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  • Déclaration en solidarité avec le PML(RC) !

    Déclaration en solidarité avec le PML(RC) !

    Solidarité avec le PML(RC) !

    Le Parti Marxiste-Léniniste (Reconstruction Communiste), membre de l’ICOR (Coordination Internationale des Organisations et Partis Révolutionnaires) , subit les foudres de la répression en Espagne. 13 de leurs membres, ainsi qu’un ressortissant Kurde, passent devant les tribunaux de l’Etat Espagnol, cette semaine. Le crime invoqué ? Le fait, pour deux d’entre eux, d’être partis combattre, en 2013, les fascistes de l’Etat Islamique au côté d’autres volontaires internationaux, au sein du Bataillon des Volontaires Internationaux au Rojava (Nord de la Syrie).

    Dans l’esprit des Brigades Internationales, de nombreux volontaires sont allé rejoindre les combattants et les combattantes de la liberté. Beaucoup sont tombés, également, sous les balles de Daesh ou celles de l’Etat turc. C’est également l’occasion de leur rendre hommage.

    Depuis leur retour, l’Etat espagnol n’a eu de cesse de chercher à les mettre en accusation. La justice et la police se sont échinés à trouver les moyens de les conduire devant les tribunaux. La participation à cette brigade internationale et à la campagne de solidarité internationale vers le BIL ont ainsi été retenus comme charges. Depuis le 26 janvier 2016, une instruction est ouverte envers eux. Cela peut leur valoir entre 9 et 20 ans de prison pour le fait d’avoir pratiqué une solidarité révolutionnaire et antifasciste concrète. Ainsi, l’Etat espagnol veut les condamner comme soutenant le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

    Cette accusation sert plusieurs objectifs. Le PML(RC), est une organisation qui déplaît profondément aux réactionnaires espagnols. Il s’agit d’un Parti Communiste combatif, structuré, organisé, qui gagne en influence et en force au fur et à mesure des années. En ciblant leur solidarité internationale, l’Etat espagnol cherche à détruire ce parti. Déjà en 2016, le parti a été interdit plus d’un an, ses locaux fermés, ses comptes gelés. Aujourd’hui, l’Etat espagnol espère donner le coup de grâce !

    Mais le démarrage du procès n’a pas anéanti le PML(RC), ses militants et militantes sont restés mobilisés, devant le tribunal. La justice s’est ridiculisée, en basant son accusation sur des conversations par messages, sur des mails, mais sur aucune action illégale en soi.

    Ses camarades internationaux, dans l’ICOR ou en dehors, se sont également mobilisés pour exprimer leur solidarité. Chaque coup de maillet de la justice trempe un peu plus l’acier des organisations communistes !

    Comme eux-mêmes nous l’ont écrit : « Qu’importe ce qui arrivera lors de ce procès, nous porterons toujours le drapeau de la classe ouvrière d’Espagne. Nous continuerons a nous battre jusqu’à ce que nous puissions chasser la bourgeoisie de notre pays ! »

    Aujourd’hui en Espagne, demain ici ?

    La situation du PML(RC) n’est pas une situation unique. Elle n’est pas une situation isolée. Elle est le terrible reflet du durcissement de l’attitude des bourgeoisies envers les forces progressistes, les forces antifascistes, les forces révolutionnaires.

    Certes, l’Espagne est spécifique, dans le sens où les dispositifs juridiques hérités du franquisme sont toujours en vigueur. Il y est facile de réprimer avec la plus grande violence, comme cela s’est vu au Pays Basque ou en Catalogne. Mais il ne faut pas croire que la monarchie absolue maquillée en démocratie soit seule à frapper, même en occident.

    En Allemagne, en Italie, en Hongrie, en Ukraine, en Russie tout comme en France également, le climat se tend, les politiques se durcissent. Et ceux qui les mènent ne reculent devant aucune bassesse.

    Ainsi, en France, les mouvements sociaux, les organisations politiques antifascistes et révolutionnaires sont en première ligne de la répression.

    Dans le cas du PML(RC), l’accusation s’est portée sur le fait que les militants et militantes de cette organisation seraient des soutiens du Parti des Travailleurs du Kurdistan. C’est là une manœuvre vicieuse. Officiellement, le PKK est sur la liste des organisations terroristes de l’Union Européenne. Mais il existe une certaine forme de tolérance, tolérance variable, toujours motivée par des idées sous-jacentes. Il arrive même parfois que, pour des raisons tactiques, les Etats d’occident soutiennent politiquement ou viennent en aide logistiquement ou matériellement à la resistance Kurde contre l’opression fasciste ou dictatoriale.

    Même des réactionnaires comme BHL, parfois, par opportunisme, déclarent de grandes phrases de soutien aux combattantes et combattants de la liberté. Ce sont des menteurs habiles, toujours prompts à utiliser les causes qui tiennent à cœur aux masses.

