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  • Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    28.02.2018

    Dans de nombreuses villes d’Iran et de Rojhilat (Kurdistan oriental), il y a eu un soulèvement, un Serhildan, contre la pauvreté, la corruption, la discrimination et la politique répressive. Après les protestations de 1988,1999 et 2009, les gens sont descendus dans la rue avec des actions pour la première fois d’une ampleur pareille et ont lancé des slogans radicaux contre le chef religieux Ali Khamenei. Outre les revendications économiques, des centaines de milliers de personnes ont déferlé dans les rues pour réclamer la liberté politique et ont montré une fois de plus que les gouvernements corrompues et pourries au Moyen-Orient n’ont pas d’avenir à long terme.

    Le régime des Mollahs a mis en place un ordre d’exploitation oppressif et capitaliste dans le pays et a mené une politique expansionniste et agressive dans la région. Les femmes sont concernées avant tout par la répression de leurs droits de femme et de vie. Bien qu’il tente de légitimer cette politique par des discours religieux et en propageant l’unité nationale, il perd sa crédibilité jour après jour aux yeux des masses. Et cette fois-ci, l’État iranien a ignoré les revendications légitimes des gens en plaçant le soulèvement populaire dans le contexte de contradictions qu’il a avec l’impérialisme us-américain.

    Ces dernières semaines encore, les habitants de Başûr (Kurdistan du Sud) n’ont plus quitté les rues pendant des jours entiers avec leurs revendications contre la corruption, la pauvreté et le gouvernement dégénéré, pourri, oligarchique, et avec des actions organisées, d’abord contre Barzani et ensuite contre tous les autres partis politiques impliqués dans le pouvoir. Et maintenant, le Kurdistan oriental (Rojhilat) résiste au régime des Mollahs pourri, régressif et colonialiste, de Kermanshah à Mahabad.

    Cette étincelle, qui s’est à nouveau refroidie, a montré que, malgré toute la cruauté du pouvoir d’État, il est à nouveau possible que les grèves et les protestations se propagent partout dans le pays, ce qui produit des femmes étant particulièrement à l’avant-garde des affrontements, ainsi que des mouvements étudiants et révolutionnaires au Kurdistan. La nouvelle qualité du mouvement de protestation en Iran est marqué par les luttes ouvrières.

    Pour ne pas laisser la lutte du peuple pour la liberté, l’indépendance et la justice sociale aux opportunistes régressifs, les peuples de la région et tous les révolutionnaires du monde entier devraient, à partir de tous les révolutionnaires de l’Iran, soutenir le soulèvement, le Serhildan, et intensifier la lutte contre les voleurs et les dictateurs, en se tenant côte à côte.

    En tant que communistes, révolutionnaires, progressistes et anti-impérialistes résolus, nous soutenons le soulèvement en Iran et le Serhildan à Rojhilat!

    Nous continuerons à brandir le drapeau ouvrier contre l’exploitation capitaliste, pour la libération de la femme contre le patriarcat, pour l’égalité et l’indépendance nationales contre le colonialisme!

    Signataires (en date du 3 mars 2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire

    3. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    5. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    6. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    8. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    10. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    11. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    12. KGS Společnost Klementa Gottwalda (Société Klement Gottwald), République tchèque

    13. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    15. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    16. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    17. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    18. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    19. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    22. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    25. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    26. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    27. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    Signé après la date de sortie:

    1. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    2. SMKC Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque

  • Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

     

    La journée internationale des femmes est une journée de lutte commune du mouvement révolutionnaire et combatif international de la femme et des ouvriers ! L’appel des femmes socialistes, il y a plus de cent ans, réunit les ouvrières, les paysannes, la masse des femmes dans la lutte contre l’incitation impérialiste à la guerre, la faim et la misère et fut soutenue par les partis révolutionnaires du monde. C’était l’époque de révolutions jusqu’à la grande Révolution d’octobre en Russie en 1917 avec la victoire du socialisme. C’est ici même que pour la première fois furent réalisés les droits de la femme les plus larges à l’échelle mondiale.

    Plus de cent ans après, la propension du système impérialiste à produire des crises s’est accentuée universellement. Incapable de résoudre même un seul problème de l’humanité, il détruit la base d’existence des masses et met en question les conditions de vie. Le mécontentement avec la situation économique, sociale et politique s’accroît. Les femmes se trouvent au centre de la chaîne, organisée par l’ordre de l’État et familial bourgeois. Dans le monde arabe, la situation des femmes s’est aggravée dramatiquement à cause des mouvements religieux, intégristes et terroristes, surtout dans les régions de conflits.

    Mais dans le monde entier, les femmes se révoltent. Ouvrières, paysannes, la masse des femmes ne sont plus prêtes à accepter le diktat des forces dominantes: Aux États-Unis, les femmes manifestent contre Trump et sa politique belliciste. Au Bangladesh, Vietnam et en Thaïlande, l’armée des ouvrières du textile lutte pour un salaire minimum et une couverture sociale, en Inde, les femmes luttent, comme partout dans le monde, contre la violence sexuelle, l’intégrisme religieux, la répression par l’État et les structures patriarcales. En Iran, les femmes se soulèvent contre l’agression, en Amérique latine, au Pakistan les femmes se mettent ensemble en masse contre la violence et l’assassinat de femmes et d’enfants. Au 21e siècle, la lutte contre la répression féodale patriarcale est encore et toujours un composant inséparable de la lutte pour la libération de la femme. En Afrique les femmes luttent pour avoir du travail et de la nourriture, en Europe les ouvrières se trouvent en grève pour des salaires plus élevés, luttent contre des lois réactionnaires. Au Proche et Moyen Orient les femmes défendent – en partie en armes – la démocratie et la liberté contre la terreur fasciste. Point brûlant actuel est la défense d’Afrine/Rojava. L’ICOR salue la lutte héroïque des femmes palestiniennes.

    En 1910 la journée internationale de la femme fut née – en 2010 l’ICOR fut fondée. Nous, les partis de l’ICOR, nous nous engageons pour la libération de la femme par une perspective anti-impérialiste et socialiste. Le mouvement prolétarien de la femme avec comme noyau les partis révolutionnaires encourage le mouvement international de la femme dans toute sa gamme et diversité et lui donne la perspective de la lutte pour la libération de la femme dans une société libérée. Pour cette raison, l’ICOR soutient le processus international de la conférence des femmes du monde et faisait partie vivante des deux premières conférences des femmes de base dans le monde au Venezuela et au Népal. Le mouvement révolutionnaire et combatif de la femme s’y réunit dans la lutte contre l’exploitation et la répression des femmes et pour leur libération dans une société libérée. En tant que partis de l’ICOR nous faisons appel aux femmes dans le monde : Renforcez le mouvement combatif de la femme dans le monde ! Organisez-vous dans les partis révolutionnaires et, en tant que femmes, assumez courageusement une responsabilité dirigeante ! Devenez partie intégrante de la révolution socialiste internationale.

     
    Vive la journée internationale de la femme ! En avant avec la libération de la femme !

    Signataires (en date du 3 mars 2018, d’autres signataires sont possibles):

    1.RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2.ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    3.MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    4.PCT   Parti Comuniste du Togo Togo

    5.PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    6.MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    7.CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    8.CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    9.NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    10. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    12. KGS   Společnost Klementa Gottwalda (Société Klement Gottwald), République tchèque

    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    15. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    16. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    17. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    19. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    21. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    22. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    25. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    26. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    27. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    28. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

  • Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Afrin– Lettre d’information no 1

    20.02.2018

    1. Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR, adopté en mars 2015, était un engagement volontaire à développer un travail pratique intensif de solidarité avec le Rojava, libéré de Daesh, à soutenir sa construction et à relier la lutte de libération kurde au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Il a été signé par 37 organisations. Les brigades de solidarité de l’ICOR avec 177 brigadistes de 10 pays pour construire le centre de santé à Kobaně en sont un exemple brillant. Entre-temps il est achevé en tant que maternité et plus de 4 000 bébés y sont déjà nés. Après que le régime fasciste turc a lancé une campagne d’extermination contre la lutte de libération kurde et les structures d’autonomie démocratique au Rojava, le pacte de solidarité a été modifié en octobre 2016. En cas d’escalade aiguë des attaques contre le Rojava, on avait déclaré, le cas échéant, d’appeler à une journée d’action mondiale. Ceci a également été confirmé à l’unanimité par la 3e Conférence mondiale de l’ICOR! Cette escalade aiguë s’est maintenant produite avec la guerre impérialiste pour la division de la Syrie.

    2. L’attaque du gouvernement fasciste turc contre Afrine
    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdoğan a attaqué militairement le canton d’Afrine dans la Fédération démocratique de la Syrie du Nord/Rojava. L’EI fasciste (Daesh) fut en grande partie battu par l’alliance militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS) en Syrie sous la direction des forces d’autodéfense kurdes YPG et YPJ. Un facteur important à cet égard a été le lien avec la solidarité organisée à l’échelle mondiale, dans laquelle l’ICOR a également joué un rôle majeur.

