Étiquette : ICOR

  • Menaces de mort contre les dirigeant.e.s du MLPD

    Menaces de mort contre les dirigeant.e.s du MLPD

    Menaces de mort brutales contre les dirigeants du MLPD dans une nouvelle vague de terreur fasciste

    Dans le communiqué de presse d’aujourd’hui, le MLPD informe de nouvelles menaces de mort contre des représentants du MLPD, des menaces qui ne sont guère égalables dans leur répulsion. « Le 22 juillet, des insultes et des menaces fascistes allant jusqu’à des menaces de mort à l’encontre de hauts représentants du MLPD ont été diffusées à grande échelle via Internet », rapporte Monika Gärtner Engel, membre du Comité central, conseillère municipale et elle-même déjà affectée à plusieurs reprises par les insultes et menaces fascistes.

    Des « patriotes allemands » autoproclamés menacent ouvertement sur la chaîne YouTube « Ultraviolets Eyes », entre autres choses contre les « liens familiaux criminels habituels des fascistes Gärtner-Engel … Nous vous exterminerons complètement … Nous n’aurons aucune compassion, aucune pitié et aucun remords… jusqu’à ce que vous soyez tous morts… ».

    Stefan Engel, le président de longue date du MLPD, la présidente du parti Gabi Fechtner, la première candidate de la Liste Internationaliste/MLPD pour les élections européennes Lisa Gärtner et Monika Gärtner-Engel sont nommés ou attaqués par vidéo.

    En tant qu’alternative révolutionnaire, présente dans de plus en plus de points chauds de la société et souvent impliquée de manière déterminante, le MLPD est une épine dans le pied des forces fascistes.

    « Quelques semaines après le meurtre de Walter Lübcke, les menaces de mort s’inscrivent dans une nouvelle vague de terreur fasciste : menaces à la bombe contre des mosquées et la maison Karl Liebknecht à Berlin, attentat à la bombe contre la femme politique active de gauche au niveau communal Ramona Gehring à Zittau ; à Wächtersbach (Hesse), un homme aux racines érythréennes fut abattu par un fasciste. Nous leur exprimons à tous toute notre solidarité », a déclaré Monika Gärtner-Engel, du Comité central du MLPD.

    « Beaucoup d’attaques et de meurtres ont été précédés par des campagnes désinhibées sur Internet . C’est pourquoi la plus grande vigilance, la plus grande solidarité et l’exigence d’une action déterminée de la part de l’État sont requises – même s’il est naturellement clair que nous ne nous laissons pas intimider par de telles menaces », continue alors Monika Gärtner-Engel.

    Pour le MLPD, la suspicion sérieuse est telle que des autorités décisives de l’État ne sont qu’apparemment inactives, mais promeuvent en partie les activités fascistes directement ou indirectement comme en cas du NSU. Les personnes inscrites sur les listes fascistes de personnes à abattre ne sont pas informées, le week-end passé « la Droite » a pu se moquer de Walter Lübcke assassiné à Kassel et l’auteur de menaces de mort antérieures contre ma personne – l’ancien condamné fasciste Jörg Reger – qui est connu des autorités, est toujours en liberté.

    Dans les années 1970, tout le pouvoir de l’État et des médias a été utilisé contre la poignée d’anarchistes de la RAF avec des mandats d’arrêt, des recherches policières diffuses, dites voilées, des barrages routiers, des appels télévisés, etc. – mais la recherche de 476 fascistes disparus, auteurs d’actes de violence, n’avance pas.

    Si en même temps des attaques anticommunistes grossières sont lancées contre le MLPD à partir de « sources respectables » – comme le conseil d’administration du « Mémorial de Buchenwald » – alors leurs auteurs doivent être conscients de leur promotion du climat anticommuniste haineux et en partager la responsabilité.*1

    Depuis longtemps, le MLPD exige la poursuite systématique de toutes les activités fascistes, la recherche de tous les auteurs de menaces de mort et la clarification décisive de toutes les attaques dans la nouvelle vague de terreur fasciste.

    Pas un pouce de terrain à la terreur fasciste !

    Interdiction de toutes les organisations fascistes et de leur propagande !

    *1 Il s’agit de l’interdiction de la commémoration de l’assassinat de Ernst Thälmann, président du KPD le 17 août 1944 par les fascistes hitlérien à Buchenwald, camp de concentration pour les prisonniers politiques. L’administration du mémorial du camp de Buchenwald fond son interdiction sur le soutien critique par le MLPD de la campagne BDS contre le sionisme d’Israël. Ce soutien est  classé d’antisémite! Cette accusation déclenche actuellement une large polémique en Allemagne (commentaire de l’UPML)

  • Communiqué UPML :Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

    Communiqué UPML :Après les élections sur l’Union Européenne de mai 2019

    Nous republions le bilan des élections rédigé par nos camarades de l’UPML, dans le but d’enrichir le débat, mais également car nous souscrivons en grande partie à ce qui est développé par eux.

