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  • Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Un premier mai rouge, solidaire, combatif, révolutionnaire !

    Le TKP/ML, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon – ICOR ont défilé conjointement à Lyon, le premier mai.

    La manifestation de Lyon fut massive, avec environ 8 000 manifestants. En effet, la lutte que mènent les travailleurs et travailleuses pour défendre leurs droits est particulièrement intense. La bourgeoisie française mène attaques sur attaques contre le prolétariat de France. Le gouvernement français mène une politique d’anéantissement des droits sociaux, des protections sociales, de l’ensemble de conquêtes arrachées par la lutte au cours du XIXe et du XXe siècle.

    Travailleurs et travailleuses, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses ont pris la rue. Il et elles n’étaient pas seules ! Celles et ceux qui combattent l’impérialisme étaient à leurs côtés !

    Car le premier mai n’est pas un jour comme les autres pour les travailleurs et les travailleuses. Il n’est pas un jour comme les autres pour celles et ceux qui subissent l’oppression impérialiste, coloniale, capitaliste ou obscurantiste.

    Le premier mai est le jour de la lutte. Le jour où les rues sont remplies par ceux-là même qui sont exploités.

    TKP/ML et Partizan en Turquie, UCL en France, notre lutte est la même. Nous nous battons contre l’impérialisme mondial, contre les mêmes exploiteurs, contre les mêmes criminels. Ceux qui saignent le peuple et qui accaparent les richesses. Contre les patrons qui pillent ceux qui produisent tout, et qui ne vivent de rien.

    Dans d’autres villes -en France, en Turquie, dans le monde entier- les drapeaux de la révolution se sont dressés. Les masses populaires ont pris la rue, dans les cortèges des organisations syndicales, dans les cortèges des organisations politiques révolutionnaires.

    Nous défilons ensemble, dans la solidarité internationale, dans l’idée que nous réalisons le vœu de Lénine, qui, en 1920, il y a 99 ans, s’exclamait « Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous ! » alors que se fondait le Komintern.

    Notre solidarité, notre volonté de lutter en commun, contre nos ennemis communs, triomphera des ennemis du peuple. Ni le fasciste Erdogan, ni le libéral Macron ne peuvent briser l’inéluctable avancée des masses vers leur libération. Ni l’un ni l’autre, quelque soient les armes employées, ne peuvent mettre fin à la lutte des classes, moteur de l’Histoire.

    Ni l’un ni l’autre ne reculent devant les crimes et les horreurs pour triompher.

    Ni l’un ni l’autre ne triompheront, pourtant.

    Ils ont beau tenter de renverser la roue de l’Histoire, leurs jours sont comptés. Leurs tombes se creusent peu à peu.

    Les immenses forces populaires sont invincibles, lorsqu’elles sont dirigées par les organisations communistes. Elles triomphent de tout, renversent tous les obstacles.

    Inspirées par les expériences fondamentales des révolutions Russes et Chinoises, inspirées par les luttes et les combats menés par le passé, les forces communistes portent l’avenir. Un avenir de liberté, un avenir d’égalité. Un avenir d’une société sans classes ni Etat.

    Une société juste, une société communiste !

    En Turquie comme en France : 1er mai rouge ! 1er mai révolutionnaire !

  • Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Lyon ne sera pas la capitale du fascisme en France ! Depuis plusieurs années, l’extrême-droite lyonnaise, au travers d’une multitude de sectes et de groupuscules divers et variés, clame sur tout les toits que Lyon est sa ville, son royaume, son empire. Dans le Vieux Lyon, elle s’est dotée de ses bars, de ses magasins, de ses salons de tatouage. Elle veut surinfecter cette plaie et adjoignant à cela des « bastion sociaux » et, au 73 quais Pierre Scize, un local, le Pavillon Noir.

    Lyon rejette les fascistes ! Loin d’être les nouveaux croisés qu’ils fantasment d’être, ils ne sont qu’un  gang, une bande de petits agités agressifs et sans esprit. Personne n’applaudit leurs actions racistes, leurs menaces, leurs agressions. Ils sont vécus comme un occupant, un corps étranger, un parasite dans ce quartier.

