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  • Liberté pour Georges Abdallah !

    Liberté pour Georges Abdallah !

    APPEL AU MOIS INTERNATIONAL D’ACTIONS POUR LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH 

    Depuis l’arrestation de Georges Abdallah, nombreux ont été les collectifs et comités de soutien qui peu à peu se sont créés pour  défendre avec acharnement notre camarade et exiger sa libération. Cet héritage fondateur de cette lutte, nous l’avons depuis  toujours reconnu et clamé. En 2015 néanmoins, pour le cinquième anniversaire de la manifestation organisée à Lannemezan par  ces militants de longue date, volonté a aussi été exprimée d’intensifier ce combat et de coordonner les forces existantes pour  amplifier la mobilisation et parvenir à établir un véritable changement du rapport de force appelé par notre camarade lui-même.  De-là, l’acte de naissance de la Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah sur la base de la déclaration suivante,  rédigée à l’époque : 

    « Nous, les participants à la réunion de soutien de Lannemezan ayant eu lieu après la manifestation du 24 octobre 2015 pour Georges Abdallah, appelons à l’intensification de la campagne de mobilisation pour la libération de notre camarade Georges  Abdallah. 

    Nous nous reconnaissons dans l’identité politique de Georges Abdallah, combattant et résistant arabe, communiste libanais, symbole d’aujourd’hui du combat contre l’impérialisme, le sionisme, le capitalisme et les Etats réactionnaires arabes. Georges  Abdallah est un prisonnier politique de l’Etat français depuis plus de trois décennies et ce sous les applaudissements des  Etats-Unis et de l’entité sioniste. Son combat est le nôtre. Nous voulons une Palestine libre et victorieuse. Nous voulons la  fin du colonialisme à travers le monde et sous toutes ses formes, la fin du capitalisme et de l’exploitation et nous soutenons  la lutte des peuples contre toutes les oppressions. Nous nous reconnaissons dans le combat de Georges Abdallah contre la  guerre d’invasion du Liban par les sionistes et pour la libération de la Palestine qu’il a mené avant d’être arrêté en 1984 par  la police française. Nous nous reconnaissons dans son engagement révolutionnaire sans faille durant ses 3 décennies  d’incarcération et sa farouche détermination combattante face à une justice de classe. Et nous serons à ses côtés le jour de  sa libération pour continuer à lutter avec lui. 

    Nous sommes internationalistes et nous avons pleinement conscience que c’est l’Etat français qui maintient Georges  Abdallah en prison. C’est cet Etat français et ses gouvernements successifs de droite et de gauche se disant républicain ou se disant socialiste qui met comme condition à la libération de ce militant intransigeant son reniement. Depuis plus de 30 ans, Georges Abdallah est debout face à ses geôliers et comme les milliers de prisonnières et prisonniers palestiniens, il ne cède rien. Il résiste et se bat pour la liberté. 

    La décision de non libération de Georges Abdallah est une décision politique et c’est pourquoi nous nous battons sur le  terrain politique. 

    Nous appelons toutes les forces militantes, comités de soutien, associations, partis, syndicats à exprimer leur solidarité et à  multiplier les initiatives pour faire connaître la cause de Georges Abdallah et pour que s’élève l’exigence de sa libération.

    Nous appelons à une campagne nationale pour la libération de Georges Abdallah, menée dans le respect de ses engagements  et de son parcours. Nous appelons également à la multiplication des initiatives internationales : Leila Khaled du FPLP le  déclare si justement : « Georges Abdallah est un symbole pour les révolutionnaires à travers le monde ». 

    Nous appelons à ce que cette campagne soit menée sur deux axes principaux :  

    1. soutien au peuple palestinien et à son combat pour la victoire ; solidarité avec la lutte des prisonnières et des  prisonniers palestiniens et défense du droit au retour et à l’autodétermination des Palestiniens. 2. soutien aux quartiers populaires et à leurs luttes d’émancipation ; solidarité avec les inculpés de la répression ;  soutien aux révoltes contre les violences policières ; lutte contre le racisme d’Etat. 

    Nous appelons d’ores et déjà à des temps forts de mobilisation : rassemblements et manifestations à Lannemezan, Paris,  Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Bruxelles, Beyrouth… A des meetings dans différentes villes de France, d’Europe ou du  monde arabe. A l’implication des forces libanaises et palestiniennes qui mettent en avant la cause de Georges Abdallah (FPLP,  PCL) ; à un appel à soutien des partis politiques et syndicats en accord avec la demande de libération de Georges Abdallah  (PCF, NPA, CNT, FA, PIR…). A l’organisation d’événements lors de dates communes de mobilisation (journée de la terre,  journée internationale des prisonniers politiques, 1er mai…). A la multiplication des efforts de sensibilisation et d’information  auprès des médias à diffusion large (L’Humanité, Politis, Le monde diplo, radios et presses militantes). 

    Nous désignons dès à présent les cibles communes à interpeller : les autorités françaises et libanaises. Plusieurs  interpellations ont eu lieu dans différentes villes de France (Valls, Taubira, F. Hollande) et il faut multiplier ces interpellations.  Les Etats-Unis, partie civile dans le procès et toujours actifs pour bloquer la libération de Georges Abdallah, doivent  également être interpellés et les autorités libanaises doivent se positionner fermement pour la libération de Georges  Abdallah. 

