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  • Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Ce communiqué à été écrit dans le cadre d’un comité de soutien au Rojava à Lyon, auquel participe plusieurs organisations progressistes et révolutionnaires. Il a été diffusé en tract au cours d’un rassemblement de soutien au combat de la politicienne Kurde Leyla Güven à Lyon, le vendredi 25 Janvier 2019.


    Contre l’agression impérialiste au Proche-Orient, soutenons le Rojava !

    La défaite de l’organisation fasciste obscurantiste Daesh est presque consommée, grâce notamment à la lutte héroïque des combattants et combattantes des YPG, YPJ, et de toutes les autres forces unies au sein des Forces Démocratiques Syriennes. La paix n’est cependant pas à l’ordre du jour, le régime fasciste turc ayant affirmé sa volonté de lancer une offensive meurtrière sur le Rojava, avec la bénédiction du gouvernement américain. Ne nous y trompons pas, le départ des forces américaine s’inscrit dans une stratégie plus globale de domination du Proche Orient. L’état Turc écrasera les peuples au nord de la Syrie, offrant une marge de manoeuvre pour leurs opérations futures des Impérialistes.

    Si les États-Unis opèrent un retrait tactique, ce n’est que pour pousser leurs alliés (français et allemands notamment) à avancer. Le conflit a atteint un degré nouveau, qui se traduit par un changement du mode opératoire. Les affrontements par milices interposées, permis par une exacerbation des conflits au sein du peuple (ethniques, religieux, entre hommes et femmes…), sont dépassés. Maintenant, les grandes puissances impérialistes se préparent à intervenir directement avec leurs forces armées. Chacun se prépare, veut sa sphère d’influence, veut écraser, diviser, dominer, et c’est pour cette raison que le projet révolutionnaire au Kurdistan Syrien (Rojava) représente un obstacle.

    Le Rojava est l’épine dans le pied des impérialistes, l’épine qui , à terme, va détruire leur projet de division, et de domination. Le projet mis en place au Rojava par le mouvement de libération Kurde permet aujourd’hui la cohabitation de tous les peuples, sans distinctions d’ethnies, de religions, de genres, ou de sexualités. Un danger réel, quand on sait que ces différences ont permis depuis toujours aux impérialistes de dominer le Proche-Orient.

    C’est notamment pour cette raison que le leader Öcalan est aujourd’hui incarcéré en isolement total par l’État turc, avec la bénédiction des puissances occidentales. Un isolement qui en dit long sur les intentions de ces grandes puissances ; toutes les interventions publiques auxquelles Abdullah Öcalan a eu droit ont en effet été vectrices d’apaisement dans la région. Une grève de la faim, soutenue dans plusieurs villes d’Europe, a lieu en ce moment même, pour exiger le droit à la parole pour le dirigeant kurde. Certains participant-e-s à cette grève, notamment Leyla Güven, sont dans un état de santé critique après deux mois de désobéissance civile. Leur lutte pour le droits des prisonniers politiques en Turquie ne doit pas être laissé sous silence !

    Nous devons toutes et tous protester !
    Contre l’agression impérialiste !
    Contre les despotes !
    Pour la libération des prisonniers politiques !
    Pour la paix et la liberté des peuples du Proche-Orient !
  • Session Trap et Paillettes contre la répression – 18 janvier – 18 h 00

    Session Trap et Paillettes contre la répression – 18 janvier – 18 h 00

    L’Unité communiste de Lyon appelle à participer à la soirée anti-répression organisée le 18 janvier à l’atelier des Canulars.

    Cette soirée de soutien est dédiée aux victimes de la répression policière qui s’est abattue, le 1er mai, à Lyon, sur plusieurs militants et militantes. Au sein de ces interpellés, un de nos camarades. Son traitement illustre pleinement les conceptions de l’État en matière de répression. Interpellé pour des motifs dérisoires, il est placé en garde-à-vue pendant 24 puis 48 h, sans que cela ne se justifie. Avant même d’être déféré devant le parquet, la préfecture prend contre lui une mesure de sanction administrative contradictoire avec la présomption d’innocence. Étranger, venant d’un pays membre de l’Union Européenne, il fait l’objet d’une Obligation de Quitter le Territoire Français, heureusement annulée par le tribunal administratif.

    Le réquisitoire de la procureure a été directement dicté par le ministère, dans l’optique de frapper de terreur ceux et celles qui auraient l’audace de contester l’ordre établi. 10 mois de prison dont 2 fermes, avec mandat de dépôt ont été requis pour lui, pour de menus graffitis. À cela devait s’adjoindre une interdiction de territoire. 10 mois dont trois fermes ont été requis pour un autre inculpé, pour des jets supposés de projectiles.

    En contradiction avec la convention européenne des droits de l’Homme, le procès s’est déroulé sans la moindre publicité, la police filtrant l’entrée du tribunal, décidant au faciès qui pouvait rentrer et qui était mis à l’index.

    Le verdict a été en deçà des réquisitions, tout en restant dur. 3 mois de prison et 500€ d’amende pour l’un, 6 mois et 140 h de travaux d’intérêts généraux pour l’autre. Ce « laxisme » a été suffisant pour déclencher l’ire du ministère public, faisant appel de la décision. Illustration de l’inanité des réquisitions en première instance, le verdict de la cour d’appel a été plus « clément ».

    Il est finalement condamné à cinq jour de « stage de citoyenneté » ainsi qu’une amende de 500 €, accompagnée du coût des frais de justice.

    La répression, qui s’accroît chaque jour davantage, n’est pas une démonstration de force de la part du gouvernement et du régime capitaliste. Elle est au contraire une démonstration de faiblesse. Les exploiteurs le montrent notamment avec les mouvements sociaux, en particulier celui des Gilets Jaunes. Ils en sont réduits à faire usage de la brutalité policière, de la brutalité judiciaire, des lois liberticides pour maintenir sous domination ceux et celles qui contestent leur légitimité.

