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  • FO-PS, la ballade des traîtres.

    FO-PS, la ballade des traîtres.

    FO-PS, la ballade des traîtres.

     

    Nous avons écrit ce communiqué à la suite des annonces de Force Ouvrière et du Parti Socialiste. Ce dernier s’étant rétracté et ayant annoncé qu’il ne serait pas présent « en tant qu’organisation » à la manifestation du 12, certains changement ont été effectués. Cependant, sous leur drapeau ou non, ces individus, ces corrompus et ces compromis n’ont pas de place dans nos rangs. Nous maintenons le fait que nous considérons qu’ils n’ont pas à défiler avec nous, qu’ils se présentent sous la bannière d’une syndicat, d’une association, ou en leur nom propre. 

    Dans notre publication du 31 Aout 2017, nous fustigions l’attitude de cavalier seul de Jean-Luc Mélenchon. Elle nous paraît inconséquente et dangereuse, tandis que se rapproche de jours en jours la rentrée sociale.

    Cependant, Jean-Luc Mélenchon est loin d’être seul à tremper dans le cynisme et dans l’opportunisme de bas étage.

     A sa décharge, nous pouvons même affirmer qu’il est loin d’être le lauréat de la mesquinerie. La concurrence est bel et bien rude, cette année.

    La bataille débute à peine que, déjà, les lignes se dessinent. Ceux qui penchent du côté du gouvernement et qui sont prêt à se vendre pour devenir ses interlocuteurs privilégiés. Ceux qui, au contraire, vont faire mine de lutter pour engranger des soutiens, une audience, une nouvelle virginité politique.

    Ainsi, nous pouvons en épingler deux acteurs majeurs, d’entrée de jeu : Force Ouvrière et le Parti Socialiste. Ironie des ironies, ce dernier, par ailleurs, fustige Jean-Luc Mélenchon pour sa politique en solo et se réclame de l’unité avec les syndicats, avec la CGT, pour ensuite revenir sur ces paroles, du fait du tollé que leur participation a déclenché. Belle leçon de virvoletage la part des plus grands traitres de l’histoire sociale.

    Jean-Claude Mailly, secrétaire confédéral de FO, l’a annoncé. Les treize membres du bureau confédéral de Force Ouvrière ont voté à l’unanimité. Ils ne participeront pas à la grande manifestation du 12 septembre, appelée notamment par la CGT, SUD, Front Social et sa myriade de composantes.

    Officiellement, FO ne soutient pas le projet de loi « dans son intégralité », indiquant dans une entretient au journal « Les Echos » : « Je suis sûr qu’il y a des choses sur lesquelles nous serons en désaccord fort demain. Mais nous allons peser le pour et le contre. » Au cours de ce même entretient, Jean-Claude Mailly a déclaré qu’un véritable « dialogue social » avait eu lieu. Petite nuance cependant : « Ce n’est pas une négociation juridiquement, c’est une concertation. Mais cela ressemblait beaucoup à une négociation .» Comment ne pas être soudain rassuré ?

    L’argument pour baisser les armes est le suivant « L’un des objectifs [de la réforme Pénicaud] au départ – qui était la poursuite dans d’autres domaines que le temps de travail de ce qui était fait l’année dernière [dans le cadre de la Loi El Khomri] -, c’était de dire – en gros -que l’on supprime la branche sur tout une série de points, et que tout allait dans l’entreprise [pour négocier] ». « J’ai dit dès le départ que c’était exclu. Il y a donc des thèmes qui sont garantis dans les négociations au niveau des branches […]. Tout n’est pas réglé je pense, nous verrons demain. » FO annonce donc que l’un des objectifs centraux de la réforme, un des points fondamentaux, la remise en cause de la hiérarchie des normes, serait soudain abandonnée. Pour quelle raison ? Le mystère règne avec une terrible opacité. Nul doute que la réponse à la question du revirement de FO ne se trouve pas ici.

    Une piste cependant. Politis sous titrait un article du 24 mai 2017 ainsi : Stéphane Lardy, chargé de l’emploi et de la formation professionnelle à FO pendant neuf ans, devient directeur adjoint du cabinet de Muriel Pénicaud. Est-il possible d’y déceler une relation de cause à effet ? Nous ne pouvons exclure cette piste de la corruption pure et simple. Une autre piste possible est que FO table sur une défaite du mouvement, sur des hémorragies terribles dans les syndicats, et qu’elle veut d’ores et déjà tirer son épingle du jeu.

    FO s’est, également, fait une réputation dans le fait de marcher seule, que ce soit dans les mobilisations ou dans les manifestations du 1er mai. Ce sectarisme particulier est sa marque de fabrique, tout comme sa très large tolérance politique, aux militants d’extrême-droite comme aux individus les plus nauséabonds. Comment ne pas penser à Luc Poignant, ce policier de SGP-FO, dont les propos sur le fait que le terme de « bamboula » soit « convenable » avaient défrayés la chronique après le viol commis, par des policiers, sur la personne de Théo.

