien, un Etat contrôlé par les travailleurs, pour les travailleurs.

    Nous mettrons Programme d’urgence en faveur des travailleurs :

     

    Le pouvoir créera un nouvel équilibre économique. Au lieu de travailler à engraisser les exploiteurs, les travailleurs œuvreront à satisfaire les besoins réels de la société, en commençant par les plus urgents. Ces tâches à accomplir mobiliseront la population dans son ensemble, éliminant le chômage et la précarité.

    Nous ne laisserons plus aux exploiteurs leurs usines. Elles seront désormais la propriété du peuple tout entier. Débarrassée du parasitisme, il sera possible d’avancer par véritables bonds.
    Nous recenserons les manques de logement, les manques d’accès à la santé, pour les liquider.
    Les travailleurs seront mobilisés sur ces travaux prioritaires, indispensable à satisfaire les besoins vitaux de la société.

    Sans la cohorte de parasites qui vampirisent, les bénéfices des usines pourront financer ces projets, au lieu de créer une dette mortelle auprès des banques.
    Tout le monde travaille, dans des travaux utiles. Dès lors, aucune raison de s’user à mort au travail. La durée du travail pourra être abaissée, la limitant au nécessaire.
    Les salaires, quant à eux, non seulement pourront être rehaussés -sans inflation ! – permettant à chacun, même au plus modeste, d’accéder aux services, au logement, à l’éducation, aux loisirs…
    Une économie équilibrée, solidaire, sociale, naîtra.

     

    Elle est celle, la seule, qui peut allier écologie, solidarité et réponses aux besoins. Elle est la seule capable de juguler la misère, les crises, le chômage.

    Un long chemin est à parcourir pour parvenir à réaliser ceci. Cela ne se fera pas sans heurts, sans l’opposition des nantis, des riches, des bourgeois, obsédés par leur vie de luxe, obsédé par le fait qu’elle est d’autan plus luxueuse qu’ils nous imposent la misère.

    Nous devons être organisés, formés, soudés. Nous devons avoir un Parti pour cela. Notre Parti, celui du peuple, celui de la liberté, celui du communisme !