    En fait d’empire, ils forment une enclave réunie autour d’un passé imaginaire, incapable de pouvoir rallier qui que ce soit, incapable d’en sortir, autrement que pour mener des raids et des agressions d’un courage sans borne. Leurs magasins sont vides de clientèle et ne tiennent que par l’opération du Saint-Esprit ou par une comptabilité douteuse. Leurs « bastions sociaux » et leurs « repas solidaires » ne voient jamais l’ombre d’un SDF. Ils ne sont que communication.

    La seule chose qui leur permet de tenir est le fait qu’ils sont appuyés par leur classe d’origine, par la vieille bourgeoisie catholique réactionnaire de Lyon. Loin de prolétaires révoltés contre le « monde moderne », ils ne sont que des petit-bourgeois en manque de sensations fortes, financés, soutenus, portés à bout de bras par papa, maman et le curé. L’Etat, la Préfecture, la Police, la Justice les tolèrent, les soutiennent implicitement, refusent de les condamner, excusent leurs crimes.

    C’est un fait, cependant, que l’extrême-droite gagne du terrain dans le monde. Mais plus que les sectes et groupuscules, les thèses se répandent.

    Les thèses d’extrême-droite gagnent en influence partout dans le monde, c’est un fait. Dans certains pays, Brésil, USA, Hongrie, Pologne, Autriche… elle est d’ores et déjà au pouvoir. Dans les autres, les organisations réactionnaires gagnent du terrain.

    Ici, les Républicains, le Parti Socialiste et aujourd’hui, La République En Marche intègrent ces thèses dans leurs programmes -en l’occurrence au travers de la politique de Gérard Collomb, ex-PS. Le racisme d’Etat, la discrimination, le massacre de la protection sociale, les expulsion et les abus policiers sont monnaie courante. Un agent de la bourgeoisie comme Laurent Wauquiez se voit désormais chef d’une droite élargie, allant des débris d’un FN en explosion jusqu’a un centre droit acquis aux idées réactionnaires. Là réside le danger.

    La crise économique de 2008 n’en finit pas de convulser, entrainant son lot de catastrophes. La misère enfle de jour en jour, grâce notamment à la Loi Travail d’El-Khomri et de Macron. Cette politique va aggraver profondément la situation sociale et économique, jetant à la rue les masses populaires, générant le dépit et la colère. Cette colère et ce dépit sont captés par les agitateurs et les apprentis-sorciers du fascisme. Il s’agit de leur fond de commerce. Les tensions internationales grandissantes servent à alimenter une rhétorique paranoïaque de l’encerclement, dans laquelle l’extrême-droite et une partie de la gauche chauvine se retrouvent. Mais l’extrême-droite ne cherche pas à guérir les maux de la société, juste à les utiliser.

    Le mensonge, les Fake News, les théories du complot sont les arguments de l’extrême-droite. Des arguments pour diviser et enfumer ! Le seul vrai Bastion Social est celui des progressistes, des révolutionnaires, des syndicats et des organisations populaires !

     Les fascistes portent différents masques. Certains jouent la carte sociale ou royaliste, d’autres l’antisémitisme, d’autres encore utilisent l’argument de l’Islam pour développer un contenu raciste sans risquer de poursuites judiciaires. Certains vont même jusqu’à retourner l’idée républicaine et laïque pour la pervertir et en faire une arme d’oppression raciste.

    Quelque soient leurs discours, leur objectif est le même : fragmenter les exploités, les travailleurs et les travailleuses, ceux qui courbent le dos sous le poids de l’exploitation. Semer la haine et la division entre elles, entre eux. Faire de celles et ceux qui produisent des esclaves devant se serrer la ceinture pour les bénéfices d’une poignée d’exploiteurs et d’oppresseurs « bien de chez nous. » Les fascistes se prétendent Nationalistes, en clamant qu’ils défendent leur peuple, leurs frères, leurs sœurs contre l’oppression et la noirceur de l’obscurantisme, mais ils ne sont que des contremaîtres de l’exploitation.

    L’Etat et les institutions ne sont pas nos alliés !

    La mairie de Lyon, comme celle du V ème arrondissement se présentent comme des fers de lance de la République, comme des démocrates convaincus. Pourtant, seul le mépris répond aux inquiétudes des riverains. Derrière le vernis progressiste, lorsque celui-ci s’écaille, se révèle le bois pourri. De « gauche » ou de droite, les élus ne font rien.  Aujourd’hui, les anciens acteurs du pouvoir veulent se refaire une virginité politique. Il n’est pas question pour nous d’accepter les organisations des agents de l’oppression dans les manifestations. Au niveau du bilan, rien ne sépare l’activité du PS du programme du Front National ou de Laurent Wauquiez.