    Mais les gouvernements se réservent le droit d’appliquer la loi quand bon leur semble, et de faire condamner qui bon leur semble dès lors que cela les arrange. Si demain la France se décide à faire appliquer la loi, elle pourrait rafler tous ceux et celles qui, de près ou de loin, ont pu fournir une aide, même minime, à des individus liés, même de très loin, au Parti des Travailleurs du Kurdistan.

    Pas besoin de nouvelle loi, pas besoin de s’embarrasser de la non-rétroactivité de celle-ci. Ce qui était toléré hier peut devenir une charge dans un procès demain.

    Ce qui se passe là-bas peut se passer ici aussi dès demain, si la haute bourgeoisie juge qu’il est temps de faire tomber son couperet.

    Si les luttes s’intensifient, si les organisations populaires et révolutionnaires se renforcent, si le dégoût de son ordre injuste et criminel croît, elle ripostera.

    Nous avons besoin, progressistes, antifascistes, révolutionnaires, d’être soudés et solidaires dans et hors de nos frontières. Nous ne formons qu’un seul front, qu’une seule ligne contre les réactionnaires, contre les impérialistes, contre les capitalistes. Cette ligne doit être solide, ou elle sera écrasée.

    Nous réclamons la fin des poursuites contre le PML(RC), contre les internationalistes et les antifascistes menacés !

    Nous réclamons que le PKK soit retiré de la liste des organisations terroristes et que cesse la politique hypocrite de la part de l’UE à son égard !

    L’Unité Communiste de Lyon, membre des amis de l’ICOR, salue le PML(RC) et son combat !

    Vive l’ICOR, vive le PML(RC), vive le communisme !

  • Solidarité avec le PML (RC)

    Solidarité avec le PML (RC)

    Solidarité avec le PML (RC) – Parti Marxiste-Léniniste (Reconstruction Communiste)

    Le Parti Marxiste-Léniniste (Reconstruction communiste) est une organisation membre de l’ICOR. Le parti a été à plusieurs reprises dans le viseur de l’Etat espagnol, de ses services secrets et de ses appareils de repression. Il a ainsi été interdit en 2016 durant plus d’un an, sous prétexte de soutenir le PKK et le YPG. Deux de ses locaux ont été ainsi fermés.

    Le 27 janvier, 13 militants et un ressortissant Kurde avaient été arrêtés. La semaine du 15 octobre,ils passent devant le tribunal. Nous invitons à les soutenir, notamment sur les réseaux sociaux, sous le #LibertadPMLRC et sur facebook en popularisant leur page

    Ici, vous pouvez également lire un dossier sur leur situation

    Contre la criminalisation des combattants communistes contre Daesh.

    Durant toute la semaine débutant le15 octobre, l’ensemble des militants du PML (RC) [Parti Marxiste Léniniste (Reconstruction Communiste), parti communiste présent dans l’Etat espagnol] passeront en jugement, et la solidarité internationale de certains de nos camarades peuvent leur valoir jusqu’à 9 ans de prison.

    L’opération Vallée menée contre le PML (RC) est en grande partie responsable de cette situation. Toute nos locaux ont été fermés et notre parti rendu illégal pendant plus d’un an.

    Les fondements de ce mouvement de répression sont basés sur le départ de deux de nos camarades pour le Rojava, ainsi que le fait qu’ils aient participé à un bataillon international, en continuité de la tradition brigadiste internationale, née de la solidarité internationale envers la lutte des travailleurs espagnols durant la guerre révolutionnaire nationale. Cependant, il a été démontré que les enquêtes de police qui ont déclenché ce procès aient commencées bien en amont de ce départ, en 2013. L’attaque de la justice ne vise pas tant, au final, la question de la Bridage Espagnole, mais sert à attaquer la direction du PML (RC), sans laquelle jamais ce départ n’aurait été possible.

    Le 27 janvier [2016] la participation à la solidarité internationale et antifasciste a été retenue comme charge contre les brigadistes. En revanche, des ultra-catholiques présents dans la même zone ont pu entrer et sortir de Syrie dans la moindre conséquence. Ce procès est, d’un autre côté, une attaque contre le mouvement révolutionnaire, car les accusations ne portent pas uniquementnt sur des faits (déjà falsifiés et construits de toutes pièces par la police) mais sur les principes révolutionnaires.

    Ce procès sera un procès politique dont le but est la destruction du jeune Parti Communiste qui fait ses premiers -mais fermes- pas. Aujourd’hui, le parti n’est pas interdit. Il n’est pas directement accusé en tant que tel, mais ses dirigeants sont attaqués pour obtenir sa dissolution. Ils ne le rendront que plus fort.

