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  • Lyon, capitale de la répression. Communiqué sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre.

    Lyon, capitale de la répression. Communiqué sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre.

    LYON CAPITALE DE LA RÉPRESSION

    Communiqué de l’Unité communiste de Lyon sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre

    Interdiction et arrestation, telle est la réponse du gouvernement à l’Antifascisme !

    Ce dimanche 17 décembre, dans le cadre de la semaine antifasciste, le Collectif Antifasciste de Lyon, dans lequel l’Unité Communiste de Lyon est parti-prenante, a appelé à une manifestation antifaciste et anticapitaliste internationale. Celle-ci fut interdite.

    Face à cette interdiction, le Collectif Autoproclamé Radicaux, de dépit, a appelé à un rassemblement place Raspail, dans le quartier populaire de la Guillotière. Un rassemblement dans le but de pouvoir porter les couleurs de l’antifascisme, après la semaine de propagande réactionnaire faites par les catholiques lors des fêtes de Lumières. L’Unité Communiste de Lyon a relayé cet appel.

    Dans tout le quartier de la Guillotière, un immense dispositif policier avait pris place. Des dizaines de camions de CRS, des équipages de la BAC, et deux canons à eau…. La préfecture a vu les choses en grand, en cette fin d’année. Dans la ville du ministre de l’Intérieur, on ne plaisante pas avec la sécurité des bourgeois et des bourgeoises. D’autant que « l’ultragauche », ou ce qu’elle représente au yeux du gouvernement, est l’ennemi n°1.

    Le rassemblement lui-même, 250 personnes, n’était pas marqué par un esprit belliqueux. Les appelants et appelantes savaient pertinemment que les forces de l’ordre étaient prêtes à bondir. Dans ce cadre, une manœuvre de la police aurait signifié un écrasement.

    Des prises de parole ont eu lieu, rappelant le contexte lyonnais, nid de la droite fasciste et réactionnaire, et fief de Gérard Collomb, le mégalomane policier en chef.

    Un constat commun a été fait, le semblant de démocratie toléré par les représentants de la bourgeoisie, Macron et sa clique, s’étiole de jour en jour. Remettre en cause les élections, les institutions, le pouvoir bourgeois conduit au conflit.

    Le simple fait que des slogans aient été lancés a suffit à mettre le feu aux poudres. La police s’est empressée de mettre en œuvre une nasse, tactique devenue routinière. Une cinquantaine de participants ont ainsi été encerclés. Des arrestations ont eu lieu, dont nous attendons des nouvelles.

    Le simple fait d’être présent dans le quartier, subissant une véritable parodie de loi martiale ou d’état de siège, suffit à attirer les foudres des policiers. Ceux-ci ont procédé à des contrôles d’identité systématiques, sur tous les suspects. Ces contrôles ont permis d’apprécier la déontologie sans faille de cette institution : menaces, provocations, injures, intimidations constantes. Tout est fait pour que les choses s’enveniment.

    A cela s’ajoute un humour de caserne : « c’est quand qu’on les balance dans le Rhône ? »; « Tiens, revoilà le poulpe » ; « Ferme ta gueule. »

    Une belle fenêtre sur l’état d’esprit des forces de l’ordre. Une fenêtre qui nous illustre le caractère fondamentalement réactionnaire de cette institution, ainsi que le caractère inamendable de l’Etat bourgeois.

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’attitude brutale de la Préfecture et de la Police, usant sans retenue de la répression la plus injustifiée. Pourtant, fondamentalement, celle-ci illustre la faiblesse d’un système à bout de souffle, qui est obligé d’user de la brutalité pour faire taire les contestations.

    Cette répression est le reflet d’un capitalisme pourrissant, d’une bourgeoisie qui peut pas tolérer la moindre hostilité.

    Que messieurs Macron et Collomb soient avisés, les matraques et les canons à eau ne nous feront pas taire !

     Chaque loi antisociale, chaque exaction de la police et de leurs amis fascistes ne font que nous conforter dans nos positions !

    A Lyon, et partout dans l’État français, nous appelons à renforcer les organisations antifascistes et anticapitalistes, nous appelons à construire une unité populaire, une véritable opposition extra-parlementaire.

    Nous dénonçons le fascisme, plus que toléré par Collomb et sa clique, comme l’enfant dégénéré d’un capitalisme en crise.

    Nous appelons à la solidarité face à la répression, la lutte ne fait que commencer !

  • A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    A l’intention des camarades Kurdes de Lyon et d’ailleurs.

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon était présente à l’anniversaire organisé par les camarades Kurdes de la région lyonnaise, pour célébrer un anniversaire de plus de lutte, de combat, de victoires et de deuils. Tenu a Vénissieux, dans la salle Joliot-Curie, cet anniversaire de la fondation du PKK est un événement qui nous paraît important de célébrer. Nous ne partageons pas intégralement le contenu et le programme politique du Parti des Travailleurs du Kurdistan.  La question du confédéralisme démocratique, défendu notamment par le camarade Öcalan, est un débat qui est nécessaire d’être mené, à nos yeux. Mais cela ne nous empêche pas de juger qu’il est important, essentiel même, de lutter contre sa criminalisation, contre la répression qu’il subit, et de soutenir la cause qu’il défend. Cela ne nous empêche pas de pleurer, nous aussi, les membres du PKK qui tombent sous les balles des fascistes. Nous accordons une place importante à la solidarité internationale, ce qui justifie notre présence.

    Nous voulions transmettre le message suivant à nos camarades Kurdes, qui nous ont invité, pour les remercier et pour donner notre point de vue général.

    Au nom de l’Unité Communiste de Lyon, nous remercions nos camarades révolutionnaires de nous avoir invité à cet anniversaire. C’est pour nous, un aspect important de la lutte contre l’impérialisme et contre la réaction mondiale que de démontrer que la solidarité internationale n’est pas un mot creux.

    Nous saluons la lutte exemplaire, pour la liberté, pour l’égalité, pour l’indépendance que mènent les camarades Kurdes et leurs alliés politiques. Le combat pour Kobané ouvre une nouvelle page d’histoire de la lutte des peuples contre l’oppression et l’obscurantisme.

    Dans le combat contre le régime fasciste d’Erdogan, contre ses agents et ses serviteurs, les forces Kurdes et leurs alliés, unis en front commun, combattent toujours. « Comment un tel miracle est possible ? » se demandent les réactionnaires et les exploiteurs.

