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  • MLKP : Aux côtés du peuple palestinien pour la liberté, la dignité et la justice !

    MLKP : Aux côtés du peuple palestinien pour la liberté, la dignité et la justice !

    Publié le 12 octobre 2023.

    Le matin du 7 octobre, l’action auto-sacrificielle massive des patriotes palestiniens a porté un coup politique, moral et idéologique sévère à la machine de guerre raciste, génocidaire et colonialiste et à sa haute bureaucratie fasciste armée et non armée. Ceux qui ont déclaré avoir enterré la volonté du peuple palestinien en le transformant en une communauté de réfugiés, qui l’ont rendu incapable de défendre la dignité nationale des Arabes palestiniens et qui ont déclaré les murs physiques et électroniques de l’État israélien insurmontables, ont vécu un cauchemar dont les effets se feront sentir pendant des décennies.

    La machine de guerre appelée Israël sous le règne des sionistes fascistes, racistes et colonialistes est la honte des Juifs. L’État d’Israël est devenu une marque noire sur le front des Juifs avec ses graves crimes contre l’humanité commis contre les peuples arabes palestiniens musulmans et chrétiens pendant 80 ans et son soutien aux régimes fascistes et tortionnaires qui sont les ennemis des travailleurs et des peuples laborieux du monde entier. Ceux qui ont commis des massacres et des génocides contre les Juifs dans toutes les parties du monde au 20e siècle, de l’empire tsariste russe, ennemi acharné des peuples, au régime raciste, fasciste et génocidaire d’Hitler, jusqu’à l’État d’Israël d’aujourd’hui et à Netanyahu, Gallant, Halevi ainsi que leurs semblables qui le dirigent, ont la même lignée. Avec la même mentalité et la même idéologie, ils sont des ennemis de l’humanité.

    La lutte politique et militaire du peuple palestinien contre la machine de guerre fasciste, les attaques génocidaires et le colonialisme est légitime, juste et morale. Aucune démagogie ne peut occulter cette réalité. Le MLKP est aux côtés du peuple palestinien et du Mouvement du 7 octobre. Les tranchées et les positions d’attaque de la résistance palestinienne sont les tranchées et les positions d’attaque de la résistance de tous les peuples d’Asie Mineure et du Moyen-Orient.

    Nous appelons les travailleurs musulmans, chrétiens, juifs et yazidis, les femmes, les jeunes, les travailleurs urbains et ruraux, les scientifiques, les intellectuels et les artistes du jardin aux mille fleurs du Moyen-Orient à soutenir le peuple palestinien, à faire preuve de solidarité et à lutter ensemble pour la libération de la Palestine, pour un Moyen-Orient libre et une fédération démocratique du Moyen-Orient contre les alliances et les forces hostiles aux peuples du Moyen-Orient centrées sur Israël et les États-Unis.

    Nous appelons les travailleurs et les opprimés de tous les continents à descendre dans la rue et à étendre la lutte pour la fin inconditionnelle des attaques fascistes, colonialistes et génocidaires d’Israël, pour le droit à l’autodétermination de la nation arabe palestinienne, pour la libération immédiate de tous les prisonniers politiques dans les prisons israéliennes et pour la réalisation inconditionnelle du droit au retour des millions de Palestiniens en exil à travers le monde.

    Vive la lutte pour la liberté des peuples de Palestine et du Kurdistan !

    Vive la Palestine libre et le Kurdistan libre et uni !

  • Etat turc : Discours de défense contre la justice fasciste.

    Etat turc : Discours de défense contre la justice fasciste.

    Nous publions ici une version légèrement abrégée du discours de défense du communiste Süleyman Göksel Yerdut, qui a été accusé avec 70 autres prisonniers pour avoir participé à la résistance à l’autonomie gouvernementale à Nusaybin. Il a été condamné à 25 ans et demi de prison et à une peine aggravée de prison à vie.

    Avant de commencer ma défense, je veux commémorer au nom du représentant de notre parti à la Rojava, Bayram Namaz, qui est devenu un martyr cette année, tous nos martyrs de la Rojava et les soldats de la force de combat de notre parti à Dersim, les camarades Taylan Kutlar, Hıdır Çallı, Hüseyin Akçiçek, Berfu Dilan Canbay, Ümit Yetik, Veli Görgün, Irfan Gerçek et les camarades Fırat Şeran et Ozan Sökmen, qui ont été récemment assassinés par les forces d’État fascistes. Dans cette salle, je voudrais annoncer à nouveau que nous mènerons leurs idéaux à la victoire. Ils sont notre source de force, nous n’effacerons jamais leurs souvenirs, nous réaliserons leurs rêves.

    D’autre part, je voudrais également saluer une fois de plus le 6e congrès de notre parti, le MLKP, qui s’est tenu récemment avec succès.
    Notre parti, qui a commencé le marathon de la révolution le 10 septembre 1994, a passé sa 25e année de lutte. Notre parti, qui a une histoire de résistance militante et auto-sacrifiée avec l’héritage de dizaines de combattants tombés au combat, a toujours pris sa place au centre ou dans tous les moments de la lutte et de la résistance sociales, des barricades contre l’OTAN au 1er mai, du soulèvement de Gazi au soulèvement de Gezi et du Kobanê Serhildan aux barricades autonomes.

    Depuis le début jusqu’à aujourd’hui, elle est devenue la force socialiste d’avant-garde de la révolution de la Rojava, comme l’a dit le camarade Bayam, « la conscience socialiste de la révolution de la Rojava ».
    En même temps, novembre est le mois de la chute de notre parti et en ces jours de novembre, je voudrais commémorer avec respect et gratitude la chute de la révolution et du socialisme en Turquie, au Kurdistan et dans le monde, en commençant par les martyrs de notre parti. Nous leur avons promis une révolution …

    Nous défendrons bien sûr la vérité ici. C’est exactement la mission historique des communistes, nous sommes du côté de la vérité. La réalité du monde d’aujourd’hui est qu’une minorité heureuse vit en grande pompe alors que des milliards de personnes vivent dans la faim, la pauvreté et la misère. De plus, cette splendeur et cette misère, qui s’accumulent sur deux pôles opposés, se causent mutuellement. C’est la plus grande vérité. C’est pourquoi je parle aujourd’hui au nom des travailleurs, dont la sueur coule entre les engrenages des machines ; au nom de la jeunesse dont l’avenir a été volé ; au nom des enfants affamés du monde qui n’ont même pas un morceau de pain ; au nom des communautés nationales et religieuses reniées et au nom des hommes qui ont déclaré la guerre au patriarcat.
    La lutte des peuples opprimés fait l’histoire

    Notre but n’est pas d’empêcher les punitions sévères qui nous sont imposées, mais d’expliquer la réalité historique et sociale. Nous savons depuis longtemps que l’essence de l’histoire est la lutte des classes, les luttes entre les oppresseurs et les opprimés. Ni les héros ni les « incidents » ne font l’histoire. Ce sont les luttes des classes et des peuples opprimés qui produisent à la fois l’histoire et ces héros ainsi que ces « incidents ». En bref, l’histoire est liée aux classes et l’histoire évolue avec la guerre de classes des opprimés contre les oppresseurs. Ne voyons-nous pas ce mouvement de progrès plus clairement aujourd’hui que d’habitude ?

    Le capitalisme impérialiste fluctue aujourd’hui dans une crise existentielle. La montée du fascisme et du racisme, la crise économique et financière mondiale, l’aggravation des guerres régionales-locales des offensives politiques de l’impérialisme, le chômage croissant, la pauvreté, la faim, etc. sont autant de manifestations de cette crise existentielle. De l’autre côté, il y a les peuples qui s’élèvent de l’Amérique latine à l’Europe, du Moyen-Orient à l’Extrême-Orient avec des revendications économiques et politiques. La bourgeoisie mondiale ne peut plus gouverner comme avant, c’est une conséquence naturelle que la bourgeoisie se tourne vers le fascisme et agit contre les soulèvements populaires.

    Notre pays est devenu une base de l’impérialisme

    La situation n’est pas différente en Turquie et dans le nord du Kurdistan. Ceux qui répandent les slogans « local » et « national » ont atteint le point où chaque mètre carré de notre pays a été ouvert à l’exploitation, au pillage et aux politiques d’occupation. Notre pays n’est pas aujourd’hui sous l’occupation des forces armées des impérialistes, mais leur a été remis volontairement. Chaque coin de notre pays est une base impérialiste, il n’y a pas un endroit qui ne soit pas exploité, pillé et occupé.

    L’exemple le plus récent est celui de Mount Isa, qui a été donné aux monopoles internationaux du Canada. Des dizaines de milliers d’arbres ont été abattus pour que ces monopoles puissent remplir leurs coffres. Est-ce votre « local » et votre « national » ? Les capitalistes et les impérialistes, ainsi que leurs collaborateurs régionaux, aiment le profit, les gains, l’exploitation, le pillage et l’occupation. Ils sont les ennemis de la nature. Ils ne s’empêcheront jamais de détruire à la fois l’équilibre de la nature et la santé des peuples pour le profit. Un immense pays est en train d’être dilapidé par les compagnies minières, les compagnies aurifères et les compagnies énergétiques. De la montagne Ida à Hasankeyf, du lac Salda à Fatsa, de Gerze à Munzur, de Eskişehir à Sinop et à la mer Égée, la destruction écologique continue.