    Tous les individus qui se battent aux côtés des villageois et villageoises kurdes contre Daesh sont un exemple de solidarité. Ceux et celles qui sont partis sur un autre continent combattre le fascisme ne sont pas des terroristes, mais mènent la lutte pour la liberté. C’est pour cela que leur emprisonnement ne signifie rien d’autre qu’une injustice, tandis que la bourgeoisie corrompue et leur politique transforment le pays en ruines et sont absous. Nous appelons tous ceux et celles qui le peuvent, de loin, à soutenir par internet, par le soutien économique, par la publicité autour de cette affaire, ou, de près, à être présents au meeting qui aura lieu en prévision et à l’issue du procès, le 15 octobre.

    Daesh a pu être chassé par les habitants et habitantes kurdes, main dans la main avec les révolutionnaires du monde entier. Mais le combat contre l’impérialisme qui opprime les nations, contre le capital financier et contre le capitalisme doit continuer !

    Aministie pour les communistes contre Daesh !

    Siempre internationalistas !

     

    Notre adresse à nos camarades.

    Camarades,

    Au nom de l’Unité Communiste de Lyon – membre des Amis de l’ICOR en France- nous vous saluons et nous vous assurons de notre soutien, à vos camarades ainsi qu’à votre organisation. Nous saluons votre engagement internationaliste et antifasciste concret, pour venir en aide à la juste lutte du peuple Kurde contre les fascistes de Daesh tout comme contre la répression organisée par l’Etat turc.

    Il n’y a pas lieu d’être surpris du déferlement de haine, vomi par l’Etat espagnol contre vos camarades et contre votre direction. La bourgeoisie et ses laquais harcèlent et traquent sans relâche les organisations et les militants et militantes qui participent de manière concrète à la construction des outils révolutionnaires et de la solidarité internationale.

    C’est là ce qui les démarque de ceux qui ont accepté le révisionnisme, le réformisme, le compromis avec la bourgeoisie. Ceux-là, la bourgeoisie les accepte comme les siens, comme ses frères et ses sœurs.

    Mais ceux et celles qui brandissent le drapeau rouge de la révolution sont destinés à être ciblés, menacés, réprimés, interdits, car leur existence est une menace pour son ordre d’exploitation, d’aliénation, d’écrasement des masses populaires et des nations opprimées.

    En s’en prenant de la sorte à vos camarades, les bourgeois et la réaction vous tressent une couronne de laurier. Elle honore votre combat. A ses armes, nous opposerons la solidarité, la camaraderie, le soutien mutuel international chaque fois grandissant. En s’attaquant à vous, la bourgeoisie souligne la justesse de vos actions.

    En France également, les internationalistes qui ont participé à aider le Rojava ont été la cible des services secrets. Par chance, la bourgeoisie de notre Etat n’ose pas encore aller au dela des tracas, des vexations, des pressions inamicales. Elle franchira certainement ce cap un jour. Au dessus de la tête de chaque révolutionnaire, le couperet de la loi bourgeoise est une épée de Damoclès.

    Dans tous les Etats, les réactionnaires gagnent du terrain, gagnent des ministères, des gouvernements, des élections. Non parce qu’ils ont idéologiquement raison, mais bien parce qu’ils sont les larbins serviles des fractions les plus chauvines, les plus putréfiées, les plus monopolistes de la bourgeoisie.

    Le durcissement de l’attitude de la bourgeoisie appelle à une solidarité toujours plus forte entre révolutionnaires, entre internationalistes, entre antifascistes.

    En usant de la répression, la bourgeoisie pensent obtenir la victoire, tordre à l’envers la roue de l’histoire. Mais elle se bat dos à un mur qui s’effrite peu à peu, qui s’effondre. Ses attaques, sa propagande, ses bourreaux vont et viennent, mais la lutte du prolétariat et des peuples opprimés, la lutte menée par les organisations révolutionnaire, elle, demeurera et continuera jusqu’à la victoire finale !

    Toujours debout, toujours antifascistes, toujours communistes !

     

  • Le procès de Clément Méric s’ouvre.

    Le procès de Clément Méric s’ouvre.

    Le procès de Clément Méric s’ouvre.

    Clément Méric a été tué il y a 5 ans, le 5 juin 2013, à Paris.

    Tué par une clique de fascistes de Troisième Voie, l’organisation dirigée par Serge Ayoub.

    Aujourd’hui, le procès des meurtrier débute. Esteban Morillo et Samuel Dufour passent aujourd’hui devant la barre.

    Nous saluons les proches de Clément Méric, ses amis ses camarades et nous les assurons de notre solidarité la plus sincère. Nous actons les distinctions idéologiques entre nous, les désaccords sur nombre de sujets. Mais au dessus de tout réside le fait d’être du même côté de la barricade, du même côté de la lutte des classes. D’être dans le même camp et d’être solidaires contre l’agression toujours plus grande de la vermine fasciste. En revanche nous n’exprimons que du dédain pour ceux et celles qui, vautours à l’affût, se sont empressés de se saisir de ce meurtre comme d’une réclame pour leur mouvement.