    Une, deux, trois, mille initiatives pour la libération de Georges Abdallah ! 

    Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ! 

    Palestine vivra, Palestine vaincra !  

    La victoire ou la victoire ! 

    Lannemezan, le 24 octobre 2015 » 

    Cette ligne de défense de notre camarade sur cette base politique est aujourd’hui toujours la nôtre : Georges Abdallah, au quotidien,  est de nos luttes et pas un acte militant n’est mené sans que nous réaffirmions que nous sommes de son combat. Depuis cinq ans,  cette bataille sur le terrain politique, effectivement conduite dans le respect des engagements de notre camarade et de son  parcours, est menée partout et par nous tous, selon les axes cités dans la déclaration de 2015 mais aussi plus largement au sein  de toutes les luttes sociales et politiques, à travers des manifestations, des rassemblements, des meetings, des repas solidaires,  des appels à signatures, des courriers adressés aux autorités françaises et libanaises et des semaines d’actions coordonnées entre  toutes les forces engagées dans ce combat pour la libération de Georges Abdallah. Cet engagement à Paris, dans les régions, sur  le plan national et désormais aussi largement sur le plan international – du fait de l’investissement de tous les soutiens à Georges  Abdallah, dans la diversité de nos expressions – accroit chaque jour un peu plus la pression exercée ; et les multiples réactions – lues dans la presse, perceptibles aussi à travers les réponses des Gardes des sceaux et des ministres de l’Intérieur qui se sont  succédé aux courriers d’élus ou encore traduites par les visites exceptionnelles menées auprès de notre camarade par des 

    représentants politiques et religieux haut placés ou par la réponse lancée par le Président français, lors de sa visite à Beyrouth,  aux militants libanais réclamant la libération de Georges Abdallah – toutes ces réactions sont autant de signes à saisir de la justesse  de la lutte menée et qu’il nous faut poursuivre sur la même dynamique et énergie en cherchant à interpeller encore plus directement  les représentants de l’Etat français quand cela est possible ou encore en se mobilisant tous ensemble pour frapper d’une seule  main. 

    Cette ligne de conduite, Georges Abdallah ne cesse de nous en donner les clés quand à plusieurs reprises, dans ses déclarations, il met en exergue la force de cette solidarité unitaire et coordonnée. Ainsi, rappelons simplement là encore quelques-uns de ses  messages où il nous encourage à poursuivre dans ce sens : 

    « Encourageons, toujours plus camarades, les divers processus de convergence des luttes aussi bien au niveau local qu’au niveau régional et à plus forte raison au niveau international » (Georges Abdallah – déclaration du 20 octobre 2018) 

    « Ce changement du rapport de force passe avant tout par l’inscription de cette démarche solidaire dans la dynamique globale de la  lutte en cours en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste et antiimpérialiste » car « il ne s’agit pas de faire comme  si nous ne savons pas que la dite justice est toujours une justice de classe au service d’une politique de classe inscrite dans la  dynamique globale d’une guerre de classe à l’échelle nationale et internationale » (Georges Abdallah – déclaration du 23 juin 2018). 

    C’est en ce sens et toujours fidèles à cette ligne et aux principes d’action politiques rappelés ici que nous appelons aujourd’hui à,  non plus une semaine internationale d’actions mais à un mois complet d’actions pour que nous tous, les soutiens à notre camarade,  nous ne laissions pas un espace politique libre sur le plan local, régional, national et international sans que soit mise à l’ordre du  jour l’exigence de la libération de notre camarade Georges Abdallah.  

    A Albertville, Amiens, Annecy, Aubagne, Aubervilliers, Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Gennevilliers, Grenay, Grenoble,  Lannemezan, Lille, Lyon, Marseille, Montauban, Montpellier, Morlaix, Nanterre, Nîmes, Paris, Pau, Saint-Denis, Saint-Etienne, Tarbes,  Thionville, Toulouse, Troyes ; dans les Alpes-Maritimes, en Corse, dans le Finistère, le Gers, en Gironde, en Haute-Marne, dans les  Hautes-Pyrénées, l’Hérault, l’Ile de France, le Lot-et-Garonne, dans le Nord et le Pas de Calais, au Pays de Cornouaille, en Poitou 

    Charentes, au Puy-de-Dôme, en région Rhône-Alpes, en Seine-Maritime et dans le Tarn-et-Garonne. ; en Algérie, en Allemagne, en  Angleterre, en Argentine, en Belgique, au Brésil, au Canada, en Espagne, en Grèce, en Inde, en Italie, au Kurdistan, au Liban, au  Luxembourg, au Maroc, en Palestine occupée, au Pérou, en Pologne, en Roumanie, en Tunisie, en Turquie – partout en France et dans  le monde où le combat de Georges Abdallah est relayé et l’exigence de sa libération portée, partout où nous sommes tous – soutiens  solidaires actifs à notre camarade – , multiplions les actions de mobilisation et intensifions la pression sur les représentants et les  lieux du pouvoir de l’Etat français pour qu’enfin soit signé par le ministre de l’Intérieur actuel l’avis d’expulsion conditionnant la  libération de notre camarade et que soit gagné ce combat de mise à mort de cette perpétuité réelle inique. 

