Étiquette : Israel

  • Attaquons le sionisme et défendons la résistance palestinienne !

    Ce 5 mai, Israël a annoncé un plan de « conquête » de Gaza. Cette nouvelle opération, qui comprendrait dans un premier temps le déplacement des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza dans le sud de l’enclave, serait une étape majeure dans la réalisation du colonialisme sioniste : le déplacement forcé des Palestiniens et Palestiniennes hors de Palestine.

    La guerre d’Israël à Gaza, qui a commencé en 2023, fait partie de la guerre coloniale d’Israël en Palestine, qui a commencé 75 ans plus tôt, en 1948, et qui se poursuit toujours aujourd’hui partout en Palestine par l’expulsion, l’emprisonnement et le massacre des Palestiniens et Palestiniennes. La guerre d’Israël contre la Palestine, depuis 1948, est une guerre contre tout le peuple palestinien.

    Le siège de Gaza par Israël, pas seulement depuis 2023, mais depuis 2007, est un acte de génocide sur la population palestinienne gazaouie, selon la définition internationale du génocide.1 Depuis 2023, Israël intensifie son génocide des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza, autant par les bombardements que par la famine. Pendant son offensive sur Gaza, Israël a méthodiquement détruit les infrastructures et le matériel agricoles et piscicoles, et dans le même temps, a drastiquement limité l’approvisionnement humanitaire. Ce 2 mars, Israël a unilatéralement rompu les accords de cessez-le-feu et a totalement bloqué l’approvisionnement humanitaire. Depuis 2023, Israël laisse les Palestiniens et Palestiniennes de Gaza mourir de faim.

    En Palestine, il y a une guerre entre l’impérialisme et les peuples opprimés. Les communistes ont une responsabilité historique révolutionnaire envers la libération nationale des peuples opprimés. Depuis le 7 octobre 2023, la résistance nationale palestinienne a fait la démonstration d’un héroïsme dont nous — communistes — devons être dignes. Face à la barbarie colonialiste, dont le sionisme n’est qu’une expression particulière en Palestine, nous ne devons tolérer aucune lâcheté : tous les lâches sont complices du génocide des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza !

    Toutes celles et ceux qui défendent une résistance imaginaire et abandonnent la résistance réelle ; qui refusent de mettre leur scolastique à l’école de l’Histoire ; qui oublient l’analyse matérialiste dialectique révolutionnaire de Marx, Engels et Lénine sur les peuples opprimés ; qui nient que la lutte de classe du prolétariat des nations dominées est la lutte de libération nationale ; sont complices !

    Toutes celles et ceux qui capitulent devant l’idéologie bourgeoise-coloniale dominante dans les pays impérialistes ; qui s’interdisent de choisir entre « l’humanité » du colon et du colonisé par sensiblerie humaniste ; qui dépravent le marxisme avec le colonialisme sioniste ; qui réclament un internationalisme respectueux des réactionnaires de droite et de gauche, impérialistes et sociaux-impérialistes, colonialistes et sociaux-colonialistes ; sont complices !

    Toutes celles et ceux qui préfèrent le parlementarisme social-impérialiste et social-colonialiste à la libération nationale des peuples opprimés ; qui répondent de la légalité en France avant de répondre de la victoire en Palestine ; qui circonscrivent la portée de leur engagement aux manœuvres opportunes ; sont complices !

    Toutes celles et ceux qui n’approuvent la résistance qu’aux méthodes réformistes des compradores et des ONG ; qui croient dans les rêveries pacifistes, celles de l’ONU et celles d’Oslo, mais pas dans la lutte concrète et immédiate ; qui défendent le droit international bourgeois avant de défendre la lutte armée des masses palestiniennes ; sont complices !

    Dans la lutte entre l’impérialisme et les peuples opprimés, une position intermédiaire, d’« entre-deux », est objectivement une position impérialiste. Le demi-soutien à la libération nationale palestinienne, c’est aussi le demi-soutien au colonialisme sioniste, donc le soutien du dominant contre le dominé !

    Le demi-soutien est la plus éclatante preuve de l’indolence des réformistes et des demi-marxistes. Le soutien n’est pas une idée, c’est une action, et il n’y a pas de demi-actions : il y a faire ou ne pas faire. Il n’y a qu’une seule résistance palestinienne à soutenir, il n’y a alors que le soutien total ou l’abandon total de la libération nationale palestinienne, la position révolutionnaire, la position réactionnaire et la lutte entre les deux.

    Les communistes doivent avoir une position ferme — révolutionnaire — sur la libération nationale des peuples opprimés en général, et sur la libération nationale palestinienne en particulier.

    Partout et par tous les moyens, attaquons le sionisme et défendons la résistance palestinienne !

    1 « L’espoir des colonisés », Unité communiste, 10 octobre 2023. À l’adresse :

    https://unitecommuniste.com/articles/lespoir-des-colonises/
  • Samidoun : L’alliance américano-sioniste reprend ses bombardements génocidaires sur Gaza, l’heure est à l’action et à la résistance !

    L’assaut génocidaire américano-sioniste sur Gaza se poursuit, avec plus de 100 avions larguant des armes fabriquées aux États-Unis sur les Palestiniens dans les écoles, les camps de réfugiés, les mosquées et les immeubles résidentiels, avec plus de 200 martyrs et des centaines de blessés jusqu’à présent. Les États-Unis et l’entité sioniste portent la responsabilité conjointe et solidaire de ce crime, aux côtés des autres puissances impérialistes que sont l’Allemagne, la Grande-Bretagne, la France, le Canada et d’autres, ainsi que des régimes réactionnaires arabes complices, et il est grand temps qu’ils rendent des comptes.

    La résistance en Palestine, au Yémen, au Liban et dans toute la région impose cette responsabilité, mais il est essentiel que les personnes qui subissent le poids des tonnes de bombes et d’armes ne soient pas les seules à porter ce fardeau. Les Palestiniens — et les peuples de la région dans son ensemble — résistent au génocide sioniste non seulement depuis 18 mois, mais aussi depuis plus de 77 ans d’occupation sioniste et plus de 100 ans d’invasion coloniale et d’extraction impérialiste.

    Depuis le début du cessez-le-feu à Gaza il y a 60 jours, la résistance palestinienne et les organisations responsables ont méticuleusement suivi les violations répétées de l’accord par le régime sioniste. Dans le même temps, afin de protéger son peuple, la Résistance n’a pas violé une seule fois les accords de cessez-le-feu ni exercé de représailles contre les criminels de guerre sionistes. Au cours des deux dernières semaines, le régime sioniste, les États-Unis et les autres puissances impérialistes ont totalement bloqué l’entrée de l’aide à Gaza — non seulement les tentes, les caravanes et les autres équipements requis par les termes du cessez-le-feu, mais aussi les besoins de base tels que la nourriture et d’autres produits humanitaires essentiels.

    Soyons très clairs : la vague de déportations, d’arrestations, de menaces et d’attaques du gouvernement fasciste américain — et des autres puissances impérialistes — vise à ouvrir la voie à l’assaut américano-sioniste contre Gaza, le Yémen, le Liban, la Syrie, l’ensemble de la Palestine occupée et la région. Il vise délibérément à instaurer une terreur d’État et à étouffer le mouvement de soutien à la libération de la Palestine. Il en va de même pour les désignations et les interdictions imposées à Samidoun aux États-Unis, au Canada et en Allemagne, ainsi que pour les attaques aux Pays-Bas, en Belgique, en France et ailleurs : ces mesures ont été et sont prises pour empêcher les gens de descendre dans la rue, pour saper la solidarité avec la Résistance et pour créer une peur et une terreur omniprésentes imposées par l’État.

    Toutes ces attaques, qu’il s’agisse des arrestations illégales et de la détention politique d’étudiants protestant contre le génocide, des raids contre des étudiants, des militants et des journalistes britanniques, de l’emprisonnement d’activistes de Palestine Action pour leur action directe, de l’interdiction de Samidoun, de la « désignation terroriste » de l’organisation de défense des droits de l’homme, etc., à la « désignation terroriste » des organisations de résistance en Palestine, au Liban et au Yémen, y compris celles du Hamas, du Jihad islamique palestinien, du Front populaire de libération de la Palestine, du Hezbollah et d’AnsarAllah, sont, tout simplement, des complices du génocide. Il n’est pas possible d’éviter ou de vaincre ces attaques en modifiant nos appels à la justice, en gardant le silence sur la résistance ou en laissant notre mouvement être divisé par la criminalisation ; il est clair que, lorsque le régime sioniste largue ses bombes sur les hôpitaux, les enfants et les abris, c’est l’ensemble du peuple palestinien et tous ceux qui appellent à la libération de la Palestine qui sont visés. Plutôt que de reculer face à la répression, il est plus urgent que jamais que nous fassions progresser notre organisation, notre clarté et, surtout, notre action.

    L’objectif de ces attaques est de créer les conditions pour que la résistance et le vaste mouvement de masse dans le centre impérialiste ne répondent pas et soient réduits au silence et à l’inefficacité. Ils veulent que le mouvement de masse grandissant laisse seuls les peuples et la Résistance en Palestine, au Yémen, au Liban. Il ne s’agit pas d’une coïncidence de calendrier, mais d’une stratégie d’assaut sur plusieurs fronts et de contre-insurrection qui a toujours fait partie du plan impérialo-sioniste.

    La Résistance est en première ligne, défendant le peuple de Palestine et l’humanité elle-même, refusant l’assujettissement, le génocide et la dépossession, non seulement depuis 18 mois, mais depuis 76 ans et au-delà. Les régimes sionistes et impérialistes, malgré leurs centaines de tonnes de bombes et d’armes de destruction massive déversées sur les peuples de Palestine, du Liban, de Syrie et du Yémen, n’ont pas réussi à réprimer la Résistance ni à déraciner le peuple, et ils ne mettront pas fin à leur humiliation par un nouveau génocide.

