Étiquette : Kurdes

  • Attentat terroriste à Paris : Solidarité avec nos camarades kurdes

    Attentat terroriste à Paris : Solidarité avec nos camarades kurdes

    Aujourd’hui en fin de matinée, un terroriste d‘extrême-droite a tué 3 Kurdes et en aurait blessé au moins 3 autres avec une arme à feu.
    Cet attentat rappelle celui qui avait déjà coûté la vie en 2012 à trois militantes kurdes, tuées par un fasciste du MIT turque.

    Le terroriste était déjà connu pour des faits de violence et une tentative d‘homicide sur des migrants. Pour autant, il serait « inconnu des services de renseignements », ce qui en dit long sur la complaisance dont bénéficient nos ennemis.

    Pour l‘instant, le traitement médiatique reste minimal et se contente d‘utiliser un lexique très judiciaire et précautionneux. Bien que le parquet antiterroriste soit saisi et que les antécédents de l‘individu soient connus, il n‘est quasiment pas nommé « terroriste » ou « fasciste ». La première ministre parle d’un « acte odieux » et pas d‘un attentat.

    Cet événement doit nous pousser à agir et faire prendre conscience aux gens du danger que représentent les fascistes en France. Tout ceux qui seront pour une démocratie populaire seront ciblés afin protéger les intérêts capitalistes.

    Unité communiste porte toute sa solidarité aux camarades kurdes.
    Justice sera rendue.
    Les martyrs sont immortels.

  • Arrêtez les préparatifs de guerre au Kurdistan du Sud !

    Arrêtez les préparatifs de guerre au Kurdistan du Sud !

    Le peuple kurde n’est pas seul !

    Résolution ICOR

    Depuis des mois, le parti PDK, le parti de Barzani, au pouvoir au Kurdistan du Sud, prépare une guerre contre le PKK sous des prétextes hypocrites. Il est évident qu’avec ses provocations militaires et sa propagande contre le PKK, le PDK, en étroite coopération avec les services secrets turcs du MIT, veut préparer la voie à une guerre d’invasion de l’État fasciste turc contre le mouvement de liberté kurde. Le stationnement des forces militaires a pour but d’encercler le mouvement de libération kurde de différentes directions et de couper ses liens avec le monde extérieur. À cette fin, le PDK a stationné des unités militaires à la « Porte de Qendîl » dans la région de Zînê Wertê, après quoi l’armée de l’air turque a bombardé des positions de la guérilla dans la région. Des unités spéciales du PDK ont encerclé à l’arme lourde la zone de guérilla de Gare, dans les zones de défense de Medya. D’autres attaques de l’armée turque ont suivi sur la région frontalière stratégique de Heftanîn et sur toute la région de Bradost, Xinêre, Goşine et Helgurt. Les nombreuses attaques de l’armée de l’air turque prouvent que le PDK transmet directement des informations à la Turquie.

    Depuis octobre, le gouvernement irakien et le PDK tentent également, sans grand succès, d’obtenir le contrôle total de la région autonome des Yezidis du Shengal et de dissoudre les forces d’autodéfense.

    Tout cela montre l’ampleur de l’ensemble des préparatifs de guerre, qui sont menés dans le cadre d’une coalition et avec l’accord de diverses puissances contre-révolutionnaires. L’État colonial turc mobilise tout ce qui est en son pouvoir pour détruire le PKK, étouffer la volonté de liberté du peuple kurde et s’attaquer aux acquis du peuple kurde, en particulier des femmes. Mais, les États-Unis impérialistes soutiennent également tout plan visant à affaiblir le mouvement de libération kurde.  

    Déjà le 6 novembre 2018, ils avaient renouvelé leur hostilité contre le PKK en lançant un appel à l’arrestation des principaux cadres du PKK. Les États coloniaux de la région soutiennent également les attaques contre le PKK, car celui-ci est l’une des dynamiques révolutionnaires les plus importantes de la région et représente donc, à juste titre, une menace existentielle pour les dirigeants capitalistes et impérialistes colonialistes.

    Les attaques à venir contre le PKK au Kurdistan du Sud constituent donc un grand danger pour la lutte pour la liberté dans la région.

    Le PDK, qui fait obstacle aux efforts d’unification du peuple kurde et ignore tout appel au calme de la part des dirigeants du PKK, risque une nouvelle guerre civile au sein du peuple kurde qui s’étendra à l’ensemble du Kurdistan par sa coopération perfide avec l’État turc fasciste. Elle trahit les justes revendications de liberté et d’autodétermination du peuple kurde.

    Il est nécessaire de contrecarrer ces plans et d’organiser la solidarité internationale avec le peuple kurde.

    Nous demandons au PDK d’arrêter immédiatement ses préparatifs de guerre et sa coopération avec l’État fasciste turc !

    Nous appelons toutes les personnes dans le monde qui aiment la liberté à descendre dans la rue contre toute attaque contre le peuple kurde et ses combattants de la liberté dans toutes les régions du Kurdistan !

    A bas l’impérialisme et le colonialisme !

    Vive la solidarité internationale et la lutte pour la démocratie et la liberté !

    Signataires (en date du 20/12 2020, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    3. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    4. PCT   Parti Comuniste du Togo
    5. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    6. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. CPA/ML   Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    13. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    15. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    16. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    17. UC   Unité Communiste, France
    18. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    19. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    20. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    21. UMLP   União Marxista-Leninista Portuguesa 
    22. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    23. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    24. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    25. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    26. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    27. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    28. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou
    29. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    30. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

  • NOUS CONDAMNONS LE MASSACRE RACİSTE À HANAU – ATIK

    NOUS CONDAMNONS LE MASSACRE RACİSTE À HANAU – ATIK

    Avrupa Türkiyeli İşçiler Konfederasyonu Konfederasyona Karkerên ji Tirkîye li Ewropa Konföderation der Arbeiter aus der Türkei in Europa Confederation of Workers from Turkey in Europe La Confédération des Travailleurs de Turquie en Europe Confederatie van Arbeiders uit Turkÿe in Europa 

    www.atik-online.net info@atik-online.net 20. 02. 2020 1111 

    Mercredi soir 19 février à 22h00, une attaque armée a été perpétrée dans la ville de Hanau, la région de la Hesse en Allemagne. Elle a visé un chicha bar fréquenté par de jeunes migrants et réfugiés. De nombreuses personnes ont été blessé et 9 personnes dont une femme sont décédées lors de l’attaque. Selon les informations données par la presse, parmi les personnes qui ont perdu leurs vies, il y a des jeunes d’origine kurde, turque, roumaine et bosniaque. 

    Après l’attentat, la police a mené un raid au domicile de la personne qu’elle avait identifiée comme suspecte. Elle a trouvé le suspect et sa mère de 76 ans morts. Dans la lettre laissée par le suspect, il a été noté que « il est maintenant trop tard pour renvoyer certains peuples qui vivent en Allemagne, il faut les détruire« . 

