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  • Déclaration  à l’occasion des élections  européennes du 23 au 29 mai 2019

    Déclaration à l’occasion des élections européennes du 23 au 29 mai 2019

    Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires – ICOR Comité continental européen


    La rébellion contre l’Union européenne est justifiée! Vive la solidarité internationale! Renforçons l’ICOR!
    Partout en Europe, les luttes éclosent
    ! Dans presque tous les pays, des manifestations de masse, des grèves ouvrières et des manifestations de jeunes ont lieu. Les protestations sont dirigées contre les gouvernements corrompus, contre le développement à droite des gouvernements et des partis bourgeois, contre la politique inhumaine à l’égard des réfugiés, la politique environnementale criminelle, la privation des droits et la détérioration de la situation sociale, contre la course à l’armement.
    Dans beaucoup de ces luttes, les organisations de l’ICOR sont actives et défendent une alternative radicalement à gauche et révolutionnaire au capitalisme et au bloc impérialiste de l’UE. Les organisations et les partis de l’ICOR en Europe profitent des élections européennes de mai 2019 pour porter cette alternative de gauche et pour protester contre la politique impérialiste de l’UE. Nous appelons à discuter et à construire un large front uni antifasciste et anti-impérialiste dans tous les pays et à s’opposer résolument à tout bellicisme impérialiste.
    Macron, Merkel, Junker etc. essayent de faire passer leur politique comme pacifique, humaine, sociale, démocratique et écologique. Mais l’Union européenne n’est pas une alternative progressiste à la politique d’extrême droite de l’impérialisme dans son ensemble et aux États-Unis en tant que principal fauteur de guerre et superpuissance impérialiste. L’UE est une alliance d’exploiteurs, se soutenant mutuellement, des principaux États impérialistes et des pays capitalistes dépendants, mais bénéficiant dans son ensemble de l’exploitation organisée par l’UE. L’UE est un instrument pour le repartage du monde et elle ne craint pas le crime et la guerre! Les grands groupes monopolistes tels que Volkswagen, Total, Orano-Areva, Airbus et Rheinmetall-Borsig déterminent le programme de travail de l’Union européenne – ainsi que de ses États membres. Les idées de pouvoir transformer l’UE en une alliance « pacifique, démocratique et favorable aux travailleurs », tout en maintenant le capitalisme, sont des illusions réformistes et révisionnistes.

    L’Union européenne – c’est l’exploitation croissante! L’UE est un mécanisme qui produit de la pauvreté pour les travailleurs, réduit les droits des travailleurs, assouplit les horaires de travail et privatise le service publique! Dix-huit millions de personnes sont officiellement inscrites au chômage dans l’Union européenne, 20,1% en Grèce, un peu moins de 16% en Espagne et près de 3,4 millions de personnes de moins de 25 ans cherchent du travail.
    L’ICOR lutte contre la destruction des droits sociaux et l’exploitation sans cesse croissante des travailleurs. Pour l’emploi et les droits sociaux!

    L’Union européenne – un ange de la paix? L’alliance militaire PESCO (Coopération structurée permanente) de 23 pays de l’UE s’est fixée à sa fondation l’objectif d’augmenter régulièrement les dépenses militaires. L’armement et les forces multinationales, telles que l’Eurocorps, qui compte 60 000 hommes, sont en cours de développement et de déploiements à l’étranger en Asie et en Afrique. Mais des protestations contre le militarisme, le chauvinisme et la guerre ont lieu dans tous les pays européens. Les peuples ont tiré les leçons des deux guerres mondiales – ils constituent la force décisive pour la paix.
    L’ICOR s’engage dans un combat déterminé contre toute politique de guerre impérialiste!

    L’Union européenne – championne de la politique environnementale? L’UE, en tant que puissance économique capitaliste majeure, est l’un des principaux moteurs de progression vers une catastrophe environnementale mondiale. En Europe, les pesticides mortels sont toujours autorisés et l’énergie nucléaire est largement utilisée. Déchets toxiques, pollution des sols, de l’air et de l’eau et les émissions de CO2 continuent d’augmenter. Les combats contre cette destruction de l’environnement s’intensifient, le mouvement des jeunes ‘Friday for future’(‘le vendredi pour l’avenir ‘) s’est renforcé dans de nombreux pays.
    Résistance active mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature! – Sauver l’environnement de cette économie de profit nécessite le dépassement révolutionnaire de l’impérialisme / capitalisme dans la perspective d’une société socialiste libérée.

