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  • Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE – ICOR

    Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE – ICOR

    Résolution sur la droitisation de la politique d’accueil des migrants au sein de l’UE

    – ICOR – 16 juillet 2018 –

    «  Pour une Europe de paix, de prospérité et de liberté ! » Avec de telles phrases mélodieuses, les dirigeants tentent de dissimuler la nature impérialiste de l’Union européenne. Aujourd’hui, la discussion sur l’UE est d’une importance mondiale. Car, compte tenu de la critique justifiée à l’égard du président américain Trump et de l’impérialisme US-américain en tant que fauteurs de guerre principaux et ennemies de tous les peuples, beaucoup de gens à travers le monde entier considèrent l’UE toujours encore comme « toutefois encore plus humaine » au lieu de voir qu’elle est aussi de par son essence impérialiste. Pour cette raison, diffuser la vérité sur l’UE est une tâche importante de l’ICOR à l’échelle mondiale. Depuis longtemps déjà, l’UE est responsable, au niveau politique et militaire, pour les flux de réfugiés de beaucoup de pays comme par exemple d’Afghanistan et de Syrie. La réalité est aujourd’hui : Plusieurs gouvernements d’États impérialistes de l’UE connaissent actuellement des crises politiques et gouvernementales aiguës, d’abord et surtout l’Allemagne, actuellement l’Angleterre, ainsi que l’Italie et l’Espagne. L’UE se trouve dans une crise profonde avec un développement vers la droite prononcé des gouvernements !

    Lors du sommet de Bruxelles des 27 et 28 juin, les États impérialistes de l’UE se sont mis d’accord sur un durcissement ultra-réactionnaire et raciste de la politique à l’égard des réfugiés, ce qui équivaut à une dissolution du droit d’asile. Même avant cela, la Méditerranée est devenue une fosse commune pour des milliers de réfugiés. Pendant leur réunion récente les chefs de gouvernement sont parvenus à un arrangement sur des camps d’internement fermés, de préférence en Afrique du Nord. À l’instigation de l’UE, de tels camps existent déjà en Libye, où la traite des êtres humains, les mauvais traitements et le viol sont à l’ordre du jour. Le corps de garde-frontières FRONTEX doit être porté à 10 000 hommes. L’armement militaire des gouvernements réactionnaires du Niger et du Tchad est censé intercepter les réfugiés bien au large de la côte méditerranéenne et beaucoup d’entre eux périssent dans le désert. Cette politique inhumaine s’accompagne d’une agitation raciste de partis fascisants, d’extrême droite contre les réfugiés. Ce faisant, ils détournent l’attention des responsables des flux de réfugiés : le système impérialiste mondial, les sociétés internationales qui pillent les matières premières et la main-d’œuvre de l’Afrique ou qui sont les principaux responsables du développement de la catastrophe environnementale mondiale.

    L’ICOR défend le droit de fuite. En même temps, l’ICOR s’engage pour que les masses dans leurs pays luttent pour se libérer du capitalisme. Dans cet esprit la construction d’un Centre médical à Kobanê/Rojava/Kurdistan du Nord, sur la base du Pacte de solidarité entre l’ICOR et les organes d’autogestion, a permis le retour de nombreux réfugiés.

    Mais en face de tout ce développement réactionnaire des gouvernements vers la droite, il y a également beaucoup de protestations, grèves, manifestations et du soutien pratique pour les réfugiés de la part des masses. En même temps, les travailleurs et les masses d’Europe et du monde entier luttent – comme En Hongrie, les gens luttent contre la victoire électorale manipulée d’Orban, en Allemagne contre l’introduction de lois fascisantes de police ou en Autriche et en France contre le démantèlement des droits sociaux et des droits des travailleurs ! En raison de leur perte de confiance, des grèves de travailleurs et des luttes de masse généralisées, les gouvernements européens traversent des crises politiques de plus en plus profondes.

    Le développement vers la droite est la réponse des gouvernements à l’intensification par bonds de la tendance du système impérialiste mondial à produire des crises et aux déplacements des rapports de force dans la compétition impérialiste mondiale. Ceux-ci conduisent à une augmentation généralisée de la préparation impérialiste d’une guerre. Cette politique s’accompagne d’une propagande chauvine, d’une fascisation des appareils d’État et d’un démantèlement massif des droits et libertés démocratiques bourgeois. Ce développement est le plus avancé avec l’établissement du fascisme en Turquie.

    Mais tout ce développement réactionnaire vers la droite des gouvernements est également contré par de nombreuses protestations, grèves, manifestations et aides pratiques aux réfugiés du côté des masses dans toute l’Europe sur la base d’une conscience internationaliste croissante.

    Les dirigeants le savent : Il devient dangereux pour eux quand la classe ouvrière et les autres masses populaires luttent sous la direction de révolutionnaires pour le renversement de l’impérialisme. Par conséquent, le fer de lance anticommuniste de leurs attaques est dirigé contre eux. La construction de partis révolutionnaires dans tous les pays et leur ralliement à l’ICOR est la conclusion la plus importante.

     

    Le moment est également venu de construire un large front uni antifasciste et anti-impérialiste dans tous les pays !

     

    Arrêtons le développement vers la droite de toujours plus de gouvernements !

    La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée !

    Renforçons la construction de partis révolutionnaires, renforçons l’ICOR !

     

    Signataires (en date du 25/07//20187. Liste actuelle des signataires sur le site Web www.icor.info):

    1. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    3. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun

    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    7. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    8. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    9. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    10. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    11. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    12. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin » [coin rouge]), Bélarus

    13. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine

    14. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

    15. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    16. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    17. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    18. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    19. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    20. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    21. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    22. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    23. PR Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    24. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    25. PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    26. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    27. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    28. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    29. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    30. БКП Българска Комунистическа Партия (Bulgarische Kommunistische Partei)

  • Communiqué de l’ICOR concernant l’anniversaire de la Nabka

    Communiqué de l’ICOR concernant l’anniversaire de la Nabka

    L’anniversaire de la Nakba. Solidarité à l’échelle mondiale avec la lutte juste du peuple palestinien pour la liberté!

    ICOR, (International Coordination of Revolutionary Parties & Organizations), 20. mai 2018

     

    Depuis des décennies et de façon aggravée depuis plusieurs semaines Israël sioniste et impérialiste terrorise la lutte de libération palestinienne et a assassiné plusieurs dizaines de manifestants à la frontière avec la Palestine. Avec ses attaques Israël sioniste et impérialiste apporte bien des souffrances à la population palestinienne. Cependant celle-ci ne se laisse pas dissuader de son combat juste, dont la perspective doit être à la fin un état laïc démocratique. Un point culminant était la journée de la Nakba le 15 mai. En 1948, 800 000 Palestiniens furent expulsés de leur patrie ce jour-là dans un exil qui perdure jusqu’à nos jours.