    Bien que les partis fascistes de droite soient organisés ouvertement et secrètement depuis de nombreuses années en Allemagne, l’État ne les a jamais ciblé. Ces gangs fascistes ont répétés à plusieurs reprises dans la presse qu’ils se préparaient à attaquer les migrants et les politiciens qui défendent les droits des immigrants. Ils ont également affirmé qu’ils préparaient un jour-J. Ils se préparaient à une insurrection armée pour le jour où ils tenteraient de prendre le pouvoir. Cela était clairement évident lors de la tentative d’assaut de la Synagogue à Halle. Cela a été prouvés une fois de plus lors de récentes perquisitions à domicile et dans les documents saisis auprès de l’organisation Combat 18. Il y a eu des centaines d’attaques contre des immigrants en Allemagne ces dernières années. Beaucoup de ces événements ont été médiatisés comme des événements individuels et obscurs. 

    Le massacre raciste à Hanau n’est pas un incident individuel, l’État allemand en est responsable. Avec l’attaque qui a fait la une des médias, les autorités de l’État allemand ont commencé déjà à verser des larmes de crocodile… Cependant, nous savons que cette attaque n’est pas un incident individuel, l’État allemand en est responsable. Les organisations racistes et extrême droite montantes en Europe ont été nourris par les États et l’État fédéral d’Allemagne. Les nazis ont infiltré massivement les forces de police allemande, et même les juges et aux avocats qui sont chargés d’affaire similaires ont reçu des lettres de menace. Cet attentat est dans la continuité directe de l’attaque de la synagogue de Halle en Allemagne et de meurtre du politicien [un préfet de la CDU qui défendaient les droits des migrants et migrantes] à Kassel. 

    L’extension des politiques racistes et fascistes est souvent la méthode utilisée par les États pour diviser et supprimer l’opposition sociale causée par le mécontentement social et les attaques aux droits démocratiques. En particulier, c’est une raison primordiale dans les campagnes de presse contre les réfugiés migrants. Ils essaient de se forger une opinion publique selon laquelle les réfugiés et les immigrants devraient être renvoyés dans leur pays d’origine depuis longtemps. Aujourd’hui, avec les changements apportés aux lois sur les immigrants et les réfugiés en Allemagne, les organisations et associations racistes de droite se sont renforcées. Elles sont appuyées par des politiques racistes et discriminatoires sont soutenues par l’État allemand. Par conséquent, l’État allemand est responsable de ce massacre. 

    Nous ne taisons pas, Nous ne restons pas silencieux ! En tant qu’ATİK, une fois de plus nous ne restons pas silencieux et nous invitons tous les antifascistes et anticapitalistes à élever la voix dans la rue pour accroître la fraternité de classe et la solidarité, toute en continuant la lutte contre le racisme et les bruits de pas croissant des bottes fascistes. Nous partageons également la douleur de ceux qui ont perdu la vie dans le massacre et souhaitons une guérison aux blessés ! 

    ➢ Non au racisme, au fascisme et à toutes sortes de réactionnaires ! 

    ➢ Les partis racistes-fascistes devraient être interdits ! 

  • La solidarité avec le Rojava : une illustration de la faiblesse du mouvement communiste en France.

    La solidarité avec le Rojava : une illustration de la faiblesse du mouvement communiste en France.

    L’invasion du Rojava par la Turquie est une dure piqûre de rappel. Elle a ramené à la surface un très grand nombre de débats sur la question des fronts, des étapes, des alliances. Elle a ramené aussi à la surface la question des interventions militaires, de la confiance qui peut être accordée à des forces que l’Armée Syrienne, comme l’OTAN, comme l’Iran… Ces débats sont importants à plusieurs titres. Ils sont également une fenêtre sur ce que pensent, en profondeur, certaines forces politiques ou certains individus.

    Mais, surtout, cette invasion nous ramène devant quelque chose de terrible, d’oppressant, d’étouffant : l’impuissance et la fragmentation du mouvement révolutionnaire, anti-impérialiste, internationalistes dans l’État français comme en Occident en général.

    Nous voulons écrire ce communiqué, car nous pensons que nous devons cette honnêteté. Nous devons aussi en tirer les conclusions qui s’imposent sur l’attitude des organisations révolutionnaires, mais aussi sur la lutte anti-impérialiste.

    Dans l’ensemble, en Occident, il existe une vision fantasmée, romancée de la guerre. Pourtant ceux et celles qui ont eu ne serait-ce que des proches, des amis, dans des zones de combats, peuvent avoir une idée de ce que cela signifie déjà. Nous avons des camarades qui ont eu leur famille ciblée par les bombardements de l’OTAN, par le passé. Cela leur a fait largement passer le goût de prendre cela à la légère.

    Nous trouvons qu’elle nous ramène surtout à notre propre incapacité à pouvoir influer sur le cours des événements dans l’état actuel des choses.Nous n’arrivons pas à nous satisfaire de visuels victorieux, en décalage avec nos moyens. Nous n’arrivons pas à nous satisfaire d’appels grandiloquents, tandis que la réalité des forces révolutionnaires, ici, en France impérialiste, est si faible. Ces communiqués sont, le plus souvent, des versions séculières, laïques, des toughts and prayers anglophones. Ils sont parfois aussi des leçons professorales infligées aux combattants et combattantes du Rojava par des experts de la révolution en chambre.

    Ceux qui prennent la situation avec arrogance, en donneurs de leçons, devraient probablement prendre un temps pour réfléchir à qui il s’adresse. Dans le fond, une grande partie des prises de position est faite pour montrer ses positions à l’étroit milieu militant français, à essayer de convaincre que son groupe, son organisation, est le distillat le plus pur, le plus cristallin, de la théorie.

    En toute sincérité, la course à la pureté idéologique, lancée par certains, nous met mal à l’aise. Elle nous évoque ce qu’écrivait La Bruyère : « Corneille peint les hommes tels qu’ils devraient être. Racine les peint tels qu’ils sont. » Bien souvent, cette pureté idéologique s’accompagne de conseils, de recommandations, de revendications. Elles sont aussi justes qu’inapplicables et naïves.

    Cela ramène à une terrible réalité : il ne suffit pas d’avoir raison stratégiquement pour gagner. Il faut aussi avoir raison tactiquement et dans l’opératique. Les choix auxquels sont confrontés les FDS, les habitants du Rojava, ne sont pas des choix faits derrière un écran d’ordinateur, dans un pays impérialiste. Ils sont des choix faits sous les bombardements, sous les attaques d’appareils de combats, avec les cellules dormantes de Daesh qui tire dans le dos des combattants et des combattantes.

    Il est certain que les forces qui constituent la coalition défendant le Rojava vont être mises en face de choix cruciaux. Des compromis, des alliances qui iraient « contre les principes ».