    Toujours est-il que FO ne participera pas.

    Probablement, certains militants, certaines sections – celle du Finistère l’a ainsi annoncé – participeront néanmoins à la lutte. La direction les laissera faire. C’est une manière de jouer sur les deux tableaux. Ainsi, FO pourra prétendre, auprès des patrons, avoir collaboré ; auprès des ouvriers, avoir résisté. Même si la moquerie accompagne ce constat : « Je ne suis pas un PDG, je suis un secrétaire général qui a un mandat. C’est toujours arrivé dans l’histoire de FO, il y a des grognards fidèles et des grognons râleurs; bon ben, il y en a qui font partie toujours des grognons râleurs, c’est leur droit d’exister » a t’il ainsi déclaré le 1 septembre.

    Coluche, même, dans son sketch « Le délégué syndical » se moquait de cette propension qu’a FO à trahir sans vergogne. « Si il penche trop du côté des ouvriers, les patrons payent plus. Et puis si il penche trop du côté des patrons, ça va finir par se voir ! Vu que c’est eux qui payent. Et c’est pas le but de la manœuvre ! «  La messe est dite.

    Cette position ne peut que faire écho à celle d’une autre organisation : le Parti Socialiste.

    Aujourd’hui, le PS rétropédale de toute urgence, devant la levée de boucliers liée à sa volonté de participer, en tant qu’organisation, aux manifestations du 12 et du 23 septembre. Ce retour en arrière urgent s’est accompagné d’une annonce indiquant qu’en tant qu’individu, les militants participeraient. Manière de continuer leur travail en sous-marin, d’être là, de conspirer dans nos rangs, tout en se proclamant neutres.

    Existe t’il donc une limite à la possibilité de se montrer cynique et méprisant ? Existe t’il un fond aux abysses de l’opportunisme ? L’attitude du PS démontre que cette question est loin d’être tranchée.

    Le Parti Socialiste est une organisation efficace, quand il s’agit de sacrifier les droits des travailleurs, quand il s’agit d’œuvrer à l’écrasement des contestations, à la mise en place d’une législation liberticide, d’un état d’urgence permanent. Le PS est également un maître dans le fait de servir d’Etat-major de l’impérialisme français, comme il l’a démontré tant sous Mitterrand que sous Hollande.

    Les services rendus par cet parti politique, ainsi que par son réseau d’alliés -ne les oublions pas !- PRG et EELV, sont innombrables. Innombrables pour la bourgeoisie. Ils sont allés plus loin que l’UMP/LR dans la casse sociale, ils ont appliqué le programme réactionnaire du FN quant à l’accueil des immigrés, quant à la réduction des droits sociaux, ils ont privatisé tout ce qui pouvait encore l’être. La bourgeoisie a de quoi être fier de ses laquais. Ils ont parfaitement exécuté leur tâche.

    Seulement, à être un valet trop servant, on ne peut décidemment servir deux maîtres. A trop se proclamer héraut du peuple tout en étant le fer de lance de la bourgeoisie, la contorsion est devenue ingérable. Le PS s’est démasqué au vu et au su de tous comme un ennemi des travailleurs. Sa base électorale l’a lâché sans regrets, le ravalant au rang d’un parti de second ordre aux présidentielles et aux législatives.

    Mais l’hydre du PS se régénère sans cesse, c’est là sa force. Elle se régénère car il peu se permettre de dire tout et n’importe quoi, étant constitué de bric et de broc, de débris divers, de fractions et de cliques.

    C’est ce qui lui permet de rabattre largement. Ainsi, ses portes paroles de « gauche », comme le trotskiste Filoche, ont continué leur travail, en entretenant le mythe que le PS pourrait être, pourrait revenir du côté du peuple. Il a vociféré contre la direction du parti, bien qu’il soit partie-prenante lui même. Son petit jeu revient à faire croire que le PS est victime d’une mauvaise direction, mais que tout peu changer si on le soutient et qu’on soutient sa clique de conspirateurs. Cette position était, par ailleurs, celle de Jean-Luc Mélenchon et d’Alexis Corbière durant des années. Elle est le poumon du Parti Socialiste.

    Dès lors, tout est permis, puisqu’il suffit au PS de dire « nous avons changé ! » pour espérer que toutes ses trahisons soient effacées.

    Dès le lancement de la campagne présidentielle, le Parti Socialiste s’est mis en marche en prétextant qu’il serait le bouclier contre la loi travail, contre la droite de Fillon et le conglomérat de Macron. Déjà, cette ligne nous avait paru le comble du ridicule. Les affiches « avec LR les français vont prendre cher » ne pouvait que faire rire aux éclats ceux dont les yeux étaient rougis de lacrymogènes.