    La récente intervention télévisée d’Édouard Philippe et les propos de Gérard Darmanin donnent le ton : le gouvernement à la solde des bandits capitalistes et impérialistes choisit de livrer une guerre aux masses populaires.

    Face à cette pression, cette oppression, la solidarité est une nécessité vitale. L’unité et la solidarité sont un bouclier sans lequel rien n’est possible.

    Le 18 janvier, à partir de 18 h 00, rendez-vous à l’Atelier des Canulars pour soutenir les inculpés et inculpées !

  • 17 décembre : Première assemblée populaire à Lyon

    17 décembre : Première assemblée populaire à Lyon

    Le 17 décembre 2018 s’est tenue, à Lyon, dans la bourse du travail, la première Assemblée Populaire des Gilets Jaunes. Elle a réuni plus de 350 personnes, d’horizons, de milieux et d’opinions variées, incarnant les facette multiples des luttes actuelles.

    Salariés et salariées, fonctionnaires, chômeurs et chômeuses, étudiants et étudiantes, lycéens et lycéennes, retraités et retraitées, se sont assis sur les mêmes rangées de bancs, ont partagé le même micro, se sont adressés les uns et les unes aux autres. Des militants et militantes politiques, syndicaux, tout comme des individus qui vivaient leur première assemblée ont partagé cet espace démocratique. Ensemble. Abattant des cloisons entre secteurs, entre combats. Ni les nationalités ni les origines n’ont été un rempart. Seul a compté l’engagement dans la lutte contre une situation qui apparaît toujours plus insupportable.

    Pendant plusieurs heures, les récits et les analyses, les bilans et les perspectives se sont succédé. Les colères et le désappointement de ceux et celles qui ont pris la parole tracent un tableau de la France populaire. Elle est misérable. Elle est étranglée par la cherté de la vie, par les taxes, par les salaires bas, par les pensions et les retraites insuffisantes.

    Mais ceux et celles qui étaient là avaient fait le choix de dire non à la résignation. De dire que cela suffit.

    Les actions décentralisées, spontanées, des Gilets Jaunes ont été une étape. Celle-ci décante peu à peu. Dans de nombreuses villes, de nombreux lieux, des assemblées similaires se tiennent ou sont amenées à se tenir. Elles forment une nouvelle étape, celle de l’unification, mais aussi, peut-être, celle de la jonction entre les assemblées. C’est ce vers quoi l’Unité Communiste de Lyon appelle à tendre.

    Malgré les promesses d’essoufflement, malgré les appels liquidateurs lancés par des ténors politiques ou par des laquais du gouvernement, la lutte tient bon. Elle s’étend. Elle s’étend à d’autres secteurs, elle s’étend à d’autres pays. Le monde la regarde. Les exploités du monde entier l’applaudissent. Rien qu’en Europe, 13 partis et organisations révolutionnaires, membres de l’ICOR, la saluent et appelle à l’intensifier.

    La lutte se transforme. Les revendications du mouvement également. Elles changent de nature. Elles passent de revendications économiques, sur les salaires, sur les impôts, sur le coût de la vie, à des revendications de plus en plus politiques. Il s’agit là d’une conséquence logique face à l’attitude du gouvernement, qui s’est démasqué sous son vrai jour : la dictature directe, sans filtre, des exploiteurs. Le mépris, les provocations, la répression, la propagande anti-mobilisation l’ont illustré. Le sentiment général est n’est désormais plus seulement que le gouvernement se refuse à écouter, mais bien qu’il dirige consciemment une politique contre les masses populaires.

    Il en ressort que le Référendum d’Initiative Citoyenne/Populaire est de plus en plus avancé comme une issue. L’Unité Communiste de Lyon considère que cette proposition se heurterait à toutes les impasses et les chausse-trappes que sont capable de mettre en place la bourgeoisie et ceux qui la servent. Mais cette revendication possède un mérite, celui de poser la question de la nature du régime dans lequel nous vivons : celui de la dictature de la bourgeoisie. Demander cela revient à reconnaître que la démocratie représentative a échoué dans sa mission. Que cette prétendue démocratie, que les lois de la République, sont à géométrie variable en fonction des classes sociales.

    « l’État opprime et la loi triche » chante l’Internationale.

    Nous sommes pour une démocratie différente. Non pas seulement directe, mais populaire. Populaire car elle ne peut qu’émaner des masses populaires, de ceux et celles qui produisent, mais qui sont exploités, de ceux et celles qu’on écrase, qu’on opprime. Une démocratie qui doit arracher les armes et le pouvoir du camp des bourreaux et les remettre entre celles du camp du peuple. Une démocratie dans laquelle la dictature du profit sera exclue. Qui pourra jeter les bases et construire un monde de justice, d’équité, dans le respect de l’Homme et de la nature.

    Nous pensons qu’il existe de nombreux arpents à franchir avant que puisse naître les moyens qui permettront la réalisation de cette démocratie. Cependant, il ne fait aucun doute que ce qui se déroule, les rencontres, les assemblées populaires, les coordinations, la décantation de la lutte… tout cet ensemble contribue à écrire une nouvelle page dans l’histoire des luttes populaires en France. Elle met en mouvement des milliers d’hommes et de femmes qui n’oublieront jamais ce que les exploiteurs et les exploiteuses ont commis comme crimes. Qui ne les pardonneront jamais, et qui ne courberont plus l’échine sous le poids des chaînes !

    Avançons vers un approfondissement du mouvement ! Unissons-nous ! Ne lâchons rien !

  • Communiqué de presse commun du Collectif pour la fermeture du Pavillon Noir et du Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite.

    Communiqué de presse commun du Collectif pour la fermeture du Pavillon Noir et du Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite.

    Procès de militants d’extrême-droite pour une agression à l’arme blanche.