    En conséquence, les terres arables ne peuvent plus être utilisées, les animaux ne peuvent plus être gardés dans les prairies, les vallées, les montagnes et les forêts sont dilapidées pour les relations diplomatiques internationales et les affaires sales. Les centrales hydroélectriques (HES), qui sont construites dans le cadre de la politique énergétique, et les barrages détruisent notre nature, les côtes et les baies sont libérées pour le développement et deviennent ainsi les victimes de l’industrie de la construction. Cela n’a pas suffi, nos plages, les plages populaires, sont pillées et vendues pour des commandes ouvertes / secrètes. Alors qu’il ne reste pas une seule parcelle de terre invendue, ceux qui se cachent sous le masque du patriotisme condamnent les autres, comme des traîtres à leur pays, qui disent la vérité et défendent les pauvres travailleurs opprimés. Ceux qui tentent de cacher leur sale politique par le nationalisme doivent savoir que le nationalisme sera la dernière cachette des oppresseurs et des « vrais traîtres ». J’aimerais maintenant commémorer le vénéré Nazım Hikmet. Il a dit : « Si les objets de valeur dans vos coffres-forts et vos comptes bancaires sont du patriotisme, si le patriotisme meurt de faim au bord de la route, si le patriotisme tremble dans le froid comme un coeur et frissonne de la malaria en été, si sucer notre sang écarlate dans vos usines est du patriotisme, si le patriotisme est les griffes des seigneurs de vos villages, si le patriotisme est le catéchisme, si le patriotisme est le club de police, si vos allocations et vos salaires sont du patriotisme, si le patriotisme est les bases américaines, les bombes américaines et les missiles américains, si le patriotisme n’échappe pas à notre ignorance noire puante, alors je suis un traître ».

    Nous disons aussi que si la patrie, c’est les boîtes à chaussures remplies de dollars américains, si la patrie signifie que les pauvres ne peuvent pas ramener de pain à la maison, mais que tous les « fruits du paradis » sont livrés au palais lorsque les travailleurs du troisième aéroport d’Istanbul sont exposés aux punaises de lit, alors vous êtes des amoureux de la patrie, mais nous sommes des traîtres à la patrie. Il est impossible de regarder cela en silence.

    Les relations et les accords internationaux accélèrent la roue de l’exploitation, du pillage et de l’occupation. Les mesures prises, les taxes, les augmentations de prix et le coût élevé de la vie touchent directement les pauvres et les amènent au bord de la misère. En raison de la dépendance extérieure, de l’arrêt de la production industrielle, en plus des dépenses de luxe, les S-400 et autres moyens de guerre similaires sont achetés à l’extérieur, alors que les besoins humains fondamentaux ne peuvent être satisfaits. Alors que les valeurs matérielles et morales des opprimés, des travailleurs et des pauvres sont impitoyablement détruites, il est impossible d’ignorer et de taire tout cela. Le régime colonial fasciste tente de maintenir son pouvoir politique en détruisant des valeurs historiques, sociales et religieuses vieilles de plusieurs milliers d’années. Il tente d’inciter à l’hostilité les peuples qui vivent ensemble sur une base égale et fraternelle. Des méthodes d’assimilation, de génocide, etc. sont pratiquées à l’encontre des Kurdes, des Arméniens, des Tcherkessiens, des Grecs et de tous les autres peuples qui ont vécu fraternellement avec le peuple turc, les espaces communs de vie étant ainsi dissous. Cette politique moniste, raciste, nationaliste, confessionnelle et sexiste est soutenue et menée par l’État, nos peuples luttent avec persistance contre toutes ces approches antidémocratiques pour assurer leur propre existence sur la base d’une vie égale, fraternelle et libre.

    Le chaos dans l’ordre de l’esclavage est le début de la liberté

    Sans aucun doute, la victoire dans la lutte contre le capitalisme, l’impérialisme et ses collaborateurs n’est possible qu’avec une révolution. Cela nécessite une lutte armée. La résistance à la répression, à l’oppression, à l’exploitation et à l’injustice est un critère social de vérité. Tout comme la résistance est légitime, la réparation l’est tout autant. L’utilisation des moyens de résistance est hautement légitime et justifiée.

    C’est pourquoi notre résistance et notre lutte armées contre la dictature coloniale fasciste sont hautement justifiées et légitimes. Un homme sage a dit que si l’ordre signifie esclavage et oppression, alors le désordre est le début de la justice et de la liberté. C’est une explication simple de la légitimité de la destruction de l’ordre des dirigeants. C’est la condition d’existence et la raison d’être de l’avant-garde révolutionnaire pour défendre les revendications des opprimés et susciter leur colère. C’est inévitablement la première tâche fondamentale des révolutionnaires que de construire une société socialiste dans laquelle nos peuples ont des droits et des libertés démocratiques ; dans laquelle les différents groupes religieux, identitaires et culturels peuvent vivre dans des relations égales et libres ; dans laquelle est mise en œuvre une politique économique collective sociale dont la base juridique est constituée et qui abolit les politiques économiques dégradantes et douloureuses comme le chômage ; dans laquelle est institutionnalisée une politique sociale qui, en tant que cellule de base de la société, accorde notamment la pleine égalité aux femmes, aux LGBTI et aux enfants ; dans laquelle le harcèlement, le viol, les meurtres cesseront ; dans laquelle la compréhension de la justice est renforcée et une égalité est établie ; dans laquelle un environnement libre est créé et une compréhension écologique de l’industrie est établie qui accroît la conscience de l’environnement et de la nature ; dans laquelle une révolution dans la façon de penser est réalisée avec la base et la superstructure. Et la révolution est une nécessité pour cela.

    La lutte pour la révolution et le socialisme libère !

    La lutte pour la révolution et le socialisme libère. Elle libère de la saleté et de la rouille du capitalisme. La lutte pour la révolution et le socialisme crée le nouvel humain, contre un humain qui a été dégénéré, décrépit et rendu égoïste par le capitalisme. Le nouveau monde sera sans aucun doute l’œuvre du nouvel humain. Au XVIe siècle, Thomas Hobbes a dit « Homo homini lupus », ce qui signifie « l’homme est un loup pour l’homme ». Oui, le capitalisme, c’est la même chose. Parce que le capitalisme libère l’homme de l’humanité. Mais nous savons depuis Marx qu’un humain est le produit des relations sociales et des conditions matérielles qui l’entourent. Pour que l’homme puisse atteindre sa véritable identité sociale et retrouver son chemin vers l’humanité, le capitalisme doit être banni et détruit ; la victoire du socialisme est à nouveau un phénomène inévitable, une nécessité. La leader révolutionnaire Rosa Luxemburg, qui a dit « le socialisme ou la barbarie », a été l’une des meilleures à comprendre que le socialisme n’était pas un choix mais une nécessité. Aujourd’hui, les communistes qui comprennent cette nécessité sont les précurseurs d’une humanité libérée. La destruction par le capitalisme ne se limite pas à la destruction des valeurs humaines. Dans l’ordre de l’esclavage salarié, les gens sont poussés vers le désespoir et la destruction.

    Il est de notre devoir de détruire l’ordre de l’oppression

    Ce n’est pas une coïncidence si le taux de suicide a augmenté récemment. Le capitalisme est devenu un ordre de suicide. La solution n’est pas le suicide, mais la lutte. Ce ne sont pas ceux qui se voient sous pression qui méritent la mort, mais le capitalisme lui-même, qui exerce cette pression.

    La crise existentielle dans laquelle se trouve le capitalisme impérialiste est structurelle et elle est différente des crises précédentes, car elle correspond à une époque où la part du travail dans le revenu total diminue, où l’abîme entre les pauvres et les riches s’agrandit, où la production flexible s’étend de plus en plus. Le sauvetage des entreprises et des participations par l’État, qui agit dans l’intérêt de la classe capitaliste, montre que le fardeau de la crise pèse sur les travailleurs pauvres opprimés de la population. Les grèves ont été interdites, les droits abolis, les meurtres de travailleurs ont augmenté, les arrestations massives, etc. sont l’expression du soutien impitoyable des règles de l’exploitation, surtout en raison de l’état d’urgence, qui est devenu la norme.

    Après l’échec de la tentative de coup d’État du 15 juillet, qu’Erdogan et l’AKP ont déclaré être une bénédiction, une chasse à toutes les valeurs révolutionnaires et aux droits démocratiques des couches pauvres de la population opprimée a commencé, et des milliers de personnes ont été arrêtées.

    Nous défendons le droit des peuples à l’autodétermination

    Toutes les dépenses effectuées par le palais, par toutes les structures de l’État sont l’expression de la cupidité, du gaspillage et du vol. C’est pourquoi nous sommes les enfants politiques de la rue des banlieues des travailleurs pauvres opprimés et non les imbéciles du palais. Nous ne sommes pas les esclaves du capitalisme impérialiste, mais les combattants de la liberté du socialisme. En tant que combattants révolutionnaires, notre tâche principale est de défendre la vérité en utilisant les valeurs et les réalisations humaines comme base. Dans ce contexte, nous considérons le droit des peuples à l’autodétermination comme un droit humain universel. Ce rapprochement est caractérisé et nié dans notre pays comme une question existentielle. Cela fait également partie de la crise actuelle. Comme s’il ne suffisait pas que le régime colonial fasciste maintienne le Kurdistan du Nord sous le joug colonial pendant un siècle, il tente d’établir le même colonialisme à Rojava et au Basur-Kurdistan aujourd’hui. Aujourd’hui, une partie de la Rojava et du Basur est sous l’occupation de l’État colonial fasciste.