    Nous n’oublions pas le rôle des institutions, de la Préfecture, de la Police, de la Justice de classe. Nous n’oublions pas que l’Etat n’est pas un arbitre neutre dans la lutte entre les forces progressistes et réactionnaires. L’Etat bourgeois, au service de l’exploitation, n’apprécie pas les perturbations des fascistes, leur agitation. Mais un accord de fond les unit : maintenir l’oppression sociale et économique.

    Les interdictions, les arrestations, les jugements et la répression illustrent une vérité : l’Etat français est dirigé contre les progressistes et les révolutionnaire, contre le renversement des exploiteurs.

    Contre l’extrême-droite, construire la riposte !

    La lutte contre le fascisme et les fascistes concerne largement la population et plus particulièrement les classes populaires, les individus issus de l’immigration ; les femmes ; les LGBT ; les minorités ethniques ; culturelles et religieuses.

    Il est important de renforcer les organisations antifascistes populaires, les associations et comités de quartier, qui brisent l’isolement, qui relient les individus entre eux, qui permet de lutter contre l’atomisation de la société, prélude à sa fascisation. Nous considérons que l’antifascisme doit être autonome des partis bourgeois, des institutions, de l’Etat.

    L’ennemi n’est pas l’immigré, n’est pas l’étranger, n’est pas l’autre. Travailleurs, travailleuses, celui qui partage tes souffrances est ton ami, ta camarade.

    L’ennemi, ces sont les exploiteurs, les capitalistes, ceux qui vampirisent la richesse et ne laissent que la misère !

    Ensemble, chassons les fascistes de Lyon ! Ensemble, construisons la force politique capable de faire face aux attaques des exploiteurs

  • Appel à la manifestation Antifasciste / Anticapitaliste du 17 / 12 / 17

    Appel à la manifestation Antifasciste / Anticapitaliste du 17 / 12 / 17

    L’Unité Communiste de Lyon se rallie à l’appel initié par le Groupe Antifasciste de Lyon en Environ et la coordination antifasciste Rhône-Alpes. Cet appel a volonté à impulser une manifestation internationale à Lyon, sous un mot d’ordre antifasciste et anticapitaliste.

     L’Unité Communiste de Lyon appelle les individus comme les organisations se revendiquant de la lutte contre le capitalisme et le fascisme à relayer cet appel, à le partager, à le diffuser, mais également à le cosigner.

    Elle appelle également à participer à cette manifestation pour que celle-ci soit un succès.

    Sur la planète entière, les forces réactionnaires et fascistes ont le vent en poupe. Elles profitent de la crise, de la misère, des tensions internationales pour prospérer. Les faschosphère étendent leurs tentacules partout, ne laissant nul endroit épargné.

    Dernièrement, les élections en Allemagne ont permis d’enregistrer une percée record de la part des fascistes, signant une résurgence générale de la menace.

    Brésil, USA, Russie, Ukraine, Mali, Syrie, Irak, Japon… partout le mal est le même, indépendamment de l’apparence dont se vêtissent les fascistes, leur fond est le même. Terroriser le peuple, le soumettre aux intérêts des bourgeois.

    Au sein de notre Etat, la menace gronde.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que la lutte entre fascisme et capitalisme ne peut être séparée en deux combats isolés l’un de l’autre.

    L’ « antifascisme » apolitique, moraliste, démocratiste, petit-bourgeois ne peut parvenir à juguler la montée, internationalement constatable, des conceptions réactionnaires et fascisantes. Ce prétendu antifascisme échoue sans cesse car il ne cible pas le fait que le fascisme est l’enfant putréfié du capitalisme.

    Le fascisme ne tombe pas du ciel, il n’est pas que « haine », il n’est pas que fantasmes xénophobes et délires sur l’inégalité des « races », au mépris de la réalité scientifique. Les fascistes ne sont pas nos ennemis uniquement car ils sont « méchants. »

    Ils le sont également car ils jouent un rôle dans la lutte des classes, un rôle dans lequel ils sont les garde-flancs de la bourgeoisie, dans lequel ils sont le gourdin qui frappe ceux qui défendent les classes laborieuses, ceux qui luttent contre l’oppression et la répression.

