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  • Programme d’urgence du MLPD

    Programme d’urgence du MLPD

    Nous publions cet article, premier d’une série, sur les réaction des organisations communistes face à la contagion. Nous pensons qu’elles peuvent être utiles pour se faire une idée de « ce qu’il faudra faire » quand la pandémie sera en décrue, pour éviter d’être écrasés.

    La pandémie de Corona s’est transformée en une crise de santé dune envergure planétaire aux conséquences lourdes et menaçantes pour la masse des personnes. Une situation inhabituelle exige des mesures inhabituelles. Le MLPD a participé à un comportement responsable à un stade précoce en annulant des événements, en informant le public et en s’entraidant. Ses pensées vont aux premières victimes, il souhaite à tous ceux qui sont tombés malades un bon rétablissement et à tous la meilleure protection possible contre le danger d’infection.

    En Allemagne, le principal problème à l’heure actuelle est la propagation exponentielle¹ du virus. Actuellement, le nombre de personnes infectées double environ tous les trois jours. Si ce processus se poursuit au même rythme, il y aurait un million de personnes infectées en un mois et – selon les estimations actuelles – environ 50 000 qui devraient être traitées dans des unités de soins intensifs. Mais il n’y a que 28 000 places pour cela !²

    Les systèmes de soins de santé, avec leur orientation sur la maximisation des profits pour les sociétés hospitalières, les entreprises pharmaceutiques et de « santé », ont été tellement dévastés dans de nombreux pays qu’ils sont au bord de l’effondrement ou déjà en plein milieu. De nombreux hôpitaux ont été fermés ces dernières années. En Italie, le système de santé est tellement surchargé que les médecins doivent décider les yeux grands ouverts qui ils doivent traiter et sauver et qui ils doivent laisser mourir.³ Le MLPD revendique :

    • Création de 150.000 nouveaux emplois⁴ et doublement des places de formation dans les unités de soins infirmiers et intensifs en Allemagne !

    Il est critiquable que le gouvernement fédéral allemand et les monopoles tentent d’utiliser la situation pour faire porter les fardeaux de la crise sur les larges masses dans le sillage de Corona. Ainsi, une nouvelle crise économique et financière mondiale est déjà apparue depuis la mi-2018. La semaine dernière, une crise ouverte de la bourse s’y est ajoutée. Tout cela est bien sûr exacerbé par Corona.

    Toutefois, les programmes de crise globaux du gouvernement, les milliards mis à la disposition des groupes industriels avec l’argent des contribuables, sont devenus nécessaires principalement en raison de cette crise capitaliste profonde. Où Corona devient maintenant un prétexte pour licencier des gens, pour intensifier l’exploitation dans les usines, pour déployer la Bundeswehr à l’intérieur ou pour démanteler les droits et libertés démocratiques etc, le MLPD dit :

    • Aucune acceptation des tentatives de répercuter les conséquences de la crise environnementale, économique et financière mondiale sur les larges masses et la classe ouvrière sous le drapeau de la lutte contre Corona ! La réponse au chaos capitaliste de la crise est la perspective socialiste !

    Tout à fait dans le sens du développement vers la droite de nombreux gouvernements, qui travaillent selon le principe « mon pays d’abord », la recherche et le travail se font aujourd’hui principalement dans le cadre de la concurrence entre les États nations. Cela rend considérablement plus difficile une solution mondiale telle que la création d’un vaccin.

    Le président Trump a même l’audace d’offrir à la société de biotechnologie CureVac à Tübingen, jusqu’à un milliard de dollars pour qu’elle fournisse exclusivement le vaccin contre Covid-19 aux États-Unis !⁵

    • Les politiciens et les gouvernements qui se comportent de manière si chauvine et si égoïste dans une telle situation doivent démissionner immédiatement et être punis !

    Les équipes de crise du gouvernement fédéral et des Länder prennent des décisions qui imposent des restrictions rigoureuses aux masses de personnes dans leur vie privée – mais qui doivent à tout prix maintenir la production des usines. Certains groupes industriels rapportent que les étages de direction communiquent uniquement par Skype. Les travailleurs, cependant, doivent continuer à travailler aux pièces, par équipes, souvent proches les uns des autres sur la « ligne ». Il y a peu ou pas de désinfectant dans les halls d’usine. Si le chômage technique est ordonné, il ne suffit pas pour vivre, surtout avec des salaires plus que bas.