    Dans une déclaration de l’organisation de l’ICOR MLKP, chargée de construire l’ICOR au Moyen-Orient, il est dit : « Afin d’empêcher la démoralisation de la population, ils (la Turquie) mènent une propagande massive. Les médias mentent en battant leur plein. Malgré toutes leurs pertes, ils rêvent toujours de contrôler les régions du Rojava et d’anéantir le mouvement pour la liberté. Mais ce que les fascistes et les contre-révolutionnaires de la région ont oublié : Le peuple a une volonté ! Ils ont gagné la liberté au Rojava et vivent une vie décente. Ils ont une avant-garde qui lutte et ils sont organisés. Les travailleurs, les femmes, les jeunes et les opprimés ont gagné la sympathie des peuples de ce monde. » (Bulletin international, 2/2018 – traduit de l’allemand)

    L’attaque militaire de la Turquie a été menée, tolérée par l’impérialisme américain et en coopération avec le régime russe de Poutine.

    Le 10 février, l’équipe syrienne de défense aérienne a abattu un chasseur israélien du F-16 près de la frontière commune. L’armée de l’air israélienne avait déjà attaqué des cibles en Syrie à plusieurs reprises. Elle a justifié ses attaques récentes comme réponse à un drone « iranien » qui aurait pénétré dans l’espace aérien israélien.

    L’année dernière, les États-Unis et la Russie s’étaient mis d’accord sur leurs zones d’influence. A l’ouest de l’Euphrate, la Russie et la Syrie feraient valoir leurs droits, à l’est les États-Unis. Les contradictions entre les États-Unis et la Russie s’accentuent actuellement.

    Le président turc Erdoğan menace l’impérialisme américain d’une « gifle ottomane », s’ils continuent à maintenir leur coopération avec les forces militaires des SDF. Depuis quelque temps, les forces fascistes islamistes iraniennes se trouvent sur le territoire syrien.

    L’impérialisme allemand est impliqué indirectement, mais maintenant aussi directement dans la guerre de la Turquie et dans l’agression contre Afrine, en fournissant des chars et en participant à des vols de reconnaissance en coopération avec les États-Unis. De plus il collabore étroitement avec le régime fasciste turc d’Erdoğan. Et il s’efforce de renforcer ses relations avec le régime irakien en lui offrant une formation militaire, afin d’accroître son influence au Moyen-Orient.

    Alors que les impérialistes les plus divers se sont servis jusqu’à présent avant tout de mercenaires ou de forces mandataires, maintenant un développement est en train de se produire où ils peuvent s’affronter directement, en particulier les États-Unis et la Russie. C’est un nouveau foyer incendiaire et dangereux pour la paix dans le monde.

    Au fur et à mesure que la crise du système impérialiste s’approfondit, la peur de développements révolutionnaires s’accroît chez les forces dirigeantes. Elles n’ont pas oublié le soulèvement démocratique en Afrique du Nord et dans le monde arabe, survenu fin 2010/début 2011. Par la répression, des concessions et l’établissement temporaire de gouvernements islamistes pro-impérialistes, il a abouti, après le renversement des dictatures, dans une impasse.

    Les États-Unis, en tant que principal belliciste dans le monde, ont provoqué le développement en Syrie de façon déterminante dans leur lutte pour l’influence en Syrie respectivement au Moyen-Orient. La Russie tente agressivement d’assurer son accès stratégique à la Méditerranée et coopère avec le régime anti-populaire d’Assad.

    Dans cette situation, il est très important que les forces kurdes et leurs alliés de toutes les populations du Nord de la Syrie se battent explicitement indépendamment de toutes les forces impérialistes. Riza Altun, membre du comité exécutif de la communauté des sociétés du Kurdistan (KCK) a expliqué dans l’article « La lutte pour la liberté poursuit sa propre ligne » (https://anfdeutsch.com, 28.01.2018): « Le maintien du régime en Syrie est très important pour la Russie. Mais l’approche russe va au-delà du régime en Syrie et d’Assad. Ce n’est pas Assad, mais la domination et l’hégémonie de la Russie en Syrie qui sont considérées comme absolues. (…) Alors que les États-Unis établissent d’un côté des relations avec les YPG, ils menacent et font chanter les YPG de l’autre côté pour les mettre en conformité avec une ligne nationaliste et d’État national. (…) Les États-Unis, donc une force impérialiste qui veut établir son propre système mondial, essaient d’exploiter les valeurs créées par la lutte pour la liberté d’une société. (…) Nous sommes engagés dans une lutte anti-impérialiste. (…) Les partenaires stratégiques de notre ligne sont les forces démocratiques mondiales, les forces sociales et les forces anti-systémiques. » (traduit de l’allemand)

    L’ICOR fait clairement la distinction entre les forces révisionnistes, néo-révisionnistes et trotskystes qui, actuellement, poignardent ouvertement dans le dos la lutte de libération du Rojava et la résistance à l’agression fasciste de la Turquie. C’est un atout de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR et de sa position anti-impérialiste cohérente.

    3. Le mouvement ouvrier et révolutionnaire international est mis au défi

    Afrine lutte – Afrine vit!

    Malgré l’agression, depuis un mois, des forces armées turques et des bandes fascistes se dissimulant comme islamistes, les lignes de défense kurdes des unités de défense du peuple et des femmes continuent à résister sans fléchir. Les combattants composés de multiples ethnies – femmes et hommes – offrent une résistance farouche avec un grand courage héroïque, et les troupes d’invasion turques de la deuxième plus grande armée de terre de l’OTAN ne progressent que très lentement et se heurtent à une résistance féroce.

    Il y a une large mobilisation des masses au Rojava. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté à Afrine contre l’invasion turque. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à une marche à travers le Rojava jusqu’à Afrine.

    Au Rojava, des milliers de personnes des autres cantons viennent dans le canton d’Afrine pour lutter contre l’invasion de la Turquie. Depuis une semaine, des dizaines de milliers de femmes manifestent dans le centre d’Afrine malgré les bombardements.

    La déclaration de Leila Khaled de la direction du FPLP (Front du peuple pour la libération de la Palestine) est un signal important dans la lutte contre la division entre Arabes et Kurdes. Elle a déclaré lors du 3e Congrès du HDP (Parti Démocratique des Peuples – Turquie) : « Je vous salue de la part du peuple palestinien. … Aujourd’hui, à Ankara, j’ai vu deux façades différentes. D’une part, tous les policiers qui ont encerclé la salle de congrès et occupé les rues. Nous voyons la même image également en Palestine. Mais d’autre part, j’ai vu ici les peuples de Turquie et du Kurdistan. Les voix qui s’élèvent dans cette salle couvriront le bruit des chaînes de toutes les prisons et deviendront l’écho des voix de tous les peuples. … Nous aussi, nous élevons nos voix contre la guerre en Afrîne. … Les peuples construisent la vie et l’avenir. Depuis cette salle, je salue tous les peuples qui résistent » (ANF, 11.2.2018)

    Dans le contexte de la solidarité avec Afrine, des millions de personnes dans le monde entier sont déjà descendues dans les rues et des manifestations ont lieu chaque jour. Dans de nombreux pays, nous connaissons également une forte polarisation, en particulier entre Kurdes et Turcs. Dans ce contexte, l’ICOR fait un travail d’éducation très important dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien!

    La 3e Conférence mondiale de l’ICOR en automne 2017 a décidé de développer l’initiative pour un front uni anti-impérialiste et antifasciste, également contre l’accroissement du danger de guerre, le virement à droite des gouvernements et la fascination des appareils d’État.

    L’ICOR est mise au défi de défendre la révolution démocratique d’Afrine/Rojava contre l’invasion militaire du régime turc, de défendre la lutte du peuple syrien pour sa libération du régime d’Assad et contre l’ingérence de toutes les forces impérialistes, et aussi dans la lutte contre le danger d’une guerre mondiale.

    À cette fin, une journée mondiale d’action serait appropriée pour la solidarité avec la lutte pour la démocratie et la liberté, pour le retrait immédiat de toutes les troupes turques d’Afrine, pour le retrait de toutes les troupes impérialistes de Syrie et pour la paix, la liberté, le socialisme.

    Le développement actuel contribue à clarifier le caractère de l’impérialisme et qu’il ne peut y avoir de libération de l’exploitation et de l’oppression par le biais ou en alliance avec les impérialistes. Seule la lutte pour un avenir socialiste offre une issue. Pour ce faire, il faut renforcer l’ICOR même et toutes ses organisations membres.

  • Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    Déclaration de l’ICOR concernant l’agression militaire de la Turquie à Afrin.

    En tant que membre des Amis de l’ICOR, l’Unité Communiste de Lyon retransmet les déclarations de l’ICOR concernant les questions internationales.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle, par ailleurs, à rejoindre les manifestations de soutien à la cause des combattants et combattantes Kurdes.

    Stoppez la guerre d’agression fasciste contre le Rojava / Syrie du Nord! Afrin vivra!

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste Erdogan a ouvert un nouveau front de guerre contre Afrin et de nombreux endroits à Rojava-Nord de la Syrie. Ceci fait apparaître un nouveau foyer de guerre au rayonnement mondial.