    Ce miracle est possible, car on ne peut détruire le peuple, on ne peut extirper la révolte des opprimés. On ne peut contenir indéfiniment la colère légitime, qui balaie tous les ennemis, tous les exploiteurs, qui les écrase et les annihile.

    L’expérience de la lutte au Kurdistan comme dans les zones où rayonne la guérilla, cette lutte pour la liberté, est un enseignement riche pour toutes et tous, organisations comme individus. Elle est une illustration concrète des principes révolutionnaires. Elle est une illustration, dans les espaces contrôlés par les armées populaires, dans les espaces libérés de l’emprise de l’impérialisme de  ce que peuvent faire les masses populaires.

    La liberté pour les opprimés et les dominés. La lutte contre l’obscurantisme, contre les discriminations faites aux femmes, contre l’exploitation capitaliste, contre la surexploitation impérialiste. Seules les masses, seuls les forces populaires peuvent apporter une réponse à ces questions.

    Ce que nous illustre la lutte des camarades est un aspect essentiel, fondamental. Elle est une nouvelle démonstration de ce que représente le chemin vers la Liberté.  Comment celle-ci l se conquiert et -surtout- se défend.

    Les lois, les votes, les textes ne font pas reculer les manigances des impérialistes et des oppresseurs. Seul l’autodéfense populaire le permet. La bourgeoisie, les exploiteurs, ne reculent devant aucun crime pour imposer leur loi. Comme l’indique le chant « l’Internationale » « L’Etat opprime et la Loi triche. »

    La bourgeoisie, qui impose sa loi, n’hésite pas à la transgresser si celle-ci l’entrave un tant soit peu.

    La lutte des camarades Kurdes et de leurs alliés brise les illusions des réformistes, elle brise les illusions vers le fait que les impérialistes acceptent la victoire du peuple sans sourciller.

    Elle brise le mythe de la démocratie bourgeoise, et par là même, fait entrer en scène celle du peuple.

    La seule chose qui fait reculer la bourgeoisie et les impérialiste est la défaite pure et simple. Elle est la défaite par la mobilisation des travailleurs, des travailleuses, des opprimés. La bourgeoisie ne courbe l’échine que devant une seule chose, devant la force populaire, organisée, rigoureuse, dirigée par un Parti Révolutionnaire capable de mener les masses à la victoire.

    Dans les pays dominés, dans les pays opprimés, comme dans les pays impérialistes, une seule voie amène à la victoire, celle de la révolution !

    Vive la lutte anti-impérialiste, vive la lutte révolutionnaire ! 

  • Appel à la manifestation Antifasciste / Anticapitaliste du 17 / 12 / 17

    Appel à la manifestation Antifasciste / Anticapitaliste du 17 / 12 / 17

    L’Unité Communiste de Lyon se rallie à l’appel initié par le Groupe Antifasciste de Lyon en Environ et la coordination antifasciste Rhône-Alpes. Cet appel a volonté à impulser une manifestation internationale à Lyon, sous un mot d’ordre antifasciste et anticapitaliste.

     L’Unité Communiste de Lyon appelle les individus comme les organisations se revendiquant de la lutte contre le capitalisme et le fascisme à relayer cet appel, à le partager, à le diffuser, mais également à le cosigner.

    Elle appelle également à participer à cette manifestation pour que celle-ci soit un succès.

    Sur la planète entière, les forces réactionnaires et fascistes ont le vent en poupe. Elles profitent de la crise, de la misère, des tensions internationales pour prospérer. Les faschosphère étendent leurs tentacules partout, ne laissant nul endroit épargné.

    Dernièrement, les élections en Allemagne ont permis d’enregistrer une percée record de la part des fascistes, signant une résurgence générale de la menace.

    Brésil, USA, Russie, Ukraine, Mali, Syrie, Irak, Japon… partout le mal est le même, indépendamment de l’apparence dont se vêtissent les fascistes, leur fond est le même. Terroriser le peuple, le soumettre aux intérêts des bourgeois.

    Au sein de notre Etat, la menace gronde.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que la lutte entre fascisme et capitalisme ne peut être séparée en deux combats isolés l’un de l’autre.

    L’ « antifascisme » apolitique, moraliste, démocratiste, petit-bourgeois ne peut parvenir à juguler la montée, internationalement constatable, des conceptions réactionnaires et fascisantes. Ce prétendu antifascisme échoue sans cesse car il ne cible pas le fait que le fascisme est l’enfant putréfié du capitalisme.

    Le fascisme ne tombe pas du ciel, il n’est pas que « haine », il n’est pas que fantasmes xénophobes et délires sur l’inégalité des « races », au mépris de la réalité scientifique. Les fascistes ne sont pas nos ennemis uniquement car ils sont « méchants. »

    Ils le sont également car ils jouent un rôle dans la lutte des classes, un rôle dans lequel ils sont les garde-flancs de la bourgeoisie, dans lequel ils sont le gourdin qui frappe ceux qui défendent les classes laborieuses, ceux qui luttent contre l’oppression et la répression.

    Les fascistes se nourrissent de la misère, se nourrissent de la souffrance et des frayeurs des travailleurs et des travailleuses. Ils s’en réjouissent. Qu’une usine ferme, qu’une bombe explose, que des balles pleuvent et leur réponse est toute trouvée : la guerre !

    La guerre contre l’ennemi intérieur, la guerre contre l’ennemi extérieur.

    Qu’importe, au final, celui-ci, tant que cela lui permet de mobiliser les masses dans un sens réactionnaire, chauvin, obscurantiste. S’il faut mentir ou fabriquer les preuves, cela ne leur pose pas de problème.

    Sous couvert de mettre au dessus de tout un hypothétique « intérêt national » ou « racial », ils exigent des classes laborieuses qu’elles se sacrifient, qu’elles se saignent, qu’elles tuent et soient tuées. Sous couvert de ces intérêts, les fascistes ne désirent que l’écrasement impérialiste des autres nations, des autres peuples.

    En cela, ils n’œuvrent jamais pour l’émancipation des travailleurs et des travailleuses, des hommes et des femmes, des opprimés. Au contraire, ils ne sont que les laquais les plus serviables des intérêts des parts les plus réactionnaires et les plus chauvines de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que cette manifestation est un rendez-vous important. Un rendez-vous qui doit être l’occasion d’une démonstration de force, populaire, large, rassemblant au delà des milieux militants, et ouvrant la voie à un antifascisme populaire, unitaire, autonome, indépendant de la bourgeoisie et des organisations politique relais de celle-ci.