    Alors que se tiendra du 4 au 14 septembre le procès des meurtriers de Clément Méric devant une cour d’Assises, le 5 septembre 2018 aura lieu au TGI de Lyon un nouveau procès impliquant des militants d’extrême-droite pour des faits d’agressions avec arme blanche. Les faits se sont déroulés le 14 février 2014 dans le 5ème arrondissement aux alentours de 20h. 5 jeunes se rendaient dans un bar dans le quartier Saint-Jean pour fêter l’anniversaire de l’un d’eux. Repérés par un groupe d’une dizaine de militants d’extrême-droite, ils ont été insultés puis agressés lors d’une 1ère charge.

    Sur la 2ème charge à proximité du tribunal des 25 colonnes, un des agresseurs a porté des coups de couteaux sur 2 des 5 jeunes. Les graves blessures (perforation du poumon pour l’un et coup reçu proche de la colonne vertébrale pour un 2ème) qui auraient pu entraîner de graves séquelles ou plus grave encore ne doivent pas être oubliées ou minorées : l’intention de blesser gravement ou de tuer était claire !

    4 ans après les faits, 5 des 6 agresseurs arrêtés (le dernier ayant déjà été jugé car mineur au moment des faits) passeront devant le juge le mercredi 5 septembre. Ces militants sont proches de groupuscules de l’extrême-droite locale bien connus (Génération Identitaire et GUD – Bastion Social) et, pour certains, habitués du stade et de sa frange hooligan raciste. L’auteur des coups de couteaux est notamment visible sur des photos et des vidéos identitaires lyonnaises récentes (salle de boxe nationaliste l’Agogé), preuve de son implication actuelle dans ce mouvement clairement raciste, homophobe, transphobe et sexiste.

    Cette attaque de 2014 s’inscrit dans une longue liste d’agressions imputables à des militants d’extrême-droite lyonnais ; dans une complaisance des pouvoirs publics qui laissent pignon sur rue à ces groupuscules.

    Pour que ce procès ne passe pas inaperçu, et pour que le lien entre l’agression et les groupuscules d’extrême-droite ne soit pas oublié ; nous appelons à venir soutenir les agressés durant le procès le mercredi 5 septembre à partir de 9h30 au TGI de Lyon à la 17ème chambre correctionnelle (67 rue servient dans le 3ème arrondissement).

    La solidarité est notre arme ! Ni oubli, ni pardon !

    Collectif pour la fermeture du Pavillon noir :

    Alternative Libertaire Lyon, CGT Educ’Action, CGT Jeunes 69, CGT Vinatier, Collectif Lesbien Lyonnais, Coordination des Groupes Anarchistes Lyon, CNT, France Insoumise, JC Lyon, Jeune Garde Lyon, Lesbian and Gay Pride Lyon, Méduses, Solidaires Etudiant-e-s, Sud Education, Unité Communiste de Lyon, Union Départementale CGT 69, Union Locale Solidaires 69, Unité2Classe,YDG…

    Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite :
    Agir pour l’égalité, Attac, CSPG, COVRA, Ensemble !69, EELV, FSU, Génération.S, HES, LDH, Planning Familial 69, NPA, PCF, PG, Ras l’front, Réseau des MJC de Lyon, UNEF

  • Non à l’ouverture de l’école de Marion Maréchal Le Pen à Lyon !

    Non à l’ouverture de l’école de Marion Maréchal Le Pen à Lyon !

    NON A L’OUVERTURE DE L’ECOLE DE MARION MARECHAL LE PEN A LYON !

    Communiqué du collectif pour la fermeture du Bastion Social.

    L’école privée dirigée par Marion Maréchal qui se voudrait un « institut de sciences sociales, économiques et politiques » ouvrira ses portes  à la rentrée de septembre 2018 à Lyon, dans le quartier de la Confluence au 56 rue Denuzière..

    Une école … Ou un nouveau fief de l’extrême-droite à Lyon ?

    L’équipe pédagogique de cette école, dont Marion Maréchal Le Pen assure elle-même la direction, est très clairement affiliée à l’extrême-droite. L’établissement affiche par ailleurs clairement ses valeurs sur son site Internet, notamment « l’enracinement dans son identité culturelle ».

    Ainsi, il souhaite transmette à ses étudiant-e-s « le goût de leur histoire et de leur héritage ». Nous sommes bien loin de la prétendue volonté de Patrick Louis qui affirmait « ce qui nous intéresse, c’est le débat contradictoire. On ne va pas enseigner que la pensée unique ». Cette école est à l’opposé de l’esprit critique et d’ouverture affichée habituellement par les universités de sciences humaines.

    L’implantation de cette école d’extrême-droite à Lyon s’inscrit donc dans la continuité des multiples ouvertures de locaux fascistes depuis 2010, dans l’indifférence de la préfecture et l’inaction de la mairie centrale. Le dernier en date étant le local du GUD-Bastion Social.

    Leur présence favorise la recrudescence d’agressions physiques violentes et le saccage de locaux militants progressistes sur Lyon. Ainsi, début juin, c’est la façade de l’union locale CGT du 5e/9e arrondissement de Lyon qui a été recouverte de 16 croix celtiques et de deux inscriptions  « FAF (France Aux Français) ».

    Une école fasciste… et pour les plus riches !

    Si les formations proposées dans cette école relèvent d’une idéologie raciste, sexiste et LGBTI+phobe. On peut également se demander à qui elles s’adressent.

    En effet, pour obtenir un diplôme d’établissement en deux ans, non-reconnu par l’Etat (pour l’instant), il faudra débourser chaque année 5 500 euros. Par ailleurs, les formations continues sont proposées à 1 980 euros pour les actifs-actives, et 990 pour les étudiant-e-s ou les demandeurs-demandeuses d’emploi. Nous sommes dans la même logique que les écoles de commerce privées ne favorisant que les classes sociales les plus aisées.

    L’objectif de cette école est de former « une nouvelle génération de décideurs et d’entrepreneurs » porteuse de valeurs réactionnaires, ainsi que les futurs cadres du FN-Rassemblement National.

    Par ailleurs au vu des prix de l’immobilier, nous nous interrogeons sur les sources de financements de cette école qui apparaissent aujourd’hui très opaques.