    Lénine s’était très largement étendu sur cette question dans la maladie infantile du communisme :

    « Imaginez-vous que votre automobile soit arrêtée par des bandits armés. Vous leur donnez votre argent, votre passeport, votre revolver, votre auto. Vous vous débarrassez ainsi de l’agréable voisinage des bandits. C’est là un compromis, à n’en pas douter. « Do ut des » (je te « donne » mon argent, mes armes, mon auto, « pour que tu me donnes » la possibilité de me retirer sain et sauf). Mais on trouverait difficilement un homme, à moins qu’il n’ait perdu la raison, pour déclarer pareil compromis « inadmissible en principe », ou pour dénoncer celui qui l’a conclu comme complice des bandits (encore que les bandits, une fois maîtres de l’auto, aient pu s’en servir, ainsi que des armes, pour de nouveaux brigandages). Notre compromis avec les bandits de l’impérialisme allemand a été analogue à celui-là. […]

    Il y a compromis et compromis. Il faut savoir analyser la situation et les conditions concrètes de chaque compromis ou de chaque variété de compromis. Il faut apprendre à distinguer entre l’homme qui a donné aux bandits de l’argent et des armes pour diminuer le mal causé par ces bandits et faciliter leur capture et leur exécution, et l’homme qui donne aux bandits de l’argent et des armes afin de participer au partage de leur butin. En politique, la chose est loin d’être toujours aussi facile que dans mon exemple d’une simplicité enfantine. Mais celui qui s’aviserait d’imaginer pour les ouvriers une recette offrant d’avance des solutions toutes prêtes pour toutes les circonstances de la vie, ou qui assurerait que dans la politique du prolétariat révolutionnaire il ne se rencontrera jamais de difficultés ni de situations embrouillées, celui-là ne serait qu’un charlatan.
    Pour ne laisser place à aucun malentendu, j’essaierai d’esquisser, ne fût-ce que très brièvement, quelques principes fondamentaux pouvant servir à l’analyse des exemples concrets de compromis. 
    »

    Il n’existe, dans l’intégralité de l’histoire du mouvement communiste, du mouvement révolutionnaire, des mouvements de libération nationaux, de schéma pur. Chaque fois, des discussions, des compromis ont dû être faits. Quelquefois, ils étaient des compromis aisément explicables, comme les fronts-unis antijaponais en Chine, quelquefois ils ont semé le trouble, le doute, comme le traité de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS, comme le traité de Brest-Litovsk, comme les accords entre Ho Chi Minh et Leclerc.

    Certes, toutes les forces politiques qui sont présentes au Rojava ne sont pas du même acabit que le PCC et le Parti Bolchevique. Mais il y en a. Et il est fondamental d’avoir confiance en elle, comme il est fondamental d’avoir confiance dans les masses populaires, largement oubliées au profit d’une vision surplombante de la situation. Ce sont la jonction entre ces forces politiques et ces masses populaire qui ont permis de triompher des obstacles immenses de la lutte.

    Il existe bien des zigzags sur le chemin qui les mène à la victoire, alors qu’il n’existe pas de mouvement international fort, pas d’État socialiste, pas de camp sur lesquels ils puissent s’appuyer. Nous devrions, alors, leur dénier le droit, la possibilité de faire ces compromis, ces erreurs, au nom de la grande & glorieuse lutte révolutionnaire mondiale, dans laquelle nous, occidentaux, sommes un grain de sable ? Il faudrait alors que les FDS, le Rojava, soient anéantis en détail, dans une magnifique bataille des Thermopyles, contre l’hydre fasciste ?

    Nous préférons prendre le risque de les soutenir et de les laisser maîtres de leurs choix, quitte à nous tromper, que rester à distance, critiquer à grand coup de gestes autoritaires, et ne servir à rien. Nous préférons être taxés de tous les noms, mais considérer que si les compromis faits par les forces qui combattent au Rojava permettent de reprendre la lutte dans des conditions moins désastreuses, qu’elles n’impliquent pas de capitulation en rase campagne ou l’anéantissement des forces vives qui permettront que demain soit victorieux.

    Certaines organisations ont pris le parti d’appeler à demi-mots, ou parfois même clairement, à l’intervention militaire de la France, des USA, de l’occident en général, dans ce conflit. Dans un sens nous les comprenons. Elles aussi sont pleinement conscientes qu’elles n’ont aucun impact concret, en tant qu’elles-mêmes, sur ce conflit. D’ailleurs, bien souvent, elles n’en ont pas plus sur les prises de décision de l’impérialisme français.

    Confusément, elles sentent qu’il s’agit de la seule manière de peser sur le conflit, quitte à brader toute crédibilité auprès des masses populaires, quitte à se tromper sur le fond, à monter leur confiance naïve, révélatrice, envers un « bon fond », « humaniste » de l’impérialisme français, pétri de l’héritage des Lumières. Ils contribuent, par leur action, à nourrir des illusions réactionnaires, terribles, sur notre propre impérialisme. Ces illusions sont aussi le reflet d’une existence passée à soutenir l’occident « démocratique » contre le « totalitarisme soviétique ».

    À l’opposé, certains et certaines ont poussé un lâche soupir de soulagement. Soutenant, sans le dire, le régime de Bachar Al-Assad, cette nouvelle situation leur permet de ramener leur héros dans le « bon camp », de pouvoir à nouveau le défendre en plein jour, fiers, forts de la caution qui leur est donné par la possibilité d’une alliance avec les FDS. Ivres de leur joie, ils se démasquent pour ce qu’ils ont toujours été : des admirateurs de ce régime, hypocrites dans leur soutien aux FDS et au Rojava.

    Le fait que ce compromis soit possible à un moment ne le rend pas plus positif « dans l’absolu ». Un compromis n’est pas une victoire, il est un moyen terme entre « l’idéal » et la « réalité ». Cela ramène d’ailleurs à une autre partie du texte de Lénine :

    «Mais lorsque les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires de Russie, les partisans de Scheidemann (et dans une large mesure les kautskistes) en Allemagne, Otto Bauer et Friedrich Adler (sans parler même de MM. Renner et Cie) en Autriche, les Renaudel, Longuet et Cie en France, les fabiens, les « indépendants » et les « travaillistes » (« labouristes ») en Angleterre, ont conclu en 1914-1918 et en 1918-1920, contre le prolétariat révolutionnaire de leurs pays respectifs, des compromis avec les bandits de leur propre bourgeoisie et, parfois, de la bourgeoisie « alliée », tous ces messieurs se comportaient en complices du banditisme. »

    Telle est la nature du « compromis » que ces groupes ou individus souhaitent. Dans les faits, même à leur corps défendant, ils accompagnent les projets de l’impérialisme. Heureusement, dans le fond, ils n’ont pas plus de prise sur les décisions des organisations et des masses populaires présentes au Rojava.

    Nous n’appellerons pas à une intervention occidentale. L’OTAN n’a d’ailleurs que faire de notre avis. Si intervention il y a, nous prendrons position par rapport à celle-ci.