    Vive la lutte antifasciste ! Vive la solidarité internationale !

    « Le Groupe Antifasciste de Lyon et Environ, ainsi que la coordination antifasciste de Rhône-Alpes dont elle est partie prenante, appellent à une grande manifestation antifasciste internationale à Lyon.

    Partout dans le monde, les fascistes gagnent du terrain. Partout dans le monde, les militants fascistes et leurs organisations multiplient les actions, les démonstrations de force et les crimes. 

    A Charlottesville, le suprématisme blanc, premier vecteur d’attentats aux USA, a tué de nouveau.

    En Méditerranée, le sinistre C-STAR menait  la chasse aux navires portant assistance à ceux et celles qui cherchent à fuir la misère et la guerre. 

    A Waza, au Cameroun, à Barcelone, l’organisation fasciste-obscurantiste Daesh poursuit sa campagne de terrorisme.

    Au Kurdistan et dans l’Etat turc, le régime fasciste d’Erdogan poursuit sa traque aux opposants, emprisonnant celles et ceux qui luttent pour la liberté.

    Nulle région du globe n’est épargnée. 

    Elles tirent profit de l’aggravation de la misère sociale grandissante, des tensions internationales comme de répugnants charognards.

    Partout, elles avancent masquées, se clamant défenseuses du peuple, des opprimés, des exploités. Partout, déversent leurs torrents de discours répugnants, xénophobes, réactionnaires, obscurantistes et racistes. Elles gagnent en influence, deviennent des forces politiques puissantes et incontournables. 

    Partout elles incitent à la division entre les opprimés, les exploités, pour les dresser les uns contre les autres, en fonction de leurs origines, de leurs religions, de leurs genres, de leurs sexualités. 

    Les fascistes ne sont nullement les amis des exploités. Ils sont les servants des exploiteurs. Leurs commanditaires les utilisent pour semer le chaos réactionnaire, pour instiller la haine. Leur espoir est d’accéder au pouvoir pour établir un Ordre au service des exploiteurs, des profiteurs.

    Suprématistes blancs, Identitaires, Néo-nazis, Fascistes, obscurantistes, tous marchent main dans la main pour écraser les exploités et les opprimés. Ils ne sont aucunement des libérateurs, mais sont les ennemis du peuple, des peuples, des travailleurs et travailleuses. 

    Ils marchent dans nos rues, se croyant les maîtres. Mais ils se trompent, et nous le leur montrerons !

    Nous appelons à cette manifestation car partout la menace se concrétise. Nous devons être nombreux et nombreuses à y répondre !

    Nous voulons faire face, lutter pied à pied et chasser les fasciste de Lyon et d’ailleurs.
    Nous voulons dénoncer le fait qu’ils sont des laquais des exploiteurs.

    La Gale s’inscrit dans un antifascisme populaire et indépendant de l’Etat, des institutions, des partis électoralistes. Nous ne pouvons accorder le moindre crédit aux marchés de dupes proposés par celles et ceux qui n’ont d’autre désir que de prendre la place de nos bourreaux ou de faire rentrer sagement dans le rang ceux et celles qui luttent.

    Nous ne pouvons séparer la lutte contre le fascisme de la lutte contre l’exploitation et le capitalisme. Notre tâche est de combattre l’un et l’autre.

    Nombreux, nombreuses, unis et solidaire : tous contre le fascisme et le capitalisme le 17 décembre 2017 à LYON


    Le lieu de départ et l’heure de la manifestation seront données prochainement. » 

  • Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant la nasse du 7 octobre 2017.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant la nasse du 7 octobre 2017.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant la nasse du 7 octobre 2017.

    L’Etat réprime de nouveau les antifascistes.

    Aujourd’hui, les fascistes avaient prévu de défiler. L’extrême-droite lyonnaise avait ainsi voulu lancer une manifestation sous des slogans typiques de leur chapelle : « fin de la préférence étrangère ; rupture avec l’Union Européenne ; fermeture des frontières. « 

    Après avoir tenté d’instrumentaliser la misère, l’an dernier, en prétendant aider les plus démunis -à condition qu’ils soient de la bonne race, les fascistes tentent de nouveau de faire parler d’eux.

    Le climat politique et militant ne leur sied guère, il faut dire. Il leur est difficile d’argumenter sur la Loi Travail. Niant la lutte des classes, étant foncièrement des ennemis des intérêts des masses populaires, il ne leur reste qu’a agir en vautours et à trouver quelques charognes à ronger. Lorsqu’ils réussissent à faire parler de leur mouvement, c’est en commettant agressions et bris de vitre dans le quartier de Saint-Jean. Chaque époque à ses croisés, la nôtre les connaît pétris de courage et d’ambition, comme à Nantes, ou 5 fascistes, certains descendant de la noblesse, sont jugés pour avoir attaqué un couple.

    Pour revenir sur le devant de la scène, les fascistes avaient ainsi prévu d’occuper l’espace public depuis place Carnot.

    La préfecture les en a interdit pour cause de risque de trouble de l’ordre public.

    Jusqu’ici, rien de novateur. Les fascistes déposent une manifestation qui n’a aucune chance d’être acceptée, la préfecture refuse, ils crient au complot franc-maçon ou judéo-bolchevique, selon le goût du jour. Bien souvent, ils tentent un coup de force, en comptant sur la tolérance de la part des forces de l’ordre, de la mairie, de la justice.

    De notre côté, sous l’impulsion du Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, un contre-rassemblement a été lancé. Ce contre rassemblement avait tant à la fois pour but de contrer la mobilisation fasciste et, de l’autre, de poursuivre une campagne d’information sur l’existence et le contenu politique de ces groupes, tout comme d’éclairer sur l’attitude de la bourgeoisie et des institutions.

    Ce rassemblement fut, lui aussi, interdit pour les mêmes raisons. Le rassemblement s’est néanmoins tenu.

    Il a été accompagné d’une diffusion de tract, bien accueillie par ceux qui les recevaient. Après une demi heure, la police l’a néanmoins nassé, sans qu’aucune provocation de la part des rassemblés ait lieu. Après l’avoir encerclé, il fut déporté à l’intérieur de la rue Victor Hugo, restant ainsi cloitrés pendant une heure et demi.