    La résolution finale de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR affirmait:

    « Nous soutenons le mouvement de libération kurde contre les aspirations de l’impérialisme à influencer l’orientation de la révolution au Rojava, et nous continuerons à faire vivre le pacte de solidarité entre l’ICOR et la lutte de libération kurde ».

    Les FDS (Forces Démocratiques Syriennes dans lesquelles les forces kurdes jouent le rôle dirigeant) avaient infligé de lourds coups à « l’État islamique » réactionnaire-fondamentaliste fasciste à Kobané et à Raqqa. Aujourd’hui, les contradictions inter-impérialistes se déploient autour de la répartition des sphères d’influence. Les États-Unis, l’UE, Israël, la Russie et aussi la Turquie, l’Iran et l’Arabie Saoudite se battent pour la suprématie au Proche et Moyen-Orient.

    Le but de la Turquie est d’établir un corridor frontalier large de 30 kilomètres à travers le Rojava. Cela mettrait toutes les grandes villes, là-bas, sous leur contrôle.  Derrière la Turquie se trouve l’alliance de l’OTAN. Les impérialistes américains ont annoncé à l’avance qu’ils n’étaient « pas présents à Afrin ». Mais l’attaque a été rendue possible aussi par la Russie, puissance protectrice du régime d’Assad, en retirant sa puissance militaire à 17 km de la frontière turque. Cette attaque, la tentative d’occuper Afrin et des massacres parmi la population, sont dénommées cyniquement « Opération branche d’olivier  » par l’État fasciste turque. Il collabore à ce propos avec des milices de l’ASL (« Armée syrienne libre », armée surtout par la Turquie et aussi par l’alliance de l’ouest).

    En même temps, cette attaque en est aussi une contre la classe ouvrière internationale et tous les opprimés ! Dans le monde entier, Rojava représente la lutte victorieuse contre l’EI (« État islamique »), pour la démocratie et la liberté, les droits des femmes, la protection de l’environnement, le respect de toutes les ethnies et religions. Un soutien à la lutte contre l’invasion turque est aussi fourni par les populations arabe et turkmène.Comme si souvent dans l’histoire, la nation kurde est laissée seule par les impérialismes qui se prétendent être « amis ». La limite de «l’amitié» des impérialistes est toujours déterminée par leurs propres intérêts. Les alliés de la lutte pour la liberté, la démocratie et le socialisme sont les simples gens, le mouvement ouvrier international et les peuples du monde.

    Avec la 3ème Conférence mondiale, l’ICOR s’est préparée à des ébranlements inattendus et à un essor des luttes. Avec prévoyance, elle voyait le renforcement de la lutte kurde ainsi que la nouvelle flambée de la lutte pour la liberté et la démocratie dans la région avec les protestations de masse en Iran et la rébellion nationale en Tunisie, les luttes en Palestine.

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde de 2014 gagne en influence et en importance. Le principe de l’ICOR est qu’aucune lutte de libération ne doit être seule et isolée. La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme dans la préparation de la révolution socialiste internationale est à l’ordre du jour. Toute lutte progressiste doit faire partie de la lutte anti-impérialiste mondiale et pour la construction d’un front uni anti-impérialiste. À cette fin, l’ICOR a décidé de mener un travail de conscientisation parmi la classe ouvrière et les marges masses sur le caractère de l’impérialisme et sur son développement actuel.

    31/01/2018

    Par conséquent: Organisez et soutenez des actions de protestation et de solidarité dans le monde entier!

    Battez les pattes d’Afrin! La Turquie hors du Rojava! Tous les impérialistes hors de Syrie!

    Arrêt des livraisons d’armes et du soutien militaire de la Turquie!

    Arrêt de la persécution politique des activités démocratiques et révolutionnaire kurdes et turques sur l’ordre de la dictature d’Erdogan!

    Vive l’internationalisme prolétarien!

    Pour la paix, la liberté, le socialisme! En avant avec l’ICOR!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous! Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

    Signataires (en date du 31/01/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    4. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    5. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    6. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    7. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    8. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    9. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    10. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    11. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    12. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    13. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    14. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    15. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    16. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    17. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    18. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

    19. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    20. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    21. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    22. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    23. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    24. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    25. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    26. Krasnyj Klin   Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin »  [coin rouge]), Bélarus

    27. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    28. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque (signé après la date de sortie)

  • Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Solidarité internationaliste et anti-impérialiste avec Afrin et le Kurdistan !

    Depuis plus d’un mois maintenant, l’assaut lancé par l’Etat Truc se poursuit. Sous le nom cynique de « rameau d’olivier », cet assaut éventre les villes du Rojava, jette les populations sur la route de l’exode, assassine les civils, martyrise des populations qui croyaient trouver refuge dans les zones tenues par les forces combattantes de la coalition progressiste [PKK, PYD, YPG, YPJ, TKP/ML, TIKKO, MLKP ainsi que les bataillons internationaux].

                    Malgré sa force, la deuxième armée de l’OTAN et ses mercenaires de l’Armée Syrienne Libre, piétinent misérablement. Elles n’ont pris que 450km², de leur propre aveu, tout en subissant des pertes terribles. Elles se heurtent à la ferme résolution des combattants et des combattantes progressistes et révolutionnaires, lesquelles ne cèdent pas un pouce de terrain sans l’avoir défendu avec ardeur. Chaque pouce de terrain arraché par l’armée de mercenaires turcs est arrosé de son sang. Chaque mètre carré gagné est marqué d’une tombe.

    Mais l’étau se resserre d’heure en heure. Contre plus fort que soi, l’énergie et la volonté seule ne suffit pas.

                    La communauté internationale laisse faire. Elle laisse les kurdes se faire écraser par les hordes de la réaction, de l’obscurantisme, du fascisme, de l’asservissement. Elle laisse faire, car elle ne veut pas d’un Kurdistan qui puisse devenir un exemple de ce dont les peuples sont capables, lorsqu’ils possèdent leur terre, sans les exploiteurs et les criminels.

                    L’occident -dont la France au premier chef- laisse faire, pour permettre à la Turquie fasciste de sortir renforcée du conflit syrien. Elle y voit l’occasion d’affermir ses intérêts dans cette région convoitée. Elle ne voit que la possession des ressources en sous-sol, que les moyens de pouvoir les accaparer, que les moyens de contrer les concurrents internationaux.

                    La Russie et le régime syrien laissent faire, car ils ne désirent rien au monde plus que des Forces Démocratiques Syriennes affaiblies, obligées de demander de l’aide pour survivre et ne pas périr sous le feu de l’artillerie turque.

                    Un accord de la dernière heure a été trouvé, dans lequel les Kurdes doivent renoncer à leur indépendance chèrement payée, en l’échange de promesses de la part de Damas et de Moscou. Nous ne pouvons blâmer les combattants et les combattantes du Kurdistan, sans que cela ne remette en cause la nature profonde de ces régimes.

                    Les uns et les autres sont des impérialistes cyniques, sans la moindre considération pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Plus encore, ces forces sont même hostiles au projet des organisations combattantes de la région.

                    Les forces combattantes du Kurdistan Turc et Syrien veulent l’indépendance. Elles veulent la constitution non pas d’un état bourgeois de plus, mais bien d’un État libre de démocratie populaire. Elles combattent, dans un front uni avec leurs alliés, contre l’impérialisme, le capitalisme, l’obscurantisme, le sexisme et la destruction de l’environnement.

    Et cela, les capitalistes et les impérialistes ne peuvent le tolérer !

    Nous devons être solidaires et soutenir les combattants et combattantes de la liberté !

    L’Unité Communiste de Lyon salue la lutte exemplaire du peuple Kurde et appelle à rejoindre les manifestations contre l’agression au Rojava ! 

    Offrir une solidarité concrète : une tâche internationaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon n’a pas cru un seul instant aux promesses qu’ont fait un temps l’Etat français ou les USA aux Forces Démocratiques Syriennes. Elle ne croit pas non plus un seul instant aux promesses de Damas et de Moscou.  Certains sont ravis de celles-ci, car elle leur permet de mêler leur soutien de façade aux kurdes avec leur soutien profond à la cause de l’impérialisme russe et de ses croupions. Il s’agit du même genre d’hypocrisie sans bornes que celui de celles et ceux qui soutenaient l’Armée Syrienne Libre tout en se prétendant amis du peuple Kurde.

    L’Unité Communiste de Lyon est engagée dans plusieurs actions de solidarité concrète en direction du peuple Kurde :

     

    La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme. Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD. Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires communistes et anarchistes.

    L’Unité Communiste de Lyon est également membre des Amis de l’ICOR en France.

    L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. À cet égard, l’ICOR a fait ses preuves de façon exemplaire. Le pacte de solidarité a fait évoluer la solidarité internationale avec la lutte du peuple kurde pour la libération nationale et sociale et le lie au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Les militants et militantes de l’ICOR ont ainsi participé à la construction d’hôpitaux, dans lesquels plus de 4 000 enfants sont nés depuis 2014. Le pacte de solidarité de l’ICOR a permis atteindre d’importants succès ; maintenant il est nécessaire de le développer.