    « La conclusion est claire : rejeter les compromis « en principe », nier la légitimité des compromis en général, quels qu’ils soient, c’est un enfantillage qu’il est même difficile de prendre au sérieux. L’homme politique désireux d’être utile au prolétariat révolutionnaire, doit savoir discerner les cas concrets où les compromis sont inadmissibles, où ils expriment l’opportunisme et la trahison, et diriger contre ces compromis concrets tout le tranchant de sa critique, les dénoncer implacablement, leur déclarer une guerre irréconciliable, sans permettre aux vieux routiers du socialisme « d’affaires », ni aux jésuites parlementaires de se dérober, d’échapper par des dissertations sur les « compromis en général », à la responsabilité qui leur incombe. C’est bien ainsi que messieurs les « chefs » anglais des trade-unions, ou bien de la société fabienne et du Parti travailliste « indépendant », se dérobent à la responsabilité qui pèse sur eux pour la trahison qu’ils ont commise, pour avoir perpétré un compromis tel qu’il équivaut en fait à de l’opportunisme, à une défection et à une trahison de la pire espèce. »

    Nous avons choisi ce qui nous permettait la voie la plus juste, en fonction de nos forces, de la réalité de la possibilité d’action de notre groupe. Nous avons choisi l’engagement au sein de l’ICOR et la campagne de solidarité pour le bataillon international du Rojava. Nous avons reçu des critiques par rapport à ces choix. Nous les écoutons. Nous les écoutons, nous les prenons en considération. Nous ne sommes pas sourds aux insuffisances qu’il est possible d’avoir sur la pratique, au fait qu’il y ait des imperfections dans l’activité de tel ou tel groupe. Nous les prenons en considération, donc, mais nous jugeons néanmoins que ces deux engagements sont non seulement justifiés, mais qu’ils sont également fondamentaux pour créer les outils et les forces qui nous manquent, tant ici qu’à l’échelle mondiale.

    Nous ne pouvons nous contenter de rester derrière nos écrans, faire des communiqués de solidarité creux. Nous ne sommes pas des supporters de foot qui devons choisir ‘la bonne équipe à soutenir’, nous voulons jouer un rôle. Nous voulons et nous devons faire plus.

    Nous sommes, en réalité, horrifiés par notre propre impuissance, surtout lorsque, parmi nos camarades de l’ICOR, nous côtoyons les victimes de notre propre impérialisme. Ce rappel impérieux, constant, nous oblige à faire des choix.

    Elle est une humiliation quotidienne, qu’aucun artifice ne peut camoufler. Il nous faut donc trouver les moyens de la régler.

    Nous ne pouvons tolérer notre faiblesse, c’est pour cela que nous consacrons nos forces à l’unité des communistes et à la création d’un Parti Communiste révolutionnaire. Nous ne pouvons ne contenter de notre existence de groupe. C’est pour cela que nous nous sommes investis, avec nos camarades de l’UPML, dans le lancement d’une Alliance des Révolutionnaires, dans le but de proposer aux organisations communistes présentes en France et dans les régions directement dominées par celle-ci de cesser de s’ignorer. En dépit des discours d’unité parfois affichées par les organisations communistes, nous n’avons eu que très peu de réponses. C’est pour cela que nous nous investissons aussi dans la création d’un Comité ICOR-France, qui puisse rassembler tous ceux et celles que le combat internationaliste intéresse, ou ceux et celles qui sont membres des organisations de l’ICOR à l’étranger, mais qui sont présents, ou réfugiés, en France.

    Dans le cas du Rojava, notre choix de la solidarité concrète passe par trois choses :

    • Nous appelons à soutenir financièrement et politiquement les campagnes de soutien au bataillon international du Rojava : http://shengal.xyz
    • Nous appelons également à soutenir les campagnes de l’ICOR à destination du Rojava : https://www.icor.info/2018-3/appel-a-dons-pour-le-centre-medical-a-kobane
    • Nous appelons à participer aux luttes, aux manifestations, aux opérations de boycott qui sont faites envers les intérêts de la Turquie en occident. Même si ces campagnes, même si cette aide est limitée, elle est concrète. Elle est un début

    Nous saluons l’intégralité des forces qui participent et soutiennent des initiatives de cet ordre.

    Mais nous pouvons, et nous devons faire plus. Par l’unification de nos forces, par la travail commun, construit, organisé, que ce soit celui des communistes comme celui des anti-impérialistes. Il s’agit d’une partie importante, fondamentale, de notre devoir de militants et de militantes.

    Nous devons mettre fin à l’impuissance constante des organisations communistes, tant dans la lutte des classes, ici, que dans les questions internationales. Alors, seulement alors, les positions émises pourront avoir un réel impact, changer réellement les choses pour ceux et celles qui sont avec les armes à la main, directement en face des pires abominations du monde contemporain : l’impérialisme et le fascisme.

  • Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Dimanche dernier, le président de l’État turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé une offensive contre le Rojava, état autonome contrôlé par les forces démocratiques syriennes, coalition politique et militaire de différentes forces dont la plus influente est le YPG/YPJ, bras militaire du PYD Kurde.

    Ce n’est pas une première, l’an dernier déjà, le régime fasciste turc a mené des opérations contre le canton d’Afrin, son objectif étant d’écraser le Rojava. En effet, cette zone représente tout ce que les réactionnaires turcs ont en horreur: l’autonomie des kurdes au bord de la frontière Turque, et des revendications politiques progressiste en contradiction avec les intérêts des fascistes turcs dans la région.

    Le Moyen-Orient est une véritable poudrière, et, depuis toujours, un champ de bataille où les puissances impérialistes se disputent les zones d’influence. La question du nord Syrien est dès lors un sujet épineux entre ces puissances. Les États-Unis ont apporté un soutien matériel aux FDS, afin de combattre Daech, et ont mis en place une zone de sécurité entre le Rojava et l’état Turc, en espérant créer une zone tampon. Cette zone militaire permet aux Américains de se rapprocher de l’ennemi principal des intérêts Américains du continent, l’état Iranien. Les FDS ont accepté cette alliance de circonstance comme aide matérielle bienvenue dans le combat contre les fascistes djihadistes, vu le risque de l’isolation totale face à Daech et aux Turcs, mais aussi comme moyen de pression sur l’état Syrien qui jongle dangereusement entre l’alliance de fait et l’opposition armée contre les FDS selon les circonstances tactiques de la guerre.

    L’état Turc, avancent leurs pions de manière à prendre le contrôle de cette région, pour taire la contestation au régime fasciste, et étendre leur influence, dans un projet de restauration de la suprématie Turque, dans un esprit digne des fascistes génocidaires Jön Türk. Les FDS doivent, pour les impérialistes, se soumettre et servir leurs intérêts sans conditions, ou être exterminés par les Turcs. Permettre la création d’une région autonome en Syrie, qui exporte des idéologies progressistes dans le continent, présente sur le long terme une grande menace pour les forces impérialistes.

    Erdogan représente un danger mortel, car il manie parfaitement les opérations de marketing géopolitique qui iront dans son sens avec l’accord tacite des impérialistes. Les fascistes Turcs courtisent les états-unis pour trouver un terrain d’entente qui livrera le Nord Syrien aux milices djihadistes et à l’armée Turque, conduisant les peuples de la région, Kurdes, Arabes, Assyriens, Yézidis, etc. à l’extermination pure et dure, et à la soumission aux néo-Ottomans.