    La proximité de l’école avec l’Hôtel de Région et les différentes rencontres « officieuses » marqueraient-elles un rapprochement avec la droite dure de Wauquiez?

    Malgré ses communications récentes mettant en avant une image « sociale » (avec par exemple les maraudes alimentaires du Bastion social), l’extrême droite nous rappelle ici son vrai visage : celui des élites et de l’argent. Le fascisme n’a rien de populaire, et ne lutte pas « contre le système ».

    Il n’existe que pour défendre les intérêts des plus riches.

    L’implantation de cette école privée réactionnaire nous paraît bien éloignée d’un accès aux études supérieures libre et gratuit favorisant l’égalité de toutes et de tous.

    Ecole, bars, salle de sport, locaux associatifs, etc…

    A Lyon comme ailleurs, fermons tous les locaux fascistes, peu importe la forme qu’ils prennent !

    Rassemblement le vendredi 22 juin 2018 à 12h30 sur l’esplanade François Mitterrand dans le quartier Confluence (Hôtel de Région)

  • Le cinquième arrondissement, une zone de non-droit ? Communiqué unitaire.

    Le cinquième arrondissement, une zone de non-droit ? Communiqué unitaire.

    Le cinquième arrondissement, une zone de non-droit ?

    La préfecture refuse depuis 2014 le passage dans le Vieux Lyon de toute manifestation organisée par les partis, syndicats, associations et autres organisations de gauche. Elle ne donne à ces interdictions aucun fondement légal, validant implicitement l’appropriation de ce quartier par les groupuscules d’extrême-droite qui s’y sont implantés. La préfecture assume ainsi son incapacité à sécuriser une manifestation dans le Vieux Lyon, montrant que le problème ne se résume pas à une prétendue lutte de « mouvances extrêmes antagonistes » comme l’écrit le Préfet délégué à la sécurité dans le courrier adressé aux déclarant.e.s de la manifestation.

    Des collectifs pluriels et variés qui luttent contre l’extrême droite

    Le collectif de vigilance 69 et le collectif « fermons le pavillon noir » rassemblent depuis 2010 les différentes organisations mobilisées localement contre les groupuscules d’extrême-droite. Différentes modalités de mobilisation ont été employées :

    – élaboration de dossiers de communication pour sensibiliser sur les groupuscules d’extrême-droite,

    – manifestations et rassemblements pour la fermeture des locaux,

    – accompagnement des personnes agressées physiquement par l’extrême-droite (pour rappel, plus de 200 jours d’ITT pour l’ensemble des victimes),

    – interpellation des autorités publiques sur le danger représenté par ces groupuscules.

    Il est pour nous inadmissible d’être mis sur le même plan, par le Préfet et par une partie de la presse, que ces militants d’extrême-droite qui agressent physiquement des individu.e.s et des locaux. Ainsi, ces derniers mois, ce sont les locaux d’une organisation syndicale, d’un parti politique, d’une librairie, d’une association et d’un commerçant du 5è arrondissement qui ont été vandalisés1. A cela s’ajoute toutes les menaces et intimidations faites contre ceux et celles qui s’opposent aux agissements et à la présence de ces groupes.

    Par ailleurs, comment est-il possible de comparer des groupes dont l’idéologie est ouvertement fasciste et néo-nazie à des organisations variées et diverses défendant un projet de société prônant l’émancipation de tou.te.s, l’égalité et la non-discrimination.  

    Pour rappel, voici la liste des organisations participant au collectif :

    Coordination des Groupes Anarchistes, YDG, Jeune Garde Lyon, JC Lyon, CNT, Solidaires Etudiant-e-s, Lesbian and Gay Pride Lyon, Pink Bloc Lyon, Collectif Lesbien Lyonnais, Unité Communiste de Lyon, Alternative Libertaire Lyon, CGT Educ’Action, CGT Vinatier, Sud Education, CGT Jeunes 69, Unité2Classe, Union Départementale CGT 69, GALE, Union Locale Solidaires 69, Collectif Vigilance 69 contre l’extrême-droite – Agir pour l’égalité, Attac, CSPG, COVRA, Ensemble !69, EELV, FSU, HES, LDH, Planning Familial 69, NPA, PCF, Parti de gauche, Ras l’front, Réseau des MJC de Lyon, UNEF…

    Nous appelons tou.te.s ceux et celles souhaitant lutter contre l’extrême-droite à participer à la grande manifestation festive et revendicative du 26 mai. Elle débutera à 14h30 de la place des Terreaux.

    1 : Librairie la Plume Noire en 2016 ; Radio Canut à 3 reprises entre 2016 et 2018 ; le local du PCF à plusieurs reprises également et le local de la CNT en mars dernier. Entre 2010 et 2018, 13 attaques de manifestations progressistes ou de manifestation de l’extrême droite radicale, et 33 agressions recensées de l’extrême droite radicale.

  • Le couperet acéré de l’Etat.

    Le couperet acéré de l’Etat.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon : le couperet acéré de l’Etat.

    L’attitude des procureurs, dans les procès, est le reflet de la volonté du pouvoir politique. Les réquisitions sont celles décidées en haut-lieu, au sein du ministère. Or, la ligne du ministère de la Justice, la ligne du gouvernement, dans le cas des procès à la suite des arrestations du premier mai, est celle de la brutalité maximale.

    Le gouvernement choisit de faire un exemple, en demandant que les procureurs requièrent des peines hors normes. A Lyon, les inculpés se sont retrouvés face à une situation kafkaïenne.

    Arrêtés pour de menus graffitis, ils ont été placés en garde à vue pendant 48h00. L’un d’entre eux, ressortissant de l’UE, s’est vu gratifié d’un Ordre de Quitter le Territoire Français par la préfecture, avant même de passer devant le juge. Belle manière de mettre la charrue avant les bœufs.           L’autre a été accusé de jets de projectiles contre les forces de l’ordre.