    Ces bombes et ces armes de génocide sont fournies par les États-Unis, l’Allemagne, le Canada, la Grande-Bretagne et les autres puissances impérialistes. Elles s’accompagnent d’une couverture politique et diplomatique, d’une intégration économique et de toutes les formes de soutien au projet colonial sioniste en Palestine. Palestine Action en Grande-Bretagne a montré un exemple clair de la manière dont un embargo du peuple peut être imposé sur les armes, par le biais d’action directe au cœur du centre impérialiste. Fondamentalement, il s’agit d’une lutte contre l’impérialisme et le sionisme ; le génocide est au cœur de leur projet, et c’est la résistance, de l’Algérie au Vietnam en passant par la Palestine, qui a déraciné ces projets coloniaux sanglants.

    C’est le moment de dire clairement que leur répression, leurs interdictions, leurs accusations et leurs arrestations — leur terreur d’État et leur peur imposée — ne leur permettront jamais de s’en tirer avec un génocide. Il est temps d’être plus bruyant, plus clair et plus fort que jamais. Il est temps de se tenir aux côtés de la Résistance, en défense de la Palestine et en défense de l’humanité. Au milieu des bombes américaines, des millions de personnes sont descendues dans la rue aujourd’hui dans tout le Yémen pour montrer clairement que leur machine de guerre génocidaire ne supprimera jamais la résistance et l’humanité yéménites. Il est impératif que le mouvement dans l’ensemble du centre impérialiste s’inspire de cet exemple et n’en fasse pas moins. Nous devons créer un berceau populaire international de résistance qui soit conflictuel, fort, résilient et qui vise directement à rendre leur génocide impossible.

    De la rivière à la mer, la Palestine sera libre. Victoire de la Résistance, défaite de l’impérialisme et du sionisme, libération de la Palestine.

  • Déclaration commune internationale pour la Palestine

    Intensifier les actions et faire avancer de plus en plus puissamment le mouvement militant de masse en soutien à la cause palestinienne !

    Plus de 11 mois se sont écoulés depuis le début de l’offensive criminelle de l’État terroriste d’Israël contre le peuple palestinien. Depuis lors, plus de 40 000 Palestiniens ont été tués, parmi lesquels des femmes et des enfants, et plus de 100 000 ont été blessés.

    Par leurs bombardements, leurs assassinats et leurs occupations, les sionistes ont forcé plus d’un million de Palestiniens à se déplacer vers le sud de la bande de Gaza. Il ne fait aucun doute que les sionistes génocidaires préparent une opération visant à occuper le sud de la bande de Gaza. Les sionistes veulent anéantir le peuple palestinien, s’emparer de son territoire et de ses ressources, en essayant de pousser les Palestiniens vers le désert du Sinaï en Égypte, un vieux projet de déplacement forcé qui ouvre la voie à l’occupation définitive de tout le territoire de la Palestine.

    Rafah, une ville située au sud de la bande de Gaza, a servi de refuge aux Palestiniens, concentrant près de 1,5 million de personnes sur un petit territoire, où elles vivent sous les bombardements et les entraves des forces israéliennes à l’aide humanitaire.

    Cette situation aggrave la crise humanitaire, car la population palestinienne de Rafah souffre de maladies infectieuses dues au manque d’eau potable, à l’absence de mesures d’hygiène, à l’insécurité alimentaire, à l’absence d’hôpitaux et d’abris dans de bonnes conditions, en raison de l’offensive constante des sionistes. De nombreux enfants meurent non seulement des bombardements, mais aussi du manque de nourriture. Environ 80 % des enfants palestiniens de moins de cinq ans sont parfois incapables de manger tous les jours, selon les rapports d’une agence de santé de l’ONU.

    À cela s’ajoute l’intention des sionistes de frapper moralement le peuple palestinien, par divers actes de violence allant au-delà des massacres de civils. La destruction préméditée de temples, de maisons, d’écoles, d’universités et d’hôpitaux, ainsi que la privation d’eau et d’énergie, perturbent sauvagement la vie des Palestiniens, sapent leurs espoirs et les exposent à une mort lente.

    Les sièges d’hôpitaux violent les règles les plus élémentaires de la guerre et ont un effet désastreux : ils détruisent l’infrastructure nécessaire pour soigner les malades et les blessés, tuent le personnel médical et assiègent les zones environnantes.

    Le peuple palestinien doit subir que les soldats des forces sionistes se moquent de son malheur et le méprisent, en dansant sur les ruines de ses maisons, en enregistrant des scènes ignobles en se vantant de leurs actions et avec des publicités télévisées absurdes. Leurs vidéos sur les médias sociaux sont remplies de discours anti-palestiniens, couplés aux déclarations racistes des dirigeants israéliens et à une éducation violente de leurs enfants, leur apprenant à haïr les Palestiniens dès leur plus jeune âge.

    Le génocide contre le peuple palestinien n’est pas seulement l’œuvre du sionisme israélien. Les États impérialistes qui le soutiennent sont également responsables, en particulier les États-Unis et le Royaume-Uni, ainsi que d’autres gouvernements impérialistes européens, l’Allemagne, la France, l’Italie, etc., complices. Les impérialistes américains soutiennent inconditionnellement leur « chien de proie » au Moyen-Orient. Ils ont utilisé leur droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU pour bloquer toute initiative de paix. Ils ont envoyé des armes et de l’argent aux sionistes pour renforcer leur puissance militaire. Et récemment, dans un acte que beaucoup considèrent comme historique, le Congrès américain a adopté un projet de loi visant à sanctionner la Cour pénale internationale pour avoir ordonné l’arrestation de dirigeants politiques sionistes.

    Face à tout cela, le peuple palestinien et ses organisations de résistance offrent une résistance héroïque dans les conditions données et continuent de porter des coups à l’occupation et aux troupes d’invasion génocidaires. Nous exprimons notre soutien le plus total à cette résistance.

    Le génocide contre le peuple palestinien a déclenché une solidarité internationale qui n’a jamais cessé depuis octobre [2023]. Les prolétaires et les peuples du monde ont porté haut la cause de la libération de la Palestine, condamnant la féroce offensive sioniste.

    Surmontant la répression des États réactionnaires, les masses ont organisé des rassemblements et de grandes mobilisations exigeant l’arrêt de l’agression, poussant au boycott des entreprises israéliennes ou de celles qui soutiennent les sionistes, exigeant la rupture des relations et des traités de leurs gouvernements avec Israël, jusqu’au développement extraordinaire, ces derniers mois, du mouvement étudiant, qui a enflammé les universités et les rues, des États-Unis à l’Europe et dans le monde entier, rappelant le mouvement de solidarité avec la cause du peuple vietnamien dans les années soixante et soixante-dix.

    Sous cette pression de masse, certains gouvernements ont rompu leurs relations avec Israël et ont contraint les instances internationales à engager des actions en justice. La Cour internationale de justice (CIJ), qui s’est prononcée sur le procès intenté par l’Afrique du Sud, a ordonné aux sionistes d’arrêter immédiatement les opérations militaires dans la bande de Gaza. La CIJ a émis des mandats d’arrêt à l’encontre du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et de son ministre de la défense, Yoav Gallant. Mais dans le même temps, elle a ordonné l’arrestation de deux dirigeants du Hamas. Ce dernier fait montre le caractère bourgeois de la CPI en mettant sur le même plan la violence des oppresseurs et celle des opprimés.

    Face à cette situation, il est aujourd’hui plus que jamais nécessaire d’intensifier les actions et de faire avancer de plus en plus puissamment le mouvement militant de masse en soutien à la cause palestinienne ! La pression populaire doit se traduire par des grèves de solidarité et des actions de plus en plus fortes contre les gouvernements qui soutiennent Israël et les ambassades israéliennes dans tous les coins du monde.

    Les partis et organisations communistes marxistes-léninistes-maoïstes doivent jouer un rôle de plus en plus important dans ce mouvement, autour de revendications de masse communes :

    • exiger que les troupes israéliennes quittent la bande de Gaza et la Cisjordanie ;
    • exiger que les troupes impérialistes quittent la région et cessent leurs actions militaires au Moyen-Orient en soutien à l’État d’Israël et contre les forces solidaires du peuple palestinien, en Mer Rouge, au Liban, etc. ;
    • exiger la rupture des relations diplomatiques, commerciales et militaires avec Israël ;
    • exiger que les dirigeants sionistes soient jugés pour crimes de guerre et génocide.

    En même temps, nous invitons à ce que les manifestations de solidarité avec le peuple de Palestine et la dénonciation du génocide sioniste s’accompagnent d’une dénonciation de l’action menée en Inde par l’État fasciste Hindutva de Modi, grand soutien du gouvernement de Netanyahu, avec l’appui de l’impérialisme américain, contre les peuples indigènes et tribaux de ce pays. Une campagne génocidaire, appelée « Opération Kaghaar », au cours de laquelle sont perpétrés des massacres et des déportations forcées, des assassinats de civils et de chefs tribaux, d’activistes et de dirigeants révolutionnaires, ainsi que la persécution de journalistes et de défenseurs des droits de l’homme qui s’y opposent. Cette opération vise à étouffer la lutte de libération des masses indiennes, la guerre populaire anti-impérialiste des masses populaires.

    Les travailleurs et les peuples du monde doivent soutenir la résistance et la guerre de libération nationale du peuple palestinien, dans le cadre de la lutte pour la libération finale des peuples de l’exploitation et de l’oppression capitalistes et impérialistes, qui sera possible avec le triomphe des révolutions dans chaque pays et l’avancée de la révolution prolétarienne mondiale, pour éradiquer toutes les formes d’oppression et d’exploitation de la surface de la terre.

    Prolétaires et peuples du monde, unissez-vous contre l’impérialisme !

