Étiquette : Prolétaire debout

  • « Convergence des luttes » : Oui !

    « Convergence des luttes » : Oui !

    Pour une perspective commune, socialiste et révolutionnaire

    Retrait du projet de réforme :

    On sait que la retraite à points, c’est la baisse des pensions.

    On sait que le gouvernement veut détruire le régime actuel pour ouvrir un nouveau marché au capital financier : l’épargne retraite. Seuls ceux qui peuvent mettre de l’argent de côté auront une pension décente.

    Cela ne sert à rien de prier pour que le pouvoir bourgeois abandonne ses attaques ; on ne peut rien faire de décisif dans le cadre institutionnel bourgeois.

    Passons à l’offensive ! Ayons plus d’ambition !

    Dans ses vœux Macron prêche « l’union nationale » ; une tromperie de plus. En réalité il divise ; il veut faire passer la « clause du grand père », pour casser la solidarité entre générations qui nous est absolument nécessaire. 

    Travaillons à la solidarité active des travailleurs, qu’ils soient gilets jaunes, syndicalistes, membres d’organisations politiques. 

    Soutenons les grévistes financièrement et par l’action, en manifestant avec eux.

    Certains proposent le blocage de l’économie pour obtenir le retrait de la réforme ; sans les salariés, ouvriers, employés, petits cadres, tout s’arrête. Parce que c’est nous qui faisons tourner l’économie ; la grève est notre principal moyen de pression que même les  régimes les plus réactionnaires n’ont pu nous enlever. 

    Si nous pouvons bloquer l’économie, c’est que nous sommes capables de gérer nous-mêmes la société, de nous passer des « conseils » et de la domination des capitalistes, pour produire tout ce dont on a besoin, et cela sans détruire la nature. 

    Le pouvoir à ceux qui travaillent.

    Déjà plus d’un mois de grève, 14 mois de manifestation des gilets jaunes. Derrière la question actuelle des retraites il y a le refus général de l’exploitation et du régime politique. « Changer le système » dit-on, oui ! Mais après la grève, va-t-on reprendre le travail en laissant Macron, ses sbires et les capitalistes qu’ils servent, garder le pouvoir économique et politique ? Qu’ils dégagent !

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    En 1945, le rapport de forces était favorable au peuple et nous avons obtenu des avancées importantes qu’on défend aujourd’hui. Mais l’essentiel, le pouvoir politique et économique est resté dans les mains de ceux qui nous exploitent. Il faut que ce soit nous, prolétaires et autres travailleurs, qui mettions en œuvre une autre « répartition des richesses », en leur arrachant le pouvoir économique et politique. Ce qui ne peut se faire sans détruire l’appareil d’État oppresseur et construire une autre société « sans salariat ni patronat » comme le prévoyaient encore les statuts de la CGT il y a quelques années.

    Soutenons toutes les formes d’organisation qui s’opposent réellement, activement à la dictature du capital

    Beaucoup de travailleurs ont et ont eu des expériences négatives avec des organisations et des partis censés les défendre, ce qui les rend méfiants vis-à-vis de toute forme d’organisation. Nous sommes tous soumis au matraquage, aux demi-vérités des médias bourgeois.

    Le glissement à droite de nombreux partis et organisations dit « de gauche » ont vidé de leur sens révolutionnaire des mots comme lutte de classe, socialisme,… La classe dominante et ses gouvernements en profitent pour détourner les travailleurs de la lutte. 

    Des grévistes et des gilets jaunes espèrent par les élections municipales dégager des perspectives nouvelles et  proposent d’élire des conseils municipaux répondant à nos aspirations. Ce serait sans doute mieux que des maires totalement « intégrés au système ». Mais la commune, échelon le plus bas de l’appareil d’Etat n’a qu’une autonomie extrêmement réduite. Les délibérations concernant l’épandage des pesticides, le compteur Linky ont été refusées par les préfets directement nommés par le pouvoir. Ils décident et peuvent à tout moment censurer leurs initiatives si elles sont contraires aux intérêts des capitalistes.