    L’Unité Communiste de Lyon rend hommages aux hommes et aux femmes qui ont quitté leur pays pour se joindre à la lutte des combattants et combattantes de la liberté. C’est avec une tristesse sans bornes que nous avons appris le décès au champ d’honneur de Kendal Breizh (Bretagne),  Baran Galicia (Etat espagnol) à Afrin,  Baran Sason (Flandre) à Deir Ez Zor.

    Nous saluons ces camarades, nous saluons leur engagement militant et internationaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à soutenir politiquement et financièrement la campagne de Soutien au Bataillon International du Rojava. Elle appelle également à soutenir les initiatives de l’ICOR.

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !

  • L’Unité Communiste de Lyon rejoint les Amis de l’ICOR

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint les Amis de l’ICOR

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint les amis de l’ICOR.

    L’Unité Communiste de Lyon a pris la décision, au cours de son congrès, de rejoindre les Amis de l’ICOR en France, dans le but de contribuer à un travail commun et unificateur. Cette décision a été accueillie favorablement par le comité gérant les adhésions au niveau de l’Europe.

    L’Unité Communiste de Lyon salue les membres de l’ICOR et des Amis de l’ICOR et les remercie de cette marque de confiance.

    L’Unité Communiste de Lyon regarde l’ICOR comme une première étape vers la reconstitution d’une organisation permettant de fédérer les partis communistes révolutionnaires, permettant de pouvoir en structurer et en diriger l’activité de manière coordonnée et centralisée, mais également comme un espace permettant de trancher de manière scientifique les questions idéologiques qui se posent à l’heure actuelle.

    L’Unité Communiste de Lyon ne veut pas que son nom ne soit qu’un prétexte. Elle désire que celui-ci ait un sens. A nos yeux l’unité n’est pas un vain mot. Elle est un but stratégique à atteindre. Nous avons des liens de travail avec nos camarades de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, organisation membre, elle aussi, des Amis de l’ICOR. Avec eux et elles, nous voulons avancer ensemble pour accroître la structuration et l’influence des idées communistes au sein de notre Etat. Nous considérons que nous partageons un diagnostic similaire sur la situation, ainsi qu’une stratégie qui nous permet de travailler conjointement.

    Nous les saluons fraternellement.

    Nous voulons aussi nous adresser à tous et toutes. Aux organisations qui se revendiquent de l’expérience de la Révolution d’Octobre, de la dictature du prolétariat. Aux individus qui la composent. 

    Nous rejetons la logique de concurrence entre les organisations communistes révolutionnaires présentes dans notre Etat, dans la mesure où nous avons vocation à avancer vers un but similaire. Nous ne sommes pas des khrouchtchévien qui proclament un « que le meilleur gagne » idéologique, centriste et fourre-tout. Nous considérons qu’il n’y a pas de « concurrence » bourgeoise entre écoles. Il existe un creuset dans lequel doivent se fondre les conceptions, dans lequel elles sont soumises au feu de la critique et de l’autocritique, dans lequel elles se heurtent au prisme de la réalité. Un creuset d’où sortira la nouvelle synthèse, celle qui correspond à l’heure et aux tâches actuelles.

    Nous avons choisi de retenir la dictature du prolétariat comme étant la ligne de démarcation principale. A nos yeux, elle est déterminante. Poser de manière politique la question du pouvoir populaire, d’un pouvoir qui s’érige pour le peuple et contre la bourgeoisie est le nœud gordien de l’heure actuelle. Elle est une question centrale, tout en étant directement accessible aux masses, en pouvant être comprise et appréhendée de manière concrète.

    Les débats qui en découlent peuvent, un temps, être tranchés dans le cadre d’une organisation unique, dans la mesure où les participants rejettent l’entrisme, le fractionnisme et tous les sabotages qui rendent impossible tout travail avec les réformistes et les trotskistes.

    Ce creuset n’existe pas encore. Nous considérons qu’il se créera au travers, en partie, de l’ICOR. Au sein même de cette organisation, à l’heure actuelle, bien des débats restent en suspens. Il n’existe pas de position unique au sein de l’ICOR. Il n’existe pas non plus de position parfaite. Comment pourrait-il en être autrement, sans la construction de l’outil qui permet, justement, de la développer ?

    Adhésion ne signifie pas subordination aveugle, ne signifie pas suppression des questions et des débats. A nos yeux, adhésion signifie la possibilité que ces débats ne soient plus l’apanage de sectes figées sur leurs positions, taillant le diamant brut de la pensée pour en faire un pur joyau. Cette adhésion signifie la possibilité de rationaliser nos forces, de les tourner davantage vers l’action, de ne plus défendre le marxisme, le marxisme-léninisme, le maoïsme, comme un fétiche, mais bien comme une science vivante, comme la science du combat de classe, comme la science de la révolution prolétarienne. Un grand nombre d’organisations, fonctionnant comme des partis en modèle réduit, s’échinent à assurer toutes les tâches qui incombent au rôle qu’ils s’imposent. Cette dispersion d’énergie est colossale et empêche de pouvoir faire face efficacement aux problèmes. Certes, elle a créé une génération de militants et de militantes efficaces, autonomes, travailleuses, solidement formées. Mais elle reste une structuration sous une forme de quasi-guilde, de confrérie, d’artisanat.

    Le mouvement communiste, ici, doit grandir et avancer. Ensemble.

    Dans ce cadre, les Amis de l’ICOR en France sont une première pierre dans le fait de pouvoir créer les relais pour les positions et l’activité de l’ICOR sur le terrain de notre Etat. L’Unité Communiste de Lyon affirme sa volonté de s’engager dans cette voie, de travailler avec les autres forces -et individus- qui composent cette amitié, dans le but de promouvoir l’ICOR et son travail, de le renforcer, de l’affiner.

    Cependant, nous rejetons l’attitude qui consiste à s’ignorer mutuellement, à se livrer un conflit sans intérêt et sans vainqueurs, hormis la bourgeoisie. Nous voulons entretenir des liens mutuellement profitables, entretenir des discussions, entretenir une camaraderie avec celles et ceux qui combattent dans le même camp que nous, dans la mesure où ceux-ci et celles-ci respectent des principes démocratiques et de débat prolétarien et scientifique.

    Nous voulons avancer, sous le drapeau rouge de la révolution.

    Nous saluons l’ICOR.

    Nous saluons les amis de l’ICOR

    Nous saluons les communistes qui luttent contre l’Etat français.

    Vive la révolution – Vive le communisme !

  • Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Afrin tiendra, Afrin gagnera !

    Hier, l’Unité Communiste de Lyon était présente à la manifestation en solidarité avec Afrin et les forces Kurdes, face à l’agression perfide et criminelle orchestrée par la Turquie et ses alliés djihadistes. Afrin, prise entre le marteau fasciste et l’enclume impérialiste, résiste toujours, se bat toujours ! La force du peuple n’est pas aisément brisée par les bandits et les criminels. Les YPG/YPJ combattent toujours, et coûtent aux fascistes de lourdes pertes.

    Nous avons pris la parole lors de cette manifestation, pour exprimer notre solidarité avec celles et ceux qui subissent les bombardements et l’invasion sanglante. L’opération militaire menée contre l’enclave, avec la complicité passive de la Russie et de l’occident, rentre dans le cadre d’une phase de dépeçage de la Syrie, dépeçage dans lequel la Turquie souhaite absorber le Rojava, et l’intégrer à son Etat, à cette prison des peuples.

     Mais nous voulions également nous adresser à celles et ceux qui, ici, ont eu l’esprit empoisonné par la propagande de l’Etat français en faveur de l’ASL, mais également par celle des pseudo-amis du peuple que prétendent être la Russie et son laquais Bachar Al-Assad.

    Enfin, nous voulions nous adresser aux fascistes turcs, venus clamer leur amour pour Erdogan, leur soutient à l’agression et aux crimes de guerres. Ces braves guerriers, à Lyon, n’en ont pas moins détalé devant les mobilisés, après une tentative honteuse de provocation.

    Pourquoi nous-sommes nous adressés à eux et elles ?

    Depuis le début de la guerre en Syrie, un mélange d’ignorance et d’opportunisme règne. Intoxiqués, certains ont cru les mensonges sur la nature de l’Armée Syrienne Libre, sur son caractère fondamentalement réactionnaire et obscurantiste, sur son rôle de laquais de la Turquie, du Qatar, de l’Arabie Saoudite et de l’occident.

     Beaucoup, aveuglés par une fausse association URSS / Russie, ont opté pour un soutien au régime de Bachar Al-Assad, à l’Iran, à la Russie, mordant ainsi à pleine dents dans les fausses-promesses des agences de propagande réactionnaire que sont Russia Today et Sputnik. Le campisme fait toujours des ravages.