    Vive la lutte de libération du peuple palestinien !

    Vive la Palestine libre !

    Comité international de soutien à la guerre populaire en Inde
    Parti communiste (maoïste) d’Afghanistan
    Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste)
    Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste (TKP-ML)*
    Union des travailleurs communistes (marxiste-léniniste-maoïste) — Colombie
    Comité de construction du parti communiste maoïste de Galice
    Parti communiste maoïste — Italie
    Parti prolétarien de Purbo Bangla (PBSP)/Bangladesh*
    Voie rouge d’Iran (groupe maoïste)
    Groupe d’étude révolutionnaire (USA)
    Parti communiste révolutionnaire d’Uruguay
    Parti communiste de l’alliance prolétarienne chinois*
    Parti marxiste-léniniste italien
    Parti maoïste russe
    Regroupement prolétarien du Pérou
    Comité communiste maoïste — Brésil
    Unité communiste — France

    Liste ouverte aux signatures. Pour signer, écrire à : ICSPWIcsgpindia@gmail.com

    Lal Salaam

    *Avec notes.

  • Summary of Communist Unity’s positions on the Palestinian resistance

    We have already developed and argued our views in two articles: “The Hope of the Colonized” (October 10, 2023) and “The Cursed Time of the Colonies” (November 4, 2023). Here, we present a summary of our analysis and positions on the situation in Palestine and the Palestinian resistance.

    In Palestine, there is one main contradiction, and this determines the resolution of all other contradictions. This main contradiction is the contradiction between the Palestinian people’s struggle for national liberation and Israeli settler colonialism.

    Israel is a settler-colonial state, which distinguishes it from “classical” imperialist states and conditions the struggle against it. It is important to understand that the strategy for combating settlement colonialism, which is one of the forms of imperialist political domination over dominated peoples, cannot be reduced to the anti-imperialist strategies that generally apply in the case of “counter” colonialism and neocolonialism.

    Israeli society is dominated by a colonial consensus, transpartisan and transclassist, that is hegemonic. Almost the entire Israeli political spectrum is colonial, from the right to the left. Recent social mobilizations in Israel, and the current sacred union around national defense, have demonstrated this universal fact of settler colonies: social and political struggles in Israel all operate within the colonial consensus. The problem is not Likud or Netanyahu, but rather the colonial consensus that goes far beyond them. The overthrow of the current government would only be a superficial change in Israel, as the colonial project and the colonial consensus would remain unchanged.

    We must fight against the colonial consensus within Israeli society, and in particular among the settler proletariat, using internationalist slogans. However, historically there has been an objective trend in all settler colonies: settler proletarians defend their colonial interests (short-term) before their class interests (long-term). This is not an excuse to abandon internationalism, but an empirical historical and contemporary observation that informs us about the circumstances and real prospects of the internationalist struggle among Israeli workers. Without awareness of this fact concerning the colonial proletariat, internationalism can only lock itself into metaphysics.

    The main contradiction in Palestine is national-colonial, and this has been demonstrated as antagonistic by the last 75 years of Israeli colonialism. Internationalism is not the denial of the existence of the main and antagonistic contradiction between the Palestinian people and the Israeli people, but the struggle for its resolution through national liberation. The priority of internationalists is therefore not to seek to unite the settler proletariat and the colonized proletariat, but to seek to resolve the main and antagonistic contradiction that opposes them in the case of settler colonialism. Only in the Palestinian national liberation struggle can there be real and truly progressive unity between the settler proletarians and the colonized proletarians. It is obvious that anti-colonial propaganda must be carried out among the colonizing proletariat. However, the struggle of the colonized cannot be conditioned neither on the union with the colonizer nor on his approval.

    No resolution of the contradiction between Labor and Capital is possible in Palestine without first resolving the main national-colonial contradiction. Socialism in Palestine can only be built on the ruins of Israel. As a settler colony occupying Palestine, Israel has no right to exist. This means not only that the Israeli colonial state must be destroyed, but also that the Israeli nation, because it is intrinsically colonial, must be dissolved as such.

    We advocate the creation of a secular and multinational Palestinian state on the ruins of the Israeli colonial state. Harmonious coexistence between Jews and Arabs can only exist if the relationship between the Israeli colonizer and the Palestinian colonized is first broken. To this end, the creation of a liberated Palestine must be achieved through the submission of the colonizers to the conditions of the colonized. Only when the main national-colonial contradiction is thus resolved will real peace be possible in Palestine between all religions and all nationalities. Only then can the contradiction between Labor and Capital be resolved toward socialism.

    In national liberation struggles, the united front strategy is the right strategy. Palestine is no exception. This united front exists today in the Joint Operation Room. Hamas and Palestinian Islamic Jihad (PIJ) are part of it, alongside more than a dozen other Palestinian resistance organizations, including the communists of the Popular Front for the Liberation of Palestine (PFLP) and the Democratic Front for the Liberation of Palestine (DFLP). Hamas and the Palestinian Islamic Jihad are nationalist organizations with many undeniably reactionary aspects, including anti-Semitism, misogyny, and anti-communism. However, Hamas and Palestinian Islamic Jihad are no more or less reactionary than Chiang Kai-shek’s nationalist and anti-communist Kuomintang was in the Chinese anti-Japanese united front, or the equally nationalist and anti-communist National Liberation Front was in the Algerian united front. The Palestinian case is no different: for national liberation, the united front strategy is no less relevant in Palestine than elsewhere.

    Hamas and Palestinian Islamic Jihad must be criticized — like all reactionaries — and progressive and communist forces must retain their political and strategic autonomy — as in all united fronts. However, Hamas and Palestinian Islamic Jihad are sincerely leading the Palestinian national liberation struggle by fighting the Israeli colonial state. This is the view of the communist organizations that are members of the Joint Operation Room, which justifies their involvement in it. The opportunism and reactionary positions of all Palestinian organizations must be criticized, but as participants in the national liberation struggle, they are waging a just war, whereas the Israeli colonial state is waging an unjust war.

    It is impossible to equate Hamas with the Israeli state. They differ qualitatively and do not correspond to the same contradictions. Hamas is a nationalist organization seeking to create a reactionary bourgeois regime in Palestine, while the Israeli state is a colonial regime seeking to carry out a colonial project, which increasingly clearly implies the genocide of the Palestinian people. The mere existence of Israel, as a genocidal settler colony, is more reactionary than anything Hamas could possibly do if it carried out its program. Moreover, the communist position must assess possibilities and future prospects, but it cannot be built on the basis of a pessimistic “what if?” scenario.

    The united front strategy, like all strategies, offers no guarantees, but it does offer possible paths forward. In national liberation struggles, progressive and communist forces must accept partial alienation to avoid total alienation. By allying themselves with other organizations for national liberation, progressives and communists take the risk of strategic defeat to avoid the certainty of strategic defeat. Rejecting the united front for national liberation would not only be a misapprehension of the contradictions in Palestine, but above all an absurd strategic suicide. Within the united front, communists and progressives can fight to place themselves at the head of the Palestinian national movement, but outside the united front, they condemn themselves to placing themselves at the tail end of the Palestinian national movement. The struggle for the leadership of the Palestinian national resistance and against the reactionaries can only take place within the united front of the Palestinian resistance, not outside it.

    The Iranian scenario (the seizure of power by Khomeini’s theologians in 1979), the Algerian scenario (the ousting of the PCA communists by the NLF in 1962 and then in 1965) or the Chinese 1st united front scenario (which ended with the massacre of communists by the Kuomintang in Shanghai in 1927) are still possible, and this risk is an inevitable necessity in any united front strategy. However, the scenario of the 2nd Chinese united front is just as possible. There is never any certainty, but there are possibilities and struggle. In the 1st and 2nd Chinese united fronts against Japan, the Chinese Communist Party was in the minority compared to the Kuomintang, which was reactionary (nationalist and anti-communist), opportunistic (having sometimes collaborated with the Japanese), and supported by imperialist powers (notably the US, to serve their interests in their inter-imperialist struggle). Nevertheless, ultimately, the united front strategy remained the only possible one and proved successful for the communists. If the Communists of the Chinese Communist Party had radically abandoned the united front strategy after the failure of the 1st Chinese anti-Japanese united front in 1927, they would not have won in 1949, and the future of the Chinese nation could have been compromised by Japanese colonialism.

    The October 7 offensive, in which all the Palestinian resistance forces of the Joint Operation Room took part, was justified. Armed struggle is the only possible path to the liberation of Palestine. However, war is never clean or ideal. The tactics chosen by the united front of the Palestinian national resistance should not condition our support for it. Either we accept violence as it really is (dirty, chaotic, and necessarily reactionary in some respects), or we reject violence, but we cannot demand or expect ideal (clean and pure) violence.

    In the October 7 offensive, there was an undeniably anti-Semitic aspect, as well as an equally undeniable patriarchal aspect, however, the main aspect was national: the violence of the Palestinian fighters was first and foremost the violence of the colonized against the colonizers. As such, the violence of the October 7 offensive was a just violence. Not all acts are justifiable in the name of national liberation (it is not an absolute), but if the main aspect of the violence is just, then it is just. Anti-Semitic or patriarchal violence is never just, but these were not the main aspects of the violence of October 7. It is well known that the Red Army massively raped German women when it entered the territory of the IIIrd Reich, despite strict instructions from the Soviet leadership relayed by political commissars. However, it remains clear that the main aspect of Soviet violence against Germans during World War II was not patriarchal, but national-anti-fascist. Patriarchal violence is inevitable in all wars involving men, for as long as patriarchy will exist. Such violence must be denounced and combated everywhere and without delay, but it does not represent the main aspect of the wars and violence in question.

