Le 1er mai, Lyon, 7 rue Mazagran, Lyon 7ème – 16 h 00
Événement organisé par l’UCL, l’UPML, Partizan, avec la présence d’une délégation de l’ICOR.
À l’approche des élections
européennes, nous aurons bientôt l’occasion de voir défiler toutes
sortes de candidat.e.s, prétendant nous représenter, formuler à
notre place toutes sortes de positions sur l’avenir de l’Union
Européenne. Le « débat » ne sera pas véritablement
alimenté, il sera préempté par ces candidat.e.s. En fait de
« débat », ce ne sont que des échanges de positions et
d’analyses sans consistance, pour élire un « parlement »
européen qui n’en a en réalité que le nom -puisque celui-ci n’a
quasiment aucun pouvoir.Si nous voulons des espaces de débat réel
et démocratique, nous n’aurons pas d’autre choix que de les créer
nous mêmes.
C’est ce que, modestement, nous nous
proposons de faire. Nous autres, qui organisons cet événement,
n’avons pas de lessive à vous vendre. Nous sommes engagé.e.s dans
la politique, la vraie : celle qui consiste à agir directement sur
le terrain des luttes populaires. Nous ne souhaitons pas discuter de
l’opportunité de voter, ou non, à ces élections, ni de savoir pour
qui il conviendrait de le faire.
L’Union Européenne est, depuis une
dizaine d’années, en pleine déconfiture. Mal conçue dès ses
premiers commencements, elle se dirige, à travers un embrouillamini
complexe, vers son effondrement inéluctable. Il est une maxime très
à la mode, selon laquelle, quand le sage montre la lune, l’imbécile
regarderait le doigt. Nous ne voulons pas faire partie de tou.te.s
celles et ceux qui ne savent voir que le doigt européen pour ne pas
regarder en face la lune capitaliste. Nous voulons comprendre ce
qu’est, réellement, la construction européenne et ses
contradictions internes, comprendre le processus de sa crise et de
son effondrement, dans le cadre plus global de la crise générale du
système capitaliste mondial, notre ennemi à toutes et tous. Il est
urgent de pouvoir en discuter, toutes et tous ensemble, le plus
largement possible, afin de tracer des perspectives de lutte
collective nous assurant une prise sur la situation d’aujourd’hui
comme de demain.
Nous vous invitons donc à venir nombreuses et nombreux.
L’Unité Communiste est intervenue à la suite de la manifestation. Nous reproduisons ici le contenu de ce qui a été dit.
Camarades, Nous pensons qu’être présents et présentes à ce Newroz est une chose importante. Nous saluons toutes celles et tout ceux qui sont ici, ainsi que les organisateurs et organisatrices de l’événement.
Nous sommes souvent désemparés, en France, quand il s’agit de la solidarité internationale. Bien souvent, nous avons des difficultés à savoir comment lui donner une réalité concrète, à faire en sorte qu’elle ne soit pas faite que de déclarations, qu’elle puisse être une action réelle.
D’autant que la solidarité internationale est une chose vitale. Il n’est pas possible de séparer ce qui se passe dans l’Etat turc de ce qui se passe en France. Il n’existe pas de barrière étanche entre la situation des deux Etats. Nous formons un seul front contre les impérialismes, le capitalisme, le fascisme. Les victoires et les défaites des Kurdes et des Turcs révolutionnaires et progressistes ont une action sur notre situation politique et économique, tout comme nos victoires et nos défaites jouent sur la leur. Lorsque nous entravons l’action de notre impérialisme, qui soutien le régime fasciste d’Erdogan, nous continuons à aider la victoire. Lorsque la classe ouvrière au sein de l’Etat turc mène la lutte contre le capitalisme et le fascisme, elle contribue à affaiblir notre impérialisme.
Tout comme il n’existe pas de barrière étanche entre les secteurs politiques et économiques, il n’en existe pas entre les moyens de répression. Les méthodes du gouvernement de l’Etat turc, employées aujourd’hui, ne sont pas un particularisme de cet Etat. Au fur et à mesure des années, nous voyons des méthodes similaires arriver en France. Plus la situation se dégrade, plus la bourgeoisie fait appel à des méthodes qui évoquent celles de l’Etat turc. Dans quelques années, il n’est pas exclu -il n’est pas possible d’exclure !- le fait que notre gouvernement ou le prochain emploient recourent aux mêmes pratiques que celles d’Erdogan. C’est pour cela que nous devons nous battre. Et chaque coup porté affaiblit le système impérialiste dans son ensemble, tout en renforçant le camp du peuple. En tant que membre de l’ICOR, nous sommes engagés dans le soutien d’actions concrètes, notamment celles qui ont été entreprises pour la construction d’hôpitaux à Kobâné. Nous pensons que cet exemple de solidarité est fondamental. Nous appelons chaque organisation de France à trouver, elles aussi, les moyens de pratiquer une aide matérielle.
