Étiquette : Opposition extra-parlementaire

  • Liste Gilet Jaune aux européennes : une arnaque !

    Liste Gilet Jaune aux européennes : une arnaque !

    Liste Gilet Jaune aux européennes : une arnaque !

    Dernièrement, plusieurs listes estampillées « Gilets Jaunes » se sont constituées pour participer aux élections européennes. Elles se sont agglomérées autour de personnalités issues du mouvement des Gilets Jaunes, comme Ingrid Levavasseur. L’Unité Communiste de Lyon considère que cette constitution est négative et contribue à poignarder le mouvement des Gilets Jaunes dans le dos, en usurpant son nom.

    Ces listes sont le résultat de la corruption par les exploiteurs !

    La corruption prend différentes formes, et nos ennemis, les exploiteurs, sont toujours prêts à l’utiliser. Les agents du gouvernement et de la grande bourgeoisie ont fait miroiter à ceux qui animent les listes une belle carrière. Nul doute qu’il leur a été certifié qu’ils auraient tout à y gagner, peut-être même en mettant en avant l’intérêt du mouvement. Nous ne faisons pas de procès d’intention, peut-être sont ils, peut-être sont elles, de bonne foi.

    Mais la bonne foi ne suffit pas face à la fourberie ! Ceux qui sont tombés dans ce piège ont été tués par les « balles sucrées » de la bourgeoisie ! Ces balles sont enrobées de miel, semblent douces, mais tuent tout autant que les vraies. Elles tuent la combativité, elles tuent l’unité, elles tuent l’espoir, pour l’enfermer dans les urnes.

    Griveaux, le porte-parole du gouvernement, considère que la liste des Gilets Jaunes est un processus intéressant. Et pour cause !

    Quoi de mieux que d’enfermer la contestation contre l’exploitation et contre le régime dans des cadres étroits, étriqués, de la campagne électorale ? Quoi de mieux que de liquider les manifestations, les assemblées populaires, la colère, pour la claquemurer ?

    La constitution de cette liste à de quoi faire bondir de joie Macron et ses sbires. Elle signerait la fin de ce qui fait la force centrale de ce mouvement : son opposition extra-parlementaire non seulement à la politique du gouvernement, mais à tout le système pseudo-démocratique. Il leur est insupportable que des assemblées générales se tiennent, que les Gilets Jaunes fassent de la vraie politique, une politique du débat démocratique et de la prise de décision commune, en toute transparence, dans l’intérêt le plus large !

    Cette opposition extra-parlementaire les effraie au plus haut point ! Elle se montre incorruptible, résiste aux intimidations comme aux fausses promesses.

    La naissance de listes aux européennes serait le signal du retour dans les cadres étroits de la prétendue démocratie, dans ses espaces cloisonnés, dans ses débats stériles et dans son crétinisme parlementaire. Il s’agirait d’une victoire stratégique pour la bourgeoisie.Elle est prête à fournir toute l’aide et toute l’assistance logistique pour que ces pièges grandissent. Pour semer la division, la corruption, elle est prête à couvrir de cadeaux ceux qu’elle espère faire travailler pour elle.

    Certains disent : ne luttez que dans les entreprises ! D’autres disent : votez ! Mais nous pouvons faire plus, nous devons faire plus ! Nous revendiquons le fait que, hors des salons, des fauteuils, hors de Matignon, de l’Elysée, chacun, dans nos villes, sur nos rond-points, nous sommes une fraction du pouvoir réel ! Nous sommes légitimes, nous sommes la vraie démocratie.

    La vraie démocratie, celle de la lutte contre les exploiteurs, celle du combat contre l’oppression.

    Certains affirment que cette liste divise l’opposition à Macron aux européennes. Qu’elle lui accordera la victoire. Ceux-là tombent dans le piège de croire que ces élections peuvent apporter un changement quelconque, autrement que de fournir des fauteuils confortables à des politiciens et des politiciennes qui ne font que trahir les intérêts des exploités ? Ces élections n’ont aucun intérêt.

    Dénonçons-les !

    Moins nous serons à jouer le jeu pourri des exploiteurs, moins leur légitimité sera grande. Pas un seul bulletin dans l’urne doit être notre mot d’ordre ! Si nous votons, nous cautionnons un jeu dans lequel nous savons que nous serons perdants.

    Si les listes Gilets Jaunes font 10%, demain, le gouvernement pourra dire « vous ne faites que 10%, vous ne valez que ça ! ».Or, nous sommes ceux qui produisons les richesses, qui sommes la force motrice de la société, la forme créatrice de tout ce qui sort des usines, de toutes les marchandises. Nous laissera t-on être enfermé dans une minorité ? Ou allons-nous faire voler en éclat ces cadres pourris, qui ne représentent plus que les barreaux d’une prison, pour nous lancer à l’assaut du monde ?

    Aujourd’hui, nous écrivons une page d’histoire.

    Le combat que nous menons est juste et légitime !

  • Rejetons la politique des exploiteurs ! Tract de l’UCL

    Rejetons la politique des exploiteurs ! Tract de l’UCL

    Rejetons la politique des exploiteurs !

    Depuis son apparition, le mouvement des Gilets Jaunes s’est déclaré apolitique et apartisans. Cela a fait grincer des dents certains requins de la politique, qui pensaient pouvoir l’instrumentaliser pour nourrir leurs projets électoraux.

    Nous-mêmes, nous sommes des militants politiques. Nous ne voulons pas le cacher car nous ne sommes pas des sous-marins qui se camouflent dans les luttes en mentant sur notre identité.

    Pourtant nous ne pouvons que comprendre le fait que les Gilets Jaunes rejettent la « politique » telle qu’elle est faite.

    Nous partageons le même dégoût de celle-ci. Elle nous répugne au plus haut point.

    La « politique » politicienne n’est qu’une fraude. Elle n’est qu’une réclame publicitaire. Ces promoteurs sont une clique de charognards qui ne recherchent les voix des électeurs qu’avec l’idée d’occuper un fauteuil confortable pour nourrir leur clientèle et servir les intérêts des exploiteurs. Tout au plus offrent-ils quelques nuances dans la manière dont ils exécutent les ordres qui leur sont donnés.

    En tout premier lieu, l’État sert le cartel des grandes entreprises et des grandes banques de France. Il décide de la politique qui sera appliquée.Même Hollande, élu avec un tout autre programme, a appliqué celui qui lui a été dicté.

    Ce cartel d’intérêts mène une diplomatie et une politique sur laquelle il est interdit à la population d’avoir un avis. Les guerres que lance la France, en Libye, en Syrie, au Mali, en Côte-d’Ivoire, en Guinée… Sont un domaine sur lequel aucun vote n’est fait, ni aucun débat. Les contrats que passe la France avec de sanglantes dictatures sont plus importants que les votes.

    L’Ecole nous a vendu la Démocratie et la République comme la perfection absolue. Mais cette perfection vole en éclat sous les tirs des flashballs, elle est réduite en pièce par les éclats de grenades.

    Comment ne pas être écœuré d’entendre parler des politiciens et des politiciennes déconnectés de la réalité, qui vomissent leur mépris du peuple, tandis qu’eux -et elles- n’ont jamais travaillé de leur existence ?

    Comment comprendre que les destinées d’ouvriers, de paysans, d’employés, de précaires, de chômeurs, soient entre les mains d’individus qui n’ont jamais fait autre chose que d’être des carriéristes au sein de leurs organisations ?

    Les scandales a répétition qui concernent des hautes personnalités ne font que montrer, les rares fois où des enquêtes ont lieu, la corruption généralisée qui gangrène l’État. Pour un Benalla repéré, combien sont encore tapis dans l’ombre, à poursuivre leurs exactions.

    Et quand la justice condamne, les peines sont si ridicules qu’elles la déshonorent. Même condamnés à de la prison ferme, les politiciens n’y mettent jamais les pieds.

    Les députés absents et les sénateurs et sénatrices assoupies, les ministres narquois et méprisants… En effet, comment ne pas être horrifiés ?

    Nous rejetons cette « politique », nous aussi. Nous pensons qu’elle est une mascarade.

    En rejetant cette politique politicienne, les Gilets Jaunes sont devenus le mouvement le plus politique qu’il y ait eu en France, depuis des années !

    Les Gilets Jaunes, le mouvement le plus politique depuis des décennies.

    Les Gilets Jaunes donnent, en vérité, une leçon de politique et une leçon de démocratie à la France entière. Ils ont démontré aux yeux de tous que l’État écrasait ceux et celles qui remettent en cause son ordre.

    Le mouvement des Gilets Jaunes a été un rappel vibrant du véritable sens du pouvoir. Le fait de « pouvoir faire ». Si la démocratie se limite, comme le disent nos exploiteurs, à la liberté de parole, elle n’est qu’un mot creux. Sans possibilité de réaliser ce que nous disons, notre liberté ne vaut rien.

    En s’organisant, en débattant, en mettant en œuvre une véritable démocratie populaire, les Gilets Jaunes restaurent le véritable sens du mot liberté, du mot démocratie, du mot pouvoir. C’est pour cela que le gouvernement les hait. C’est pour cela que les partis politiques électoralistes les sabotent.