    La révolution de la Rojava, qui en est maintenant à sa 8e année, était apparue sur la scène comme la « troisième voie » des peuples contre l’impérialisme et la réaction régionale. L’État fasciste a essayé d’étouffer la révolution et a mobilisé des bandes fascistes pour elle, après 2016 il a commencé des attaques directes contre l’occupation. La victoire sur les bandes fascistes de Daesh a rendu les attaques des colonialistes encore plus impitoyables. Une étape de cette attaque colonialiste a été l’occupation de l’Afrique. Pendant des semaines, l’Afrique a été bombardée avec la permission des impérialistes, des dizaines de milliers de personnes ont été forcées de quitter leur pays et aujourd’hui l’occupation coloniale en Afrique est comme un poignard sur le sol de la Rojava. Les peuples de Rojava et leur avant-garde briseront ce poignard tôt ou tard. Mais les colonialistes ne peuvent pas être satisfaits, leur regard est dirigé vers la zone appelée « Est de l’Euphrate », à l’est de Rojava. Comme nous le savons par les occupations précédentes, cette occupation sera également confrontée à la volonté du peuple, cela ne fait aucun doute.

    L’autonomie gouvernementale et l’autodéfense sont des droits de l’homme fondamentaux.

    Une autre attaque d’occupation par le régime colonial fasciste est dirigée contre le sud du Kurdistan. Le régime colonial a continuellement bombardé le Kurdistan du Sud avec ses avions de combat. Il est une puissance d’occupation de facto avec ses bases militaires là-bas depuis des années et essaie d’avancer sur le terrain depuis plus d’un an, mais face à l’énorme résistance des guérillas. Le peuple kurde paie la facture de cette guerre et de cette occupation par des massacres, la douleur, la crise, le chômage, la faim, la pauvreté et le suicide au cyanure. Comme si cela ne suffisait pas, ils disent : supportez la sale guerre, la faim, la pauvreté, le chômage, les suicides !

    Erdogan et ses pouvoirs AKP tentent de maintenir leurs positions par une stratégie anti-kurde. Cela ne signifie rien d’autre que de mener la société à la guerre civile. Erdogan et le régime de l’AKP ont sacrifié la vie de milliers de jeunes kurdes et turcs pour rester au pouvoir afin d’accroître les richesses qu’ils ont acquises en exploitant le travail de nos peuples travailleurs et travailleuses. Ils sont prêts à toute attaque et fraude.

    Il s’agit de la demande du peuple kurde pour l’égalité et l’autodétermination. La réponse du colonialisme à cette demande a toujours été les massacres et l’occupation. Cette scène ici, l’accusation contre la résistance à l’autonomie gouvernementale, montre à quel point cette résistance était correcte et légitime. Le droit des nations à l’autodétermination doit être traité comme une revendication légitime et juste dans le cadre des droits de l’homme. Si ce droit est impitoyablement attaqué, alors l’autonomie gouvernementale et l’autodéfense sont également un droit humain fondamental. Lorsque la lutte des mères du samedi pour retrouver leurs enfants enlevés et disparus par l’État et ses gangs est violemment interdite ; lorsque les familles des travailleurs tués dans des meurtres liés au travail cherchent à obtenir justice et sont entravées par des coups de pied, des matraques et des gaz lacrymogènes ; lorsque des femmes sont assassinées chaque jour après que l’État patriarcal et ses tribunaux ont délivré des chèques ouverts aux meurtriers de femmes ; alors l’autonomie et l’autodéfense ne sont pas seulement un droit, c’est plus que cela, une nécessité. Erdogan et son pouvoir AKP, qui ne suivent même pas leurs propres règles, ont nommé des administrateurs pour neutraliser les élus par la volonté du peuple. Les administrateurs ont été établis accompagnés d’unités spéciales et de la police. La volonté de millions de personnes a été déclarée invalide. C’est un coup d’État évident. Bien sûr, nos peuples et leur avant-garde y feront face avec résistance. Dans ces conditions fascistes, dans lesquelles la société est complètement assiégée, il n’y a pas d’autre choix que de résister à l’autonomie et à l’autodétermination. C’est pourquoi notre lutte révolutionnaire est juste et légitime parce qu’elle contient des valeurs humaines.

    Vous ne pouvez pas arrêter le MLKP, c’est l’avant-garde de millions

    Dans tous ces processus, le MLKP a pris et continuera de prendre sa place avec une résistance auto-sacrifiée à Rojava ainsi qu’à Başur et Bakur. Il a été et est toujours au centre des attaques de la dictature fasciste et coloniale. Si, comme d’habitude, les médias de leur palais sale aboient qu’ils ont « nettoyé » avec nous, notre parti fera revivre la tradition de résistance à la dictature fasciste et continuera son chemin partout où règnent l’oppression, l’exploitation et la barbarie.

    La seule vérité que l’oppression et la barbarie ne peuvent pas obscurcir est que le moment des plus grandes ténèbres est aussi le moment le plus proche de l’aube. C’est pour cette raison que nous disons : « Nous sommes l’avenir et l’espoir ! »

    C’est pourquoi vous ne pouvez pas détruire notre parti, le MLKP, car nous sommes la voix, le souffle et l’avant-garde des millions d’opprimés. Je rejette avec véhémence le terme « organisation terroriste » dans l’acte d’accusation. Toute l’histoire de notre parti a été témoin de luttes pour un monde sans sexe, égal, juste et libre. Le MLKP a pris sa place sur la scène de l’histoire au nom du pouvoir de la classe ouvrière.
    Dans notre pratique, vous ne trouverez pas une seule action qui ait dirigé la violence contre des cibles incertaines ou des civils et des peuples. Si les forces de l’ordre veulent trouver des organisations terroristes ou des terroristes, elles n’ont pas besoin de chercher bien loin. Il suffit de regarder l’AKP, qui planifie et exécute les politiques de massacre menées par l’État au Kurdistan et en Turquie. Le but de notre vie est de faire partie de la lumière révolutionnaire, qui est dirigée contre l’immense obscurité, même si c’est au prix de grands efforts. C’est pourquoi une attitude digne, malgré les conditions du fascisme, est l’expression de toute notre vie. Concrètement, il est important de ne pas rompre le travail auquel nous avons participé avec de grands effots, les camaraderies que nous avons construites, les promesses que nous avons faites, jusqu’au dernier moment.

    C’est dans cet esprit que nous poursuivrons résolument notre lutte révolutionnaire avec une grande dignité et une grande résilience. J’ai une vie, je peux la perdre. Mais je ne perdrai jamais ma vie révolutionnaire que j’ai construite avec passion, avec bonheur et avec amour. C’est avec cette dignité et cette fierté que je termine mes propos par le slogan « Vive la révolution, vive le socialisme » pour un monde sans sexisme, égal, juste et libre.

    28 novembre 2019

  • Interview de  Salih Müslim (MLKP)  à propos du Kurdistan syrien

    Interview de Salih Müslim (MLKP) à propos du Kurdistan syrien

    « Nos seuls amis sont dans les rues du monde entier! »

    Salih Müslim a été coprésident du Parti de l’Union démocratique syrienne (PYD) de 2010 à 2017. Il est actuellement coordinateur adjoint du Comité national de coordination pour le changement démocratique. Le 26 octobre 2019, il a pris position par rapport à la guerre d’agression du régime turc fasciste sur la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie.

    Salih Müslim a été invité pour prendre la parole lors de la manifestation du Parti communiste marxiste-léniniste de Turquie (MLKP) [Le MLKP est membre de l’ICOR] à Ludwigshafen/Allemagne le 26 octobre à l’occasion de son 25e anniversaire. En raison de la situation de guerre, Salih Muslim n’a pas pu entrer en Allemagne. Il a envoyé le message ci-dessous pour la discussion sur le podium via Skype. La Turquie demande l’extradition de Salih Müslim, car le démocrate convaincu est un terroriste à leurs yeux. Nous publions son message complet ici.

    Salih Muslim :
    « Depuis le 9 octobre, Rojava a été attaqué non seulement par la Turquie, mais également par des bandes terroristes islamistes. Le 17 octobre, un cessez-le-feu est intervenu. Nous sommes prêts à discuter, mais l’autre côté ne nous a pas respectés. L’accord, et avec les Russes et avec les États-Unis, nous ne les acceptons pas. Nous n’acceptons que la trêve. En outre, il n’existe pas de véritable cessez-le-feu, les attaques se poursuivent et la population civile est attaquée.

    Pas le choix mais la résistance par tous les moyens
    Tout le monde est uni et ces pouvoirs n’écoutent personne. Cela vaut en particulier pour l’AKP et le MHP (parti fasciste en Turquie, qui forme le gouvernement avec l’AKP d’Erdoğans, note de l’éditeur). Nous n’avons d’autre choix que de résister par tous les moyens. 300 000 personnes ont déjà pris la fuite. Beaucoup d’entre eux sont seuls, la plupart doivent dormir en plein air n’ayant pas d’abri. À Kobanê ou à Hasaka, ils viennent essayer de s’occuper d’eux, mais dans bien d’autres endroits, ils n’ont personne pour s’occuper d’eux.

    Les organisations d’aide des organismes internationaux n’apportent aucune aide en matière de médicaments. Il y a de moins en moins d’hôpitaux en fonction. Du Kurdistan du Sud¹, nous recevons des marchandises, mais elles sont complètement insuffisantes. L’infrastructure est perturbée – les routes entre les villes ont été fermées.

    L’espace aérien doit être bloqué
    Nous ne sommes plus confrontés seulement à Daesh. Des drones et des avions de chasse des fascistes turcs menacent également nos vies. L’espace aérien doit être bloqué! Depuis plus de deux ans, la Turquie entretient de bonnes relations avec Daesh. Ils avaient occupé les puits de pétrole pendant une période à l’Est, développé un commerce de pétrole dynamique et la famille Erdoğans avait également gagné beaucoup d’argent grâce au gaz naturel.


    La résistance de Kobanê est un signal énergique
    La bataille de Kobanê a commencé alors que Daesh et les membres de gangs devaient se trouver à la frontière. Maintenant, ils se préparent à une nouvelle attaque. Ces gangs assassinent, détruisent et mutilent les gens.