    Nous tous, – anarchistes, autonomes, antifascistes, anti-impérialistes, antisionistes, communistes, démocrates, écologistes,  internationalistes, libertaires, marxistes-léninistes, marxistes-léninistes-maoïstes, républicains insoumis, révolutionnaires,  trotskystes ; engagés dans des partis, syndicats, fronts, campagnes, associations, collectifs, comités, mouvements et réseaux  multiples ; engagés aux côtés de notre camarade dans les luttes politiques pour la Palestine, en soutien à l’Intifada et contre la  Normalisation ; pour la défense des luttes des peuples et de leurs résistances ; pour la défense des prisonniers politiques et des  prisonniers révolutionnaires ; contre l’enfermement carcéral ; contre les violences policières ; pour la défense des immigrations et des  quartiers populaires ; contre le racisme ; pour la défense des travailleurs, de leurs acquis et de leurs droits ; pour celle des gilets jaunes ;  pour le combat de l’émancipation des femmes ; contre la torture et la peine de mort – mobilisons-nous une fois de plus, tous ensemble  là où nous sommes, dans cette diversité qu’est la nôtre, du 22 septembre 2020 au 24 octobre 2020 pour qu’à cette date, la dixième 

    manifestation à Lannemezan soit la dernière et que nous puissions enfin concrétiser ce désir profond que nous portons tous en nous  depuis ces si nombreuses années : « nous serons à ses côtés le jour de sa libération pour continuer à lutter avec lui ! ». 

    Une, deux, trois, mille initiatives pour la libération de Georges Abdallah ! 

    Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ! 

    Palestine vivra, Palestine vaincra !  

    La victoire ou la victoire ! 

    Paris, le 19 septembre 2020 

    Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com 

    Premiers signataires : Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah – Campagne internationale pour la libération  de Georges Abdallah – Samidoun Palestinien Prisoner Solidarity Network – Campagne internationale pour la libération  d’Ahmad Sa’adat et ses camarades – CLGIA – Le CRI Rouge pour la défense des prisonniers révolutionnaires – Comité d’action  et de soutien aux luttes du peuple Marocain – CAPJPO-EuroPalestine – PIR – ANC – UJFP – Collectif Palestine Vaincra – FUIQP  (Istres – Martigues) – Association Car t’y es libre 

    Agenda non exhaustif des actions programmées sur Paris et sa région durant le mois international d’actions

    Du 22 septembre au 24 octobre sont d’ores et déjà programmées à Paris et sa région les initiatives suivantes : 

    – 19 septembre 2020 : « Ils roulent pour le Tour de France / Nous pédalons pour la Palestine ! » : participation à la déambulation en  vélo pour la Palestine dans les rues de Paris (initiative organisée par de nombreuses organisations de soutien à la Palestine) en  parallèle à l’arrivée du tour de France dans la région parisienne, pour dénoncer la participation de l’entité sioniste à cet événement  sportif. 

    – 26 septembre 2020 : participation à la « soirée des solidarités internationales », organisée à Nanterre en lien avec l’Arène et l’AFPS  locale 

    – 30 septembre 2020 : soutien à l’un de nos camarades qui passe en procès au tribunal de grande instance pour son implication dans  les manifestations contre la COP21 

    – 1 octobre 2020 : présence à la conférence avec Pierre Stambul dont l’intitulé est « Proche-Orient : la paix est-elle encore possible ? » – 7 octobre 2020 : participation au rassemblement pour exiger la libération de Mumia Abu Jamal 

    – 10 octobre 2020 : participation à la rencontre nationale et au meeting d’Ile de France de l’ANC à Saint-Denis, sur le thème : Une  exigence : retrait de tous les soldats français d’Afrique ! » 

    – 17 octobre 2020 : participation à l’accueil de la marche de la solidarité des sans-papiers à Paris et aussi au rassemblement aussi au  pont Saint-Michel en hommage aux victimes du 17 octobre 1961 

    – 23 octobre 2020 : départ du car de Paris pour Lannemezan 

    – 24 octobre 2020 : 10ème manifestation à Lannemezan 

    A prévoir aussi : un rassemblement devant le Ministère de l’Intérieur et un rassemblement hebdomadaire sur 4 semaines dans le  quartier populaire de Ménilmontant à Paris. 

    Merci de faire connaître à l’adresse de la campagne unitaire les initiatives programmées dans le cadre de ce mois international  d’actions pour aider à leur diffusion. 

  • Cap Catastrophe 2022 : Le droit, la loi, les impôts et la TVA.

    Cap Catastrophe 2022 : Le droit, la loi, les impôts et la TVA.

    Cap Catastrophe 2022 : Le droit, la loi, les impôts et la TVA.

    Partie 8

    Le droit et la loi.