    Dans un cas comme dans l’autre, l’attitude prévisible de la justice, qui n’aurait probablement pas hésité à recourir à la détention préventive, a poussé les avocats à conseiller la comparution immédiate. Or, il s’agit d’une chose habituellement dangereuse, puisque, souvent, cela se résume à la parole inégale d’un policier contre celle de l’accusé. Sans enquête, sans preuves matérielles.

                    Le réquisitoire du procureur a confirmé les craintes : 10 mois de prison dont 2 ferme avec mandat de dépôt pour les graffitis ; 10 dont trois fermes pour les projectiles.  

    Un rassemblement de solidarité s’est tenu devant le commissariat, puis devant le tribunal. La police, au mépris de la publicité du fonctionnement de la justice, en a filtré l’entrée, en excluant toute personne susceptible d’être un ou une militante. L’Unité Communiste de Lyon condamne cette violation de l’article 6-1 de la Convention européenne des droits de l’homme et de la procédure pénale.

    Dans la soirée, le juge a rendu son verdict : 3 mois de prison avec sursis et 500 € d’amende pour l’un ; 6 mois de sursis et 140 h de travaux d’Intérêt généraux pour l’autre. Des peines lourdes en regard des faits reprochés. Des peines handicapantes pour ces jeunes étudiants. Des peines dures et illustratives.

    Il ne fait nul doute, dans la situation actuelle, que l’Etat vise à user de tous les moyens à se disposition pour réprimer et briser les mouvements sociaux. Il ne fait nul doute que la répression policière, judiciaire et même extra-judiciaire -par les milices fascistes- va s’accentuer davantage.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à la solidarité la plus large avec les inculpés et inculpées des mouvements sociaux. Elle appelle à soutenir financièrement et politiquement ceux et celles-ci.

    L’Unité Communiste de Lyon condamne, d’une part, l’attitude du ministère de la Justice, qui agit comme un couperet tranchant contre les faibles et les exploités, mais qui se montre d’une magnanimité invraisemblable avec les bourgeois et bourgeoises. Quelle prétendue égalité républicaine existe entre le traitement d’un Sarkozy et celui d’un inculpé du mouvement social ? Hypocrisie.

    Nous condamnons également l’attitude de la police, qui entretient un jeu de provocation constante, exacerbée, qui viole constamment son code de déontologie pour pousser à la confrontation les masses populaires, dans le seul but de les écraser par la suite. Nous mentionnons également le fait que des militants du Bastion Social aient été libérés au bout de quelques heures de garde à vue, sans poursuite judiciaire aucune, illustrant un traitement sous la forme de deux poids, deux mesures.

    Enfin, nous ne saurions que condamner l’attitude de celles et ceux qui appellent à plus de répression. A plus d’intervention policières. Celles et ceux qui ont condamné les « débordements », qui ont abandonné des camarades face à la justice et face à la police. A celles et ceux qui, au final, trahissent une plus grande proximité avec l’Etat bourgeois qu’avec des camarades avec lesquels il est possible d’avoir des désaccords tactiques.

                    Soyons solidaires ! Soyons unitaires ! Halte à la violence d’Etat ! Halte à la répression !

     

  • Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Un premier mai rouge, solidaire, combatif, révolutionnaire !

    Le TKP/ML, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon – ICOR ont défilé conjointement à Lyon, le premier mai.

    La manifestation de Lyon fut massive, avec environ 8 000 manifestants. En effet, la lutte que mènent les travailleurs et travailleuses pour défendre leurs droits est particulièrement intense. La bourgeoisie française mène attaques sur attaques contre le prolétariat de France. Le gouvernement français mène une politique d’anéantissement des droits sociaux, des protections sociales, de l’ensemble de conquêtes arrachées par la lutte au cours du XIXe et du XXe siècle.

    Travailleurs et travailleuses, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses ont pris la rue. Il et elles n’étaient pas seules ! Celles et ceux qui combattent l’impérialisme étaient à leurs côtés !

    Car le premier mai n’est pas un jour comme les autres pour les travailleurs et les travailleuses. Il n’est pas un jour comme les autres pour celles et ceux qui subissent l’oppression impérialiste, coloniale, capitaliste ou obscurantiste.

    Le premier mai est le jour de la lutte. Le jour où les rues sont remplies par ceux-là même qui sont exploités.

    TKP/ML et Partizan en Turquie, UCL en France, notre lutte est la même. Nous nous battons contre l’impérialisme mondial, contre les mêmes exploiteurs, contre les mêmes criminels. Ceux qui saignent le peuple et qui accaparent les richesses. Contre les patrons qui pillent ceux qui produisent tout, et qui ne vivent de rien.

    Dans d’autres villes -en France, en Turquie, dans le monde entier- les drapeaux de la révolution se sont dressés. Les masses populaires ont pris la rue, dans les cortèges des organisations syndicales, dans les cortèges des organisations politiques révolutionnaires.

    Nous défilons ensemble, dans la solidarité internationale, dans l’idée que nous réalisons le vœu de Lénine, qui, en 1920, il y a 99 ans, s’exclamait « Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous ! » alors que se fondait le Komintern.

    Notre solidarité, notre volonté de lutter en commun, contre nos ennemis communs, triomphera des ennemis du peuple. Ni le fasciste Erdogan, ni le libéral Macron ne peuvent briser l’inéluctable avancée des masses vers leur libération. Ni l’un ni l’autre, quelque soient les armes employées, ne peuvent mettre fin à la lutte des classes, moteur de l’Histoire.

    Ni l’un ni l’autre ne reculent devant les crimes et les horreurs pour triompher.

    Ni l’un ni l’autre ne triompheront, pourtant.

    Ils ont beau tenter de renverser la roue de l’Histoire, leurs jours sont comptés. Leurs tombes se creusent peu à peu.

    Les immenses forces populaires sont invincibles, lorsqu’elles sont dirigées par les organisations communistes. Elles triomphent de tout, renversent tous les obstacles.

    Inspirées par les expériences fondamentales des révolutions Russes et Chinoises, inspirées par les luttes et les combats menés par le passé, les forces communistes portent l’avenir. Un avenir de liberté, un avenir d’égalité. Un avenir d’une société sans classes ni Etat.