    Ce meurtre, hélas, n’est pas un événement isolé. Il fait suite à un accroissement progressif de l’agressivité de l’extrême-droite. La crise lui donne des ailes, elle est enivrée d’un sentiment d’impunité et de l’impression d’être à la veille d’une nouvelle croisade. Elle a déjà tué Hervé Rybarczyk à Lille, elle a blessé gravement à Lyon, elle monte des commandos à Montpellier, infiltre la police partout… Elle agresse, torture, assassine dans le secret ceux et celles dont on entend pas la voix. Nous réclamons justice.

    Aujourd’hui, le procès des meurtriers de Clémente Méric s’ouvre.

    5 ans et trois mois pour en arriver là. Un long chemin arrive à son terme.

    Le temps dilue les peines pénales, mais accroît la colère et le sentiment d’injustice dans le traitement de ce meurtre. Le temps qui est passé a permis à Esteban Morillo de cacher ses tatouages fascistes, de se grimer en jeune homme bien sous tout rapport, de dire qu’il a « changé », qu’il n’est plus le même. Il n’y aura probablement pas de surprises dans ce procès, hélas. La défense fera de lui un portrait pleurnichant. Il reniera son fascisme devant les juges, tout en en étant toujours le serviteur. Et les juges condamneront-il cette pauvre hère, 5 ans après les faits ?

    La justice bourgeoise -au sens large- n’est pas neutre face aux affaires. Elle n’est pas un arbitre dans lequel il est possible d’espérer trouver le réconfort d’une réparation. Du fait de ses liens avec l’appareil d’état, du fait de ses liens avec l’ordre du jour politique, du fait de la classe sociale dont font partie ses membres, elle n’est pas cette instance pure et saine que les républicains présentent. Elle est une subdivision tactique de l’ordre bourgeois, chargée de transcrire l’ordre du jour du pouvoir. Ses procureurs, représentant le ministère de la justice, répercutent la ligne dans les tribunaux, ses enquêteurs précipitent ou font traîner sous la poussière les dossiers… Et dans ce cadre, l’expérience démontre sans peine que la manière dont sont traités les réactionnaires et celles dont sont traités les progressistes, celle dont sont traités les bourgeois et celle dont les sont traités les exploités et les opprimés forment deux poids et deux mesures.

    Les fascistes, les réactionnaires, les obscurantistes… tout ces gardiens d’un monde qui se meurt, celui du capitalisme et de l’impérialisme, ont les coudées franches pour obtenir ce qu’ils veulent. La dissolution prononcée après le meurtre de Clément Méric ne les a laissé que peu de temps knocked-out. Leurs activités ont repris, pour certains plus discrets, attendant leur heure, pour d’autres, avec pignon sur rue, profitant de l’espace laissé par les « traineurs de casseroles ». Mais toujours, toujours, avec plus d’emprise, plus d’aisance, plus d’appui…et plus d’influence sur l’ordre du jour des autres organisations politiques. Aujourd’hui, le centre de gravité sur bon nombre de questions se situent entre la droite et l’extrême-droite. En Allemagne, l’influence grandissante des fascistes de AfD est même parvenu à fracturer Die Linke en une branche progressiste et une anti-réfugiés et anti-migrants. Pourtant leur rhétorique se limite à un discours victimaire, même au sein d’une des plus grande puissance impérialiste.

    Après leur meurtre, les fascistes ont joué justement cette carte de la pleurnicherie. Ils ont hurlé au fait que Clément Méric soit étudiant de Science Po, fils d’enseignants d’université, tandis que leur compère Esteban Morillo était, immigré, ouvrier. Ils ont tenté d’utiliser cette différence sociale sans vergogne, croyant trouver une faille morale imparable.

    Mais, en fait de faille, leur logique fallacieuse n’a servi qu’a rendre hommage a Clément Méric. Car les deux, l’un pour le meilleur, l’autre pour le pire, sont des individus qui ont trahi leur classe sociale. L’un en se battant pour les progrès social, pour les intérêts des exploités, pour la défense des opprimés. L’autre en trahissant ces mêmes exploités, en les livrant pieds et poings liés à leur premier bourreau : la bourgeoisie française « bien de chez nous ». En fait de couronne d’épine, c’est une couronne de laurier qu’ils lui ont tressé.

    Nous ne l’oublions pas. Nous n’oublions pas le courage de Clément Méric, nous n’oublions pas le choix qu’il a fait de se battre pour le camp du peuple. Nous saluons sa mémoire aujourd’hui. Nous saluons ses proches, ses amis, ses camarades.

    Clément est toujours présent !