    Communists must criticize and combat all reactionary positions and actions, but we believe that focusing one’s discourse on a secondary aspect of the Al-Aqsa Flood offensive is to dissolve into bourgeois propaganda. Furthermore, reducing the October 7 operation to Hamas, when it is the work of the Joint Operation Room, plays into the hands of reactionary rhetoric.

    We maintain that it is materially impossible to fight against a colonial settler state without also fighting against its settlers, whether or not they actively participate in settler colonialism, because they are the physical extension of the colonial project and the colonial state. This cruel reality remains an inevitable fact. There are no ideal wars in which the colonized could free themselves from colonization without also fighting against the colonists. Not all colonists are consciously and actively an extension of the colonial project and the Israeli colonial state of settlement, but they are nonetheless its extension. The indifference of some settlers to the colonial project or the colonial state of which they are part and of which they are unconsciously and/or passively an extension does not make them innocent.

    The particularities of settler colonialism cannot be conflated with the generalities of other forms of colonialism. The specific concrete conditions imposed by settler colonialism determine the struggle against it. Moreover, this struggle is that of David against a Goliath, i.e., it is extremely asymmetrical. In such a situation, strategic imperatives and objective conditions necessitate unconventional warfare tactics.

    In the short term, we can only hope that Israel’s diplomatic normalization process fails and that the IDF becomes bogged down and humiliated militarily in its ground operations in Gaza. In the medium and long term, we hope that the armed struggle of the Palestinian resistance will intensify until Israel is routed and completely destroyed.

  • Synthèse des positions d’Unité communiste sur la résistance palestinienne

    Ce document a été à l’origine rédigé à destination de l’ICOR, il s’adresse à un public communiste.

    Nous avons déjà développé et argumenté nos conceptions dans 2 articles : « L’espoir des colonisés » (8 octobre 2023) et « Le temps maudit des colonies » (4 novembre 2023). Ici, nous présentons une synthèse de notre analyse et de nos positions sur la situation en Palestine et sur la résistance palestinienne.

    En Palestine, il y a une contradiction principale, et celle-ci détermine la résolution de toutes les autres contradictions. Cette contradiction principale est la contradiction entre la lutte de libération nationale du peuple palestinien et le colonialisme d’installation (ou de peuplement) israélien.

    Israël est un État colonial d’installation, ce qui le distingue des États impérialistes « classiques », et ce qui conditionne la lutte contre celui-ci. Il est important de comprendre que la stratégie de lutte contre le colonialisme d’installation, qui est une des formes de domination politique de l’impérialisme sur les peuples dominés, n’est pas réductible aux stratégies anti-impérialistes qui s’appliquent en général dans le cas du colonialisme « de comptoir » et du néocolonialisme.

    La société israélienne est dominée par un consensus colonial, transpartisan et transclassiste, hégémonique. La quasi-totalité du spectre politique israélien est coloniale, de la droite à la gauche. Les récentes mobilisations sociales en Israël, et l’actuelle union sacrée autour de la défense nationale, ont démontré cet état de fait universel aux colonies de peuplement : les luttes sociales et politiques en Israël opèrent toutes dans le respect du consensus colonial. Le problème n’est pas le Likoud ou Netanyahu, mais bien le consensus colonial qui les dépassent largement. Le renversement de l’actuel gouvernement ne serait qu’un changement superficiel en Israël, car le projet colonial et le consensus colonial resteraient inchangés.

    Il faut lutter contre le consensus colonial au sein de la société israélienne, et notamment auprès des prolétaires colons, selon des mots d’ordre internationalistes. Cependant, il s’observe historiquement une tendance objective dans toutes les colonies de peuplement : les prolétaires colons défendent d’abord leur intérêt colonial (de court terme), avant leur intérêt de classe (de long terme). Cela n’est pas une excuse pour abandonner l’internationalisme, mais un constat empirique historique et actuel, qui nous informe sur les circonstances et les perspectives réelles de la lutte internationaliste auprès des travailleuses et travailleurs israéliens. Sans conscience de cet état de fait concernant le prolétariat colonial, l’internationalisme ne peut que s’enfermer dans une métaphysique.

    La contradiction principale en Palestine est nationale-coloniale, et celle-ci a été démontrée comme antagonique par les 75 dernières années de colonialisme israélien. L’internationalisme n’est pas la négation de l’existence de la contradiction principale et antagonique entre le peuple palestinien et le peuple israélien, mais la lutte pour sa résolution par la libération nationale. La priorité des internationalistes n’est donc pas de chercher à unir le prolétaire colon et le prolétaire colonisé, mais de chercher à résoudre la contradiction principale et antagonique qui les oppose dans le cas du colonialisme de peuplement. Ce n’est que dans la lutte de libération nationale palestinienne qu’il peut y avoir une unité réelle et réellement progressiste entre les prolétaires colons et les prolétaires colonisés. Il est évident qu’il faut mener une activité de propagande anti-coloniale au sein du prolétariat colonisateur. Cependant, la lutte du colonisé ne peut être conditionnée ni à l’union avec le colonisateur ni à son approbation.

    Aucune résolution de la contradiction entre Travail et Capital n’est possible en Palestine sans préalablement résoudre la contradiction principale nationale-coloniale. Le socialisme en Palestine ne pourrait être construit que sur les ruines d’Israël. En tant que colonie de peuplement occupant la Palestine, Israël n’a aucun droit à exister. Cela signifie non seulement que l’État colonial israélien doit être détruit, mais aussi que la nation israélienne, car elle est intrinsèquement coloniale, doit être dissoute en tant que telle.

    Nous défendons la création d’un État palestinien laïque et multinational sur les ruines de l’État colonial israélien. La cohabitation harmonieuse entre Juifs et Arabes ne peut exister que si est d’abord brisée la relation entre le colon israélien et le colonisé palestinien. Pour cela, la création d’une Palestine libérée doit se faire par la soumission des colonisateurs aux conditions des colonisés. Ce ne sera que quand la contradiction principale nationale-coloniale sera ainsi résolu, qu’une réelle paix sera possible en Palestine entre toutes les religions et toute les nationalités. Alors seulement, la contradiction entre le Travail et le Capital pourra être résolue vers le socialisme.

    Dans les luttes de libération nationale, la stratégie de front uni est la stratégie juste. La Palestine n’est pas une exception. Ce front uni existe aujourd’hui dans la joint operation room. Le Hamas et le Jihad islamique palestinien (JIP) en font partie, au côté de plus d’une 10aine d’autres organisations de résistance palestinienne, dont les communistes du Front populaire pour la libération de la Palestine (FPLP) et du Front démocratique pour la libération de la Palestine (FDLP). Le Hamas et le Jihad islamique palestinien sont des organisations nationalistes possédants de nombreux aspects indéniablement réactionnaires, notamment l’antisémitisme, la misogynie et l’anticommunisme. Cependant, le Hamas ou le Jihad islamique palestinien ne sont pas plus ou moins réactionnaires que ne l’était le Kuomintang nationaliste et anticommuniste de Chiang Kai-shek, dans le front uni chinois anti-japonais, ou le Front de libération national également nationaliste et anticommuniste, dans le front uni algérien. Le cas palestinien n’est en rien différent : pour la libération nationale, la stratégie de front uni n’est pas moins pertinente en Palestine qu’ailleurs.

    Le Hamas et le Jihad islamique palestinien doivent être critiqués — comme tous les réactionnaires — et les forces progressistes et communistes doivent conserver leur autonomie politique et stratégique — comme dans tous les fronts unis. Cependant, le Hamas et le Jihad islamique palestinien mènent sincèrement la lutte de libération nationale palestinienne en combattant l’État colonial israélien. Ce constat est celui des organisations communistes membres de la joint operation room, ce qui justifie leur engagement au sein de celle-ci. L’opportunisme et les positions réactionnaires de toutes les organisations palestiniennes doivent être critiqués, mais en leur qualité de participante dans la lutte de libération nationale, elles mènent une guerre juste, là où l’État colonial d’installation israélien mène une guerre injuste.

    Il est impossible de faire une équivalence entre le Hamas et l’État israélien. Ils diffèrent qualitativement et ne correspondent pas aux mêmes contradictions. Le Hamas est une organisation nationaliste voulant créer un régime bourgeois réactionnaire en Palestine, quand l’État israélien est un régime colonial d’installation voulant réaliser un projet colonial, ce qui implique de plus en plus nettement le génocide des Palestiniens et Palestiniennes. La simple existence d’Israël, en tant que colonie de peuplement génocidaire, est plus réactionnaire que tout ce que le Hamas pourrait éventuellement faire s’il réalisait son programme. De plus, la position communiste doit évaluer les possibilités et les perspectives futures, mais elle ne peut pas se construire par opposition au risque d’un « et si ? » pessimiste.

    La stratégie de front uni, comme toutes les stratégies, n’offre aucune garantie, mais elle offre des voies possibles. Dans les luttes de libération nationale, les forces progressistes et communistes doivent accepter une aliénation partielle pour éviter une aliénation totale. En s’alliant avec d’autres organisations pour la libération nationale, les progressistes et communistes prennent le risque d’une défaite stratégique pour éviter la certitude d’une défaite stratégique. Refuser le front uni pour la libération nationale serait non seulement une mauvaise appréhension des contradictions en Palestine, mais surtout un suicide stratégique absurde. Dans le front uni, les communistes et progressistes peuvent lutter pour se placer à la tête du mouvement national palestinien, mais en dehors du front uni, ils se condamnent à se placer à la queue du mouvement national palestinien. Le combat pour la direction de la résistance nationale palestinienne et contre les réactionnaires ne peut être qu’à l’intérieur du front uni de la résistance palestinienne, pas en dehors de celui-ci.