    La politique de l’Union européenne devient chaque jour plus réactionnaire et la fascisation des appareils d’État progresse. La police en Europe persécute les progressistes et les révolutionnaires, les luttes ouvrières sont criminalisées. Avec sa politique réactionnaire des réfugiés, l’UE a transformé la mer Méditerranée en une fosse commune.

    L’ICOR Europe défend le droit de se réfugier. Pour la défense des droits et des libertés démocratiques! Solidarité avec les luttes révolutionnaires de libération, solidarité avec la lutte kurde et palestinienne pour la liberté!

    Avec la droitisation de plus en plus de gouvernements en Europe, les forces ultra-réactionnaires se voient attribuer une scène politique permettant le développement d’organisations fascistes ou néofascistes. Ceux-ci apparaissent comme des opposants à l’UE. Mais ils propagent le racisme et le nationalisme, défendent le capitalisme et obscurcissent la nature impérialiste de l’UE.

    Stoppons la droitisation des gouvernements européens!

    La crise dans l’UE s’aggrave avec le Brexit de la Grande-Bretagne et avec les signes précurseurs d’une prochaine crise économique et financière mondiale. Les dirigeants tenteront toujours de transférer la crise sur le dos des travailleurs et des masses. Nous répondons: Ensemble et unis dans l’ICOR, nous intensifierons nos efforts pour rendre possible la coopération pratique, la coordination et la révolutionnarisation des luttes.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!
    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!
    Préparons la révolution socialiste internationale pour créer

    la fédération libre des États socialistes du monde.

    Renforcez l’ICOR – devenez « Amis de l’ICOR » !

    Renforcez les partis révolutionnaires en Europe

    Vive la solidarité internationale!

    * publié par le Comité Continental Européen

  • Une nouvelle année de lutte dans les universités !

    Une nouvelle année de lutte dans les universités !

    Une nouvelle année de lutte !

    L’an passé a été sous le signe de la lutte contre les réformes du secondaires et du supérieur.

    La machine infernale Parcoursup, loin de connaître des ratés, a fonctionné au delà des rêves de ses créateurs ! Elle a fourni un contingent d’élèves à recruter pour les écoles et les université. Le reste, l’immense reste, n’a pas été jugé nécessaire. Il est donc rejeté.

    La nouvelle organisation du bac est un coup mortel donné aux lycées et à la valeur des diplômes qu’ils délivrent.

    Dans les universités, la fin des compensations annuelles, la mise en place de modalités d’examen, la réduction des effectifs placent les étudiants et les étudiantes, principalement les plus vulnérables et les plus précaires, dans des situations intenables.

    La privatisation progressive de l’université en menace son fondement même, tandis que les investisseurs privés vont pouvoir régner en maîtres, au travers de présidents d’universités dotés des pleins pouvoirs.

    D’où viennent les privatisations ?

    Les accords de l’OMC (Organisation Mondiale du Commerce) demandent aux signataires d’ouvrir à la concurrence le marché de l’éducation. Cette ouverture intéresse beaucoup d’investisseurs de d’entreprises, qui sont intéressés par plusieurs choses :

    Mettre sous tutelle la recherche -TOTAL ou Areva finançant ainsi la recherche sur leur nouveaux moyens de détection des gisements, mais également les études sur l’impact écologique de celles-ci, par exemple.

    Faire des étudiants une main d’oeuvre correspondant à leurs besoins en terme de recrutement, qui, de plus, paie elle-même sa formation. Les investisseurs ne sont pas stupides, ils réfléchissent en termes de retours sur investissements. Une filière non rentable est liquidée

    Mais ce n’est pas tout !

    Les annonces du Cap 2022 vont aggraver encore les choses.

    Les lycées et les universités seront en autonomie budgétaire, avec comme objectif le maximum d’économies. Les proviseurs et présidents d’universités seront même récompensés s’ils sont avares. De la copie d’examen au voyage scolaire, tout sera rationalisé à outrance.

    Les frais d’inscriptions sont laissé au choix de la président. Aujourd’hui, 90€ en moyenne est payé comme « contribution à la vie étudiante », demain ce chiffre pourra être multiplié par dix, par cent. Bienvenue dans l’université à 9000€ l’année.

    Les services de la vie étudiante et lycéenne seront externalisés : cela signifie poliment « privatisés ». Ce sont des marchés captifs, dans lesquels Sodexo ou Elior se tailleront des monopoles. Serrez-vous la ceinture !

    Les bourses du CROUS, déjà faibles, doivent être remplacées par des prêts bancaires. Cela créé du PIB et permet aux généreux prêteurs de s’assurer des rentes sur le dos des étudiants et étudiantes. La fac à l’américaine arrive, avec une entrée dans la vie active à -100 000 €.