    Mais voilà que le PS réussit à faire plus fort ! Il se proclame, aujourd’hui, prêt à rentrer dans la lutte contre sa propre œuvre, prêt à marcher dans la rue, au côté des syndicats et des organisations qu’il a contribué à broyer cinq années durant.

    Accepter de marcher aux côtés des Myriam El-Khomri ? De François Hollande ? Hors de question.

    Déjà nous entendons les suppliques de ceux qui osaient déployer le drapeau à la rose : « nous étions du côté des frondeurs, tout du long. », « nous étions dans telle tendance, dans telle fraction, opposée -évidemment- à la politique du gouvernement. » « Nous étions hamonistes, filochiens ou autre. »

    Lorsqu’on marche sous le drapeau d’un parti, on peut avoir certains désaccords, mais on assume le bilan de ce parti. On assume ses actes, la direction qu’il prend. Sinon, il faut le quitter. Songeons que ces individus n’ont pas jugé que les actes, devrions nous dire les crimes, de leur parti soient suffisamment répugnants pour justifier de jeter au feu leur drapeau.

    Déjà nous entendons ceux qui se réjouissent de voir le PS reprendre le bon chemin, qui se ruent pour leur baiser les pieds et se pelotonner contre eux. Tout ceux et celles qui ne voient pas la rupture avec la social-démocratie comme un pas en avant, mais qui ne rêvent que de la ramener au centre, d’en faire le point central de la lutte, pour se terrer dans son ombre et dévorer les miettes qu’il laissera tomber.

    Ceux là, qui sont compromis avec le PS et la bourgeoisie, en valent pas mieux. Ils ne sont que les valets des valets. Les laquais des laquais. Pourtant, ils sont nombreux dans nos rangs. Nombreux à faire appel à la social-démocratie, à l’Etat, aux institutions, à la police et à la préfecture. Nombreux à briser l’indépendance de classe.

    Il n’existe pas de place pour l’opportunisme dans les rangs de la lutte. Pas de place pour les mercantis pourris du PS, pour ces laquais et ces serviteurs.

    Le PS mérite d’être chassé d’être expulsé des manifestations, des rassemblements, des assemblées militantes. Il mérite d’être pourchassé jusqu’à ce qu’il disparaisse.

    Nous ne marcherons pas avec les ennemis d’hier, qui sont les traitres d’aujourd’hui. Nous sommes pour l’unité la plus large, mais sur des bases minimales qui ne se négocient pas. Nous ne servirons pas la soupe aux traitres et aux opportunistes, au contraire, nous n’aurons de cesse de les dénoncer et de les attaquer publiquement.

    Nous ne sommes pas les marchepieds des carrières, des élections, des postes des uns ou des autres !

    FO – hors de nos usines !

    PS – affichés ou non – hors de nos luttes !

    Pas de place pour les opportunistes et les traitres !

  • Le plan de la bourgeoisie. – La loi travail ; l’éducation ; l’Etat d’urgence…- Partie IV – Le SAV parfait.

    Le plan de la bourgeoisie. – La loi travail ; l’éducation ; l’Etat d’urgence…- Partie IV – Le SAV parfait.

    Le SAV de la bourgeoisie : pulvériser la possibilité de recours.

    Réduire à néant les chances de recours.

    La bourgeoisie n’apprécie guère le droit du travail. Elle n’apprécie pas davantage le fait d’être prise en défaut et d’être mise en difficulté devant la justice.

    La loi a donc pour objet de casser la possibilité de recours, jugeant que les employés le font bien trop souvent. Pourtant, seul 7.8 salariés sur 1000 opèrent des recours, tandis que 10.6 le font en Europe. Mais il semble que cela soit bien trop pour les patrons et les patronnes.

    Les Prud’hommes sont des aspects essentiels de la défense des travailleurs, pourtant il n’est pas évident d’obtenir satisfaction dans une instance paritaire, où les travailleurs et les patrons siègent. Il s’agit de la première ligne de défense pourtant. Mais, hélas, face à une infraction, la réaction n’est pas toujours immédiate. Dans de nombreux cas, le salarié demeure stupéfait de sa situation et ne réagit pas immédiatement. Les patrons ne sont pas non plus avares de pressions et de subordinations contre leurs anciens employés

    Tous les salariés ne sont pas forcément conscients de leurs droits et des limites du pouvoir du patronat. En réduisant à deux mois le délais permettant de pouvoir porter en justice une affaire litigieuse, le gouvernement liquide en pratique la possibilité pour les travailleurs de se défendre.

    Déjà, la réduction à un an du délais rendait particulièrement complexe la possibilité d’instruire convenablement le dossier. En le passant à deux mois, il s’agit d’une attaque à la torpille contre toute possibilité de recours et toute possibilité de défense constituée. Cela contribue à donner un chèque en blanc aux patrons, lesquels peuvent opérer comme bon leur semble sans jamais courir de risque réel de sanctions. Dans le fond, il s’agit d’une validation par la négative des licenciements sans raisons.