    Il y avait des rassemblements internationaux et des accords contre nous. L’ONU, les États-Unis et la Russie se sont rencontrés trois fois. C’est un ignoble plan, ils se sont tous mis d’accord contre les Kurdes. Nous connaissons le génocide des Arméniens, il s’agit en définitive d’un génocide des Kurdes. Surtout, l’attaque vise le système démocratique, les droits des femmes, l’autonomie gouvernementale et la coexistence pacifique multiethnique. Ils veulent détruire ça !
    Nos seuls amis sont dans les rues du monde entier! Ils devraient le savoir: nous résisterons jusqu’au bout. Nous ne nous sentons pas seuls parce que vous existez! Nous nous défendrons jusqu’au bout – et le but c’est la victoire. Cette victoire profitera à toutes les forces progressistes du monde. Nous n’avons jamais été séparés de vous ces dernières années. Et c’est pourquoi la victoire ne sera pas seulement la nôtre, elle sera aussi la vôtre. »

  • Résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient

    Résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient

    Lettre d’accompagnement à la résolution finale de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient et Afrique du Nord

    Cher-e-s camarades,

    la troisième Conférence mondiale de l’ICOR a décidé d’intensifier les efforts dans la région du Moyen Orient. Dans ce processus, il y a eu maintenant un progrès très important : la 4e Conférence Moyen Orient et Afrique du Nord a pu avoir lieu (pour la première fois) avec le Liban comme pays hôte aussi dans le Moyen Orient.

    La conférence a réalisé un échange et une coopération fructueux des différents partis et organisations de la région et au-delà. Tout à fait dans l’esprit de l’ICOR que les révolutionnaires du monde doivent coopérer plus étroitement dans les questions dans lesquelles ils sont déjà d’accord et discuter des divergences avec une culture de débat démocratique. Vous trouverez les questions clés de la discussion dans la résolution finale.

    La participation aussi d’organisations qui ne sont pas membres de l’ICOR jusqu’à présent, leur a permis de faire la connaissance de notre travail et nous a permis d’apprendre de leurs expériences, connaissances et opinions – ce qui a été accueilli très positivement des deux côtés. Ceux présents a cette conférence étaient : les LCP/Liban, MLKP/Turquie-Kurdistan, MLPD/Allemagne, Newroz Association/Kurdistan, PFLP/Palestine, PPDS/Tunisie, TKP-ML/Turquie, MMLPL/Maroc, ILPS, DFLP/Palestine, ainsi qu’une représentante de Levantinist Progressive Movement pendant une journée.

    Activement ont participé par des messages ou étaient empêchés de venir seulement pour des problèmes de visa : les CPI(ML) Red Star/Inde, PCR Égypte, CPI Komala/Iran et ont été, pour cette raison, aussi questionnés pour la signature.

    La résolution finale de la Conférence Moyen Orient peut alors être publiée maintenant. Malheureusement le DFPL n’a pas pu se résoudre après tout à la signer en tant qu’organisation. Néanmoins la résolution est un succès important et une bonne clôture de cette conférence réussie – et en même temps le prélude à la poursuite de la coopération ! Les organisations soussignées sont énumérées ci-dessous. Un grand merci au MLKP pour le travail préparatoire approfondi !

    Toutes les organisations de l’ICOR ou bien d’autres organisations amies peuvent également signer cette résolution !

    Salutations cordiales

    Les participants de la 4e Conférence de l’ICOR Moyen Orient et Afrique du Nord du 28 et 29 septembre 2019 à Beyrouth adoptent la résolution suivante :

    Faire progresser la lutte commune et la révolution au Moyen Orient et en Afrique du Nord !

    1. Depuis des décennies, le Moyen Orient et l’Afrique du Nord sont le cible d’agressions impérialistes en raison de la richesse de leurs ressources naturelles et de leur importance géopolitique. Nous rejetons fermement toute ingérence impérialiste dans cette région. Nous sommes d’accord pour dire que nous ne prenons parti que pour la classe ouvrière et les larges masses des opprimés dans leur résistance et leur lutte pour des sociétés libérées.

    2. Il existe d’importants mouvements de libération nationale et de révolution au Moyen Orient et en Afrique du Nord. Nous reconnaissons et soutenons les efforts déployés par les peuples kurde et palestinien pour s’entraider mutuellement dans leurs luttes. Leurs luttes sont d’une importance stratégique pour la région et le monde. Nous soutenons la revendication d’inclure une administration multi-ethnique, multireligieuse et autonome dans le Comité constitutionnel en Syrie.

    3. Nous sommes aux côtés de la résistance palestinienne contre l’occupation sioniste et réaffirmons notre soutien aux droits nationaux du peuple palestinien et, au-delà, au droit au retour, conformément à la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations unies en 1948.

    4. Nous soutenons la lutte kurde contre l’État fasciste turc et ses alliés impérialistes.

    5. La lutte pour un Moyen Orient et une Afrique du Nord libérés est inséparable des luttes dans le monde entier. Les luttes et grèves du mouvement ouvrier du Pérou à l’Australie, les luttes de libération armée dans différentes parties du monde et les luttes des militants écologistes font partie des luttes qui nécessitent notre participation et notre solidarité. Leur ennemi commun est le système impérialiste mondial. Pour vaincre cet ennemi, nous devons nous organiser au-delà des frontières.

    6. La libération des femmes dans la construction du parti, la lutte de classe et pour une société libérée est la réponse à la double exploitation et oppression de la masse des femmes. Cela a été sous-estimé dans les partis de gauche et communistes, et il reste encore beaucoup à faire. Nous apprécions le rôle important que jouent les femmes. Il a été très évident dans diverses luttes dans la région, en particulier parmi les révolutionnaires dans le Nord et l’Est de la Syrie et en Palestine. Les femmes ont également joué un rôle actif, égal en droits et de premier plan dans cette conférence aux côtés de leurs camarades.

    7. Nous devons combattre le chauvinisme, le poison utilisé par les forces impérialistes et réactionnaires et les régimes colonialistes pour diviser la classe ouvrière et tous les opprimés.

    8. La menace de l’impérialisme et des régimes fascistes nous pousse à nous unir et à faire l’alliance avec toutes les forces anti-impérialistes et anti-fascistes dans un front uni. L’ILPS et l’ICOR ont entrepris des pas importants pour former un tel front uni et appellent toutes les forces anti-impérialistes et antifascistes à s’y joindre.

    9. Les sociétés socialistes sont l’objectif brillant des efforts des forces marxistes-léninistes et révolutionnaires. Pour atteindre cet objectif, la construction de partis révolutionnaires et marxistes-léninistes bien organisés et bien préparés est d’une importance cruciale.

    10. La conférence s’est déroulée dans une atmosphère productive. La culture de débat s’est basée sur le respect des opinions et des expériences des autres, sur la solidarité et le dépassement des divergences malgré les nombreuses questions qui restent encore à résoudre.

    11. Les jeunes ont joué un rôle actif dans la préparation et le bon déroulement de la conférence.

    12. Les partis et organisations participants sont convenus de renforcer la solidarité internationaliste et de continuer à travailler ensemble pour développer le travail révolutionnaire avec des mouvements de masse et des révolutions.

    13. La conférence était d’accord d’organiser plus de manifestations de ce type à l’avenir.

    Statut des signataires du 11/10/19 (Liste actuelle des signataires à l’adresse suivante : www.icor.info)

    1. CPI(ML) Red Star (Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge/
    2. LCP Lebanese communist partyLibanesische Kommunistische Partei
    3. MLKP Marxist Leninist Communist Party Turkey / Kurdistan
      / Kurdistan/Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan
    4. MLPD Marxist-Leninist Party of Germany
      Parti marxiste-léniniste d’Allemagne
    5. Newroz Association
    6. PCR Egypt Revolutionary Communist Party of Egypt Partido
      Partie communiste révolutionnaire d’Egypte
    7. PFLP Popular Front for the Liberation of Palestine
    8. PPDS Patriotic Democratic Socialist Party
      Parti Patriotique Démocratique Socialiste
    9. TKP-ML Communist Party of Turkey – Marxist-Leninist Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste
    10. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine
  • Urgence Rojava – communiqué ouvert à signature.

    Urgence Rojava – communiqué ouvert à signature.

    Le communiqué suivant est le fait d’une élaboration commune à l’issue d’une réunion impulsée par nos camarades kurdes de Lyon. Il n’est pas un communiqué UCL mais est un communiqué ouvert à signature. Chaque organisation, collectif, syndicat qui souhaite le faire sien est invité à nous contacter. Pour des raisons de temps, ce communiqué est un fruit de l’urgence. Il n’est ni parfait, ni complet. Mais il illustre une position à minima, basée sur le consensus général qui est ressorti de la réunion.

    Nous centralisons les signataires ici : Unite.communiste.lyon@gmail.com

    Halte à l’agression turque ! Défendons le Rojava !

    Hier, le 9 octobre, les troupes Turques ont franchi à nouveau la frontière qui sépare l’État turc du Rojava.

    [Le Rojava est une région historiquement kurde du nord de la Syrie, contrôlée à l’heure actuelle par les Forces Démocratiques Syriennes, une coalition de forces progressistes et révolutionnaires, qui s’est battue pour faire naître un espace de liberté et de démocratie entre les blocs impérialistes.]

    Les bombardements ont commencé, frappant les civils comme les combattants et combattantes. Une nouvelle offensive du régime réactionnaire d’Ankara débute. Elle vise comme objectif de prendre le contrôle des plaines autour de l’Euphrate, ciblant particulièrement la grande ville de Racca. Elle vise également plus largement à s’emparer de tout le Rojava et de l’annexer à l’État turc.