    Cette ignorance est pardonnable. Mais ce qui ne l’est pas est le double jeu de certains, de certaines, qui soutiennent les Kurdes et les Forces Démocratiques Syriennes par opportunisme, par effet de mode. Qui travaillent sur deux fronts sans la moindre vergogne, en toute connaissance de cause, et qui un jour sont sous les drapeaux de l’ASL et de la Turquie, et le lendemain sous ceux de Partizan, du PKK, du MLKP. Nous nous sommes adressés à eux, en compagnie d’autres organisations, pour leur demander de comprendre que cela n’est pas possible, qu’il faut choisir.

    Il est possible d’être critique, mais dans le débat entre camarades, pas dans le soutien aux forces qui écrasent, qui égorgent, qui pillent, violent et tuent.

    L’attaque sur Afrin les a forcé à choisir.

    Quant aux fascistes turcs, ils suivent aveuglement Erdogan, débordant d’un orgueil honteux de celui qui voit ses bombes faucher enfants et vieillards dans les rues de villes martyrs. Ils le suivent aveuglement car ils sont persuadés que la Turquie sera gagnante dans cette guerre. Que des massacres ressortira une Turquie affermie, plus grande, plus puissante, plus libre.

    Erdogan lui-même doit partager, dans une certaine mesure, cette illusion, cette croyance que cette opération lui permettra d’affirmer son Etat comme une puissance régionale, comme un acteur incontournable.

    Ni l’un ni l’autre ne se rendent compte qu’ils ne sont, au final, que des petites marionnettes dans un jeu de dupe, dans un jeu dans lequel ils seront absolument tous perdants. En fait de grandeur, la Turquie ne sert que de valet, de serviteur, de laquais, aux grandes puissances impérialistes, qui jouent là le partage du monde. Elle est une variable d’ajustement, un pion, qui sert à la Russie, aux USA, à la France, pour définir la carte du monde.

    En fait de nationalisme, ces fascistes ne font qu’œuvrer à mettre en esclavage leur Etat. En fait de grandeur, ils seront par la suite utilisés comme paillasson par les autres puissances. En fait de gain, ils ne contribuent qu’a se soumettre, qu’a agir en parfaite chair à canon pour le compte de leurs maîtres. Aujourd’hui, le monde les courtise. Demain ils seront partagés eux aussi, réduits en miettes, balayés, hachés menus et massacrés.

    Car telle est l’inéluctable logique de la guerre impérialiste, car telle est l’inéluctable nature de la situation actuelle. Les impérialistes n’ont pas de fidélité ni d’honneur. Hier, ce furent les Kurdes qui furent trahis par leurs alliés de la veille, demain, qui sait ce qu’il en sera de la patrie que les fascistes prétendent défendre ?

    Ces « nationalistes » devraient plutôt brûler leur drapeau que de le brandir, cela serait plus cohérent. Car ils travaillent pour les bourreaux du peuple turc, qui sont également les bourreaux du peuple Kurde. Erdogan est un valet qui se donne des airs de seigneur. Mais il travaille  contre son peuple, contre les masses populaires de l’Etat truc, contre ceux qui souffrent, qui sont exploités et opprimés.

    Si les « nationalistes » turcs étaient cohérents, ils jetteraient à bas le drapeau de l’oppression. Erdogan est l’ennemi des Turcs, des Turques, des Kurdes. Il est l’ennemi des classes populaires de ces deux nations. Ses serviteurs fascistes sont tout autant les ennemis de ces deux peuples, et ne conduisent qu’à la ruine et à la misère.

    Les barricades ont ceci de fantastique qu’elles n’ont que deux côtés. Et celui que prennent les « nationalistes » turcs est celui de l’esclavage, celui de la servilité auprès des grandes puissances impérialistes, celui d’un valet qui brûle de bien agir pour être récompensé par son maître.

    Celui des Turcs révolutionnaires, celui des organisations de lutte Kurde, celui des forces progressistes et des forces communistes, est le seul camp de la liberté, le seul camp de la défense des peuples, le seul camp de la justice, de la paix et de la prospérité pour tous ceux et celles qui souffrent dans la longue nuit de l’impérialisme.

    Les agents de l’impérialisme échoueront devant la ferme résolution des combattants et des combattantes d’Afrin, du Rojava, des FDS, des organisations révolutionnaires. Car la force du peuple ne peut être muselée par les chaînes, elle triomphera toujours !

    Vive les forces combattantes ! Vive la lutte anti-impérialiste et antifasciste !

    Vive la lutte révolutionnaire !

    Nous adjoignons à ce message la déclaration des Amis de l’ICOR concernant la situation d’Afrin.

    les Amis de l’ICOR déclarent avec le message de solidarité ci-dessous leur entière solidarité et leur soutien à la lutte internationale contre l’agression de la part de la Turquie contre Afrin et Rojava !

    Amis de l’ICOR – France24 janvier 2018

    Message de solidarité avec la lutte de libération du peuple kurde :

    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdogan vient d’ouvrir un nouveau front de guerre dans le nord de la Syrie. Après la victoire sur Daesh, remportée surtout par les femmes et les hommes des forces d’autodéfense du peuple YPJ/YPG et ses alliés arabes des Forces Démocratiques de Syrie, les différentes puissances impérialistes veulent se partager la Syrie entre elles.

    Cela ouvre une nouvelle phase dans cette guerre et crée une nouvelle zone de combat militaire mettant encore plus en danger la paix mondiale.

     L’acte agressif de la Turquie vient avec la bénédiction de l’impérialisme américain, de l’OTAN et du régime russe de Poutine. Le gouvernement français est un proche allié du régime d’Erdogan, qui a été reçu tout récemment par Macron. Nous savons d’expérience qu’aucun pouvoir impérialiste n’est et n’a jamais été un allié honnête des justes luttes de libération. Les seuls vrais alliés se trouvent dans le prolétariat international et chez les peuples du monde qui luttent pour la liberté, la démocratie et le véritable socialisme.

    Les Amis de l’ICOR en France se dresseront contre toute agression impérialiste en Syrie. Nous continuerons à soutenir la lutte de libération kurde dans le cadre du Pacte de solidarité passé avec l’ICOR

    Les amis d’ICOR se joignent à la protestation mondiale et à la résistance active contre l’agression fasciste :

    Stoppons la guerre d’agression fasciste de la Turquie contre Afrin et Rojava au Nord de la Syrie!

    Soutien à la lutte de libération du peuple kurde et de tous les peuples opprimés !

    Combattons ensemble l’impérialisme. Pour le socialisme révolutionnaire !

  • Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2018

    Vœux de l’Unité Communiste de Lyon pour l’année 2018

    A tous et toutes,

    Camarades,

    En ce début d’année 2018, l’Unité Communiste de Lyon adresse ses vœux les plus chaleureux à l’ensemble des exploités et des opprimés.  Elle leur adresse des vœux de lutte, de combativité, de solidarité. Des vœux qui ne peuvent se réaliser par une force métaphysique, mais uniquement sous l’égide d’une plus grande organisation, d’une plus grande structuration, d’une unité de volonté sans cesse trempée par la lutte commune.

    Car, à l’échelle mondiale, une déferlante réactionnaire et belliciste frappe les masses. Elle n’épargne aucune région du globe. Qu’elle soit par les attaques sur les droits sociaux ; par les rhétoriques obscurantistes ou par la guerre, elle suit la même logique : diviser ceux qui ont tout en commun, pour les écraser dans le détail et les exploiter.

    Un sentiment apocalyptique noie ce début d’année. Un sentiment d’être au bord du précipice.

    Camarades, la guerre couve partout dans le monde.

    Le jeu de provocation que mène les USA contre la Corée du Nord se poursuit. Devant le refus de la RPDC de courber l’échine devant Trump, une véritable campagne en faveur du conflit se développe, jouant sur les ressorts les plus éhontés pour obtenir l’adhésion ou la neutralité de la plus grande partie de l’échiquier politique.

    Une tension palpable entre OTAN et forces Russes demeure particulièrement importante. Cet été, les manœuvres de Zapad-2017, au cours desquelles les Russes ont opéré une véritable démonstration de force, ont hypnotisé les occidentaux, lesquels redoutaient même une escalade militaire de grande ampleur. Le régime Ukrainien tout comme les directions des Etats Baltes poursuivent une radicalisation basée sur la réhabilitation des nazis locaux, tandis que la Russie joue sur une imagerie impériale pour justifier ses prétentions et sa politique d’expansion.

    En Afrique, en Asie tout comme au Moyen-Orient, les impérialismes mènent diverses campagnes pour contrôler ces zones ou les ressources de leurs sous-sols. Ces guerres directes ou indirectes entraînent des blessés, des morts, des exils chez les populations touchées. Les pions des impérialistes, auparavant encensés et récompensés de distinctions prestigieuses, comme le prix Nobel de la paix, dévoilent leur vrai visage.

    En Europe centrale et occidentale, même la situation est loin d’être calme. Que ce soit la ligue réactionnaire portée par les urnes en Autriche, ou les tensions en Catalogne, lesquelles peuvent déboucher sur une guerre civile, les nuages s’amoncellent.