    De plus, la loi banalise le recours au licenciement abusif, sachant que, désormais, la non-mention d’un motif lors d’un licenciement est considéré comme une erreur de forme et de procédure, non comme une manœuvre sur le fond. Cela permet de trouver à posteriori une excuse de toutes pièces pour justifier ce licenciement.

    Le plafonnement des dommages et intérêts

    Il s’agit ni plus ni moins d’un véritable diktat donné aux juges sur leur manière de pouvoir définir les dommages causés par un licenciement abusif. Trouvant les juges prud’homaux trop sévères, les instigateurs de cette loi désirent ainsi imposer un plafond pour limiter la possibilité d’obtenir des réparations.

    Le plancher indemnitaire deviendrait inférieur à 6 mois de salaire. Il est, de plus, réservé aux entreprises d’au moins 10 salariés et ayant un minimum de deux mois d’ancienneté. Ces plafonnements existaient déjà auparavant, fruits d’une époque où le chômage de masse n’était pas aussi répandu qu’aujourd’hui. A l’heure actuelle, sa réduction fait ressembler celle-ci au verre de rhum du condamné. De plus, ce plafonnement transmute un jugement et une condamnation en indemnité forfaitaire dont peut s’acquitter le patron pour se débarrasser d’un travailleur.

    La réforme de l’assurance chômage.

    L’assurance chômage est une des cibles des ordonnances de Macron. Derrière ces attaques résident plusieurs raisons, plus ou moins pragmatiques.

    Bien que sa communication ait été, durant l’élection présidentielle, réglée comme du papier à musique, elle tend à se fissurer peu à peu. Le candidat aux beaux yeux et au sourire enjôleur cède peu à peu la place à un homme froid, sans vergogne, hautain et méprisant envers les exploités, car imprégné du dogme libéral selon lequel toute situation est le fruit d’un mérite personnel.

    Aux yeux de ces individus, il existe une détestation viscérale du concept même de l’assurance chômage, vu comme un refuge facile, comme une porte de sortie aisée pour celles et ceux qui n’ont pas le « courage » de faire leur place contre vents et marées.

    Mais cette détestation est aussi doublée d’un aspect très terre-à-terre. La perspective de se retrouver sans emploi doit se traduire par une peur atavique pour les travailleurs. Cela, dans l’esprit du patronat, permet d’accentuer la pression sur leurs conditions de travail, de les pousser à accepter des situations sans cesse plus désavantageuses, en somme, cela permet de tenir ses exploités par la peur.

    A l’heure actuelle, l’assurance chômage est financée par les cotisations salariales et patronales -lesquelles sont extorquées de la plus-value produite par les travailleurs, et donc font parti du salaire élargi. Elles sont donc directement liées au travail de l’individu et lui « appartiennent. »

    Ce que désire mettre en œuvre le gouvernement, c’est une intégration des lignes de compte de l’assurance chômage dans les comptes généraux de l’Etat, permettant de les ventiler comme bon leur semble, sans le moindre contrôle de la part des partenaires sociaux.

    Il ne s’agit désormais plus d’une assurance face au risque de chômage, mais bien d’une aide sociale délivrée par l’Etat, selon son bon vouloir et selon des critères arbitraires. Elle n’est plus conditionnée aux cotisations, mais devient un chèque donné uniquement dans la mesure où la personne privée d’emploi est tenue d’accepter toutes les offres « décentes » qui lui parviennent. Certes, le terme d’offre « décente » est accolé, mais il signifie « tout emploi tant que le salaire n’est pas inférieur de plus de 25% au travail précédent.

    En contrepartie, les versements peuvent êtres faits sur une plus longue période pour les chômeurs ayant eu une activité de plus de 5 ans et pour les indépendants au chômage. Bien maigre compensation, pour une réforme qui contribue, là aussi, à plaquer un révolver sur la tempe des travailleurs.

    La fusion des instances représentatives du personnel

    Les ordonnances ont pour objectif de fusionner les instances du personnel pour les « rationnaliser. » Il s’agit, en vérité, d’un retour en arrière complet et d’une liquidation des contre-pouvoirs et des protections accordées aux travailleurs.

    Ainsi, les Comités d’Entreprises, les délégués du personnel et le CHSCT – comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail – fusionneront en une nouvelle entité unique.

    A la base les délégués du personnel sont les représentants du personnel qui gèrent les réclamations individuelles des salariés. Les Comités d’Entreprise s’occupent des activités sociales de l’entreprise et de sa vie interne. Ils sont les interlocuteurs directs du patronat en ce qui concerne les questions économiques et les questions relatives à la gestion de l’entreprise. Le CHSCT gère, quant à lui, la question de la prévention des risques du travail, qu’ils soient physiques ou bien moraux.