    Les fascistes se nourrissent de la misère, se nourrissent de la souffrance et des frayeurs des travailleurs et des travailleuses. Ils s’en réjouissent. Qu’une usine ferme, qu’une bombe explose, que des balles pleuvent et leur réponse est toute trouvée : la guerre !

    La guerre contre l’ennemi intérieur, la guerre contre l’ennemi extérieur.

    Qu’importe, au final, celui-ci, tant que cela lui permet de mobiliser les masses dans un sens réactionnaire, chauvin, obscurantiste. S’il faut mentir ou fabriquer les preuves, cela ne leur pose pas de problème.

    Sous couvert de mettre au dessus de tout un hypothétique « intérêt national » ou « racial », ils exigent des classes laborieuses qu’elles se sacrifient, qu’elles se saignent, qu’elles tuent et soient tuées. Sous couvert de ces intérêts, les fascistes ne désirent que l’écrasement impérialiste des autres nations, des autres peuples.

    En cela, ils n’œuvrent jamais pour l’émancipation des travailleurs et des travailleuses, des hommes et des femmes, des opprimés. Au contraire, ils ne sont que les laquais les plus serviables des intérêts des parts les plus réactionnaires et les plus chauvines de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que cette manifestation est un rendez-vous important. Un rendez-vous qui doit être l’occasion d’une démonstration de force, populaire, large, rassemblant au delà des milieux militants, et ouvrant la voie à un antifascisme populaire, unitaire, autonome, indépendant de la bourgeoisie et des organisations politique relais de celle-ci.

    Vive la lutte antifasciste ! Vive la solidarité internationale !

    « Le Groupe Antifasciste de Lyon et Environ, ainsi que la coordination antifasciste de Rhône-Alpes dont elle est partie prenante, appellent à une grande manifestation antifasciste internationale à Lyon.

    Partout dans le monde, les fascistes gagnent du terrain. Partout dans le monde, les militants fascistes et leurs organisations multiplient les actions, les démonstrations de force et les crimes. 

    A Charlottesville, le suprématisme blanc, premier vecteur d’attentats aux USA, a tué de nouveau.

    En Méditerranée, le sinistre C-STAR menait  la chasse aux navires portant assistance à ceux et celles qui cherchent à fuir la misère et la guerre. 

    A Waza, au Cameroun, à Barcelone, l’organisation fasciste-obscurantiste Daesh poursuit sa campagne de terrorisme.

    Au Kurdistan et dans l’Etat turc, le régime fasciste d’Erdogan poursuit sa traque aux opposants, emprisonnant celles et ceux qui luttent pour la liberté.

    Nulle région du globe n’est épargnée. 

    Elles tirent profit de l’aggravation de la misère sociale grandissante, des tensions internationales comme de répugnants charognards.

    Partout, elles avancent masquées, se clamant défenseuses du peuple, des opprimés, des exploités. Partout, déversent leurs torrents de discours répugnants, xénophobes, réactionnaires, obscurantistes et racistes. Elles gagnent en influence, deviennent des forces politiques puissantes et incontournables. 

    Partout elles incitent à la division entre les opprimés, les exploités, pour les dresser les uns contre les autres, en fonction de leurs origines, de leurs religions, de leurs genres, de leurs sexualités. 

    Les fascistes ne sont nullement les amis des exploités. Ils sont les servants des exploiteurs. Leurs commanditaires les utilisent pour semer le chaos réactionnaire, pour instiller la haine. Leur espoir est d’accéder au pouvoir pour établir un Ordre au service des exploiteurs, des profiteurs.

    Suprématistes blancs, Identitaires, Néo-nazis, Fascistes, obscurantistes, tous marchent main dans la main pour écraser les exploités et les opprimés. Ils ne sont aucunement des libérateurs, mais sont les ennemis du peuple, des peuples, des travailleurs et travailleuses. 

    Ils marchent dans nos rues, se croyant les maîtres. Mais ils se trompent, et nous le leur montrerons !

    Nous appelons à cette manifestation car partout la menace se concrétise. Nous devons être nombreux et nombreuses à y répondre !

    Nous voulons faire face, lutter pied à pied et chasser les fasciste de Lyon et d’ailleurs.
    Nous voulons dénoncer le fait qu’ils sont des laquais des exploiteurs.