    UPML, 6 juin 2019

    *Crise politique approfondie dans l’UE

    *Recherche d’une alternative sociale

    *Campagne ICOR

    Les élections sous le capitalisme sont une mise en scène de partis et de soi-disant représentants du peuple qui une fois élus, permettent « démocratiquement » de masquer la dictature du capital financier. Que nous apprennent ces élections ?

    La crise de l’électoralisme et du parlementarisme est internationale. Dans plusieurs pays (l’Autriche, la Grèce et la Grande Bretagne) la crise politique se prolonge par des élections anticipées suite aux résultats des élections européennes.

    Les élections n’ont jamais changé le monde. Sur un fond d’opposition ou non à l’UE, les résultats électoraux montrent qu’il existe à la fois un pôle progressiste en formation et un courant réactionnaire à plusieurs composantes : LR, LRM, RN et PS. L’abstention traduit en partie le refus du parlementarisme bourgeois et plus concrètement de ces partis. Parmi les masses se développe une opposition sociale et politique, pas toujours très claire, à la politique générale de Macron.

    Les Gilets Jaunes, par exemple,ont fait encore une fois la démonstration involontaire de la dictature du système et de sa violence. Leur conclusion: ce n’est qu’au quotidien que les choix concrets doivent se débattre et être mis en œuvre dans une démocratie populaire et directe. Mais est-ce possible dans la société actuelle où le capital financier exerce sa dictature pour le profit, y compris sous la forme de l’électoralisme bourgeois ?

    Les oppositions s’expriment nécessairement sous des formes multiples : vote ou non-vote ou dans des votes non pas pour un parti mais contre un autre… avec comme résultat qu’il n’y a pas de perspective positive. Les élections dans ces conditions ne peuvent être qu’un reflet déformé et très limité de la conscience sociale, tout au plus un thermomètre donnant la température de « l’opinion publique ».

    Presse, radio, télévision sont les moyens indispensables à la bourgeoisie pour diriger et orienter les élections. N’y apparaissent que les « grands partis » portant le discours dominant. Ça nous rappelle que 90% des moyens d’information sont possédés par des groupes financiers comme Bouygues, Dassault, Lagardère et Boloré.

    Les médias présentent de faux enjeux : choisir entre « progressistes » (LREM/Macron!) et nationalistes/populistes (Rassemblement National/Le Pen) alors que le véritable enjeu est entre ceux qui défendent ou se soumettent au capitalisme et ceux qui le combattent et veulent le renverser.

    Les élections passées, ces médias ne donnent que les pourcentages de votes exprimés, en exagérant les résultats. C’est pourquoi nos chiffres (toujours arrondis) tiennent compte des 47 Millions d’inscrits et des 23 M. de votes exprimés.

    Quelques chiffres et observations:

    L’abstention, le plus grand Parti (50%) exprime pour une grande part le refus d’entrer dans le cadre trompeur du parlementarisme bourgeois.

    Renaissance/ LREM (Macron), le parti au gouvernement ne réunit même pas 10% des inscrits, une nette baisse par rapport au 1er tour des Présidentielles en 2017 (17% des inscrits). Sa politique est perçue comme réactionnaire par une fraction de plus en plus combative des classes exploitées, mais elle n’est pas encore largement désavouée et combattue.

    Le Rassemblement National (Le Pen) regroupe à peine plus de 10% avec un peu plus de 5 Millions d’électeurs. Rapporté sur 20 ans, ce Parti stagne et même régresse par rapport à 2017. Le RN s’installe dans le paysage politique avec l’appui des forces dominantes et médiatiques qui le présentent comme un parti populaire alors qu’il défend le système capitaliste (pas d’augmentation du SMIC, division des travailleurs entre nationaux et ceux qui ne le sont pas). C’est pourquoi il faut renforcer le combat anti-raciste et anti-fasciste – le RN n’est en rien « anti-système », mais en un produit !

    Parce que Macron et LREM continuent avec succès leur politique avec de « nouvelles têtes », les Partis gestionnaires de longue date des intérêts bourgeois (de l’UMP-PR au PS) s’effondrent : 4,9% et 3,3% !

    Europe Ecologie/Les Verts ont profité des pertes de voix des autres partis et de l’augmentation de la participation et ils atteignent 6,6%. Leurs discours s’adaptent aux préoccupations grandissantes, fortes parmi la jeunesse, concernant les dégâts capitalistes sur l’environnement. Mais en continuant à défendre « l’économie de marché », donc le profit, ils renoncent à mobiliser réellement contre la destruction de l’unité de l’homme et de la nature.

    L’existence de 34 listes traduit aussi une recherche d’alternatives qui ne peut être qu’illusoires dans les conditions actuelles. Lors de ces élections en France, il n’y a pas de Parti porte une alternative socialiste révolutionnaire portant le prolétariat au pouvoir.