    Une société juste, une société communiste !

    En Turquie comme en France : 1er mai rouge ! 1er mai révolutionnaire !

  • Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Hier, l’Unité Communiste de Lyon était présente à la manifestation en solidarité avec Afrin et les forces Kurdes, face à l’agression perfide et criminelle orchestrée par la Turquie et ses alliés djihadistes. Afrin, prise entre le marteau fasciste et l’enclume impérialiste, résiste toujours, se bat toujours ! La force du peuple n’est pas aisément brisée par les bandits et les criminels. Les YPG/YPJ combattent toujours, et coûtent aux fascistes de lourdes pertes.

    Nous avons pris la parole lors de cette manifestation, pour exprimer notre solidarité avec celles et ceux qui subissent les bombardements et l’invasion sanglante. L’opération militaire menée contre l’enclave, avec la complicité passive de la Russie et de l’occident, rentre dans le cadre d’une phase de dépeçage de la Syrie, dépeçage dans lequel la Turquie souhaite absorber le Rojava, et l’intégrer à son Etat, à cette prison des peuples.

     Mais nous voulions également nous adresser à celles et ceux qui, ici, ont eu l’esprit empoisonné par la propagande de l’Etat français en faveur de l’ASL, mais également par celle des pseudo-amis du peuple que prétendent être la Russie et son laquais Bachar Al-Assad.

    Enfin, nous voulions nous adresser aux fascistes turcs, venus clamer leur amour pour Erdogan, leur soutient à l’agression et aux crimes de guerres. Ces braves guerriers, à Lyon, n’en ont pas moins détalé devant les mobilisés, après une tentative honteuse de provocation.

    Pourquoi nous-sommes nous adressés à eux et elles ?

    Depuis le début de la guerre en Syrie, un mélange d’ignorance et d’opportunisme règne. Intoxiqués, certains ont cru les mensonges sur la nature de l’Armée Syrienne Libre, sur son caractère fondamentalement réactionnaire et obscurantiste, sur son rôle de laquais de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de l’occident.

     Beaucoup, aveuglés par une fausse association URSS / Russie, ont opté pour un soutien au régime de Bachar Al-Assad, à l’Iran, à la Russie, mordant ainsi à pleine dents dans les fausses-promesses des agences de propagande réactionnaire que sont Russia Today et Sputnik. Le campisme fait toujours des ravages.

    Cette ignorance est pardonnable. Mais ce qui ne l’est pas est le double jeu de certains, de certaines, qui soutiennent les Kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes par opportunisme, par effet de mode. Qui travaillent sur deux fronts sans la moindre vergogne, en toute connaissance de cause, et qui un jour sont sous les drapeaux de l’ASL et de la Turquie, et le lendemain sous ceux de Partizan, du PKK, du MLKP. Nous nous sommes adressés à eux, en compagnie d’autres organisations, pour leur demander de comprendre que cela n’est pas possible, qu’il faut choisir.

    Il est possible d’être critique, mais dans le débat entre camarades, pas dans le soutien aux forces qui écrasent, qui égorgent, qui pillent, violent et tuent.

    L’attaque sur Afrin les a forcé à choisir.

    Quant aux fascistes turcs, ils suivent aveuglement Erdogan, débordant d’un orgueil honteux de celui qui voit ses bombes faucher enfants et vieillards dans les rues de villes martyrs. Ils le suivent aveuglement car ils sont persuadés que la Turquie sera gagnante dans cette guerre. Que des massacres ressortira une Turquie affermie, plus grande, plus puissante, plus libre.

    Erdogan lui-même doit partager, dans une certaine mesure, cette illusion, cette croyance que cette opération lui permettra d’affirmer son Etat comme une puissance régionale, comme un acteur incontournable.

    Ni l’un ni l’autre ne se rendent compte qu’ils ne sont, au final, que des petites marionnettes dans un jeu de dupe, dans un jeu dans lequel ils seront absolument tous perdants. En fait de grandeur, la Turquie ne sert que de valet, de serviteur, de laquais, aux grandes puissances impérialistes, qui jouent là le partage du monde. Elle est une variable d’ajustement, un pion, qui sert à la Russie, aux USA, à la France, pour définir la carte du monde.

    En fait de nationalisme, ces fascistes ne font qu’œuvrer à mettre en esclavage leur Etat. En fait de grandeur, ils seront par la suite utilisés comme paillasson par les autres puissances. En fait de gain, ils ne contribuent qu’a se soumettre, qu’a agir en parfaite chair à canon pour le compte de leurs maîtres. Aujourd’hui, le monde les courtise. Demain ils seront partagés eux aussi, réduits en miettes, balayés, hachés menus et massacrés.

    Car telle est l’inéluctable logique de la guerre impérialiste, car telle est l’inéluctable nature de la situation actuelle. Les impérialistes n’ont pas de fidélité ni d’honneur. Hier, ce furent les Kurdes qui furent trahis par leurs alliés de la veille, demain, qui sait ce qu’il en sera de la patrie que les fascistes prétendent défendre ?

    Ces « nationalistes » devraient plutôt brûler leur drapeau que de le brandir, cela serait plus cohérent. Car ils travaillent pour les bourreaux du peuple turc, qui sont également les bourreaux du peuple Kurde. Erdogan est un valet qui se donne des airs de seigneur. Mais il travaille  contre son peuple, contre les masses populaires de l’Etat truc, contre ceux qui souffrent, qui sont exploités et opprimés.

    Si les « nationalistes » turcs étaient cohérents, ils jetteraient à bas le drapeau de l’oppression. Erdogan est l’ennemi des Turcs, des Turques, des Kurdes. Il est l’ennemi des classes populaires de ces deux nations. Ses serviteurs fascistes sont tout autant les ennemis de ces deux peuples, et ne conduisent qu’à la ruine et à la misère.