     

    „L’ICOR dénonce le sionisme comme lance de fer de l’impérialisme-US dans la région du Moyen-Orient et condamne les crimes contre le peuple palestinien. Depuis 1947 le peuple palestinien vit sous le joug du colonialisme, exploité, affamé, privé de ses terres, massacré ou poussé en force à quitter la Palestine. Des actes de barbarie et de génocide ont été commis par les sionistes qui continuent jusqu’à nos jours.“ Israël agit de cette manière agressive aussi pour affaiblir la force de la lutte palestinienne pour la libération et son rayonnement sur d’autres luttes pour la démocratie et la liberté, pour la libération nationale et sociale – au Kurdistan, en Iran. Les forces au pouvoir se trouvent dans la défensive ! C’est justement dans la lutte anti-impérialiste et antifasciste commune au Moyen Orient / en Asie occidentale que réside une grande force. “La cause palestinienne demeure une partie indissociable du mouvement révolutionnaire international, anti-impérialiste et anti-sioniste. » (Citations: Résolution finale de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR; Résolution de la 3e Conférence mondiale de l’ICOR sur la Palestine, november 2017)

     

    C’est pourquoi l’ICOR appelle ses 51 organisations membres du moment et toutes les forces internationalistes à la solidarité avec le peuple palestinien:

    Vive la solidarité internationale !

    Liberté pour la Palestine !

     

    Signataires (en date du 24/05/2018, d’autres signataires sont possibles):

     

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    6. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    12. БРП(к)   Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
    13. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    14. SMKC   Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque
    15. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    19. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    20. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie
    21. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    22. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    23. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    24. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    25. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    26. PC/ML   Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)
    27. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)
    28. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    29. ROL   Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis
    30. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela
  • Message de solidarité avec les luttes en France – printemps 2018

    Message de solidarité avec les luttes en France – printemps 2018

    Message de solidarité avec les luttes en France 

    ICOR

    La Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires salue les ouvrières et ouvriers, les étudiants et les autres travailleurs en France qui luttent contre la politique anti-ouvrière et anti-populaire du gouvernement Macron-Philippe. Votre grève est suivie et soutenue au niveau international!

    Au centre de vos luttes – la résistance contre l’attaque du gouvernement sur les cheminots! Le gvt Macron veut s’attaquer à vos statuts, acquis et défendus dans des multiples grèves et luttes.

    Le gouvernement dit vouloir «transformer» et «moderniser» la France?

    Cette soi-disant «réforme»  pour la SNCF aurait des conséquences désastreuses: des emplois supprimés ou précarisés, des conditions de travail et de combat plus dur, la division des équipes de camarades, l’affaiblissement des syndicats.

    La réforme serait aussi très négative pour l’environnement avec d’autres milliers de km supprimés et plus de trafic de voitures, des régions rurales seraient encore plus mises à l’écart.

    Ça serait cela – la France moderne??

    En fait, ce qui se passe en France – se déroule dans des multiples pays – dans les pays d’Europe et dans le monde entier. Les secteurs publics entiers sont transformés en marchés pour les grands groupes internationaux. Un peu partout, ces monopoles internationaux cherchent à investir leurs immenses profits dans les transports, les hôpitaux, les maison de retraites, écoles etc. pour en faire une marchandise.  

    La logique du profit règne sur toute la société – c’est le monde de Macron. Et en politique extérieure, c’est de l’impérialisme quand Macron avec Trump et May bombarde la Syrie.

    Dans d’autres pays, les travailleurs se battent aussi pour défendre et améliorer leur conditions de travail et de vie, parfois contre les mêmes groupes du capital international.

    Nos expériences montrent:

    Seule une grève continue et générale, soutenue par de larges parties de la population, peut nous apporter des succès !

    Retrait du projet de loi gouvernemental pour la SNCF !

    Une victoire en serait aussi une pour tous les autres travailleurs attaqués. Elle en serait aussi un encouragement énorme au niveau international. L’ICOR fera connaître votre lutte au niveau  mondial et organisera la solidarité.

    Pour l’offensive ouvrière international contre le capital financier international!

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!

    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!

     

    L’ICOR-Europe s’engage à faire connaître les différentes luttes et à les coordonner en Europe. Elle a déjà soutenu la lutte contre la loi travail en 2016. Les plus de 50 organisations membres de l’iCOR se soutiennent mutuellement dans la construction du Parti révolutionnaire.

    Dans ses statuts, l’ICOR écrit:  «Les masses dans le monde ne veulent pas périr dans la barbarie capitaliste! La politique méprisante pour le genre humain du capital financier international incite l’élan révolutionnaire de l’humanité vers une société sans exploitation et oppression, sans misère, destruction de l’environnement et guerre qui offre des perspectives à la jeunesse.» C’est le socialisme.

    Vive l’internationalisme prolétarien!   

    Signataires (en date du 28/04/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    2. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    3. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    4. MIKSZ   Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
    5. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)
    6. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    7. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    8. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    9. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    10. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    11. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    12. PR-ByH   Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
    13. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
  • Retour sur les journées de Saint-Pétersbourg – ICOR

    Retour sur les journées de Saint-Pétersbourg – ICOR

    Évaluation des journées à Saint-Pétersbourg en novembre 2017

    ICOR, Coordination centrale, 29 mars 2018

    La 2eConférence mondiale de l’ICOR prit la décision, en 2014, de fêter le Centenaire de la révolution d’Octobre et de réaliser une campagne à ce propos avec différents composants. Un point culminant particulier des activités de l’ICOR étaient les activités couronnées de succès à Saint-Pétersbourg avec comme apogée la manifestation le jour de l’anniversaire de la révolution d’Octobre (7 novembre) avec 8 000 à 10 000 participants. Et de plus un programme chargé e.a. le grand banquet de l’ICOR le 8 novembre.

    Les jours à Saint-Pétersbourg se déroulaient dans un vent contraire violent : La route de la manifestation sur la Perspective Nevski, rue principale animée par les masses, fut interdite. Selon l’idée de Poutine, les activités devraient se passer à Moscou. Le PCFR y avait aussi invité. Saint-Pétersbourg ne doit en aucun cas prendre le devant de la scène ! Smolny – le centre de l’état-major de planification de la révolution et siège du bureau de Lénine – fut fermé « tout à coup » pour nos groupes de visiteurs, quoique nous les ayons annoncés des mois auparavant. La salle, promise pour le grand gala, est annulée. Le 5 novembre plus de 200 personnes sont arrêtées à Saint-Pétersbourg, ce que nous apprenons seulement par les camarades russes. Aucun journal en a informé.

    La préparation: Les activités à Saint-Pétersbourg avaient été préparées en collaboration la plus étroite étroite avec les camarades du MLP pendant longtemps. Mais aussi des contacts, remontant dans le passé, comme ceux du MLPD et en particulier de Stefan Engel avec le Parti communiste ouvrier russe (PCOR) – qui avait publié le livre de Willi Dickhut « Restauration du capitalisme en Union soviétique » en Russie, bien qu’il ne partage pas l’analyse du développement vers le social-impérialisme.), étaient des facteurs importants de la réussite. La coordinatrice principale est allée voir de nouveau Saint-Pétersbourg et le MLP début 2017. Le projet dans son ensemble, à partir des logements, des différentes activités et manifestations jusqu’au travail d’alliances commun fut délibéré et uniformisé. Une conversation longue et intensive avec Victor Tjulkin l’a convaincu du projet de l’ICOR, de sorte que la construction ciblée d’une alliance Octobre 100 ait pu être entamée et que le parti, important aussi au niveau international, soit devenu une force fondamentale de la manifestation.