    Des assemblées générales du personnel et des manifestations sont annulées, mais la production doit continuer. Les travailleurs intérimaires sont déjà licenciés en masse. Tout cela est irresponsable et montre comment, dans ce système capitaliste, c’est le profit et non l’être humain qui est au centre des préoccupation ! De l’Italie, on signale des grèves autonomes (partiellement réussies) comme celle chez Fiat pour l’arrêt de la production. En Allemagne, cette revendication se répand parmi les travailleurs. Le MLPD exige :

    • Arrêt immédiat de la production industrielle, de la logistique et de l’administration, sauf s’il s’agit de fournitures socialement nécessaires ou de mesures d’urgence ! Une restriction radicale de la production aurait pour effet secondaire écologique de réduire considérablement les émissions de CO2, les oxydes d’azote, les poussières fines, etc.
    • Dispense des ouvriers/ouvrières et employé-e-s avec compensation de salaire intégrale, sans consommer leurs vacances !
    • Si les travaux sont effectués : Veiller à ce qu’une distance de 1,5 à 2 mètres puisse être maintenue entre les travailleurs.
    • Désinfection des machines et des outils dès que l’utilisateur change.
    • Fin des soins à deux classes : mêmes règles de l’étage de la direction à la chaîne de montage et à la femme de ménage.

    Le gouvernement fédéral ainsi que les gouvernements des Länder, par exemple sous la direction du ministre-président de Rhénanie-du-Nord-Westphalie, M. Laschet, exigent la solidarité et la volonté de faire des sacrifices ‒ mais seulement de la part de la population ! La fermeture des écoles et des crèches, qui est absolument raisonnable, est souvent source de grandes difficultés pour les familles.

    Parce que une fois de plus, les familles, et donc souvent surtout les femmes, doivent assumer la charge en privé ‒ sauf dans des cas extrêmes ‒ et voir comment elles gèrent leur vie. De nombreuses personnes âgées et malades vivent dans une grande peur, ne quittent pas la maison (parfois à juste titre), mais se sentent de plus en plus seules. Les achats de précaution empêchent les achats et l’approvisionnement normaux. Le MLPD appelle :

    • Aides d’État et soins d’urgence aux familles pour les soins aux enfants et aux personnes âgées. Financement de la perte de revenus des parents s’ils ne peuvent pas trouver d’autres possibilités de prise en charge.
    • La solidarité et l’entraide sont à l’ordre du jour : Organisez l’aide de voisinage ! Aidez surtout les personnes âgées et les malades à subvenir à tous les besoins de la vie et à ne pas se sentir seuls ! Si la garde d’enfants est organisée de manière privée ‒ pas plus de cinq enfants !
    • L’organisation de jeunes Rebell est prête à fournir une telle assistance selon sa devise « Servir le peuple ».
    • Discutez de manière offensive contre les achats de précaution égoïstes, la panique, mais aussi les comportements sans égard pour autrui dus à la sous-estimation de la situation.

    Du soutien illimité est offert aux entreprises. Cependant, en réalité, il devient évident que la situation des petites entreprises implique des obstacles bureaucratiques presque insurmontables et, en fin de compte, l’arrêt de leurs activités, alors que les monopoles empochent pleinement. Le MLPD revendique :

    • Les micro, petites et moyennes entreprises, les centres de conférence, les entreprises de restauration et de tourisme doivent bénéficier d’un soutien non bureaucratique à la hauteur de leurs pertes !

    Les causes de cette maladie sont largement débattues. Cela est justifié, mais il faut en discuter en toute objectivité et de manière scientifique. Des théories de conspiration insoutenables sont inacceptables ‒ mais aussi si chaque discussion sur les causes est rejetée comme théorie de conspiration. Il faut répondre aux questions : Qu’en est-il au juste du laboratoire de recherche dans le lieu d’origine (présumé) de Wuhan ? Le Covid-19 a-t-il une origine artificielle ? Quelles sont les interactions avec les crises environnementales ? [A ce propos, nous avons publié un article sur cette question, pour apporter des éléments de réponse aux inquiétudes sur l’origine du virus. NdlR]

    • Le MLPD revendique : Arrêtez l’égoïsme national dans la recherche des causes, le diagnostic et le traitement ! Une discussion scientifique ouverte, mais compréhensible par tous !

    C’est là que toute la pourriture et l’incapacité du système impérialiste mondial deviennent claires. En réalité, les conditions matérielles pour la communication globale, la discussion scientifique, le diagnostic et la thérapie ainsi que le maintien décentralisé des processus économiques essentiels à l’aide de la numérisation sont meilleures que jamais dans l’histoire.

    Sous le capitalisme, elles sont minées par la recherche du profit, la concurrence et le chauvinisme. Dans le socialisme, qui peut être réalisé par une transformation révolutionnaire de la société, elles pourraient être utilisées pour des soins de santé mondiaux rapides et efficaces ! Le MLPD appelle :

    • Intéressez-vous de la recherche des causes, participez au débat de masse sur les alternatives sociales sous la devise « Accordons aucune chance à l’anticommunisme » !
    • Organisez-vous ! L’association non-liée à un parti dans l’intérêt des soins de santé et des conditions de travail et de vie de la masse de la population est à l’ordre du jour !