    Les scénarii iranien (la prise du pouvoir des théologiens de Khomeiny en 1979), algérien (l’évincement des communistes du PCA par le FLN en 1962 puis en 1965) ou du 1er front uni chinois (qui s’est conclu par le massacre des communistes par le Kuomintang à Shanghai en 1927) sont toujours possibles, et ce risque est une nécessité inévitable dans toute stratégie de front uni. Cependant, le scénario du 2front uni chinois est lui aussi tout autant possible. Il n’y a jamais de certitude, mais il y a des possibilités et la lutte. Dans le 1er et le 2front uni chinois anti-japonais, le Parti communiste de Chine était en minorité par rapport au Kuomintang, qui était réactionnaire (nationaliste et anticommuniste), opportuniste (ayant parfois collaboré avec les Japonais) et soutenu par des puissances impérialistes (notamment les USA, pour servir leurs intérêts dans leur lutte inter-impérialistes), pourtant, in fine, la stratégie de front uni restait alors la seule possible et s’est révélée gagnante pour les communistes. Si les communistes du Parti communiste de Chine avaient radicalement abandonné la stratégie de front uni après l’échec du 1er front uni chinois anti-japonais en 1927, ils n’auraient pas vaincu en 1949, et c’est l’avenir de la nation chinoise qui aurait pu être compromis par le colonialisme japonais.

    L’offensive du 7 octobre, à laquelle a pris part l’ensemble des forces de résistance palestinienne de la joint operation room, était justifiée. La lutte armée est la seule voie possible pour la libération de la Palestine. Or, la guerre n’est jamais ni propre ni idéale. Les tactiques choisies par le front uni de la résistance nationale palestinienne ne doivent pas conditionner notre soutien à celui-ci. Soit l’on accepte la violence telle qu’elle est réellement (sale, chaotique et possédant des aspects nécessairement réactionnaires), soit l’on rejette la violence, mais l’on ne peut pas exiger ou attendre une violence idéale (propre et pure).

    Dans l’offensive du 7 octobre, il existait un aspect indéniablement antisémite, ainsi qu’un aspect tout autant indéniablement patriarcal, cependant, l’aspect principal était national : la violence des combattants palestiniens était d’abord la violence de colonisés contre des colonisateurs. En tant que telle, la violence de l’offensive du 7 octobre était une violence juste. Tous les actes ne sont pas justifiables au nom de la libération nationale (ce n’est pas un absolu), mais si l’aspect principal de la violence est juste, alors elle est juste. Les violences antisémites ou patriarcales ne sont jamais justes, mais celles ci ne sont pas l’aspect principal de la violence du 7 octobre. Il est bien connu que l’armée rouge a massivement violé les Allemandes lorsqu’elle est entrée sur le territoire du IIIReich, et ce malgré les consignes strictes données par la direction soviétique et relayées par les commissaires politiques. Il reste cependant évident que l’aspect principal de la violence des Soviétiques contre les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale n’était pas patriarcal, mais bien national-antifasciste. Les violences patriarcales sont inévitables dans toutes les guerres où participent des hommes, tant que le patriarcat existera. Celles-ci doivent être dénoncées et combattues partout et sans délai, mais elles ne représentent pas pour autant l’aspect principal des guerres et des violences en question.

    Les communistes doivent critiquer et combattre toutes positions ou actions réactionnaires, mais nous pensons que concentrer son discours sur un aspect secondaire de l’offensive Déluge d’Al-Aqsa, c’est se dissoudre dans la propagande bourgeoise. De plus, réduire l’opération du 7 octobre au Hamas, alors qu’elle est l’œuvre de la joint operation room, c’est faire le jeu de la rhétorique réactionnaire.

    Nous soutenons qu’il est matériellement impossible de lutter contre un État colonial d’installation sans lutter aussi contre ses colons, qu’ils participent activement ou non au colonialisme d’installation, car ils sont le prolongement physique du projet colonial et de l’État colonial. Cette réalité cruelle n’en reste pas moins une fatalité inévitable. Il n’existe pas de guerres idéales, où les colonisés pourraient se libérer de la colonisation sans aussi lutter contre les colons. Tous les colons ne sont pas consciemment et activement le prolongement du projet colonial et de l’État colonial d’installation israélien, mais tous ne sont pas moins leur prolongement. L’indifférence de certains colons au projet colonial ou à l’État colonial dont ils font partie et dont ils sont le prolongement inconsciemment et/ou passivement, ne fait pas d’eux des innocents.

    Les particularités du colonialisme de peuplement ne peuvent pas être amalgamées aux généralités des autres formes de colonialisme. Les conditions concrètes particulières imposées par le colonialisme de peuplement conditionnent la lutte contre celui-ci. De plus, cette lutte est celle d’un David contre un Goliath, c’est-à-dire qu’elle est extrêmement asymétrique. Or, dans une telle situation, les impératifs stratégiques et les conditions objectives rendent nécessaires des tactiques de guerre non conventionnelles.

    À court terme, nous ne pouvons que souhaiter que le processus de normalisation diplomatique d’Israël échoue, et que Tsahal s’embourbe et s’humilie militairement dans ses opérations terrestres à Gaza. À moyen et long terme, nous espérons que la lutte armée de la résistance palestinienne s’intensifie, et ce jusqu’à la déroute et la destruction complète d’Israël.

  • Samidoun : Solidarité avec les familles des martyrs Palestiniens!

    Samidoun : Solidarité avec les familles des martyrs Palestiniens!

    « Nous n’abandonnerons pas le dernier devoir que nous devons à nos fils, celui de les enterrer dignement »

    Azhar Abu Srour, la mère du martyr Abd al-Hamid Abu Srour qui est emprisonné dans les morgues de l’occupation depuis 2016.

    Cliquez ici pour soutenir la campagne.

    Rejoignez-nous pour agir entre le 11 et le 18 mars afin d’exiger la libération des restes des martyrs palestiniens détenus dans les morgues de l’occupation Israélienne et les « cimetières de chiffres ». Cette semaine d’action vise à combattre le silence et la négligence des autorités palestiniennes, arabes et internationales sur cette question cruciale et à internationaliser la lutte pour la libération de ces martyrs emprisonnés et pour mettre fin à la punition collective des familles et des communautés palestiniennes.

    Il y a 256 martyrs palestiniens dont les corps sont détenus dans les « cimetières de numéros », où les Palestiniens sont enterrés avec des numéros plutôt qu’avec leurs noms, tandis que les corps de 131 autres martyrs palestiniens sont détenus dans les morgues de l’occupation.

    Ces martyrs ont donné leur vie dans le mouvement de résistance palestinien et leurs corps restent emprisonnés même après leur mort. Un certain nombre de martyrs ont été emprisonnés avant leur mort, et cette bataille reste une partie intégrante du mouvement des prisonniers palestiniens.

    Nous annonçons le lancement d’une campagne internationale ouverte et continue pour libérer les dépouilles des martyrs palestiniens qui sont toujours détenues par l’occupation Israélienne. Du 11 mars au 18 mars 2023, ce sont des journées d’action et de lutte pour récupérer les dépouilles des martyrs palestiniens. Comme le 18 mars marque également la Journée internationale des prisonniers, nous soulignons également que nos martyrs dans les morgues et les « cimetières de chiffres » sont également prisonniers du projet colonialiste israélien.

    L’occupation poursuit une politique fasciste dans son traitement des martyrs palestiniens et arabes. En refusant de donner à leurs familles la possibilité d’enterrer leurs proches, l’occupation utilise les dépouilles des martyrs comme mécanisme de torture psychologique de leurs familles en les détenant pendant des années et en les utilisant comme carte de négociation avec la résistance palestinienne.

    Le peuple palestinien a clairement indiqué que cette politique barbare ne « dissuadera » jamais les jeunes Palestiniens de prendre part à la résistance. Ces martyrs restent prisonniers de l’occupation même après leur mort, et leurs familles ainsi que le peuple palestinien dans son ensemble ont tout à fait le droit de les libérer, de les honorer et de les enterrer lors de cérémonies dignes des sacrifices qu’ils ont consentis pour la cause de la Palestine, du retour et de la libération.

    Les morgues

    Après que les forces d’occupation ont enlevé les corps des combattants palestiniens ou tué des Palestiniens dans les rues et dans les champs, ou après la mort d’un prisonnier due à une négligence médicale ou à la torture, l’occupation transfère le corps du martyr dans une morgue jusqu’à ce qu’une décision soit prise sur le sort de sa dépouille, ce qui peut prendre des années.

    L’occupation utilise ce type de détention comme un mécanisme de punition collective des familles palestiniennes, pour faire pression sur elles et rendre leur vie quotidienne encore plus pénible. Cette politique de détention des dépouilles des martyrs est associée à la démolition de maisons, au ciblage des proches des martyrs en vue de leur arrestation et de leur persécution, à l’expulsion forcée de ces familles de leurs maisons et résidences, et au renforcement du niveau de contrôle et de surveillance des familles par les services de sécurité.

    L’occupation utilise également les corps des martyrs comme otages et comme carte de négociation pour d’éventuels accords d’échange de prisonniers avec les forces de résistance palestiniennes, une politique officielle confirmée par la Cour suprême israélienne le 9 septembre 2019.

    Les autorités d’occupation adoptent également une politique consistant à ne pas délivrer de certificat de décès aux martyrs, ce qui entrave la vie de leurs familles et les empêche d’intenter une action en justice à leur sujet. Dans de nombreux cas, l’occupation s’abstient de toute annonce après les affrontements avec les combattants, leur enlèvement ou l’enlèvement de leur corps, de sorte que certains parents gardent l’espoir du retour de leurs enfants ou au moins de leur survie, en particulier ceux qui n’ont pas de photos ou de vidéos prouvant le martyre de leur fils ou de leur fille.