    Étapes importantes : La brigade internationale des jeunes (du Népal, de l’Allemagne et des Pays-Bas) accomplit un travail excellent dans son ensemble au préalable et pendant les journées pour soutenir les près de 200 délégués de l’ICOR. Ceci a déjà commencé avec l’accueil chaleureux à l’aéroport où la brigade des jeunesétait le lieu d’accueil pour les révolutionnaires du monde entier pendant plus de 72 heures ; elle prit soin que tous trouvaient leur logement etc. Vadim du MLP : « Au début, j’avais craint que ces journées ne se passent pas tellement bien. Mais l’arrivée des camarades de la brigade des jeunes m’a réchauffé le cœur, car beaucoup de choses devenaient alors plus faciles. À partir de ce moment-là, je savais : tout ira bien » La brigade des jeunes avait élaboré des directives qui étaient une orientation importante.

    Le programme de visites : Les deux autobus pour la visite guidée de la ville étaient pleins à craquer et une grande partie des camarades ont exploré à pied les lieux de la révolution. Avec Ludmilla et Sergej nous disposions de guides compétents. Nous avons réalisé une manifestation commémorative au Champ-de-Mars où sont enterrés les morts de la révolution de Février. Et pendant un arrêt sur le pont Neva nous avons entendu l’histoire, comment, en 1917, les révolutionnaires ont retiré la clé à un vieux garde du pont responsable, avec laquelle on arrive à démarrer le mécanisme qui lève les ponts. Saint-Pétersbourg est une ville merveilleuse !

    Le concert du 6 novembre avec 700 visiteurs avait été organisé par le PCOR. Il y avait des contributions excellentes et qualitativement très avancées par des artistes de Saint-Pétersbourg et de Russie. La présentation du groupe musical Gehörwäsche d’Allemagne incarnait dans un certain sens la perspective révolutionnaire et jeune de ces festivités. Un point culminant fut le discours de Sanjay Singhvi pour l’ICOR. Et de nouveaux contacts de grande valeur en résultaient avec un parti de la Corée du Sud, des communistes plus âgés, des « mineurs mérités » de Saint-Pétersbourg et des contacts avec d’autres visiteurs internationaux comme de Grèce et de Turquie, avec des paysans …

    Point culminant des activités à Saint-Pétersbourg/Léningrad était sans aucun doute la manifestation le soir du 7 novembre qui, avec environ 8 000 participants, prend son point de départ à la gare de Finlande et trouve sa conclusion avec 10 000 participant(e)s devant le croiseur Aurore. La mobilisation était difficile. Les camarades russes avaient décidé que ne seraient ni faits des dépliants, ni accrochés des affiches. Aucun journal, aucun blogue sur Internet ne devait en informer. La mobilisation ne se faisait donc que de bouche en bouche. Un fort bloc de l’ICOR avec des délégations de onze pays, une vague de drapeaux de l’ICOR et une culture combative de la manifestation devient le pôle d’attraction, quoique ses 200 à 300 participants soient une nette minorité. La manifestation était préparée méticuleusement et suivait une régie mûrement réfléchie. Toute l’apparence, la discipline, les paroles, les chants ouvriers et en particulier l’« Internationale » et le rayonnement optimiste et en toute conscience exerce une grande attraction. Les gens se mettaient à chanter en masse, disaient merci, achetaient de la littérature, quelques-uns rejoignaient la file.

    Malheureusement, ce n’était pas l’ICOR mais le MLPD qui pouvait parler (Justification Tjulkin : « Nous n’avons pas encore la confiance face à l’ICOR, mais elle a bien pu se consolider face au MLPD pendant beaucoup d’années »). La raison en était que la participation décidée à court terme du PCFR révisionniste donnait à celui-ci le droit – selon ce que disait le PCOR et que confirmait le MLP – de marcher ensemble avec la deuxième plus grande organisation, le PCOR, à la tête de la manifestation et de décider de la liste des orateurs. Il n’y avait que très peu de temps pour en délibérer et tous les camarades de l’ICOR qui participaient – y inclus ceux du MLP – étaient d’accord que le MLPD comme organisation de l’ICOR parle et présente l’idée de l’ICOR. C’est ce qu’il a fait. Un feu d’artifice termine le tout et les représentants de l’ICOR et ses amis se placent encore ensemble devant l’Aurore.

    Le grand gala avec 300 participants de 20 pays était une conclusion adéquate des jours à Saint-Pétersbourg et une fraternisation émouvante. La soirée a commencé avec l’entrée des matelots avec les drapeaux de l’ICOR ! C’était une chorale de véritables matelots qui, pour commencer la soirée, chantaient avec tout le monde l’Internationale et puis les partisans de l’Amour. Monika, la coordinatrice principale de l’ICOR, a modéré la soirée avec de nombreux brefs discours, des toasts et des contributions culturelles. Ce qui était très surprenant c’est que le président du PCOR remettait des décorations.

    Au niveau financier, les événements de Saint-Pétersbourg étaient aussi un succès. Les dépenses avaient été assumées et même les frais du MLP et de la brigade des jeunes ont pu être remboursées en partie.

    Quelques voix au sujet des jours à Saint-Pétersbourg :

    Kazi/PC Bangladesh : « La manifestation avec ses couleurs somptueuses était très bien. Elle a lancé un signal historique, car après l’effondrement du socialisme les communistes étaient très faibles et surtout fragmentés et abattus. Au début des années 1990, j’étais souvent en Russie et l’ambiance était catastrophique parmi les communistes. La manifestation d’aujourd’hui montre que les mouches ont changé d’âne. » Il nous montre des photos des festivités du Centenaire de la révolution d’Octobre à Dhaka, Bangladesh, le même jour. Les organisations révolutionnaires ont organisé une marche en étoile. Le cortège des manifestants de son organisation comprenait 22 000 personnes !

    Tuta/PPP Pérou : « La défaite de la classe ouvrière et des révolutionnaires est remplacé par le début d’une nouvelle passion révolutionnaire dans le monde entier. Je suis heureux de pouvoir y assister en tant que représentant de l’ICOR. Nous avons encore beaucoup de travail devant nous. »

    Adismar /Plataforma Golpe de Timon/Venezuela : « Je félicite les camarades de cette manif grandiose ! Je constate la grande volonté de tout avoir accompli par des actions grandement volontaires. Cent ans après la révolution d’Octobre le communisme est plus important que jamais avant…. Aujourd’hui, nous avons passé une journée merveilleuse qui restera inoubliable pour tous les participant(e)s. »

    Les visages des camarades russes du MLP rayonnaient aussi de fierté et de joie. Ils avaient lutté âprement contre des milliers de résistances pour réaliser la manifestation. Le MLP en tant que petite organisation a accompli de grandes choses. Une responsabilité énorme reposait sur lui – de la part des dirigeants, des révisionnistes et partiellement aussi par son propre découragement. Son bilan : « Mais nous avons fait notre chemin et, avec la clarté de l’ICOR derrière nous, nous avons pu réussir de mener à bien beaucoup de choses, même comme petite organisation. Il n’est pas exagéré de dire que sans l’ICOR les activités n’auraient pas pu être réalisées dans cette dimension. »

     

  • Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Communiqué Commun TKP/ML, Partizan et Unité Communiste de Lyon – Amie de l’ICOR.

    Un premier mai rouge, solidaire, combatif, révolutionnaire !

    Le TKP/ML, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon – ICOR ont défilé conjointement à Lyon, le premier mai.

    La manifestation de Lyon fut massive, avec environ 8 000 manifestants. En effet, la lutte que mènent les travailleurs et travailleuses pour défendre leurs droits est particulièrement intense. La bourgeoisie française mène attaques sur attaques contre le prolétariat de France. Le gouvernement français mène une politique d’anéantissement des droits sociaux, des protections sociales, de l’ensemble de conquêtes arrachées par la lutte au cours du XIXe et du XXe siècle.