    C’est la crainte d’un génocide, d’une épuration ethnique, qui plane sur le Rojava. L’État turc veut remodeler à sa guise la carte de la région, quitte à exterminer ceux qui s’opposent à son ordre.

    Cette guerre est d’une double nature :

    D’une part elle est géopolitique. Elle vise à étendre l’État turc, sa sphère d’influence, mais aussi à contribuer au dépeçage de la Syrie. Plus largement, elle s’inscrit dans une montée des tensions internationales entre les grandes puissances. Ce sont les sphères d’influence russes et occidentales qui sont redessinées. D’un côté comme de l’autre, on courtise le régime d’Erdogan pour le faire rentrer dans une orbite ou dans une autre.

    C’est également un test grandeur nature pour les nouveaux armements, une démonstration de forces entre géants militaires. Les armes d’une future troisième guerre mondiale connaissent, là-bas, leur banc d’essai.

    De l’autre, c’est une croisade idéologique qui est menée. Au Rojava, c’est une expérience d’une construction d’une société nouvelle qui est menée. Une effervescence démocratique s’est emparée des zones libérées de l’emprise du régime syrien, des forces djihadistes ou de Daesh. Et cette société nouvelle en gestation, cette lueur d’espoir, les réactionnaires veulent l’écraser pour qu’elle ne serve pas de modèle, d’inspiration. Il ne fait nul doute que l’armée turque court également vers les prisons où sont détenus les criminels de Daesh. Elle fait cela pour redonner vie à une nouvelle bête furieuse qui l’a déjà si bien épaulée.

    Cette inspiration, cet exemple a dépassé les frontières du Rojava ! Nous, comme la très large majorité de l’opinion publique de tous les pays belligérants, disons non à cette guerre !

    Sous la pression de ces opinions publiques, la quasi-totalité des pays du globe ont dénoncé cette guerre. Mais cette condamnation se paie uniquement de mots.

    L’offensive turque n’a pas pu être lancée sans l’aval des grandes puissances. Les USA ont ainsi reculé leurs troupes pour laisser le champ libre aux blindés turcs. Ni la Russie, ni l’Angleterre, ni l’Allemagne et certainement pas la France ne peuvent prétendre être surprises.

    Ces puissances traitent le Rojava comme un pion sur leur échiquier, le laissant se faire écraser.

    Mobilisons-nous ! Soyons solidaires ! Soutenons la juste lutte du Rojava !

    Nous n’oublions jamais que ce conflit n’est pas un conflit local ou régional. C’est un combat qui concerne l’intégralité de la planète. Partout où la liberté, où l’égalité recule, c’est une défaite pour l’humanité entière. Les méthodes employées par les régimes criminels qui oppriment les peuples ne leur sont pas réservées. Elles sont utilisées là-bas aujourd’hui, rien ne garantit qu’elles ne seront pas employées ici demain.

    Nous appelons à rejoindre les comités de soutien, à aider, politiquement, financièrement, ceux qui luttent contre la tyrannie d’Erdogan, ceux qui veulent un Rojava libre et démocratique !

    Nous appelons à manifester

    Rendez-vous samedi 12 octobre à 15h30 place Bellecour.

    Dénonçons l’agression turque contre le Rojava !

    Signataires à la date du 12/10/19 : Centre culturel Mésopotamie ; Union Communiste Libertaire – Lyon ; Unité Communiste de Lyon ; Eco défense ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste ; Jeune Garde Lyon

  • Éléments d’un bilan  – Communiqué UCL / UPML

    Éléments d’un bilan – Communiqué UCL / UPML

    Les 25 organisations membres en Europe de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) avaient décidé, en 2018, de cette campagne à l’occasion des élections européennes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, l’ont menée, ensemble avec les Amis de l’ICOR, avec fierté en France. A son issue, considérant la mesure de nos forces, les résultats sont largement positifs !

    Pour nous, il s’agit d’une une première, sous de multiples aspects :

    • Nous avons dénoncé l’Union européenne et ses États membres impérialistes, destructeurs de l’Homme et de la nature, fauteurs de guerre, dominants des pays opprimés.
    • Nous avons exposé la complexité des relations entre notre impérialisme et les autres qui constituent l’UE. Entre leur volonté de rapprochement et leur volonté de se dévorer les uns les autres. Nous avons dénoncé le diktat des monopoles dans les États  et dans l’UE à l’ère de la production internationale, la subordination et la fusion entre groupes monopolistes et organes étatiques et européennes – surtout contre l’illusion que l’on pourrait changer l’UE et renégocier les traités européens. L’alliance réactionnaire impérialiste et la forteresse capitaliste guerrière qu’est l’Union européenne est en même temps minée en interne par les contradictions inter-impérialistes.
    • Nous avons ciblé le mythe de la domination de Bruxelles. La France n’est pas dominée par l’UE ou par l’Allemagne. Le point de vue chauvin et souverainiste protège l’impérialisme français. A ce titre, le Frexit n’est pas la solution pour le rejet de l’Union européenne car notre premier ennemi est dans notre propre pays.
    • Ceci amène aux multiples crises de l’UE qui évoluent en s’approfondissant. L’impérialisme en crise est d’autant plus agressif envers d’autres puissances impérialistes et dans la lutte des classes.
    • La radicalisation réactionnaire de la politique intérieure dans presque tous les pays est largement subie et combattue dans les luttes, le caractère guerrier dangereux de l’UE cependant est encore très sous-estimé.
    • Notre critique sur l’UE est de gauche et révolutionnaire.

    Notre internationalisme s’est opposé au nationalisme et chauvinisme illusoires et trompeurs, défendu par certains partis et organisations, même de « gauche ». Nous avons combattu pour le droit d’asile, pour les soutien aux luttes révolutionnaires de libération, pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Les journées mondiales de lutte de l’ICOR, le 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses, durant laquelle nous avons défilé en commun à Lyon, et organisé une conférence,  et le 8 mai à l’occasion de la journée anti-guerre d’agression, ont été des moments forts dans cette campagne. Le 16 mai, à l’appel de l’ICOR-Amérique, nous avons participé à une journée de solidarité avec le Venezuela, pays assiégé par l’impérialisme américain, mais aussi menacé par l’UE. Lors des deux semaines d’action à Nantes et à Saint-Denis (93), nous étions largement visibles.

    Notre campagne a porté un contenu clair et combatif. Elle a tranché avec le contenu creux de la soupe fade et hypocrite vendue par les bourgeois. Nous l’avons transmise au travers de milliers d’autocollants, de tracts et d’affiches, que ce soit à Lyon, Paris, la Haute Provence ou Nantes. Nous nous sommes fait l’écho de la rébellion anti-impérialiste et nous avons travaillé à l’organiser. Ces activités ont rencontré un écho très favorable.

    Les nombreuses discussions et rencontres se sont tenues dans les quartiers, les entreprises, les syndicats et au sein des manifestations. Elles ont montré le rejet voire la révolte contre les différents fléaux la politique bourgeoise et la recherche d’une alternative sociale à la société capitaliste-impérialiste.

    Les élections n’ont jamais changé le monde.

    En réaction à la droitisation de la politique gouvernementale et des partis bourgeois, la société se polarise. Un large front uni anti-impérialiste et l’alternative révolutionnaire doivent se construire sur la base de l’opposition multiple qui se soulève face à cette droitisation.  

    Les liens étroits avec les couches populaires, en particulier avec le prolétariat, et un travail systématique pour gagner la confiance de ceux qui ont été abusés pendant des décennies par les politiciens et les politiciennes sont les conditions indispensables pour avancer. Nous devons apprendre de la résistance et des luttes menées par les masses, et nous devons être capable d’y apporter une réponse politique qui puisse mener sur le sentier de la victoire.  Nos interventions, nos diffusions, nos réunions et nos stands d’information ne s’arrêteront pas avec la fin des élections, comme le pratiquent les partis bourgeois. Nous poursuivons notre travail de liaison avec les masses.

    Dans le combat révolutionnaire, l’anticommunisme est toujours l’argument suprême de la bourgeoisie pour défendre son système pourrissant. Nous l’avons vu lors de scandaleuses interventions publiques, bâties sur les mensonges. Leur propagande déforme la vision de ce que peut être la société libérée de l’exploitation et de l’oppression pour les masses qu’est le socialisme révolutionnaire. Nous apporterons nos réponses aux accusations, nous développerons davantage encore nos idées et leur diffusion auprès de tous ceux et de toutes celles qui subissent l’exploitation et l’oppression.

    Nous avons pu renforcer l’unité idéologique et politique entre nos deux organisations ICOR, l’UPML et l’UCL, par la préparation commune de la campagne, basée sur l’analyse léniniste de l’impérialisme d’aujourd’hui. Nous nous sommes soutenus mutuellement dans l’agitation et propagande et dans la réalisation de nos interventions. Cette campagne confirme notre rapprochement pratique et théorique, expression de notre unification grandissante.

    De nouveaux adhérents renforcent nos deux organisations, l’Unité communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, et nous les accueillons avec fierté ! Les nouveaux membres, les nouveaux sympathisants et contacts apprécient notre orientation claire pour la révolution socialiste. Ils nous apportent des nouvelles initiatives, plus de richesses en idées et réflexions pour faire vivre le marxisme-léninisme !

    Nos deux jeunes organisations ont mené pour la première fois une campagne commune, ainsiq qu’une campagne de souscription. Pour soutenir l’activité de nos organisations et de l’ICOR, pour faire vivre les caisses de solidarité et de grève, nous avons besoin d’aide.  La collecte de dons continue encore jusqu’en juin et chaque camarade, sympathisant et contact est sollicité pour montrer sa conviction et sa générosité aussi sous l’aspect financier.  