    Sources et liens :

    ¹ Modèle mathématique pour un processus de croissance dans lequel la taille de base change toujours du même facteur par pas de temps égaux

    ² Campact Info, 16/3/2020

    ³ Tagesschau, 12/3/2020

    ⁴ Analyse de l’institut scientifique de l’AOK (Wido), mars 2020

    ⁵ Welt am Sonntag, 15/3/2020

  • Le 22 mars, toutes et tous dans la rue !

    Toutes et tous en grève le 22 mars !

    Stoppons la destruction des droits sociaux !

    La question des droits sociaux est au cœur de l’actualité. Elle ne l’est pas du fait d’une amélioration soudaine, de droits élargis. Elle l’est, malheureusement, en raison des menaces qui pèsent sur eux. Droit du travail ; protection chômage ; assurance maladie ; retraites ; accès à l’éducation et aux soins…etc. Chacun de ces aspects de la vie de tous les jours est actuellement sous un feu roulant de la part de l’artillerie législative de la bourgeoisie. En fait de réformes, ce sont des liquidations.

     Liquidation du droit du travail, déjà grandement entamée par le Parti Socialiste, qui débouche aujourd’hui sur une hausse invraisemblable des licenciement, sur une dégradation sans précédent des conditions de travail, sur une misère accrue jour après jour. L’attaque contre les régimes spéciaux est une diversion visant à susciter la division entre exploités, dans le but d’anéantir chaque droit dans le détail.

    Liquidation progressive de l’assurance maladie, de la retraite et du chômage, par le fait de supprimer ses voies de financement. La réforme fiscale de Macron n’a pour but unique que de pulvériser le salaire socialisé, qui permettait à ces protections d’exister. Le but est de faire assumer de manière individuelle -et insuffisante !- la protection sociale, laissant les plus démunis seuls face aux aléas et malheurs de la vie.

    Pendant ce temps, les financements seront passés sur la Cotisation Sociale Généralisée, laquelle est un impôt inéquitable, injuste, et qui sanctionne les petits épargnants, non les investisseurs. Le capital n’est pas touché. Tout est payé par les travailleurs et les travailleuses, y compris le carcan d’acier qui les maintient dans l’exploitation.

    Liquidation de l’accès pseudo-démocratique à l’enseignement, en soumettant l’éducation au flammes de la rentabilité et d’une rationalisation à outrance. De plus, la bourgeoisie souhaite se servir de la déstructuration des diplômes pour faire en sorte qu’ils n’aient plus de valeur aux yeux de la loi, autre qu’une valeur relative et symbolique.

    Quant aux soins, la politique de Révision Générale des Politiques Publiques ne vise qu’à les rendre rentables. Or, cette rentabilité se fait au prix de la qualité, au prix de la possibilité  d’y avoir effectivement accès. Les patients s’entassent et meurent aux urgences. Les concepteurs de cette politique s’en moquent. Ils ne vivent pas dans le même monde, dans la même réalité que les masses populaires.

    Partout sur la Terre, l’impérialisme, dont celui de la France, sème la mort et la surexploitation. Les villages éventrés, les terres ravagées, tout cela pour des bastions géopolitiques et des minerais !

    Voilà le programme de la bourgeoisie ! Cumulé avec la politique belliciste et militariste, ainsi qu’avec l’instillation de la haine de l’étranger, de l’immigré, du réfugié, et le tableau est complet. C’est contre cela qu’il est nécessaire – obligatoire – de se battre !

    La bourgeoisie mène une guerre totale contre les droits sociaux !

                    La bourgeoisie, dans une guerre totale, ambitionne de liquider chacun de ces droits durant un seul quinquennat. Emmanuel Macron et Edouard Philippe sont ainsi les anges exterminateurs de ce que les travailleurs ont mis plusieurs siècles à obtenir, au prix du sang.

                    L’argument de ces fossoyeurs ? La modernité. Il est nécessaire d’évoluer, d’aller de l’avant, de ne pas rester dans les systèmes sclérosés du passé. Cet argument, fallacieux, n’est qu’un paravent. Il ne sert qu’à inverser les rôles et à faire passer la défense des conquêtes sociales pour une posture réactionnaire. Or, le modèle de la « Startup Nation » n’est ni plus ni moins qu’un modèle du XIXe siècle, du travail journalier, de l’exploitation maximale, de la misère et des journées de travail interminables.

    Tout comme au XIXe siècle, les exploiteurs veulent user jusqu’au bout les travailleurs et les travailleuses.