    La justice est elle une affaire comptable ? C’est la conclusion qui semble émerger à la lecture de la proposition 13 du document. Les constats dressés sont les suivants :

    « La politique française de justice s’est traduite depuis quinze ans par une forte augmentation de ses crédits et de ses emplois : son budget est passé de 4,6 Md€ en 2002 à 8,7 Md€ en 2018. Pour autant, il persiste une forte impression d’inadéquation entre les moyens mobilisés et les attentes des usagers. Par rapport aux autres services publics, la justice enregistre en effet un net déficit d’opinion positive de la part de ses usagers. »

    Dans notre analyse, le premier aspect qui explique la désaffection de la part d’une large partie de la population envers la justice provient de son caractère de classe. Malgré les prétentions sur la séparation des pouvoirs, le fonctionnement de la justice ne peut être découplé de la nature de la société. Les individus ne sont pas égaux devant les juges de par leur classe sociale ou leur ethos. Mais ils ne le sont pas non plus du fait de l’organisation même de la justice, où le procureur est sous les ordres de l’État et est le relais de la volonté politique du gouvernement au pouvoir.

    Face à une justice où les non-lieux, les acquittements, les peines jamais appliquées sont légion pour les grands bourgeois, comment avoir confiance ? Ce n’est pas possible.

    Que préconise alors ce texte ? Le numérique est une nouvelle fois brandi comme solution à l’intégralité des problèmes du monde, remplaçant tout déplacement et tout accueil. Dans le même temps, pour accélérer les procédures, un certains nombre de changements sont mis en œuvre : les juges peuvent rejeter les demandes « manifestement irrecevables » et doivent se recentrer autour de leur « cœur de métier ». L’idée est d’externaliser plusieurs fonctions, lesquelles peuvent être remises entre les mains d’individus n’ayant pas le statu de magistrat. Ainsi, les juges des tutelles et juges des enfants peuvent voir leurs fonctions suppléées par des services administratifs.

    Autre aspect, le resserrement du délais d’appel pour les jugements civils et le caractère non-suspensif de l’appel. En somme, il s’agit de le rendre plus rare, plus difficile à saisir et, surtout, sans efficacité immédiate, donc décourageant pour les plaignants comme pour les accusés.

    En somme, il s’agit d’une proposition qui ne vise qu’a réduire les dépenses de la justice, mais nullement, autrement sous la forme d’un voile cosmétique, de résoudre fondamentalement des problèmes de fonctionnement, même dans le cadre du droit bourgeois.

    Suite logique d’un item sur la justice, suit un autre sur la question de l’exécution des peines. L’introduction de l’item revient sur la situation française, qui est celle d’une surpopulation carcérale immense. Les rapporteurs annoncent 119% de taux d’occupation, un chiffre contesté par l’Observatoire International des Prisons, lequel déclarait le 8 aout 2018 « Des records de densité de population sont battus, alors même que depuis vingt-cinq ans, 30 000 places de prison supplémentaires ont été construites. À ce jour, le taux moyen d’occupation des maisons d’arrêt, établissements dans lesquels sont hébergés 48 000 détenus, s’établit à 142 %. 53 établissements présentent même des situations extrêmes de sur-occupation, avec une densité supérieure à 150 %. Citons notamment les maisons d’arrêt de la Roche-sur-Yon, Baie-Mahault (en Guadeloupe), Évreux, Laval et Nîmes dont le taux d’occupation avoisine voire dépasse les 200 %. »

    Fait notable, le nombre de détenus augmente de manière constante, passant de 60 000 à 70 000 en à peine 10 ans (le chiffre total de personnes suivies par l’administration pénitentiaire est de 249 298 en 2016). 10 000 détenus sont en attente de jugement.

    Les solutions préconisées par le rapport pourraient-elles se diriger vers une possible meilleure réinsertion des détenus ? Non. Vers une compréhension des raisons socio-économiques qui expliquent la délinquance ? Encore moins. Elles ne se dirigent que vers une gestion purement comptable de la question des peines.

    L’argument principal qui revient sur la question de la substitution de la peine de prison par le bracelet électronique est celui du coût (10€ / jour contre 100 € pour la prison.) Aux yeux des rédacteurs et des rédactrices, l’essentiel de la question se trouve là : trouver une solution économique, au travers de la géolocalisation et du développement de l’ « arrêt domiciliaire ». Le but même est que celui-ci puisse devenir une peine autonome de la prison. Quand à l’exécution systématique des peines, cela, dans le climat social actuel – mais également politique – signifie une intensification plus que probable de la répression et de l’incarcération d’un nombre toujours plus grand de détenus. Or le capitalisme et la prison marchent particulièrement bien main dans la main. Malgré les discours constant sur la répression dans les États Socialistes, les laquais du capitalisme sont bien en peine d’expliquer les taux supérieurs de détenus présents dans le parangon de la liberté que sont les USA. Et pour cause, là prison est aussi un business, qui rapporte gros.

    Fusionner les impôts et les recouvrements.