    Parce que la colère populaire se dirige aujourd’hui contre le régime, contre la manière dont la démocratie a été usurpée. Elle remet en cause le fait que, contre vents et marées, le pouvoir continue à exécuter le travail qui lui a été donné par ses maîtres, les milliardaires de France, les banquiers, les exploiteurs.

    Nous ne voulons pas faire « de la politique », nous voulons remettre le pouvoir entre les mains du peuple.

    Notre démocratie n’est pas la leur. La leur est celle des élections qui ne changent rien, des intimidations, de la corruption, des Benalla au-dessus des lois. Elle est celle des négociations secrètes, des réunions d’alcôves où les droits du peuple sont bradés en échange de privilèges et de postes.

    Notre démocratie est celle de ceux, de celles, qui apportent au monde toutes les richesses de leur travail. De celui qui cultive la terre à celle qui travaille dans les usines. Notre démocratie est celle du débat sur comment répondre aux besoins immenses du peuple, non de savoir comment augmenter les taux de profit des grands patrons du CAC40. Notre démocratie est celle qui se dresse contre eux, contre leurs plans de partage du monde, contre leurs projets d’asservissement de nos frères et sœurs, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs.

    Notre démocratie, les grands cartels d’exploiteurs, de banquiers, d’exploiteurs et de profiteurs l’appelleront dictature. Parce qu’il seront privés de leur droit le plus précieux, le plus fondamental : celui de vivre du travail d’autrui, de voler les richesses produites.

    Ils l’appelleront dictature et la haïront de toutes leur forces, parce qu’elle les forcera à devoir travailler de manière honnête pour vivre. Ils feront tout pour la détruire, pour restaurer leur ordre injuste et criminel.

    Mais ils échouerons, car notre unité sera plus fort, plus sincère, plus puissante que leurs manœuvres. Ces profiteurs pensent que nous ne sommes rien. Soyons tout !

    Devenons le centre politique du pays !

  • N’ayons pas peur, parlons du pouvoir ! – Tract de l’Unité Communiste de Lyon

    N’ayons pas peur, parlons du pouvoir ! – Tract de l’Unité Communiste de Lyon

    N’ayons pas peur, parlons du pouvoir !

    La question du Référendum d’Initiative Citoyenne revient sans cesse dans les revendications des Assemblées populaires. Elle est réclamée par de plus en plus de Gilets Jaunes, par une part toujours plus grande de la population. Cette question dépasse les cadres traditionnels des revendications.

    Derrière le RIC se cache une question beaucoup plus profonde, beaucoup plus centrale, beaucoup plus importante. C’est celle de la légitimité du régime dans lequel nous vivons.

    Car la France vit sous le joug d’une dictature qui ne dit pas son nom. Un régime organisé, orchestré par et pour une poignée de profiteurs, de milliardaires, de grands patrons, de banquiers, de rentiers… Un régime qui se déguise en démocratie pour être accepté, mais qui ne tient compte que des ordres des conseils d’administration d’immenses corporations, toujours de mèche avec l’Etat.

    Un régime qui n’est conçu que pour exploiter et opprimer ceux et celles qui produisent toutes les richesses. Pour envahir d’autres pays et y imposer des dictateurs et des pantins.

    Nous pensons que poser la question du RIC est une question juste et cruciale ! Cependant, s’imaginerait-on que ceux qui nous écrasent et nous exploitent reculeraient devant un référendum ?

    Hélas non ! Ils ne respectent même pas leurs propres lois !

    Quand Sarkozy est inculpé, il est traité comme un prince. Quand Benalla est perquisitionné et que les preuves disparaissent, la justice ne trouve rien à redire. Quand un grand milliardaire fraude, triche, achète une éléction, il est blanchi immédiatement. Même lorsqu’ils sont condamnés à de la prison, ils n’y vont pas !

    Par contre, la manière dont ils ont traité le mouvement montre qu’ils n’ont pas l’intention de discuter. Pour une simple histoire d’impôt, 10 morts, plusieurs centaines de blessés, plus de 5 000 arrestations. Pour quelques euros, le gouvernement propose des lois de fichage, des lois pour tabasser toujours plus, promet la prison ferme à qui se rebelle.

    Marlène Schiappa peut se permettre, au mépris de la présomption d’innocence, de s’en prendre à la solidarité avec Christophe Dettinger en réclamant l’annulation de sa cagnotte. Les gens comme elle sont au dessus des lois.

    Ce sont à ces personnes qu’il faudrait faire confiance pour organiser le référendum, pour compter les voix, pour transcrire ces décisions en lois, pour les appliquer ?

    Eux qui ne reculent devant rien pour nous asservir, pour nous enchaîner ?

    NON !

    Nous sommes légitimes à parler de pouvoir !

    Leur « démocratie », ce sont les salons parisiens où tout est joué à l’avance, où la loi des riches s’impose. Elle est celle des coups bas, des entourloupes, des votes cruciaux à 2h00 du matin devant des députés absents. Nous voulons proposer la notre.

    Nous voulons une démocratie populaire !

    Le RIC indique au gouvernement ce que nous voulons. Mais la vraie réponse est « comment le faire nous-même » ? Les politiciens professionnels disent que c’est trop complexe, qu’ils sont indispensables. Ils disent qu’ils sont les seuls qui peuvent parler légitimement au nom du peuple. C’est faux. Nous pouvons le faire. Les assemblées générales montrent que nous savons débattre, nous savons décider et que nous savons appliquer les décisions qui sont prises démocratiquement.

    Pour faire diversion, Macron et ses sbires ont lancé le « Grand Débat ». Lui et sa clique en définissent les limites, l’ordre du jour, les questions. Ils choisirons des « idiots utiles » pour l’animer. Plutôt que d’ouvrir un véritable débat, ils préfèrent créer un faux-peuple, poli et soumis. Tout ce qui sortira de ce « débat » ne sera là que pour renforcer et rélégitimer leur pouvoir.

    Ils font ce que décrivait Bertolt Brecht :

    « Le peuple est contre nous ? Alors il faut en élire un autre ! »

    Les Gilets Jaunes se transforment en ce que l’Etat bourgeois redoute le plus : une opposition extra-parlementaire.

    Nous voulons parler de l’exploitation, des profits monstrueux qui se font sur notre sueur, sur notre sang ! Nous voulons parler de ces baisses de salaire, de cette casse de notre sécurité sociale, de nos retraites, de notre chômage ! Nous voulons parler des guerres qui se font en notre nom, pour semer la misère et la terreur dans d’autres pays ! Nous voulons parler des taxes qu’on nous fait payer pour les financer, pour financer une police qui nous écrase, une justice qui nous condamne.

    Nous voulons parler du monde que nous pourrions construire, sans exploitation, sans misère, sans chômage, sans guerres, sans destruction de l’environnement. Nous voulons parler de la dictature qu’on nous impose. Nous voulons parler de la démocratie que nous devons gagner, arracher, à ceux qui nous volent nos vies !

    Notre démocratie ne sera jamais celle de cette poignée de parasites. Elle est radicalement incompatible avec l’existence d’une grande bourgeoisie capitaliste. Nous ne leur laissons pas le mot «république» dont ils nous bassinent pour nous plier au respect de leurs lois. Nous opposons la République du peuple à celle du capital. La république est dans la rue. Eux ne sont que des usurpateurs.

    N’ayons pas peur de dire que le changement ne surviendra pas par les urnes.

    N’ayons pas peur de dire qu’il ne viendra pas d’un parlement.

    N’ayons pas peur de dire que le changement viendra d’une révolution.

    N’ayons pas peur de dire qu’il faut travailler à en construire les outils.

    Leur Etat n’est pas réformable. Nous avons besoin de construire le notre, populaire et révolutionnaire !

    Faisons grandir nos assemblées ! Faisons les se rejoindre ! Faisons les devenir le centre de gravité de la vie politique ! Construisons une opposition extra-parlementaire !

  • 17 décembre : Première assemblée populaire à Lyon

    17 décembre : Première assemblée populaire à Lyon

    Le 17 décembre 2018 s’est tenue, à Lyon, dans la bourse du travail, la première Assemblée Populaire des Gilets Jaunes. Elle a réuni plus de 350 personnes, d’horizons, de milieux et d’opinions variées, incarnant les facette multiples des luttes actuelles.

    Salariés et salariées, fonctionnaires, chômeurs et chômeuses, étudiants et étudiantes, lycéens et lycéennes, retraités et retraitées, se sont assis sur les mêmes rangées de bancs, ont partagé le même micro, se sont adressés les uns et les unes aux autres. Des militants et militantes politiques, syndicaux, tout comme des individus qui vivaient leur première assemblée ont partagé cet espace démocratique. Ensemble. Abattant des cloisons entre secteurs, entre combats. Ni les nationalités ni les origines n’ont été un rempart. Seul a compté l’engagement dans la lutte contre une situation qui apparaît toujours plus insupportable.