    Le Benchmarking des universités : tout comme les hôpitaux, les universités seront notés. Des agences de notation évalueront la valeur de leurs services. Une licence, un master n’aura juridiquement plus la même valeur selon les universités.

    Le danger est général:

    Les diplômes décernés par ces futures université seront des diplômes qui ne seront plus qualifiants mais basés sur des compétences. Cela signifie qu’ils ne donneront pas le droit à un statut garanti par la loi ou par les conventions collectives. Un étudiant sortant de Master 2 demain pourra être embauché avec le salaire d’un personnel non-qualifié. Non seulement cela tire les salaires vers le bas pour cette future génération, mais également pour ceux qui sont sortis avant, mis en concurrence avec une main d’oeuvre servile -la loi Travail le permet. Il s’agit d’une attaque voilée contre les salaires qui frappera tout le monde sans exception.

    Se battre !

    Seule la lutte paie ! : les réformes d’aujourd’hui ne sont pas nouvelles. Elles sont dans les cartons depuis plusieurs dizaines d’années (2005 pour l’autonomie des lycées par exemple). Si elles n’ont pas été appliquées plus tôt, c’est uniquement grâce à la mobilisation, la lutte, les grèves des enseignants et enseignantes, des personnels et des étudiants et étudiantes ! Aujourd’hui, le gouvernement kamikaze de Macron veut attaquer de nouveau. Il faut se défendre !

    Partout en France, des assemblées générales on lieu. Elles rassemblent de plus en plus d’étudiants, d’étudiantes, mais aussi de membres de la communauté pédagogique et de membres du personnel. Ces assemblées générales sont le ferment de la lutte !

    Les enseignants du secondaire, que cela soit le général et le professionnel, se mobilisent pour défendre l’avenir des lycéens et des lycéennes, qui sont en première ligne dans ces réformes.

    Que faire ?

    L’Unité Communiste de Lyon appelle les étudiants et les étudiantes à rejoindre et soutenir les syndicats de lutte présents dans l’université. Non seulement ils luttent contre les réformes qui menacent vos droits, mais ils ne se limitent pas à des actions d’éclat. Leur travail tout au long de l’année est essentiel pour aider à recenser les problèmes, à les régler et à faire respecter les droits.

    Les Assemblées Générales sont des instances d’informations, de mobilisation, mais surtout sont des instances démocratiques de la lutte. Elles les lieux de débat tant sur le contenu des réformes que les lieux de décision de la forme et des modalités de la lutte. L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre celles organisées par les syndicats de lutte.

    Ici, à Lyon, la lutte doit prendre corps !

    L’université ou le lycée d’hier ne sont pas parfaits. Ces établissements sont des machines qui reproduisent les inégalités sociales. Etudiant ou étudiante salariée, issus de milieux populaires, en difficulté… Les chances sont loin d’être les même pour tous ! Mais il ne faut pas céder d’un pied, car chaque réforme aggrave cette situation.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que la lutte syndicale est nécessaire et vitale en tant que lutte défensive. Mais elle considère aussi que seul l’organisation politique peut permettre de porter le combat plus loin.

    Seul l’organisation politique peut forger l’outil nécessaire, un outil révolutionnaire, pour mettre fin de manière plein et entière à l’inégalité dans l’éducation comme dans toute la société. Que seul cette lutte révolutionnaire peut mettre fin à une société basée, sur l’exploitation capitaliste, l’aliénation du travail, sur l’oppression.

    Pour une éducation Gratuite, Critique et Populaire !

  • Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant le blocage de l’université Lyon II.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant le blocage de l’université Lyon II.

    L’Unité Communiste de Lyon salue la décision de l’Assemblée Générale de Lyon II, réunie ce matin sur le campus de Bron, de mettre en place de manière concrète la grève étudiante. En effet, les étudiants et étudiantes se sont réunies et ont choisi, dans une très large majorité, de voter le blocage illimité de l’Université.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que le blocage des universités, au même titre que les autres modes d’expression de la grève et de la lutte, est un moyen légitime. Le blocage est à la fois un outil tactique et un outil stratégique.

    Il est un outil tactique dans le sens où il permet à la mobilisation étudiante de prendre réellement corps, de bouleverser la routine imposée par un bachotage toujours plus fort, à chaque réforme. Il permet de créer les espaces de mobilisation, mais également les espaces d’information, de prise de décision et de mise en œuvre des actions concrètes. Comprendre les enjeux, les menaces et les attaques pour les contrer.