    Ceux qui ne furent pas encerclés ont, logiquement, exigé que leurs camarades soient libérés. Quelle réponse ont-ils, ont-elles eues ? Une charge et des gaz.

    Une libération fut faire, au compte-goutte, avec fichage et fouille. A noter qu’une dame âgée, ayant eu l’outrecuidance de refuser qu’une policière la tutoie, fut plaquée contre un mur et violentée. Il semble que cela soit une représentation fidèle de l’application du code de déontologie.

    Trois arrestations ont été faites par la police, mais les charges sont -à l’heure actuelle- inconnues.

    Voilà ce qu’il en coûte de vouloir braver un interdit.

    Certains diront que cela découle d’une logique certaine : la suppression de l’un entrainant mécaniquement celui de l’autre. Mais cette logique revient à placer sur un pied d’égalité le fascisme et l’antifascisme, de considérer l’un et l’autre comme les facettes d’une seule pièce.

    Nous considérons que le mouvement antifasciste n’est pas au stricto sensu une simple réponse aux fascistes, ce mouvement va plus loin. Il fait parti du front de défense et d’autodéfense des masses populaires, contribue à la lutte contre l’exploitation, contre l’atomisation, contre l’isolement, pour une culture populaire et combative.

    En revanche, la mairie, la préfecture et les institutions voient les choses d’une manière tout autre.

    Ce qui les embête, ce qui les gênent, ce sont les troubles que pourraient provoquer les petits agitateurs à la croix de bois ou aux bords plus crochus. Au final, ce qui leur importe c’est que Lyon soit une ville proprette, commerçante, touristique. Ce qui leur importe c’est que l’argent coule à flot.

    C’est pour cela que lorsque Macron vient, ils intiment au migrants l’ordre de cacher leurs tentes. C’est pour cela que lorsque les fascistes défilent, ils leur demandent de ranger leurs swastikas et leurs blasons de la SS Charlemagne. C’est pour cela que quant les antifas s’opposent, ils les nassent et les gazent. Cela fait mauvais genre, dans la rue commerçante qu’est Victor Hugo, de voir les drapeaux rouge, rouges et noirs ou noirs flotter.

    Dans le fond, leur préférence va aux petits agités du Vieux-Lyon, après tout, ils ne réclament que la stagnation et le retour en arrière. L’un comme l’autre convient parfaitement à une bourgeoisie qui rêve de retourner à l’âge d’or ou crier « droits sociaux » permettait de visiter de l’intérieur le bagne de Cayenne. Ne partagent t-ils pas un même amour du commerce international ? Les uns vendant des armes aux terroristes de l’Etat Islamique -tout en étant des indics de police- les autre finançant directement Daesh contre une sécurité pour exploiter le sous-sol syrien.

    Après tout, le fascisme est l’enfant de la bourgeoisie, son rejeton de temps de crise. Le fascisme est le monstre difforme, nourri et couvé, que la bourgeoisie garde en réserve pour le lancer sur les masses, lorsqu’elle se rebellent trop.

    Quant aux antifascistes, dans leur grande variété, ils ont ce grave défaut de vouloir que le monde change, de vouloir le transformer. Donc, ils sont par essence des ennemis de cet ordre public, bourgeois, exploiteur, putréfié.

    Pour ne pas être gênés et nuire au bon plaisir des passants, la police encercle, gaze, frappe. En amont, elle avait déjà menacé directement certains militants et certaines militantes quelque peu dérangeants, en exigeant de leur hiérarchie professionnelle qu’elle transmette un ordre de convocation au commissariat. Une méthode scandaleuse.

    Après tout, l’Etat d’urgence inscrit dans le droit commun, avec tout les traitements préventifs des « risques », n’est-ce-pas le fantasme nocturne de tout fasciste ?

    L’Unité Communiste de Lyon déclare sa solidarité envers le mouvement antifasciste. La répression sans cesse croissante contre les mouvements sociaux, politiques, antifascistes illustre l’aggravation de la situation sociale. La politique de kamikaze de Macron emmène inéluctablement à ce que la situation se détériore encore, servant, en cela, de terreau aux réactionnaires les plus répugnants. Cette détérioration ne pourra pas connaître de fin par elle seule.

    Le coup d’arrêt ne peut venir que des forces progressistes et révolutionnaires.

    Elles doivent serrer les rangs, faire front ensemble pour stopper la déferlante.

    C’est ainsi que les attaques pourront être stoppées.

    Mais la fin du règne d’exploitation et de crime de la bourgeoisie ne pourra s’achever qu’au travers de la bataille suprême que représente la révolution prolétarienne. Elle seule pourra mettre fin à cette nuit sinistre de misère, de guerre, de souffrance.

    Elle seule pourra enterrer définitivement ce valet du capitalisme qu’est le fascisme.

  • Appel de la Maison de la Mésopotamie à la création d’un front antifasciste unifié.

    Appel de la Maison de la Mésopotamie à la création d’un front antifasciste unifié.

    Appel de la Maison de la Mésopotamie à la création d’un front antifasciste unifié.

    Au Kurdistan, en Turquie, dans l’Etat français, le fascisme est un ennemi commun !

    Les fascistes avancent à Lyon.

    Ils avancent dans l’Etat français.

    Ils avancent partout dans le monde, sous divers visages, sous divers drapeaux.

     Mais ils avancent.

    Ce ne sont pas des situations séparées, ce ne sont pas des simples points isolés. Daesh ou Erdogan qui avancent, le GUD qui ouvre son « bastion », ce sont des victoires pour le fascisme international. Ce sont des défaites pour les progressistes et les révolutionnaires du monde entier.

    Nous devons riposter en étant unis. Nous devons repousser chaque tentacule du fascisme.

    Au Kurdistan et en Turquie, nous connaissons bien le visage du fascisme, ses crimes, la misère qu’il sème, pour le profit des exploiteurs. Nous connaissons sa guerre constante contre les classes populaires, contre les masses, contre les travailleurs et les travailleuses.

    Nous savons reconnaître cet Etat d’urgence qui n’en finit pas, qui donne toute possibilité aux exploiteurs de réprimer.