    La politique de rétention des dépouilles des martyrs a une longue histoire tout au long de l’occupation, et plus particulièrement après 1967. Bien que cette politique ait été temporairement suspendue en 2008, de nombreux martyrs antérieurs à cette époque sont toujours détenus dans les « cimetières de chiffres ». Depuis 2015, l’état Israélien a recommencé à détenir les restes des martyrs palestiniens dans des morgues dans le cadre d’une politique systématique de punition collective. Les familles palestiniennes des martyrs s’interrogent sur la manière dont les corps de leurs proches sont traités, en particulier compte tenu des preuves documentées selon lesquelles, dans les années 1990, les organes des martyrs palestiniens ont été prélevés ou utilisés pour des études au Centre national israélien de médecine légale.

    De 2015 à aujourd’hui, il y a environ 120 dépouilles de martyrs détenues de manière inappropriée par l’occupation dans ses morgues. Parfois, plusieurs corps sont placés dans la même chambre, et ils sont conservés à une température très basse qui gèle le corps et peut également le déformer ou le blesser.

    Après avoir détenu le corps du martyr pendant plusieurs années, les tribunaux Israéliens peuvent décider de transférer les dépouilles dans les « cimetières de chiffres » sans en informer les familles ou les avocats. Il s’agit d’un cauchemar particulièrement dévastateur pour les familles, car cela rendra encore plus difficile la récupération des dépouilles de leurs proches.

    Cimetières à numéros

    Le terme « cimetières à numéros » s’applique aux sépultures secrètes entourées de pierres, sans pierres tombales, où une plaque métallique portant un numéro spécifique est installée sur le dessus de la tombe. Ces cimetières sont appelés « cimetières à numéros » parce qu’ils utilisent des numéros plutôt que les noms des martyrs, et chaque numéro fait l’objet d’un dossier spécial contenant des informations et des données sur le martyr, qui sont conservées par les institutions israéliennes.

    Les autorités d’occupation poursuivent une politique de négligence délibérée à l’égard des dépouilles des martyrs. Elles ne conservent pas ou ne fournissent pas d’informations adéquates sur les dépouilles et prétendent parfois qu’elles n’ont pas d’informations du tout ! À d’autres moments, ils n’indiquent pas l’endroit où le corps du martyr a été enterré. Aucun échantillon d’ADN n’est conservé pour identifier les martyrs. Ces pratiques s’ajoutent à d’autres politiques visant à nuire intentionnellement à la famille du martyr et au peuple palestinien dans son ensemble.

    Les cimetières de numéros sont placés sous les auspices du ministère israélien de la guerre, ce qui signifie qu’il s’agit de « zones militaires fermées » dont il est interdit de s’approcher ou de prendre des photos. L’occupation les appelle « cimetières de l’ennemi tombé au combat », et les familles des martyrs, les médias et les représentants d’organisations internationales de défense des droits de l’homme ou d’organisations humanitaires n’ont pas le droit de s’y rendre.

    Les cimetières de chiffres sont répartis sur quatre sites, en plus des corps des martyrs conservés dans les morgues des hôpitaux, des camps militaires et des prisons de l’armée d’occupation. Les corps détenus par l’occupation comprennent des centaines de Palestiniens et d’Arabes martyrisés à différentes étapes historiques de la lutte de libération nationale, ainsi que des prisonniers tués sous la torture ou décédés par négligence médicale.

    Selon les institutions de défense des droits de l’homme, la politique de détention des corps des martyrs palestiniens dans les « cimetières de chiffres » est appliquée depuis l’occupation de la Palestine en 1948 et s’est considérablement intensifiée depuis le développement de la révolution armée palestinienne après le 4 juin 1967. Aucun contrôle extérieur ne permet à ces institutions de confirmer le nombre et l’emplacement exacts des « cimetières de numéros » ou de vérifier le nombre et l’identité des Palestiniens qui y sont enterrés. En fait, selon les médias Israéliens, il se peut que certains restes aient été perdus en raison de l’érosion du sol et des conditions météorologiques.

    L’occupation s’efforce de mettre en évidence ses propres pratiques barbares dans le traitement des dépouilles des martyrs, car ces pratiques sont conçues comme des méthodes de « dissuasion », de punition collective et de terreur d’État à l’encontre du peuple palestinien dans son ensemble. Dans plusieurs cas, les corps ont été enterrés dans le sable ou la boue, dans un sac en plastique, sans ciment ni autre isolant. Parfois, plusieurs martyrs ont été enterrés dans une même tombe. Après une série de batailles juridiques, l’occupation a libéré des dizaines de corps en 2012 et a refusé de libérer le reste, qui demeure à ce jour dans les « cimetières de chiffres ».

    Nous rejetons le rôle et l’approche de l’Autorité palestinienne à l’égard des dépouilles des martyrs ; l’Autorité continue de participer à la « coordination de la sécurité » qui a conduit à la détention et au martyre de résistants palestiniens, alors qu’elle a largement abandonné la question de la récupération des dépouilles des martyrs.

    Il est essentiel que nous agissions au niveau international pour populariser cette campagne. Nous appelons les organisations de résistance, les réseaux palestiniens et arabes, les groupes de solidarité soutenant la lutte des prisonniers et les campagnes de boycott du monde entier à nous rejoindre dans cette campagne internationale pour récupérer et libérer les dépouilles des martyrs palestiniens. Cette campagne vise à étendre le soutien et la solidarité aux prisonniers et martyrs palestiniens partout dans le monde, pour leur libération et la libération de la Palestine du fleuve à la mer.

    Cliquez ici pour soutenir la campagne.

    Organisez un événement : Vous pouvez organiser des stands et des manifestations, préparer des séminaires, distribuer des tracts et coller des affiches, et envoyer vos activités à samidoun@samidoun.net ou à nos pages Facebook, Twitter ou Instagram.

    Ces crimes doivent être dénoncés. Il est temps de dégeler et de réchauffer les cœurs des mères et des pères des martyrs. Mettez fin à l’emprisonnement et à l’apartheid dans la mort !

    Avec loyauté envers nos prisonniers et nos martyrs,

    La Campagne internationale pour la libération des restes des martyrs palestiniens dans les morgues et les « cimetières numériques » de l’occupation Israélienne

  • Condamnez l’agression sioniste à Jérusalem et à Gaza en Palestine !

    Condamnez l’agression sioniste à Jérusalem et à Gaza en Palestine !

    L’agression de l’État sioniste d’Israël contre les droits du peuple palestinien a récemment pris une dimension de plus en plus dangereuse, et ceci en raison du déplacement forcé des résidents du quartier de Sheikh Jarrah à Jérusalem-Est par des moyens juridiques et par la force des armes. Cela a été précédé de provocations, lorsque des hordes sionistes ont défilé dans les rues en criant « Tuez tous les Arabes ! ». Depuis le début du Ramadan, le mois du jeûne, la police israélienne a harcelé des fidèles arabes à la mosquée Al-Aqsa. Face aux protestations légitimes des Palestiniens, les forces sionistes ont eu recours à divers types d’armes à feu mortelles, entraînant la mort de femmes, d’enfants et de personnes âgées palestiniens. La police et l’armée israéliennes ont impitoyablement réprimé les protestations de la population arabe à Lod, une ville proche de Tel Aviv. Cela a conduit à l’instauration de l’état d’urgence dans cette ville pour la première fois. Les attaques d’Israël coïncident avec les célébrations de sa « victoire » dans la guerre des Six Jours.

    À Gaza, l’armée israélienne continue de bombarder les quartiers civils et de détruire aussi des grands gratte-ciel, tuant des dizaines de Palestiniens innocents. Jusqu’au 17 mai, les attaques ont fait bien plus de 200 morts, dont 61 enfants, et des centaines de blessés. Les burteaux des chaînes d’information Al Jazeera et AP ont été détruits. L’armée israélienne effectue les plus importantes frappes aériennes sur la Palestine depuis 20014. La machine de propagande impérialiste de nombreux pays occidentaux diffuse l’idée fausse que ces attaques sont une réponse aux armes de la « milice » du Hamas et qu’il s’agit d’autodéfense. Cependant, ces attaques sont tout simplement des crimes de guerre et un génocide. Le gouvernement d’Israël continue de violer délibérément toutes les résolutions de l’ONU concernant les droits du peuple palestinien. L’impérialisme US-américain se trouve en liaison étroite avec la politique d’occupation sioniste.

    L’ICOR condamne les massacres sionistes sur le territoire palestinien ainsi que le pillage de leur pays avec l’aide de la justice et de la force armée et déclare son soutien au peuple palestinien et à ses forces vitales ainsi qu’à sa résistance dans sa lutte contre le colonialisme sioniste. L’ICOR souligne que dans toute la tradition du mouvement ouvrier révolutionnaire la théorie et la pratique racistes de l’antisémitisme a été condamné avec détermination. Elle rejette résolument de faire stigmatiser comme antisémitisme la critique de la politique criminelle du gouvernement d’Israël.

    La semaine passée des centaines de protestations de masse avec des centaines de milliers de participants ont eu lieu à l’échelle mondiale qui se sont solidarisés avec la lutte du peuple palestinien. De plus en plus de juifs israéliens soutiennent la lutte palestinienne contre l’occupation et se joignent à elle. Dans le port italien de Gênes, les dockers ont refusé de charger des navires d’armes destinées à Israël en signe de solidarité avec les Palestiniens. L’ICOR appelle toutes ses organisations à exprimer leur solidarité avec le peuple palestinien et à condamner les massacres continus d’enfants, de femmes et de personnes âgées.

    Liberté pour la Palestine !

    Vive la Palestine !

    Arrêtez la colonisation sioniste de la Palestine !