    Nos liens avec les organisations membres de l’ICOR d’autres pays dans le monde présents en France, comme celles du Kurdistan et de la Turquie, comme celles des pays africains se sont établis ou approfondis. Dans la campagne, nous avons fait connaître leurs luttes : la grève de la faim des camarades kurdes, menée en solidarité avec les prisonniers politiques et contre leurs conditions de détention, en particulier celles d’Abdullah Özallan, détenu par le régime fasciste turque. La lutte des camarades du Cameroun pour la libération de leur pays de la dictature, soutenue par l’impérialisme français.

    Le système impérialiste,  dont UE et la France sont un des rouages essentiels, sont à l’origine de la misère des peuples et complices des crimes d’États. La coordination de nos luttes et l’unité des communistes au delà des frontières est bénéfique, apporte le soutien mutuel et la solidarité.

    Nous avons pu tisser des nouveaux liens avec plusieurs organisations communistes et révolutionnaires en France. Nous sommes résolument pour l’unité des communistes sur la base de principes clairs tout en combattant le sectarisme et l’opportunisme. La construction du Parti doit être la première préoccupation tous ceux qui se reconnaissent dans l’héritage communiste A la fin de notre campagne nous avons publié une lettre ouverte commune de l’UCL et de l’UPML aux organisations et aux individus isolés se réclamant du communisme en France avec la proposition d’une Alliance des Révolutionnaires comme première étape pour ce travail commun.

    Une délégation de la France est allée rejoindre nos camarades du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), candidat aux élections européennes. Sa «campagne électorale dans la rue » avait surtout l’objectif d’organiser les masses à différents niveaux, en particulier dans les organisations révolutionnaires. Nous avons été les témoins de leur soutien à un nouveau mouvement politique de réfugiés qui, courageusement, accuse l’impérialisme et qui s’attaque aux causes de l’exode massif des populations des pays opprimés. Surtout, ce mouvement se place dans une perspective active et combative, rompant avec la charité refusant l’image du réfugié comme mendiant pour un aumône, mais, au contraire, lui restituant sa véritable place : celle de prolétaires luttant pour l’émancipation générale de l’humanité.

    Nous avons mené cette campagne avec l’ICOR Europe qui nous a été un formidable soutien. L’ICOR Europe a pu s’unifier davantage déjà dans une conférence préparatoire en automne dernier. L’ICOR Europe est apparu comme une force dans la création, la mise à disposition et dans l’échange de matériel de propagande, d’analyses, et par la participation aux événements. Ainsi, des camarades de la coordination européenne sont venus le 1er mai à Lyon.  Nous allons faire le bilan, ensemble, au sein de l’ICOR Europe et continuer à construire notre unité pas par pas.

    Un grand merci à tous les camarades, nos sympathisants et sympathisantes, amis et amies ainsi que collègues pour leurs conseils, leur soutien et leur participation.

    Renforçons l’UPML et l’UCL! Renforçons l’ICOR ! Pour la révolution socialiste internationale ! L’avenir est à l’unité des communistes !

  • Consulter le journal du MLKP : Red Dawn (en anglais).

    Consulter le journal du MLKP : Red Dawn (en anglais).

    Nous mettons à disposition le n°19 du journal Red Dawn, journal du MLKP-ICOR.

    Nous proposons la version anglaise et nous proposerons une version française si possible.

  • Communiqué commun  UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous considérons que le mouvement social en France arrive dans une situation charnière. Nous pensons que, plus la situation se développe, plus la crise s’approfondit, nationalement et internationalement, plus le besoin de structuration devient criant.

    A nos yeux, toutes les initiatives qui vont dans le sens de plus de solidarité internationale et de plus de combativité dans les masses populaires sont à saluer. Nous avons apporté notre approche, d’autres en ont apporté une parallèle, que ce soit le cortège internationaliste à l’initiative des Jeunesses Communistes de Lyon ou le cortège de tête masqué unissant Gilets Jaunes et plusieurs forces politiques, syndicale ou antifascistes.

    Toutes vont dans un sens positif, qui contribue à appuyer un renforcement des organisations de lutte, chose primordiale dans la période d’incertitude dans laquelle nous sommes.

    L’Unité Communiste de Lyon, l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste et, d’une manière générale, toutes les organisations de l’ICOR, promeuvent un travail unitaire entre toutes les organisations combatives, dans le but de battre l’impérialisme et la capitalisme.

    1er mai – cortège internationaliste et révolutionnaire – meeting sur l’UE.
    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous avons marché ensemble à Lyon, sous la bannière de la révolution et de l’internationalisme !

    A Lyon, le premier mai, jour de lutte internationale pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, nous avons conjointement défilé. Sous les couleurs de l’Unité Communiste de Lyon, de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, de l’ICOR, mais également de Partizan et du Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, nous avons battu le pavé et scandé notre solidarité avec les luttes démocratiques et révolutionnaires dans le monde entier.

    Nous considérons que le fait de pouvoir organiser ce cortège de manière conjointe, en tant qu’organisations membres de l’ICOR, avec l’appui et le soutien d’autres forces progressistes alliées, représente un succès. Un succès à la fois en termes de travail préparatoire, en termes d’exécution, mais également un succès sur la voie d’une plus ample coordination et intégration à un ordre du jour commun entre nos organisations.

    Nous pensons que le fait que l’ICOR puisse se développer en France est essentiel. En tant que puissance impérialiste agressive et réactionnaire, la France joue un rôle important dans l’écrasement et l’asservissement colonial et néo-colonial d’une partie de la planète. Le prolétariat de France ne peut non plus être isolé internationalement des mouvements menés pas ses frères et sœurs de classe, notamment en Allemagne ou en Espagne, où de grandes organisations membres de l’ICOR existent. 

    Pour nous, ce cortège représente une première étape dans ce travail. Un premier jalon. Chaque année, il est plus fourni. 
    Nous saluons les organisations qui ont soutenu et participé à ce cortège, comme nos camarades de la Maison de la Mésopotamie ou l’organisation antifasciste Jeune Garde Lyon.
    Nous saluons également l’ensemble de ceux qui ont pris la rue, sous les couleurs de leurs syndicats, sous le gilet jaune de la lutte, dans leurs organisations politiques.
    Nous saluons également ceux et celles qui, en tant qu’individus, sont venus, avec leur combativité propre, grossir les rangs de cette manifestation.
    Sans la présence de cet ensemble de forces, ce premier mai n’aurait pas été la réussite qu’il a pu être. La manifestation de Lyon, comme celles de France ou du monde entier, ont été marquée par un dynamisme et un esprit revendicatif puissant.

    Face à cette montée des mouvements populaires, la réponse de la bourgeoisie et des impérialistes est invariablement la même : la répression. 
    Nous ne pouvons oublier les combats menés, dans leurs pays respectifs, par les camarades qui défilaient à nos côtés. En ce moment, dans l’Etat prison Turc, les luttes sociales sont à leur paroxysme. Le régime d’Erdogan a subi un revers lors des élections municipales, mettant en avant le fait que les peuples de Turquie n’adhèrent pas à son projet fasciste. Dans les geôles, la grève de la faim impulsée par Leyla Güven se poursuit depuis plus de 170 jours, mettant en péril la vie de plusieurs centaines de militants et de militantes pour la liberté. 
    Nous ne pouvons oublier le fait que les méthodes terroristes d’emprisonnement sans jugement de l’Etat Turc, sa pratique de la sale guerre, les crimes qu’il commet ne lui sont pas spécifiques.

    Demain, même dans les pays impérialistes, se targuant de leur « démocratie », de leurs « libertés fondamentales », ces pratiques peuvent s’appliquer. En Allemagne, le processus de droitisation restreint progressivement les droits sociaux et politiques des masses populaires. L’Etat Allemand n’a pas hésité ainsi à tenter de censurer nos camarades du MLPD, à obtenir que les organisations bourgeoises l’isolent. En vain !

    En France, la lutte des Gilets Jaunes a jeté à terre le masque démocratique. Le pouvoir a frappé fort, sans respect pour ses propres lois, pour liquider la colère sociale. Il n’a pas hésité à manœuvrer à coups de pseudo-débats pour essayer d’appuyer sa politique de liquidation complète des acquis sociaux. Il n’hésite plus à limiter les libertés démocratiques, votant des lois contre les manifestations arrêtant préventivement, interpellant sur de simples soupçons et menant une politique de provocation pour justifier un écrasement physique des manifestations. 

    À Lyon, la police est venue intimider et fouiller les participants au cortège internationaliste et révolutionnaire, avant même le départ de la manifestation. Après celle-ci, elle a manœuvré pour nasser ceux qui voulaient notamment se rendre au repas libertaire organisé chaque premier mai. Le but de tout ceci était de trouver un prétexte pour frapper.
    À Paris, le régime s’est vautré dans les mensonges les plus éhontés, affirmant que les manifestants étaient entrés pour saccager l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Dans les faits, les manifestants et manifestantes s’étaient réfugiés pour échapper aux coups, aux gaz et aux tirs. Des policiers ont même jeté des pavés sur ceux qui arpentaient la rue.

    Nous dénonçons ce jeu de provocation et ces violences orchestrées par l’Etat bourgeois et sa police. Nous appelons à la solidarité entre les manifestants et manifestantes !

    Nous avons saisi l’occasion de ce travail commun pour inviter à une conférence-débat commune sur la question de l’UE et de son effondrement. Nous savons qu’il existe des analyses variées sur la situation de l’Union européenne et sur son développement probable. 

    Cette conférence-débat était l’occasion de poser tant la question de l’histoire de l’Union européenne que de pouvoir également poser à la fois les questions des tendances à l’intégration qu’ont les bourgeoisies, tout comme de leur concurrence exacerbée. Elle était l’occasion de rappeler la nature de l’Union européenne : une alliance réactionnaire d’impérialismes pour le partage de marchés. Nous avons voulu tordre le cou à plusieurs conceptions fausses, qui tendent à penser que l’Europe est amendable, réformable, qu’elle peut changer de nature. Mais également qui séparent la question de l’UE de la question du capitalisme et de l’impérialisme en général, et qui tendent à considérer que la France est dominée par un capital apatride, par l’Allemagne ou par les USA.