    Travailleurs et travailleuses, étudiants et étudiantes, chômeurs et chômeuses ont pris la rue. Il et elles n’étaient pas seules ! Celles et ceux qui combattent l’impérialisme étaient à leurs côtés !

    Car le premier mai n’est pas un jour comme les autres pour les travailleurs et les travailleuses. Il n’est pas un jour comme les autres pour celles et ceux qui subissent l’oppression impérialiste, coloniale, capitaliste ou obscurantiste.

    Le premier mai est le jour de la lutte. Le jour où les rues sont remplies par ceux-là même qui sont exploités.

    TKP/ML et Partizan en Turquie, UCL en France, notre lutte est la même. Nous nous battons contre l’impérialisme mondial, contre les mêmes exploiteurs, contre les mêmes criminels. Ceux qui saignent le peuple et qui accaparent les richesses. Contre les patrons qui pillent ceux qui produisent tout, et qui ne vivent de rien.

    Dans d’autres villes -en France, en Turquie, dans le monde entier- les drapeaux de la révolution se sont dressés. Les masses populaires ont pris la rue, dans les cortèges des organisations syndicales, dans les cortèges des organisations politiques révolutionnaires.

    Nous défilons ensemble, dans la solidarité internationale, dans l’idée que nous réalisons le vœu de Lénine, qui, en 1920, il y a 99 ans, s’exclamait « Travailleurs et peuples opprimés de tous les pays, unissez-vous ! » alors que se fondait le Komintern.

    Notre solidarité, notre volonté de lutter en commun, contre nos ennemis communs, triomphera des ennemis du peuple. Ni le fasciste Erdogan, ni le libéral Macron ne peuvent briser l’inéluctable avancée des masses vers leur libération. Ni l’un ni l’autre, quelque soient les armes employées, ne peuvent mettre fin à la lutte des classes, moteur de l’Histoire.

    Ni l’un ni l’autre ne reculent devant les crimes et les horreurs pour triompher.

    Ni l’un ni l’autre ne triompheront, pourtant.

    Ils ont beau tenter de renverser la roue de l’Histoire, leurs jours sont comptés. Leurs tombes se creusent peu à peu.

    Les immenses forces populaires sont invincibles, lorsqu’elles sont dirigées par les organisations communistes. Elles triomphent de tout, renversent tous les obstacles.

    Inspirées par les expériences fondamentales des révolutions Russes et Chinoises, inspirées par les luttes et les combats menés par le passé, les forces communistes portent l’avenir. Un avenir de liberté, un avenir d’égalité. Un avenir d’une société sans classes ni Etat.

    Une société juste, une société communiste !

    En Turquie comme en France : 1er mai rouge ! 1er mai révolutionnaire !

  • Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    Solidarité avec le GWTUC- Bangladesh

    ICOR, (International Coordination of Revolutionary Parties & Organizations), 24/04/2018

    Les militants syndicaux sont actuellement attaqués au Bangladesh. Récemment, il y avait un mouvement revendiquant un salaire minimum de 16 000 BDT (environ 190 USD) par mois. Les membres de l’organisation de l’ICOR, le PCB (Parti communiste du Bangladesh), jouent un rôle important en organisant les travailleurs et le mouvement, mais ils sont confrontés à une forte résistance de la part des propriétaires d’usines et du gouvernement. Le 31 janvier, les travailleurs d’Ashiana Garment Industry à Dhaka et des dirigeants du Garment Workers’ Trade Union Centre (GWTUC) ont été attaqués de manière barbare, lorsqu’ils réclamaient des droits syndicaux pour les travailleurs. Après l’incident, de fausses plaintes ont été déposées contre les dirigeants et les travailleurs blessés par l’organisation patronale de la Bangladesh Garment Manufacturers and Exporters Association (BGMEA). La plainte déposée par la BGMEA est dirigée contre 15 dirigeants de première ligne de la GWTUC et plus de 150 travailleurs. La police a accepté les fausses accusations des propriétaires de l’usine, mais n’a pas enregistré les accusations de la part des travailleurs. La secrétaire générale de la GWTUC, Joly Talukder, et Sadekur Rahman Shamim, un membre éminent de la direction, ont été envoyés en prison l’après-midi du 1er avril 2018 lorsqu’ils se sont rendues au tribunal CMM de Dhaka après avoir passé la période de libération sous caution accordée par la Haute Cour. Malgré le fait que les plaintes déposées se référaient à des articles qui permettent la libération sous caution, le tribunal a refusé d’accorder une caution aux dirigeants ouvriers en raison de l’influence de la BGMEA. Dans la même affaire, deux ouvriers de l’usine ont été arrêtés en février et se trouvent toujours en prison. De plus, 30 travailleurs ont également été licenciés par Ashiana Garments sde elurs usines. Des poursuites policières complètement fausses sont engagées intentionnellement contre des dirigeants ouvriers afin d’arrêter le mouvement en faveur d’un salaire minimum plus élevé. Le gouvernement soutient la BGMEA et refuse les revendications des travailleurs de façon cohérente. Bien que la Haute Cour ait accordé aux dirigeants arrêtés la libération sous caution le 4 avril, ils doivent encore être libérés de prison.

    Aussitôt que ces nouvelles de l’arrestation des syndicalistes dirigeants ont été rendues publiques par le PCB, l’ICOR et d’autres organisations de soutien et surtout la Conférence mondiale des femmes ont organisé des actions de solidarité.

    L’ICOR condamne la manière répressive dont les dirigeants ouvriers ont été traités. Elle appelle les ouvriers dans le monde entier à descendre dans les rues pour les revendications suivantes :

    1. Libération immédiate de tous les dirigeants ouvriers de la GWTUC ;

    1. Suspension de toutes les fausses plaintes portées contre eux ;

    1. Des mesures contre les vrais coupables, responsables des blessures et attaques contre les dirigeants ouvriers.

    Signataires (en date du 24.04.2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    2. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    3. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))

    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    5. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    6. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    7. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    8. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    9. Krasnyj Klin Gruppa Kommunistov-Revoljucionerov „Krasnyj Klin“ (Groupe de révolutionnaires communistes « Krasnyj Klin » [coin rouge]), Bélarus

    10. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    11. KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque

    12. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    1. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    2. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    3. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    4. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    5. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    6. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    7. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    8. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    9. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    10. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    11. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    12. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    13. PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    14. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    15. PML del Perú Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    16. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    17. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    18. БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))

  • 1er Mai Déclaration commune de l’UPML et de l’UCL

    1er Mai Déclaration commune de l’UPML et de l’UCL

    Pour un premier mai de lutte de classes, pour un 1er mai de solidarité,

    pour un premier mai révolutionnaire !

    Préface de l’Unité Communiste de Lyon.

    Partout dans le monde, les bourgeoisie, les impérialismes frappent.

    Partout dans le monde, l’exploitation s’accroît.

    Partout dans le monde, la police frappe.

    Partout dans le monde, le sang coule.

    Partout dans le monde, la misère, la famine, le fascisme gagnent du terrain.

    La bourgeoisie est l’ennemie de l’humanité !

    Ceux et celles qui organisent l’exploitation des richesses, l’exploitation des travailleurs et des travailleuses, la ruine de l’environnement, promettent un avenir sombre. Un avenir néfaste pour l’humanité entière.