    La Gale s’inscrit dans un antifascisme populaire et indépendant de l’Etat, des institutions, des partis électoralistes. Nous ne pouvons accorder le moindre crédit aux marchés de dupes proposés par celles et ceux qui n’ont d’autre désir que de prendre la place de nos bourreaux ou de faire rentrer sagement dans le rang ceux et celles qui luttent.

    Nous ne pouvons séparer la lutte contre le fascisme de la lutte contre l’exploitation et le capitalisme. Notre tâche est de combattre l’un et l’autre.

    Nombreux, nombreuses, unis et solidaire : tous contre le fascisme et le capitalisme le 17 décembre 2017 à LYON


    Le lieu de départ et l’heure de la manifestation seront données prochainement. » 

  • Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon concernant la manifestation du 12 septembre.

    Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon concernant la manifestation du 12 septembre.

    Communiqué de presse de l’Unité Communiste de Lyon concernant la manifestation du 12 septembre.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que cette manifestation est un succès. Elle est un succès dans le sens où les travailleurs et les travailleuses de l’agglomération et de la région lyonnaise, tout comme celles et ceux de l’ensemble de l’Etat français, se sont mobilisés d’une manière importante contre les ordonnances de Macron. A Lyon, entre 10 000 et 15 000 personnes, selon les sources, ont défilé. 

    La première sortie en force s’est montrée à la hauteur de la tâche et en laisse présager d’autres, toutes aussi remplies de succès. Malgré ses déclarations, Macron devra compter avec les fainéants, avec les cyniques et avec les extrémistes dans sa course à l’anéantissement du code du travail.

    Au sein de cette manifestation, les militants de l’Unité Communiste de Lyon ont écoulé de nombreux tracts, lesquels ont été accueillis positivement par les manifestants. Ils ont également porté des slogans de lutte et de solidarité entre les différentes forces combatives de ce mouvement.

    Une immense lame de fond enfle contre les ordonnances, une lame de fond qui déferlera bientôt !

    Mais cette manifestation, la première sous le règne du président jupitérien, s’est montrée annonciatrice de bien des difficultés. A Lyon, fief de Gérard Collomb, grand répresseur en chef, les manœuvres de la police ont annoncé le ton.

    Dès le départ de la manifestation, les CRS ont profité d’un creux entre le premier cortège et le second pour s’infiltrer et l’isoler, l’encerclant dans une manœuvre particulièrement rapide. Cette séparation fut huée par les manifestants des deux côtés, et vécue comme une perfide provocation à laquelle ils n’accordèrent pas prise.

    La police a, ainsi, nassé 200 personnes dans une rue adjacente, dans le but de les retenir et -probablement- de procéder à des arrestations ciblées sur des militants et des militantes repérés de longue date. Pendant deux heures, un double siège s’est opéré : les encerclés, entourés par la police, et le gros des manifestants, qui attendaient à l’angle de la rue Pierre-Robin. Loin derrière, quelques fascistes du GUD, que les questions de lutte sociale laissent froid, cherchaient à happer quelques cibles isolées.

    La police offrit une coupe de poison aux manifestants : sortir les uns après les autres, mais sous contrôle. Pour la plupart de ceux qui choisirent cette option, l’aventure se poursuivit à l’arrière d’un fourgon cellulaire. L’ensemble des nassés rejeta alors cette inacceptable capitulation, laquelle les mettaient à la merci du pouvoir d’une police agressive et provocatrice. Et, tapis dans les recoins, les charognards fascistes guettaient toujours.

    La CGT est parvenue à obtenir un deal avec la police : libération de la nasse, sous condition d’un contrôle des sacs, mais sans contrôle d’identité. Cette solution permis alors la sortie de la nasse, après un passage au compte-goutte.

    Finalement, la manifestation put reprendre son chemin, après deux heures d’arrêt.

    Bien que les médias bourgeois s’empressent de qualifier cette opération de lutte contre les « ultras », contre les « jeunes », contre les « anarchistes » et les « lycéens », celles et ceux qui étaient présents et présentes savent que la vérité n’est pas celle-ci.

    Ce que les policiers ont encerclé correspondait au « cortège de tête », réunissant effectivement des jeunes, effectivement des lycéens, des antifascistes ou des anarchistes. Mais réunissant aussi des moins jeunes, des syndiqués -que ce soit à la CGT; à SUD; au SNES ou même à FO-, des militants et militantes politiques, mais également les membres de Front Social Lyon.

    Nos militants  étaient dans ces rangs.