    Surtout, cette conférence a pu indiquer un point central : la crise de l’UE est avant toute chose la transcription européenne de la crise du capitalisme. Ce n’est pas l’UE qui crée la crise, ni la sortie de celle-ci qui permettra de la juguler. La seule et unique résolution de cette question passe par la destruction du système d’asservissement et d’exploitation capitaliste-impérialiste. 

    Alors, et uniquement alors, la question d’une « Union Européenne » pourra se poser sans qu’elle implique une exploitation et une domination d’Etats -et de classes sociales- sur d’autres. 
    Nous pensons qu’il faut s’opposer à l’UE dans ses actions antisociales, mais ne pas perdre de vue que le cœur battant de notre ennemi est chez nous : c’est notre bourgeoisie impérialiste en tout premier lieu.

    En présence d’un camarade délégué de l’ICOR, nous avons pu également présenter la coordination, ses buts et ses moyens d’action. Nous pensons qu’il faut saisir chaque occasion pour illustrer le fait que l’internationalisme de l’ICOR n’est pas fait de phrases creuses, mais qu’il est concret et réel, se traduisant par de véritables victoires.

    Nous pensons que pour gagner,nous avons un besoin impérieux d’un Parti organisé pour lutter contre notre impérialisme et notre bourgeoisie monopoliste, mais également une alliance internationale de partis révolutionnaires. Nous voulons travailler, conjointement avec d’autres forces, à construire tout cela. 
    Nous appelons ceux et celles qui partagent cette volonté à rejoindre les organisations membres de l’ICOR et à soutenir l’ICOR.

    Cette journée de lutte est, à nos yeux, un succès. Un succès qui en appelle d’autres, qui peuvent et doivent se concrétiser par le renforcement des organisations communistes et des organisations de défense populaire.

    Vive l’ICOR, vive le communisme ! 

  • MLKP/Kurdistan : Bayram Namaz (Baran Serhat) illumine notre chemin !

    MLKP/Kurdistan : Bayram Namaz (Baran Serhat) illumine notre chemin !

    Nous publions ici le communiqué du MLKP, parti membre de l’ICOR, concernant l’assassinat de Bayram Namaz lors d’un attentat orchestré par les agents de la Turquie. Nous transmettons nous sincères condoléances à ses proches et à ses camarades. Nous dénonçons l’attitude lâche et abjecte du régime d’Erdogan, qui, incapable de pouvoir rallier autour de son projet criminel, assassine ceux qui luttent pour la liberté populaire.

    Le camarade Bayram Namaz (Baran Serhat) est devenu un martyr immortel le matin du 23 mars à Serekaniye, Rojava, après une attaque vicieuse organisée par l’Etat turc et de ses gangs collaborateurs. Alors qu’il était en mission révolutionnaire, tôt le matin, comme d’habitude, il a été victime d’un attentat à la voiture piégée, tandis que son camarade qui l’accompagnait a été blessé.

    Le camarade Baran Serhat était membre du Comité central de notre parti et du Comité du Kurdistan, ainsi que représentant et commandant de l’organisation au Rojava de notre parti. Ce n’est pas un hasard si le camarade Baran Serhat, qui a été l’un des cadres dirigeants du MLKP, est devenu une cible. Cette attaque est la suite du massacre de Suruç, qui visait à faire sauter le pont de la révolution unie de Turquie et du Kurdistan. Notre parti s’est positionné à l’avant-garde des tranchées de guerre, juste après le début de la révolution au Rojava. Sur presque tous les fronts, de Kobanê à Raqqa, de Minbij à Efrîn, notre parti s’est battu contre les bandes de collaborateurs de l’État turc et a subit des pertes, des martyrs. Notre parti a joué un rôle important dans l’échec des plans de conquête de l’État fasciste colonialiste turc de Rojava et du nord de la Syrie, dans laquelle il s’est appuyé sur des cliques de criminels.

    Durant ses cinq années au Rojava, le camarade Baran a été le chef idéologique, politique, organisationnel et militaire des forces de notre parti. Il a joué un rôle de premier plan dans l’éducation multidimensionnelle de dizaines de camarades. Pour le triomphe de la révolution Rojava, il a travaillé avec son esprit, son travail, son amour et son enthousiasme révolutionnaire. Il courait d’avant en avant. Il a dirigé le processus de création du Bataillon International de la Liberté.

    Avec son audace révolutionnaire, sa conscience et son dévouement, le camarade Baran représentait la force de direction de notre parti, qui se définit comme la division du sacrifice de la révolution. Il a vécu 24 heures sur 24 pour la révolution. Sans se demander si celle-ci était petite ou grande, il s’est associé à chaque tâche révolutionnaire avec une dévotion et une attention de chaque instant.

    Le camarade Baran combinait la guerre de combat avec le travail politique et organisationnel, formait des cadres politiques et organisationnels de haute qualité ainsi que des commandants et des guerriers. Il a dirigé les forces de notre parti travaillant à la construction démocratique révolutionnaire ainsi qu’à la défense de la révolution au Rojava.
    Le camarade Baran a participé à la création et au développement du Mouvement révolutionnaire uni des peuples (HBDH). Il s’est efforcé de mettre en pratique les décisions de HBDH, pour l’unité dans l’expression et dans l’action. Il a suivi la ligne de la révolution unifiée avec une perspective de la révolution régionale au Moyen-Orient.

    Le camarade Baran était un communiste kurde de la région de Serhat au Kurdistan du Nord. De 2003 jusqu’à son arrestation en 2006, il a été membre du Comité du Kurdistan de notre parti. Il a pris en charge la direction du travail du Kurdistan du Nord. Il a pris de l’importance avec sa résistance dans les cachots contre la torture. Il a transformé les cellules en école de révolution. Il était membre du Comité du Kurdistan depuis le jour où il a terminé sa mission révolutionnaire dans des donjons jusqu’au jour où il a rejoint ceux qui vivront éternellement.

    Il a apporté une grande contribution à la construction de la ligne du patriotisme socialiste de notre parti. Il s’est mis en avant pour l’aspect pratique de cette ligne. Il a combiné la lutte légale avec la lutte illégale. Il a mêlé sa manière d’organiser et de travailler à la lutte politico-militaire. Où qu’il soit, il a défendu le slogan du « Kurdistan libre » et l’a incarné dans sa propre personnalité.

    Les bandes fascistes colonialistes doivent savoir que ni les massacres de masse comme le Suruç, ni leurs attaques perverses contre nos cadres dirigeants, comme Baran Serhat, ne peuvent arrêter notre marche révolutionnaire, empêcher notre lutte pour la liberté et le socialisme ou étrangler notre rêve du Kurdistan libre.

    Les ignobles hordes ennemies doivent savoir que les Baran Serhats de notre parti sont inépuisables. Les hommes et les femmes commandant.e.s et combattant.e.s, tels que le Baran Serhat a cultivés avec son travail, sont prêts à remplir son rôle.

    Quoi que vous fassiez, nous grandirons et viendrons comme une avalanche. Nous avons placé les rêves de nos immortels dans nos canons. Nous allons être Baran [jeu de mot sur Baran qui signifie pluie] sur vous avec nos balles et nos bombes.

    Vous ne pouvez pas nous arrêter. Nous continuerons à défendre et à construire la révolution Rojava. Nous détruirons votre régime fasciste colonialiste. Nous libérerons le Kurdistan.

    Jeunes femmes et jeunes hommes, au premier plan, dans les rangs du parti, à être Baran !

    Nous sommes le parti du Baran Serhats, vous ne pouvez pas nous arrêter ! MLKP est invincible !

    Le Baran Serhat est immortel !

    Vive la révolution au Moyen-Orient !

    Vive la liberté et le socialisme !

  • Déclaration du MLKP sur la situation en Syrie / Rojava

    Déclaration du MLKP sur la situation en Syrie / Rojava

    Les présents communiqués ont été rédigés en amont de la décision américaine de retrait de la Syrie. Nous regardons le départ des américains, de notre côté, comme un événement qui présente des aspects positifs et négatifs. Certes, le repli des troupes US signifie une défaite dans la capacité d’intervention directe des USA dans les conflits mondiaux. Dans ce sens il est révélateur d’un affaiblissement de leur étau, mais l’espace et le terrain concédé n’est pas forcément entre les mains des progressistes et des révolutionnaires. 

    Dans les faits, nous ne croyons pas à un départ abrupt et non-négocié de la part des USA. Nous pensons que des accords ont été trouvés pour permettre aux Turcs de faire le « sale boulot » sans salir encore davantage la réputation de l’US Army et des troupes spéciales. Il est probable qu’un consensus ait également été trouvé avec la Russie pour permettre un règlement de la question syrienne, sur le dos des peuples qui la constituent. En somme, le repli US est comme la disparition d’un grand caïd de la pègre, stimulant les appétits de ceux et celles qui voudraient prendre sa place. 

    Dans une situation plus que complexe, les forces combattantes des FDS et leurs alliés ont fait le choix tactique de trouver un modus vivendi auprès du régime d’Assad. Cette annonce a été applaudie avec un lâche soulagement par ceux qui soutenaient sans le dire ce régime tout en faisant mine de soutenir les FDS. Nous regardons ce choix comme rationnel en regard de la situation, mais nous ne doutons pas du fait que Assad et ses alliés ne voient dans les Kurdes et dans les FDS que des marchepieds pour leurs ambitions propres. D’une manière générale, la seule alliance stratégique, durable, sincère, ne peut être que avec le mouvement révolutionnaire international et la solidarité désintéressée organisée par celui-ci. 