Nous pensons également que les mobilisations politiques sont importantes et jouent un rôle. C’est pour cette raison que nous appelons -conjointement avec nos camarades de l’UPML- à un cortège révolutionnaire et internationaliste pour le premier mai, à Lyon. Quelque soient les différences idéologiques, nous appelons à ce que les organisations se retrouvant dans ces deux mots d’ordre -Révolution et internationalisme- rejoignent ce cortège.
Nous saluons la lutte des camarades Kurdes et Turcs, révolutionnaires et progressistes. Nous saluons leur courage.
Vive le Newroz ! Vive la lutte ! Vive l’internationalisme !
NEWROZ de solidarité avec la lutte du peuple Kurde.
Le 20 mars, à 19h30, jour de Newroz, le Conseil Démocratique Kurde en France appelle à une marche aux flambeaux à partir de la place Bellecour. Le centre culturel Mésopotamie, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon se rallient à cet appel.
Longtemps interdit par
les autorités du régime fasciste turc, le Newroz est une composante
de l’identité kurde ; en le célébrant, les kurdes affirment qu’ils
existent, peu importe ce qu’en pense Erdogan ou les autres oppresseur
du peuple Kurde.
Depuis 4 mois, les
grévistes de la faim tentent d’interpeller les gouvernements
d’Europe sur la situation terrible en Turquie.
Parmi eux, des centaines
de prisonniers politiques ainsi que la députée Leyla Güven qui a
dépassé les 126 jours. A Strasbourg, 14 kurdes sont également
engagé-e-s dans ce mouvement devant le Parlement Européen, la vie
d’un certain nombre d’entre eux est aujourd’hui gravement en
danger, il en est de même pour celle de Mme Leyla Güven. Un des
grévistes est décédé d’inanition à la suite de cette grève
mortelle.
Ces femmes et hommes
demandent la fin de l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et
la libération de tous les prisonniers politiques. Le régime
d’isolement auquel est soumis M. Öcalan est contraire aux
conventions internationales régissant le respect des conditions
d’incarcération des détenu-e-s. La Turquie doit respecter ce
droit comme elle doit respecter les droits du peuple kurde à faire
valoir son identité, sa culture et ses choix politiques. La
solidarité active et concrète avec le peuple kurde passe également
par le fait de dénoncer les politiques hypocrites des pays d’Europe,
qui parlent sans cesse de liberté, mais commercent avec les pires
dictatures du monde.
La Turquie n’est pas
exempte de respecter les principes fondamentaux de la démocratie,
des droits des minorités, de la liberté d’expression individuelle
et collective. Les militants et militantes révolutionnaires et
progressistes Kurdes, en Turquie, en Syrie et ailleurs, luttent non
pas pour imposer une nouvelle oppression nationale, mais pour
travailler à la libération et l’émancipation générale des
populations.
Les Kurdes et leurs
alliés internationaux au sein des Forces Démocratiques Syriennes,
ont anéanti l’hydre fasciste Daesh. Aujourd’hui, ils sont abandonnés
face à l’ogre fasciste Erdogan, sacrifiés pour des enjeux
géostratégiques et économiques.
Dénonçons l’hypocrisie
– soyons solidaires !
Marchons pour le Newroz, marchons pour la liberté des peuples !
Erdogan : un ennemi des
peuples de Turquie.
En Turquie, Erdogan est
en position de force. La position géostratégique de la Turquie fait
que l’État turc est très courtisé. Les impérialistes
américains, français, allemands, mais également russes et chinois
rêvent de s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, pour en faire une
tête de pont au Moyen-Orient. Pour obtenir cette position, les
grandes puissances sont prêtent à tout concéder à Erdogan.
Qu’importent, alors, la question des droits démocratiques,
qu’importent les agressions militaires, qu’importent les libertés
des peuples de Turquie ou des régions contrôlées militairement par
celle-ci !
Erdogan et son parti
fasciste, l’AKP, prétendent faire de la Turquie une grande puissance
impérialiste, ils prétendent restaurer l’Empire Ottoman, et
cherchent à rallier la population autour de ce projet illusoire.
Toute aspiration à la liberté, à la démocratie, est présentée
comme une entrave à la grandeur turque, et est réprimé dans le
sang.