    Pour mieux financer leurs projets, les rédacteurs se montrent d’une avidité sans nom et sans bornes. Plus nous grimpons dans la hiérarchie de la bourgeoisie, moins elle paie d’impôts. Les exonérations sont immenses. Ou elles sont négociées entre bons amis ou réalisées par les magiciens de l’optimisation fiscale, qui parviennent à défalquer des sommes vertigineuses les particuliers, tandis que les entreprises ont leur secrets.

    Comme les plus riches s’y soustraient, il est nécessaire que l’argent soit trouvé ailleurs. Ailleurs et autrement. Une des manières d’y parvenir est de mettre entre les mains de l’État tout ce qui lui échappait auparavant. Mais surtout, comme évoqué précédemment, l’idées est également de fusionner les lignes de comptes qui étaient auparavant séparées, ce qui permet désormais aux dirigeants de pouvoir ventiler comme bon leur semble les deniers récoltés par l’impôt, et donc d’assécher les aides sociales, tandis que d’autres secteurs peuvent être noyés sous les finances.

    Cette fusion est non seulement particulièrement vicieuse en ce qui concerne les particuliers, elle l’est également pour les communes. La suppression de la taxe d’habitation, haïe par la population, prive les communes et les collectivités locales de leur principale rentrée d’argent. Le remplacement par un fond géré et ventilé par l’Etat signifie la mise sous tutelle de celles-ci. Cela aura pour conséquences l’assèchement des communes menant des politiques contradictoires avec les lignes défendues au sein de l’Etat, mais également l’accroissement du phénomène de métropolisation. L’ex-maire de Lyon et actuel ministre de l’intérieur s’est ainsi fait remarquer pour ses manœuvres dans le but de siphonner le budget des métropoles de la région Rhône-Alpes-Auvergne dans le but d’alimenter Lyon et son réseau de clientèle.

    Dans le document suivant, l’idée retrouvée est donc une rationalisation avec comme fin des économies dans la gestion de la collecte d’impôt, mais également un pouvoir discrétionnaire de la part de l’Etat sur celui-ci.

    « L’objectif est de simplifier drastiquement le système de recouvrement, en réduisant le nombre de dispositifs et de structures qui en ont la charge. En vision cible, les acteurs économiques mettraient sur une plateforme les données économiques et sociales et ces données seraient utilisées pour le recouvrement par un système unique, fortement automatisé et orienté vers l’usager. Cela aurait pour effet de faire évoluer les missions de l’État vers le contrôle, le conseil et l’accompagnement. »

    Une grande partie de la population, y compris ceux qui bénéficient d’aides, détestent les impôts, présentés comme un « racket ». Plus les systèmes sont automatisés, plus la destination de l’impôt paraît abstraite, absurde, injuste. Cela permet de justifier toutes les politiques qui prétendent liquider ce fardeau, mais qui, in fine, ne servent qu’a alléger celui de la grande-bourgeoisie et à réduire les salaires indirects des prolétaires.

    Le sens de « simplifier le droit fiscal et social pour améliorer l’efficacité et la lisibilité de notre système de prélèvements obligatoires et renforcer notre attractivité. Cela implique de réduire les niches et de supprimer les petites taxes, complexes à collecter et au rendement faible » est celui-ci, celui de supprimer ces « petits tracas » qui concernent certains bourgeois, certaines bourgeoises, et qui leur coûte une partie de leurs profits. Le rêve ? Un impôt comme celui préconisé par Vauban, en plein ancien régime, qui serait unique et uniforme, sans tranches fiscales en fonction du revenu.

    « La mise en œuvre de ces réformes conduira à réduire le nombre de taxes, ce qui sera mesurable en observant le nombre supprimé chaque année. Une telle réforme devrait permettre d’améliorer de manière très significative l’efficience du recouvrement de l’impôt. Les travaux conduits par le Comité permettent d’estimer l’économie à 1 Md€ d’ici 2022. »

    Un milliard d’euros d’économie sur le fonctionnement des caisses de recouvrement, tout en réduisant la charge pesant sur la bourgeoisie. Que demander de mieux ?

    Faire la chasse aux à-côtés.

    Le rapport Cap 2022 émet une idée audacieuse : supprimer la monnaie matérielle. Prenant exemple sur certains Etats, notamment scandinaves, où les paiements dématérialisés représentent 90% des transactions, les rédacteurs du document s’interrogent sur la pertinence d’initier une suppression progressive de la monnaie physique.

    Pourquoi proposer cela ? Les raisons sont multiples. Officiellement, il s’agit de « faciliter la vie des français » ce qui, au vu des propositions précédentes, est d’un ridicule achevé. Il s’agit également de posséder un contrôle et une possibilité d’examen sur l’ensemble des transactions qui sont réalisées en France.

