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  • Nouvelle brochure : De la dictature intégrale sur la bourgeoisie – Tchang Tchouen-Kiao – 1975

    Nouvelle brochure : De la dictature intégrale sur la bourgeoisie – Tchang Tchouen-Kiao – 1975

     

    Existe t-il un sujet plus nécessaire à aborder que celui de la dictature du prolétariat ?

    Ce concept forme une ligne de démarcation fondamentale entre le communiste et le réformisme, entre le léninisme et le révisionnisme. La dictature démocratique du peuple, la dictature sur la bourgeoisie et la démocratie populaire, sont tout autant de sujets tabous.

    La bourgeoisie a lutté de toutes ses forces contre l’idéologie communiste. Par mille manœuvres, elle a tenté de vider chaque concept de son contenu. Elle a attaqué la dictature du prolétariat, non pas frontalement, mais par la manœuvre sournoise, par la négation de la dictature qu’elle-même impose.

    Le maintien, voir la résurgence, des idées réformistes est le fruit de ce travail de sape.

    La révolution et la dictature du prolétariat ont été abandonnés par la quasi intégralité des organisations politiques.

    Pourtant elle demeure, non par choix, non par goût, mais par nécessité, une étape incontournable dans la construction du socialisme.

    En 1975, lorsque Tchang Tchouen-Kiao écrit cette brochure, bien des troubles ont eu lieu.

    La victoire des révisionnistes en URSS, après 1956.

    Les tentatives de restauration du capitalisme, par Liu Shaoqui, par la clique de Lin Piao, la Révolution Culturelle…

    Elle est une fenêtre sur la nécessité de la lutte des classe jusqu’au bout, y compris sous le socialisme, contre les renégats et les agents des intérêts de la bourgeoisie.

  • Nouvelle publication : Falsificateurs de l’Histoire

    Nouvelle publication : Falsificateurs de l’Histoire

    Nous mettons à disposition cet ouvrage, produit sous la direction de V. Molotov et de J. Staline.

    Pourquoi celui-ci ? Car il revient sur un sujet particulièrement brûlant, à savoir le traité de non-agression germano-soviétique et les relations internationales. Loin de la vision caricaturale présentée, utilisée, triturée pour servir la thèse des « frères jumeaux » entre URSS et IIIe Reich, ce texte rappelle quelles étaient réellement les conditions diplomatiques des années 1930. Elle pointe du doigt le double-jeu des pays capitalistes, lesquels n’ont eu de cesse d’alimenter le nationalisme et l’expansionnisme nazi, dans l’espoir que celui-ci serve leurs intérêts et écrase la menace communiste.

    A quelques jour du 8 mai, jour anniversaire de la destruction du nazisme et du fascisme ; en ce jour anniversaire où Hitler, acculé, encerclé par l’Armée Rouge des Ouvriers et Paysans, se logeait une balle dans la tête ; en ce climat politique si dramatique ; nous considérons qu’il est essentiel de briser les mythes sur une Seconde Guerre mondiale, toujours présente dans les esprits, mais si souvent mal comprise.

    Cette publication n’a pas vocation à dénigrer le courage et l’esprit de sacrifice qui anima l’ensemble des combattants et des combattantes du front antifasciste, nous considérons que le meilleur moyen de rendre hommage au résistant polonais ; au membre du Normandie-Niémen ; au pilote de la R.A.F. ; au marin U.S. ; à la W.A.A.F. ou à la tireuse d’élite de l’Armée Rouge, est ne ne nier aucune des raisons qui amenèrent à cette guerre. Elle est aussi de reconnaître que ce jeu dangereux, ce rôle d’apprenti sorcier, est une constante malheureuse, découlant logiquement de l’antagonisme entre pays impérialistes, mais également de l’antagonisme entre les exploités et les exploiteurs.

    Les 24 millions de morts payés par l’U.R.S.S. sont un avertissement.

    Le 8 et le 9 mai, célébrons dignement l’écrasement du fascisme ! Halte à la révision de l’histoire !

     

     

  • Nouvelle catégorie : Documents et ouvrages.

    Nouvelle catégorie : Documents et ouvrages.

    L’Unité Communiste de Lyon entame un travail progressif de mise à disposition, sur son site internet, d’ouvrages d’autres organisations communistes.
    Ces PDF sont disponibles gratuitement, téléchargeables librement, pour permettre d’accéder à des sources rares, de nourrir le débat, en somme d’avancer dans le travail théorique pour la création d’une nouvelle organisation communiste.

    Symboliquement, nous choisissons l’ouvrage du TKP M/L – TIKKO, « On ne peut être communiste sans défendre le Maoïsme« , pour commencer ce travail.

    Non seulement en signe de solidarité avec les camarades communistes Turcs, qui combattent en première ligne contre le fascisme et l’obscurantisme, mais également parce que ce texte soulève la question de la lutte contre le révisionnisme, le réformisme, la déviation droitière.

  • Les bases du Communisme

    Les bases du Communisme

     

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon annonce la sortie d’une nouvelle brochure, dont nous reproduisons ici l’introduction. Cette brochure est disponible gratuitement au format PDF sur notre site. Elle est disponible également pour une faible somme auprès de nos militants.

    Aborder les bases du communisme est  un thème central et nécessaire.

    Central et nécessaire dans le sens où, sans celui-ci, il n’est pas possible de poser les fondations qui structureront notre organisation et son développement. 

    La connaissance des bases de la théorie communiste est une condition primordiale de l’engagement.

    Un militant communiste doit les connaître, les maîtriser.

    Un militant communiste doit, également, chercher à les approfondir au maximum et à les maintenir actualisées. Cela exige un travail constant, de recherche, de mise à l’épreuve, mais également de porter un regard et une curiosité sur toutes les questions, sociales comme scientifiques. 

    Ne pas connaître ses bases, se contenter d’une certaine sympathie, d’un certain engouement pour l’idée, mais rester à la surface, cela mène à des pièges, des impasses. Cela créé également une vulnérabilité aux déviations droitières, tel le réformisme, ou, à l’inverse, gauchistes, tel l’aventurisme.