    La misère s’accroît partout dans le monde. Pour la deuxième fois, l’espérance de vie aux USA a reculé. Le gouvernement américain vient de lancer une réforme fiscale qui exempte la bourgeoisie américaine de taxes, privant les masses populaires des USA de soins, de protection sociale. C’est ce modèle, directement inspiré par Thatcher et Reagan, que Macron veut importer ici.

    C’est le luxe et l’opulence d’une bourgeoisie parasitaire que nous payons chaque jour un peu plus cher. Les augmentations significatives de taxes sur les produits de consommation courante, sur les dépôts bancaires, sur la vie de tous les jours sont payées le plus largement par les masses populaires. La bourgeoisie fait financer les moyens de maintenir son ordre injuste par les deniers du peuple.

    De dures luttes seront à mener cette année, pour défendre la paix mais également pour préparer la lutte frontale contre la bourgeoisie.

    Mais ces sombres nuages ne peuvent faire oublier, camarades, un fait essentiel !

     La roue de l’Histoire tourne, et la bourgeoisie ne saurait l’arrêter, la stopper, la retourner. Elle se heurte sans cesse aux masses qu’elle jette dans la misère. Elle se heurte sans cesse à tout ceux et celles qu’elle a bafoué et trompé. Chaque fois que la bourgeoisie croit gagner un nouveau marché, croit trouver une nouvelle manière d’amasser des richesses, elle creuse un peu plus son tombeau.

    La démocratie bourgeoise est rejetée et conspuée par des parts toujours plus larges de la population, que ce soit en France ou ailleurs. Elle se démasque chaque fois davantage comme une mascarade, comme un rideau de fumée, comme de la poudre jetée aux yeux.

    Ni le capitalisme, ni son système politique corrompu n’est en mesure de faire face aux défis de demain. Et cela, les masses populaires, dans leur plus large majorité, le ressentent parfaitement. Le sentiment révolutionnaire grandit peu à peu, en réponse aux attaques subies, en réponse à la trahison.

    L’an passé, la bourgeoisie a espéré que le centième anniversaire de la Révolution Prolétarienne d’Octobre serait un chant au clairon, devant une tombe, par des folkloriques et des nostalgiques. Il n’en est rien.

    La défaite des pays socialistes est un revers, non une faillite. La bourgeoisie elle-même en a connu plusieurs avant de s’imposer comme la classe hégémonique. Le socialisme et, ultimement, le communisme sont toujours l’avenir.

    Le mouvement communiste au sein de notre Etat se recompose toujours, et l’Unité Communiste de Lyon compte jouer son rôle dans cette recomposition. Son but est qu’émergent les bases d’une unité large, d’habitude d’échange et de travail commun, sans esprit de secte ou de cercle. Que l’isolement et l’ignorance mutuelle soient remplacée par la reconnaissance mutuelle et par l’idée de  rapprochement.

    Nous espérons pouvoir contribuer à la naissance de cet espace, au sein duquel les contradictions pourront être résolues de manière positive et scientifique. Que puisse naître l’organisation qui nous manque tous.

    A l’échelle internationale, malgré les dires et les racontars de la bourgeoisie, la lutte révolutionnaire est un flambeau qui ne s’éteint pas. Le drapeau rouge flotte toujours sur des bastions, au sein des bases naxalbari, au sein des zones de guérilla philippines, au fronton des communes libérées par les forces révolutionnaires au Kurdistan.

    De nouveau, l’idée d’une internationale prend le chemin de la concrétisation. Partout, en cette année 2018, le monde appelle une lutte unifiée, pour que soit battue la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon souhaites donc, à toutes et tous, ses meilleurs voeux de combativité, d’endurance, de solidarité et de volonté !

    En avant vers une année de lutte et de combats !

    Vive la lutte révolutionnaire et populaire !

    Vive le communisme !

  • 2017 : Le bilan – partie 2 : Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    2017 : Le bilan – partie 2 : Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    Bilan de l’Unité Communiste de Lyon

    L’année passée fut riche en expérience, en luttes, mais également en avancées pour l’Unité Communiste de Lyon, qui doit faire décanter cette somme d’expérience pour lui permettre de s’adapter à sa tâche : être une des pierres de la création d’un Parti Communiste révolutionnaire.

    A la conférence de Bottrop, nous camarades présents expliquaient ainsi nos tâches :  Actuellement, essayant de régler nos problèmes les uns après les autres, nous tentons avec tous les camarades de France représentés ici, en suivant l’exemple du groupe « l’Emancipation du travail » de Plekhanov, tout en participant aux luttes, de renforcer notre capacité à diffuser plus largement les idées marxistes-léninistes. Nous le faisons par la rédaction de brochures, par l’édition, par la diffusion, par la formation. Par ce travail, nous cherchons à contribuer à accroitre l’influence du marxisme-léninisme et à l’étendre à de nouveaux milieux. Ces milieux, formés dans la lutte des classes, contribuerons à former la base d’un tel congrès d’unification.

    Pour remplir ces tâches, l’Unité Communiste de Lyon à fondé son site internet, sur lequel, entre le 1er janvier 2017 et aujourd’hui, plus de 150 articles ont été publiés, ainsi que 21 brochures de notre plume et 37 ouvrages numérisés dont des inédits en français. Ce site internet à ainsi connu près de cent mille visites depuis avril 2017, permettant de diffuser l’idéologie marxiste-léniniste ainsi que les positions et la ligne politique de l’Unité Communiste de Lyon.

    Nous avons de grands chantiers.

    L’Unité Communiste de Lyon travaille, tout d’abord, au sein de son congrès, à son propre développement. Celui-ci doit nous permettre de développer notre stratégie d’unification, de déterminer quelles en sont les modalités, quelles en sont les lignes de démarcation.

    Nous travaillons toujours à la constitution de notre Centre de Recherche Marxiste, dont l’un des pans les plus importants est la constitution du Centre de Documentation Révolutionnaire. Bien qu’ayant subit des retards, le développement de ce centre ce poursuit toujours.

    Son but demeure de cataloguer l’ensemble de la documentation révolutionnaire disponible, sous chacune de ses formes, et de la mettre le plus largement possible – au travers d’une interface efficace- à la disposition du plus large nombre. Plus largement, son but consiste à pouvoir disposer d’un pool de talents, de traducteurs, de correcteurs, pour permettre la mutualisation la plus poussée et pratiquer l’économie des forces au sein du mouvement communiste francophone.

    A terme, nous maintenons la volonté de proposer des collaborations transorganisationelles sur les différentes questions idéologiques, politiques ou même pratiques, dans le but de contribuer à briser l’esprit de secte, malheureusement toujours aussi puissant dans notre Etat.

    Nous voulons régénérer notre idéologie par ce travail, lui redonner vie et profondeur, permettre de l’adapter à la réalité concrète, mais également d’ouvrir de débat pour que chacun en tire profit.

    Nous avons lancé, dans le même ordre d’idée, une plate-forme de médias, encore embryonnaire, nommée Planète Rouge. Celle-ci a pour volonté de libérer la parole et la capacité d’expression des militants et militantes communistes, en s’ouvrant aux contributions individuelles de manière large. Tant que la publication reste dans le cadre du débat prolétarien, de l’apport, mais également dans le cadre de la défense de la dictature du prolétariat et de ses implications logiques, la parole est ouverte.

    L’Unité Communiste de Lyon fut présente au meeting de l’ICOR, où elle a pris par ailleurs la parole. Cette conférence a été l’occasion de nouer des liens internationaux, mais également de pouvoir s’inscrire dans une dynamique de travail hors du cadre restreint de notre Etat. Nous ne considérons pas l’ICOR comme un outil parfait, il est plus que nécessaire qu’un travail sérieux soit fait en son sein, mais cependant, elle représente une étape, elle répond à un besoin, une nécessité de l’heure actuelle : celle d’un cadre de débat et d’unification.

    Nous voulons impulser une politique d’unité et d’unification dans l’ensemble de notre Etat. Cette politique d’unification doit rompre avec ce qui a été tenté avant. A l’issue de notre congrès nous formulerons nos thèses sur la question de l’unité au sein et à l’extérieur de notre Etat. Pour autant, nous confirmons notre constat, exprimé à la conférence de l’ICOR: « nous n’avons qu’un milieu Marxiste-léniniste minuscule, morcelé. Morcelé par un sectarisme de groupes qui se voient chacun comme un Etat-major et qui ne créent pas de cadre de discussion qui permette d’apporter une solution scientifique aux problèmes, qui n’apporte aucune mutualisation des expériences de lutte. » Ce sont à ces problèmes immenses que l’Unité veut s’attaquer.

    L’Unité Communiste de Lyon avance sur ces chantiers stratégiques essentiels. Cela ne l’empêche pas de travailler au jour le jour auprès des masses et d’être présente dans les luttes. Lutte contre la loi travail, antifascisme, syndicalisme, solidarité internationale… L’Unité Communiste de Lyon, dans la mesure de ses moyens, s’est impliquée dans chacun de ces combats.

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon avance et se transforme.