    Nous voyons notre engagement dans l’ICOR comme la manière la plus efficace de faire vivre concrètement cette solidarité. 

    Nous invitons tout ceux et celles qui veulent la faire vivre également à rejoindre les amis de l’ICOR et les organisations de l’ICOR en France.

    A bas l’impérialisme, vive la Révolution !

    Nous avons appris que les impérialistes américains ont mis une prime sur la tête de nos camarades Cemil Bayık, Murat Karayılan et Duran Kalkan, les trois dirigeants du KCK et du PKK. Apparemment, les impérialistes déclarent qu’ils récompenseront le déshonneur et la décadence avec des millions de dollars. Disons le clairement : Tous les dollars des banques américaines ne valent pas un révolutionnaire. Aucune personne d’honneur ne daignerait être l’instrument de ce sale tour.

    L’argent est le leur, mais les montagnes sont à nous !

    Cette décision de l’impérialisme américain est un pas contre-révolutionnaire visant la liquidation, une tactique de guerre sale qui porte différents messages pour l’Etat turc, ses collaborateurs dans la région et le mouvement de libération kurde. Cependant, face à nos peuples, elle est nulle et non avenue.

    L’autodétermination est le droit le plus fondamental de notre nation kurde. Et lutter contre les obstacles qui se dressent devant ce droit est aussi un droit et un devoir moral. Le PKK est un parti politique qui lutte pour les droits et libertés démocratiques, il tire sa légitimité de nos peuples, de sa lutte pour cette juste cause. Et ses cadres dirigeants sont tous des figures révolutionnaires respectueuses.

    Les listes colorées du fascisme turc, la « générosité » des impérialistes américains ou en général, les décisions  » recherchées  » des Etats exploiteurs contre les partis et personnalités révolutionnaires, patriotiques, communistes, n’ont aucune légitimité à quelque condition et motif que ce soit. Tout cela n’est rien d’autre que la politique qu’ils appellent de leurs vœux pour la continuité de leurs ordres d’exploitation.

    Le PKK et ses cadres dirigeants sont les créateurs d’une histoire qui a défié les grandes puissances ; une histoire qui a épuisé au moins 6 présidents américains, enterré des dizaines de présidents d’Etat fascistes et capitalistes. Par conséquent, nous ne doutons pas que leurs montagnes et leurs camarades auront une vie assez longue pour jeter l’insolent Trump et ses collaborateurs dans la poubelle de l’histoire. Il n’y a pas de mort pour ceux qui luttent pour la révolution !

    Les impérialistes sont les ennemis de la révolution !

    Les Etats-Unis veulent utiliser ou modifier les équilibres existants au Moyen-Orient pour leurs propres intérêts. Les responsables de millions de morts dans de nombreux endroits du monde, au Vietnam, en Amérique latine et, enfin, en Irak, imposent maintenant leurs propres normes de brutalité. Ceux qui ont commis toutes sortes de massacres et d’attaques ne peuvent pas juger l’avant-garde des peuples avec leurs identités et leurs mains sanglantes.

    En voulant appliquer la même conspiration impérialiste contre les cadres dirigeants du PKK et du KCK, ce qu’ils ont déjà fait contre le dirigeant du peuple kurde Abdullah Öcalan, les Etats-Unis tentent de restreindre le mouvement kurde et de créer une perturbation dans leurs rangs, mais en même temps, ils donnent un message ouvert à leur Etat bourgeois turc collaborateur dans le dossier du PKK.

    L’objectif des impérialistes américains est clair, inutile d’en dire plus. En ce sens, la position de nos peuples doit également être claire. Du peuple kurde, patriote, jusqu’à tous les peuples de Turquie, les individus, les organisations, les associations qui réclament la liberté, la justice et la paix doivent élever la voix contre cette décision des impérialistes ainsi que les attaques de l’armée bourgeoise turque qu’ils soutiennent, et dire « stop » à cette sale guerre.

    Jusqu’à présent, ceux qui font de la montagne leur foyer et de la révolution leur chemin, n’ont jamais cherché à obtenir le consentement ou l’approbation de personne tout en contestant l’ordre de la cruauté. En tant qu’avant-garde d’une lutte qui tire son pouvoir du peuple et des opprimés, ils n’entreront dans aucune liste de terreur. Leur place est dans le cœur des peuples, leur pouvoir est dans le soutien de million d’hommes et de femmes. Aucune loi ni aucun État n’a réussi à empêcher cette volonté et il n’y a aucun pouvoir de l’empêcher par la suite.

    En tant que MLKP, nous protestons contre cette décision impérialiste contre nos camarades de lutte, les cadres dirigeants du KCK, du PKK et du HPG, et nous appelons nos peuples à élever la voix partout et à sortir dans la rue.

    L’appel du mois Novembre

    Le mois passe, et nous pensons à nouveau à nos immortels. Nos pensées vont à ceux et celles qui sont tombés en martyrs dans la lutte pour la liberté ; renforçons notre existence révolutionnaire sous leur lumière !

    Au nom du camarade Erdal Balcı, premier martyr du MLKP, assassiné par l’Etat fasciste turc le 4 novembre 1994, notre parti a déclaré le mois de novembre « le mois des martyrs », afin de commémorer de manière active et organisée les martyrs de la révolution. En effet, cette attitude était avant tout une question de responsabilité envers les martyrs de notre parti. Mais en même temps, en termes de relation véritable et révolutionnaire avec les martyrs de la révolution, c’est le reflet de la manière inclusive et unificatrice qui forme nos pas révolutionnaires depuis la fondation de notre parti comme une valeur essentielle à garder en vie. C’est pourquoi nous embrassons et acceptons comme martyrs tous ceux et celles qui ont participé à la lutte pour la liberté, la démocratie et le socialisme. En ce sens, chaque année, en novembre, avec ceux qui ont donné leur vie pour la lutte révolutionnaire dans les rangs de notre parti, nous nous souvenons de tous les martyrs de la révolution, visitons leurs tombes, sommes avec leurs familles, organisons des commémorations avec divers événements afin de diffuser et maintenir leurs rêves vivants.

    Ce sont eux qui se sont rebellés contre le déshonneur, l’égoïsme et l’injustice de la propriété privée qui divisent le monde en classes…. Ceux qui ont lutté jusqu’à la mort contre l’inégalité des races, des langues et des sexes ; contre l’ordre qui fait souffrir les ouvriers et les ouvrières dans les griffes de la faim, de la pauvreté, du chômage ; qui détruit l’environnement en transformant la science et la technologie en arme contre la nature et l’humanité…. Ils ne se méfiaient pas des valeurs pour lesquelles ils sont venus au premier plan ; ils ne regrettaient rien. Leurs âges, les années qu’ils ont passées dans la lutte révolutionnaire, leurs expériences, leurs capacités, les responsabilités qu’ils ont assumées sont sans égales. Cependant, ils sont devenus égaux en étant la volonté d’avant-garde, dans un esprit de sacrifice et d’immortalité. En effet, tous allaient au devant de la mort, pourtant ils étaient tous pleins d’énergie vitale. Ils avaient des désirs, des rêves et de l’amour qui étaient étroitement liés à la lutte d’émancipation de la classe ouvrière et des opprimés. Malgré cela, ils ne se sont pas placés dans une vie sûre, loin de la mort. Poursuivant leurs justes rêves dans des conditions et à des époques différentes, ils ont choisi de se promener au bord de différentes falaises. Et ils reproduisent leur bonheur dans ces choix….

    Oui, la lutte pour la liberté et le socialisme exige des prix élevés. Parce que les ennemis des peuples ne renoncent pas et ne renonceront jamais à se mobiliser pour toutes sortes d’oppression, de cruauté, de meurtre et de massacre au nom de leur pouvoir. De plus, afin de préserver ne serait-ce qu’une forme spécifique de leur souveraineté, ils s’en prennent à la torture, à la prison et aux pièges de la mort contre les révolutionnaires. Ceux qui décident de marcher sur ce chemin rocailleux, sur lequel ils se dotent des valeurs et de la culture de la lutte révolutionnaire, sont nécessairement les bienvenus pour en payer le prix. Parce qu’un chemin libre de sacrifices, de paiement des prix contre les pièges et les embuscades, arrive finalement à abandonner la ligne que l’ennemi trace. Au lieu de rester une simple opposition, la révolution se situe au-delà de cette ligne, là où les martyrs de la révolution le soulignent.

    En effet, le prix n’est pas payé seulement en étant gardé en prison ou en tombant en martyr. Dans le cadre de la lutte révolutionnaire, nous payons tous des prix différents à des degrés divers. Il s’agit ici de savoir si nous restons en arrière ou si nous sautons en avant après avoir fait face aux prix ; si nous allons être vaincus jusqu’aux limites tracées ou si nous allons les dépasser pour gagner l’avenir.

    En ce sens, en plus de préserver leur honorable mémoire, novembre est en fait l’appel lancé à tous les partis révolutionnaires et à leurs cadres pour qu’ils s’interrogent sur la pratique de ceux qui sont tombés pour un monde égal et libre. C’est l’occasion d’intérioriser les valeurs qu’ils ont laissées derrière eux, un tremplin pour nous permettre d’élargir notre horizon révolutionnaire.

    Avec cette conscience, nous, en tant que MLKP, réaffirmons une fois de plus notre respect et notre loyauté envers la mémoire de nos camarades, qui sont tombés martyrs dans les rangs de notre parti et d’autres partis révolutionnaires antifascistes au nom de la liberté, de la justice, de la fraternité entre les peuples, de la libération de la femme et du socialisme.