    La campagne de l’ICOR Europe – un travail pionnier !

    La Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) compte dans les pays de l’UE ou très liés à celle-ci des organisations membres ou des Amis de l’ICOR dans onze pays. Ensemble, ils avaient décidé d’une campagne électorale européenne commune et d’une coopération au sein de l’ICOR, renforçant ainsi l’ICOR.

    La principale préoccupation de l’ICOR concernant l’Europe : s’attaquer à l’impérialisme européen, avancer dans la construction du Parti révolutionnaire et gagner des forces pour le front uni anti-impérialiste. C’est quelque chose de nouveau et qui a réussi! Des affiches, des tracts, vidéos et meetings ont fait connaître l’ICOR comme moyen de préparer l’alternative révolutionnaire internationaliste. (voir note plus bas).

    Cette première campagne conjointe d’ICOR Europe contre l’impérialisme européen a été une étape importante et très fructueuse sur la voie de la construction de la solidarité internationale et du soutien mutuel à la construction de partis révolutionnaires. Toutes les organisations impliquées ont travaillé ensemble sur un pied d’égalité et sur la base de la lutte pour se renforcer. Le moment est venu d’évaluer et de consolider les succès: comment la prise de conscience de ce qu’est l’impérialisme a-t-elle évolué ? Comment la proposition du front uni anti-impérialiste a-t-elle été affirmée? Comment nos organisations continuent-elles à coopérer et à se renforcer ? ICOR Europe fait face à de nouveaux défis passionnants!

    Perspectives et quelques conclusions

    A l’avenir, les conditions économiques et sociales vont encore plus se dégrader, les affrontements vont se développer et déstabiliser encore plus les certitudes politiques et culturelles. Dans cette situation, les débats d’orientation politiques et les recompositions vont se développer. L’éclatement probable d’une nouvelle crise économique et financière ne ferait qu’accélérer les processus en Europe et dans le monde.

    S’il faut être au plus près des intérêts des masses prolétaires, participer à tous les mouvements qui s’opposent à l’ordre établi, affirmer uniquement la nécessité de mener des luttes quotidiennes ne suffit pas. Il faut aussi montrer la voie politique à suivre pour dépasser cette société d’exploitation, d’oppression et de destruction de la nature, qui ne peut être que l’alternative socialiste révolutionnaire. C’est pourquoi nous militons pour reconstruire un Parti marxiste-léniniste rassemblant en son sein les éléments les plus combatifs et les plus conscients. C’est pourquoi nous nous battons pour une Alliance des Révolutionnaires ouvrant la voie à la reconstruction de ce Parti, convaincus que l’avenir appartient au communisme.

    Note :The Rode Morgen / Pays Bas, le MIKZ (Organisation de la Communauté de la Jeunesse) / Hongrie, l’Organisation Communiste du Luxembourg (KOL), le Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), Le Parti Communiste de Bulgarie (BKP), le Groupe Marxiste-Léniniste Suisse (MLGS), etc. En France l’Unité Communiste de Lyon (UCL) et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) se sont rapprochés les uns des autres et des contacts et membres ont été gagnés.

    Union Prolétarienne ML Juin 2019

    Quelques chiffres sur les élections de l’UENombre de voix (arrondi)En pourcentage des inscrits (arrondi)En pourcentage des votants (arrondi)
    Inscrits47 millions100,00%
    Votants24 millions50,00%
    Exprimés (moins les votes nuls ou blancs)23 millions48,00%
    Rassemblement National (Le Pen)Plus de 5 millions9,423%
    Renaissance (Macron)Moins de 5 millions9,422%
    Europe écologie/ Les Verts3 millions6,613
    LR – ex-UMP (Union Droite-Centre)2 millions4,98,5
    PS (Envie d’Europe)1,4 millions3,36

    (voir les résultats complets détaillés sur : http://elections.interieur.gouv.fr)

    Tableau 2 : Votes en millions pour le Front National/ Rassemblement National (Le Pen) :

    électionsEuropéenne2019Présidentielles 2017Européennes 2014Présidentielles 2012Présidentielles 2007Présidentielles 2002
    Nombre de voix FN/RN5 millions7,6 M4,7 M6,4 M3,8 M4,8 M
  • Éléments d’un bilan  – Communiqué UCL / UPML

    Éléments d’un bilan – Communiqué UCL / UPML

    Les 25 organisations membres en Europe de la Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires (ICOR) avaient décidé, en 2018, de cette campagne à l’occasion des élections européennes. L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, membres de l’ICOR, l’ont menée, ensemble avec les Amis de l’ICOR, avec fierté en France. A son issue, considérant la mesure de nos forces, les résultats sont largement positifs !