Mais derrière les beaux
discours, et les promesses de grandeur, Erdogan et l’AKP ne font
qu’enchaîner les peuples de l’État turc. Loin d’une
restauration impériale, le régime se vend au plus offrant, il est
un agent exécuteur, un laquais, un larbin de l’impérialisme ; il
vend la force de travail de son État aux entreprises étrangères,
comme Renault, qui engrange des profits immenses en surexploitant des
peuples réduits en esclavage.
Erdogan vend des projets
de Grande Turquie, mais il ne la voue qu’à être une prison des
peuples, qu’a être un camp de concentration à ciel ouvert. Ses
rêves de grandeur ne font que creuser sa tombe. Les Hitler et
Mussolini ne sont que de passage, mais les peuples restent, et
finissent toujours par gagner.
Nous, militants et
militantes progressistes et révolutionnaires, nous le clamons : les
fascistes n’ont jamais été le camp du peuple. Ils ont toujours agi
pour l’intérêt exclusif des cartels et des grands monopoles. Ils
se disent pour le peuple, mais ne font que le livrer pieds et poing
liés, muselé, à ses exploiteurs.
Nous sommes pour libérer les masses populaires de Turquie, du Kurdistan, de France, de l’exploitation et de l’oppression. Aucun peuple n’est notre ennemi, aucun n’est une menace pour l’autre. Ce sont nos bourreaux, nos exploiteurs, qui nous dressent les uns contre les autres, qui nous divisent et qui instillent les haines.
Nous sommes pour briser les chaînes qui nous écrasent ! Ne nous laissons pas tromper et abuser par le fascisme !
Signataires : Centre Culturel Mésopotamie ; Partizan ; Unité Communiste de Lyon
Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.
Un premier mai rouge, solidaire, combatif, révolutionnaire !
Le TKP/ML, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon – ICOR ont défilé conjointement à Lyon, le premier mai.
La manifestation de Lyon fut massive, avec environ 8 000 manifestants. En effet, la lutte que mènent les travailleurs et travailleuses pour défendre leurs droits est particulièrement intense. La bourgeoisie française mène attaques sur attaques contre le prolétariat de France. Le gouvernement français mène une politique d’anéantissement des droits sociaux, des protections sociales, de l’ensemble de conquêtes arrachées par la lutte au cours du XIXe et du XXe siècle.
Travailleurs et travailleuses, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses ont pris la rue. Il et elles n’étaient pas seules ! Celles et ceux qui combattent l’impérialisme étaient à leurs côtés !
Car le premier mai n’est pas un jour comme les autres pour les travailleurs et les travailleuses. Il n’est pas un jour comme les autres pour celles et ceux qui subissent l’oppression impérialiste, coloniale, capitaliste ou obscurantiste.
Le premier mai est le jour de la lutte. Le jour où les rues sont remplies par ceux-là même qui sont exploités.
TKP/ML et Partizan en Turquie, UCL en France, notre lutte est la même. Nous nous battons contre l’impérialisme mondial, contre les mêmes exploiteurs, contre les mêmes criminels. Ceux qui saignent le peuple et qui accaparent les richesses. Contre les patrons qui pillent ceux qui produisent tout, et qui ne vivent de rien.
Dans d’autres villes -en France, en Turquie, dans le monde entier- les drapeaux de la révolution se sont dressés. Les masses populaires ont pris la rue, dans les cortèges des organisations syndicales, dans les cortèges des organisations politiques révolutionnaires.
Nous défilons ensemble, dans la solidarité internationale, dans l’idée que nous réalisons le vœu de Lénine, qui, en 1920, il y a 99 ans, s’exclamait « Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous ! » alors que se fondait le Komintern.
Notre solidarité, notre volonté de lutter en commun, contre nos ennemis communs, triomphera des ennemis du peuple. Ni le fasciste Erdogan, ni le libéral Macron ne peuvent briser l’inéluctable avancée des masses vers leur libération. Ni l’un ni l’autre, quelque soient les armes employées, ne peuvent mettre fin à la lutte des classes, moteur de l’Histoire.
Ni l’un ni l’autre ne reculent devant les crimes et les horreurs pour triompher.
Ni l’un ni l’autre ne triompheront, pourtant.
Ils ont beau tenter de renverser la roue de l’Histoire, leurs jours sont comptés. Leurs tombes se creusent peu à peu.
Les immenses forces populaires sont invincibles, lorsqu’elles sont dirigées par les organisations communistes. Elles triomphent de tout, renversent tous les obstacles.
Inspirées par les expériences fondamentales des révolutions Russes et Chinoises, inspirées par les luttes et les combats menés par le passé, les forces communistes portent l’avenir. Un avenir de liberté, un avenir d’égalité. Un avenir d’une société sans classes ni Etat.
Une société juste, une société communiste !
En Turquie comme en France : 1er mai rouge ! 1er mai révolutionnaire !