    « on estime aujourd’hui que la fraude à la TVA représente en France environ 10 Md€, une partie correspondant à des revenus non déclarés. De même, le travail non déclaré représente un manque à gagner important pour les administrations fiscales et sociales. En 2016, 555 M€ ont été redressés par les Unions de recouvrement des cotisations de sécurités sociale et d’allocations familiales (URSSAF). Enfin et plus généralement, la circulation d’espèces favorise par ailleurs le blanchiment d’argent. »

    « En supprimant progressivement la circulation d’espèces, on simplifiera les paiements, correspondant aux modes de vie déjà préconisés par les Français, tout en permettant une lutte plus efficace contre la fraude et le grand banditisme . »

    De fait, une part de vrai existe. L’Etat n’aime pas la fraude à la TVA, ni celle à l’URSSAF. La suppression d’une partie des moyens de blanchiment d’argent peut compliquer la tâche des activités illégales ou para-légales. Cependant, cela signifie également le fait de devoir déclarer chaque transaction qui pourrait être interprétée comme un revenu, y compris le bénéfice de la revente d’une lampe sur « Le Bon Coin ». Une manière de s’assurer que l’injuste impôt qu’est la TVA s’applique partout.

    Mais il s’agit surtout d’un magnifique cadeau aux banques, qui deviennent des intermédiaires incontournables et dans lesquels l’intégralité des dépôts sont stockés. Certes le temps du bas de laine et de l’argent caché sous le matelas est révolu, mais en théorie un compte bancaire n’est pas une obligation légale. Elle le deviendra de facto, y compris pour qu’un bambin puisse avoir de l’argent de poche. Heureusement, les rédacteurs ont l’intelligence de mentionner les publics les « plus fragiles .»

    « supprimer les espèces, les chèques et les timbres pour les paiements fiscaux et sociaux d’ici deux ans. Afin d’accompagner en particulier les publics les plus fragiles, des solutions intermédiaires pourraient être envisagées (par exemple utilisation d’une carte sans contact) ; »

    Une personne en surendettement ou en interdit bancaire signe-t-elle son arrêt de mort économique ? Difficile à dire. En revanche, un frémissement d’excitation se ressent quant à l’idée de pouvoir liquider un partie de l’administration tout comme de pouvoir intégrer la totalité des transferts d’argent dans le calcul du PIB, permettant de gonfler son calcul et, ainsi de permettre aux dirigeants politiques de se pavaner en prétendant avoir crée de la richesse, alors que celle-ci est restée strictement la même.

    « Le Comité est convaincu que cette réforme est source d’économies importantes mais n’a pas été en mesure de les chiffrer. Par ailleurs, elle devrait permettre de lutter contre la fraude fiscale et donc d’accroître la rentrée d’impôts. »

    Une nouvelle fois, le comité pour CAP 2022 met en avant un objectif primordiale : réduire les dépenses de l’Etat, y compris -voir surtout- dans le domaine social. Deuxième objectif : être le plus rapace possible quant au fait de taxer les populations les plus fragiles, tandis que la grande-bourgeoisie échappe, comme durant l’Ancien Régime, à l’impôt.

    Une dernière partie reste à aborder, celle de la cure d’amaigrissement préconisée dans l’administration, pour « réduire les dépenses inutiles .»

  • Liberté pour Turgut Kaya !

    Liberté pour Turgut Kaya !

     

    LIBERTÉ POUR UN RÉVOLUTIONNAIRE, UN HOMME DE LUTTE :TURGUT KAYA

    UPOTUDAK:  Liberté pour Turgut Kaya! – communiqué du comité de soutien aux prisonniers politiques internationaux.

    Turgut  Kaya, qui  a été arrêté  par l’Etat grec  en avril 2018, est  toujours détenu à la suite d’un mandat d’arrêt lancé par  d’Interpol. L’audience concernant sa possible extradition vers la Turquie, qui devait avoir lieu le 15 mai, a été repoussée au 30 de ce mois-ci.

    Nous exigeons sa libération immédiate !

    Kaya a été arrêté pour la première fois en 1992 par l’Etat Turc suite aux manifestations pour les droits académiques et démocratiques des étudiants. Après avoir été détenu pendant deux mois à la prison de Bayrampasa, Kaya a été libéré et arrêté à nouveau en 1994 pour son appartenance un « parti illégal ». Lors de cette garde à vue, la police a nié l’arrestation de Kaya. Elle est restée silencieuse une semaine entière. Il est évident que la police a tenté de le faire disparaitre. Pendant cette période, Turgut a été soumis à plusieurs formes de torture comme la « Pendaison Palestinienne », les « Chocs Electriques » parmi d’autres traitements inhumains. A la suite de cette semaine de torture, il a été incarcéré en attente d’un jugement, jugement qui a débouché sur un acquittement.

    En 1997, il est une nouvelle fois arrêté pour son appartenance à un parti illégal et subit de nouvelles tortures durant son interrogatoire. Il a été envoyé dans une prison dont la majorité des détenus sont des « repentis », ayant marchandé avec l’Etat turc. Par la suite, il a été transféré à la prison de Bergama (Pergame) en raison des menaces de mort qu’il a subit de la part des collabos. Il a été libéré en 2000, après trois ans de détention.

    Alors qu’il travaillait, par la suite, en tant que rédacteur en chef pour le journal Özgur Gelecek, il a été de nouveau arrêté. En 2006 il subit six ans d’incarcération dans une prison de type F – haute sécurité – dans des conditions d’isolement et de torture blanche. Aucune visite n’a été autorisée pendant la première année de sa détention. Fouilles à nu, mauvais traitements, sanctions disciplinaires se sont succédés jusqu’à sa libération en 2012.