    Il s’agissait, pour la police, de tenter une manœuvre de provocation à la césure entre ce cortège hétéroclite et le reste de la manifestation. Elle voulait isoler les éléments les plus revendicatifs et les plus radicaux du reste de la mobilisation. La police voulait que les choses dégénèrent. Elle voulait que la manifestation échoue et soit noyée sous les lacrymogènes. Elle a manœuvré pour parvenir à cet objectif, pour tenter de briser l’unité entre toutes et tous, pour tenter d’instaurer un climat de peur et de paranoïa. Pour susciter, également, la désapprobation de la part de ceux qui assistent à la manifestation et pour tenter de les dissuader de rejoindre les rangs de celles et ceux qui luttent.

    Mais aux cris de « on lutte ensemble, on marche ensemble ! », la solidarité n’a pas été brisée. Certes, nous avons pu voir tout l’éventail des positions prendre corps. Nous avons pu voir, en action, la lutte de ligne au sein de la CGT, laquelle s’est divisée en deux : ceux qui voulaient abandonner à leur sort les militants et les militantes, ceux et celles pour qui la solidarité n’est pas un vain mot. Entre les deux, certains ont fait la navette, dans un opportunisme total, cherchant à concilier l’inconciliable.

    Nous saluons ceux qui ont fait le choix de l’unité, de la camaraderie, de l’unité contre la tentative de division opérée par la police.

    Certes deux gardes à vue clôturent cette journée, mais les mobilisés ont démontré qu’ils serreraient les rangs et feraient front commun contre la répression.

    Ils ont montré aussi que la police et le gouvernement possédaient une conception du dialogue très particulière. La répression n’a pas attendu la moindre occasion pour frapper. Elle les a elle-même générée. Cette évolution du modus operanti de la police n’est pas rassurante en soi.

    Elle est dans la droite ligne de l’Etat d’urgence : une conception plus seulement « curative », frappant les manifestants, mais bien des frappes préemptives. Interdictions, assignations, provocations.

    L’évolution de la lutte des classes et la politique kamikaze de Macron emmène vers cette seule issue : une politique brutale, vicieuse et sans scrupules.

    Le bilan est lourd : plus de dix blessés et deux interpellations. L’Unité Communiste de Lyon se déclare en solidarité avec ces personnes interpellées, tout comme avec l’ensemble de réprimés du mouvement social. Elle se déclare également solidaire des blessés et appellera à tous les événements organisés en solidarité.

    Comme nous le mentionnions dans notre communiqué sur le mépris de Macron, la bourgeoisie concentre en elle ce dont elle accuse les travailleurs : la fainéantise ; le cynisme ; l’extrémisme.

    Nous continuerons à nous mobiliser et à lutter. Nous continuerons, avec fraternité, sororité et camaraderie, à avancer en commun contre les attaques des exploiteurs !

    Vive la lutte sociale !

  • Appel unitaire à manifester – Lundi 19 juin – 18h00 Hotel de Ville

    Appel unitaire à manifester – Lundi 19 juin – 18h00 Hotel de Ville

     

    TOU·TE·S UNI·E·S CONTRE CE GOUVERNEMENT ANTISOCIAL

    LE TEMPS EST À LA MOBILISATION !

    Nous connaissons déjà les intentions offensives de Macron contre le code du travail et nos conditions d’existence. Ne lui laissons aucun délai pour appliquer ses mesures antisociales : le temps est à la mobilisation, pas à la négociation !

    • La loi El Khomri permet aux accords de branche et d’entreprise de s’appliquer même en étant moins favorables aux travailleurs que le code du travail. Macron prévoit d’étendre ces abus aux salaires et au temps de travail : c’est la remise en cause du SMIC et des 35 heures.

    • En plus du salaire direct, c’est le salaire différé qui est attaqué (ce qu’on appelle les cotisations sociales). En passant une part du salaire différé en salaire direct, Macron désire fragiliser et condamner à terme notre système de protection sociale : assurance chômage, assurance maladie et hôpitaux, allocations familiales, retraite, etc : toutes les aides sociales en souffriront.

    • En plafonnant les indemnités prud’homales, Macron souhaite donner les pleins pouvoirs aux patrons pour licencier abusivement les salariés.

    • Avec 120000 suppressions de postes dans la fonction publique, les fonctionnaires des collectivités territoriales mais également de l’Éducation nationale n’ont qu’à bien se tenir. Ces suppressions rendront caduques ses promesses de réduire la taille des classes scolaires.