    Détruire les protections sociales, réduire les salaires, presser jusqu’à la dernière goutte la sueur et le sang de ceux qui produisent toutes les richesses du monde. Voilà le programme des bourgeois et des bourgeoises.

    En concurrences les unes avec les autres, les bourgeoisies et les impérialismes embrigadent les masses pour les dresser les unes contre les autres. Les guerres de repartages menacent.

    Ce n’est pas une fatalité ! Ce n’est pas inéluctable !

    Partout sur le monde, les masses en colère se rebellent.

    Partout dans le monde, elles s’organisent pour lutter, pour combattre.

    Partout dans le monde, le drapeau de la révolution prolétarienne se dresse.

    Partout dans le monde, le spectre du communisme cause la terreur de la bourgeoisie.

    En Asie, en Afrique, aux Amériques, en Europe, en Océanie, partout sur la Terre, les organisations révolutionnaires défilent, aujourd’hui, jour international de la lutte des travailleurs et des travailleuses.

    Contre la terreur du régime d’Erdogan dans l’Etat Turc, contre le fascisme de Duterte aux Philippines, contre les réactionnaires Hindoux en Inde, les drapeaux rouges sont dressés. Contre les régimes réactionnaires partout dans le monde, le drapeaux des organisations révolutionnaires, sous la bannière de l’ICOR, défilent.

    Combattons l’exploitation partout dans le monde ! Combattons contre la bourgeoisie et ses Etats réactionnaires !

    Vive la premier mai de lutte internationale !

    Déclaration commune de l’Unité Communiste de Lyon et de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste

     

    Le premier mai est la journée internationale de lutte de la classe ouvrière. Il est le jour du combat des travailleuses et des travailleurs du monde entier contre l’oppression organisée par les capitalistes, par la bourgeoisie, par les exploiteurs et les exploiteuses.

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste et l’Unité Communiste de Lyon, sont toutes deux membres des Amis de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) en France. Nous clamons, d’une seule voix, la nécessité de faire de ce jour une date illustrant la combativité des masses populaires et leur solidarité internationale.

    Dans le monde, les impérialistes poussent à la guerre. Les USA, la France,  le Royaume-Uni, la Russie soufflent sur les braises ! Poussée par la concurrence exacerbée entre puissances impérialistes, celles-ci désirent partager le monde à nouveau. Le camp de la paix existe, mais reste fragile. Les Amis de l’ICOR et l’ICOR contribuent à travailler à le renforcer, à le solidifier, à lui donner corps.

    Dans notre État, la bourgeoisie monopoliste mène une charge, tambour battant, contre les droits des travailleurs et des travailleuses. Le gouvernement de La République en Marche, véritable missile de croisière du patronat, mène frappes sur frappes contre les conquêtes sociales.

    La bourgeoisie mène une stratégie ambitieuse. Son but n’est ni plus ni moins que de reprendre le terrain perdu durant un XXème siècle de lutte. Elle veut tout ; elle veut briser chaque droit :

    • Détruire le Code du Travail, opération dans laquelle les laquais sociaux-démocrates du gouvernement précédent ont ouvert largement la voie. Plus de conventions collectives, plus de lois contraignantes, plus de droit de grève –de facto. Les travailleurs et les travailleuses sont à la merci de leur patron ou de leur patronne.

    • Démanteler les protections sociales. La réforme de l’impôt, préparée par le gouvernement, vise à asphyxier l’intégralité des caisses fonctionnant par cotisation. Le chômage, l’Assurance Maladie, les retraites passent entre les mains de l’État. Désormais, elles sont à sa merci. Pourtant, la ponction repose toujours sur les masses populaires, au travers de la hausse de la CSG, que la bourgeoisie sait contourner par ses experts fiscaux, par ses évasions, par sa triche.

    • Pulvériser le service public. Macron et ses sbires ouvrent des marchés immenses aux investisseurs. Le rail, la santé, l’éducation, l’énergie sont en droite ligne de mire. Cela permet d’offrir de splendides cadeaux à la bourgeoisie, aux frais des masses. Qu’importe si la mort frappe les malades, qu’importe si les prix des transports sont exorbitants… tout est bon pour répondre à la commande de la bourgeoisie. D’autant que casser la reconnaissance des diplômes revient à attaquer en douce le code du travail.

    • Un changement dans le rapport de l’État bourgeois aux masses populaires. La suppression de la taxe d’habitation étrangle les collectivités locales, qui repassent, comme sous De Gaulle, entre les mains de l’État. Une commune se montre insolente ? Les vivres lui sont coupées. De plus, le mode de gouvernement restreint les débats à l’Assemblée, déjà peu démocratiques. Macron, finalement, agit comme un royaliste dans son style de direction.

    • Les lois répressives et les opérations de police sont là pour écraser toute résistance populaire. De manière croissante, les mouvements sociaux connaissent une répression sans bornes. Lorsque la police ne peut intervenir, ce sont les fascistes, qui la remplacent, agissant en toute impunité.

    • L’impérialisme français porte la mort et la guerre partout où ses intérêts sont présents. Bombes sur la Syrie, interventions en Libye, au Mali, en Centrafrique, Afghanistan,… néo-colonialisme en Afrique… Et ceux qui fuient la guerre et la misère sont refoulés, emprisonnés -mineurs comme adultes- ou meurent dans la neige des Alpes, dans les vagues de la mer.

    Le monde d’avant Macron était un monde d’inégalité, un monde d’exploitation. Mais le monde qui s’annonce est glaçant, rétrograde. Nul doute que ce qui attend les masses populaire sera une illustration de la tendance à la paupérisation, tant relative qu’absolue, prédite par Marx.

    Les communistes ont des tâches à remplir. La lutte économique seule ne suffit pas. Les grèves seules ne feront pas plier le gouvernement, et encore moins la bourgeoisie et son pouvoir d’État. Nous ne sommes pas de ceux ou de celles qui défendent des mots d’ordres creux de nationalisations « démocratiques ». La réponse ne saurait être un simple rejet de la politique gouvernementale ou la remise entre les mains de l’État des moyens de production. Non, la réponse est politique.

    Les croyances dans la possibilité d’une alternance politique par la voie des urnes sont des chimères. « Il n’est pas de sauveur suprême, ni dieu, ni césar, ni tribun », clame l’Internationale. A raison. Les politiciens et les politiciennes bourgeoises sont passées maîtresses dans l’art de tromper les masses populaires. Ils et elles ne voient la misère que comme un moyen d’accéder aux postes, aux sinécures, aux fauteuils du pouvoir.

    Le cadre de la démocratie bourgeoise est un cadre étriqué, trompeur, traître. Nous le rejetons. Pourtant, nous clamons le fait que nous sommes légitimes à représenter une opposition au gouvernement, aux programmes des bourgeois et des bourgeoises. Seulement cette opposition ne peut être que hors des pièges de la bourgeoisie, elle ne peut être qu’extra-parlementaire. La démocratie des masses, des assemblées générales d’usine, de lieu de travail ou d’étude, de lieu de vie ou de lutte. Une démocratie réelle, une démocratie populaire.

    Organisons-nous !

    Reconstruisons le camp du peuple, « celui de la fraternité et de la liberté » !

    Prenons part aux mobilisations des ouvriers, à la défense des services publics, des étudiants, des femmes, des écolos, du personnel aérien, contre tout licenciement…

    Assurons la victoire des cheminots qui mènent une lutte pour les générations à venir.