    Pour nous, il s’agit d’une une première, sous de multiples aspects :

    • Nous avons dénoncé l’Union européenne et ses États membres impérialistes, destructeurs de l’Homme et de la nature, fauteurs de guerre, dominants des pays opprimés.
    • Nous avons exposé la complexité des relations entre notre impérialisme et les autres qui constituent l’UE. Entre leur volonté de rapprochement et leur volonté de se dévorer les uns les autres. Nous avons dénoncé le diktat des monopoles dans les États  et dans l’UE à l’ère de la production internationale, la subordination et la fusion entre groupes monopolistes et organes étatiques et européennes – surtout contre l’illusion que l’on pourrait changer l’UE et renégocier les traités européens. L’alliance réactionnaire impérialiste et la forteresse capitaliste guerrière qu’est l’Union européenne est en même temps minée en interne par les contradictions inter-impérialistes.
    • Nous avons ciblé le mythe de la domination de Bruxelles. La France n’est pas dominée par l’UE ou par l’Allemagne. Le point de vue chauvin et souverainiste protège l’impérialisme français. A ce titre, le Frexit n’est pas la solution pour le rejet de l’Union européenne car notre premier ennemi est dans notre propre pays.
    • Ceci amène aux multiples crises de l’UE qui évoluent en s’approfondissant. L’impérialisme en crise est d’autant plus agressif envers d’autres puissances impérialistes et dans la lutte des classes.
    • La radicalisation réactionnaire de la politique intérieure dans presque tous les pays est largement subie et combattue dans les luttes, le caractère guerrier dangereux de l’UE cependant est encore très sous-estimé.
    • Notre critique sur l’UE est de gauche et révolutionnaire.

    Notre internationalisme s’est opposé au nationalisme et chauvinisme illusoires et trompeurs, défendu par certains partis et organisations, même de « gauche ». Nous avons combattu pour le droit d’asile, pour les soutien aux luttes révolutionnaires de libération, pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Les journées mondiales de lutte de l’ICOR, le 1er mai, à l’occasion de la journée internationale des travailleurs et travailleuses, durant laquelle nous avons défilé en commun à Lyon, et organisé une conférence,  et le 8 mai à l’occasion de la journée anti-guerre d’agression, ont été des moments forts dans cette campagne. Le 16 mai, à l’appel de l’ICOR-Amérique, nous avons participé à une journée de solidarité avec le Venezuela, pays assiégé par l’impérialisme américain, mais aussi menacé par l’UE. Lors des deux semaines d’action à Nantes et à Saint-Denis (93), nous étions largement visibles.

    Notre campagne a porté un contenu clair et combatif. Elle a tranché avec le contenu creux de la soupe fade et hypocrite vendue par les bourgeois. Nous l’avons transmise au travers de milliers d’autocollants, de tracts et d’affiches, que ce soit à Lyon, Paris, la Haute Provence ou Nantes. Nous nous sommes fait l’écho de la rébellion anti-impérialiste et nous avons travaillé à l’organiser. Ces activités ont rencontré un écho très favorable.

    Les nombreuses discussions et rencontres se sont tenues dans les quartiers, les entreprises, les syndicats et au sein des manifestations. Elles ont montré le rejet voire la révolte contre les différents fléaux la politique bourgeoise et la recherche d’une alternative sociale à la société capitaliste-impérialiste.

    Les élections n’ont jamais changé le monde.

    En réaction à la droitisation de la politique gouvernementale et des partis bourgeois, la société se polarise. Un large front uni anti-impérialiste et l’alternative révolutionnaire doivent se construire sur la base de l’opposition multiple qui se soulève face à cette droitisation.  

    Les liens étroits avec les couches populaires, en particulier avec le prolétariat, et un travail systématique pour gagner la confiance de ceux qui ont été abusés pendant des décennies par les politiciens et les politiciennes sont les conditions indispensables pour avancer. Nous devons apprendre de la résistance et des luttes menées par les masses, et nous devons être capable d’y apporter une réponse politique qui puisse mener sur le sentier de la victoire.  Nos interventions, nos diffusions, nos réunions et nos stands d’information ne s’arrêteront pas avec la fin des élections, comme le pratiquent les partis bourgeois. Nous poursuivons notre travail de liaison avec les masses.

    Dans le combat révolutionnaire, l’anticommunisme est toujours l’argument suprême de la bourgeoisie pour défendre son système pourrissant. Nous l’avons vu lors de scandaleuses interventions publiques, bâties sur les mensonges. Leur propagande déforme la vision de ce que peut être la société libérée de l’exploitation et de l’oppression pour les masses qu’est le socialisme révolutionnaire. Nous apporterons nos réponses aux accusations, nous développerons davantage encore nos idées et leur diffusion auprès de tous ceux et de toutes celles qui subissent l’exploitation et l’oppression.

    Nous avons pu renforcer l’unité idéologique et politique entre nos deux organisations ICOR, l’UPML et l’UCL, par la préparation commune de la campagne, basée sur l’analyse léniniste de l’impérialisme d’aujourd’hui. Nous nous sommes soutenus mutuellement dans l’agitation et propagande et dans la réalisation de nos interventions. Cette campagne confirme notre rapprochement pratique et théorique, expression de notre unification grandissante.