                    La stratégie de la bourgeoisie est simple : il lui a été imposé, par la force, des concessions. Le mouvement ouvrier, le mouvement communiste, la Résistance, ont exigé la mise en place de ces droits. Or, la bourgeoisie n’en a jamais voulu. Elle tente inlassablement de tirer vers le bas les salaires, de tirer vers le bas les conditions de travail, d’augmenter sans cesse le taux d’exploitation des travailleurs et des travailleuses. Ce taux d’exploitation atteint bientôt un seuil tel que le salaire ne permet plus que de tenir le coup jusqu’au jour de demain. Logement, alimentation, transports… les dépenses basiques aspirent tout. L’endettement, même, guette. La bourgeoisie ne paie pas, elle entretient une force de travail qui s’épuise.

    Or, aujourd’hui, elle a les coudées franches. Le résultat est à l’avenant : tandis que le niveau de vie des masses populaires stagne, diminue, tandis que la misère et les fins de mois difficiles s’accumulent, les profits du patronat décollent. Le « ruissellement » est un mythe, en vérité, la bourgeoisie fait preuve d’un parasitisme nocif  et toxique sur la société. Produire moins cher pour augmenter les profits, pour se goinfrer toujours plus, au détriment des exploités et des exploitées, voilà le programme politique de la bourgeoisie. Les élections ne sont là que pour déterminer qui réalisera ce programme, et selon quelle « saveur. » Ni plus ni moins.

    Et lorsque la colère gronde, l’extrême-droite est là pour détourner celle-ci, vers d’autres exploités et exploitées, vers d’autres opprimés et opprimées, qui souffrent des mêmes maux, qui sont nos frères et sœurs de lutte.

    Ironie des ironies, la baisse des salaires et la baisse des moyens engendre une baisse de la consommation. Moins le patronat paie, moins il gagne d’argent. Le système économique s’auto-intoxique devant la rapacité sans borne. Cette mécanique est inscrite dans le patrimoine génétique du capitalisme, elle est inéluctable. Si le capitaliste ne le fait pas, son voisin le fera pour lui faire concurrence. Les niveaux de vie s’effondrent et la crise de surproduction guette.

    Mû par la recherche avide du profit, par une politique de pénurie organisée, par la captation des richesses, le capitalisme est incapable de répondre aux problèmes de l’humanité. Il est devenu un carcan qui maintient celle-ci dans un âge de souffrance, d’obscurantisme, de pauvreté. Le capitalisme est le frein qui retient en arrière la société. Les arguments des capitalistes se retournent contre eux-mêmes. Leur impossibilité déclarée de pouvoir continuer avec un système de protection sociale correcte illustre le pourrissement de l’économie, illustre son essoufflement, illustre son caractère fondamentalement périmé et sclérosé.

    L’Unité Communiste de Lyon défend une société qui s’affranchit de ce poids mort, de cette ponction injuste et indue. Nous défendons une société dans laquelle ce sont ceux qui produisent qui décident, et non ceux qui exploitent. Une société dans laquelle l’économie est subordonnée aux besoins de l’humanité, non aux désirs de profits d’une clique de bandits et de criminels.

    Nous ne croyons pas dans les promesses de politiciens et de politiciennes, âmes damnées de la bourgeoisie. Les urnes ne placent que des laquais au pouvoir. Le véritable pouvoir est hors des institutions, hors des salons, il est dans la force populaire, dans l’unité des exploité.es et des opprimé.es. Le véritable pouvoir est dans la constitution d’un Parti Communiste révolutionnaire, capable d’organiser ceux qui souffrent, ceux qui subissent l’exploitation, pour renverser l’ordre injuste et criminel de la bourgeoisie.

    Créer cet outil, tel est le programme de l’Unité Communiste de Lyon. Un outil pour la révolution socialiste, un outil pour bâtir une société sans exploité.es ni exploiteurs, une société communiste !

  • Le Canard Enchaîné épingle François Fillon sur son programme de santé.

    "Attention, document col­lector ! Une fois n’est pas coutume, « Le Canard » a décidé de mettre en ligne sur son site Internet une œuvre majeure, un document pour l’Histoire : le programme santé de François Fillon ! Car cette perle est devenue introuvable sur le site du candidat, qui ne contient plus qu’un inoffensif résumé. Au soir du 13 décembre, après le grand rétropédalage de Fillon sur la Sécu, son équipe a supprimé du site de campagne ses 16 pages de « propositions détaillées » sur la santé. La fleur au fusil, Fifi y promettait rien de moins que la mort de la Sécu, laquelle serait « foca­lis[ée] » sur les « affections graves ou de longue durée ». Tout « le reste » passerait entre les mains des mutuelles et des assurances privées, annonçait le programme détaillé, aujourd’hui balancé aux oubliettes."