    Nous ne voulons pas que cette situation devienne également celle de l’Etat français. Nous ne voulons pas que cette situation devienne celle de Lyon. C’est pour cela que nous appelons à cette réunion commune, ayant pour base de briser l’isolement et la fragmentation, de rassembler ceux et celles qui veulent lutter contre le fascisme, le capitalisme et l’impérialisme.

    Nous avons besoin d’une autodéfense populaire et unitaire. Tout comme le font nos camarades, nos frères et nos sœurs de combat, qui affrontent les fascistes turcs et les obscurantistes de Daesh, sous un seul drapeau : celui de la liberté et de l’autodéfense. Nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes.

    Car la police, qui enferme nos camarades, qui saisit leur propagande, qui brise leurs mégaphones, n’est pas de notre côté. Ni la justice, laquelle acquitte les fascistes et se montre impitoyable envers  les nôtres. Ni l’Etat, dont la tâche de répression, d’asservissement, se marie parfaitement avec les désirs de l’extrême-droite.

    Ni des vautours de l’électoralisme, qui n’attendent de celles et ceux qui luttent qu’une chose : leur bulletin de vote.

    Il existe des désaccords, des hostilités, des jalousies, un nombre inconcevable de raisons pour que dure la division de ceux qui combattent le fascisme.

    Ces divisions ont -plus ou moins- de raisons d’exister.

    Mais elles doivent céder le pas devant la nécessité d’opposer un front uni, d’opposer une ligne de défense commune, contre l’avancée du fascisme et de ses agents.

    Nous devons ne former qu’un rang dans la lutte contre le fascisme ! Un rang à Lyon. Un rang dans l’Etat français. Un rang au Kurdistan, en Turquie, dans le monde.

    Soyons solidaires, unitaires, antifascistes !

    Vendredi 09 juin à 18h00, rendez-vous à la place de Jacobins pour dénoncer le « bastion social » qui instrumentalise la misère.

    Dimanche 11 juin à 18h00, à la maison de la Mésopotamie (rue Mazagran), retrouvons nous pour nous organiser et riposter !

  • Communiqué à la suite du rassemblement contre le « bastion social » du GUD

    Communiqué à la suite du rassemblement contre le « bastion social » du GUD

    Pas de bastion nazi dans Lyon !

    Hier, vendredi 2 juin, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, L’Unité Communiste de Lyon ainsi que des individus ont appelé a un rassemblement pour dénoncer l’instrumentalisation de la misère par les fascistes du GUD. Ceux-ci ont en effet ouvert, le 23 mai, un « bastion social » destiné à accueillir des sans-domiciles fixes « français. » L’idée d’accueillir des individus souffrant de l’exclusion sociale pourrait passer pour louable, pour une sincère solidarité vis-à-vis des plus démunis. Or, il n’en est rien. Le GUD surfe, avec un cynisme éhonté, sur le mal logement, la misère, la détresse sociale, pour avancer ses thèses racistes, fascistes et réactionnaires.

    Le GUD a beau tenter de se camoufler derrière des discours populaires, derrière des lâchers de ballons de baudruche bleu-blanc-rouge, il a beau tenter de se dire du côté du peuple, cela demeure un mensonge intégral. Le fait que, le 1 juin, deux de ses militants passaient en procès pour l’agression d’un professeur de mathématique, n’est qu’une illustration parmi d’autres du comportement haineux de cette clique.

    Le GUD se nourrit de la misère, s’en sert pour monter les travailleurs et les exploités les uns et les unes contre les autres, sans jamais dire que la misère vient d’un patronat bien « de souche. »

    Le GUD se moque que des SDF meurent dans les rues, se moque bien de la souffrance des travailleurs. Elle n’est qu’un marchepied pour légitimer leurs thèses racistes.

    Le vendredi 2 juin, nous étions 250 à dénoncer ce discours sans vergogne. A affirmer notre solidarité avec l’ensemble des mal logés, l’ensemble des victimes de la précarité, de l’exploitation et de la misère. La pour affirmer que la lutte contre le capitalisme n’a pas de frontières, pas de patrie, qu’elle est internationale.

    La police, en surnombre, une nouvelle fois, ne s’est pas contentée d’être une spectatrice neutre : elle a entravé l’action de contestation, en saisissant nos tracts, notre mégaphone -empêchant toute prise de parole et toute information vis-à-vis des habitants et des passants. Deux camarades ont, ainsi, été emmenés au commissariat et placés en garde à vue, pour des motifs futiles. Fouilles, intimidations, contrôles, encerclements… les méthodes de la police restent marquées par le deux poids, deux mesures. Pressions envers les antifascistes, tolérance sans limites pour les fascistes. Qu’attendre d’autre de la part d’un ministre de l’intérieur qui, lorsqu’on lui parle de nazis, répond Brigades Rouges et Bande à Baader ?

    Le rassemblement s’est terminé dans une manifestation sauvage, offensive, scandant des chants antifascistes au travers des rues de Lyon.

    Nous ne laisserons pas les fascistes former un bastion dans la presqu’île. Ce rassemblement ne forme qu’une première étape dans une lutte longue pour juguler la progression de l’extrême-droite à Lyon, pour la contrer et finalement la repousser. Nous appelons à nous rassembler de nouveau pour dénoncer la présence des fascistes, pour dénoncer leur discours menteur et opportuniste, pour rappeler leur vraie nature : des ennemis des exploités, des ennemis des classes populaires, des serviteurs zélés du patronat et des exploiteurs.

    Rendez-vous le vendredi 09 juin 18h00 – Place des Jacobins.

    Le droit au logement n’a pas de frontières !

    La place des fascistes est au cimetière !

  • GUD social ou opportunisme sans vergogne ?

    GUD social ou opportunisme sans vergogne ?

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant l’ouverture du squat du GUD.

    Le 27 mai 2017, le Groupe Union Défense, organisation se revendiquant du fascisme, a annoncé avoir ouvert un bâtiment inutilisé, appartenant à la mairie de Lyon. Ils revendiquent le fait de créer un lieu d’accueil pour les SDF français. A travers cette initiative, l’idée de mettre au centre du débat la « préférence nationale », concept phare des fascistes, lesquels accusent l’Etat de privilégier systématiquement les clandestins.