    Pendant plusieurs heures, les récits et les analyses, les bilans et les perspectives se sont succédé. Les colères et le désappointement de ceux et celles qui ont pris la parole tracent un tableau de la France populaire. Elle est misérable. Elle est étranglée par la cherté de la vie, par les taxes, par les salaires bas, par les pensions et les retraites insuffisantes.

    Mais ceux et celles qui étaient là avaient fait le choix de dire non à la résignation. De dire que cela suffit.

    Les actions décentralisées, spontanées, des Gilets Jaunes ont été une étape. Celle-ci décante peu à peu. Dans de nombreuses villes, de nombreux lieux, des assemblées similaires se tiennent ou sont amenées à se tenir. Elles forment une nouvelle étape, celle de l’unification, mais aussi, peut-être, celle de la jonction entre les assemblées. C’est ce vers quoi l’Unité Communiste de Lyon appelle à tendre.

    Malgré les promesses d’essoufflement, malgré les appels liquidateurs lancés par des ténors politiques ou par des laquais du gouvernement, la lutte tient bon. Elle s’étend. Elle s’étend à d’autres secteurs, elle s’étend à d’autres pays. Le monde la regarde. Les exploités du monde entier l’applaudissent. Rien qu’en Europe, 13 partis et organisations révolutionnaires, membres de l’ICOR, la saluent et appelle à l’intensifier.

    La lutte se transforme. Les revendications du mouvement également. Elles changent de nature. Elles passent de revendications économiques, sur les salaires, sur les impôts, sur le coût de la vie, à des revendications de plus en plus politiques. Il s’agit là d’une conséquence logique face à l’attitude du gouvernement, qui s’est démasqué sous son vrai jour : la dictature directe, sans filtre, des exploiteurs. Le mépris, les provocations, la répression, la propagande anti-mobilisation l’ont illustré. Le sentiment général est n’est désormais plus seulement que le gouvernement se refuse à écouter, mais bien qu’il dirige consciemment une politique contre les masses populaires.

    Il en ressort que le Référendum d’Initiative Citoyenne/Populaire est de plus en plus avancé comme une issue. L’Unité Communiste de Lyon considère que cette proposition se heurterait à toutes les impasses et les chausse-trappes que sont capable de mettre en place la bourgeoisie et ceux qui la servent. Mais cette revendication possède un mérite, celui de poser la question de la nature du régime dans lequel nous vivons : celui de la dictature de la bourgeoisie. Demander cela revient à reconnaître que la démocratie représentative a échoué dans sa mission. Que cette prétendue démocratie, que les lois de la République, sont à géométrie variable en fonction des classes sociales.

    « l’État opprime et la loi triche » chante l’Internationale.

    Nous sommes pour une démocratie différente. Non pas seulement directe, mais populaire. Populaire car elle ne peut qu’émaner des masses populaires, de ceux et celles qui produisent, mais qui sont exploités, de ceux et celles qu’on écrase, qu’on opprime. Une démocratie qui doit arracher les armes et le pouvoir du camp des bourreaux et les remettre entre celles du camp du peuple. Une démocratie dans laquelle la dictature du profit sera exclue. Qui pourra jeter les bases et construire un monde de justice, d’équité, dans le respect de l’Homme et de la nature.

    Nous pensons qu’il existe de nombreux arpents à franchir avant que puisse naître les moyens qui permettront la réalisation de cette démocratie. Cependant, il ne fait aucun doute que ce qui se déroule, les rencontres, les assemblées populaires, les coordinations, la décantation de la lutte… tout cet ensemble contribue à écrire une nouvelle page dans l’histoire des luttes populaires en France. Elle met en mouvement des milliers d’hommes et de femmes qui n’oublieront jamais ce que les exploiteurs et les exploiteuses ont commis comme crimes. Qui ne les pardonneront jamais, et qui ne courberont plus l’échine sous le poids des chaînes !

    Avançons vers un approfondissement du mouvement ! Unissons-nous ! Ne lâchons rien !

  • Osons poser la question de la politique dans la grève !

    Osons poser la question de la politique dans la grève !

    Oser poser la question de la politique dans la grève.

                    L’offensive du patronat bat son plein. La bourgeoisie monopoliste, profitant du champ libre, frappe de toutes ses forces de larges parties de la population, des pans entiers de la société. Santé, chômage, retraites, éducation, SCNF, code du travail… En quelques mois, les exploiteurs et les exploiteuses tentent de reprendre l’équivalent de dizaines d’années de luttes.

                    Pourtant, les masses ne se laissent pas faire. Les syndicats -bien que la CFDT, dont le sens proverbial de la trahison s’illustre de nouveau- appellent à résister, à combattre. Les grèves sont suivies, les manifestations sont denses, les facultés sont bloquées.

                    Cependant, pour le moment, les liens entre les mobilisations demeurent ténus. Les luttes sont parallèles, se regardent mutuellement, se soutiennent mutuellement, mais demeurent des luttes. Elles comptent sur leurs forces séparées, sur leurs capacités de résistance, sur leurs capacités à durer dans le temps. Elles sont des fronts. Souvent, hélas, ces fronts sont battus les uns après les autres, dans le détail. Ils tombent les uns après les autres.

                    L’idée de répondre à ce problème de division ne date absolument pas d’hier. Elle est une thématique récurrente, constante, au travers des forces qui luttent. Il faut dire qu’elle est logique et répond à un besoin reconnu par tous. C’est de ce constat que sort l’idée de convergence des luttes, notamment popularisée par l’organisation trotskiste N.P.A. et par les interventions de son leader, Olivier Besancenot.

    Qu’est ce que la convergence des luttes ?

                    L’idée de la convergence des luttes est définie par Wikipédia de la manière suivante : La convergence des luttes est une démarche syndicale en usage dans le syndicalisme de lutte, mais aussi parfois dans le monde associatif militant, qui tend à faire converger dans un mouvement social commun des luttes différentes mais proches.

                    La convergence des luttes est donc une manière de tenter de faire marcher ensemble différent secteurs, de les coordonner, de les synchroniser. C’est une étape importante dans le fait de constituer un front unique contre la politique gouvernementale, mais il s’agit fondamentalement d’une étape insuffisante.

                    Nous défendons l’idée qu’un comité national de grève puisse émerger et représenter une instance de débat et de coordination des différents secteurs en lutte, que cela permette de concrétiser cette jonction. Mais, surtout, nous défendons le fait qu’il ne suffit pas d’adjoindre les revendications les unes aux autres, comme dans un empilement accidentel. Une unification des luttes, ce n’est pas une addition, c’est une synthèse.

                    La lutte heurte un plafond de verre. Celui du traitement économiste et sectoriel de questions qui dépassent ce cadre. Restant dans l’idée de revendications -légitimes au demeurant- concernant les conditions de travail, celles-ci forment une riposte au coup-par-coup, une contre-offensive limitée.

                    Les syndicats ont leurs limites. Ils sont des outils de défense des droits des travailleurs, et dans ce rôle, sont irremplaçables. Mais la question qui se pose, à l’heure actuelle, n’est plus celle de l’adjonction de revendications nouvelles, mais bien celle de leur synthèse.

                     leur synthèse est politique, elle ne peut être que politique.

                    C’est  là la tâche des communistes, d’apporter cette synthèse politique, laquelle est le fruit d’un travail demandant une réflexion théorique et idéologique préalable.

                     Les réformistes le font d’une manière mensongère, en orientant les voix des ouvriers vers leurs organisations, en surfant sur la colère des masses pour gagner en postes et en sièges.

                    Quant aux trotskistes, un simple coup d’œil sur leur programme politique permet de déterminer la fausseté de leur pratique. Ces programmes « politiques » sont des programmes de syndicats : hausse des salaires, baisse du temps de travail… Au lieu de faire progresser la conscience politique des masses, ces organisations la maintienne en arrière, la rabaisse au niveau le plus platement économiste de la lutte.

                    Dans la bouche des syndicats, parler de hausses de salaires, de réduction de temps de travail, de nationalisations, tout cela est logique et cohérent. Dans celles des organisations politiques, elles sont des reculs et des diversions.

                    Les organisations politiques posent la question en termes politiques, ou se muent en échecs. Lénine écrivait que « hors du pouvoir, tout est illusion. » Or, c’est bel et bien le rôle des organisations politiques d’expliquer, de défendre, l’idée que seule la question du pouvoir est à même de résoudre les problèmes de la société. De défendre que le front uni, le front unique des travailleurs, ne peut que se créer derrière une conception politique -même minimale- commune.

                    La bourgeoisie n’a qu’a attendre. Elle est patiente. Elle peut tenir le choc des grèves et des mouvements, comme l’a fait Thatcher. Tant que le mode opératoire et les mots d’ordre demeurent économistes, rien de mal ne peut se passer. Le pire scénario serait d’avoir une opposition politique sociale-démocrate. Elle serait un marchepied, un paillasson, tout comme l’ont été Mitterrand et Hollande.