    Assad, dans son jeu d’opportunisme réactionnaire et son lien fondamental avec les impérialistes Russes et Chinois, se présente comme un allié de circonstance potentiel qu’il ne faut pas négliger. Face aux Turcs et ses milices fascistes, l’état Syrien aura la responsabilité de joindre les opérations militaires avec les FDS pour créer une zone tampon contre les Turcs, au risque de vendre la Syrie aux djihadistes. Les Américains et les forces européennes n’hésiteront pas à livrer la Syrie au plus offrant tant que le montant des gains est suffisant, et Erdogan est leur partenaire le plus prometteur.

    Il est certains que nos camarades qui se battent sur place contre la barbarie fasciste, ainsi que les peuples du territoire Syrien auront à traverser encore bien des épreuves, nous, communistes, avons le devoir de soutenir les peuples opprimés, en combattant notre propre bourgeoisie, notre propre impérialisme, la France jouant un rôle important dans la déstabilisation de la région, l’héritage du protectorat français de Syrie est encore chaud dans l’esprit de nos bourreaux.

    Nous dénonçons la politique génocidaire du régime fasciste d’Erdogan, et nous dénonçons la volonté des impérialistes d’asservir les peuples du Moyen-Orient par l’outil formidable que représente pour eux les forces fascistes.

    Nous continuerons de soutenir nos camarades et les peuples opprimés, pour la libération totale et inconditionnelle des peuples face aux réactionnaires et aux impérialistes de tout bords.

    A bas le fascisme, à bas l’impérialisme !

  • MLKP/Kurdistan : Bayram Namaz (Baran Serhat) illumine notre chemin !

    MLKP/Kurdistan : Bayram Namaz (Baran Serhat) illumine notre chemin !

    Nous publions ici le communiqué du MLKP, parti membre de l’ICOR, concernant l’assassinat de Bayram Namaz lors d’un attentat orchestré par les agents de la Turquie. Nous transmettons nous sincères condoléances à ses proches et à ses camarades. Nous dénonçons l’attitude lâche et abjecte du régime d’Erdogan, qui, incapable de pouvoir rallier autour de son projet criminel, assassine ceux qui luttent pour la liberté populaire.

    Le camarade Bayram Namaz (Baran Serhat) est devenu un martyr immortel le matin du 23 mars à Serekaniye, Rojava, après une attaque vicieuse organisée par l’Etat turc et de ses gangs collaborateurs. Alors qu’il était en mission révolutionnaire, tôt le matin, comme d’habitude, il a été victime d’un attentat à la voiture piégée, tandis que son camarade qui l’accompagnait a été blessé.

    Le camarade Baran Serhat était membre du Comité central de notre parti et du Comité du Kurdistan, ainsi que représentant et commandant de l’organisation au Rojava de notre parti. Ce n’est pas un hasard si le camarade Baran Serhat, qui a été l’un des cadres dirigeants du MLKP, est devenu une cible. Cette attaque est la suite du massacre de Suruç, qui visait à faire sauter le pont de la révolution unie de Turquie et du Kurdistan. Notre parti s’est positionné à l’avant-garde des tranchées de guerre, juste après le début de la révolution au Rojava. Sur presque tous les fronts, de Kobanê à Raqqa, de Minbij à Efrîn, notre parti s’est battu contre les bandes de collaborateurs de l’État turc et a subit des pertes, des martyrs. Notre parti a joué un rôle important dans l’échec des plans de conquête de l’État fasciste colonialiste turc de Rojava et du nord de la Syrie, dans laquelle il s’est appuyé sur des cliques de criminels.

    Durant ses cinq années au Rojava, le camarade Baran a été le chef idéologique, politique, organisationnel et militaire des forces de notre parti. Il a joué un rôle de premier plan dans l’éducation multidimensionnelle de dizaines de camarades. Pour le triomphe de la révolution Rojava, il a travaillé avec son esprit, son travail, son amour et son enthousiasme révolutionnaire. Il courait d’avant en avant. Il a dirigé le processus de création du Bataillon International de la Liberté.

    Avec son audace révolutionnaire, sa conscience et son dévouement, le camarade Baran représentait la force de direction de notre parti, qui se définit comme la division du sacrifice de la révolution. Il a vécu 24 heures sur 24 pour la révolution. Sans se demander si celle-ci était petite ou grande, il s’est associé à chaque tâche révolutionnaire avec une dévotion et une attention de chaque instant.

    Le camarade Baran combinait la guerre de combat avec le travail politique et organisationnel, formait des cadres politiques et organisationnels de haute qualité ainsi que des commandants et des guerriers. Il a dirigé les forces de notre parti travaillant à la construction démocratique révolutionnaire ainsi qu’à la défense de la révolution au Rojava.
    Le camarade Baran a participé à la création et au développement du Mouvement révolutionnaire uni des peuples (HBDH). Il s’est efforcé de mettre en pratique les décisions de HBDH, pour l’unité dans l’expression et dans l’action. Il a suivi la ligne de la révolution unifiée avec une perspective de la révolution régionale au Moyen-Orient.

    Le camarade Baran était un communiste kurde de la région de Serhat au Kurdistan du Nord. De 2003 jusqu’à son arrestation en 2006, il a été membre du Comité du Kurdistan de notre parti. Il a pris en charge la direction du travail du Kurdistan du Nord. Il a pris de l’importance avec sa résistance dans les cachots contre la torture. Il a transformé les cellules en école de révolution. Il était membre du Comité du Kurdistan depuis le jour où il a terminé sa mission révolutionnaire dans des donjons jusqu’au jour où il a rejoint ceux qui vivront éternellement.

    Il a apporté une grande contribution à la construction de la ligne du patriotisme socialiste de notre parti. Il s’est mis en avant pour l’aspect pratique de cette ligne. Il a combiné la lutte légale avec la lutte illégale. Il a mêlé sa manière d’organiser et de travailler à la lutte politico-militaire. Où qu’il soit, il a défendu le slogan du « Kurdistan libre » et l’a incarné dans sa propre personnalité.

    Les bandes fascistes colonialistes doivent savoir que ni les massacres de masse comme le Suruç, ni leurs attaques perverses contre nos cadres dirigeants, comme Baran Serhat, ne peuvent arrêter notre marche révolutionnaire, empêcher notre lutte pour la liberté et le socialisme ou étrangler notre rêve du Kurdistan libre.

    Les ignobles hordes ennemies doivent savoir que les Baran Serhats de notre parti sont inépuisables. Les hommes et les femmes commandant.e.s et combattant.e.s, tels que le Baran Serhat a cultivés avec son travail, sont prêts à remplir son rôle.

    Quoi que vous fassiez, nous grandirons et viendrons comme une avalanche. Nous avons placé les rêves de nos immortels dans nos canons. Nous allons être Baran [jeu de mot sur Baran qui signifie pluie] sur vous avec nos balles et nos bombes.

    Vous ne pouvez pas nous arrêter. Nous continuerons à défendre et à construire la révolution Rojava. Nous détruirons votre régime fasciste colonialiste. Nous libérerons le Kurdistan.