    De nouveaux adhérents renforcent nos deux organisations, l’Unité communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, et nous les accueillons avec fierté ! Les nouveaux membres, les nouveaux sympathisants et contacts apprécient notre orientation claire pour la révolution socialiste. Ils nous apportent des nouvelles initiatives, plus de richesses en idées et réflexions pour faire vivre le marxisme-léninisme !

    Nos deux jeunes organisations ont mené pour la première fois une campagne commune, ainsiq qu’une campagne de souscription. Pour soutenir l’activité de nos organisations et de l’ICOR, pour faire vivre les caisses de solidarité et de grève, nous avons besoin d’aide.  La collecte de dons continue encore jusqu’en juin et chaque camarade, sympathisant et contact est sollicité pour montrer sa conviction et sa générosité aussi sous l’aspect financier.  

    Nos liens avec les organisations membres de l’ICOR d’autres pays dans le monde présents en France, comme celles du Kurdistan et de la Turquie, comme celles des pays africains se sont établis ou approfondis. Dans la campagne, nous avons fait connaître leurs luttes : la grève de la faim des camarades kurdes, menée en solidarité avec les prisonniers politiques et contre leurs conditions de détention, en particulier celles d’Abdullah Özallan, détenu par le régime fasciste turque. La lutte des camarades du Cameroun pour la libération de leur pays de la dictature, soutenue par l’impérialisme français.

    Le système impérialiste,  dont UE et la France sont un des rouages essentiels, sont à l’origine de la misère des peuples et complices des crimes d’États. La coordination de nos luttes et l’unité des communistes au delà des frontières est bénéfique, apporte le soutien mutuel et la solidarité.

    Nous avons pu tisser des nouveaux liens avec plusieurs organisations communistes et révolutionnaires en France. Nous sommes résolument pour l’unité des communistes sur la base de principes clairs tout en combattant le sectarisme et l’opportunisme. La construction du Parti doit être la première préoccupation tous ceux qui se reconnaissent dans l’héritage communiste A la fin de notre campagne nous avons publié une lettre ouverte commune de l’UCL et de l’UPML aux organisations et aux individus isolés se réclamant du communisme en France avec la proposition d’une Alliance des Révolutionnaires comme première étape pour ce travail commun.

    Une délégation de la France est allée rejoindre nos camarades du Parti Marxiste-Léniniste d’Allemagne (MLPD), candidat aux élections européennes. Sa «campagne électorale dans la rue » avait surtout l’objectif d’organiser les masses à différents niveaux, en particulier dans les organisations révolutionnaires. Nous avons été les témoins de leur soutien à un nouveau mouvement politique de réfugiés qui, courageusement, accuse l’impérialisme et qui s’attaque aux causes de l’exode massif des populations des pays opprimés. Surtout, ce mouvement se place dans une perspective active et combative, rompant avec la charité refusant l’image du réfugié comme mendiant pour un aumône, mais, au contraire, lui restituant sa véritable place : celle de prolétaires luttant pour l’émancipation générale de l’humanité.

    Nous avons mené cette campagne avec l’ICOR Europe qui nous a été un formidable soutien. L’ICOR Europe a pu s’unifier davantage déjà dans une conférence préparatoire en automne dernier. L’ICOR Europe est apparu comme une force dans la création, la mise à disposition et dans l’échange de matériel de propagande, d’analyses, et par la participation aux événements. Ainsi, des camarades de la coordination européenne sont venus le 1er mai à Lyon.  Nous allons faire le bilan, ensemble, au sein de l’ICOR Europe et continuer à construire notre unité pas par pas.

    Un grand merci à tous les camarades, nos sympathisants et sympathisantes, amis et amies ainsi que collègues pour leurs conseils, leur soutien et leur participation.

    Renforçons l’UPML et l’UCL! Renforçons l’ICOR ! Pour la révolution socialiste internationale ! L’avenir est à l’unité des communistes !

  • Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Formons l’alliance des révolutionnaires !

    Lettre ouverte aux organisations communistes présentes en France et aux militants et militantes isolées pour la construction dune Alliance des Révolutionnaires.

    03 / juin / 2019

    Camarades,              

    1. L’UCL (Unité Communiste de Lyon) et l’UPML (Union Prolétarienne Marxiste Léniniste), membres de l’ICOR (Coordination internationale des organisations et partis révolutionnaires), vous adressent aujourd’hui ce courrier public, car nous considérons que nous devons nous tendre mutuellement la main et nous adresser à l’ensemble des forces se revendiquant du communisme, de la révolution, de la lutte anti-impérialiste.

    2. La réorganisation de la production à l’échelle internationale provoque des crises plus profondes et étendues qu’auparavant. La situation sociale, et, par voie de conséquence la situation politique, est critique. L’application du programme social et économique de la grande bourgeoisie monopoliste, par le truchement des gouvernements, fait sentir ses effets. Les droits sociaux sont très durement touchés et le gouvernement annonce de nouvelles mesures.

    3. Les coups de boutoirs du gouvernement ont jeté dans la rue des pans entiers – et nouveaux!- de la société, déclenchant une résistance de masse d’une ampleur et d’une radicalité sans précédent dans l’histoire récente. Cependant, ce mouvement assez spontané n’est pas parvenu à remporter de victoires ni même à enrayer la charge kamikaze de Macron et de ses sbires. La bourgeoisie continue d’enregistrer des victoires tactiques dans ses réformes liquidatrices.

    4. Or, la menace est plus profonde qu’une « simple » baisse du niveau de vie. Aux attaques contre les droits économiques qui suscitent la colère et le ressentiment, font suite les attaques contre les droits politiques, contre les « libertés formelles » : le droit de manifester, la presse, la justice, le droit à l’éducation…

    5. Les attaques réactionnaires en France vont de paire avec les interventions de l’impérialisme français à l’extérieur. Nous devons combattre d’une part, sa pression croissante sur les régions dominées ou colonisées et, d’autre part, ses tentations de repartage du monde.

    6. Des spectres inquiétants rôdent à l’horizon. Le danger existe d’une « droite élargie ». Cette coalition ultra réactionnaire, unissant les secteurs « fréquentables de l’extrême-droite » et de la droite traditionnelle, lorgne sur la possibilité d’accéder au pouvoir après la fin du mandat de Macron, pour poursuivre sa politique en essayant de se recomposer pour être le prochain outil destiné à écraser le peuple. Les appels du pied que se font les Ciotti, Wauquiez, Dupont-Aignant et Le Pen ne passent pas inaperçus.

    7. L’influence des thèses réactionnaires et sociales-chauvines contamine jusqu’à certaines organisations se revendiquant du mouvement ouvrier ou même du communisme. Plusieurs organisations en France font campagne par rapport à l’UE en clamant que la France impérialiste est un dominion des USA, de l’Allemagne ou de l’OTAN. Ces organisations se placent, en réalité, comme des soutiens objectifs de notre impérialisme en minimisant le rôle souvent déterminant des monopoles français dans les décisions réactionnaires de Bruxelles et même des instances internationales (FMI, OMC …). Elles sont un cheval de Troie dans nos rangs.

    8. Ces forces espèrent tirer bénéfice de la situation, soit en gagnant des positions dans les mouvements sociaux, en jouant sur le confusionnisme par rapport à l’UE impérialiste, en avançant leurs mots d’ordre ; soit en tirant partie du contrecoup réactionnaire qui apparaîtra si les luttes sociales refluent. Il n’est pas possible d’ignorer le caractère particulier de la situation politique et, même si beaucoup d’entre nous rejettent les élections bourgeoises, il n’est pas possible de nier qu’elles sont un moment important de politisation contre la politique bourgeoise, contre la dictature des monopoles.

    9. Les fractions les plus réactionnaires de la bourgeoisie ne laisseront pas passer cette occasion pour avancer leurs positions, d’autant que le climat économique peut être confronté à une nouvelle tourmente. Cependant une partie croissante des masses populaires – gilets jaunes, grévistes, syndicalistes, jeunes, femmes – résiste, lutte, proteste et est ouverte à notre propagande : aujourd’hui plus que jamais elle remet en cause partiellement ou totalement le capitalisme. Cette situation polarisée est donc favorable au renforcement du courant révolutionnaire à condition que notre camp soit crédible et recherche lui-même l’unité et la force pour le combat !

    10. Les forces communistes, dans ce cadre là, sont mises en face de leurs responsabilités. Nous nous sommes battus, dans la mesure de nos forces, de nos possibilités, de nos terrains. Nous nous sommes battus pour faire avancer la conscience politique et l’organisation des masses populaires et particulièrement des prolétaires, en lutte ou non. Mais il n’existe pas encore de « pôle rouge » capable de pouvoir apparaître d’une manière visible, de former un centre d’attraction et de gravité pour avancer vraiment. On ne peut pas continuer comme ça !

    11. Il ne faut pas attendre pour se retrouver ; il existe des différences théoriques, idéologiques, politiques au sein des organisations politiques qui constituent la mouvance communiste en France et dans les régions dominées par elle.

    12. Jusqu’à maintenant chaque organisation a mis l’accent principalement sur les divergences, mais pas assez sur les possibilités d’action commune : ainsi on a trop séparé la théorie et la pratique et pas assez développé un travail de masse commun des différentes organisations : déclarations, pétitions, réunions publiques, cortèges et mots d’ordre communs dans les manifestations. Nous aurions tous à gagner à ce que ce pôle révolutionnaire existe et soit bien visible.