    Avec l’ICOR, renforçons la coopération des prolétaires à l’échelle internationale contre les capitalistes et les chauvins qui veulent nous dresser les uns contre les autres.

    L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste veulent contribuer à construire un Parti Révolutionnaire. Un Parti Communiste réel, qui ne soit pas le croupion de la social-démocratie, le paravent de l’abandon. Un Parti, qui organise les exploités et exploitées, les opprimées et opprimés, ceux et celles qui subissent la dictature de la bourgeoisie.

    Nous voulons construire le Parti qui dirigera et qui mènera le prolétariat au pouvoir, par la révolution. Le Parti qui bâtira une société sans classes, ni État. Le Parti qui mettra fin à la misère, à la guerre, à la précarité, à la souffrance. Le Parti qui chassera du pouvoir les ennemis du peuple, qui les chassera de leurs palais, de leurs hôtels particuliers, de leurs forteresses.

    Pour un Parti qui mènera les masses à l’assaut du ciel !

    Le capitalisme a fait son temps – vive le communisme !

  • Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    La traduction que nous vous proposons est une traduction issue de nos propres militants. Elle sera complétée et corrigée à la suite de la publication de la version définitive par l’ICOR.

    Lettre d’information n°2 de l’ICOR concernant la situation à Afrîne

    Chers camarades,

    Ci-dessous est la lettre d’information n°2 concernant les récents développements à propos de la solidarité avec Afrîne et contre l’agression fasciste Turque.

    1. Les forces armées des fascistes Turcs et les gangs fascistes qui leurs servent d’alliés ont occupé Afrîne. La journée d’action internationale prévue par l’ICOR et l’ILPS [Ligue Internationale des Peuples en Lutte] doit devenir un événement incontournable.

    Cédant face à la supériorité de l’armée Turque, les forces armées des YPG/YPJ ont du se replier. La population a été évacuée. A peu près la moitié de la ville a été capturée par les forces turques. 500 civils ont perdu la vie, 1030 ont été blessés, tandis que 820 soldats des FDS [Forces démocratiques Syriennes] sont tombés. Les FDS ont déclaré que désormais elles feront usage de la guérilla dans et autour d’Afrîne.

    Depuis le 20 janvier 2018, le régime fasciste Turc a mené une guerre d’agression contre le canton d’Afrîne de la Fédération Démocratique de Syrie du Nord / Rojava. La Turquie, membre de l’OTAN, a adjoint à son attaque des supplétifs syriens fascistes, lesquels se cachent sous l’appélation « Armée Syrienne Libre. » Dans les faits, les rangs de cette armée sont constitués de différentes cliques issues d’Al-Qaïda ; d’Al-Norsa et de l’Etat Islamique. Les combattants et combattantes des FDS, avec les Unités de Défense du Peuple et les Unités de Défenses des Femmes (YPG – YPJ) comme noyau dur, appuyés par les masses populaires, ont mené une résistance héroïque de huit semaines contre l’armée Turque, la seconde armée de l’OTAN, malgré sa supériorité numérique, militaire et technique.

    Dans le centre-ville d’Afrîne, de grandes manifestations et mobilisations. Le 8 mars, des milliers de femmes ont marché dans les rues de la ville assiégée pour dénoncer la violence du régime d’Erdogan à l’encontre des femmes. Les masses d’Afrîne ont offert une résistance vaillante.

    Dans le Kurdistan-sud/Irakien, là aussi, des centaines de milliers de personnes ont pris la rue. Les unités armées des FDS qui étaient engagées dans le combat contre les fascistes de l’Etat Islamique ont accouru à Afrîne pour renforcer la résistance sur place. Les combattants et combattantes du Bataillon International de la Liberté ont joué un rôle important dans la défense. Le MLKP nous a informé que, dans ce combat héroïque, leurs camarades Ruhat Askara ; Erdal Demirhan et Sedat Akyuz sont tombés. Nous portons le deuil aux côtés des familles de tous les combattants et combattantes de la Liberté, ainsi que des civils, qui ont donné leur vies pour la résistance.

    L’association Kurde KCDK-E a adressé un appel urgent au monde, écrivant : « La Russie soutient et aide l’attaque de l’Etat Turc contre Afrîne en retirant ses soldats des environs de la ville. Les USA ont déclaré que la coopération avec les forces kurdes ne concerne que la rive est de l’Euphrate et qu’ils n’interféreront pas avec l’occupation d’Afrîne. Les USA ont également déclaré qu’ils approuvaient cette occupation. Depuis le début, les Nations Unies ignorent les massacres de la population civile, le bombardement des villages et la destruction des foyers, opérations faites pour déclencher un mouvement de réfugiés. De ce faits, ils sont devenus des complices de ces crimes. Deux réunions du Conseil de Sécurité de l’ONU ont eu lieu, pour discuter de la protection des civils dans la guerre de Syrie. Aucune n’a adopté une résolution explicite en lien avec Afrîne et avec la population civile présente. L’Etat Turc ne reçoit pas seulement un soutien politique de la part de l’ONU, des USA et de l’UE. Pour l’attaque sur Afrîne, les armes de l’OTAN, les avions de fabrication américaine et les chars Allemands Léopard ont été utilisés. »

    L’armée Turque et le gang de fascistes ont subit des pertes lourdes. Au lieu du Blitzkrieg de trois jours escompté, il leur a fallu 58 jours pour pouvoir atteindre Afrîne ! Les combattants et combattantes de la Liberté ont épousé une cause juste et ont un moral intact, ce qui a joué un rôle décisif dans la victoire à Kobanê.  Cela est encourageant et une force grandissante de millions d’hommes et femmes ont pris la rue dans le monde entier en solidarité avec Afrîne. La solidarité internationale grandit de jours en jours. Nombre d’organisations de l’ICOR s’activent de tout cœur à l’animer. En Allemagne, 20 000 personnes ont manifesté à Hanovre en dépit des tentatives massives de blocage par la police.

    2. Actions internationales de solidarité avec Afrîne le 21 mars.

    Les développements récents  soulignent, avec un fort accent anti-impérialiste l’importance d’une journée mondiale d’action de solidarité avec Afrîne le 21 mars. L’ICOR rejoint l’ILPS dans cet appel commun. Le 21 mars est également le jour traditionnel du nouvel an célébré par les Kurdes et d’autres peuples du Moyen-Orient.  Plus encore, il est un symbole de résistance contre l’oppression, pour la Liberté et la Démocratie. Avec cette journée d’action, l’ICOR honore ses obligations contractées dans la mise en place du Pacte de Solidarité avec la lutte de libération Kurde, tant contre l’aggravation de la guerre impérialiste pour le dépeçage de la Syrie, que contre l’attaque du fasciste Turc Erdogan sur le canton d’Afrîne, au nord de la Syrie. La coopération avec l’ILPS, le mouvement de libération Kurde et ses alliés dans différents pays est à la fois une étape significative dans la coopération contre les forces impérialistes dans le monde, tout comme une étape dans le développement d’un « Front anti-impérialiste et antifasciste unifié » à l’échelle mondiale, dans l’esprit de la résolution finale de la troisième conférence mondiale de l’ICOR.

    3. Le but explicite de l’agression fasciste, selon Erdogan, est de liquider la Fédération Démocratique de Syrie du Nord et les réalisations de la révolution démocratique au Rojava.