    L’Unité Communiste de Lyon demeure une organisation jeune. En presque deux ans d’existence, bien des vicissitudes restent à traiter. Cependant l’Unité Communiste de Lyon considère qu’elle a franchi le stade la plus critique de son existence, à savoir le fait de s’inscrire dans la durée. Nous avons acquis la certitude que ce que nous construisons, même si il est voué à disparaître dans une unification, n’est pas un simple feu de paille, mais bien le fait de construire un outil qui nous manquait.

    Une étape, à nos yeux, à été franchie. L’Unité Communiste de Lyon est désormais une organisation reconnue, tant à l’échelle de notre Etat qu’internationalement. Elle est une organisation possédant une physionomie politique, déterminée par des lignes de démarcation. Elle est une organisation ayant un contenu, une pratique.

    Mais nous ne nous laissons pas gagner par la fièvre du succès, et nous nous devons d’être vigilants et critiques.

    Nous avons un devoir d’autocritique sur le fait que nous n’ayons pas tenus tous nos engagements, que nous n’ayons pas répondu de manière convenable à tous les appels au devoir, à tous les appels de nos camarades.

    C’est un fait indéniable. C’est un fait que nous ne saurions escamoter, il est l’incarnation de nos faiblesses et de nos manques. Nous travaillons à les éliminer pour progresser. Eliminer le libéralisme et les tendances petite-bourgeoises qui nuisent à son activité. Eliminer les tendances au dogmatisme comme à l’empirisme, au folklorisme… La liste est longue et la lutte, constante.

    Mais il ne s’agit pas d’espérer que la perfection naisse d’elle même. Nous partons d’un monde dominé par l’idéologie bourgeoise, par ses pratiques, par ses failles. Nous ne voulons pas être de ceux qui se déclarent parfaits et au dessus de tous reproches. Mais nous voulons tendre vers l’amélioration, vers le progrès, en s’inspirant de ce qui fut réalisé par le passé.

    Nous nous inspirons de l’expérience chinoise et des 5 Haos qu’elle a initié :

    ·         « 1. Avoir une correcte pensée politique.

    ·         2. Pratiquer l’entraide entre camarades pour renforcer l’unité du collectif

    ·         3. Apprendre des plus avancés et apprendre aux retardataires

    ·         4. Savoir innover et économiser en travaillant

    ·          5. Remplir les normes de production. »

    L’Unité Communiste de Lyon avance. Elle est dans sa phase de congrès, laquelle doit lui permettre de pouvoir clarifier ses positions et sa stratégie. Elle avance vers plus d’efficacité, plus d’influence. Elle avance en luttant contre ses propres tendances au sectarisme et au localisme. Elle progresse et s’enrichit de son expérience.

    Elle forme un nouveau creuset dans lequel ses militants avancent, derrière des principes de camaraderie, derrière une volonté de débat prolétarien, pour contribuer efficacement au combat politique. Elle doit réussir à ne pas devenir une secte parmi d’autres, à être ouverte, tout en ne sombrant pas dans la démagogie et dans le centrisme.

    Ce sont là les tâches assignées à ce congrès, étape essentielle dans la vie d’une organisation. Ce sont là les passages obligés pour partir d’un bilan et se tourner vers l’avenir.

    2018 sera une année, elle aussi, de lutte et de combats. Une année critique à plus d’un titre, tant en termes de politique intérieure que de situation internationale. Les immenses tendances au conflit mises en branle l’année passé seront pas stoppées par les vœux pieux annoncés lors des fêtes de fin d’année. 2018 démarre sous le signe de l’incertitude, de la tension et de l’attention. Au milieu de ce maelstrom guerrier et antisocial, les communistes doivent faire front contre les projets de la bourgeoisie.

  • Communiqué commun de l’UPML et d’ l’UCL. Meeting de l’ICOR – 100 ans de la Révolution d’Octobre.

    Communiqué commun de l’UPML et d’ l’UCL. Meeting de l’ICOR – 100 ans de la Révolution d’Octobre.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon et de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

     sur le séminaire de l’ICOR célébrant les 100 ans de la Révolution socialiste d’Octobre

    L’UPML et l’UCL étaient présentes au séminaire de l’ICOR des 25-26-27 octobre 2017, à Bottrop [Allemagne]. Étant les seules organisations françaises présentes nous avons choisi de nous exprimer d’une seule voix.

    En premier lieu, nous remercions l’ensemble des organisateurs et des organisatrices, tout comme nous remercions chaleureusement les sympathisants qui nous ont hébergés. Nous saluons également les plus de 1000 participants du séminaire dont les membres des 60 organisations participantes à ce séminaire, en cette année symbolique du centenaire de la révolution.

    Pour rappel, l’organisation qui a pris en charge ce séminaire, l’ICOR, est une association de 50 partis et organisations communistes, révolutionnaires de différents courants correspondants à l’éclatement du mouvement communiste aujourd’hui. Son objectif est de s’opposer au système impérialiste mondial en coordonnant le travail de différents partis à travers le monde et d’œuvrer pour la révolution socialiste internationale et l’instauration de la dictature du prolétariat.

    Le mouvement révolutionnaire est bien vivant

    Nous considérons que la tenue de ce séminaire est un succès et un symbole important. Sa tenue est une illustration du fait que, cent ans après la Révolution d’Octobre, les organisations révolutionnaires n’ont pas été balayées. Elles n’ont pas été anéanties par les tentatives de la bourgeoisie de stopper la roue de l’histoire. La tenue de ce séminaire est également une preuve que l’internationalisme prolétarien vit toujours, que le cœur de la lutte et de la volonté révolutionnaire bat toujours !

    Stephan Engel, membre historique du MLPD – Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, a introduit cette conférence en faisant un retour sur la situation en Allemagne. Au sein de cet État, les élections ont accordé, en effet, un pan important des voix à l’extrême droite, sous l’étiquette d’AfD (Alternative für Deutschland). Cette percée historique de l’extrême-droite au sein de l’Allemagne a poussé l’ancien dirigeant du MLPD à s’exprimer sur la lutte antifasciste. Il a très justement rappelé que celle-ci ne saurait exister de manière efficace sans être en lien directe avec la lutte des classes, sans être en rapport avec la situation des larges masses populaires, sans être en rupture avec la bourgeoisie. Bourgeoisie qui prend, cette année, le prétexte du centenaire de la Révolution d’Octobre, de la défaite bourgeoise face au peuple en armes, pour lancer une offensive contre le communisme. Offensive par la droite, avec le traditionnel discours des 100 millions de morts, avec les attaques contre l’idée même de socialisme et de communisme. Mais également offensive par la « gauche », flattant l’ultra-gauche, les anarchistes, les trotskistes, les rejoignant dans leur croisade anti-bolchevique.

    Le socialisme vainqueur avec la Révolution Bolchevique

    Le camarade Engel a ensuite fait un bref rappel des indéniables conquêtes de la Révolution Bolchevique, première révolution de ce type, tirant ses sources de l’expérience de la dictature du prolétariat issue de la Commune de Paris de 1871.

    La bourgeoisie et les croisés de l’anticommunisme ont beau s’échiner, comme le disait Lénine : « les faits sont têtus » : La révolution et la construction du socialisme ont apporté aux masses populaires du jeune État soviétique des avancées qu’aucun autre régime n’a pu leur accorder. Aucun ne l’aurait, non plus, voulu, car l’ancien monde, celui que la Révolution détruisit, était bâti autour de piliers tels que l’exploitation, l’obscurantisme, la domination d’une classe bourgeoise parasitaire, et même – au sein de l’Empire Russe – le servage.

    De ses ruines, naquit un monde où les maîtres mots sont égalité, justice et pouvoir populaire. Cela n’est pas resté que des mots jetés en l’air, comme de la poudre aux yeux, mais c’était bien une nouvelle étape dans l’avancée de l’humanité.

    En permettant au prolétariat et aux larges masses populaires de se saisir des leviers de commandement qui leur revenait légitimement, la révolution leur a permis de se saisir des problématiques qui les concernaient directement ; en prenant le pouvoir, les masses ont su imposer la politique qui allait dans leur intérêt, et non dans l’intérêt d’une minorité d’exploiteurs. En sont ressorties des conquêtes sociales que nul n’aurait pu envisager. Socialisation des moyens de production et collectivisation des terres permettant d’orienter la production non plus vers le profit, mais vers la satisfaction des besoins primordiaux, l’éducation gratuite, et obligatoire -l’analphabétisme qui dépassait les 90 % en Russie tsariste avait été quasiment éradiqué à la mort de Staline-, couverture sociale universelle -l’espérance de vie a été multipliée par deux entre 1924 et 1953-, et surtout, reconnaissance de l’égalité entre les hommes et les femmes. En effet, alors que dans les pays « démocratiques », la femme n’avait pas le droit de vote, et ne pouvait travailler, ni avoir de compte bancaire sans l’autorisation de son époux, la jeune URSS fut le premier pays au monde à compter une femme parmi ses figures politiques: Alexandra Kollontaï fut ainsi la première femme au monde à avoir été membre d’un gouvernement (commissaire du peuple à l’assistance publique), et à avoir tenu le poste d’ambassadrice à l’étranger, la camarade Kollontaï ayant été envoyée en ambassade au Mexique (1926-1927), en Norvège (1927-1930), puis en Suède (1930-1945), notamment au moment où cet Etat était l’épicentre de toute la diplomatie mondiale.
    Bien qu’indéniablement, une critique soit à faire sur les erreurs de la République des Soviets, celle-ci ne peut-être faite que constructivement, pour corriger les manques, non pour remettre en question l’ensemble du combat pour la construction du Socialisme. Ces conquêtes sans précédent n’auraient pu avoir lieu sans la révolution, une chose que ses détracteurs ne reconnaîtront jamais.