                    Une grève générale pourrait faire reculer certaines attaques. Mais l’unité de volonté de la bourgeoisie semble être de fer. La bourgeoisie veut remporter cette bataille centrale, celle du contrat de travail, celle de pouvoir faire travailler les exploités avec un revolver sur la tempe. Même la plus grande des grèves générales demeure défensive. L’offensive est politique. L’offensive se fait derrière l’idée que c’est la conquête des outils du pouvoir qui permet la victoire.

                    C’est pour cela que la bourgeoisie exècre la politisation des luttes. Elle exècre le fait que les masses puissent mettre en doute la légitimité de son pouvoir et de son ordre. La politisation de la lutte et le renforcement des organisations politiques révolutionnaires, des organisations de masse, des fronts, l’avancée de la conscience politique sont tout autant de menaces pour elle.

                    C’est pour cette raison, justement, que les questions politiques doivent être développées.

                    Le mouvement du 5 mai, maladroitement, derrière une ambition opportuniste et électoraliste, pose néanmoins la question de la politique. La France Insoumise, en effet, veut sortir de la lutte économiste, mais bel et bien pour fédérer celles et ceux qui sont en colère dans les rangs de leur organisation, pour que ceux-ci et celles-ci votent Mélenchon et l’acclament comme le tribun de la plèbe qu’il rêve d’être.

                    La question politique est pourtant légitime, tout comme l’est la question du pouvoir. Le gouvernement est un gouvernement au service de la bourgeoisie. L’Etat est l’instrument de cette même bourgeoisie. l’Assemblée Nationale est une chambre d’enregistrement des désirs de cette classe sociale. Les élections n’existent que pour la légitimer.

                    La question politique se pose donc, sous une forme qui est hors des cadres établis, qui est hors des salons, des institutions. Elle est dans le fait de réclamer, pour les masses, une légitimité. Une légitimité politique, basée non pas sur la démocratie bourgeoise, sur les élections organisées par celle-ci, mais sur la démocratie populaire, sur les assemblées de lutte, sur les assemblées générales organisées par les masses populaires. Elle est le fait de réclamer, comme le disait Mao, une fraction du pouvoir réel.

                    L’Unité Communiste de Lyon défend depuis fin 2016 la notion d’opposition extra-parlementaire. Une opposition hors des lieux et des cadres de la bourgeoisie. Une opposition dont le but n’est pas de concurrencer sur son propre terrain les organisations de cette classe, mais bel et bien de se réclamer comme un noyau légitime.

                    Car, la vérité, la voilà : les masses populaires produisent l’intégralité des richesses de la Terre. Les travailleurs, les travailleuses, sont celles et ceux qui sont les forces créatrices du monde. La bourgeoisie les en spolie et les spolie également du pouvoir. Or, ceux et celles qui produisent doivent être ceux et celles qui dirigent !

                    Cette question est cruciale, au final, car elle est ce qui sépare deux conceptions de la lutte. Une vue comme restreinte au cadre bourgeois et parlementaire, comme une prière adressée au gouvernement, aux députés, pour qu’ils et qu’elles abandonnent leurs attaques. L’autre vu comme le fait que la légitimité du pouvoir bourgeois est remise en question, et que l’édification d’un pouvoir populaire est le point central des luttes.

                    Même si une défaite apparaît, elle ne sera pas une réelle défaite si les organisations révolutionnaires ressortent grandies, renforcées, légitimées par leur action dans les luttes. Si le drapeau rouge de la révolution est plus présent, plus fort, si les idées révolutionnaires font leur chemin, alors c’est la bourgeoisie qui aura subit une défaite stratégique.

                    Politisons les luttes ! Dénonçons le pouvoir de la bourgeoisie ! Défendons l’opposition extra-parlementaire !

  • 12 Septembre – Mobilisation !

    12 Septembre – Mobilisation !

    -Avec les Syndicats – Avec Front Social – Avec les organisations combatives-

    -Toutes et tous dans la rue-

    Depuis son élection, Emmanuel Macron a été d’une efficacité redoutable pour plaire à ses maîtres : les exploiteurs. Son gouvernement mène la politique la plus réactionnaire, la plus antisociale, la plus anti-travailleurs depuis la Libération. Ses attaques débridées se muent en véritable Tsunami contre les droits des travailleurs et des travailleuses, tandis qu’il couvre de mille cadeaux ses commanditaires.

    L’offensive Macron, cela signifie la fin du Code du Travail. Désormais, l’employeur devient un seigneur absolu : horaires, salaires, contrats, plus rien n’a de valeur. Seule sa voix compte.

    La fin des possibilités de défense pour les travailleurs. Les Prudhommes, déjà affaiblis, sont dans l’impossibilité de pouvoir défendre les exploités. Si un patron commet un acte illégal, il n’a quasiment plus aucune chance d’être condamné.

    Contourner les syndicats : en imposant des référendums d’entreprises, véritables parodies de démocratie, mais vraies guillotines à droits sociaux.

    La fin des assurances chômage et maladie : désormais, le gouvernement et l’Etat peuvent utiliser les cotisations sur le salaire des travailleurs comme bon leur semble. Moins de médicaments pour les seniors, mais plus de bombes pour l’armée.

    La destruction des aides sociales, comme les APL, rendant la vie encore plus chère et la misère plus proche.

    La baisse majeure des budgets de l’enseignement national et supérieur : Désormais, pour étudier convenablement, il faudra passer par la caisse. Ce cadeau fait au privé et aux entreprises se paie cher pour les classes populaires.

    La baisse des budgets des collectivités locales : pour des crèches, des associations, des centres aérés, des activités locales associatives, il sera nécessaire de payer chaque fois plus.

    La guerre, la guerre, toujours la guerre ! Même si le budget de l’armée baisse, ses missions continuent et s’étendent. La guerre pour AREVA, la guerre pour TOTAL, la guerre pour BOUYGUES ou LAFARGE. La guerre pour les profits des bourgeois, payés par notre sang et nos deniers, pour maintenir la domination tricolore dans le monde.

    En colère ? Gare ! Le contrôle renforcé permis par l’Etat d’urgence et son intégration dans le droit commun permet de stopper préventivement les mobilisations, d’assigner à résidence les gêneurs, d’interdire les manifestations, de créer toutes sortes d’embûches pour nuire à toute volonté de défense des droits des classes populaires.

    Mais tout n’est pas noir dans son projet. Une poignée de bourgeois est ravie de savoir que ses impôts seront allégés, lorsqu’elle daigne les payer ! Les patrons seront ravis de plonger dans la misère leurs employés pour gonfler leurs profits !

    Macron c’est la dictature intégrale de la bourgeoisie sur les travailleurs.

    MOBILISONS-NOUS !

     Le 12 septembre, la CGT et les autres syndicats combatifs, ainsi que Front Social et de nombreuses organisations politiques appellent à se mobiliser massivement, à descendre dans la rue.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre cette mobilisation, à l’intensifier, à l’unifier le plus possible. Elle doit se montrer à la hauteur des enjeux.

    La mobilisation dans la rue est notre seule arme, il n’existe aucune réelle opposition institutionnelle. L’Assemblée, le Sénat, les institutions sont aux ordres des exploiteurs. Nous devons nous mobiliser en ne comptant que sur nos propres forces, tant contre ces réformes, mais également pour qu’existe une véritable opposition extra-parlementaire.

    Cette bataille est cruciale. Si les projets du gouvernement aboutissent, les répercussions seront terribles ! La baisse programmée des salaires entrainera une misère terrible. Précarité, absence d’aides sociales, absence de soins… Le programme de Macron est celui du passé, le retour des effrayants tableaux du XIXe siècle.

    La programme Kamikaze de Macron, c’est la recette de l’implosion sociale.

    Même pour les bourgeois, l’avenir n’est pas rose. Sans argent, qui consommera les productions des usines ? De moins en moins de personnes. La crise généralisée guette, le ralentissement économique et l’asphyxie menacent.

    Le programme de Macron, c’est la crise économique.

    Cette impasse, c’est l’impasse du capitalisme. C’est l’impasse de l’avidité, du comportement de charognard des exploiteurs. C’est une impasse sociale, une impasse politique.

    Les communistes ne veulent pas sauver le système capitaliste. Il a fait son temps.

    Seule une étape nouvelle, supérieure, ôtant le parasitisme d’une poignée de bourgeois inutiles, peut permettre à l’humanité d’avancer vers une société profitable pour tous.

    Une société où le chômage est aboli.

    Une société où les soins sont accessibles à tous et toutes.

    Une société où l’éducation est de qualité, où chacun peut poursuivre des études sans contraintes financières.

    Une société où ce n’est pas l’alimentation, le logement, les frais de transport qui captent la plus grande majorité du budget des ménages.

    Nous voulons bâtir cette société, la société communiste.

    L’Unité Communiste de Lyon se bat, au côté d’autres organisations et groupes, pour construire le Parti Communiste capable d’organiser les exploités et de construire le mouvement révolutionnaire, à même de balayer les exploiteurs et leurs valets.

    Avançons dans la lutte, pour la victoire ! Osons lutter – Osons vaincre !

    Rejoignez les militants de l’Unité Communiste de Lyon dans le cortège de Front Social !

  • Bilan des législatives : Victoire de l’abstention !

    Bilan des législatives : Victoire de l’abstention !

    Bilan des législatives :

    Les élections législatives au sein de l’Etat français, viennent de se terminer. Elles portent, d’un point de vue d’élus, une majorité écrasante autour de la ligne présidentielle. L’abstention et le rejet forment les grands gagnants de cette élection, atteignant 57%, un taux astronomique, auquel il est important de rajouter 10% de votes blancs et nuls. Il s’agit d’un élément d’une importance considérable, sur lequel il est essentiel de revenir.

    Pour l’heure, Emmanuel Macron gagne son deuxième pari.

    Ainsi 350 sièges reviennent sa ligue, dont 42 pour le MoDem, ressuscité. Les Républicains tiennent le choc, avec 113 sièges, tandis que leurs alliés UDI en tiennent 18. Le Front National ne s’impose pas comme une force politique importante à l’Assemblée, avec 8 sièges. Quant à Debout La France, 1 siège lui est accordé.

    Côté « gauche », le PRG obtient 3 sièges, le PS est humilié avec seulement 29 sièges. La France Insoumise en obtient 17 et le PCF 10. Les divers gauches 12 et les écologistes 1.

    En termes de voix, les règles différentes entre la présidentielle et les législatives ont entrainé une répartition au grand désavantage de la FI et du FN. Les deux organisations ont vu leurs espoirs de conquérir une forte minorité s’envoler. Le centre de gravité de l’Assemblée est au coeur de la droite.

    Sans revenir en détail, l’opportunisme et l’absence totale de scrupule des différentes forces politiques cataloguées à gauche ont été le ferment de leur propre défaite. Un PS qui, désormais, évoque, aux yeux des larges masses populaires, une vermine répugnante et sans vergogne ; un PCF plein d’atermoiements et d’indécisions, incapable de mettre en place une stratégie tout comme de la faire appliquer par des militants, travaillant en fractions ; une France Insoumise dont le discours du tribun lasse et dont le sectarisme mêlé d’esprit prédateur révulse.

    Ainsi 443 sièges sont trustés par un cartel de droite, agressif et plein d’allant, prêt à ouvrir le feu sur les masses.

    La voie des réformes est ouvertes  :

    Avec une Assemblée sous cette configuration, nul doute que le nouveau gouvernement peut se permettre de lancer les offensives les plus débridées. Le plan de guerre contre les droits sociaux, lequel attend l’été pour se lancer, va ainsi être un blitz fait par ordonnances, lesquelles seront adoubée par une Assemblée aux ordres. D’autant que la configuration sourit à l’audacieux : la seconde force est formée par des Républicains idéologiquement favorables aux visées de Macron.

    La « mère de toutes les réformes » va être une bataille difficile, menée dans une période de l’année particulièrement défavorable, avec la certitude d’être en fait d’un adversaire qui ne laissera nullement le temps de riposter. Nous n’avons pas le choix de mener cette bataille, ni de ses conditions objectives. Charge aux militants et militantes de serrer les rangs et de se préparer au choc et de faire front commun, au travers des instances telles que le Front Social.

    L’inscription de nombreux éléments de l’état d’urgence dans le droit commun, la normalisation de l’exception juridique, tout ceci contribue à laisser supposer une féroce répression, menée d’une main ferme par un ministre de l’intérieur brutal et sans scrupules : Gérard Collomb.

    Victoire tactique, défaite stratégique pour la bourgeoisie :

    Certains esprits chagrins pourraient considérer que nous ne pouvons nous en prendre qu’à nous même, ayant appelé à l’abstention, au boycott, au rejet de ces élections. Il serait aisé de voir, à travers cette déclaration, un reniement de la position que nous avons tenu dernièrement.

    Il n’en est rien.

    Si, tactiquement, les élections législative sont une grande victoire pour la bourgeoisie la plus libérale et la plus agressive, elles sont aussi une victoire à la Pyrrhus.

    57% d’abstention parmi les inscrits; 10% de bulletins blancs ou nuls parmi les exprimés, ceci est une gifle portée contre l’ensemble du système de pseudo-démocratie représentative. Au total, ce sont environ les 2/3 des personnes pouvant voter qui ont refusé de s’exprimer.

    Au final, le dégagisme promu par Mélenchon a marché. Il a marché au delà de ses espérances, puisque les votants et les non-votants l’ont appliqué également sur son concepteur. Politicien bourgeois et carriériste comme les autres, Mélenchon a vu son œuvre se retourner contre lui : son organisation fut tout autant boycottée que les autres. La « grève générale civique », comme il l’a nommée, ne l’a pas épargné.

    La défaite de la démocratie bourgeoise est stratégique. Elle ouvre une voie réelle à l’action extra-parlementaire, à la légitimité de celle-ci, à la naissance d’une opposition qui ne soit pas dans les salons, dans les bureaux de la bourgeoisie, dans des négociations avec elle, mais dans l’affrontement direct, dans l’illustration de l’antagonisme qui existe entre les intérêts des bourgeois et ceux du peuple.

    Certes, le pouvoir de la bourgeoisie va mener une offensive débridée contre les droits des travailleurs. Certes la répartition des sièges en fait un colosse. Mais un colosse aux pieds d’argiles. La légitimité d’un tel pouvoir ne peut être que faible. Elle ne peut être que précaire. Pouvoir d’une minorité, imposé par la minorité, pour les intérêts d’une poignée d’exploiteurs.

    La lutte contre cette Assemblée marque une nouvelle étape dans la lutte des classes au sein de l’Etat français. Une nouvelle dimension s’ouvre, marquée par le rejet du parlementarisme, de la représentation des masses par une poignée d’experts politiques bourgeois.

    Nul doute que ces deux élections consécutives ouvrent la voie à une période d’instabilité qui débouchera immanquablement sur une situation nouvelle.

    Reste à déterminer quelle forme prendra cette situation. Dominée sans partage par une bourgeoisie appuyée sur des fascistes, ou sous la pression des masses populaires.

    Nous avons cinq ans pour que naisse véritablement les bases de cette opposition frontale à la bourgeoisie et à ses laquais. Cinq ans pour que les communistes avancent dans leur unification et dans la fondation de l’outil qui nous manque. Cinq pour que tous ceux et celles qui rejettent le capitalisme puissent faire front. Cinq pour que nous avancions sur la voie du pouvoir populaire.

    Vers l’opposition extra-parlementaire , vers le rejet du pouvoir de la bourgeoisie, vers le parti du peuple !

    Vive les trois fronts !

    Le Front Social, contre les réformes du gouvernent, contre l’exploitation.

    Le Front antifasciste, contre les menées des réactionnaires, de la répression, des fascistes et des assassins au service de la bourgeoisie.

    Le Front d’unification des communistes, pour forger l’outil du combat victorieux !

  • Fin de Partie

    Fin de Partie

    Emmanuel Macron est victorieux avec 65.8 % des voix, selon des dernières informations. Une nouvelle fois, ce score est conforme aux attentes, conforme aux prévisions. L’Etat français n’a pas connu de scénario du type de Trump, avec une percée imprévisible, un débordement systématique, un raz-de -marée populiste.

    Il est notable, cependant, que le Front National a réussi à s’implanter d’une manière durable, comme un pivot, dans le paysage politique de la démocratie bourgeoise. Comparativement à 2002, pas d’écrasement, pas de 82% / 18%. La mobilisation électorale s’est même avérée plus faible qu’au premier tour.

    Il est intéressant de voir qu’une coupure se produit au niveau des votes.

    Un Etat français intégré dans les réseaux et les flux de la mondialisation, intégré dans l’Union Européenne, dans des zones qui, globalement, sont des citadelles de l’impérialisme, ses métropoles des centres de commandement. Ces régions urbaines ont massivement soutenu Emmanuel Macron.

    A l’inverse, les zones périurbaines, rurales ou semi-rurales, les régions de petites industries, ont voté majoritairement pour Le Pen. La « France des villages », qui se paupérise, qui voit la mondialisation comme une menace, qui en subit la concurrence de plein fouet, ne s’est pas manifestée par une adhésion aux thèses optimistes du candidat gagnant.

    Mais dans l’ensemble, seul deux départements, l’Aisne et le Pas-de-Calais voient le Front National arriver en tête. Calais est, d’ailleurs, la plus grande ville où le Front National arrive en tête, suivie de Fréjus, sous d’autres latitudes.

    L’abstention et le silence demeurent la première force politique avec 37.3 % de la population. Un quart des inscrits n’ont pas exprimé de suffrage durant cette élection. Ceci est révélateur d’un dégoût généralisé de la politique telle qu’elle est menée, d’un détachement des masses populaires du cirque électoral.

    Cette césure est positive, non négative. Elle est la base de rejet sur laquelle se construit l’opposition extra-parlementaire, le pouvoir populaire, le camp du peuple.

    Les partis réformistes-radicaux peuvent pester-ils furent tous éliminés- ils ne font que payer le prix de leur obstination dans une voie morte, dans une voie de compromis et de compromission, dans une voie de démagogie et non de lutte.

    La tâche des communistes, mais aussi, plus largement, celle de tous ceux et toutes celles qui rejettent la démocratie bourgeoise, est de former un véritable pôle antiparlementaire, de former un véritable bloc populaire. Il est illusoire de croire que l’abstention suffira d’elle même. Le dépit se mue en rejet, mais passer de ce rejet passif en volonté positive d’établir un pouvoir populaire demande un long travail, que seules les organisations révolutionnaires peuvent mener.

    Aujourd’hui, la victoire a échu entre les mains d’Emmanuel Macron et de la frange Libérale libre-échangiste de la bourgeoisie.

    « Vous avez choisi l’audace, et cette audace nous la poursuivrons » a ainsi déclaré Emmanuel Macron. L’audace de la liquidation du code du travail, de l’assurance chômage, de la sécurité sociale. L’audace de plonger dans la précarité accrue, dans une misère plus noire, plus sombre.

    Car tel est le programme d’Emmanuel Macron. Un programme de paupérisation pour les masses, un programme d’enrichissement sans bornes pour la bourgeoisie.

    Mais le nouveau président du conseil d’administration de la bourgeoisie est loin d’être une personne inintelligente. Il dispose, de plus, d’un encadrement efficace pour l’appuyer et le conseiller.

    En Marche ! a conscience de sa faiblesse face à l’épreuve des législatives. Les Républicains et le Parti Socialiste ont certes subi un revers terrible, mais leur structure peut résister, leurs relais, leurs courroies de transmission, rester fidèles.

    Il semble que l’Etat français se dirige vers un gouvernement et un parlement fonctionnant à la coalition. Or, qui dit coalition dit alliés. Pour triompher aux législatives, la nouvelle équipe présidentielle va devoir choisir une géométrie plus précise, devoir faire des choix.

    Cette recherche d’alliés se retrouve dans le discours d’Emmanuel Macron, lequel est particulièrement révélateur.

    Si, faisant contre mauvaise fortune bon cœur, le gagnant n’a pu rassembler ses troupes sur le Champ de Mars, il est parvenu à inclure le choix du Louvres dans son discours, en faisant le symbole d’une continuité historique remontant à l’ancien régime.

    Son arrivée sur l’estrade, dans une solitude étudiée, s’est faite non sous la Marseillaise, mais sous les accords de l’ode à la Joie, hymne de l’Europe.

    La pyramide du Louvres a focalisé toute l’attention des complotistes, la musique de Beethoven celle de tous les germanophobes. Le mélange des deux, pourtant, est brillant : décor franco-français, musique européenne.

    Le candidat de En Marche ! a manœuvré efficacement, indiquant qu’il tenait compte du fait qu’un partie de son électorat l’avait soutenu pour des raisons d’inquiétudes quant aux institutions républicaines.

    Cette manière de prendre en compte ces ralliements par dépit brosse les « barragistes » dans le sens du poil. Concession sur la forme, elle ne représente nullement une sur le fond, sur le programme économique, sur la politique à tenir. Elle représente simplement la prise en note d’une volonté de protection des droits démocratiques.

    D’une certaine manière, le « barrage » s’est retrouvé vidé de tout son contenu politique.

    Dans le même temps, poursuivant dans le ralliement, Emmanuel Macron a également salué les électeurs de Marine Le Pen, disant comprendre leur colère et leur désarroi. Un énigmatique « Je ferai tout dans les cinq années qui viennent pour qu’ils n’aient plus aucune raison de voter pour les extrêmes. » a été prononcé. Il est difficile de déterminer son sens. S’agirait-il d’une volonté de parvenir à une synthèse sur un certain nombre de sujet ? Pour le moment, la question reste en suspens.

    Ce qui est certain, c’est que le discours a enfoncé le clou sur un certains nombre de sujets internationaux :  » La France sera au premier rang dans la lutte contre le terrorisme sur son sol et aussi bien que dans l’action à l’international. Aussi longtemps que ce combat devra durer, nous le mènerons « . La politique internationale de l’Etat français n’est pas prête de s’apaiser. L’impérialisme français peut bien se parer d’un sourire enjôleur, il n’en change pas sa nature pour autant.

    Reste à voir comment vont se concrétiser les premières mesures, les premiers choix, les orientations.

    Toujours est-il que la ligne Macron : rassembleuse et unificatrice, n’est nullement un garantie contre toute dérive autoritariste ou toute caporalisation de la société. Une union sacrée, même vendue comme « anti-fasciste » peut très bien s’accommoder d’une exploitation accrue, d’une répression d’autant plus violente qu’elle se targuerait d’être un rempart contre l’extrême-droite.

    Ceux qui voient dans Macron un démocrate convaincu ne doivent pas ôter de leurs esprits qu’il est un agent de la bourgeoisie, dont il exécute la commande.

    Si l’ordre est donné de frapper, si la situation se détériore, gare. Les libertés fondamentales ne sont, au final, que des droits formellement accordés par la bourgeoise. Ils se retirent aussi aisément qu’ils se donnent.

    Du côté des perdants, les législatives sont dans tous les esprits. Marine le Pen a déclaré : Le Front national doit lui aussi profondément se renouveler afin d’être à la hauteur de cette opportunité historique, a-t-elle affirmé. Je proposerai donc d’engager une transformation profonde de ce mouvement afin de constituer une nouvelle force politique. »

    « Ce second tour organise une recomposition politique de grande ampleur entre les patriotes et les mondialistes. » « C’est ce grand choix qui sera présenté par circonscription aux Français lors des législatives. Je serai à la tête de ce combat. »

    Un souffle d’inquiétude travers la « boutique. » Le concept même du Front National arrive t-il à bout de souffle ? Doit-il muter pour devenir le pôle principal d’opposition à la politique d’Emmanuel Macron ?

    L’alliance avec Debout la France, avec Nicolas Dupont-Aignan, avec Christine Boutin, est une nouveauté. Il semble que le Front National soit en passe de  devenir véritablement un front d’organisations nationalistes-chauvines, pour gagner en influence, gagner en relais, gagner en implantations.

    C’est de la réussite ou de l’échec de cette transformation que dépendra la physionomie des prochaines années, que dépendra la physionomie de la prochaine élection présidentielle.

    La France Insoumise, construction artificielle, autour de la personnalité de Jean-Luc Mélenchon, se délite progressivement. Les conflits entre les intérêts du PCF -pourrissant- et ceux du Parti de Gauche -qui ambitionne de prendre la place du Parti Socialiste- prennent une tournure antagonique. Des menaces, des pressions, des procès. La défaite se muera-t-elle en débâcle ?

    Les réformistes radicaux Poutou et Arthaud ont certes pu s’exprimer au cours de cette élection, mais n’ont rien su faire de cette tribune pour faire avancer la conscience politique des masses. En accréditant la mascarade, les trotskistes ont même contribué à solidifier le mythe de la démocratie bourgeoise. Rien n’est à attendre de ce côté.

    La réaction des révolutionnaires et des antiparlementaires est restée majoritairement marquée par le calme. Nouvelle attendue plutôt qu’un coup de tonnerre. Elle est prise avec gravité par les organisations et les militants et militantes, comme une lutte longue, sourde, et difficile à mener.

    Les cinq années qui s’ouvrent dans l’Etat français sont sous le signe de la croisée des chemins. Les aggravations de la crise du capitalisme, les aggravations des tensions politiques et internationales, se répercuteront dans le climat politique. La détérioration sociale promue par Macron jettera dans les bras de la misère et de l’exclusion sociale de parties importantes de la population. Si les organisations communistes -en premier lieu- ne sont pas à la hauteur de la tâche d’organiser et mettre en ordre de bataille les masses, ce seront les fascistes qui en bénéficieront et qui seront en mesure de lancer des mouvements de masse réactionnaires.

    La partie des présidentielle est terminée, mais plus largement elle signifie également un effondrement des marges de manœuvres réformistes et sociales démocrates.

    Elle signifie une cristallisation des tensions.

    Le lâche rempart n’existe plus.

    Il est essentiel, durant ces cinq ans, que le camp du peuple renaisse, soit fort, soit organisé et avance.

    Sans victoire sur le front de l’organisation, sur le front de l’idéologie, il n’existera que des défaites.

    En avant vers cinq années de lutte !

  • Déclaration du premier mai.

    Déclaration du premier mai.

    1er MAI CRUCIAL !

    Déclaration de l’Unité Communiste de Lyon

    Ce premier mai 2017 est sous le signe de la croisée des chemins, tant à l’international, au niveau de la situation de l’Etat Français, que localement. Chacune des échelles est soumise à une pression terrible, issue des convoitises rapaces des différents impérialismes -dont l’impérialisme français, un des plus bellicistes-, aiguillonnés par la crise économique, laquelle ne se résorbe pas. Face à cette situation, il n’existe qu’un seul garant de la paix, des droits, des libertés, du progrès : la constitution d’un camp du peuple fort et uni.