    Cyniquement, les révisionnistes et les trotskistes ont poignardé dans le dos la lutte de libération nationale et déclarant que celle-ci fragmente la Syrie. Cela n’a pour but que de défendre le régime réactionnaire d’Assad et l’impérialisme Russe [|Pour ce qui est de la France, les Trotskistes ont applaudi à deux mains l’ASL, et ne se sont pas privés de participer hypocritement aux manifestations organisées par les Kurdes tout comme à celles organisées par les pro-Erdogan.] Nilüfer Koç, vice-président du Congrès National du Kurdistan (KNK), déclarait en mars 2018 : ‘La Fédération Démocratique de la Syrie du Nord (FDSN), est une alliance de Kurdes, d’Arabes, d’Assyriens, de Tchétchènes, de Turkmènes et des communautés religieuses Yezedies, Chrétiennes, Alévies et MusulmanesElle est une obstacle a la partition de la Syrie car elle se dresse pour l’unité de celle-ci et se bat pour la transformation radicale du régime actuel, répressif, du parti Baas. La FDSN combat pour l’unité et non la division de la Syrie.« 

    La défense d’Afrîne doit être un combat anti-impérialiste. Cela rend d’autant plus crucial la création d’un lien avec les travailleurs et travailleuses Turques et Arabes, tout comme les opprimés de foi musulmane, et d’agir contre tout séparatisme chauvin. La résolution de Seconde Conférence de l’ICOR au Moyen-Orient déclare : « Une coopération plus étroite entre les luttes de libération Kurdes et Palestinienne et des forces révolutionnaires croissantes peuvent donner une importante impulsion à la combinaison entre les forces révolutionnaires et progressistes. (…) La révolution démocratique [est] (…) un signal (…) qui illustre comment la lutte pour la démocratie et la Liberté peuvent déboucher sur une perspective positive. » A l’heure actuelle, les attaques réactionnaires et les menaces du régime sioniste en Israël, ainsi que celles de l’impérialisme Américain, contre la Palestine, le Liban et la Syrie se sont accrues. Elles ont déjà débouché sur des confrontations militaires directes. Après qu’un appareil militaire israélien, qui bombardait Damas, ait été abattu le 10 février, le Maher Al-Taher/FPLP a déclaré : « Tel Aviv n’est plus de maintenir isolés Gaza, le Liban ou la Syrie. … La coordination de la résistance a pris la décision stratégique de riposter sur chaque front contre Israël lorsque celui-ci attaque sur l’un d’entre eux. »

    Les forces anti-impérialistes sincères ont également des questions relatives à la coopération entre les FDS et l’armée Américaine. N. Koç a ainsi répondu a cet interrogation : « La Russie a exigé le leadership politique de la FDSN et que le canton d’Afrîne soit remis entre les mains du régime Syrien… Le Canton de Cizîrê, lui aussi, n’a pas été libéré pour les USA, mais bien pour les Kurdes, les Arabes, les Assyriens, les Yézédis, les Tchétchènes et les Turkmènes. Les YPG/YPJ et les Forces Démocratiques Syriennes sont constituées d’hommes et de femmes qui ne sont pas des mercenaires et des outils au service des USA.  La coopération des YPG/YPJ et des FDS avec les forces Américaines ou Russes était une coopération militaire contre l’Etat Islamique (…) Cela signifie : Cizîrê n’est pas une colonie Russe, ni Afrîne une colonie Russe (…) Les deux superpuissances [peuvent voir] les choses sous un angle différent, mais l’essentiel est la manière dont les habitants de la FDSN les conçoivent.(…) La résistance d’Afrîne parle pour elle-même : Afrîne ne sera pas une néo-colonie de quelque puissance que ce soit, quelqu’en soit le coût. »

    La bataille de Kobanê a déjà démontré que la solidarité internationale est une arme puissante. Elle est dirigée contre la contre-révolution internationale et contre tous les impérialistes. La révolution démocratique au Rojava est une épine dans le pied de tout ceux-ci. La lutte pour Afrîne, aujourd’hui, est une lutte pour tous ceux et celles que se sont dressés pour la paix, la liberté, la démocratie et le socialisme.

    4.Les récents développements de la situation à Afrîne illustrent qu’aucune aide n’est à attendre de la part des puissances impérialistes tant pour la population Kurde que pour les peuples de Syrie.

    Plus de sept million de personnes ont quitté la Syrie et près d’un demi-million ont été tués. Le régime réactionnaire d’Assad et toutes les puissances impérialistes et réactionnaires portent l’entière responsabilité de cette situation. Chacune veut se partager la Syrie sur le dos des peuples qui la composent. Les Etats-Unis, comme premiers fauteurs de guerre, veulent agressivement étendre leur influence, de pair avec l’OTAN. Les autres impérialistes et puissances régionales, comme la Russie, la Turquie, l’Iran ou l’Arabie Saoudite veulent se maintenir dans la région et accroître leur emprise.

    Il s’agit d’une évolution dangereuse, notamment car le grand nombre d’acteurs impérialistes, comme les USA, la Russie, Israël, l’Iran et la Turquie ont franchi l’étape de l’intervention directe avec leurs armées. Cela exacerbe terriblement le danger de guerre. Avec cynisme, les impérialistes occidentaux versent des larmes de crocodile sur les victimes civiles dans la Ghouta et dans l’est de Damas, en pointant du doigt les crimes de guerre d’Assad et de la Russie, notamment l’usage du gaz, mais restent silencieux sur la terreur exercée contre les civils par les gangs islamo-fascistes, gangs auxquels ils ont donné naissance. Dans le même temps, le silence est total quant à l’agression militaire faite par la Turquie, membre de l’OTAN. L’ICOR rejette catégoriquement toute intervention impérialiste dans quelque région de la Syrie que ce soit. Elle défend un mouvement pour la paix mondiale et pour la lutte des masses contre les agressions militaires par l’intégralité des puissances impérialistes sans exception.  L’ICOR rejette l’utilisation des armes chimiques, biologiques et nucléaires contre les peuples. Elle réclame le bannissement et la destruction de ces armes. Les intérêts du peuple Kurde, ainsi que de tous les peuples du Moyen-Orient ne peuvent être uniquement réalisés qu’à travers une lutte anti-impérialiste et la victoire contre l’impérialisme.

    Les développements récents démasquent la nature de l’impérialisme de manière claire. Les guerres impérialistes et le danger de guerre ne peuvent être éliminés que par la destruction du système impérialiste mondial, par la révolution. Seule la lutte pour un futur socialiste offre une issue.

    Pour parvenir a cette fin, l’ICOR et ses organisations membres doivent se renforcer davantage !

  • Appel à un Newroz de solidarité internationale !

    Appel à un Newroz de solidarité !

    Depuis maintenant deux mois, l’opération militaire déclenchée par l’Etat turc se poursuit. La seconde armée de l’OTAN et ses supplétifs djihadistes ont encerclé la ville de Afrîne, dans le Rojava -Kurdistan Syrien. Deux mois de terreur continuelle pour la population civile et pour celles et ceux qui résistent.

    Bombardements aériens, frappes d’artillerie, gaz de combat…l’immense horde fasciste ne recule devant rien pour écraser la résistance du YPG – YPJ et de ses alliés.

    Erdogan prétend qu’il ne touchera pas aux civils. Dans une guerre comme celle-ci, que mène un occupant contre un peuple, il n’y a ni civils, ni militaires. Il n’y a que l’oppression générale. Ces propos ont été démentis par la réalité : hôpitaux éventrés, civils assassinés…

    Les massacres ne font pas peur à l’armée Turque. Les colonialistes et les impérialistes n’ont jamais, dans toute l’histoire, agi autrement.