    13. Nous avons le droit d’être en désaccord sur des questions tactiques, mais nous avons aussi le devoir de mener avec les masses populaires la lutte de la manière la plus efficace, car nous nous battons, en dernière analyse, non pas pour rallier à notre groupe, mais pour une cause, servir le peuple et construire, avec les travailleurs les plus combatifs dans la lutte de classe, l’outil de la révolution, une organisation d’avant-garde, le parti dont nous avons tous besoin.

    14. Nous proposons de nous rencontrer, d’acter les uns et les autres de nos existences – et de nos différences!- mais, surtout, acter le fait que nous ne pouvons faire face, seuls, aux tâches immédiates qui nous incombent sur le plan national et international : constitution d’un front uni anti-impérialiste, d’un front unique prolétarien et action commune contre l’UE impérialiste.

    15. Le « saut de puce » que nous proposons est indispensable et fondamental pour  commencer ce travail de construction.

    16. Pour notre part, nous voulons reconnaître chaque groupe qui puisse se retrouver dans des lignes de démarcation simples et basiques, non pas comme un rival, mais comme un partenaire qui contribue à faire grandir collectivement la perspective du socialisme au sein des masses et notre capacité à jouer un rôle concret et réel dans les luttes.

    En espérant de la part de vos organisations des réponses positives.

    Salutations révolutionnaires.                               

    L’UPML et l’UCL, organisations membres de l’ICOR             

  • Communiqué commun  UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous considérons que le mouvement social en France arrive dans une situation charnière. Nous pensons que, plus la situation se développe, plus la crise s’approfondit, nationalement et internationalement, plus le besoin de structuration devient criant.

    A nos yeux, toutes les initiatives qui vont dans le sens de plus de solidarité internationale et de plus de combativité dans les masses populaires sont à saluer. Nous avons apporté notre approche, d’autres en ont apporté une parallèle, que ce soit le cortège internationaliste à l’initiative des Jeunesses Communistes de Lyon ou le cortège de tête masqué unissant Gilets Jaunes et plusieurs forces politiques, syndicale ou antifascistes.

    Toutes vont dans un sens positif, qui contribue à appuyer un renforcement des organisations de lutte, chose primordiale dans la période d’incertitude dans laquelle nous sommes.

    L’Unité Communiste de Lyon, l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste et, d’une manière générale, toutes les organisations de l’ICOR, promeuvent un travail unitaire entre toutes les organisations combatives, dans le but de battre l’impérialisme et la capitalisme.

    1er mai – cortège internationaliste et révolutionnaire – meeting sur l’UE.
    Communiqué commun UPML – UCL, membres de l’ICOR en France.

    Nous avons marché ensemble à Lyon, sous la bannière de la révolution et de l’internationalisme !

    A Lyon, le premier mai, jour de lutte internationale pour tous les travailleurs et toutes les travailleuses, nous avons conjointement défilé. Sous les couleurs de l’Unité Communiste de Lyon, de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, de l’ICOR, mais également de Partizan et du Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands, nous avons battu le pavé et scandé notre solidarité avec les luttes démocratiques et révolutionnaires dans le monde entier.

    Nous considérons que le fait de pouvoir organiser ce cortège de manière conjointe, en tant qu’organisations membres de l’ICOR, avec l’appui et le soutien d’autres forces progressistes alliées, représente un succès. Un succès à la fois en termes de travail préparatoire, en termes d’exécution, mais également un succès sur la voie d’une plus ample coordination et intégration à un ordre du jour commun entre nos organisations.

    Nous pensons que le fait que l’ICOR puisse se développer en France est essentiel. En tant que puissance impérialiste agressive et réactionnaire, la France joue un rôle important dans l’écrasement et l’asservissement colonial et néo-colonial d’une partie de la planète. Le prolétariat de France ne peut non plus être isolé internationalement des mouvements menés pas ses frères et sœurs de classe, notamment en Allemagne ou en Espagne, où de grandes organisations membres de l’ICOR existent. 

    Pour nous, ce cortège représente une première étape dans ce travail. Un premier jalon. Chaque année, il est plus fourni. 
    Nous saluons les organisations qui ont soutenu et participé à ce cortège, comme nos camarades de la Maison de la Mésopotamie ou l’organisation antifasciste Jeune Garde Lyon.
    Nous saluons également l’ensemble de ceux qui ont pris la rue, sous les couleurs de leurs syndicats, sous le gilet jaune de la lutte, dans leurs organisations politiques.
    Nous saluons également ceux et celles qui, en tant qu’individus, sont venus, avec leur combativité propre, grossir les rangs de cette manifestation.
    Sans la présence de cet ensemble de forces, ce premier mai n’aurait pas été la réussite qu’il a pu être. La manifestation de Lyon, comme celles de France ou du monde entier, ont été marquée par un dynamisme et un esprit revendicatif puissant.