    Le projet de Fillon sur la sécurité sociale est glaçant, mais dans la droite ligne des projets des gouvernements précédents. Privatiser en grande partie la sécurité sociale et remplacer les cotisations à celle-ci par des mutuelles privées.
    C'est précisément ceci qui explique qu'aux USA, les membres des classes populaires se soignent peu, que les complications liées à des maladies, pourtant bénignes, s'installent. Cela fait partie des paramètres qui entrent en ligne de compte pour comprendre le tassement voir le recul de l'espérance de vie des américains.
    Ces cotisations aux mutuelles engrangeront des sommes colossales pour des fonds d'investissement, tout comme à l'heure actuelle les fond de pension ou les assurance-vies . Ces mêmes mutuelles contribuent a engraisser des possédants et des actionnaires vivant en parasites.

    Lorsque de scandales frappent déja une simple mutuelle étudiante, la LMDE, liée au Parti Socialiste, pour ses détournements d'argent et ses non-remboursement, peut-on mettre le moindre gramme de confiance dans des mutuelles qui gèrent intégralement notre santé ? Le doute est très largement permis.
    Pour les capitalistes, tout permet de faire du profit. Il n'existe pas de tabou, ni de limites. Si, pour quelques millions d'euros de plus, la santé des classes populaires de l'Etat Français doit plonger, pour ces individus sans scrupule, ce n'est nullement un obstacle.

    Les moyens existent, il n'y a aucune impossibilité à fournir une santé gratuite pour tous, de qualité, et sans délais. Seulement des barrières entravent la marche de l'humanité.                                                                                                                             

    La loi du profit qui règne dans toutes les entreprises pharmaceutiques et médicales, recherchant la rentabilité maximale au détriment de la qualité et de l'accessibilité.
    Le numerus clausus imposé par l'ordre des médecins, leur corporation, qui entretient la pénurie de docteurs et pousse à la hausse des tarifs vers des sommes vertigineuses, à travers les dépassements d'honoraires.
    La pénurie totale de personnel médical, surchargé de travail, aux effectifs réduits au minimum pour limiter la masse salariale et augmenter le taux d'exploitation. Les tragiques suicides qui ont émaillé l'actualité montrent a quel point la situation est critique.
    La fermeture, pour des questions de coût, des établissements de proximité, des maternités, des centres de rééducation -l’Hôpital Henri Gabrielle de Saint Genis-Laval en est un exemple- remplacés par des centres régionaux surchargés, trop lointains.

    La question de la santé est un des problèmes fondamentaux dans tous les Etats. Si nous ne sommes pas si mal loti, c'est grâce aux luttes qui ont été menées et qui ont permis la constitution de ce secteur efficace. Pour traiter réellement la maladie, et non pas seulement ses symptômes, il ne suffit pas de vanter les mérites de la nationalisation et des pôles de secteur public.

    Un obstacle se dresse devant nous, devant l'humanité, c'est le poids mort de la bourgeoisie et de son intérêt de classe. Ce n'est qu'après avoir balayé ces parasites, les avoir chassés du pouvoir, qu'il sera possible de mettre en oeuvre un plan d'ensemble pour résoudre la question de la santé.

  • Primaires de droite: Fillon, le candidat de la synthèse FN – LR.

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    La primaire de la droite et du centre, vaste opération de communication et de sondage, fort lucrative, lancée par la coalition Les Républicains a vu son premier tour terminé. Celui-ci s'est traduit par plusieurs conséquences:

    L'éviction de Nicolas Sarkozy, pour qui le retour aux affaires aurait été un confortable sursis, étant donné les casseroles que celui-ci traine dans son sillage: goodbye donc le leader historique de l'UMP.

    Le score absolument ridicule de Jean-François Copé, 0.3%, reflet d'un électorat de droite à la recherche de pragmatisme et de réalisme dans son approche des questions. La honte dont s'est couverte ce candidat n'a, effectivement, pas dû l'aider à progresser dans les sondages.

    Les deux gagnants sont ceux qui synthétisent, quelque part, les deux ailes de LR, Alain Juppé, celui qui se rapproche plus d'une coalition centriste, et, de l'autre coté, avec une marge d'avance confortable, François Fillon.

    François Fillon propose un programme de choc libéral d'inspiration thatchérienne mêlé à un conservatisme des valeurs. Bref coup d'oeil sur son parcours:

    – En 1975, François Fillon se prononce contre l'IVG et le droit à l'avortement.
    -En 1982, contre la dépénalisation de l'homosexualité.
    -En 1992, il prit une position souverainiste de type chauvine par rapport au traité de Maastricht.
    -En 1999, il s'oppose au PACS.
    -En 2009, fait illustratif, il refuse un poste de ministre à NKM, car elle est enceinte.
    -En 2012-2014 contre la loi Taubira.