    Jeunes femmes et jeunes hommes, au premier plan, dans les rangs du parti, à être Baran !

    Nous sommes le parti du Baran Serhats, vous ne pouvez pas nous arrêter ! MLKP est invincible !

    Le Baran Serhat est immortel !

    Vive la révolution au Moyen-Orient !

    Vive la liberté et le socialisme !

  • Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    L’Unité Communiste est intervenue à la suite de la manifestation. Nous reproduisons ici le contenu de ce qui a été dit.

    Camarades, 
    Nous pensons qu’être présents et présentes à ce Newroz est une chose importante. Nous saluons toutes celles et tout ceux qui sont ici, ainsi que les organisateurs et organisatrices de l’événement.

    Nous sommes souvent désemparés, en France, quand il s’agit de la solidarité internationale. Bien souvent, nous avons des difficultés à savoir comment lui donner une réalité concrète, à faire en sorte qu’elle ne soit pas faite que de déclarations, qu’elle puisse être une action réelle. 

    D’autant que la solidarité internationale est une chose vitale. Il n’est pas possible de séparer ce qui se passe dans l’Etat turc de ce qui se passe en France. Il n’existe pas de barrière étanche entre la situation des deux Etats. Nous formons un seul front contre les impérialismes, le capitalisme, le fascisme. Les victoires et les défaites des Kurdes et des Turcs révolutionnaires et progressistes ont une action sur notre situation politique et économique, tout comme nos victoires et nos défaites jouent sur la leur. 
    Lorsque nous entravons l’action de notre impérialisme, qui soutien le régime fasciste d’Erdogan, nous continuons à aider la victoire. Lorsque la classe ouvrière au sein de l’Etat turc mène la lutte contre le capitalisme et le fascisme, elle contribue à affaiblir notre impérialisme.

    Tout comme il n’existe pas de barrière étanche entre les secteurs politiques et économiques, il n’en existe pas entre les moyens de répression. Les méthodes du gouvernement de l’Etat turc, employées aujourd’hui, ne sont pas un particularisme de cet Etat. Au fur et à mesure des années, nous voyons des méthodes similaires arriver en France. 
    Plus la situation se dégrade, plus la bourgeoisie fait appel à des méthodes qui évoquent celles de l’Etat turc. Dans quelques années, il n’est pas exclu -il n’est pas possible d’exclure !- le fait que notre gouvernement ou le prochain emploient recourent aux mêmes pratiques que celles d’Erdogan. C’est pour cela que nous devons nous battre. Et chaque coup porté affaiblit le système impérialiste dans son ensemble, tout en renforçant le camp du peuple.
    En tant que membre de l’ICOR, nous sommes engagés dans le soutien d’actions concrètes, notamment celles qui ont été entreprises pour la construction d’hôpitaux à Kobâné. Nous pensons que cet exemple de solidarité est fondamental. Nous appelons chaque organisation de France à trouver, elles aussi, les moyens de pratiquer une aide matérielle.

    Nous pensons également que les mobilisations politiques sont importantes et jouent un rôle. C’est pour cette raison que nous appelons -conjointement avec nos camarades de l’UPML- à un cortège révolutionnaire et internationaliste pour le premier mai, à Lyon. Quelque soient les différences idéologiques, nous appelons à ce que les organisations se retrouvant dans ces deux mots d’ordre -Révolution et internationalisme- rejoignent ce cortège.

    Nous saluons la lutte des camarades Kurdes et Turcs, révolutionnaires et progressistes. Nous saluons leur courage. 

    Vive le Newroz ! Vive la lutte ! Vive l’internationalisme !

    NEWROZ de solidarité avec la lutte du peuple Kurde.

    Le 20 mars, à 19h30, jour de Newroz, le Conseil Démocratique Kurde en France appelle à une marche aux flambeaux à partir de la place Bellecour. Le centre culturel Mésopotamie, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon se rallient à cet appel.

    Longtemps interdit par les autorités du régime fasciste turc, le Newroz est une composante de l’identité kurde ; en le célébrant, les kurdes affirment qu’ils existent, peu importe ce qu’en pense Erdogan ou les autres oppresseur du peuple Kurde.

    Depuis 4 mois, les grévistes de la faim tentent d’interpeller les gouvernements d’Europe sur la situation terrible en Turquie.

    Parmi eux, des centaines de prisonniers politiques ainsi que la députée Leyla Güven qui a dépassé les 126 jours. A Strasbourg, 14 kurdes sont également engagé-e-s dans ce mouvement devant le Parlement Européen, la vie d’un certain nombre d’entre eux est aujourd’hui gravement en danger, il en est de même pour celle de Mme Leyla Güven. Un des grévistes est décédé d’inanition à la suite de cette grève mortelle.

    Ces femmes et hommes demandent la fin de l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et la libération de tous les prisonniers politiques. Le régime d’isolement auquel est soumis M. Öcalan est contraire aux conventions internationales régissant le respect des conditions d’incarcération des détenu-e-s. La Turquie doit respecter ce droit comme elle doit respecter les droits du peuple kurde à faire valoir son identité, sa culture et ses choix politiques. La solidarité active et concrète avec le peuple kurde passe également par le fait de dénoncer les politiques hypocrites des pays d’Europe, qui parlent sans cesse de liberté, mais commercent avec les pires dictatures du monde.

    La Turquie n’est pas exempte de respecter les principes fondamentaux de la démocratie, des droits des minorités, de la liberté d’expression individuelle et collective. Les militants et militantes révolutionnaires et progressistes Kurdes, en Turquie, en Syrie et ailleurs, luttent non pas pour imposer une nouvelle oppression nationale, mais pour travailler à la libération et l’émancipation générale des populations.

    Les Kurdes et leurs alliés internationaux au sein des Forces Démocratiques Syriennes, ont anéanti l’hydre fasciste Daesh. Aujourd’hui, ils sont abandonnés face à l’ogre fasciste Erdogan, sacrifiés pour des enjeux géostratégiques et économiques.

    Dénonçons l’hypocrisie – soyons solidaires !

    Marchons pour le Newroz, marchons pour la liberté des peuples !

    Erdogan : un ennemi des peuples de Turquie.

    En Turquie, Erdogan est en position de force. La position géostratégique de la Turquie fait que l’État turc est très courtisé. Les impérialistes américains, français, allemands, mais également russes et chinois rêvent de s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, pour en faire une tête de pont au Moyen-Orient. Pour obtenir cette position, les grandes puissances sont prêtent à tout concéder à Erdogan. Qu’importent, alors, la question des droits démocratiques, qu’importent les agressions militaires, qu’importent les libertés des peuples de Turquie ou des régions contrôlées militairement par celle-ci !

    Erdogan et son parti fasciste, l’AKP, prétendent faire de la Turquie une grande puissance impérialiste, ils prétendent restaurer l’Empire Ottoman, et cherchent à rallier la population autour de ce projet illusoire. Toute aspiration à la liberté, à la démocratie, est présentée comme une entrave à la grandeur turque, et est réprimé dans le sang.