    Celui qui débute se produit dans le silence, dans l’opacité. Les yeux du monde sont bandés par la censure, par l’intimidation, par la répression.

    Le seul tort le celles et ceux qui résistent stoïquement est d’avoir voulu conquérir leur indépendance et leur liberté. D’avoir voulu créer un monde plus juste. Le Rojava expérimente un modèle de progressisme, de volonté d’aller vers plus de Justice, une plus grande égalité, la fin de l’oppression sur les femmes, sur les minorités, sur les religions. Surtout, le Rojava est un espace qui se constitue contre les impérialisme, une zone où ce ne sont pas les intérêts des grandes puissances dominantes qui sont dictés.

    Là réside leur crime : celui d’oser exister.

    Le débat politique est une chose constante, mais l’Unité Communiste de Lyon s’horrifie de voir que certains et certaines cherchent tous les prétextes pour renier leur solidarité. A nos yeux, tout s’efface devant le déferlement de bandits sanguinaires sur Afrîne. Il ne peut y avoir qu’un seul cri, celui de la solidarité totale. Les moyens de la réaliser concrètement sont divers et variés, mais tous comptent !

    Certains et certains sont allés physiquement aider les combattants et les combattantes kurdes. Nous les saluons, nous rendons hommage à celles et ceux qui ont fait ce choix courageux et qui ont donné leur vie pour que le Kurdistan vive ! Ils et elles ne seront jamais oubliés. Les barbares ne tuent pas les résistants et les résistantes, ils les rendent immortelles !

    Clamons notre solidarité en ce jour de l’an Kurde ! Que celui-ci devienne le point de départ de l’an 1 d’un Kurdistan libre !

    En cette journée du Newroz, le nouvel an Kurde, nous clamons toutes et tous notre solidarité avec celles et ceux qui souffrent sous le joug des fascistes, des obscurantistes, des impérialistes. Nous clamons notre solidarité avec ceux et celles qui se dressent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la dignité du plus grand peuple sans Etat du monde.

    En cette journée, nous pointons du doigt la responsabilité écrasante et totale des impérialistes étrangers, des « démocraties défenderesses des droits de l’homme », qui ont agi en apprentis sorciers, en jouant avec les flammes de la réaction de du fascisme, pour satisfaire des ambitions géopolitiques et commerciales. Nous pointons du doigt le fait que dans les villes d’Europe, la répression grandit. Les manifestations sont attaquées, les drapeaux sont confisqués, les organisateurs sont intimidés. Les grandes puissances ne sont pas neutres : elles sont complices !

    A travers cette solidarité, nous clamons notre soutien à toutes celles et tous ceux, qui, dans une nuit qui s’éternise, subissent la faim, la misère, les privations, les coups et les violences du capitalisme et de l’impérialisme.

    L’Unité Communiste de Lyon relaie l’appel de l’ICOR [Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires] à une journée de solidarité envers le peuple Kurde, envers les combattants et les combattantes d’Afrîne !

    Vive la solidarité internationale des peuples !

    Les flambeaux du Newroz sont les flambeaux de la liberté !

    Rendez vous le 20 mars, à 19h00, place Bellecour.

  • A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’humanité qu’on assassine !

    A Afrîne, c’est l’Humanité qu’on assassine !

    Afrîne est en passe d’être encerclée.

    Après une longue période de stagnation, en face d’une résistance héroïque, les troupes turques et leurs supplétifs -mercenaires, assassins et djihadistes- sont parvenus à percer. Afrîne vit désormais un état de siège. La ville est le refuge de milliers de civils, fuyant les bombardements, les chars, les meurtriers de la seconde armée de l’OTAN.

    Les YPG / YPJ et leurs alliés, ainsi que les volontaires des bataillons internationaux, tiennent leur rôle jusqu’au bout. Mais l’impitoyable machine mathématique ne laisse guère entrevoir d’espoir : que peuvent 15 000 combattants et combattantes des armées populaires, encerclées, contre les bombardiers, les chasseurs, les blindés, l’artillerie lourde, les gaz de combat ?

    Les Forces Démocratiques Syriennes et le peuple Kurde ont été trahies !

    Par l’occident, dont la France, qui les ont encensés lors de leurs combats contre Daesh -allié objectif de la Turquie. Hier, les portraits des combattants et des combattants kurdes étaient dans tous les magazines, dans tous les journaux. Aujourd’hui, pour satisfaire les ambitions de l’ami Erdogan, l’occident livre sans sourciller les kurdes à leur bourreaux.

    Par la Russie et par Damas. La promesse d’une aide, extorquée en échange d’un renoncement à l’indépendance du Rojava (Le Kurdistan Syrien) ne s’est pas concrétisée par le moindre acte réel. Soucieux de plaire au maître d’Ankara, Poutine accepte de céder une partie de la Syrie, en échange d’une plus grande proximité géopolitique avec le pays vacillant qu’est l’Etat Turc.

    Ces actes illustrent un fait essentiel, crucial : les grandes puissances géopolitiques ne considèrent leurs alliés que comme des pions, comme des mouchoirs jetables, comme des agents qu’elles utilisent puis abandonnent. Les « démocraties » regardent sans mot dire le massacre qui se prépare.

    Pour des enjeux géopolitiques ou économiques, on laisse l’armée Turque massacrer. Dans cette affaire, notre impérialisme, celui de la France, n’est pas neutre, il soutient activement Erdogan, par des partenariats économiques, par l’exploitation conjointe des masses populaires turques, par un soutien politique sans faille.

    L’Etat français impose le silence. Les médias sont muets. Afrîne meurt dans l’obscurité d’une nuit sans fin.

    L’Unité Communiste de Lyon, membre des Amis de l’ICOR en France, appelle à la solidarité concrète avec le peuple Kurde, avec ses organisations de combat et ses alliés. L’ICOR est la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires, rassemblant 49 partis et organisations sur 4 continents. Fin 2014 l’ICOR a conclu un pacte de solidarité avec la lutte de libération kurde. Nous appelons à le concrétiser !

    Nous appelons à soutenir financièrement et politiquement les campagnes de solidarité envers les forces combattantes, mais également en faveur de la reconstruction du Rojava encore libre. La Campagne de Soutien au Bataillon International de Libération au Rojava, dans le but de fournir une assistance médicale aux forces combattant contre la réaction, l’impérialisme et le fascisme.

    Le 21 mars -nouvel an Kurde ou Newroz– l’ICOR appelle à une journée de mobilisation en solidarité avec le peuple Kurde. L’Unité Communiste de Lyon appelle les organisations et les individus qui désirent participer à ce mouvement de solidarité, à le renforcer, à le développer, à nous contacter pour donner à cet événement l’ampleur qu’il mérite.

    Ce 21 mars doit être une démonstration de force et de solidarité envers nos camarades qui luttent et tombent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la Révolution !

    Aujourd’hui, l’Unité Communiste de Lyon appelle à participer à la manifestation de solidarité, à 15 h 00, place Bellecour. Soyons nombreux et nombreuses à répondre à cet appel !

    Par notre engagement et notre solidarité, nous contribuons à défaire les menées des impérialistes et de leurs agents fascistes et réactionnaires.

    Vive la lutte internationale des peuples ! Vive la lutte anti-impérialiste !