    -Dans ses fonctions de ministre de l'Education, il est le responsable du projet d'autonomie des lycées, brèche ouverte pour permettre une suppression du recrutement centralisé des enseignants, pour gérer comme une entreprise le personnel des établissements, en somme une attaque pour une privatisation rampante.

    -Il est également, pendant la présidence de Nicolas Sarkozy, où il sert de paillasson à ce dernier, l'agent principal de la réforme des retraites et de l'application d'un programme d'austérité, à partir de 2010, lequel s'est traduit par des restrictions budgétaires importantes, dans de nombreux secteurs. Ceci entrainant d'importantes non-reconductions de postes, des départs anticipés et une utilisation accrue de contractuels pour combler les brèches.

    -Toujours dans l'éducation, c'est sous son gouvernement que se met en œuvre la Loi sur la Responsabilité des Universités, entraînant un rapprochement entre les universités et le secteur privé, la rentrée d'investissements de la part des entreprises en échange de sièges au conseil d'administration, le développement de licences et de maitrises adaptées uniquement aux intérêts du bassin d'emploi; en bref une politique de subordination du supérieur aux capitalistes.

    -Le gouvernement Fillon est aussi celui où la ministre de la défense Michèle Alliot-Marie, en 2011, propose au dictateur tunisien Ben Ali de lui "prêter des CRS" pour mater la révolte du printemps arabe.

    Ceci permet de dresser un portrait rapide du personnage. Cela ne saurait cependant être complet sans mentionner un tweet de sa main : "La colonisation servait simplement à partager notre culture." ou sans mentionner que son ouvrage phare est Vaincre le totalitarisme islamique, révélateur de la pensée réactionnaire et confuse de notre larron, mais de son talent -discret- de communiquant draguant l'extrême-droite.

    Grand négationniste des crimes de l'impérialisme français,  apôtre de la nostalgie coloniale, candidat idéal des fanatiques de la manif pour tout, tout en étant libéral et doucereux avec les riches, et d'une dureté de fer avec les travailleurs, François Fillon représente un bel hybride FN – LR, donc un excellent candidat pour un vote de coalition.

    Quel est le programme de François Fillon:

    1) Suppression de la durée légale du temps de travail et  2) Refonte du Code du travail 

    L'un des paradoxes de la candidature de François Fillon est qu'il se trouve plus dans la droite ligne de ce qui a été mis en place par le Parti Socialiste, plus que ce qui est issu de la présidence de Nicolas Sarkozy. Le PS a beau communiquer sur le sujet en jouant les Sainte-Nitouches, son œuvre de dévastation du code du travail, à travers la loi El-Khomri, a dépassé les rêves et les désirs les plus fous de la bourgeoisie. Ayant éventré la protection sociale, le gouvernement PS / EELV / PRG a détruit l'aspect fondamental du code du travail: l'échelle des normes. Comme les accords d'entreprise passent désormais au dessus des conventions collectives et même de la loi, tout est désormais possible. Pour autant, pour satisfaire son électorat, il est bien nécessaire de bombarder de nouveau ce champ de ruine, histoire de justifier la place des Républicains du côté de la droite, chose de plus en plus complexe face à un Parti Socialiste capable d'appliquer le programme tant du FN que de l'ex-UMP.

    3) Retraite à 65 ans
    Rien de neuf sous le Soleil, encore, allonger le temps de travail nécessaire pour partir à la retraite, user jusqu'à la corde les corps et les esprits des prolétaires, pour assurer la rentabilité maximale, tout en privant, mécaniquement, d'accès au marché du travail la jeune génération, par l'occupation plus longue des postes. Heureusement, comme ils n'auront pas pu cotiser pour le chômage, cela n'aura pas d'impact financier sur les caisses de l'Etat.

    4) Suppression d'un demi-million de postes de fonctionnaires.
    La suppression de postes de fonctionnaires est un peu l'un des delenda carthago de cette primaire: rivaliser en promettant toujours plus, en avançant les chiffres les plus extravagants pour plaire à l'auditoire. Cette mesure est à peine à commenter tant elle est une caricature de programme de droite, basée sur la "haine du privilège du fonctionnaire", et sur la théorie que "le privé peut tout", chose qui, pour autant, ne s'est jamais traduite par des réussites, quelque fusse le domaine.