    Il permet de se dégager de l’épée de Damoclès constante que fait peser le contrôle des absences sur les étudiants et les étudiantes, et, parmi eux et elles, sur les plus précaires et les plus vulnérables : les boursiers et boursières. Ce chantage n’est pas négligeable !

    Le blocage est une arme stratégique, au même titre que la grève elle-même, pour permettre de peser dans la bataille. Elle est le moyen d’expression, le moyen de combat de la grève étudiante. Elle est ce qui pèse dans la bataille d’usure qui se joue face à un gouvernement directement au service des ennemis de classe.

    Les dernières années ont vu l’émergence d’une perception ultra-individualiste et libérale de la grève : celle-ci devrait ne plus gêner, ne plus perturber la vie de tous les jours, d’usagers pris et d’usagères prises en otage. Elle devrait se faire en catimini, loin des yeux, loin de la vie, et n’être qu’une idée abstraite, un concept.

    Or, les attaques sont concrètes. Les méfaits des réformes liquidatrices sont concrets. Les enjeux sont concrets. La réponse ne saurait être autre chose qu’une réponse tout aussi concrète ! Les trains roulants, les usines tournantes, les hôpitaux soignants, les facultés ouvertes ne le sont que parce qu’elles sont animés par un personnel qui travaille, qui s’use, qui s’épuise dans des conditions toujours plus précaires. Les formations délivrées par ces dernières, tout comme au sein des autres établissements ne peuvent être coupée d’un droit de regard de la part des étudiantes et des étudiants, qui ont toute légitimé à rejeter le fait d’être traités comme une clientèle -une clientèle, qui plus est, qui est flouée par ce qu’on lui propose comme avenir !

    L’Unité Communiste de Lyon affirme le droit de ceux qui produisent de ceux qui travaillent, d’exercer leur pouvoir de blocage de l’activité et de la production. Elle soutient que la légitimé est entre les mains des assemblées générales faites par les travailleurs et travailleuses, par les étudiants et étudiantes, par chaque secteur.

    D’autres ne sont pas de cet avis. Contre la grève, un vaste front réactionnaire se forme. Quoiqu’ils en disent, quoi qu’ils prétendent, les fascistes marchent aux ordres de LREM. Malgré le maquillage pseudo-social, malgré les prétention populiste, ils sont les petites mains du gouvernement. A chaque mouvement social, ceux-ci se démasquent et révèlent leur véritable nature : celle des croupions de la bourgeoisie.

    Ils instrumentalisent les inquiétudes et les tracas de ceux qui ne sont pas en grève, ils surfent sur celles-ci, mentent autour d’elle, les gonflent, leur font prendre une ampleur démesurée pour saboter les mouvements et pour initier des mouvements de masse réactionnaire.

    Ils nient que chaque avancée sociale s’est payée chèrement. Chaque droit est une conquête, chaque perte de celui-ci est un coup de pelle dans les charniers du passé. Ils parlent de prise d’otage quand leur profits sont touchés. Que diront-ils quand leur pouvoir le sera ?

    Malgré leur verbiage, malgré leurs entraves, la détermination et le courage sont dans les rangs de ceux et celles qui luttent. Emmanuel Macron et son gouvernement sont, nous l’écrivons une fois de plus, des kamikazes au service de la bourgeoisie. Ils sèment le chaos et la misère, liquident autant qu’ils peuvent les conquêtes sociales, chargent tambour battant contre les masses.

    Mais chemin faisant, ces laquais, ces âme-damnées de la bourgeoisie creusent leur tombeau, ainsi que celui du système dont ils sont les serviteurs. Jetant dans la rue des centaines de milliers de personne, grossissant les grèves et les manifestations. Une nouvelle vague militante, écœurée par le réformisme, dépitée par les promesse de politiciens professionnels du mensonge, menace de tout submerger.

    Les travailleurs, les travailleuses, qu’ils ou elles soient en formation ou en exercice, les retraités et retraitées, ceux qui produisent les richesses du monde, qui les produisaient, qui les produiront, tout comme ceux qui sont privés de tout par la rapacité et l’avidité de la bourgeoisie, tous se dressent et réclament leur dû.

    Non pas une illusoire nationalisation -prétendument démocratique ou non- sous l’égide d’un Etat bourgeois qui œuvre à les enfermer, mais bien d’une prise réelle des moyens d’exercer le pouvoir et d’en priver les exploiteurs et les exploiteuses !

    Les travailleurs, les travailleuses sont le monde, et le monde est à eux !