    Signataires (en date du 20/5 2021, d’autres signataires sont possibles):

    1. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire
    2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
    3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    6. PCT Parti Comuniste du Togo
    7. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    10. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
    11. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    12. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    13. CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
    14. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    15. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    16. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
    17. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    18. UC Unité Communiste, France
    19. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    20. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    21. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    22. UMLP União Marxista-Leninista Portuguesa (Union marxiste-léniniste portugaise)
    23. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    24. TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
    25. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    26. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    27. UoC Union of Cypriots (Union des Chypriotes), Chypre
    28. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    29. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    30. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    31. PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)

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  • Sur la situation à Gaza, par des sympathisants du FPLP

    Sur la situation à Gaza, par des sympathisants du FPLP

    La bande de Gaza souffre du siège imposé depuis 2006, qui s’est intensifié après la division politique palestinienne en 2007. Par conséquent, nous avons deux gouvernements : un en Cisjordanie et l’autre dans la bande de Gaza supervisé par le Hamas, où M. Ismail Haniyeh a continué à gouverner la bande de Gaza en tant que Premier ministre pendant plusieurs années, et depuis 2017, un comité administratif a été formé appelé le Comité gouvernemental, qui supervise à ce jour les institutions gouvernementales et les ministères dans la bande de Gaza.

    En lien avec cette réalité, les conditions de vie, sociales, économiques et sanitaires des citoyens de la bande de Gaza – dont la population dépasse les 2 millions de citoyens – continuent de se dégrader, et cette situation peut être résumée comme suit :

    1. Une augmentation des taux de pauvreté et de chômage qui a atteint 53 % et dépassé 70 % chez les jeunes.
    2. Une crise complexe représentée par des coupures de courant pendant plus de 12 heures / jour, et parfois plus de 16 heures / jour.
    3. De sévères restrictions à la circulation des personnes, en particulier des patients, par les deux principaux points d’entrée : le point de passage de Rafah du côté égyptien et le point de contrôle d’Erez (Beit Hanoun) des territoires occupés.
    4. De sévères restrictions à la circulation des biens, y compris des équipements médicaux (car il est strictement interdit d’envoyer des équipements médicaux de la bande de Gaza à l’étranger pour maintenance, ce qui a provoqué la perturbation d’une grande partie des équipements médicaux du gouvernement, des ONG et des institutions privées).
    5. Des restrictions strictes sur les exportations, notamment agricoles, de la bande de Gaza vers l’étranger et sur les importations de produits de base.
    6. De fortes restrictions sur la réception de fonds et les transferts bancaires à destination et en provenance de la bande de Gaza.
    7. Un grand nombre d’employés du secteur public dans la bande de Gaza ont été orientés vers la retraite anticipée.
    8. Adopter la politique de déduction des salaires des employés du secteur public.
    9. Le secteur privé a été affecté négativement et ses activités ont été limitées aux seuls domaines de base et vitaux.
    10. Une pression psychologique et sociale accrue et sa réflexion sur les indicateurs élevés de violence et de crimes sociaux.
    11. La faiblesse des infrastructures et le retard dans les travaux de reconstruction des maisons et des installations qui ont résulté de la fréquente agression israélienne sur la bande de Gaza. 12- L’incapacité des institutions gouvernementales et des ONG à fournir tous les services nécessaires aux citoyens, principalement les services de santé dont ont besoin les groupes marginalisés et les plus touchés (les blessures causées par les agressions israéliennes ou par la Grande Marche du Retour).
    12. La pénurie aiguë de médicaments, de consommables, de fournitures médicales et d’équipements médicaux nécessaires à la poursuite du travail du secteur de la santé, où le déficit en médicaments a atteint 46%, alors que le pourcentage du déficit en médicaments jetables a dépassé 28%.

    Le secteur de la santé :

    Le secteur de la santé dans la bande de Gaza se compose de trois éléments de base : (I) le secteur gouvernemental de la santé qui est la plus grande composante du secteur de la santé et qui fournit des services dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires, (II) le programme de santé de l’Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) qui fournit ses services principalement dans le domaine des soins de santé primaires, (III) le secteur non gouvernemental et privé qui fournit de multiples services dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires.

    Le secteur de la santé dans la bande de Gaza souffre de crises successives dues au blocus imposé à la bande de Gaza il y a 14 ans, en plus des résultats catastrophiques créés par les fréquentes attaques et agressions en (2008 – 2012-2014), qui ont conduit le secteur de la santé et toutes ses composantes à un état de faiblesse dans la fourniture des services de santé en raison du manque de ressources matérielles et humaines qui a conduit à une longue liste d’attente pour les patients à subir des opérations chirurgicales dans les hôpitaux du ministère de la santé.

    Le nombre d’hôpitaux dans la bande de Gaza est de 32, dont 13 hôpitaux gouvernementaux, 17 hôpitaux d’ONG et 2 hôpitaux militaires, et la capacité en lits est de 2943 lits, dont 2240 pour le ministère de la santé, 527 pour le secteur des ONG et 177 pour le secteur militaire.

    Le nombre de centres de soins de santé primaires 158 centres, dont 51 centres pour le secteur gouvernemental, 22 centres pour l’UNRWA et 95 centres pour le secteur des ONG. Le nombre de lits d’unités de soins intensifs (USI) dans les hôpitaux de la bande de Gaza est de 110 lits.

    Union des comités de travail de la santé :

    L’Union of Health Work Committees (UHWC) est une organisation de base, communautaire, non gouvernementale palestinienne, à but non lucratif et la plus grande et la plus active organisation de santé dans la bande de Gaza. Elle a été créée en 1985 sous la licence n° 2042. L’UHWC fournit des soins de santé holistiques à la population de la bande de Gaza, en se concentrant sur le secteur marginalisé le plus vulnérable de la société palestinienne. UHWC s’engage à élever le niveau et la qualité des services de soins de santé au sein de la communauté, en s’efforçant de garantir que tous les individus et les familles ont un accès égal à des soins de santé de qualité. L’UHWC cherche à améliorer le bien-être physique, psychologique et social global de tous les Palestiniens, quel que soit leur statut racial, politique, social ou religieux, grâce à ses installations spécialisées, ainsi qu’à des services et activités de proximité avec une approche communautaire.

    L’UHWC adopte le slogan « Le service de santé est un droit pour quiconque en a besoin » et les installations de l’UHWC sont réparties dans les 5 gouvernorats de la bande de Gaza, où l’UHWC dispose de 6 centres de soins de santé primaires, 7 centres communautaires, en plus de l’hôpital Al Awda. Les services de l’UHWC touchent plus de 500 000 citoyens par an, soit plus d’un quart de la population de la bande de Gaza. En raison de l’intensité du siège, en particulier ces deux dernières années, l’UHWC est confronté à des défis difficiles en raison de l’augmentation des besoins en services de santé, en particulier par les groupes les plus touchés, car les conditions économiques et de vie ont augmenté le secteur de la vulnérabilité et de la pauvreté.

    À la lumière de la propagation de la pandémie de Corona, le secteur de la santé a concentré la plupart de ses services et de sa main-d’œuvre sur les services de quarantaine et les centres domestiques. Le ministère de la santé a mis fin aux interventions chirurgicales électives et aux consultations externes dans les hôpitaux, et l’Office de secours et de travaux des réfugiés palestiniens (UNRWA) a restreint et réduit les services de soins de santé primaires aux citoyens, ce qui a obligé l’UNRWA à adopter une stratégie basée sur la poursuite de la fourniture de services de santé et l’élargissement des domaines de travail. Cette stratégie a fait peser des charges supplémentaires sur l’Union des comités de travail de la santé en tant qu’engagement éthique, national et professionnel, à la lumière de son slogan stratégique « Les services de santé sont un droit pour quiconque en a besoin ».

    Jusqu’à présent, le CTSU est toujours en mesure de continuer à fournir des services grâce aux alliances et aux partenariats que le CTSU a accumulés grâce à son processus de travail et à son expérience pendant plus de 35 ans.

    En raison de la pandémie de Corona, le CSMEU travaille dans plusieurs directions :

    1. Fournir des mesures de sécurité au personnel du CSMEU afin qu’il puisse continuer à fournir des services de santé et à répondre aux nouveaux besoins.
    2. Mettre en place des mesures de sûreté et de sécurité pour les patients et les bénéficiaires afin de limiter la propagation et la transmission de l’infection de l’environnement extérieur aux établissements de santé du CSUR et vice versa.
    3. Mobiliser des ressources pour répondre aux besoins des patients en médicaments et en fournitures médicales pour les tests de laboratoire, les radiographies et les diagnostics médicaux, car le nombre de bénéficiaires devrait passer de 1 750 à 2 500 par jour dans les installations du CSMEU.
    4. Mise en place d’un plan d’urgence pour continuer à fournir des services à la lumière de la transition vers la phase de diffusion du virus de la corona dans la bande de Gaza pour une période de six mois, à partir du 1/4/2020 jusqu’au 10/31/2020.
    5. Renforcer les capacités du CSSAU à répondre aux besoins de santé dans le domaine des soins de santé primaires, secondaires et tertiaires pour les groupes marginalisés qui ont augmenté en raison de la perte de dizaines de milliers de leurs possibilités d’emploi suite aux mesures prises par le gouvernement pour faire face à la menace de propagation de la pandémie de Corona (fermeture des cafés, des cafétérias, des marchés populaires et perte des travailleurs de ces lieux à leurs possibilités d’emploi).
    6. La réponse du CSMEU aux besoins des patients en matière de santé à la lumière de l’accent mis par le ministère de la santé sur les services d’urgence et les efforts pour faire face à la propagation de la pandémie de Corona.
    7. Réponse de l’UHWC à certains services spécialisés, dont Fournir des ventilateurs et des lits d’USI pour augmenter le nombre de lits de soins intensifs dans les hôpitaux de la bande de Gaza de 48 à 60 lits, en particulier à la lumière des craintes de propagation de la pandémie de Corona.
    8. Utiliser les techniques des médias sociaux pour sensibiliser la société et la rendre plus sensible.
  • Communiqué de l’ICOR concernant l’anniversaire de la Nabka

    Communiqué de l’ICOR concernant l’anniversaire de la Nabka

    L’anniversaire de la Nakba. Solidarité à l’échelle mondiale avec la lutte juste du peuple palestinien pour la liberté!