    5) Allocations chômages réduites et dégressives.
    Autre delenda carthago partagé par tous les candidats, la question des chômeurs, considérés comme des plaies sociales, des incapables, des parasites par les ténors de la droite, lesquels les somment donc d'accepter chaque emploi qui leur est proposé sous peine de subir le couperet de la perte d'allocations. La encore, rien de neuf sous le soleil, si ce n'est que -merci la gauche au pouvoir- cette pression se répercute également sur ceux qui ont un emploi. Ainsi, il est plus aisé de leur faire accepter des hausses temps de travail et des baisses de salaire.

    6) Suppression de l'ISF et allégement des "charges" qui pèsent sur la bourgeoisie.
    Pauvre bourgeoisie, croulant sous les impôts, les charges, les dîmes et les gabelles. A peu de choses près, le portrait tracés pourrait évoquer cette caricature du tiers-Etat portant les deux autres ordres: la bourgeoisie supportant fonctionnaires et chômeurs, ces privilégiés. En vérité, ce cadeau, cette largesse, accordée par le programme de François Fillon ne fait que délester un peu plus les travailleurs de leur salaire. Plus la part qui reste -de manière effective- dans la poche du patron, de la patronne ou du rentier et de la rentière est élevée, plus le taux d'exploitation du travailleur, de la travailleuse augmente. Et encore, lorsque ces grands et grandes bourgeois et bourgeoises sont imposées fiscalement, ce qui est rare, comme a pu le révéler le Canard Enchaîné.

     La bourgeoisie ne produit aucune richesse. Elle spolie les travailleurs de leur dû et agit en parasite. En retirant ces charges, ces impôts, c'est une manière de laisser les charges collectives aux frais du prolétariat, d'en exempter ses exploiteurs.

    7) Loi Taubira modifiée.
    Petit clin d'oeil à ses amis réactionnaires, qu'ils fussent de la Fraternité Sacerdotale Saint-Pie-X ou simplement conservateurs, cette volonté de revenir sur la loi Taubira instituant une certaine égalité devant la Loi des couples, quelque fusse leur orientation sexuelle. C'est un retour aux jeunes amours de notre larron, homophobe, antiféministe et réactionnaire. Pour autant, pour éviter que tout lui saute au visage, la seule mention faite clairement est non une suppression, mais un amendement retirant la possibilité d'une adoption plénière par les couples du même sexe. Cela paraît pour autant douteux, car il entrainerait un chaos juridique sans nom.

    8) Fermeture des frontières.
    Autre geste de tendresse de sa part, vers le Front National, une ligne encore durcie par rapport à celle que le Parti Socialiste prônait, concernant l'accueil des immigrés et des réfugiés. Instaurations de quotas d'origine -vieux rêve des partisans du brain drain ou de l'immigration choisie- réduction de moitié des accueils, mais également accentuation des embûches pour la régularisation et l'accès à des aides. Autant de choses qui permettent de drainer des voix à droite.

    9) Gendarmerie pour tous les opposants !
    Le journal Médiapart a publié un article d'un intérêt indéniable  sur le rapport fascinant de François Fillon à l'opposition, qu'elle fusse syndicale ou politique.

    Lors d'une intervention faite le 5 septembre 2016, le candidat s'est fendu d'une déclaration de guerre à peine voilée: Il propose l'envoi de la gendarmerie aux forces "arc-boutées sur leurs acquis", en somme, une onde de choc et de terreur pour imposer son ordre. Inspiré -il s'en vante- de la dame de fer, de Thatcher, il aborde la question d'une manière simple et brutale: pas d'intervention de l'Etat, pas de limite de temps de travail, et si "on l'emmerde", il gouvernera par ordonnances, pour mettre au pas le pays.

    Notre cher Fillon représente donc une frange particulièrement réactionnaire, particulière synthèse de l'extrême-droite et du courant libéral, parfait champion de la cause.

    Nous ne voterons pas PS.

    UNEF trahira toujours ?

    Face à un tel réactionnaire, effectivement, il y a de quoi avoir des sueurs froides. Cependant, qu'a révélé l'alternance ? Elle a révélé que les sociaux-démocrates ont plié sous les exigences du patronat, qu'ils se sont couchés a ses pieds et qu'ils ont mordu quiconque tentait de s'opposer à son agenda. Le Parti Socialiste tente de se montrer comme le seule rempart contre le chaos et contre le fascisme, le fer de lance du progrès. Hélas, trois fois hélas des "circonstances" l'ont empêché de pouvoir mettre en oeuvre son magnifique programme. Ces circonstances s'appellent l'intérêt des capitalistes. Et le programme appliqué se nomme "l'ordre du jour" de cette classe.
    Cela est symptomatique, d'une part de la clique d'opportuniste que forme le Parti Socialiste, d'autre part de la démocratie bourgeoise en tant que telle.
    L'Etat bourgeois, ses institutions, ses instances, ses ramifications ont été conçues par la bourgeoisie comme manière de pouvoir encadrer la société et l'exploitation. Rien de plus. Cela forme son royaume exclusif sur lequel elle veille d'un œil jaloux. En votant, seule la saveur change, mais le poison reste le même. Rose "rose" ou rose "bleue marine", cela reste le pouvoir des bourgeois.
    Les candidats "à la gauche de la gauche" qui prétendent qu'il leur est possible d'accéder au pouvoir font fausse route. Ou ils sont d'une naïveté totale, ou ils avancent ces thèses pour séduire un électorat plus radical, pour ramener vers le réformisme les travailleurs. L'expérience du mouvement ouvrier et révolutionnaire devrait nous avoir vacciné contre la stupidité réformiste, contre ce poison, contre cette croyance que nous sommes dans un jeu démocratique à armes égales avec ceux qui nous exploitent. La bourgeoisie n'acceptera pas un gouvernement qui va à l'encontre de ses intérêts sans y être forcée. Et encore, elle ne concédera que de menues choses. La bourgeoisie préférera faire appel au fascisme pour écraser le mouvement ouvrier que de laisser toucher à ses intérêts de classe.

    Les réformistes parlent de 1936 comme de la victoire d'un gouvernement, elle n'a eu lieu que parce que le pays était bloqué par la grève et la menace de l'insurrection.
    Ils parlent de 1945 comme d'une victoire d'un gouvernement, niant le fait que les communistes portaient les armes, avant que le PCF, ignominieusement, contre la ligne de l'Internationale, leur ordonne de les rendre.
    Ils parlent de 1981 comme d'une victoire, alors qu'elle n'a fait que consolider, par l'aide de l'Etat, un capitalisme français endommagé et vulnérable. Une curieuse victoire qui déboucha, dès l'orage passé, sur une privatisation acharnée, y compris sous un gouvernement PS avec à sa tête Lionel Jospin, vermine Trotskiste.

    Depuis la chute de l'URSS même révisionniste -rendons à César ce qui revient à César- le capitalisme n'a plus eu besoin de s'encombrer de concessions, de s'encombrer de négociations. Les concessions qui avait été données sont reprises désormais, car le patronat juge que le prolétariat est trop faible et dispersé pour pouvoir riposter. Il faut dire qu'il a bien oeuvré a anéantir ses rouages ou a les corrompre.
    Il fonce donc tête baissée pour profiter de son avantage. 
     

    Que faire ?

    Pouvons nous blâmer, au vu des forces que représentent le mouvement révolutionnaire dans l'Etat français, le fait que beaucoup ne voient que le vote comme possibilité de faire changer les choses, de faire évoluer la société ?

    Nous ne le pouvons pas.

    Le fait que le vote prenne autant d'importance, qu'il apparaisse comme la seule issue, alors que c'est une cul-de-sac est révélateur de la faiblesse actuelle des organisations révolutionnaires.
    Pour autant, nous ne prendrons pas la position de "ni soutien, ni abstention", laquelle revient à ne pas se mouiller, laquelle revient à botter en touche et à ne pas vouloir se brouiller avec qui que ce soit. Ni celle du soutien critique, position trotskiste imbécile, où le parti qui en tire profit conserve le soutien, mais jette au loin la critique.

    Nous appelons à une abstention militante.

    Chaque fois que la participation baisse, c'est un aveu du manque de légitimité de nos dirigeants, c'est un aveu de l'absence de confiance des masse dans leur ordre, du manque de solidité de leur régime.

    Militante car l'expérience démontre que ni le pouvoir, ni la démocratie, n'est dans les urnes, dans les jeux étriqués des bourgeois. Car seule la lutte paie, c'est la seule force qui batte en brèche les réformes au service du patronat, qu'elles soient issues de la gauche comme de la droite. C'est la lutte qui rend les aventures militaires politiquement intenable, qui pousse à ce qu'elles s'éteignent. C'est la lutte qui créé l'outil démocratique, l'outil de pouvoir dont peuvent se saisir les masses, ces assemblées où leur légalité remplace celle de la bourgeoisie.

    Nous appelons à rejoindre et renforcer les organisations de combat de la classe ouvrière, ses syndicats ses associations. A rejoindre les cercles communistes, qui travaillent à fournir formation et cadre organisationnel pour combattre, pour fonder un Parti Communiste combatif et révolutionnaire, ce Parti qui nous manque.
    Nous appelons à dénoncer le jeu pourri des partis bourgeois, laquais des patrons !
    Refuser leur jeu truqué !
    Combattre leur pouvoir, dans la rue, dans les entreprises, dans les administrations, dans les universités et les lycées.

    Organiser le camp du peuple et passer de la résistance à la contre-offensive, de la contre-offensive à la révolution !