    • Comme ses prédécesseurs, Macron entend renforcer la présence militaire française en Afrique et au Moyen-Orient ainsi que les politiques sécuritaires en France : parade en blindé, voyage au Mali s’inscrivant dans l’impérialisme français, prolongation de l’état d’urgence, renforcement des pouvoirs de la police, nomination de Gérard Collomb en tant que ministre de l’Intérieur, sans doute récompensé pour l’ensemble de son œuvre sécuritaire : répression des mouvements sociaux, vidéosurveillance, criminalisation des prostituées, expulsions locatives, chasse aux sans-papiers…

    • La construction de plus de prisons ne servira non pas à les désengorger mais à emprisonner plus de personnes précaires, dans le cadre de la criminalisation de la précarité.

    Comme toujours, cette marche forcée vers l’ubérisation touchera plus durement les plus précaires d’entre nous, les femmes et les personnes issues de l’immigration.

    Macron entend mener ses attaques à l’aide d’ordonnances dont l’application immédiate sans l’aval de l’Assemblée Nationale limitera drastiquement notre capacité d’organisation. C’est pourquoi il est primordial de construire la mobilisation la plus large possible en se constituant en tant que front social et ainsi se doter d’une véritable capacité d’action. Syndicalistes et associations, jeunes et moins jeunes, précaires, nous devons tou·te·s passer outre l’inertie, la division et le sectarisme pour passer à l’offensive dès maintenant.

    LUNDI 19 JUIN À 18H
    Départ : Hôtel de Ville
    VENEZ TOU·TE·S MANIFESTER !

  • La police manifeste.

    Chose rare, la police manifeste. Armée, équipée, de nuit, elle lance des manifestations sauvages. Pourquoi ? Parce qu'elle se sent haïe.

    Ce soir, la police manifestera à Lyon, à la suite d'une altercation à Vénissieux.

    Il n'est pas surprenant que les policiers et les policières aient confusément conscience du fait que leur rôle est celui de gardiens de la bourgeoisie et de l'exploitation pacifique des travailleurs et des travailleuses. Il n'est pas non plus surprenant qu'ils aient conscience de la haine que leur voue les classes populaires, qu'ils répriment sans remords, tout en étant méprisés également par la bourgeoisie.

    Cependant, contrairement a certains qui se ruent sur l'aubaine pour saluer leur "frères et soeurs sous l'uniforme", qui souhaitent une renaissance de l'unité "Charlie", nous regardons les choses avec recul.

    Qu'il puisse y avoir, dans les rangs de la police, quelques idéalistes authentiquement persuadés d’œuvrer pour le "bien", nous n'en doutons pas. Cependant, ils ne restent guère, dégoûtés de la réalité de leurs tâches, ou sombrent dans la dépression, le cynisme, voire le suicide.

    Mais l'institution, elle-même, n'est née que pour maintenir par la force l'ordre bourgeois. Marx les appelait les détachements spéciaux de la bourgeoisies, ses détachements terroristes.

    C'est d'ailleurs pour cela que les policiers et les policières se sont mobilisés cette nuit.

    Leur discours n'était pas pour un sou un discours de fraternité avec le peuple, ce n'était pas un "nous sommes dans le même camp", non. Au contraire, c'était un appel à plus de moyens pour écraser les masses. Un appel à plus de mobilisation, plus de liberté d'action pour continuer leur mission d'oppression contre le peuple.

    A ceux qui saluent et embrassent ces manifestations, nous leur répondrons qu'ils embrassent des mots d'ordres réactionnaires, sécuritaires, visant à caporaliser la société.

    Les réactionnaires de tout poil se sont engouffrés dans la brèche, pour offrir les promesses les plus mirobolantes aux forces de l'ordre, prêts à tout pour vomir des messages réactionnaires, stupides et -qui plus est- hypocrites.

    Le père Sarkozy multipliant les caresses, alors que le fils est lui-même en conflit avec la police est un exemple.

    Que la police soit démoralisée et épuisée est une bonne et non une mauvaise chose. Nous ne souhaitons pas une police bourgeoise heureuse. Nous souhaitons se démoralisation et sa désorganisation, laquelle ouvre la voie à des victoires pour les masses populaires !

    Tant que la police bourgeoise sera puissante, l'ordre bourgeois le sera également.