    Les barricades ont ceci de fantastique qu’elles n’ont que deux côtés. Et celui que prennent les « nationalistes » turcs est celui de l’esclavage, celui de la servilité auprès des grandes puissances impérialistes, celui d’un valet qui brûle de bien agir pour être récompensé par son maître.

    Celui des Turcs révolutionnaires, celui des organisations de lutte Kurde, celui des forces progressistes et des forces communistes, est le seul camp de la liberté, le seul camp de la défense des peuples, le seul camp de la justice, de la paix et de la prospérité pour tous ceux et celles qui souffrent dans la longue nuit de l’impérialisme.

    Les agents de l’impérialisme échoueront devant la ferme résolution des combattants et des combattantes d’Afrin, du Rojava, des FDS, des organisations révolutionnaires. Car la force du peuple ne peut être muselée par les chaînes, elle triomphera toujours !

    Vive les forces combattantes ! Vive la lutte anti-impérialiste et antifasciste !

    Vive la lutte révolutionnaire !

    Nous adjoignons à ce message la déclaration des Amis de l’ICOR concernant la situation d’Afrin.

    les Amis de l’ICOR déclarent avec le message de solidarité ci-dessous leur entière solidarité et leur soutien à la lutte internationale contre l’agression de la part de la Turquie contre Afrin et Rojava !

    Amis de l’ICOR – France24 janvier 2018

    Message de solidarité avec la lutte de libération du peuple kurde :

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdogan vient d’ouvrir un nouveau front de guerre dans le nord de la Syrie. Après la victoire sur Daesh, remportée surtout par les femmes et les hommes des forces d’autodéfense du peuple YPJ/YPG et ses alliés arabes des Forces Démocratiques de Syrie, les différentes puissances impérialistes veulent se partager la Syrie entre elles.

    Cela ouvre une nouvelle phase dans cette guerre et crée une nouvelle zone de combat militaire mettant encore plus en danger la paix mondiale.

     L’acte agressif de la Turquie vient avec la bénédiction de l’impérialisme américain, de l’OTAN et du régime russe de Poutine. Le gouvernement français est un proche allié du régime d’Erdogan, qui a été reçu tout récemment par Macron. Nous savons d’expérience qu’aucun pouvoir impérialiste n’est et n’a jamais été un allié honnête des justes luttes de libération. Les seuls vrais alliés se trouvent dans le prolétariat international et chez les peuples du monde qui luttent pour la liberté, la démocratie et le véritable socialisme.

    Les Amis de l’ICOR en France se dresseront contre toute agression impérialiste en Syrie. Nous continuerons à soutenir la lutte de libération kurde dans le cadre du Pacte de solidarité passé avec l’ICOR

    Les amis d’ICOR se joignent à la protestation mondiale et à la résistance active contre l’agression fasciste :

    Stoppons la guerre d’agression fasciste de la Turquie contre Afrin et Rojava au Nord de la Syrie!

    Soutien à la lutte de libération du peuple kurde et de tous les peuples opprimés !

    Combattons ensemble l’impérialisme. Pour le socialisme révolutionnaire !

  • 2017 : Le bilan – partie 2 : Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    2017 : Le bilan – partie 2 : Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    L’année passée fut riche en expérience, en luttes, mais également en avancées pour l’Unité Communiste de Lyon, qui doit faire décanter cette somme d’expérience pour lui permettre de s’adapter à sa tâche : être une des pierres de la création d’un Parti Communiste révolutionnaire.

    A la conférence de Bottrop, nous camarades présents expliquaient ainsi nos tâches :  Actuellement, essayant de régler nos problèmes les uns après les autres, nous tentons avec tous les camarades de France représentés ici, en suivant l’exemple du groupe « l’Emancipation du travail » de Plekhanov, tout en participant aux luttes, de renforcer notre capacité à diffuser plus largement les idées marxistes-léninistes. Nous le faisons par la rédaction de brochures, par l’édition, par la diffusion, par la formation. Par ce travail, nous cherchons à contribuer à accroitre l’influence du marxisme-léninisme et à l’étendre à de nouveaux milieux. Ces milieux, formés dans la lutte des classes, contribuerons à former la base d’un tel congrès d’unification.

    Pour remplir ces tâches, l’Unité Communiste de Lyon à fondé son site internet, sur lequel, entre le 1er janvier 2017 et aujourd’hui, plus de 150 articles ont été publiés, ainsi que 21 brochures de notre plume et 37 ouvrages numérisés dont des inédits en français. Ce site internet à ainsi connu près de cent mille visites depuis avril 2017, permettant de diffuser l’idéologie marxiste-léniniste ainsi que les positions et la ligne politique de l’Unité Communiste de Lyon.

    Nous avons de grands chantiers.

    L’Unité Communiste de Lyon travaille, tout d’abord, au sein de son congrès, à son propre développement. Celui-ci doit nous permettre de développer notre stratégie d’unification, de déterminer quelles en sont les modalités, quelles en sont les lignes de démarcation.

    Nous travaillons toujours à la constitution de notre Centre de Recherche Marxiste, dont l’un des pans les plus importants est la constitution du Centre de Documentation Révolutionnaire. Bien qu’ayant subit des retards, le développement de ce centre ce poursuit toujours.

    Son but demeure de cataloguer l’ensemble de la documentation révolutionnaire disponible, sous chacune de ses formes, et de la mettre le plus largement possible – au travers d’une interface efficace- à la disposition du plus large nombre. Plus largement, son but consiste à pouvoir disposer d’un pool de talents, de traducteurs, de correcteurs, pour permettre la mutualisation la plus poussée et pratiquer l’économie des forces au sein du mouvement communiste francophone.

    A terme, nous maintenons la volonté de proposer des collaborations transorganisationelles sur les différentes questions idéologiques, politiques ou même pratiques, dans le but de contribuer à briser l’esprit de secte, malheureusement toujours aussi puissant dans notre Etat.

    Nous voulons régénérer notre idéologie par ce travail, lui redonner vie et profondeur, permettre de l’adapter à la réalité concrète, mais également d’ouvrir de débat pour que chacun en tire profit.