    Les ordonnances auraient donc pour effet de faire disparaître le CHSCT, dont les experts sont agréés, en l’absorbant dans la nouvelle instance. L’objectif serait donc d’évacuer la question de la santé, en la subordonnant aux questions économiques et aux impératifs de rentabilité.

    Cela n’est pas non plus anodin. Dans leur volonté d’imposer une liquidation plus ou moins complète des protections sociales, les patrons attaquent grandement les conditions de travail. Ainsi, les critères de pénibilité, déjà fort étroits, sont encore réduits. En les faisant passer de 10 à 6, le patronat escamote une part importante des dangers et des risques pour les travailleurs. En l’occurrence, ceux qui sont supprimés sont les suivants.

    ·         Manutentions charges lourdes

    ·         Postures pénibles

    ·         Vibrations mécaniques

    ·         Risques chimiques

    En supprimant ces aspects, la bourgeoisie opère un demi-tour à 180°, revenant sur des progrès obtenus, arrachés, dans la prise en compte des maladies professionnelles et des troubles musculo-squelettiques.

    L’Etat français est extrêmement en retard dans la gestion des risques au travail, particulièrement vis-à-vis d’autre Etats, particulièrement par rapport aux voisins d’outre-Rhin et canadien. La culture de la sécurité demeure minime, et l’application de décrets tels que le 93/40 et le 94/40 sur la sécurité des machines-outils demeure lacunaire.

    Les patrons et les patronnes n’ont jamais été particulièrement à cheval sur la sécurité de leurs employés. L’évolution constatées cette dernière décennie est principalement liée à des sanctions financières et à la mise en place d’une responsabilité pénale pour les cadres en cas d’accident du travail.Cependant, avec l’ère de laxisme instaurée par Macron, nul doute qu’un terrible recul est à attendre au niveau de la prise en compte des dangers immédiats et à long terme.

    La nouvelle entité ainsi créé par ces fusions serait dotée de pouvoirs plénipotentiaires lors des négociations, permettant de se substituer aux syndicats, de les court-circuiter et de pouvoir ainsi, in fine, les évacuer à un rôle secondaire.

  • Le plan de la bourgeoisie. – La loi travail ; l’éducation ; l’Etat d’urgence…- Partie II – Le Blitz.

    Le plan de la bourgeoisie. – La loi travail ; l’éducation ; l’Etat d’urgence…- Partie II – Le Blitz.

     

    La méthode: le Blitz social par les ordonnances.

    Brochure complète :

     

    Parvenir à cet objectif est ambitieux. La bourgeoisie le sait. Elle sait que l’opposition à la loi El-Khomri n’a pu être surmontée que par un sacrifice majeur en termes de popularité, en termes de possession de terrain par le Parti Socialiste et sa coalition de laquais.

    Cela, cette opposition, le gouvernement d’Emmanuel Macron n’en veut pas. Il ne veut ni épreuve de force, ni bras de fer. C’est pour cela qu’il compte aller plus loin que le controversé usage du 49.3. La mise en œuvre des réformes se fera par ordonnances.

    L’élection d’Emmanuel Macron et le passage de l’Assemblée à une majorité écrasante détenue par LREM ainsi que par LR – alliés fortuits – donne une parfaite conjonction des astres : il est tout à fait possible au nouveau président de réformer en employant les ordonnances. Ces ordonnances sont un dispositif ad hoc, mis en place par la République pour accélérer le passage d’une loi, et permettre son application immédiate.

    Cela demande un processus, celui-ci passe par la mise en place d’une loi habilitante, suivie de la mise en place des ordonnances, lesquelles doivent, à postériori, être ratifiées par l’Assemblée. Cette méthode est rapide et brusque, sans possibilité ni de débat ni d’amendement. Elle mue le parlement en chambre d’enregistrement et lui ôte son rôle, déjà borné par son caractère de classe, de lieu de débat. Si l’ordonnance n’est pas ratifiée, elle demeure en place, sous la forme de décret, ce qui, d’un point de vue de hiérarchie, est inférieur à la valeur d’une loi. Seulement, nous sommes dans un cas de figure, aujourd’hui, où l’Assemblée est constituée très majoritairement d’élus favorables à cette loi.

    Le site de l’Assemblée Nationale donne la définition suivante :

    LA LOI D’HABILITATION:

    En application de l’article 38 de la Constitution, le Gouvernement peut demander au Parlement l’autorisation de prendre par voie d’ordonnances des mesures qui sont normalement du domaine de la loi. L’autorisation est accordée par une loi fixant le délai d’habilitation, la finalité et le domaine d’intervention des mesures que le Gouvernement entend prendre. Les ordonnances sont prises en Conseil des ministres, après avis du Conseil d’État. Elles entrent en vigueur dès leur publication; mais elles deviennent caduques si un projet de loi de ratification n’est pas déposé devant le Parlement avant la date fixée par la loi d’habilitation. A l’expiration du délai mentionné dans la loi d’habilitation votée par le Parlement, en ce qui concerne les matières relevant du domaine de la loi, les ordonnances ne peuvent plus être modifiées que par la loi.