    A l’international, la diplomatie cède peu à peu le pas aux menaces. Les tensions prennent une tournure explosive. A l’échelle mondiale, deux camps hostiles se dessinent : l’un, celui des impérialismes déclinants, essoufflés, celui autour de l’Atlantique, de l’Amérique du Nord et de ses relais. En face, se dresse un nouvel axe, sino-russe, montant, neuf, dévoré d’ambition et de désirs de conquêtes.

    Hostilité géopolitique, concurrence pour des ressources qui se raréfient, pour des marchés à conquérir, pour de la main d’œuvre à surexploiter… les raisons ne manquent pas. Elles sont mues par l’appel du profit, l’appel du gain, l’appel à écraser la concurrence. Elles indiquent un danger de conflagration, pour que les puissances redessinent la carte du monde. Si ce redessin ne peut s’effectuer par la douceur et la négociation, il se fera par la force.

    Ces deux camps sont déjà passés de la rivalité à la guerre interposée. Le conflit syrien ; les coups de force en Lybie, en Côte d’Ivoire, au Soudan ; les menaces sur la Corée du Nord ; tout ceci est la résultante d’une opposition qui se prend un caractère frontal. La guerre fait son chemin dans les esprits, ne déclenche plus de réflexe de rejet, devient une option acceptable, appelée, même, par certains nouveaux croisés.

    Au milieu de ce maelstrom guerrier, les peuples sont pris en otage, divisés, montés les uns contre les autres, sont utilisés comme chair à canon. Les morts deviennent des images utilisées pour peser dans la balance, pour exiger plus d’intervention, plus de bombardements, plus de massacres.

    Au milieu du chaos, pourtant, l’espoir peut également naître. L’impérialisme apprend la guerre à tant et tant qu’il finit par forger les armes de sa chute. Ainsi, les forces combattantes Kurdes, en Syrie, montrent la voie à suivre. Leur résistance est exemplaire et illustre un fait indéniable : les armées populaires sont imbattables !

    En Turquie, aux Philippines, en Inde, au Népal et dans bien d’autres lieux, la résistance aux oppresseurs, la résistance aux dictateurs fascistes et aux réactionnaires tient. Organisés autour de partis communistes révolutionnaires, léninistes et maoïstes, les combattants et combattantes des guérillas, les résistants, les révolutionnaires tiennent bon. Au sein des pays impérialistes, renaissent aussi la révolte, reparaissent également les drapeaux rouges de la révolution.

    Même dans les dépendances de l’Etat Français, dans ses colonies, en Guyane, à Mayotte, le rejet de la domination impériale est total. Dénigrant totalement les injonctions de l’ONU, l’Etat Français campe sur un empire en lambeaux, dans lequel il entretient la misère.

    Les régimes n’ont d’autre choix que de se durcir, de durcir le ton, de durcir la répression pour maintenir l’exploitation. C’est là la tâche des Etats bourgeois. A l’échelle internationale, l’extrême-droite, les xénophobes, les chauvins -de gauche ou de droite, les populistes tiennent le haut du pavé. La victoire de Trump, mais aussi les élections présidentielles que nous vivons actuellement, ne peuvent être regardées que comme les victoires de l’esprit publiciste, de la démagogie. Elles sont autant de gifles faites aux révolutionnaires et aux progressistes. Elles sont un signal.

     

    Il est temps de se réorganiser, de serrer les rangs, d’avancer de nouveau !

    Car au sein de l’Etat français, les tensions se condensent.

     

    Le grand mérite du Parti Socialiste a été de briser le mythe social-démocrate. Il aura été de quitter la fange de l’alliance avec ses courroies de transmission, de hausser le débat et le niveau politique. Ne laissons pas ses successeurs reconstituer ce mythe ! Brisons définitivement l’illusion réformiste !

    Impérialisme descendant, l’impérialisme français montre les dents, se mue en bête féroce, en monstre. Les grands monopoles recherchent les failles et les faiblesses pour déstabiliser d’autres Etats, pour les assujettir. Coups de force, coups d’Etat, corruption, chaos, sont organisés pour maintenir dans l’orbite française les pays dominés, les néo-colonies. Sentant la Françafrique menacée, l’armée française occupe, contrôle le Mali, le Tchad, le Centrafrique… ; pillant, violant au passage. L’impérialisme français forme le socle de toutes les questions politiques, forme la ligne de démarcation principale.

    Au sein de la métropole, les discours vont bon train. Ceux de la présidentielle se divisent en deux camps. Aucun des quatre cavaliers de l’apocalypse, arrivés en tête au premier tour, ne l’attaque. Tous sont ses brillants zélateurs, ses agents.

    Les optimistes, ceux comme Fillon et Macron, en sont fiers, voient dans le libre-échange, dans l’alliance avec les autres capitalismes, dans l’Union Européenne la clé du succès de l’impérialisme français.

    Les pleurnicheurs, Mélenchon et Le Pen, qui le nient, ne voient d’issue que dans le protectionnisme, dans le repli. Pour ces tristes sires, la France est un Etat dominé, colonisé, par les USA, l’OTAN, l’UE ou l’Allemagne. Ces discours, social-chauvin et fasciste-chauvin sont deux discours qui se corroborent, qui se valident, qui se recoupent. Ils sont le socle d’un puissant danger.

    Les communistes sont pour l’internationalisme, pour la révolution, pour la destruction du capitalisme et de l’impérialisme. Ils et elles sont pour le fait de cibler l’impérialisme français comme leur premier ennemi : il est celui sur lequel nous avons le plus de prise, mais il est également notre premier bourreau. Ceux qui s’éloignent de cette ligne ne méritent qu’un seul titre : agents de l’impérialisme français.

    La situation économique n’a eu de cesse de se dégrader. Fermetures d’usines, délocalisations, paupérisation grandissantes, réformes dans l’intérêt unique des patrons. Depuis les années 90, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de racler jusqu’à l’os la protection sociale, les droits des travailleurs, les retraites, l’éducation. Cette dégradation a été « compensée » par plus de police, plus de dureté contre les pauvres, contre les exclus, contre les minorités. Elle est un rideau de fumée, une diversion pour détourner les masses de la lutte. Elle est le terreau des discours fascistes.

    Les discours chauvins, les discours de laquais de l’impérialisme, les discours de l’absence de rupture avec le capitalisme ont formé les socles idéologiques de la monté de l’extrême-droite.

    L’absence de Parti Communiste non-vautré dans le révisionnisme, d’un camp du peuple n’a laissé d’autre voie à la colère populaire que la réaction. L’anticommuniste, le révisionnisme, la falsification, mais aussi l’économisme plat et chauvin ont formé le boulevard des fascistes. In fine, ne pas dénoncer la dictature de la bourgeoisie pour ce qu’elle est, c’est marcher main dans la main avec les populistes les plus répugnants.

    Les élections de 2017 ont montré que la majorité relative, au sein de nombreux lieux, appartenait désormais aux réactionnaires les plus virulents. Accompagné par la bourgeoisie, comme une contre-assurance, le discours réactionnaire s’est implanté fermement. La complicité -active ou passive- des autorités, des préfectures, de la police et de la Justice est une évidence. Cette complicité, ce bouclier, a été une contribution essentielle aux gains des xénophobes et des chauvins.

     La faiblesse des mobilisations à la suite de la nouvelle de l’accession de Marine Le Pen au second tour est illustrative. Tout comme à l’échelle internationale, l’hypothèse de la guerre ne déclenche plus de levée de bouclier, celle de l’irruption de l’extrême-droite non plus.

    Comment en serait-il autrement après tout, quand, après 5 ans de direction socialiste, une copie carbone du programme du F.N. a été appliquée ?

    Lyon dans la tourmente ?

    Vivier de l’extrême-droite, dirigé par un maire opportuniste et soutien de la première heure à Macron, Lyon n’a jamais été un havre de paix pour les forces progressistes. La pression des réactionnaires se fait sentir avec une intensité croissante. Disposant d’une véritable assise, de locaux, de magasins, de bars dans la ville, ces apprentis-sorciers du fascisme se permettent d’opérer attaques et menaces. Locaux attaqués, militants agressés, journalistes menacés, voilà les services rendus par ces révolutionnaires du retour en arrière. Ces enfants de la bourgeoisie traditionnelle-catholique se perçoivent en nouveaux croisés, alors qu’ils ne sont que des auxiliaires de police, des auxiliaires de la réaction.

    Economiquement parlant, la région lyonnaise reste dynamique, mais cela n’empêche ni les fermetures d’usines, comme Bosch, ni d’hôpitaux, comme Henri Gabrielle, ni la répression contre les militants et militantes syndicales et politiques. Les capitalistes ne cherchent qu’à trouver les rendements maximums pour leurs investissements, quitte à faire naître la misère, le chômage, quitte à expulser et à laisser vivre dans la rue.

     

    Avancer et combattre !

    Nous avons cinq ans devant nous.