    Il ne s’agit pas d’en avoir une vision scolaire, d’être  « au-dessus de la moyenne », il s’agit d’être à la pointe.

    Ne pas les connaître, c’est, bien involontairement, se faire l’agent du révisionnisme et de l’anticommunisme. 

    La formation est, dans le parcours militant d’un communiste, quelque chose de permanent. Nul ne connaît tout sur tout, nul de maîtrise avec une égale maestria l’ensemble des questions. Tout évolue, change, et avoir une vision, un rapport ossifié à la théorie, c’est dévier vers le dogmatisme.

    Négliger ce travail reviendrait à ne marcher que d’une jambe. A l’inverse, élever au niveau de fétiche la formation, ne pas la confronter au réel et à la pratique, cela reviendrait à ne marcher qu’avec l’autre jambe. L’un et l’autre amènent à tourner en rond. 

    Le communisme n’est pas une « ontologie », une « utopie. » Il n’est pas pour autant, comme le clament les autonomes, « ici et maintenant. »

    Il n’est pas hors de l’histoire, hors du temps, hors des lieux. Il est un projet à construire, une opération par laquelle l’Humanité entre dans sa phase supérieure, mais dont elle porte, déjà, au cœur de ses gênes, les prémices.

     

     

     

  • Hommage à Lénine

    Hommage à Lénine.

    Le 21 janvier 1924, Vladimir Illitch Oullianov décédait.

    Lénine a marqué l'histoire. Il existe, dans l'histoire contemporaine, un avant Lénine et un après Lénine. Nul, même le plus virulent anticommuniste ne saurait le nier.
    Marx et Engels, pour ne citer qu'eux, ont apporté un colossal travail philosophique, idéologique, politique pour comprendre le monde capitaliste, pour discerner ses rouages, pour tenter d'en déduire les lois objectives. Ils ont amené la fusion de la philosophie et de la science à un point jamais porté avant. En donnant naissance au matérialisme-dialectique et au matérialisme historique, les deux philosophes ont non seulement donné les clés de l'analyse du monde, mais aussi de sa transformation.
    C'est de ces clés que s'est saisi Lénine, pour les actualiser, pour les porter dans l'époque de l'impérialisme. En définissant cette ère nouvelle, non pas comme le fruit d'une épiphanie soudaine, mais d'un travail de recherche, Lénine caractérisa la guerre impérialiste, mais aussi la lutte de libération nationale, la lutte des pays dominés contre leur métropole.

    C'est son travail de combat idéologique et organisationnel qui a  permis de donner naissance au Marxisme-léninisme.

    Lénine a porté l'épée contre les idées des réformistes, des révisionnistes, pourfendant les thèses pourries et éculées de Plekhanov, Martov et Kautsky. Les thèses défaitistes sur le super-impérialisme, supposant qu'un jour, un seul impérialisme exploiterait en paix le Monde, et que ce jour serait celui de la révolution.

    Il a inscrit la dictature du prolétariat et la forme du parti de type nouveau dans le marbre, comme deux lignes de démarcation infranchissables.

    Le Parti Communiste s'est concrétisé de manière pleine et entière par ce travail ardu. Un Parti subordonné à sa tâche première: la conquête du pouvoir. Un parti rompant avec l'électoralisme, l'économisme, pour devenir un fer de lance de la révolution.

    Une révolution non pas basée sur le romantisme, mais sur l'efficacité, sur le professionnalisme, sur une avant-garde capable de pouvoir briser le pouvoir bourgeois, sans dépendre d'une illusoire "avancée des mentalités," si chère aux anarchistes, qui repousse aux calendes grecques la révolution, tant le poids de l'idéologie bourgeoise est écrasant.

    Une révolution qui ne ment pas. Qui annonce quelles seront les étapes et les difficultés, et qui ne cache pas que la guerre frontale avec la bourgeoisie aura lieu, qu'elle sera dure et sanglante. Que la dictature du prolétariat est une nécessité pour affirmer le pouvoir du prolétariat, encore vacillant et dépendant des experts bourgeois pour le fonctionnement de l'économie, de l'administration, de l'armée.

    Face à des gauchistes de façade comme Trotsky, criant des mots d'ordres erronés comme celui des Etats-Unis d'Europe, lançant des slogans trompeurs et défaitistes sous couvert de révolution permanente, niant le rôle de la paysannerie, Lénine à sur répondre avec une ligne juste. L'alliance des ouvriers et des paysans dans la révolution ; la lutte contre l'impérialisme et non le soutien fallacieux à celui-ci ; la possibilité d'une révolution ici et maintenant. Le fait de saisir l'opportunité de la faiblesse d'un impérialisme, d'un camp, pour frapper et pour renverser la bourgeoisie.

    A ces mêmes qui voulaient faire du Parti une bande, il opposa des principes de commandement pour faire triompher l'efficacité. Pour faire triompher la discipline, et écartant les fractions, les cliques, au profit d'une conception centraliste-démocratique.

    Contre l'entrisme qui corrompt et qui est inefficace, Lénine plaida pour que soit hissé haut le drapeau de la révolution, et pour qu'on ne mente jamais aux travailleurs. Les organisations ne sont pas des coquilles vides qu'on peut, à souhait, "tirer vers la gauche", comme le clament les trotskistes -mais ils ne sont pas les seuls à le faire- mais elles découlent de préalables théoriques, idéologiques, stratégiques.

    Bien que peu entouré, Lénine a démontré, entre février et octobre 1917, que même un groupe réduit de communistes, lorsqu'ils trouvent la ligne juste, peuvent changer la donne. Le pouvoir bolchevik, embryonnaire, s'est rapidement affirmé comme le seul pôle à même de pouvoir porter la révolution.

    Il a fallu faire des choix, il a fallu faire preuve d'audace pour triompher des obstacles. Il a fallu faire preuve d'un sang froid de chaque instant pour ne pas être effrayé par les succès, effrayé par le défi lancé à l'impérialisme et à la bourgeoisie.