    ICOR, (International Coordination of Revolutionary Parties & Organizations), 20. mai 2018

     

    Depuis des décennies et de façon aggravée depuis plusieurs semaines Israël sioniste et impérialiste terrorise la lutte de libération palestinienne et a assassiné plusieurs dizaines de manifestants à la frontière avec la Palestine. Avec ses attaques Israël sioniste et impérialiste apporte bien des souffrances à la population palestinienne. Cependant celle-ci ne se laisse pas dissuader de son combat juste, dont la perspective doit être à la fin un état laïc démocratique. Un point culminant était la journée de la Nakba le 15 mai. En 1948, 800 000 Palestiniens furent expulsés de leur patrie ce jour-là dans un exil qui perdure jusqu’à nos jours.

     

    „L’ICOR dénonce le sionisme comme lance de fer de l’impérialisme-US dans la région du Moyen-Orient et condamne les crimes contre le peuple palestinien. Depuis 1947 le peuple palestinien vit sous le joug du colonialisme, exploité, affamé, privé de ses terres, massacré ou poussé en force à quitter la Palestine. Des actes de barbarie et de génocide ont été commis par les sionistes qui continuent jusqu’à nos jours.“ Israël agit de cette manière agressive aussi pour affaiblir la force de la lutte palestinienne pour la libération et son rayonnement sur d’autres luttes pour la démocratie et la liberté, pour la libération nationale et sociale – au Kurdistan, en Iran. Les forces au pouvoir se trouvent dans la défensive ! C’est justement dans la lutte anti-impérialiste et antifasciste commune au Moyen Orient / en Asie occidentale que réside une grande force. “La cause palestinienne demeure une partie indissociable du mouvement révolutionnaire international, anti-impérialiste et anti-sioniste. » (Citations: Résolution finale de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR; Résolution de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR sur la Palestine, november 2017)

     

    C’est pourquoi l’ICOR appelle ses 51 organisations membres du moment et toutes les forces internationalistes à la solidarité avec le peuple palestinien:

    Vive la solidarité internationale !

    Liberté pour la Palestine !

     

    Signataires (en date du 24/05/2018, d’autres signataires sont possibles):

     

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    6. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    13. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    14. SMKC   Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque
    15. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    20. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. PC/ML   Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)
    27. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    28. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    29. ROL   Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
    30. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • C’est ainsi qu’on marche sur des cadavres.

    C’est ainsi qu’on marche sur des cadavres.

                    Un crime, un meurtre, un attentat, cela induit en tout premier lieu de proches éplorés, des familles brisées, des amis et des amies en détresse, devant la perte d’êtres chers. Ce sont des moments de drame, des moments abominables, que seuls les cyniques les plus désabusés peuvent souhaiter.

                    Dans le cas de la prise d’otage de Trèbes, dans le cas du meurtre de Mireille Knoll, ce sont d’abord vers celles et ceux qui les pleurent que vont nos pensées. Nous leurs transmettons chaleureusement notre salut.

                    En revanche, d’autres n’ont pas ce regard. Les vautours sont légion, autour de chaque affaire sordide, qu’ils veulent monter en épingle, autour de chaque crime, autour de chaque acte de violence, autour de tous ces faits qui ne pour eux que des occasions de vomir leur bile. Les morts ne comptent pas à leurs yeux. Seul compte l’instrumentalisation qu’il est possible d’en faire.

                    Il est vrai que chaque expression de violence est une illustration des contradictions de notre société, qui les génèrent. Les individus perdus, les exclus, les parias, qui se livrent au petit banditisme, qui sont récupérés par tous les prédicateurs de la haine, sont les enfants d’une société malade. Leur trajectoire chaotique se termine par le fait de faire couler le sang, par une balle tirée ou reçue. Cela n’excuse pas les actes, mais cela les explique.

                    Or, les explications, les vautours n’en veulent pas. Expliquer, pour eux, pour elles, c’est demander de comprendre. Demander de comprendre, c’est déjà excuser. Excuser, c’est en faire l’apologie. Ils et elles n’en veulent pas, car il est nettement plus pratique d’en faire des monstres inhumains, portant le mal de manière innée, ou dans leur gènes. Les morts sont des prétextes, les cadavres qui s’entassent servent de piédestaux.

                    L’extrême-droite et la droite réactionnaire font leurs affaires sur les morts des attentats. Ce n’est pas une nouveauté. Elles tentent de s’ériger en rempart de protection de la « civilisation » contre la « barbarie », alors qu’elle partage un véritablement fond politique commun avec celui des terroristes réactionnaires, quand ce ne sont pas des rapports commerciaux. Elles cherchent à en tirer profit, où dans le but d’instiller plus de division, plus de vexations, plus de ségrégation dans la société – ce qui légitime, par effet de miroir, le discours de Daesh. Les déclarations populistes et démagogues d’une Marine le Pen, d’un Laurent Wauquiez, sur la question de l’enfermement des fichés S, sont des attaques contre la présomption d’innocence, une volonté de liquider préventivement les menaces réelles ou supposées… En somme il s’agit d’une mesure fasciste, écrite par le sang des victimes.

                    Quelle absence de vergogne que de voir les représentants d’un Etat qui traque les réfugiés, qui emprisonnent ceux et celles qui leur viennent en aide, qui laisse mourir des femmes enceintes dans les Alpes, marcher  en mémoire de quelqu’un qui en a subit elle-même les foudres. Ceux et celles qui organisent la misère, la stigmatisation, l’exclusion sociale, ce qui pousse au crime en somme, viennent se pavaner en espérant que des louanges leur seront adressées.

                    Que dire de la présence du Front National, qui plus est protégé par la Ligue de Défense Juive, couverture du Betar, organisation considérée comme terroriste aux USA et en Israël ? Fondé par des anciens SS, sur la base d’une défense de Vichy, connu pour ses dérapages antisémites notoires, la présence du Front National est une humiliation pour la mémoire de Mme Knoll. Quant à celles et ceux qui le leur ont fait remarquer, la police les ont tout simplement braqués de leurs armes. pour les faire reculer. Marine Le Pen avait été déclarée indésirable par le CRIF, Conseil Représentatif des Institutions Juives de France, tout comme Jean-Luc Mélenchon. L’un et l’autre ont par la suite été exfiltrés.

                    Que CRIF se permette de blacklister qui bon lui semblait, au nom de sa propre perception politique pose des questions. Nous ne soutenons ni Marine le Pen, ni Jean-Luc Mélenchon -que nous ne plaçons pas sur le même plan, cependant- et nous considérons qu’il y a une part essentielle d’opportunisme à leur présence.

                    Tandis que le fils de Mireille Knoll a déclaré que tout le monde serait le bienvenu, le CRIF ne s’est pas posé la question sous cet angle là. Ce conseil, pro-israélien, a décidé de salir la mémoire de Mme Knoll pour imposer son ordre du jour et ses considérations politiques. Dans les faits, les tentatives de créer l’amalgame nauséabond entre l’opposition à la politique de l’Etat Israélien et l’antisémitisme sont des méthodes qui salissent les mémoires et qui contribuent à, ironiquement, légitimer un discours qui entremêle effectivement les deux.

                    Alors que lors de la « journée du retour à la terre » plus de 1000 Palestiniens et Palestiniennes ont été tuées par Tsahal, alors que Gaza subit toujours le blocus, alors que des révélations sur les raids secrets de l’aviation Israélienne sur la Syrie viennent d’être révélés, tenter de lier les deux est un acte sordide. Nous sommes solidaires du peuple Palestinien, qui subit l’occupation et les brimades de la part du colonialisme israélien, pourtant cela ne se lien nullement avec l’antisémitisme. Les Israéliens et Israéliennes comptent également parmi les otages de cette politique aventuriste et criminelle menée par le gouvernement de l’Etat hébreux.

                    Beaucoup, dans le cas de l’assassinant immonde de Mireille Knoll, ont voulu utiliser celui-ci. Non pour dénoncer l’antisémitisme qui existe dans la société, non pour lutter contre lui, non pour s’attaquer à ses racines, mais uniquement pour l’attiser ou l’utiliser à des fins politiques. L’enquête, pour le moment, ne démontre pas que le crime commis soit, à l’origine, un crime antisémite. Ce qu’elle démontre c’est que des stéréotypes antisémites -la richesse supposée, soupçonnée- sont à la base de celui-ci.

                                    L’antisémitisme existe, de pair avec les autres formes de racisme, au sein de la société de l’Etat français. Il est un poison, un fléau, un cancer à éradiquer. Les victimes sont à soutenir, sont à protéger. Mais il n’est pas acceptables que ceux et celles qui meurent de la bêtise, de la haine, de la crapulerie soient utilisés comme enjeu politique, à l’encontre de leur pensées, à l’encontre de leurs désirs. D’autant que le racisme, l’antisémitisme, est attisé par la politique réactionnaire de nombreux Etats, de nombreux agents, lesquels ne sont que trop heureux de pouvoir diviser les classes populaires, dresser les nations les unes contre les autres, scinder l’unité de celles et ceux qui partagent les mêmes intérêts. Trop heureux que la haine divise, sépare. Que la méfiance, la défiance, la peur, isolent. Ainsi, l’exploitation peut continuer dans les conditions les plus favorables pour ces parasites ! Ainsi l’impérialisme, qui est le terreau fertile de la guerre, peut s’étendre, légitimé par l’instrumentalisation de la souffrance des masses populaires de l’Etat français.

                    L’Unité Communiste de Lyon s’oppose à toute récupération. Elle considère que toutes celles et tout ceux qui usent de victimes comme promontoire pour leurs discours ne devraient que se taire. La solidarité est ce qui est à offrir, non les larmes de crocodile !