    Qu’importe si les faits et les statistiques les contredisent. L’essentiel pour les fascistes du GUD est de faire parler d’eux. Généralement, lorsque les rats noirs apparaissent dans les médias, il s’agit plus de la rubrique « faits divers » : opérations de tabassages, exactions racistes ou menaces proférées à l’encontre de journalistes. Leurs ex-membres sont, par contre, au centre d’affaires illustrant leur haute moralité : Ainsi, Frédéric Châtillon et Axel Lousteau, deux pontes du FN mouillés dans des affaires de gros sous, sont issus des rangs de l’organisation néo-fasciste. Le patriotisme n’est pas incompatible avec l’amour des paradis fiscaux. Ni, pour d’autres, avec le fait de vendre des armes aux djihadistes, tout comme de négocier -pour Lafarge- des contrats avec l’Etat Islamique.

    Le cynisme, là aussi, forme le fil rouge de cette opération sociale. Le sort des classes populaires n’intéresse absolument pas les GUDards, pas plus que celui des SDF ou des victimes d’attentats. Non, la seule chose qui intéresse ces individus est de se forger une force de bataille, de recruter, d’intensifier leurs opérations -tant mieux si elles sont lucratives- et de surfer sur la misère et la colère pour tendre vers le pouvoir.

    A l’imitation des néofascistes italiens de Casapound, leur modèle, ils ne voient ce lieu que comme une caserne et un bastion, nullement comme un lieu d’aide pour ceux et celles qui sont dans une situation dramatique.

    Jamais le GUD ne produit d’analyse sur l’exploitation, sur l’exclusion sociale, sur la misère. Une seule rengaine : l’étranger est responsable. Lorsque le capitalisme est évoqué, il agit sous les traits -à peine maquillés- de la caricature des années 30 : le capital cosmopolite et apatride, contre le bon et gentil capitalisme national. Jamais le bourreau n’est vêtu de Bleu-Blanc-Rouge.

    Imaginerait-on un instant les membres du GUD lutter pour les droits des travailleurs ? Lutter pour les droits démocratiques ? Lutter pour des conquêtes sociales ? Jamais de la vie. Leur seule apparition dans les mouvements sociaux s’est faite par de la provocation, des attaques contre les syndicalistes, des raids. Au mieux, ont-ils été des supplétifs de la police et de l’Etat.

    Pourquoi cette contradiction ? Tout simplement car le GUD ne désire pas la victoire des travailleurs, mais bien au contraire leur soumission dans un système corporatiste, dans une société organique, dans laquelle le prolétariat est là pour nourrir une classe dominante parasitaire. Brandir l’étendard de l’intérêt national, comme le fait le GUD, signifie brandir l’intérêt de la bourgeoisie impérialiste française.

    Le rôle des fascistes est d’être des agents de la diversion, des travailleurs pour la bourgeoisie, chargés de semer le chaos et la division, pour le plus grand bénéfice des patrons, des banquiers, des exploiteurs.

    Le GUD rêve d’un grand soir à l’envers, d’un grand chaos réactionnaire, qui leur laisserait les rênes de l’Etat. Il rêve d’être appelé aux plus hautes fonctions, d’instaurer un régime caporalisé, militarisé, de préparer guerres d’agressions et croisades.

    C’est pour cela qu’il se nourrit de la misère, qu’il l’applaudit.

    C’est pour cela qu’il se nourrit des attentats, qu’il s’en réjouit.

    C’est pour cela que le GUD est un laquais de la bourgeoisie.

    Aujourd’hui, les fascistes ont le vent en poupe. La configuration politique actuelle leur est favorable. Les présidentielles ont mis au pouvoir une clique qui va engendrer une casse sociale terrible, sans précédent. Les tensions internationales sont plus fortes que jamais. Les fascistes sentent qu’ils auront leur chance.

    Ils ont l’espoir d’un déluge, d’une situation de blocage complet, où eux seuls apparaîtront comme l’alternative politique.

    Si les forces progressistes ne mettent pas à profit le temps dont elles disposent, elles risquent de le payer chèrement.

    Nous devons avancer, unis et solidaires, pour stopper l’implantation des fascistes, les dénoncer, les repousser et les chasser.

    Mais nous devons aussi lutter fermement sur le terrain social et  politique, pour que le camp du peuple, des travailleurs apparaisse de nouveau sur la scène politique, et non pas sous le visage d’un tribun parachuté, social-chauvin et impérialiste. Sans compter sur un illusoire barrage. Sans dépendre d’un Collomb, premier flic de France et maître-réactionnaire ; d’un préfet ; de la police ou de la justice bourgeoise.

    Luttons avec nos propres forces !

    Le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs appelle à un rassemblement le 2 juin à 18 h 30, place des Jacobins à Lyon.

    L’Unité Communiste appelle à se rendre à ce rassemblement, à soutenir et diffuser cette initiative. Elle appelle également à renforcer les organisations antifascistes partout où elles sont, et à les unifier entre elles pour une plus grande efficacité.

    Unité populaire contre le fascisme, l’impérialisme et le capitalisme !

    Contre les laquais des bourgeois, qu’ils soient Bleu-Blanc-Rouge ou à croix gammée.

    Vive l’antifascisme populaire !

  • À Oullins, on meurt encore de l’amiante.

     

    Depuis plus de dix ans, divers cas de pathologies liées à la présence d'amiante -cancers du poumon, de la plèvre, troubles respiratoires aigus- se sont déclarés chez les cheminots qui travaillaient aux ateliers d'Oullins [Département du Rhône].
    L'amiante, pourtant interdite d'utilisation depuis 1997, est toujours présente dans le matériel roulant de la SNCF construit avant cette date.
    Les cheminots qui travaillent aux ateliers d'Oullins subissent toujours aujourd'hui un contact constant avec cette matière hautement cancérigène, et ce, depuis des années.
    La CGT a pourtant effectué un travail de recueil des plaintes de cheminots malades à cause de leur exposition à l'amiante sur leur lieu de travail et de celles des familles de ces mêmes travailleurs, décédés également à la suite d'une exposition importante à ces produits.
    Malgré le grand nombre de plaintes centralisées, la direction de la SNCF rechigne sans cesse à mettre à la disposition de ses ouvriers les dispositifs de protection nécessaires, masques, combinaisons, pour réduire les risques d'inhalation de fibres dangereuse.
     Depuis que l'amiante est déclaré cancérigène par l'Etat, le problème n'est toujours pas réglé: les cheminots continuent de mourir et les seules mesurettes qui sont prises grâce à la pression des syndicats ne sont en rien suffisantes pour protéger efficacement le personnel.