    Le marxisme – une science vivante !

    Tout au long du séminaire, il a été rappelé par quasiment tous les intervenants (à commencer par Stephan Engel dans son introduction), que contrairement à celles et ceux qui défendent une application mécanique et dogmatique du marxisme, ni Lénine, ni le Parti, ni la révolution en tant que telle n’ont suivi un schéma préétabli. La Révolution d’Octobre fut le fruit du caractère vivant du marxisme, de son caractère de guide pour l’action, non de dogme sclérosé. La Révolution d’Octobre s’est nourrie de l’expérimentation, sur un canevas dessiné par le marxisme. Ce qui a rendu la victoire possible, ce n’est pas l’adaptation scolaire de la théorie de Marx et Engels par Lénine et les bolcheviques, mais l’adaptation de celle-ci aux conditions matérielles du vieil empire tsariste. Le camarade Lénine a su donner vie au marxisme, dans la théorie et dans la pratique, une méthode de travail scientifique qui doit nécessairement inspirer tous les communistes à travers le monde.

    Cette nécessité de s’inspirer de l’exemple de Lénine est d’autant plus criante que la situation internationale actuelle présente des similitudes mais aussi des différences avec celle à laquelle étaient confrontés les bolcheviques. Les rivalités inter-impérialistes, les menaces de conflits et les conflits ouverts ne sont pas sans rappeler les situations d’avant-guerres du 20e siècle. Si actuellement une guerre mondiale n’est pas dans l’intérêt des impérialistes, le nombre de conflits et de guerres régionaux et la menace générale d’une guerre mondiale augmentent.
    Hier, la grande majorité de l’humanité vivait dans les colonies ou semi-colonies. Aujourd’hui, la plupart des quelques 200 pays existants sont principalement capitalistes, même si certains sont encore dépendant. Par ailleurs, une grande partie de la population mondiale vit dans des pays impérialistes. De nouveaux pays impérialistes se sont formés, comme la Chine, l’Inde, la Russie et d’autres progressent pour participer au partage des marchés et du monde. Toutes questions actuellement en discussion. Le séminaire a discuté des dangers, mais aussi des potentialités de cette évolution de manière controversée et passionnée.

    Impérialisme et social-chauvinisme sont nos ennemis !

    Si la première partie du séminaire a essentiellement tourné autour de la question de l’impérialisme, les intervenants sont revenus sur un problème auquel nous sommes également confrontés en France, y compris dans certains milieux prétendus « communistes », celui du chauvinisme. Il a été rappelé très justement que la social-démocratie, au sein des pays impérialistes, dès lors qu’elle n’est pas internationaliste, dégénère ainsi vers le social-chauvinisme, terreau de la réaction la plus crasse. L’exemple de la France insoumise est à cet égard parlant. Nous savons que nombre d’adhérents à La France insoumise défendent et se positionnent comme anti-capitalistes. Mais les positions de JL Mélenchon, obsédé par ce qu’il appelle « la place de la France dans le monde », reviennent à soutenir l’impérialisme français. Mélenchon ne cache pas sa sympathie pour Vladimir Poutine, à la tête d’un régime réactionnaire et impérialiste. Selon le leader de la FI, la Russie aurait le mérite de s’opposer au seul « vrai » impérialisme, l’impérialisme américain, face auquel tous les autres ne sont, à ses yeux, que des mouvements de résistances. Évidemment, cette publicité mensongère n’a pour but que de faire passer un discours nationaliste et anti-communiste, et finalement réduit les peuples à n’être que de la chair à canon au profit de bourgeoisies concurrentes. Ainsi, une conclusion s’impose : la lutte anti-impérialiste ne consiste pas dans le fait de se mettre sous l’aile d’une bourgeoisie contre une autre, mais elle doit être étroitement mise en parallèle avec la lutte des classes, avec la lutte des opprimés contre leurs oppresseurs. Les communistes n’ont qu’un seul camp, celui des intérêts du peuple.

    Révolution, centralisme démocratique et culture prolétarienne de débat

    La Révolution d’Octobre, et la critique de la social-démocratie, mène à une prise de position commune et évidente : la révolution ne peut pas, bien évidemment, passer par les urnes. Si, dans la stratégie et la tactique marxiste-léniniste, les communistes usent de tous les moyens mis à leur disposition, légaux comme illégaux, on ne doit jamais oublier que notre stratégie repose sur la révolution par les armes, et la dictature du prolétariat comme moyen pour bâtir la société socialiste. Une telle stratégie ne peut être mise en place qu’avec l’appui d’une discipline de fer, qui ne peut fonctionner que si les décisions centrales et les débats et expériences de la base fusionnent au plus près. C’est ainsi que fonctionne le centralisme démocratique, indispensable au bon fonctionnement de toute organisation communiste.

    A ce propos, nous ne pouvons que saluer la façon dont s’est tenu le séminaire, très respectueuse de la culture du débat prolétarienne. Les camarades présents ont pu s’exprimer librement, à égalité avec les autres partis et organisations, dans un cadre qui a permis la prise de parole de tous, que l’on soit ou non d’accord. Une critique est à faire cependant, la limite trop courte des interventions, rendant compliqué le développement de certaines idées.

    Cette discipline de parti vient directement s’opposer à ce que la nouvelle présidente du MLPD, Gabi Fechtner, qualifie très justement de révolutionnarisme petit-bourgeois, propre aux anarchistes, cultivant le spontanéisme, la paresse intellectuelle, et multipliant les actions sans stratégie, juste utiles à épuiser nos forces.

    A l’issue du séminaire, deux résolutions ont été votées par les organisations présentes. La première résolution concernait les dix camarades du TKP/ML (parti communiste de Turquie/marxiste-léniniste); il a été décidé par l’ensemble des camarades présents d’exiger leur libération, en tant qu’ICOR. La seconde résolution concerne plus généralement le résultat du séminaire, les participants s’étant accordés à la quasi-unanimité sur l’importance d’une telle initiative, sur son impact indéniablement positif, tant aux niveaux politique, historique que moral, et sur la nécessité de multiplier ces occasions.

    La position de L’Unité Communiste Lyon, que nous partageons avec l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste est la suivante :

    L’importance que nous, communistes de France, de toutes les organisations, devons accorder à l’ICOR est capitale. L’ICOR a réalisé l’exploit de rassembler 60 organisations/partis internationaux afin d’échanger et travailler ensemble.

    Le travail avec l’ICOR ou avec les Amis de l’ICOR est nécessaire à la propagande large de la perspective du socialisme à l’international comme en France. Gangrené par le sectarisme, l’opportunisme, les travers sociaux-chauvins, le militantisme français a un travail d’unification immense et profond à faire.

    Nous ne pensons pas que ce travail se fait au sein de sectes, mais dans un combat d’ensemble. Nous pensons que le travail au sein de l’ICOR peut poser les bases du cadre dans lequel se réalise cette unité.

    L’expérience communiste rend d’autant plus nécessaire l’ICOR sous forme d’une coordination des organisations révolutionnaires, allant vers une nouvelle internationale ; la diffusion des idées marxistes léninistes, la coopération pratique et le soutien mutuel sont essentiels à l’évolution du mouvement ouvrier.

    L’ICOR, à l’heure actuelle, est une organisation importante et dynamique pour occuper l’espace laissé par l’effondrement des tentatives de reconstitution d’une internationale communiste. Il lui reste bien des étapes à franchir pour parvenir à remplir les tâches exigées pour devenir un véritable centre à l’échelle mondiale. Ces étapes sont, certes, imposantes, mais sont inévitables pour que renaisse une force communiste cohérente.

    En tant qu’organisations marxistes-léninistes en France, nous nous sommes exprimés communément sur deux questions fondamentales: l’étude et la diffusion du marxisme-léninisme au sein de la classe ouvrière et des masses populaires ainsi que la nécessité de sortir des logiques de groupuscules, et de construire un parti communiste révolutionnaire étroitement lié à la lutte des classes en France.

    Nous voulons élever notre niveau de compréhension de la science marxiste, mais non par fétichisme, non par intellectualisme, non par amour des livres pour les livres, mais bien pour redonner à notre sa place : celle d’un guide pour l’action consciente et organisée des masses.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste veulent, dans la mesure de leurs forces, s’engager dans cette construction essentielle, vitale, pour que le mouvement communiste international renaisse et soit de nouveau en mesure de vaincre le système capitaliste et impérialiste.

    En avant pour l’unité des communistes révolutionnaires dans la construction du Parti en France !

    En avant pour la révolution socialiste internationale !

    Unité Communiste de Lyon – Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste