Étiquette : Italie

  • Sept exilés arrêtés à Paris à la demande du « Parti de la Vengeance »

    Sept exilés arrêtés à Paris à la demande du « Parti de la Vengeance »

    Nous condamnons cette attitude cynique de la part de la Présidence de la République. Ces arrestations sont des cadeaux faits à l’extrême-droite italienne, notamment pour tenter de renouer des relations entre les deux pays. La France et l’Italie sont en effet brouillées depuis que Sarkozy a semé le chaos en Libye, qui approvisionnait l’Italie en pétrole. De plus, cette démarche de normalisation vise aussi à accroître la répression contre les migrants et les migrantes : la doctrine Dublin, qui obligeait le pays d’entrée à se charger des expulsion, se heurtait à un hic. L’Italie, le plus souvent, laissait les expulsions lettre-mortes, déclarant « vous nous avez volé le pétrole, vous aurez nos migrants ».

    Nous accordons notre solidarité aux arrêtés. Il n’existe pas de frontière entre les militants communistes : notre solidarité est internationale !

    Arrêter des personnes qui avaient obtenu l’asile 40 ans plus tard est une honte pour l’image internationale de la France et l’illusion que la France a de soi même (pays des droits de l’Homme, de la liberté, etc.). L’état français revient sur sa politique à la demande d’un autre état, alors que les procédures utilisées pour imposer les peines avaient été jugées, à l’époque, incompatibles avec les principes de l’État de droit français.

    Rien a changé dans le droit italien au cours de ces 40 dernières années. Au contraire, l’État italien a aggravé sa compression du droit de la défense.

    Aucun des détenus n’a été impliqué dans un quelconque acte reprochable par la justice durant cette période (40 ans, en fait !). De plus, on parle de personnes désormais âgées, toutes proches de 70 ans, qui ne représentent pas vraiment un danger pour qui que ce soit.

    L’empressement de l’Italie à se venger est déjà incompréhensible en soi, sur le plan historique et juridique.

    Mais que la France déchire la “doctrine Mitterrand”1 pour les réfugiés politiques de n’importe quel pays, sans aucune raison, est un précédent dangereux et honteux.

    Après la demande de l’Italie, les demandes de certains régimes dictatoriaux d’Amérique latine, d’Afrique ou d’Asie seront-elles également satisfaites ? Quelle sera la nouvelle limite ? Et comment les réfugiés d’un pays peuvent-ils être sûrs que le gouvernement français ne les extradera pas pour de basses raisons de “bon voisinage”?

    Liberté pour les exilés italiens arrêtés sans raison après 40 ans !
    La France doit réaffirmer les principes de la “doctrine Mitterrand” !
    La gauche française doit prendre position et arrêter cette barbarie vindicative !

    28/04/21
    Rete dei Comunisti (Italie)
    rdc.internazionale@gmial.com

    1 La doctrine Mitterrand consistait en la protection et la non extradition des réfugiés politiques Italiens d’extrême-gauche. D’après lui-même : il d’agissait d’accorder la protection avec ceux qui ont « rompu avec la machine infernale dans laquelle ils s’étaient engagés, ont abordé une deuxième phase de leur propre vie, se sont insérés dans la société française lors des années de plomb… ». Un des exemples est Cesare Battisti, avant qu’il ne se réfugie au Brésil, sa situation devant précaire. Les membres (présumés ou non) et ETA ont été les premiers a être victime d’un revirement progressif de l’Etat français dans le dossier.

  • Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche » – partie 3

    Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche » – partie 3

    Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche » – partie 3

    Le populisme de « gauche ».

    Pourquoi des guillemets sur ce terme ? Car, fondamentalement, le populisme est une notion qui est réactionnaire. Réactionnaire tant au niveau des valeurs qu’elle met en avant, mais réactionnaire également au niveau de son positionnement dans la lutte des classes, du fait qu’elle tire en arrière les consciences politiques des ouvriers, des ouvrières, comme des exploités et exploitées en général. En escamotant la question de l’exploitation, la question du capitalisme, la question des contradictions au sein du peuple, elle prête le flanc aux conceptions rétrogrades, au social-chauvinisme, même parfois à une géopolitique paranoïaque qui frise le conspirationnisme.

    L’accusation de populisme « de gauche » qui vise régulièrement la France Insoumise a un côté paradoxal qui s’illustre dans la réaction qu’ont ses adhérents vis-à-vis du gouvernement italien. N’allons pas faire des procès d’intention là où il n’y a pas lieu d’être. La base de la France Insoumise est, d’une manière générale, sincèrement révulsée par les déclarations et les prises de position du nouveau gouvernement italien. En revanche, la direction, incarnée par Jean-Luc Mélenchon, a été beaucoup plus timorée à s’exprimer contre le mouvement des 5 étoiles et son alliance avec la Ligue du Nord. Dans un article nommé Berlin peine à former le gouvernement italien sur le site Melenchon.fr, le tribun expose sa grille de lecture : l’important, l’essentiel, c’est de résister à l’Allemagne de Merkel, qui serait la puissance dominante sur le continent Européen. L’Union Européenne serait un IV ème Reich et, dans cette analyse ahurissante, le gouvernement italien, gouvernement « anti système », serait un pôle de résistance. Ainsi, la thèse principale est la suivante : « Un des pays fondateurs de l’Union européenne a reçu la foudre de la Commission européenne et de son maître berlinois. L’Union européenne a montré où était sa main de fer. Plutôt que de laisser nommer un ministre des Finances qui ne convenait pas à Berlin, le président de la République italienne a joué la terre brûlée. »

    Cette grille d’analyse, in fine, est ne grille d’analyse qui ne voit dans les relations économiques, que la main des États, et qui ne voit pas la question de classe sociale et des intérêts de celle-ci. Si des choses sont à condamner dans l’attitude du gouvernent italien, elles ne sont pas évoquées. Ce qui importe est la « seule et unique responsabilité de la situation [qui] vient des diktats de Bruxelles et de la brutalité des gouvernants allemands. Berlin peine à trouver des marionnettes convaincantes en Italie pour garantir sa domination. »

    Nous ne doutons pas que la base de la FI soit pétrie de bonnes intentions et d’une volonté de croiser le fer avec les capitalistes. Seulement elle se heurte à un paradoxe, qui est celui de la question de l’impérialisme. Même amoindri, le niveau de vie en France est dopé artificiellement par l’impérialisme. Le confort et les avantages sociaux en sont les miettes et les retombées. Hors la négation de l’impérialisme français, du néocolonialisme, de la surexploitation, n’est pas qu’une question de principe. Il s’agit d’un nœud gordien. La croissance économique et le commerce extérieur du capitalisme français est au cœur des déclarations de Jean-Luc Mélenchon. Ses pleurs sur la place de la France dans la monde tout comme sa joie sur l’agrandissement de sa ZEE sont tout autant d’expressions révélatrices d’une pensée politique marquée par un chauvinisme atavique. Pour autant, nous ne sauterons pas à pied joints dans l’appellation « populiste » que certains accolent à Jean-Luc Mélenchon, mais il n’est pas possible de taire le fait que certains membres de son organisation ont un discours plus que marqué par cette tendance. L’exemple même étant le barbouze Djordje Kuzmanovic, dont les déclarations réactionnaires récurrentes illustrent bel et bien le fait que cette ligne existe au sein de la FI. 

    A ses yeux, un capitaliste comme Dassault était un « bon capitaliste », car, au travers d’une analyse économique très colbertiste, il apportait de l’argent « au pays ». En revanche, une fusion comme celle de Nexter et de Rheinmetal-Borsig est « mauvaise » car elle soumettrait les capitalistes français (civilisés et pétris de valeurs républicaines) à leurs homologues Allemands (sauvages prussiens). Cette analyse économique bas de gamme ne résiste pas à un examen plus sérieux, les fusions acquisitions n’étant pas nécessairement un signe de bonne santé économique, et il n’est pas exclu que cette fusion, aussi étrange soit-elle, ne soit simplement un préalable à l’absorption d’une Deutschbank épuisée par la BNP Paribas. Une absorption qui devrait donc réjouir le tribun.

    Outre Rhin, justement, un exemple de fracture populiste se forme. Die Linke, qui est une clique fourre-tout, s’est montrée incapable de réaction vis-à-vis des dernières élections Allemandes. Surtout, elle est à la croisée des chemins. Son aile droite, dirigée par des ex-membre du SPD, semble vouloir scissionner sur la question de l’immigration. Oskar Lafontaine et Sarah Wagenknecht se sont ainsi illustrés par leur tentative de renverser la ligne favorable à l’acceuil des réfugiés au profit d’une ligne visant à copier les positions de l’extrême-droite. Leur idée est d’aller sur le terrain d’Alternativ für Deutschland, et se montrer plus inflexibles qu’eux -si c’est possible- sur la question de l’immigration, en reprenant des thématiques sur le coût de l’accueil et sur l’impact sur le niveau de vie des travailleurs Allemands. Mis en minorité lors du congrès, les deux brillants orateurs -reconnaissons-le- semblent vouloir opérer une scission pour créer leur propre organisation populiste. En ce faisant, ils légitiment les prises de position politiques de l’AfD et renforcent son influence. Voilà où mène le fait de caresser les idées réactionnaires dans le sens du poil et de ne jamais vouloir aller contre les idées influentes au sein des masses, même si celles-ci sont réactionnaires voir pogromistes.

  • Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche » – partie 2

    Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche » – partie 2

    Italie, populisme et faillite de sa forme « de gauche »

    partie 2 :Une alliance révélatrice

    L’accord signé entre les deux organisations à mis mal à l’aise plus d’un observateur. Le mouvement des 5 étoiles, se voulant un mouvement de démocratie directe, autour de cinq valeurs : “eau, à l’environnement, aux transports, (…) développement et (…) énergie”. Thématiques qui évoquent le progressisme, sur le papier. Sur le papier, car dans les faits, l’intérêt porté à des thématiques et des sujets de détermine pas la manière dont ils seront traités, et surtout le contenu politique de ce traitement. Comme tous les mouvements populistes, le mouvement des 5 étoiles ne le fait jamais clairement. Il ne détermine pas de position précise, pour conserver sa possibilité d’avoir la base la plus large -même si elle est contradictoire- et ainsi gagner en influence. Seulement le flou, en idéologie comme en politique, profite systématiquement aux tendances les plus libérales et les plus droitières. L’absence de physionomie politique signifie une illusion de démocratie, mais en pratique l’opportunisme et la conciliation avec les réactionnaires.

    C’est là la faillite du populisme depuis ses origines. Le mouvement russe des narodnichestvo, à la fin du XIXème siècle peut être considéré comme un des ancêtres du populisme. Dans les faits, sa thèse était celle d’une « croisade vers le peuple », dont le but était de réaliser les souhaits des larges masses populaires. Déja, à ce moment là, ce mouvement non-marxiste était périmé dans sa conception théorique tout comme dans son moyen politique d’organisation. Ce mouvement s’est d’ailleurs scindé en deux branches, l’une qui s’est engagée dans la voie du terrorisme individuel, l’autre dans le réformisme. Les deux branches ont pris des voies qui étaient des impasses stratégiques, mais qui révèlent une tendance de gauche aventuriste et une tendance de droite opportuniste.

    Dans un sens, cette dualité existe toujours au sein des organisations non-marxistes. Les organisations libertaires sont quelque part les héritières de ce passé, dans leur volonté de « réaliser les souhaits des masses » sans prendre en compte les questions clivantes en leur sein, en voulant ne jamais faire « d’oppression » au point de pouvoir tout tolérer, dans la mesure où cela participe à l’épanouissement individuel. Elles ont un caractère d’aventurisme, mais un fond qui demeure libertaire et de facto, bien que la bonne volonté et les bonnes intentions de leurs adhérents ne soient pas à mettre en doute, un contenu libéral. Leur volonté est sincères, mais leur méthode de raisonnement, partant de principes pour aller vers la réalité concrète, et non de la réalité concrète pour déterminer une stratégie, les conduit dans une gestion des questions politiques sans autres angles que celui de la tactique. Cependant on ne saurait les dire « populistes » au sens actuel du terme.

    Populisme, aujourd’hui, a pris un sens nouveau. Un sens ambivalent, à la fois relié à l’extrême droite tout comme à certains groupes « de gauche ». D’une part le terme est devenu péjoratif, personne ou presque ne se revendique « populiste », mais sa définition elle même a changé. Le dictionnaire en ligne « la toupie » le définit ainsi : « En politique, le populisme désigne l’idéologie ou l’attitude de certains mouvements politiques qui se réfèrent au peuple pour l’opposer à l’élite des gouvernants, au grand capital, aux privilégiés ou à toute minorité ayant « accaparé » le pouvoir… accusés de trahir égoïstement les intérêts du plus grand nombre. Pour les « populistes », la démocratie représentative fonctionne mal et ne tient pas ses promesses. Prônant une démocratie plus directe, ils ont donc pour objectif de « rendre le pouvoir au peuple ». »

    Derrière ce terme, un grand nombre d’organisations se retrouvent. Ce qui les unifie derrière un patrimoine génétique commun, c’est leur analyse déformée des rapports sociaux, où une nébuleuse « le peuple » s’oppose à une autre nébuleuse « l’élite », « l’establishment » …etc. Si l’apparence est louable, le font est nettement plus pervers. « Peuple », n’y a t’il pas de terme qui soit plus flou, plus vague, sans contenu de classe, sans conception des contradictions au sein de la société et de la place dans l’appareil de production capitaliste ?

    Ce qui démarque le populisme du marxisme, au delà de l’analyse, c’est que le second a vocation a combattre les conceptions rétrogrades, les conceptions réactionnaires, les erreurs qui se trouvent dans les raisonnements que peuvent avoir les masses. Elle reconnaît le fait que l’idéologie dominante, donc les idées dominantes, sont celles des classes dominantes, soit celles de la bourgeoisie. De plus, les organisations communistes combattent dans le but de transformer les rapports sociaux -dont principalement les rapports de production, de rapports capitalistes en rapports socialistes. Il ne s’agit pas pour autant de surimposer une volonté extérieure par la force, mais bien de soutenir les idées justes qui préexistent au sein des masses, de leur permettre de s’affirmer et de devenir hégémoniques.

    Le but des populistes, quant à lui, est justement d’aduler les pensées dominantes au sein des masses, de les flatter, de les exacerber. Il s’agit non pas de transformer les rapports e production, les rapports sociaux, de faire évoluer les pensées, mais simplement de « réaliser les rêves » du « peuple ». Dès lors, il s’agit de parler avec « bon sens », de dire ce que le « peuple » veut entendre. Les exploités et exploitées trouvent le système économique injuste, il suffit de se proclamer « anti-système » et de pointer du doigt les travers évident que celui-ci peut avoir, en promettant de le changer. Les impôts sont haïs ? Ils seront baissés… La démagogie est le fond de commerce du populisme. Elle est également sa faille la plus profonde.

    Les réactionnaires ont trouvé dans le populisme une manière de pouvoir avancer leurs thèses. Il suffit de flatter ce qu’il y a de plus réactionnaire dans la société pour engranger des voix. Pour échapper au classement dans l’échiquier politique, les populistes ont fait le choix de se déclarer « ni de droite, ni de gauche », mais présentent des conceptions transcendantales : la nation, le peuple… Il n’est pas même nécessaire de rechercher la cohérence, car celle-ci est contre-productive dans la course au pouvoir. Il s’agit par ailleurs de détourner la colère ou le sentiment d’injustice que peuvent connaître ceux qui subissent l’exploitation -tout comme même la petite bourgeoisie qui se sent menacée par la grande ou par la concurrence- et de le détourner vers d’autres parties des exploités et exploitées. Ainsi, la question de l’immigration est utilisée comme épouvantail constant. L’argument de l’existence de « parasites » qui drainent les finances des contribuables d’un côté, et qui prennent les emplois de l’autre est pourtant on-ne-peut-plus-creux. Mais en surinfectant une xénophobie atavique, viscérale, il est tout à fait possible d’y greffer le racisme. Les sirènes de la démagogie sont séduisantes, mais ne mènent qu’a l’arrivée au pouvoir des laquais des franges de la bourgeoisie les plus réactionnaires et les plus chauvines.

    Si l’extrême-droite utilise beaucoup la démagogie, elle n’en a pas le monopole. Une partie de la gauche s’en est également emparée, dans le but, là aussi, de se hisser vers les hautes sphères de la politique et vers les lieux de pouvoir.

  • A Lyon, on expulse les migrants et on muselle la contestation.

    A Lyon, on expulse les migrants et on muselle la contestation.

    A Lyon, on expulse les migrants et on muselle la contestation.

    Aujourd’hui, 27 septembre 2017, Lyon accueille un sommet Franco-Italien. Le Président  de l’Etat français, Emmanuel Macron et le président de l’Italie Paolo Gentiloni se rencontrent donc, dans les salons feutrés de la Préfecture, pour poursuivre par une visite au musée des Confluences, tout en cirant allègrement les chaussures de Gérard Collomb au passage.

    Le but de cette rencontre était de débattre de nombreux sujets. L’un d’entre eux, véritable chimère sans cesse renouvelée, concerne le Train à Grande Vitesse entre Lyon et Turin.

    Quartier bouclé, circulation coupée, policiers en patrouille à chaque coin de rue… Lyon prend des allures de cité assiégée. Faisant d’une pierre deux coups, la préfecture a donné l’ordre de virer les SDF , les Roms et les migrants qui pourraient nuire à la beauté et à la plénitude de l’ancienne capitale des Gaules.

    La misère et la pauvreté, que même les Etats capitalistes les plus riches connaissent, n’est pas du goût des chefs d’Etat. Les dégâts de leurs politiques doivent rester cachés, camouflés, dissimulés pour ne pas gâcher leur bon plaisir.

    Les opposants aux réformes de Macron et à la LGV entre Lyon et Turin connaissent le même sort.

    Depuis le début des années 2000, le projet de ligne à grande vitesse avance à pas de fourmi. D’une part car le projet est extrêmement cher, de l’ordre de 26 milliards d’euros. Car il est d’une utilité douteuse, du fait de l’existence d’une voie qui pourrait être agrandie. Car les volontés politiques on fluctué durant des années.

    Mais surtout car la ligne Lyon-Turin se heurte à l’hostilité des riverains du tracé tout comme des opposants aux grands travaux inutiles. Ainsi, le val de Suze, de l’autre côté de la frontière, est une zone où l’autorité italienne ne s’exerce, in fine, plus que d’une manière formelle. Le chantier est au point mort.

    Aujourd’hui, plusieurs militants et militantes ont voulu marquer cette hostilité à ce projet, ainsi qu’à l’enfer social promis par Macron, en déployant une banderole devant le consulat Italien.

    Ce crime de lèse-majesté leur vaut d’être emmenés, sans que des charges soient connues, au commissariat de Marius-Berliet. Une manière de les punir, de les mettre « au piquet », le temps que la rencontre se passe.

    Cela devient une tradition, au sein de l’Etat français, que de faire ce coup de balais et ce coup de filet dès qu’une visite présidentielle est organisée.

    Lors des venues de Nicolas Sarkozy, à Lyon, c’était plusieurs centaines de militants et de militantes qui furent ainsi accueillies par les forces de police, le temps que le show se déroule.

    Voilà comment fonctionne la démocratie bourgeoise. Tant que les paroles restent des murmures, elles ne gênent pas. Dès qu’elle prennent le chemin de la concrétisation, ou que le son déplaît, la répression tombe.

    Solidarité avec les arrêtés ! Liberté pour tous les détenus des mouvements sociaux !

    La démocratie bourgeoise démasque son visage de farce !

    16:56 : la police vérifie les identités de ceux qui n’avaient pas leurs papiers sur eux. Plus d’informations dès que possible.