    Face à des améliorations qui ne viennent pas, toujours repoussées aux calendes grecques, et face à une justice qui se refuse à reconnaître la responsabilité de la SNCF dans les maladies qui touchent les cheminots, nous soutenons les revendications de la CGT.

    Nous exigeons un désamiantage du site d’Oullins.
    Nous exigeons la reconnaissance complète de la responsabilité de la SNCF.
    Nous exigeons une compensation offerte aux familles des victimes de l’amiante.

    L'Etat français est cruellement en retard en termes de respect des normes de sécurité et de santé. Chaque année, les maladies professionnelles et les accidents du travail prennent un lourd tribut sur le contingent des travailleurs et des travailleuses. Chaque année, les dégâts physiques et moraux, les harcèlements et la placardisation frappent des dizaines de milliers de prolétaires. Les mesures judiciaires à la suite d'accidents mortels frappent les responsables, mais aux échelons les plus bas. Les dirigeants, les actionnaires, ceux qui  sont les premiers responsables, échappent à toutes sanctions. Comment seraient-ils condamnés ? La justice est à eux.

    Alors une attitude comme celle de la SNCF n'est en rien étonnante, pour les entreprises privées, les profits des actionnaires sont plus importants que la vie des ouvriers et des ouvrières.  Le capitalisme agit avec la plus grande désinvolture quant à la vie des travailleurs. Leur mort, leur santé, leur protection ne sont que des variables de coût calculées comme les autres. Faire des profits, en faire vite, avec le rendement maximum, voilà leur unique mot d'ordre. Qu'importe si le travail devient un moulin à os, dont les ouvriers et ouvrières ressortent brisés ou malades. Qu'importe si les employés et les employées se suicident. Ce ne sont que des données statistiques.

    Nous, communistes, nous ne nous satisfaisons pas de cela. Les actionnaires, les patrons et les patronnes agissent en vulgaires parasites qui se repaissent du travail des ouvriers et des ouvrières. Ils vivent de rente et d'exploitation, et pour garantir et augmenter celles-ci, commentent méfaits sur méfaits, crimes sur crimes.
    Ils seront jugés, et pas uniquement par l'histoire.
    Il n'est pas possible, il est illusoire de croire que le patronat acceptera de partager son pouvoir, d'être fair play, de partager les richesses. Il est illusoire de croire que, tant qu'il lui restera une once de pouvoir, il acceptera de céder aux revendications et aux réformes que promettent ceux qui croient au pouvoir des urnes.

    Souvent, les révolutionnaires sont traités d'utopistes car ils veulent détruire le pouvoir de la bourgeoisie et construire celui du peuple. Mais n'y a t'il pas plus grande naïveté que de croire qu'il est possible de négocier avec le propriétaire d'esclave ?

    "La force prime le droit," phrase souvent attribuée à Bismarck, est toujours une vérité constante.
    La force des patrons fait office de loi. Et si jamais de doux rêveurs touchent à cette loi, les bourgeois et les bourgeoises n'hésiteront pas à la briser.

    Mais qu'ils prennent gare. Car la force, la vraie force, est celle du peuple. Et le peuple n'oubliera pas leurs méfaits, lorsqu'il les chassera de leur trône d'or.

  • Déclaration du collectif unitaire antifasciste de Lyon.

    Nous retransmettons ici le communiqué fait par le collectif unitaire antifasciste auquel nous participons. 

    Pas de place au pouvoir pour le FN ni pour ses idées !

    A propos du congrès du Front National, à Lyon, le 4 février 2016.

    Depuis plusieurs années la parole fasciste se libère partout en France et en Europe. Dans un contexte de crise et d’instabilité permanente, l’état ainsi que toutes les forces politiques se dirigent vers des positions, toujours, de plus en plus fascisantes. Ce terreau fertile permet alors un déferlement de haine anti-migrant.e.s, raciste et islamophobes. Pendant ce temps, l’extrême droite française jubile, elle a de quoi !
    Son discours, ses idées, s’invitent partout. Ses thèses sont au centre des débats de la présidentielle. Sécuritaire, chauvinisme, impérialisme et xénophobie se retrouvent dans les discours de tous les candidats, du Parti de Gauche au Front National.
    Le gouvernement sortant ne s’est pas gêné, bien qu’il s’en défende, pour appliquer de grands pans du programme des fascistes.

    Alors l’extrême-droite prend ses aises, s’installe et étend son emprise jusqu’au centre des villes, se taille des royaumes dans les campagnes. A Lyon, elle se dote d’un vrai réseau de magasins, de salons de tatouages, de bars. ELle ne se cache pas de vouloir crée un véritable quartier nationaliste  à St Jean. Là-bas, les groupes identitaires ne cessent de multiplier les provocations ainsi que les agressions.

    Les campagnes électorales ont commencé et 2017 va connaitre une nouvelle fois cette grande mascarade présidentielle. Comme à son habitude nous aurons les mêmes pions sur notre échiquier. Des partis et des individus dans lesquels nous ne nous reconnaîtrons jamais.  Il est temps de reprendre la rue, comme nous l’avions fait lors du Mouvement Loi Travail, réunissons nous, soyons présent.e.s et indomptables, refusons que nos vies soient guidées par de nouvelles chemises brunes.

    Ripostons le 4 Février lors du congrès du front national à Lyon, par une manifestation centrale. Plus que jamais ce parti est une menace, c’est lui qui impose son ordre du jour dans les débats houleux du monde politique dans lequel s’engouffre tous les partis électoralistes !

    Plus que jamais, luttons contre tous les fascismes, qu’ils soient vêtus de costards ou de croix celtiques.

    REUNION PUBLIQUE LE 10 Janvier à 19h.
    Librairie la Gryffe.

    Sus aux présidentielles, sus aux fascismes, 2017 n’aura pas lieu.

  • Construire la riposte antifasciste indépendante et populaire !

    A Lyon, dans l'Etat Français, comme partout dans le Monde, les mouvements réactionnaires gagnent du terrain. Il n'existe pas de pays où les fascistes, les obscurantistes ne se manifestent pas. Aux Etats-Unis après l'élection de Trump, où ils crient victoire, au Royaume-Uni, où ils paradent  dans les rues après le Brexit, au Brésil où le coup d'Etat a remplacé la social-démocratie par la réaction, les vieux démons semblent renaître.