    Après sa libération, il part en Grèce, où il est de nouveau arrêté en 2015, à la suite d’une opération de police orchestrée par cinq Etats, dont l’Etat turc. Après 40 jours, Turgut Kaya est libéré.

    Aujourd’hui, trois ans après, il est de nouveau dans le collimateur de la Justice de Turquie et est de nouveau arrêté en Grèce au motif d’être recherché par Interpol. Nous exigeons sa libération inconditionnelle !

    Liberté pour Turgut Kaya.  

    Turgut Kaya, détenu depuis avril 2018, n’a aucune raison d’être arrêté. Le fait que l’Etat turc ait mis sa tête à prix, qu’il apparaisse sur la liste rouge de l’Etat fasciste, laisse penser que le gouvernement Grec viole les accords internationaux, qu’il a pourtant signé.

    Si il est extradé en Turquie, ce sera le gouvernement grec qui portera la responsabilité des tortures qu’il subira. Turgut Kaya et les révolutionnaires réfugiés en Grèce sont confrontés en permanence au danger d’être utilisés comme une monnaie d’échange. En l’occurrence, deux soldats grecs ont été arrêtés pour avoir violé la frontière. C’est là une occasion que l’Etat turc pourrait saisir.

    Nous invitons l’ensemble de l’opinion publique révolutionnaire et progressiste à agir, à soutenir et à participer aux évènements et aux manifestations pour la libération de Turgut Kaya

    Comité de soutien pour les prisonniers politiques internationaux.

     

  • Le couperet acéré de l’Etat.

    Le couperet acéré de l’Etat.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon : le couperet acéré de l’Etat.

    L’attitude des procureurs, dans les procès, est le reflet de la volonté du pouvoir politique. Les réquisitions sont celles décidées en haut-lieu, au sein du ministère. Or, la ligne du ministère de la Justice, la ligne du gouvernement, dans le cas des procès à la suite des arrestations du premier mai, est celle de la brutalité maximale.

    Le gouvernement choisit de faire un exemple, en demandant que les procureurs requièrent des peines hors normes. A Lyon, les inculpés se sont retrouvés face à une situation kafkaïenne.

    Arrêtés pour de menus graffitis, ils ont été placés en garde à vue pendant 48h00. L’un d’entre eux, ressortissant de l’UE, s’est vu gratifié d’un Ordre de Quitter le Territoire Français par la préfecture, avant même de passer devant le juge. Belle manière de mettre la charrue avant les bœufs.           L’autre a été accusé de jets de projectiles contre les forces de l’ordre.

    Dans un cas comme dans l’autre, l’attitude prévisible de la justice, qui n’aurait probablement pas hésité à recourir à la détention préventive, a poussé les avocats à conseiller la comparution immédiate. Or, il s’agit d’une chose habituellement dangereuse, puisque, souvent, cela se résume à la parole inégale d’un policier contre celle de l’accusé. Sans enquête, sans preuves matérielles.

                    Le réquisitoire du procureur a confirmé les craintes : 10 mois de prison dont 2 ferme avec mandat de dépôt pour les graffitis ; 10 dont trois fermes pour les projectiles.  

    Un rassemblement de solidarité s’est tenu devant le commissariat, puis devant le tribunal. La police, au mépris de la publicité du fonctionnement de la justice, en a filtré l’entrée, en excluant toute personne susceptible d’être un ou une militante. L’Unité Communiste de Lyon condamne cette violation de l’article 6-1 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la procédure pénale.

    Dans la soirée, le juge a rendu son verdict : 3 mois de prison avec sursis et 500 € d’amende pour l’un ; 6 mois de sursis et 140 h de travaux d’Intérêt généraux pour l’autre. Des peines lourdes en regard des faits reprochés. Des peines handicapantes pour ces jeunes étudiants. Des peines dures et illustratives.

    Il ne fait nul doute, dans la situation actuelle, que l’Etat vise à user de tous les moyens à se disposition pour réprimer et briser les mouvements sociaux. Il ne fait nul doute que la répression policière, judiciaire et même extra-judiciaire -par les milices fascistes- va s’accentuer davantage.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à la solidarité la plus large avec les inculpés et inculpées des mouvements sociaux. Elle appelle à soutenir financièrement et politiquement ceux et celles-ci.

    L’Unité Communiste de Lyon condamne, d’une part, l’attitude du ministère de la Justice, qui agit comme un couperet tranchant contre les faibles et les exploités, mais qui se montre d’une magnanimité invraisemblable avec les bourgeois et bourgeoises. Quelle prétendue égalité républicaine existe entre le traitement d’un Sarkozy et celui d’un inculpé du mouvement social ? Hypocrisie.

    Nous condamnons également l’attitude de la police, qui entretient un jeu de provocation constante, exacerbée, qui viole constamment son code de déontologie pour pousser à la confrontation les masses populaires, dans le seul but de les écraser par la suite. Nous mentionnons également le fait que des militants du Bastion Social aient été libérés au bout de quelques heures de garde à vue, sans poursuite judiciaire aucune, illustrant un traitement sous la forme de deux poids, deux mesures.