    Mais derrière les beaux discours, et les promesses de grandeur, Erdogan et l’AKP ne font qu’enchaîner les peuples de l’État turc. Loin d’une restauration impériale, le régime se vend au plus offrant, il est un agent exécuteur, un laquais, un larbin de l’impérialisme ; il vend la force de travail de son État aux entreprises étrangères, comme Renault, qui engrange des profits immenses en surexploitant des peuples réduits en esclavage.

    Erdogan vend des projets de Grande Turquie, mais il ne la voue qu’à être une prison des peuples, qu’a être un camp de concentration à ciel ouvert. Ses rêves de grandeur ne font que creuser sa tombe. Les Hitler et Mussolini ne sont que de passage, mais les peuples restent, et finissent toujours par gagner.

    Nous, militants et militantes progressistes et révolutionnaires, nous le clamons : les fascistes n’ont jamais été le camp du peuple. Ils ont toujours agi pour l’intérêt exclusif des cartels et des grands monopoles. Ils se disent pour le peuple, mais ne font que le livrer pieds et poing liés, muselé, à ses exploiteurs.

    Nous sommes pour libérer les masses populaires de Turquie, du Kurdistan, de France, de l’exploitation et de l’oppression. Aucun peuple n’est notre ennemi, aucun n’est une menace pour l’autre. Ce sont nos bourreaux, nos exploiteurs, qui nous dressent les uns contre les autres, qui nous divisent et qui instillent les haines.

    Nous sommes pour briser les chaînes qui nous écrasent ! Ne nous laissons pas tromper et abuser par le fascisme !

    Signataires : Centre Culturel Mésopotamie ; Partizan ; Unité Communiste de Lyon

  • Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Communiqué du Comité de soutien au Rojava, Lyon

    Ce communiqué à été écrit dans le cadre d’un comité de soutien au Rojava à Lyon, auquel participe plusieurs organisations progressistes et révolutionnaires. Il a été diffusé en tract au cours d’un rassemblement de soutien au combat de la politicienne Kurde Leyla Güven à Lyon, le vendredi 25 Janvier 2019.


    Contre l’agression impérialiste au Proche-Orient, soutenons le Rojava !

    La défaite de l’organisation fasciste obscurantiste Daesh est presque consommée, grâce notamment à la lutte héroïque des combattants et combattantes des YPG, YPJ, et de toutes les autres forces unies au sein des Forces Démocratiques Syriennes. La paix n’est cependant pas à l’ordre du jour, le régime fasciste turc ayant affirmé sa volonté de lancer une offensive meurtrière sur le Rojava, avec la bénédiction du gouvernement américain. Ne nous y trompons pas, le départ des forces américaine s’inscrit dans une stratégie plus globale de domination du Proche Orient. L’état Turc écrasera les peuples au nord de la Syrie, offrant une marge de manoeuvre pour leurs opérations futures des Impérialistes.

    Si les États-Unis opèrent un retrait tactique, ce n’est que pour pousser leurs alliés (français et allemands notamment) à avancer. Le conflit a atteint un degré nouveau, qui se traduit par un changement du mode opératoire. Les affrontements par milices interposées, permis par une exacerbation des conflits au sein du peuple (ethniques, religieux, entre hommes et femmes…), sont dépassés. Maintenant, les grandes puissances impérialistes se préparent à intervenir directement avec leurs forces armées. Chacun se prépare, veut sa sphère d’influence, veut écraser, diviser, dominer, et c’est pour cette raison que le projet révolutionnaire au Kurdistan Syrien (Rojava) représente un obstacle.

    Le Rojava est l’épine dans le pied des impérialistes, l’épine qui , à terme, va détruire leur projet de division, et de domination. Le projet mis en place au Rojava par le mouvement de libération Kurde permet aujourd’hui la cohabitation de tous les peuples, sans distinctions d’ethnies, de religions, de genres, ou de sexualités. Un danger réel, quand on sait que ces différences ont permis depuis toujours aux impérialistes de dominer le Proche-Orient.

    C’est notamment pour cette raison que le leader Öcalan est aujourd’hui incarcéré en isolement total par l’État turc, avec la bénédiction des puissances occidentales. Un isolement qui en dit long sur les intentions de ces grandes puissances ; toutes les interventions publiques auxquelles Abdullah Öcalan a eu droit ont en effet été vectrices d’apaisement dans la région. Une grève de la faim, soutenue dans plusieurs villes d’Europe, a lieu en ce moment même, pour exiger le droit à la parole pour le dirigeant kurde. Certains participant-e-s à cette grève, notamment Leyla Güven, sont dans un état de santé critique après deux mois de désobéissance civile. Leur lutte pour le droits des prisonniers politiques en Turquie ne doit pas être laissé sous silence !

    Nous devons toutes et tous protester !
    Contre l’agression impérialiste !
    Contre les despotes !
    Pour la libération des prisonniers politiques !
    Pour la paix et la liberté des peuples du Proche-Orient !
  • Afrîne est tombée, mais la lutte continue !

    Afrîne est tombée – La lutte continue !

    Le 18 mars 2018, l’Armée Turque a déclaré qu’elle tenait le centre-ville d’Afrîne. Au bout de près de deux mois de combats acharnés, les immenses armées engagées contre les Forces Démocratiques Syriennes ont repoussé celles-ci.

    Les troupes du YPG / YPJ, ainsi que leurs alliés, ont choisi de céder la ville et de se replier. Au lieu de faire d’Afrîne un champ de ruine et un piège mortel, de choisir la guerre urbaine, elles ont décidé de protéger la population des bombardements et des massacres.  Accepter cela a exigé un courage hors du commun.

    Afrîne n’en est pas moins une ville occupée par les forces de la réaction. Après avoir connu la liberté, la cité martyr est entre les griffes des obscurantistes. Le premier acte des laquais de l’Etat Turc a été de faire la traque aux résistants et aux résistantes, puis de pulvériser les statues érigées par les kurdes, notamment, celle de Kawa, figure mythologique de leur histoire. Si l’armée Turque a officiellement annoncé qu’elle n’avait pas participé à la destruction de ce symbole, la volonté des mercenaire de l’ASL est claire : poursuivre le travail de Daesh.

    Les craintes concernant un nettoyage ethnique et religieux de la région se basent sur une réalité.

    La volonté de la Turquie est ni plus ni moins que de soumettre à l’esclavage les Kurdes, ne nier tout droit à leur existence, et d’écraser celle-ci, par les méthodes terroristes, l’assassinat, l’enfer carcéral.

    Afrîne a été trahie !

    La combat émancipateur des Kurdes a été trahi par ses prétendus amis, qui ne l’ont, au final, jamais été. Les forces combattantes Kurdes ont été sacrifiées sur l’autel des intérêts géopolitiques et économiques.

    L’occident a toléré l’existence de cet espace de liberté, dans la mesure où les Kurdes sont le fer de lance de la lutte contre Daesh. Dans ce cadre, ils ont fait mine d’être leurs alliés, leurs amis, jusqu’au moment où les intérêts ont divergé.