    Dans nos rues même, dans notre ville, les identitaires, les royalistes, les néo-nazis  s'implantent. Ils ne se contentent plus de marauder pour chercher des victimes, commettre des agressions racistes, xénophobes ou sexistes. Non, désormais, ils ouvrent des locaux, des salons de tatouage, des magasins, des bars.

    Le tout avec toute la candeur et la douceur dont sait faire preuve la police et la justice vis-à-vis des siens.  Car ni la justice, ni la préfecture, ni la police ne s'opposent autrement que mollement, pour ne pas perdre la face.

    Les apprentis-nazis, qui se griment en soldats du Reich, qui se déguisent en Waffen SS ou qui chantent les louanges du roi sont loin d'être des prolétaires, des travailleurs en colère. Ce sont des fils et des filles de bonne famille, des petit-bourgeois réactionnaires. Leur colère est celle d'enfants gâtés. Ils sont terrifiés car leur monde pourrissant s'effondre. Leurs valeurs vieillottes et archaïques, sombrent  avec leur ordre social. Comme un sursaut du passé, ils se battent avec rage. Ils se voient nouveaux croisés, mais ne sont déjà plus que des ombres.

    Pourtant, ils s'accrochent, et sont aidés, en cela, par d'autres.

    Car le fascisme, le racisme, la xénophobie, cela fait bien les affaires des exploiteurs. Instiller la haine, la défiance, la désunion dans le peuple, sont de vieilles recettes. Elles reviennent au goût du jour pourtant.

    Car la crise économique est passée par là, le marasme s'est installé, et avec  lui les tensions sociales, mais aussi les tensions internationales.

    Pour le patronat, il faut pressurer les ouvriers, réduire les salaires, imposer des sacrifices. S'ils se haïssent pour leur couleur de peau, leur religion ou leur orientation sexuelle, ils ne s'unissent pas pour combattre. S'il est possible d'accuser et d'accabler de maux les nations étrangères, de justifier les guerres néocoloniales, de justifier les manœuvres impérialistes, voilà qui est parfait.

    Les fascistes sont portés par la lame de fond réactionnaire.

    Le racisme d'Etat, les discours haineux, agressifs, chauvins, ont donné une légitimité nouvelle à ces vermines. Le gouvernement PS / EELV / PRG ne s'est pas privé pour attiser les flammes, pour souffler sur les braises. En contribuant à la marée antisociale et réactionnaire, celui-ci s'est fait un des artisans de la relance des groupes fascistes.
    Les Républicains, eux aussi, ont leur part de responsabilité. Ce n'est pas un hasard si le retour des groupes fascistes sur Lyon a coïncidé avec le débat sur l'Identité Nationale d'Eric Besson. Ils devront, un jour ou l'autre, assumer leur responsabilité.

    Chassons les fascistes, où qu'ils soient !

    Nous devons lutter contre eux, pas seulement car ce sont des virus installateurs de haine, mais parce qu'ils sont les laquais, les servants des exploiteurs. Ils se prétendent du côté du peuple, mais le trahissent. Ils prétendent lutter contre les oppresseurs, contre ceux qui profitent grassement du travail des travailleurs de l'Etat Français, mais ils en sont les chiens fidèles. Ils accusent les étrangers des maux dont leur classe, la bourgeoisie, est responsable. C'est elle qui vit en parasite. C'est elle qui vole le pain des travailleurs, qui les opprime.

    Nous devons les chasser de nos rues, de nos quartiers, de nos campagnes. Nous devons les dénoncer pour ce qu'ils sont, des ennemis des travailleurs et des travailleuses, pour les fidèles lieutenants des patrons.

    Ils ne sont forts que parce que nous sommes désunis.

    Nous devons nous unir, travailler ensemble, unitairement, dans les organisations antifascistes comme dans les collectifs, pour faire de la vie des fascistes un enfer. Mais l'unité n'existe pas sans base, ni sans limite.

    Il n'est pas possible de faire de l'antifascisme avec les responsables de la situation actuelle.

    Ceux qui sont responsables de cette situation sont les alliés objectifs de l'extrême-droite, ils et elles jouent avec elle, la nourrissent comme un monstre enchaîné, pour effrayer comme pour attaquer. Le Parti Socialiste, sa coalition, ses alliés ont bien assez fait de dégâts comme cela. Ils n'ont rien à faire dans nos rangs, dans lesquels ils ne viennent que lorsque son image est ternie ou que des voix sont en jeu. Nous ne voulons pas d'un antifascisme républicain, nous voulons chasser les exploiteurs, dont les fascistes ne sont que l'avant-garde.

    Ni justice bourgeoisie, ni police dans nos rangs !

    La police qui tue, qui meurtrit, qui matraque, la justice qui enferme nos frères et sœurs de classe, qui condamne nos camarades, serait soudain devenue notre allié ? Combien d'exemples d'une justice à géométrie variable existent ? Combien de fois la police s'est-elle directement servie des fascistes comme troupes de choc ? Les manifestations de policiers ont, de plus, montré le contenu idéologique de l'institution, les pensées de ses membres. Nous ne voulons pas d'assassins dans nos rangs. Pas plus, nous ne voulons des préfets et des autres larbins de l'Etat.

    Nous ne sommes pas les larbins de qui que ce soit !

    Dès le décès de Clément Méric, dès les attaques des fascistes, combien de vautours ont rôdé autour de nous, se sont clamés nos amis pour nous trahir par la suite ? Les élections approchent, nous ne pouvons l'ignorer.  Les partis réformistes non plus, ne l'ignorent pas. Nous ne sommes pas là pour leur servir de caution antifasciste, pour servir leur soupe infâme et nauséabonde. Nous ne sommes pas là pour appuyer la campagne du social-chauvin Mélenchon, agent de l'impérialisme français, qu'il ose maquiller d'universalisme et de Lumières.

    Nous n'avons pas peur. Si certains se jettent dans les jupes de l'Etat, de la démocratie bourgeoise, du PS, c'est leur choix, ils devront l'assumer.

    C'est avec une confiance inébranlable en notre capacité, unis, unies, à mobiliser, à organiser qu'ensemble nous chasserons les fascistes !
    Vive l'antifascisme populaire, indépendant et unitaire !