    Soutenons les équipes progressistes sans propager d’illusions sur leur pouvoir. Ces élections seront surtout une nouvelle occasion de dénoncer à la fois la politique du Rassemblement National qui cherche à nous diviser et la responsabilité du gouvernement et des capitalistes dans la détérioration de notre vie.

    La lutte des gilets jaunes a montré qu’il était nécessaire de se rencontrer, de lutter ensemble, à la fois de faire confiance et d’être vigilant. Il est essentiel que chaque travailleur s’affirme, ne se laisse pas déposséder ni conduire sur une voie de garage. Nous devons apprendre à rejeter les méthodes bourgeoises d’organisation qui consistent à ne pas écouter, tout diriger, ignorer les autres, prétendre tout savoir sans avoir étudié, imposer sans débat, attiser l’esprit de chapelle, faire prendre le mouvement pour le but ultime et qui amènent à renoncer au changement de société …

    Cependant nous avons besoin de différents types d’organisation au service des nos intérêts, qui mènent réellement la lutte contre les influences bourgeoises et réformistes : associations de femmes, de jeunes, écologiques, coopératives, syndicats de lutte de classe…

    Mais nous avons surtout besoin d’une organisation politique pour préparer la révolution. 

    « Hors du pouvoir, tout est illusion » (Lénine)

    Les travailleurs doivent avoir le pouvoir pour résoudre les problèmes de la société, en finir avec le système capitaliste d’exploitation et d’oppression sur le plan national comme international. C’est la conquête des outils du pouvoir qui permet la victoire. 

    Le seul pouvoir légitime, c’est celui qui vient, non pas d’une démocratie formelle réduite à des élections ou des référendum organisés par la bourgeoisie, mais des assemblées de lutte directement organisées par les masses populaires, décidant et exécutant, rendant des comptes, planifiant l’économie par la collectivisation des moyens de production, évitant le gaspillage, permettant ainsi de satisfaire les besoins du plus grand nombre.

    Le capitalisme a fait son temps ! Vive le socialisme véritable !

    Amnistie des gilets jaunes et condamnation des violences policières !

    Union du prolétariat multinational contre l’impérialisme français !

    Peuples et opprimés de tous les pays, unissons-nous !


    Prolétaire Debout n°13

    Bulletin de l’Union Prolétarienne marxiste-léniniste Janvier 2020




  • Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Prolétaire, debout !

    Bulletin de l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, Provence, novembre 2019

    Soutenons la lutte des travailleurs et des gilets jaunes !

    Arrêtons de nous battre séparément ! Ensemble on va gagner !

    • A-t-on besoin d’être blessé ou en danger de mort ou qu’il y ait un accident à Sanofi ou à Arkéma comme à Lubrizol (Rouen) pour exiger l’ouverture des urgences à l’hôpital de Sisteron 7 jours sur 7, 24 h sur 24 et dans tous les autres hôpitaux quand le gouvernement donne des milliards pour le luxe des 1 % les plus riches ?
    • A-t-on besoin d’être en burn out, ouvrier ou employé ou paysan pour s’opposer à l’exploitation, à l’emploi et la production de produits toxiques ?
    • A-t-on besoin d’être Palestinien, Kurde, Rohingas ou Yéménite pour dénoncer le massacre et la violation par les différents impérialistes des droits des peuples ?
    • A-t-on besoin d’être syndicaliste pour exiger l’arrêt de la chasse aux syndiqués par les patrons et la reconnaissance des syndicats et pour qu’ils soient des moyens de lutte pour tout le monde du travail ?
    • A-t-on besoin d’être chômeur ou retraité pauvre pour savoir qu’on ne vit pas, qu’on ne se loge pas avec 800 euros par mois ?
    • A-t-on besoin d’être fonctionnaire pour condamner la disparition des services au public ?
    • A-t-on besoin d’être en CDD ou en apprentissage pour exiger un emploi fixe pour tous avec des horaires et un salaire qui permettent de faire vivre une famille ?
    • A-t-on besoin d’être une femme pour réclamer le même salaire qu’un homme et exiger la fin du harcèlement ?
    • A-t-on besoin d’être élève ou parents d’élève pour exiger des écoles salubres, un enseignement de qualité et que les profs malades soient remplacés ?
    • A-t-on besoin d’être étudiant ou parents d’étudiant pour exiger des moyens de vivre pour étudier ?
    • A-t-on besoin d’être diplômés de Sciences Po pour demander où passe notre argent, aux partis de gouvernement qui servent si bien les intérêts opposés aux nôtres, ceux du capital financier ?
    • A-t-on besoin d’être écolo pour condamner le nucléaire et la destruction des éléments naturels (Eau, air, sol, biodiversité) dont nous dépendons pour notre nourriture et notre santé ? 
    • A-t-on besoin d’être soi-même réfugié migrant, économique et politique, pour s’opposer à la politique des gouvernements européens qui veulent trier ceux qui sont immédiatement rentables parmi ceux qui ont échappé à la noyade et à l’esclavage pour venir ici ?
    • A-t-on besoin d’habiter la rue d’Aubagne à Marseille pour exiger la construction et l’entretien par les propriétaires, privés ou publics, de logements décents accessibles aux revenus modestes ?
    • A-t-on besoin d’avoir reçu 1a prime de 100 euros pour se rendre compte qu’elle ne fait que limiter la baisse programmée du pouvoir d’achat ?
    • A-t-on besoin d’être prix Nobel de mathématiques pour savoir que la réforme des retraites de Macron, comme celles qui ont déjà eu lieu dans beaucoup d’autres pays, baissera les pensions de tous les salariés et non salariés modestes ?