    Enfin, nous ne saurions que condamner l’attitude de celles et ceux qui appellent à plus de répression. A plus d’intervention policières. Celles et ceux qui ont condamné les « débordements », qui ont abandonné des camarades face à la justice et face à la police. A celles et ceux qui, au final, trahissent une plus grande proximité avec l’Etat bourgeois qu’avec des camarades avec lesquels il est possible d’avoir des désaccords tactiques.

                    Soyons solidaires ! Soyons unitaires ! Halte à la violence d’Etat ! Halte à la répression !

     

  • Liberté pour Salah Hamouri !

    Liberté pour Salah Hamouri !

    Liberté pour Salah Hamouri !

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon, le 27 août 2017.

    Une nouvelle fois, Salah Hamouri connaît les geôles de l’Etat israélien. Une nouvelle fois, le militant franco-palestinien subit la répression de la part des occupants de la Palestine.

    Salah Hamouri, ce nom évoque une lutte longue, difficile, pour la liberté d’un individu, pour la liberté d’un peuple, mais également pour la solidarité internationale.

    Le 23 aout, Salah Hamouri est arrêté par les forces de l’ordre israéliennes chez lui, à Jérusalem-Est. Dans le but de l’interroger sur ses activités politiques, le parquet Israélien le maintient en détention jusqu’au 27 aout. Par la suite, son sort sera connu, la relaxe ou la mise en examen.

    Pour Salah, hélas, cela ne constitue pas une nouveauté.

    En mars 2005,  il était arrêté à un checkpoint sur la route de Ramallah, aussitôt, il est emprisonné. Sa détention durera deux ans avant que le tribunal militaire ne statue sur les charges retenues contre lui.

    Accusé d’être membre du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) et d’avoir ourdi une tentative d’assassinat d’un des rabbins les plus réactionnaires d’Israël, son procès, émaillé de chantages et de marchandages, s’est clôturé en 2008. Salah Hamouri, menacé de 14 ans de prison, malgré un dossier vide, en fut réduit à se rabattre sur une plaidoirie de marchandage, laquelle le pousse à plaider coupable.

    Il est condamné à 7 années de réclusion.

    Bien que soutenu très fortement par un grand nombre de militants, d’organisations, de personnalités, Salah Hamouri ne bénéficia d’une libération que par le truchement d’une amnistie massive de 1027 prisonniers palestiniens, en échange de Gilad Shalit, soldat israélien prisonnier du Hamas.

    Le 18 décembre 2011, après 6 ans dans les prisons de l’Etat israélien, Salah retrouvait la liberté.

    Aujourd’hui, cette lutte recommence, pour obtenir que le jeune avocat ne connaisse pas de nouveau l’enfer de la privation de liberté, au cœur d’un des derniers pays d’Apartheid.

    Tout comme Georges Abdallah, détenu à Lannemezan, Salah Hamouri subit les foudres de la justice, du fait de son opposition à l’ordre colonial d’Israël. L’un et l’autre sont des détenus politiques, condamnés pour leur engagement du côté de la liberté, du côté de l’égalité, du côté de la dignité.

    Aujourd’hui, le président de la République, Emmanuel Macron, indique une ligne qui va à l’encontre total de ces luttes : il indique que la lutte contre l’impérialisme israélien sera assimilé à de l’antisémitisme.

    Il est vrai que des apprentis-sorciers du fascisme et de l’obscurantisme jouent sur l’antisionisme pour vomir leur antisémitisme camouflé. Il est essentiel de les dénoncer et de les pourchasser. Mais il est véridique aussi que cette ambigüité sert étroitement les intérêts d’Israël et de ses agents pour frapper les mouvements de libération nationale.

    Les états impérialistes ont toujours instrumentalisé des concepts pour légitimer leur œuvre de domination. Que ce soit le Lebensraum, la sphère de coprospérité pan-asiatique, la destinée manifeste, le devoir de civilisation, tous ces termes n’ont signifié autre chose que « invasion. » Pour les camoufler, les agresseurs les ont paré d’une mystique, ont maquillé leur œuvre de destruction et d’asservissement par ces beautés.

    Derrière ces chants de sirène, il n’y avait que des soifs d’exploitation, de surexploitation, de colonialisme et de pillage.

    L’Etat israélien ne déroge pas à la règle, instrumentalisant les concepts religieux, les concepts de race et de peuple pour servir sa politique coloniale et impérialiste. L’Etat israélien joue la carte du sionisme pour légitimer son oppression.

    L’Etat israélien est un bastion de l’impérialisme, un bastion de la réaction et du racisme.

    L’Unité Communiste de Lyon apporte son soutien à Salah Hamouri et aux prisonniers politiques de la lutte anti-impérialiste, détenus en Israël, dans l’Etat français et partout dans le monde.

    L’Unité Communiste de Lyon apporte son soutien à la résistance palestinienne, et plus particulièrement à la résistance populaire et progressiste.

    Liberté pour Salah Hamouri ! Liberté pour les prisonniers politiques de l’Anti-impérialisme ! A bas les impérialismes, vive le communisme !