    Cela signifie donc que l’Assemblée autorise Emmanuel Macron à jouer la carte des ordonnances sur un domaine défini en amont. Il s’agit du texte qui est examiné ce 10 Juillet 2017. Celui-ci contient, dans son projet, des passages particulièrement inquiétants.

    L’introduction elle même du projet de loi, sous le nom d’ « exposé des motifs » ne peut que déclencher une sueur froide : Le modèle social français se caractérise par un attachement fort à l’égalité : égalité devant la loi, égalité des droits, égalité des chances. Nous sentons bien aujourd’hui que cette égalité est malmenée, et qu’il faut lui redonner un nouveau souffle. Par ailleurs, chacun aspire à notre époque à plus de liberté : liberté de choisir sa carrière professionnelle, de changer de métier, liberté de créer, liberté d’entreprendre, liberté de concilier sa vie professionnelle et sa vie personnelle.

    Sachons lire entre les lignes : ces libertés sont celles des nantis, des riches, des exploiteurs. Elles sont un camouflage maladroit pour exprimer ce fait : les travailleurs et les travailleuses n’auront pas le choix, ils et elles devront plier le genou devant leurs maîtres.

    « Six réformes complémentaires seront ainsi menées dans les 18 prochains mois. Elles entreront en vigueur pour certaines dès la fin de l’été. Elles viseront respectivement à : faire converger performance sociale et performance économique, en faisant évoluer dès cet été notre droit du travail pour prendre en compte la diversité des attentes des salariés et des besoins des entreprises ; redonner de façon immédiate et visible du pouvoir d’achat aux salariés, par la suppression des cotisations salariales au titre de l’assurance maladie et de l’assurance chômage ; renforcer efficacement les dispositifs de formation professionnelle ; ouvrir l’assurance chômage aux démissionnaires et aux indépendants ; refonder l’apprentissage pour développer massivement l’offre des entreprises en direction des moins de 25 ans et lutter efficacement contre le chômage des jeunes ; rénover notre système de retraites en le rendant plus transparent et plus juste. Par ailleurs, le dispositif de prévention et de compensation de la pénibilité sera fortement simplifié pour les entreprises et les droits des salariés seront garantis. » Voilà le plan de bataille du gouvernement.

    L’attaque du plan de travail est le premier mouvement. La suppression de la CSG est le second, lequel ouvre la voie à la liquidation en douce de l’Assurance chômage et de l’Assurance maladie. Suivront très certainement un bouleversement de l’apprentissage et de la formation, puis pour terminer une série d’attaques sur les retraites. Voici donc le menu. Reste à en aborder le détail.

    Que contiennent les ordonnances de la loi Macron ?

    En somme, les objectifs stratégiques des lois de Macron sont doubles. Ils consistent en une série d’attaques sur les salaires et sur le contenu des contrats. Malgré la série d’offensives faites par l’UMP puis le PS, le cœur même des salaires n’a pas été touché. Le patronat n’a pas obtenu la grande baisse appelée de ses vœux. Cette baisse, elle compte l’obtenir par l’offensive directe et indirecte.

    Sur les contrats de travail, le but est de pouvoir transformer les travailleurs en variable d’ajustement, qui peut être déplacée pour répondre aux besoins et à la situation des entreprises.

    La chose essentielle à comprendre dans la loi Macron, ce qui en forme le socle premier est ce qui inscrit au fronton du projet de loi habilitante. Cet article conditionne tout, dans le sens où il est un chèque en blanc complet et intégral, permettant de tout négocier, de tout modifier, de tout changer dans la manière dont le travail est organisé.

    Dans le fonctionnement des entreprises, au sommet se trouve la loi. Elle définit le cadre général, elle donne la structure générale des rapports au sein de l’entreprise, entre l’exploiteur et l’exploité.

     En dessous se trouvent les accords de branche, qui sont une des réalisations du Front Populaire. Ils définissent, dans le cadre de la loi, des amodiations qui permettent de s’adapter à la réalité concrète du travail. Le plus souvent, ils illustrent et sanctionnent les rapports de force entre les syndicats et les patrons et patronnes. Plus une branche est combative, plus elle peut obtenir un cadre général favorable -ou plutôt moins défavorable- s’appliquant à toutes les entreprises faisant partie de cette branche d’activité.