    Certains l'ont été. Peu à peu, chaque parti autre a rejoint les rangs de l'opposition. Franchissant la ligne de démarcation qui sépare le révolutionnaire du traitre. Une de ces lignes de démarcations, Lénine la paya de sa chair. Fanny Kaplan, Socialiste-Révolutionnaire de Gauche, tenta, en 1918, de l'assassiner. La tentative laissa Lénine grièvement blessé, et contribua certainement à l'affaiblissement de sa santé durant les six années qui lui restaient à vivre. Les derniers mots de la tueuse la démasquèrent comme un agent des intérêts occidentaux : « J'ai tiré sur Lénine parce que je le considère comme un traitre au socialisme et parce que son existence discrédite le socialisme. Je suis sans réserve pour le gouvernement de Samara et pour la lutte contre l'Allemagne aux côtés des Alliés. » Maquillant la trahison en gauchisme, les SR de gauche étaient une illustration de la peur pathologique qu'ont les droitiers et les révisionnistes de la révolution et de ses conséquences. Terrifiés par l'idée de se couper des engagements contractés par le régime tsariste avec les alliés, ils préférèrent ourdir des conspirations contre le gouvernement soviétique plus que d'appuyer la révolution.

    On n'est trahi que par les siens, c'est une glaçante constante. Les ennemis de la révolution ont continué leur travail de sape, infiltrant. Mais lorsque les trotskistes et les blocs variés qu'ils eurent pu constituer, agirent, ce ne pût être que dans l'ombre, tant ils étaient battus et rebattus dès qu'ils exprimaient leurs arguments futiles en public.

    Après avoir tant fait pour la révolution et pour donner une impulsion de progrès à l'idéologie, Lénine est décédé des suites d'une hémorragie cérébrale. Son histoire aurait pu s'arrêter là, mais heureusement, des continuateurs ont existé. Le léninisme à pu être synthétisé par Staline, condensé en un ouvrage majeur le résumant : les questions du léninisme. L'œuvre a été enrichie, et l'est toujours, par ceux qui continuent à contribuer à l'avancée de la science marxiste.

    L'URSS a poursuivi sur la voie tracée par Lénine, avançant, contre le camp capitaliste, et prouvant à la face du monde que le socialisme est réalisable, et qu'il balaie d'un revers de la main le capitalisme pourrissant. L'URSS, de pays moyenâgeux, arriéré, s'est hissée en 30 ans à l'égal des plus grandes puissances.

    La mise en œuvre des plans quinquennaux, de l'étatisation de l'industrie, mais aussi de la collectivisation des terres ont permis d'éradiquer la pauvreté, la misère noire, endémique à la Russie Tsariste. Une économie planifiée, faisant la chasse au gaspillage, imperméable aux crises, a été mise en œuvre, faisant franchir les étapes du développement économique en étant chaussé de bottes de sept lieues. Cela, sans renoncer à la lutte des classes, qui chaque fois s'est faite plus aigüe, plus profonde, rejetant, dans les oubliettes de l'histoire, les classes sociales parasitaires. Le bilan de Lénine lui confère une aura d'invincibilité. Pourtant, chez Lénine et ses continuateurs, des y eut des manques, des failles, des erreurs. Tout était expérimental, tout était à découvrir. Ces failles, les chercheurs du marxisme tentent de les trouver pour les élucider et les corriger, pour renforcer l'idéologie léniniste. Si nous reconnaissons des erreurs, nous les formulons ouvertement, car la critique doit être constructive. Mais d'autres l'ont fait et le font en sous main, non pour améliorer le léninisme, mais pour en saper les bases.

    Ceux qui attaquèrent, par la suite, la personne ou  l'héritage de Staline n'ont rien fait d'autre qu'attaquer -à travers lui- la pensée de Lénine. Les trotskistes qui encensent Lénine mais crachent sur Staline ne font qu'attaquer, sans le courage de l'exprimer ouvertement, le léninisme. Les révisionnistes soviétiques, agglomérés autour de Khrouchtchev, ne posèrent nullement des corrections sur le travail de Staline, au contraire, ils clamèrent leur rupture, en catimini, avec le léninisme.
    Les révisionnistes et le pouvoir russe d'aujourd'hui feraient mieux de brûler la dépouille de Lénine plutôt que de la déshonorer chaque jour en l'utilisant pour leurs combines et pour peindre en rouge leurs crimes.

    La bourgeoisie elle aussi, utilise des procédés similaires de falsification et de révision. Il n'est pas possible de battre, de détruire, le point central de l'œuvre de Lénine. Il n'est pas possible de battre en brèche le marxisme-léninisme et le matérialisme-dialectique. Alors pour contourner cet écueil, la bourgeoisie camoufle ses assauts. Son discours clame que "Lénine était gentil, Staline méchant", qu'il fut le corrupteur, le traitre, qu'il entraina l'URSS dans les abîmes. Bien piètre camouflage. Tout comme cette litanie d'un communisme "bon en théorie", mais dont on refuse la mise en œuvre, parce qu'elle écrase la bourgeoisie, qu'il est autoritaire, qu'il est "mauvais".

    Et pourtant, c'est Lénine lui-même, qui s'exclamait ainsi : "Nous" disons donc à la bourgeoisie: Vous, exploiteurs et hypocrites, vous parlez de démocratie alors qu'à chaque pas vous dressez des milliers d'obstacles pour empêcher les classes opprimées de participer à la vie politique. Nous vous prenons au mot, et afin de préparer les masses à la révolution, pour vous renverser, vous autres exploiteurs, nous demandons, dans l'intérêt de ces masses, que votre démocratie bourgeoise soit élargie.

    Et si vous, exploiteurs, tentez de résister à notre révolution prolétarienne, nous vous réprimerons impitoyablement, nous vous enlèverons vos droits politiques; bien plus nous vous refuserons le pain, car dans notre république prolétarienne, les exploiteurs n'auront pas de droits, ils seront privés d'eau et de feu, car nous sommes des socialistes pour de bon."

    L'œuvre de Lénine est immortelle. Elle est, et demeure, un guide pour notre lutte, pour notre action, pour la révolution.

    Nous honorons sa mémoire en la maintenant vivante, contre l'ossification, la falsification, la révision.

    Lénine est toujours vivant dans la lutte ! Vive le léninisme, vive le communisme !

  • Vers une année de lutte et de victoires ! 1917 – 2017

    Cent ans après la révolution d'Octobre, nous devons être capable de montrer à la bourgeoisie de l'Etat Français que le Communisme est toujours le spectre qui hante le Monde.

    Cette année sera l'occasion d'un anniversaire que personne, pas même le plus réactionnaire des bourgeois, ne peut ignorer. L'expérience de la révolution bolchevik a montré à la face du Monde, a jeté au visage des bourgeois, une vérité indéniable: l'ère du capitalisme s'achèvera par la victoire du socialisme

     

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    Cette expérience a montré ce qu'est la force du peuple, lorsqu'il est organisé autour d'un Parti Communiste révolutionnaire. Elle a démontré sa capacité à diriger la société, sa capacité à se dispenser de cette classe de parasites qu'est la bourgeoisie. Elle a montré la capacité des masses à surmonter les obstacles, les difficultés, à édifier une économie conçue pour répondre aux besoins du peuple, non à la seule destination d'engranger des profits.

    En à peine 35 ans, la révolution russe à fait passer la Russie Tsariste d'un pays arriéré et moyenâgeux à une puissance mondiale, capable d'envoyer des hommes et des femmes dans l'espace, de maîtriser l'atome.
    Elle a démontré aussi l'invincibilité des armées du peuple, de l'alliance des ouvriers et des paysans, contre les impérialistes coalisés lors de la guerre civile tout comme contre les bouchers nazis de la seconde guerre mondiale. Une victoire, hélas, arrosée de bien trop de sang, versé pour défendre la forteresse de la révolution.

    La révolution d'Octobre a ouvert une ère nouvelle, expérimentale, dans laquelle tout a été à découvrir, sans autre guide que le marxisme-léninisme. Des insuffisances, des erreurs, des fautes ont été commises. Certains ne font qu'insister sur celles-ci pour condamner l'URSS et la révolution, d'autres les nient. Les deux sont fautifs.

    La construction du socialisme en URSS s'est faite sans qu'existe un manuel, sans qu'existe un corrigé caché, qu'il aurait suffi de consulter. Ceux qui traitent les fautes des révolutionnaires comme d'élèves n'ayant pas été assez scolaires oublient ce que c'est que de créer. La construction s'est faite envers et contre un Monde dominé par l'impérialisme, envers et contre les trahisons, les renoncements, l'aventurisme de membres du Parti. Elle n'était pas un débat tranquille, elle fut une guerre contre la réaction mondiale et ses agents.

    Les guerres se paient toujours de sang.

    Pour autant, nous devons aussi être capable de regarder quelles furent les fautes et les failles, de les analyser. Ne pas faire comme ceux qui tranchent ces questions à l'emporte-pièce, ou qui veulent faire descendre des cieux un paradis socialiste immaculé et – surtout – exempt de toutes fautes.
    Nous ne pouvons faire l'impasse sur ce travail, déjà amorcé par les continuateurs des œuvres marxistes. Nous l'avions déjà pointé du doigt lors de notre article sur le 99e anniversaire de la révolution d'octobre. Parler de l'URSS, de son histoire, en omettant de mentionner le point de bascule entre révolution et contre-révolution, c'est être un bien piètre communiste.
    Nous l'identifions, nous, dans le XXe congrès du Parti Communiste d'URSS en 1956, dans la pseudo-déstalinisation, liquidation de facto de l'Union Soviétique. Les racines du mal sont plus profondes, elles sont l'aboutissement d'erreurs, de concessions et nous sommes les seuls à pouvoir trouver le remède. Nous ne pouvons faire comme les anarchistes, les trotskistes, qui blâment chaque fois autrui pour leurs faillites. Nous sommes les premiers acteurs de nos succès et les premiers de nos échecs. Notre responsabilité est illimitée.

    Tant et tant nous reste à reconstruire, pour nous, communistes, cent ans après la révolution d'octobre. Nous n'avons plus de Parti Communiste, nous n'avons plus de forces armées. Nous avons subi depuis plus d'un siècle la répression anticommuniste féroce. Les falsificateurs de l'histoire ont bien œuvré pour détruire la signification du communisme. Mais encore une fois, les plus grands dangers sont dans nos rangs.

    Si nous avons beaucoup perdu, nous ne sommes pour autant pas des orphelins. Notre héritage, notre histoire, nous enseigne bien des choses qui nous permettrons d'éviter tant d'écueils.

    Cette histoire ne doit pas devenir du mythe, du folklore. Il ne s'agit pas d'agiter des drapeaux rouges, de jongler avec les portraits. Il ne s'agit pas de réussir à placer un vocabulaire marxisant, quelques citations de Lénine ici et un portrait de Staline là. Nous avons besoin de compréhension profonde du Monde pour le transformer.

    Notre histoire ne doit pas non plus être ossifiée. Notre doctrine n'est pas un dogme mais un guide pour l'action, écrivait Engels. Nous avons besoin d'un communisme vivant, nous avons besoin de la synthèse de notre expérience. Il s'agit de reconstruire, sans égo, l'outil qui nous manque. D'accepter d'avoir tort, d 'accepter de travailler de manière honnête, à la construction de ce nouveau parti.
    Aujourd'hui, nous sommes toujours isolés, faibles, au sein de l'Etat Français. Mais partout dans le Monde, le drapeau de la révolution reste dressé. En Inde, aux Philippines, au Kurdistan, au Népal, en Amérique Latine, partout le marteau et la faucille restent les emblèmes de la liberté.

    En ce début de 2017, nous devons aussi tirer un bilan.

    Résultats de recherche d'images pour « loi el khomri »

    2016 s'est caractérisée par sa bipolarité.

    Six mois de lutte contre la loi El-Khomri, six mois marqués par des manifestations intenses, par une contestation virulente. Six mois pendant lesquels l'Etat Français a vécu au rythme des grèves, des manifestations, des actions militantes. Quel que soient les manques qui puissent être pointés du doigt, Nuit Debout a été une expérience qui a posé la question d'une politisation accrue du mouvement et du dépassement des mots d'ordres purement économistes. Bien des enseignements restent à tirer de ces six mois, et nous ne devons pas laisser le mépris et la présomption nous clore les yeux quant à leur analyse.

    Six mois de lutte, six mois de trahison.

    Dès l'été – dès même l'Euro de Football – les organisations électoralistes, les réformistes, ont tourné leur veste. Désormais, manifester n'est plus leur ordre du jour, il s'agit de voter. Ayant accumulé un capital-sympathie auprès des masses, il leur faut désormais le faire fructifier. Les frondeurs et leurs motions de censure mort-nées ; les "insoumis" ; les révolutionnaires des urnes ; tous se sont jetés à corps perdus dans la conquête d'une illusion. Il n'y eut jamais de rentrée 2016 de lutte. Elle fut étranglée par la course à l'Elysée. Désormais, l'axe de bataille principal est, pour eux, autour des élections.

    2016 a révélé la putréfaction du Parti Socialiste et de ses alliés ; 2017 démasquera tous les opportunistes. Elle démarquera ceux qui refusent le jeu de la bourgeoisie et en prennent acte, construisent leur projet en indépendance de classe, autour de leur ordre du jour et les autres. Ceux qui ont fait mine d'être en rupture, mais vont – les prétextes ne manquerons pas – s'aligner sagement derrière la bannière du "soutien critique." Ceux qui vont révéler leur véritable nature de laquais des sociaux-démocrates.

    Ceux la feront de 2017 une année de ridicule achevé, de soumission.

    2017 doit être une année offensive. Si, sur les élections, plane la menace d'une extrême-droite de plus en plus influente, les communistes ne doivent pas se laisser mettre à la remorque des sociaux-démocrates dans un "front républicain" naïf. Ceux qui lancent sans cesse ces sirènes d'alarme courent le risque de se muer en défenseurs d'une démocratie bourgeoise que nous souhaitons abattre.
    Or l'heure n'est pas à la constitution d'un front républicain, elle est à la construction d'une machine de lutte offensive, d'un Parti Communiste. Nous ne devons pas mordre dans ce jeu ridicule des élections, au contraire, notre tâche la plus ardente est de les dénoncer. "Pas une seule voix pour les bourgeois" doit être le mot d'ordre de 2017.

    Nous avons des tâches immenses à accomplir.

    Notre ennemi premier reste et restera jusqu'à sa destruction l'impérialisme français. Celui que les chauvins parent d'habits de misère, le prétendant soumis à Merkel et aux USA. Celui que ses agents parent de mille vertus, apportant les Lumières et la Civilisation. Celui qui est diminué, nié, paré de fleurs.

    Mais celui qui viole, qui tue, qui pille.

    Celui qui porte la mort partout où il passe, dans l'impunité, celui qui se gorge de profits immenses en ne tarissant pas de leçons de morale.

    Celui-là est le premier ennemi des communistes qui agissent au sein de l'Etat Français.
    Notre premier ennemi est notre bourgeoisie, pas celle des autres.

    Nous souhaitons, en 2017, la défaite de ses plans face à la lutte des peuples.

    Nous sommes dispersés, nous sommes loin de pouvoir clamer victoire en cette aube de 2017. Mais nous ne manquons ni de courage ni de détermination, et chaque jour la renforce. Nous devons avancer pas à pas vers une unité plus grande, plus forte, plus sincères de tous les communistes de l'Etat Français.

    Nos voeux pour nos camarades ne peuvent être que des voeux de lutte résolue !
    Nous souhaitons la victoire à nos camarades, qui se battent sous la bannière rouge.
    Nous la souhaitons à nos camarades qui luttent contre l'obscurité du fascisme.
    Nous la souhaitons aux peuples sans Etat, où qu'ils soient, et particulièrement au sein de l'Etat Français, de parvenir à leur indépendance.

    En avant vers un 2017 de lutte !

    Mort à l'impérialisme français, oppresseur des peuples !

    Vive le communisme !

  • Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.

    Après plusieurs mois de travail, de recherche, de compilation de document et de sources, nous avons la fierté de pouvoir annoncer la sortie physique de notre premier ouvrage.

    176 pages, format poche, dédiées à traiter une question qui reste centrale pour beaucoup de communistes à l'heure actuelle: celle du PCF.

    Sans concession, nous décortiquons l'histoire idéologique du PCF et sa ligne actuelle, ainsi que celle de son opposition interne. Nous reprenons son historique, son évolution idéologique, ainsi qu'une critique des textes du congrès de 2016. C'est également l'occasion de se pencher sur la nature idéologique de l'opposition interne, tant mise en avant comme étant la clé d'un illusoire retour à un P.C.F. révolutionnaire.

    Cet ouvrage est pour nous le préalable au fait de traiter en profondeur d'autres questions toute aussi brûlantes, et de pouvoir affûter, sur la pierre de la critique, notre idéologie communiste, laquelle ne peut se contenter de folklore et de présupposés.

    Nous présentons ici la préface de l'ouvrage:

    Nous avons choisi de produire ce texte car les questions relatives au PCF sont récurrentes pour beaucoup de communistes qui n’en font pas partie. Nous avons jugé qu’il était de notre devoir d’apporter une réponse que nous jugeons comme étant définitive.

    En effet, nombre de fois, nous avons apporté notre point de vue, donné notre avis sur cette question, répondu lors de conversations sérieuses comme à bâtons rompus.

    Inlassablement, nous avons argumenté. Inlassablement nous avons répondu. Et inlassablement les questions sont revenues, toujours similaires.

    Or nous ne considérons pas que le mouvement communiste, son histoire, son expérience, soit le fruit de conversations. Il est le fruit de débats tranchés. Il est le fruit de lignes de démarcations.

    Nous souhaitons donc apporter cette réponse nécessaire et critique sur la question du PCF.

    D'autant que le capitalisme comme le révisionnisme ont beaucoup détruit. Une grande partie ne l'histoire du mouvement révolutionnaire, de l'histoire du mouvement ouvrier, a été balayée, noyée sous des monceaux d'ordures. La théorie révolutionnaire ne peut se nourrir de mythes, ni de légendes, de héros ou de symboles. Cela serait faire preuve de folklorisme, vernis de l'ignorance.

    La force et la légitimité des révolutionnaires ne trouvent pas leur source dans la citation d'événements, de dates, dans des lieux communs, dans des portraits, mais dans la vie de leur théorie, dans la vie de leur idéologie.

    Nous voulons, à notre échelle, relancer un "darwinisme des idées", une lutte entre les différentes conceptions, dont le but est d'opérer un réel tri, sans présomption, pour que les conceptions les plus adaptées, les plus avancées, soient systématisées, adoptées, tandis que les positions fausses soient définitivement liquidées.

    Cela, nous le faisons aujourd'hui sur la question du PCF, mais c'est un travail que nous souhaitons poursuivre pour avancer progressivement, en répondant aux conceptions erronées les unes après les autres, sur la base de documents argumentés, sans anathèmes, mais bien par le débat de fond.

    Les idées et les thèses pourries ne survivent que parce qu'elles ne sont pas battues sur le fond.

    Affûtons notre idéologie en la soumettant au feu de la critique, en la confrontant à la réalité, mais également au débat.

    Jamais encore personne n'a réussit à prouver que le matérialisme-dialectique et le matérialisme historique puissent avoir de failles.

    Jamais encore le marxisme n'a été battu en brèche.

    Si il a été affaibli, ce n'est que parce qu'il a été remisé, oublié, révisé.

    Notre tâche est de lui redonner, à notre niveau, avec nos moyens, de la vie.

    Ce débat n'est pas une attaque lancée contre des militants honnêtes qui peuvent se trouver dans ces organisations, il n'est ni une agression, ni une injure. Cependant, l'enjeu est de taille. C'est pour cela que nous considérons qu'il est de notre devoir de communistes de frapper les vices dans la théorie, de frapper avec force les révisions et les manques.

    Nous acceptons la critique envers nos positions sans colère et sans ressentiment, du moment qu'elle est justifiée et motivée. Nous la considérons nécessaire et bienvenue pour avancer.

    Si, d'aventure, certains prennent ces critiques pour des injures, qu'ils sont touchés dans leur orgueil, cela les regarde. Nous ne sommes pas là pour être des héros, mais pour assumer, comme nous le pouvons, notre part de travail vers la révolution prolétarienne.

    Les premiers exemplaires seront disponibles mi-janvier. Pour toute demande ou toute commande, notre contact: unite.communiste.lyon@gmail.com

     

    Pour en terminer avec le mythe du P.C.F.
  • Wauquiez veut siffler la fin de la "récré" pour les bénéficiaires du RSA.

     

    Laurent Wauquiez, tout comme la cohorte de charognards qu'il traîne dans son sillage, peut siffler tant qu'il veut.

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    Ces individus et la classe qu'ils représentent n'ont jamais su ce qu'était le travail honnête, ils ne connaissent que le parasitisme, se contentant de se partager le gâteau du travail fait par les prolétaires, par les travailleurs.
    Ils se réjouissent du chômage, pourtant, ces capitalistes, ils se réjouissent de pouvoir faire pression sur les salaires, sur les conditions de vie des travailleurs, par le terrorisme de l'exclusion sociale.
    Ce n'est pas de gaieté de cœur que les ouvriers, que les travailleurs en général, acceptent les réductions de salaires, les hausses de temps de travail. C'est le couteau contre la gorge.
    Ce n'est pas en sautant de joie que la petite et moyenne paysannerie s'endette jusqu'au suicide, qu'elle se saigne à blanc pour les profits des firmes agro-alimentaires, c'est parce qu'elle y est contrainte, c'est parce qu'elle est pieds et poings liés.
    Mais pour les Wauquiez, dépendre du RSA, dépendre de la misère institutionnalisée, c'est s'épanouir dans une cour de récréation, dans l'insouciance et le bonheur, tandis que les patrons du CAC40 sueraient sang et eaux pour nous sauver tous.

    Mais, pourtant, nous le prenons au mot, ce candidat, et oui, effectivement, un jour la "récré" sera sifflée. Un jour, ceux qui n'ont fait que voler le travail devront eux même travailler de leur main, si ils veulent un toit, du pain, et la liberté. Ils devront payer les crimes et les abus qu'ils ont commis, tant dans l'Etat Français que dans les régions dominées par son impérialisme, où, pour une poignée d'euros, le sang coule.
    Oui, M. Wauquiez, la "récré" sera sifflée. Elle le sera. Et ce jour là, vous serez bien en peine, vous les profiteurs, de devoir travailler si vous ne voulez pas être châtiés!

    Peut-être le réactionnaire fini, candidat à la primaire de droite, M. Poisson, dirait que "Dieu pardonne". Peut-être. Mais pas nous, ni le prolétariat.

  • 99 ans après, la révolution d’octobre est toujours un phare éclairant l’avenir !

     

    Nous célébrons cette année le 99ème anniversaire de la Révolution d'Octobre -25 octobre selon le calendrier julien en vigueur dans l'Empire Russe, dans la nuit du 7 au 8 novembre pour le calendrier grégorien.-

    99 ans après, cette révolution marque toujours une étape titanesque franchie par les masses en lutte, sous la direction du Parti Bolchevik. En effet, après la Commune de Paris, en 1871, elle est la seconde expérience d'un régime nouveau, d'un régime qui à chassé la bourgeoisie et les capitalistes, elle est la seconde expérience de prise du pouvoir par le peuple.

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    Cette révolution à jeté à bas les résidus du tsarisme et du parlementarisme bourgeois. Elle à jeté à bas la fausse démocratie, laquelle marchât sur les revendication du peuple en cette dure année 1917: Le pain, la terre, la paix.