    La Russie et le gouvernement de Bachar Al-Assad ont toléré les Kurdes, car ceux-ci étaient aux prise avec les fascistes de l’ASL et l’Etat Turc, géopolitiquement hostile à la Syrie. Le modus vivendi trouvé a tenu jusqu’au moment où le temps est venu du partage des lambeaux de la Syrie avec l’Etat Turc.

    Macron ; Merkel ; Trump ; Poutine… tous courtisent Erdogan, tous sont prêt à le laisser génocider, tant qu’il est possible d’en tirer quelque chose. Les lettres d’amour au peuple Kurde n’étaient que des déclarations de façade, permettant de prétendre que les uns et les autres soutenaient les « gentils », tout en travaillant à leur mort.

    Même au sein des organisations progressistes et révolutionnaires de France cette situation se retrouve ! Combien soutiennent hypocritement les forces combattantes Kurdes, tout en marchant avec l’ASL ou avec les laquais du régime d’Assad ? Nous laissons ces groupes à double-visage seuls face à leur conscience souillée.

    Combien, à l’inverse, ont brandi l’étendard de la pureté révolutionnaire, de la blancheur immaculée, pour trouver mille et une raison de ne rien dire, de ne rien faire, de laisser la mort frapper ? Nous pouvons avoir des désaccords, avoir une perception différente du programme politique que celle du PYD, des YPG-YPJ, mais ces critiques sont des critiques de camarades à camarades. Lorsqu’elles servent à ne pas soutenir, elles sont des déclarations d’hostilité.

    Malgré les rêves d’Erdogan, malgré les souhaits des impérialistes, malgré les désirs secrets de celles et ceux qui soutiennent à moitié les Kurdes, la lutte n’est pas finie.

    Le combat contre tout un peuple que mène l’Etat Turc et ses sbires ne peut triompher. L’oppression, l’exploitation, appelle à la résistance chaque fois plus ferme et chaque fois plus forte. Les coups de marteau sur le peuple Kurde et sur ses organisations progressistes ne font que les rendre plus dures, plus solides, plus liées avec les masses.

    Le retour à la guérilla rurale est un recul, certes, mais un recul qui, dans cette immense bataille des peuples, des classes, contre les exploiteurs et les bourreaux, n’est que temporaire. Les causes qui font que cette lutte existe sont toujours là. Et tant qu’elles seront là, de nouveaux hommes, de nouvelles femmes, rejoindrons les rangs de la résistance et de la lutte.

    Afrîne est toujours vivante ! Elle a besoin de nous !

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre et à accroître les campagnes de solidarité avec Afrîne, avec le Kurdistan, avec les forces progressistes et révolutionnaires du monde entier.

    En ce jour de Newroz, ce jour de l’an Kurde, soyons dans la rue avec nos camarades, soyons là pour les soutenir et leur offrir une solidarité concrète et anti-impérialiste !

    Afrîne vivra ! Afrîne vaincra !

  • Appel à un Newroz de solidarité internationale !

    Appel à un Newroz de solidarité !

    Depuis maintenant deux mois, l’opération militaire déclenchée par l’Etat turc se poursuit. La seconde armée de l’OTAN et ses supplétifs djihadistes ont encerclé la ville de Afrîne, dans le Rojava -Kurdistan Syrien. Deux mois de terreur continuelle pour la population civile et pour celles et ceux qui résistent.

    Bombardements aériens, frappes d’artillerie, gaz de combat…l’immense horde fasciste ne recule devant rien pour écraser la résistance du YPG – YPJ et de ses alliés.

    Erdogan prétend qu’il ne touchera pas aux civils. Dans une guerre comme celle-ci, que mène un occupant contre un peuple, il n’y a ni civils, ni militaires. Il n’y a que l’oppression générale. Ces propos ont été démentis par la réalité : hôpitaux éventrés, civils assassinés…

    Les massacres ne font pas peur à l’armée Turque. Les colonialistes et les impérialistes n’ont jamais, dans toute l’histoire, agi autrement.

    Celui qui débute se produit dans le silence, dans l’opacité. Les yeux du monde sont bandés par la censure, par l’intimidation, par la répression.

    Le seul tort le celles et ceux qui résistent stoïquement est d’avoir voulu conquérir leur indépendance et leur liberté. D’avoir voulu créer un monde plus juste. Le Rojava expérimente un modèle de progressisme, de volonté d’aller vers plus de Justice, une plus grande égalité, la fin de l’oppression sur les femmes, sur les minorités, sur les religions. Surtout, le Rojava est un espace qui se constitue contre les impérialisme, une zone où ce ne sont pas les intérêts des grandes puissances dominantes qui sont dictés.

    Là réside leur crime : celui d’oser exister.

    Le débat politique est une chose constante, mais l’Unité Communiste de Lyon s’horrifie de voir que certains et certaines cherchent tous les prétextes pour renier leur solidarité. A nos yeux, tout s’efface devant le déferlement de bandits sanguinaires sur Afrîne. Il ne peut y avoir qu’un seul cri, celui de la solidarité totale. Les moyens de la réaliser concrètement sont divers et variés, mais tous comptent !

    Certains et certains sont allés physiquement aider les combattants et les combattantes kurdes. Nous les saluons, nous rendons hommage à celles et ceux qui ont fait ce choix courageux et qui ont donné leur vie pour que le Kurdistan vive ! Ils et elles ne seront jamais oubliés. Les barbares ne tuent pas les résistants et les résistantes, ils les rendent immortelles !

    Clamons notre solidarité en ce jour de l’an Kurde ! Que celui-ci devienne le point de départ de l’an 1 d’un Kurdistan libre !

    En cette journée du Newroz, le nouvel an Kurde, nous clamons toutes et tous notre solidarité avec celles et ceux qui souffrent sous le joug des fascistes, des obscurantistes, des impérialistes. Nous clamons notre solidarité avec ceux et celles qui se dressent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la dignité du plus grand peuple sans Etat du monde.

    En cette journée, nous pointons du doigt la responsabilité écrasante et totale des impérialistes étrangers, des « démocraties défenderesses des droits de l’homme », qui ont agi en apprentis sorciers, en jouant avec les flammes de la réaction de du fascisme, pour satisfaire des ambitions géopolitiques et commerciales. Nous pointons du doigt le fait que dans les villes d’Europe, la répression grandit. Les manifestations sont attaquées, les drapeaux sont confisqués, les organisateurs sont intimidés. Les grandes puissances ne sont pas neutres : elles sont complices !

    A travers cette solidarité, nous clamons notre soutien à toutes celles et tous ceux, qui, dans une nuit qui s’éternise, subissent la faim, la misère, les privations, les coups et les violences du capitalisme et de l’impérialisme.

    L’Unité Communiste de Lyon relaie l’appel de l’ICOR [Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires] à une journée de solidarité envers le peuple Kurde, envers les combattants et les combattantes d’Afrîne !

    Vive la solidarité internationale des peuples !

    Les flambeaux du Newroz sont les flambeaux de la liberté !

    Rendez vous le 20 mars, à 19h00, place Bellecour.