    Encore en deçà se trouvent les accords d’entreprises, lesquels ne peuvent -sauf dérogation spécifique- être plus désavantageuses que les accords de branche généraux. Dans la pratique, même une entreprise sous la domination d’un patron tyrannique et manœuvrier ne peut voir celui-ci lui imposer des conditions qui seraient en désaccord avec les accords de branche ou la loi. C’est là, pour la bourgeoisie, un bastion de la défense des droits des travailleurs qu’il est impératif de faire sauter, de raser intégralement, d’éliminer jusqu’à ses fondations. Avec les ordonnances, l’accord d’entreprise pourra être moins favorable que l’accord de branche. Couplé à un contrôle allégé de l’administration du travail, demain, une entreprise pourra prévoir de diminuer par exemple les congés en interne, d’augmenter les normes de travail -ce qui signifie en pratique faire baisser les salaires- en somme opérer un nivellement par le bas des conditions de travail et de la rémunération, créant une spirale infernale que suivront, mécaniquement, les autres entreprises pour maintenir un taux de profit équivalent.

    Lors de la discussion du projet de loi habilitante, Muriel Pénicaud, ancienne DRH ayant sévit dans divers groupes (Danone, Dassault Systèmes), désormais ministre du travail, s’est exprimée devant l’Assemblée. Elle a déclaré vouloir « donner plus de liberté et plus de protection » aux entreprises et aux salariés au travers de cette réforme. Pour donner du poids à son argument, elle a ainsi ajouté : « Nous croyons dans le dialogue social au plus près du terrain, dans les branches et dans les entreprises  » et  » les salariés sont des gens majeurs, responsables et informés  » lesquels  » peuvent discuter et établir aussi le détail des normes qui gèrent leur quotidien . »

    Derrière ces termes se trouvent l’idée que le code du travail infantilise de le travailleur, lequel ne pourrait faire jouer en plein son potentiel, brimé par un carcan terrible qui étrangle employeurs et employés. Or, invoquer la Liberté, dans ce cadre, revient à invoquer une liberté à sens unique. Une liberté d’exploiter sans la moindre protection, sans législation, sans sécurité d’emploi ou de salaire.

    Quand au texte défendu, dès ses premières lignes, il ouvre le bal de l’assaut contre les normes.

    « 1° (…) reconnaître et attribuer une place centrale à la négociation collective notamment d’entreprise, dans le champ des dispositions, applicables aux salariés de droit privé, relatives aux relations individuelles et collectives de travail, à l’emploi et
    à la formation professionnelle, en :

    a) Définissant les domaines dans lesquels la convention ou l’accord d’entreprise ne peut comporter des stipulations différentes de celles des conventions de branche ou accords professionnels ou interprofessionnels, les domaines et conditions dans lesquels les conventions de branche ou accords professionnels ou interprofessionnels peuvent stipuler expressément s’opposer à toute adaptation par convention ou accord d’entreprise et en reconnaissant dans les autres matières la primauté de la négociation d’entreprise ;

    b) Définissant les critères et conditions selon lesquels l’accord de branche peut prévoir que certaines de ses stipulations, dans des domaines limitativement énumérés, sont adaptées ou ne sont pas appliquées dans les petites entreprises couvertes par l’accord de branche pour tenir compte de leurs contraintes particulières ; »

    Ce que signifie ces lignes est simple : une déclaration de guerre contre les conventions collectives et les accords de branche. Elles ouvrent une brèche permettant aux accords d’entreprise de se substituer aux accords de branche, de les remplacer. Elle offre un chèque en blanc aux patrons.

    Désormais, les usines et les entreprises où les syndicats ne sont pas puissants et influents seront à la merci des patrons. Les secteurs où les travailleurs sont sous la menace constante du chômage, seront confronté à des pressions constantes. Tous pourront voir leurs conditions de travail, leur salaire, donc par extension leur niveau de vie, s’effondrer dans de larges proportions.

    Mais ce premier coup de poignard ne suffit pas, la loi, même modifiée, peut former pour les employeurs un cadre d’une rigidité intolérable.

  • La mère de toutes les luttes.

    La mère de toutes les luttes.

    La mère de toutes les luttes commence.

    L’élection d’Emmanuel Macron ne peut être accueillie avec joie par les travailleurs. L’arrivée d’une large majorité d’élus à sa solde ne constitue pas non plus une nouvelle favorable.

    Les astres lui sont on-ne-peut plus favorables. Sa confrontation, au second tour, face à l’extrême-droite, lui a permis d’être élu avec une confortable longueur d’avance. L’effet d’engouement, aux législatives, lui apporte sur un plateau d’argent la majorité dont il a tant besoin. La bourgeoisie la plus rapace et la plus avide le voit comme sa parfaite machine de guerre, comme son soldat le plus zélé. Ce n’est pas pour rien qu’il est le héraut du syndicat des patrons : le MEDEF.

    Les cinq années qui s’achèvent furent sous le signe de l’offensive débridée de la part des capitalistes : L’ANI, la loi El-Khormi, la loi Macron, la loi Fioraso… la liste est longue et fastidieuse. Le résultat, lui, est sans appel : la destruction de l’ensemble des protection sociales, gagnées de haute lutte, a été entamée. La succession de lois antisociales formait le plan de guerre de la bourgeoisie. la brèche est ouverte, elle ne se refermera pas sans combat.