    Les bolcheviks ont démontré aux yeux des masses la fausseté du réformisme, qui s'est enterré lui même, en tentant de servir deux maîtres à la foi: le capital et le peuple, ne finissant que par servir le premier des deux.

    Ils ont démontré aux yeux des masses que seule une révolution conduite de manière déterminée, organisée et structurée de la manière la plus poussée pouvait battre les forces de la réaction et de la bourgeoisie.

    Ils ont démontré que l'alliance étroite et renforcée des paysans et des ouvriers était invincible tant qu'elle était dirigée avec justesse par le Parti.

    Ils ont démontré que les masses pouvaient partir à l'assaut du ciel, et gagner !

    Cette révolution a été le coup d'envoi de la construction de l'Etat socialiste, de l'Etat prolétarien, sous la direction du Parti Communiste (bolchevik) d'Union Soviétique.

    Cette révolution a ouvert la voie à un processus long, émaillé de difficultés, de victoires et de reculs, qu'a été la lente édification du socialisme.

    Elle a été un laboratoire expérimental de l'avancée humaine, de l'avancée des droits des travailleurs, des droits des femmes, des droits des minorités opprimées. Tout comme elle a démontré que la bourgeoisie n'abandonnait pas, d'abandonnait jamais tant qu'il lui restait des forces, et que seule la dictature du prolétariat permettait au peuple de tenir sa forteresse contre les assauts des réactionnaires.

    Elle a démontré la véracité des thèses de Lénine sur la possibilité de construire le socialisme, même si la  terre entière n'avait pas basculée dans la révolution, enterrant les théories pourries des capitulards et des couards.

    Elle a démontré que les pays socialistes, par leur supériorité en terme de forces productives, pouvaient rattraper les pays capitalistes, les dépasser, tout en fonctionnant avec économie et sans gaspillage.

    Elle a donné un formidable élan d'espoir aux peuples opprimés, souffrant dans la nuit du colonialisme, de l'esclavagisme. Elle à inspiré les mouvements de libération nationale, les a aidé, les a mené sur le chemin de la liberté.

    La révolution bolchevik a ouvert l'ère des révolutions populaires, de celle de l'Albanie, de la Chine, de la République Tchèque, de Cuba… L'ère des luttes victorieuses contre l'impérialisme: Chine, Corée, Viet-Nam, Algérie…etc. Elle a ouvert une ère de lumière.

    Hélas, dans les recoins, plus forte est la lumière, plus forte est l'ombre.

    La bourgeoisie paniquée a soutenu les hordes fascistes, a mené les bouchers sanglants, les Hitler et les Mussolini à la conquête du monde, dans une croisade antibolchevique génocidaire, raciste et criminelle.

    C'est le second anniversaire que nous devons célébrer. Celui, de la parade du 7 Novembre 1941, aujourd'hui, il y a 75 ans.

    Fight for Moscow. Parade 1941

    Devant l'ennemi assiégeant Moscou, lors du dur hiver 1941, rien n'avait plus de symbolisme, rien n'incarnait plus le courage et la détermination aux yeux du peuple, aux yeux du monde, que de célébrer l'instant ou les masses ont jeté le gant du défi contre la bourgeoisie et les réactionnaires, et où ils prirent les armes et les vainquirent.

    L'Armée Rouge, renouvelant ce défi, défilèrent dans Moscou, et se portèrent à la contre-attaque, repoussant les nazis et sauvant la capitale. Le discours de Staline reste une exemple même du parallèle évident qui existait entre les deux situations:

    "Il y avait un temps où notre pays était dans une position toujours plus difficile. Rappelez-vous l'année 1918, quand nous avons célébré le Premier Anniversaire de la Révolution d'Octobre. En ce temps-là les trois-quarts de notre pays était dans les mains d'interventionnistes étrangers.
    Nous avions temporairement perdu l'Ukraine, le Caucase, l'Asie Centrale, l'Oural, la Sibérie et l'Extrême-Orient. 
    Nous n'avions aucun allié, nous n'avions aucune Armée Rouge – nous commencions juste à la créer – et nous avons éprouvé un manque de pain, un manque d'armes, un manque d'équipement.
     
    En ce temps-là 14 États ont été rangés contre notre pays (incluant les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France-) 
    Mais nous ne sommes pas devenus déprimés ou découragés! 
    Au milieu de l'incendie de guerre, nous avons organisé l'Armée Rouge et avons converti notre pays en un camp militaire. 
    L'esprit du grand Lénine nous a inspiré ce temps-là, pour la guerre contre les interventionnistes étrangers. Et qu'est-il arrivé ?

    Nous avons défait les interventionnistes, regagné tous nos territoires perdus et avons réalisé la victoire. 
    Aujourd'hui notre pays est dans une bien meilleure position alors c'était il y a 23 ans. 
    Aujourd'hui il est plusieurs fois plus riche dans l'industrie, l'alimentation et les matières premières. 

    Aujourd'hui nous avons des alliés qui conjointement avec nous forment un front uni contre les envahisseurs allemands. Aujourd'hui nous avons la sympathie et l'appui de tous les peuples d'Europe, qui sont tombés sous le joug de la tyrannie Fasciste. Aujourd'hui nous avons une armée et une marine splendides, défendant la liberté et l'indépendance de notre pays avec leurs vies. Nous n'éprouvons aucun manque sérieux ou d'alimentation ou d'armes ou d'équipement.
    Notre pays entier, tous les peuples de notre pays, supportent notre armée et marine, les aidant à briser les hordes Nazies.
    Nos réserves dans la main d'œuvre sont inépuisables. L'esprit du Grand Lénine nous inspire pour notre Guerre Patriotique aujourd'hui comme il l'a fait il y a 23 ans.

    (…)Laissez la bannière victorieuse du grand Lénine flotter sur vos têtes!
    Détruisez totalement les envahisseurs allemands!

    Mort aux armées allemandes d'occupation!
    Vive notre Patrie glorieuse, sa liberté et indépendance!
    Sous la bannière de Lénine – en avant à la victoire!"

    L'Armée Rouge est partie de la place Rouge, devant le mausolée de Lénine, pour finir sa course devant le bunker de la chancellerie, exterminant les dernier SS -français qui plus est- protégeant leur Moloch hitlérien assoiffé de sang.

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    Hélas, un triste anniversaire est à célébrer aussi. Celui de la trahison du XX ème congrès du PCUS

    La révolution bolchevik et la construction du socialisme en URSS ne se sont pas déroulés comme s'écoule une douce nuit d'été. Cela a été une lutte de chaque instant. Cela a été un combat ardu, impitoyable. Cela était également une expérimentation, qui devait déceler les pièges au moment où elle posait le pied dessus.

    Or, il est un fait indéniable, c'est que la victoire de la révolution d'octobre n'a pas été complète. Elle a été battue par un ennemi insidieux et protéiforme: la bourgeoisie, laquelle s'est accordée ainsi un sursis.

    1917-1956, voilà les 39 années de socialisme qu'a connu l'Union Soviétique. A la suite de cela, le révisionnisme, l'opportunisme, le social impérialisme prirent le dessus sur le marxisme-léninisme et menèrent le pays à la ruine, sabotèrent les partis communistes honnêtes et loyaux, et portèrent au nu le droitisme et le réformisme.

    Présenter l'Histoire de l'URSS comme un monolithe  revient à faire disparaitre par un tour de passe-passe le XX ème congrès du PCUS et ses conséquences, et il revient à faire apparaître, de manière subite, de manière complotiste, la classe sociale bourgeoise, qui liquide l'URSS.

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    Or, qu'est ce que nier le congrès de 1956 et la victoire des révisionnistes: C'est nier l'existence du révisionnisme, nier la liquidation des principes fondamentaux du léninisme par la clique de Khrouchtchev, c'est coller à la ligne de coexistence pacifique pitoyable, c'est coller à la monétarisation de l'économie, c'est coller aux principes économiques stupides de développement des biens de consommation et de l'industrie légère au détriment du développement de fond du pays.

    C'est adopter sans embage la coercition fasciste de Brejnev, qui traite ses opposants de malades mentaux et les fait enfermer dans des asiles psychiatriques, au lieu d'utiliser le débat et la persuasion, sous le prétexte qu'être contre lui, c'est être malade. C'est participer au retour de l'héritage dans la législation soviétique, c'est participer, le sourire au lèvre, à la clique antisoviétique, vils servants du complexe militaro-industriel soviétique.

    C'est jeter l'héritage de Staline par dessus-bord. C'est faire insulte à l'URSS socialiste. C'est cracher au visage de Voroshilov, de Molotov, de Kaganovitch, qui subirent la répression et les accusation de la clique révisionniste.

    C'est également nier la légitimité de ceux qui continuèrent le marxisme authentique, ceux qui rejetèrent la trahison: Enver Hoxha, Mao Zedong, Che Guevara…. En revanche c'est prodiguer mille caresses à la clique anticommuniste de Tito, milles caresses aux partis révisionnistes. C'est nier un pan entier de l'histoire du mouvement communiste et ouvrier, c'est rester benoitement sur un fantasme, c'est ne pas être tourné vers l'avenir.

    Faire surgir la contre-révolution de derrière les fagots, c'est être un antimarxiste.

    La clique liquidatrice de l'URSS n'est pas sortie de nulle part. Elle est la maturation d'une bourgeoisie intérieure qui trouve sa base sociale quelque part ! Or, une des lois de la dialectique est que les choses naissent, grandissent, ou stagnent et meurent. Si une bourgeoisie, qui est toujours au pouvoir, y est parvenue, c'est qu'elle s'est nourrie et à grandi sur un terreau.

    Comment y répondent les révisionnistes: "Ce sont des aigrefins, ce sont des déçus, des ambitieux, des agents étrangers. Jamais une classe sociale née de la restauration du capitalisme amorcée en 1956."

    Pourtant c'est bien cela. C'est bien que des failles à colmater sont apparues. Il nous faut les trouver.

    Nous, nous les cherchons, nous les cherchons dans le travail des continuateurs du marxisme, de ceux qui ont critiqué avec justesse et avec fraternité les manques de la direction soviétique. Ces mêmes dont les révisionnistes se privent d'étudier les écrits. Nous les cherchons, ces failles, par nos cherches, par nos analyses, par un travail minutieux que doivent faire les communistes, pour que l'idéologie soit la plus aiguisée.

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    Mais pour les folkloristes cela serait briser en éclat le paradigme du "paradis" socialiste, casser leur folklore, leur mythe, en bref, cela leur causerait de la peine.

    Nous n'avons aucune sensiblerie vis-à-vis de notre histoire. Elle n'existe pas pour nous faire plaisir, elle existe pour être critiquée, pour que nous en tirions des conclusions et des améliorations. Si nous n'avons pas vaincu, c'est que nous avons failli. Il nous FAUT le comprendre.

    C'est la le travail dévolu à notre génération de militant communistes: faire émerger cette synthèse, aiguiser la lame la plus affûtée de la théorie, et ne pas l'utiliser comme un hachoir. C'est là nos tâches, que de porter au plus haut notre compréhension de notre propre histoire, de notre propre héritage.

    Ne laissons pas les bandits réformistes prendre en otage l'héritage de 1917

    Ne laissons pas le bandit Poutine prendre en otage l'héritage de 1941

    Ne laissons pas les bandits révisionnistes mentir sur le sens de 1956

    Nous, communistes, nous ne devons pas que crier le nom de la révolution de 1917. Que crier au nom des défenseurs de Moscou. Nous devons nous montrer dignes d'eux. Digne de l'héritage idéologique que nous ont laissé nos prédécesseurs. Or, cette dignité se gagne en relevant le gant de la bataille idéologique, pour restaurer sa grandeur. De la bataille organisationnelle en construisant de nouveau nos organisations, notre parti, que les révisionnistes nous ont volé et ont annihilé. De la bataille suprême, en battant une bonne fois pour toute la bourgeoisie impérialiste de France, la bourgeoisie impérialiste du Monde entier !