    Solidaires parce que tous concernés !

    Tout au long de notre vie, nous sommes à la fois, producteur et consommateur qu’on soit ouvrier, employé, fonctionnaire, chômeur, paysan, femme « au foyer », élève, étudiant, retraité, malade, bébé. 

    Solidaires parce que face au même adversaire, le capital monopoliste qui a mis la main sur les Etats avec la bénédiction de longue date des partis de gouvernement, qu’ils s’appellent aujourd’hui LR, LREM, MODEM ou PS. Ce serait pareil avec le RN. 

    Reconquérir notre vie contre cette élite carriériste, bourgeoise, auto proclamée qui, au nom de ses 18 % de voix obtenus par le mensonge, veut faire taire toute opposition et envoie les CRS et les gendarmes. Avec le « grand débat », Macron et sa clique se sont donné la parole que les médias aux mains des banques ont relayée avec zèle.    

    « Gouverner c’est prévoir », dit-on. Rien ne s’améliore pour nous, tout est fait pour le profit !

    Qu’ils s’en aillent ! Prenons nos affaires en main ! 

    Menons une lutte globale contre la dictature du capital ! 

    « Un monde meilleur » : Oui ! Ce sera forcément organiser la solidarité contre l’individualisme capitaliste qui nous enferme dans des catégories pour nous opposer les uns aux autres : l’ouvrier contre l’écolo et le fonctionnaire, le consommateur contre le paysan etc … Ainsi se perpétue le pouvoir de la classe dirigeante, responsable de la misère dans un pays riche, qui détourne la colère des opprimés contre les opprimés.

    Nous UPML, nous sommes pour le socialisme, pour le pouvoir des travailleurs, pour qu’ils décident quoi produire, comment produire, pour qui et sans gaspillage. Ils maîtrisent déjà la production et pourront la réorganiser s’ils deviennent propriétaires en commun des moyens de production. Pour ça, il faut renverser la domination du capital. 

    Le socialisme n’est pas dans l’air du temps ; beaucoup de partis et d’organisations de gauche y ont renoncé, proposant d’aménager le système et limitant les revendications à ce qui serait acceptable par la classe dominante.

    Mais en tout cas, dès à présent personne ne doit rester seul face aux conséquences de l’exploitation et aux nouvelles attaques du capitalisme. Celui-ci a fait son temps, il n’a plus rien à nous offrir. On va gagner tous ensemble !

    « L’émancipation des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs eux-mêmes »           (K. Marx)

    Organisons-nous dans l’Alliance des Révolutionnaires !