    Cinq ans durant lesquels les forces militantes, de Lyon comme de l’Etat français, doivent avancer et se préparer à combattre. Cinq années qui forment un sursis. Si nous ne saisissons pas celui-ci pour être plus forts, plus organisés, plus solides, les « on vaut mieux que ça » n’auront plus cours. Nous n’aurons que ce que nous mériterons. Aucune aide, aucune pitié n’est à attendre de la part de la bourgeoisie, du patronat, des fascistes. Nous devons assumer nos responsabilités.

    Nous faisons le choix de refuser le jeu de la bourgeoisie car nous considérons qu’il est truqué. Nous considérons que quelque soit le gouvernement qui en sortira, il sera le fidèle serviteur des intérêts de la bourgeoisie. Seulement, la bourgeoisie de l’Etat français, elle aussi est à la croisée des chemins : Est ou Ouest, protectionnisme ou libéralisme, fascisme ou démocratie ?

    Les forces communistes ont une autocritique à faire, sur leur dispersion, leurs erreurs, leurs manques. Le temps de l’unité est venu, d’unifier nos forces et de poser les bases d’où émergera le Parti Communiste dont nous avons besoin, dont les masses populaires ont besoin.

    Quittons les mythes réformistes et opportunistes d’une illusoire renaissance d’une organisation qui n’est qu’une coquille vide, une marionnette, un croupion entre les mains de la social-démocratie. Mettons fin à cette course à récupérer une marque, un branding qui ne signifie plus que trahison et opportunisme. Quittons l’attentisme, forgeons nos armes.

    Militants et militantes, avançons idéologiquement et politiquement. Renforçons les syndicats, les organisations politiques, les organisations antifascistes. Posons les bases communes d’une opposition extra-parlementaire, opposition progressiste, opposée à la compromission, au réformisme, à l’aménagement d’un capitalisme pourrissant.

     

    Soyons solidaires, tant à Lyon que dans l’Etat français, tant dans l’Etat français qu’à l’échelle internationale. Faisons front commun, contre l’impérialisme français !

    Serrons les rangs !

    Chassons les idées fausses !

    Développons la ligne révolutionnaire !

    Vive le premier mai, vive le communisme !

     

     

  • Rejetons les options que nous laisse l’élection. Construisons le pouvoir populaire !

    Rejetons les options que nous laisse l’élection. Construisons le pouvoir populaire !

    A L’ISSUE DU PREMIER TOUR DES ELECTIONS PRÉSIDENTIELLES, LES RÉSULTATS SONT LA.

    Le pur produit du libéralisme, Emmanuel Macron, est pressenti pour être le nouveau président de l’Etat Français. En face de lui, Marine Le Pen, dirigeante du parti Fasciste, le Front National. Voici donc la configuration du match : Un combat entre une droite pro-UE, libérale, pro-OTAN et une qui est son miroir, anti-UE, xénophobe, protectionniste, pro-russe.

    Les deux représentent deux faces des intérêts des capitalistes de l’Etat Français. Les deux sont des agents de la régression sociale, de l’exploitation accrue, de l’anéantissement des conquêtes sociales. L’un et l’autre représentent les deux branches d’une tenaille faite pour attaquer les travailleurs, les travailleuses, accroitre leur oppression. Libre échangiste ou protectionniste, l’exploiteur reste exploiteur.

    Les réformistes s’empressent de déclarer que nous sommes au pied du mur, qu’il est temps d’adouber tous Macron comme un rempart face au fascisme.

    Ce fascisme, ce sont les gouvernements successifs, dont celui dirigé par le P.S. qui l’ont nourrit, qui l’agitent comme un épouvantail pour que nous avalions une fois de plus, en souriant, les couleuvres.

     

    « PESTE ET CHOLERA, CHARYBDE ET SCYLLA, CERTES, MAIS VOTEZ MACRON QUAND MÊME ! » VOILA CE QU’ON NOUS OFFRE.

    REJETONS CE CHANTAGE.

    Macron, malgré son sourire enjôleur, ses airs rassembleurs, est l’avant-garde des exploiteurs. Il est d’autant plus dangereux que, si il dispose d’une forte assisse électorale, il entraînera dans son sillage, dans un seul camp, les sociaux-démocrates valets du patronat, à la Hollande, et les réactionnaires à la Fillon. Son élection forme un redoutable pôle, une synthèse terrible des positions les plus libérales et les plus antisociales. Il représente l’aboutissement d’un long processus, entamé dès l’irruption de la crise de 2008. Son pouvoir est celui d’un comité de salut des intérêts des capitalistes et des impérialistes de l’Etat Français. Il est le sauveur du patronat français, leur messie, leur héraut le plus pur, le plus zélé.

    Nous en sommes ici aujourd’hui car une confiance aveugle a été donné aux institutions, à l’Etat, aux politiciens et aux politiciennes. Nous en sommes ici car le jeu truqué des bourgeois, fait selon leurs règles, fait selon leurs lois -qu’ils violent régulièrement, pourtant-  ne pouvait que nous y entrainer, comme une terrible lame de fond.

    Pourquoi ? Parce que la bourgeoisie est consciente de ses intérêts et qu’elle est prête à tout mettre en œuvre pour les défendre.

    La bourgeoisie a dicté le programme du président sortant, François Hollande. Elle a dicté la loi El-Khomri. Elle a dicté le 49.3 pour la mettre en œuvre. Elle dictera d’autant plus aisément celui du prochain que celui-ci sera légitimé par un grand nombre de suffrages. Les réformistes, les menteurs, les prestidigitateurs de la politique n’ont eu de cesse que d’emmener les masses populaires vers cet abattoir. Ils ont clamé que la démocratie bourgeoise est la plus pure démocratie, alors que le pouvoir réel est entre les mains du MEDEF et des organisations du patronat.

    Ils nous ont nourris de mots d’ordre stupides, sans le moindre fond, sans la moindre consistance, comme cette « révolution citoyenne par les urnes » inventée par Mélenchon.

    Hier comme aujourd’hui, tout ce que nous avons obtenu, nous l’avons arraché par la lutte. Rien n’a été donné, rien n’a été offert. Pendant cinq ans, nous avons été bernés par les courroies de transmission du PS, des sociaux-démocrates, des vermines qui nous vendent.

     

    NE LES ÉCOUTONS PLUS ! ÉCOUTONS NOTRE COLÈRE !

    LA VRAIE DÉMOCRATIE EST POPULAIRE.

    LE VRAI POUVOIR EST DANS LA LUTTE !

    N’écoutons pas les sirènes de ceux qui veulent que nous liions notre destin à celui d’Emmanuel Macron. Est-ce cela notre seul choix ? Nous prosterner devant le banquier ? Défiler, le bras tendu, devant la fasciste ?

    NON.

    Nous avons le choix de la lutte. Le choix d’avoir, de bâtir notre propre démocratie. Le choix d’avoir notre pouvoir d’opposition. Le choix du camp du peuple.

    Celui-ci n’a pas besoin des parlements, des mairies, des salons de la bourgeoisie, de ses règles étriquées, de son crétinisme. Qu’en ferait-il ? En ces lieux, les patrons donnent leurs ordres, les élus exécutent.

    NOUS VOULONS UNE OPPOSITION EXTRA-PARLEMENTAIRE !

    Les politiciens ont joué leur plus beau tour de passe-passe en se clamant les seuls représentants de la démocratie. Ils et elles l’ont usurpée, l’ont réduite, l’ont broyée, hachée menue, transformée en un simple bulletin.

    Dans les organisations politiques, dans les syndicats, dans les associations, dans tout ce qui nous permet de nous organiser, là réside le pouvoir populaire !

    Dans nos assemblée, dans nos prises de décision, là réside la démocratie.

    Assez des affairistes, des opportunistes.

    Assez des carriéristes.

    Assez du rideau de fumée, des débats de technocrates, de l’absence de contrôle populaire.

    ASSEZ DU CRÉTINISME PARLEMENTAIRE, ASSEZ D’ÊTRE BERNES, D’ÊTRE UTILISES PAR DES CARRIÉRISTES, DES CHAUVINS, DES AGENTS DE L’IMPÉRIALISME FRANÇAIS.

    Construisons aujourd’hui les bases d’une opposition, contre le pouvoir de Macron, contre la démocratie fantoche des législatives, contre le mythe de la démocratie bourgeoise. Si le fascisme de Marine Le Pen est un poison, le gouvernement instable et fragile que Macron mettra en place, si nous ne sommes pas soudé, peut aisément basculer dans quelque chose de tout à fait similaire.

    Dans les rues, dans les usines, dans les universités, dans les lycées, dans les lieux de vie, dans les prisons et les hôpitaux, unissons nous contre l’offensive du capitalisme, contre l’offensive de la réaction.

     

    FAISONS FACE, ENSEMBLE !

    CLAMONS QUE NOUS REJETONS CETTE ELECTION POURRIE, CE DÉBAT TRUQUE !

    PAS UNE VOIX POUR LE JEU DES BOURGEOIS ! CONSTRUISONS NOTRE POUVOIR, CELUI DU PEUPLE !