    Nous avons lancé, dans le même ordre d’idée, une plate-forme de médias, encore embryonnaire, nommée Planète Rouge. Celle-ci a pour volonté de libérer la parole et la capacité d’expression des militants et militantes communistes, en s’ouvrant aux contributions individuelles de manière large. Tant que la publication reste dans le cadre du débat prolétarien, de l’apport, mais également dans le cadre de la défense de la dictature du prolétariat et de ses implications logiques, la parole est ouverte.

    L’Unité Communiste de Lyon fut présente au meeting de l’ICOR, où elle a pris par ailleurs la parole. Cette conférence a été l’occasion de nouer des liens internationaux, mais également de pouvoir s’inscrire dans une dynamique de travail hors du cadre restreint de notre Etat. Nous ne considérons pas l’ICOR comme un outil parfait, il est plus que nécessaire qu’un travail sérieux soit fait en son sein, mais cependant, elle représente une étape, elle répond à un besoin, une nécessité de l’heure actuelle : celle d’un cadre de débat et d’unification.

    Nous voulons impulser une politique d’unité et d’unification dans l’ensemble de notre Etat. Cette politique d’unification doit rompre avec ce qui a été tenté avant. A l’issue de notre congrès nous formulerons nos thèses sur la question de l’unité au sein et à l’extérieur de notre Etat. Pour autant, nous confirmons notre constat, exprimé à la conférence de l’ICOR: « nous n’avons qu’un milieu Marxiste-léniniste minuscule, morcelé. Morcelé par un sectarisme de groupes qui se voient chacun comme un Etat-major et qui ne créent pas de cadre de discussion qui permette d’apporter une solution scientifique aux problèmes, qui n’apporte aucune mutualisation des expériences de lutte. » Ce sont à ces problèmes immenses que l’Unité veut s’attaquer.

    L’Unité Communiste de Lyon avance sur ces chantiers stratégiques essentiels. Cela ne l’empêche pas de travailler au jour le jour auprès des masses et d’être présente dans les luttes. Lutte contre la loi travail, antifascisme, syndicalisme, solidarité internationale… L’Unité Communiste de Lyon, dans la mesure de ses moyens, s’est impliquée dans chacun de ces combats.

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon avance et se transforme.

    L’Unité Communiste de Lyon demeure une organisation jeune. En presque deux ans d’existence, bien des vicissitudes restent à traiter. Cependant l’Unité Communiste de Lyon considère qu’elle a franchi le stade la plus critique de son existence, à savoir le fait de s’inscrire dans la durée. Nous avons acquis la certitude que ce que nous construisons, même si il est voué à disparaître dans une unification, n’est pas un simple feu de paille, mais bien le fait de construire un outil qui nous manquait.

    Une étape, à nos yeux, à été franchie. L’Unité Communiste de Lyon est désormais une organisation reconnue, tant à l’échelle de notre Etat qu’internationalement. Elle est une organisation possédant une physionomie politique, déterminée par des lignes de démarcation. Elle est une organisation ayant un contenu, une pratique.

    Mais nous ne nous laissons pas gagner par la fièvre du succès, et nous nous devons d’être vigilants et critiques.

    Nous avons un devoir d’autocritique sur le fait que nous n’ayons pas tenus tous nos engagements, que nous n’ayons pas répondu de manière convenable à tous les appels au devoir, à tous les appels de nos camarades.

    C’est un fait indéniable. C’est un fait que nous ne saurions escamoter, il est l’incarnation de nos faiblesses et de nos manques. Nous travaillons à les éliminer pour progresser. Eliminer le libéralisme et les tendances petite-bourgeoises qui nuisent à son activité. Eliminer les tendances au dogmatisme comme à l’empirisme, au folklorisme… La liste est longue et la lutte, constante.

    Mais il ne s’agit pas d’espérer que la perfection naisse d’elle même. Nous partons d’un monde dominé par l’idéologie bourgeoise, par ses pratiques, par ses failles. Nous ne voulons pas être de ceux qui se déclarent parfaits et au dessus de tous reproches. Mais nous voulons tendre vers l’amélioration, vers le progrès, en s’inspirant de ce qui fut réalisé par le passé.

    Nous nous inspirons de l’expérience chinoise et des 5 Haos qu’elle a initié :

    ·         « 1. Avoir une correcte pensée politique.

    ·         2. Pratiquer l’entraide entre camarades pour renforcer l’unité du collectif

    ·         3. Apprendre des plus avancés et apprendre aux retardataires

    ·         4. Savoir innover et économiser en travaillant

    ·          5. Remplir les normes de production. »

    L’Unité Communiste de Lyon avance. Elle est dans sa phase de congrès, laquelle doit lui permettre de pouvoir clarifier ses positions et sa stratégie. Elle avance vers plus d’efficacité, plus d’influence. Elle avance en luttant contre ses propres tendances au sectarisme et au localisme. Elle progresse et s’enrichit de son expérience.

    Elle forme un nouveau creuset dans lequel ses militants avancent, derrière des principes de camaraderie, derrière une volonté de débat prolétarien, pour contribuer efficacement au combat politique. Elle doit réussir à ne pas devenir une secte parmi d’autres, à être ouverte, tout en ne sombrant pas dans la démagogie et dans le centrisme.

    Ce sont là les tâches assignées à ce congrès, étape essentielle dans la vie d’une organisation. Ce sont là les passages obligés pour partir d’un bilan et se tourner vers l’avenir.

    2018 sera une année, elle aussi, de lutte et de combats. Une année critique à plus d’un titre, tant en termes de politique intérieure que de situation internationale. Les immenses tendances au conflit mises en branle l’année passé seront pas stoppées par les vœux pieux annoncés lors des fêtes de fin d’année. 2018 démarre sous le signe de l’incertitude, de la tension et de l’attention. Au milieu de ce maelstrom guerrier et antisocial, les communistes doivent faire front contre les projets de la bourgeoisie.