    Emmanuel Macron, est le maître d’oeuvre de l’offensive redoublée qui s’annonce : Le nouveau président ne l’a pas caché, il sera celui qui déchaînera le Blitz pendant l’été, gouvernant par ordonnances, avançant à marche forcée, saccageant ce que les travailleurs ont mis des années – des siècles – à0 obtenir. L’Assemblée, entre ses mains, applaudira.

    Travail, santé, chômage. Voilà le triplé d’objectifs que veut frapper le nouveau porte-étendard des bourgeois.

    Là où la loi El-Khomri se contentait d’inverser la hiérarchie des normes, de faire passer les accords d’entreprise au dessus des accords de branches sur la question du temps de travail, Macron va plus loin. Les nouvelles lois veulent l’étendre à des domaines tels que les salaires ou les conditions de travail. Cela signifie que le patronat, à force de pressions, peut obtenir de la part de ses employés une soumission totale.

    La farce des référendum d’entreprises sert à atomiser les travailleurs, à les fragmenter, sous le faux prétexte de démocratie. Ces référendum ne sont des opérations ayant pour but de saboter toute lutte au sein des entreprises, de court-circuiter les syndicats, en somme d’effectuer un mise au pas des travailleurs.

    Le plafonnement des indemnités de licenciement, là aussi, revient à faciliter la gestion de la masse salariale, à l’entier bénéfice des patrons. Un plafonnement à 10 mois de salaire, cela revient à un aumône de misère.

    Quant à la Sécurité Sociale et l’Assurance Chômage, l’ambition est sans limite : dès le premier janvier, les versements de cotisations seront refondus dans une seule ligne de compte. Ce qui ne change rien en apparence change tout dans le fond : désormais l’Etat aura la haute main sur l’ensemble de cette manne financière et pourra la ventiler comme bon lui semble.

    Le résultat de ces réformes : des travailleurs pauvres, corvéables à merci.
    Une explosion de misère s’annonce, pour le bénéfice d’une clique de bandits.

    Couronne d’épines pour le prince des patrons.

    Derrière ces considérations sombres se profile une lutte terrible. Terrible tant pour les travailleurs que pour leurs exploiteurs.

    Si les législatives ont donné la majorité à Macron est ses sbires, celle-ci demeure fragile. Le divorce entre les masses et la démocratie bourgeoise s’étend. 57 % d’abstentions parmi les inscrits; 61% en comptant les bulletins blancs ou nuls. Le rejet est intégral, tant des pions du patronat que des roquets qui prétendent incarner le peuple, que ceux-ci soient de droite ou de gauche.

    Cette situation emmène à la croisée des chemins pour ceux et celles qui luttent :

    Il est possible, désormais, de saisir cette opportunité pour exister comme un camp indépendant de la bourgeoisie, de ses institutions, de son ordre et de ses règles. Il est possible de clamer la légitimité de la rue, de l’extra-parlementarisme, de la vie réelle contre les tours d’ivoire.

    Le rejet du crétinisme parlementaire, le rejet de la démagogie, le rejet de la démocratie pseudo-représentative ouvre une voie, celle de l’affirmation d’un pôle défendant le pouvoir populaire et la démocratie bourgeoise.

    Si les progressistes et les révolutionnaires ne s’en saisissent pas, ce seront les fascistes, les réactionnaires qui s’en saisiront.

    La bourgeoisie est consciente de sa faiblesse, elle se raidit et se durcit : l’état d’urgence est une arme dressée en priorité contre les travailleurs et contre les travailleuses. Elle est la lance mortelle grâce à laquelle le patronat veut écraser les mobilisations naissantes. L’Etat marche sur les piles de cadavres des victimes des attentats et s’en fait un prétexte : frapper les ouvrier, les ouvrières, les exploités et les opprimés. Défendre sa police, aussi, qui opprime, arrête, blesse, mutile et assassine. 

    La riposte à déjà commencé : Le Front Social est une des pierres pour organiser la lutte contre les ordonnances du nouveau pouvoir. Cet outil, durant un été qui s’annonce terrible, forme, avec les syndicats, le premier moyen de la lutte, unitaire, centralisée, contre l’offensive.

    Macron va faire pleuvoir un feu roulant de réformes, d’attaques. Son gouvernement n’aura de cesse de frapper, jusqu’à ce qu’il obtienne ce qu’il veut. Cette lutte ne doit pas épuiser les force combatives, elle doit au contraire les renforcer, les faire grandir, leur permettre de se hisser à la hauteur des enjeux.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle a rejoindre et à renforcer les Fronts Sociaux, partout au sein de l’Etat français. La lutte s’annonce âpre et difficile. Elle doit être victorieuse !

    Plus un pas en arrière face au offensives du patronat !