    Face à cette montée des mouvements populaires, la réponse de la bourgeoisie et des impérialistes est invariablement la même : la répression. 
    Nous ne pouvons oublier les combats menés, dans leurs pays respectifs, par les camarades qui défilaient à nos côtés. En ce moment, dans l’Etat prison Turc, les luttes sociales sont à leur paroxysme. Le régime d’Erdogan a subi un revers lors des élections municipales, mettant en avant le fait que les peuples de Turquie n’adhèrent pas à son projet fasciste. Dans les geôles, la grève de la faim impulsée par Leyla Güven se poursuit depuis plus de 170 jours, mettant en péril la vie de plusieurs centaines de militants et de militantes pour la liberté. 
    Nous ne pouvons oublier le fait que les méthodes terroristes d’emprisonnement sans jugement de l’Etat Turc, sa pratique de la sale guerre, les crimes qu’il commet ne lui sont pas spécifiques.

    Demain, même dans les pays impérialistes, se targuant de leur « démocratie », de leurs « libertés fondamentales », ces pratiques peuvent s’appliquer. En Allemagne, le processus de droitisation restreint progressivement les droits sociaux et politiques des masses populaires. L’Etat Allemand n’a pas hésité ainsi à tenter de censurer nos camarades du MLPD, à obtenir que les organisations bourgeoises l’isolent. En vain !

    En France, la lutte des Gilets Jaunes a jeté à terre le masque démocratique. Le pouvoir a frappé fort, sans respect pour ses propres lois, pour liquider la colère sociale. Il n’a pas hésité à manœuvrer à coups de pseudo-débats pour essayer d’appuyer sa politique de liquidation complète des acquis sociaux. Il n’hésite plus à limiter les libertés démocratiques, votant des lois contre les manifestations arrêtant préventivement, interpellant sur de simples soupçons et menant une politique de provocation pour justifier un écrasement physique des manifestations. 

    À Lyon, la police est venue intimider et fouiller les participants au cortège internationaliste et révolutionnaire, avant même le départ de la manifestation. Après celle-ci, elle a manœuvré pour nasser ceux qui voulaient notamment se rendre au repas libertaire organisé chaque premier mai. Le but de tout ceci était de trouver un prétexte pour frapper.
    À Paris, le régime s’est vautré dans les mensonges les plus éhontés, affirmant que les manifestants étaient entrés pour saccager l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière. Dans les faits, les manifestants et manifestantes s’étaient réfugiés pour échapper aux coups, aux gaz et aux tirs. Des policiers ont même jeté des pavés sur ceux qui arpentaient la rue.

    Nous dénonçons ce jeu de provocation et ces violences orchestrées par l’Etat bourgeois et sa police. Nous appelons à la solidarité entre les manifestants et manifestantes !

    Nous avons saisi l’occasion de ce travail commun pour inviter à une conférence-débat commune sur la question de l’UE et de son effondrement. Nous savons qu’il existe des analyses variées sur la situation de l’Union européenne et sur son développement probable. 

    Cette conférence-débat était l’occasion de poser tant la question de l’histoire de l’Union européenne que de pouvoir également poser à la fois les questions des tendances à l’intégration qu’ont les bourgeoisies, tout comme de leur concurrence exacerbée. Elle était l’occasion de rappeler la nature de l’Union européenne : une alliance réactionnaire d’impérialismes pour le partage de marchés. Nous avons voulu tordre le cou à plusieurs conceptions fausses, qui tendent à penser que l’Europe est amendable, réformable, qu’elle peut changer de nature. Mais également qui séparent la question de l’UE de la question du capitalisme et de l’impérialisme en général, et qui tendent à considérer que la France est dominée par un capital apatride, par l’Allemagne ou par les USA.

    Surtout, cette conférence a pu indiquer un point central : la crise de l’UE est avant toute chose la transcription européenne de la crise du capitalisme. Ce n’est pas l’UE qui crée la crise, ni la sortie de celle-ci qui permettra de la juguler. La seule et unique résolution de cette question passe par la destruction du système d’asservissement et d’exploitation capitaliste-impérialiste. 

    Alors, et uniquement alors, la question d’une « Union Européenne » pourra se poser sans qu’elle implique une exploitation et une domination d’Etats -et de classes sociales- sur d’autres. 
    Nous pensons qu’il faut s’opposer à l’UE dans ses actions antisociales, mais ne pas perdre de vue que le cœur battant de notre ennemi est chez nous : c’est notre bourgeoisie impérialiste en tout premier lieu.

    En présence d’un camarade délégué de l’ICOR, nous avons pu également présenter la coordination, ses buts et ses moyens d’action. Nous pensons qu’il faut saisir chaque occasion pour illustrer le fait que l’internationalisme de l’ICOR n’est pas fait de phrases creuses, mais qu’il est concret et réel, se traduisant par de véritables victoires.

    Nous pensons que pour gagner,nous avons un besoin impérieux d’un Parti organisé pour lutter contre notre impérialisme et notre bourgeoisie monopoliste, mais également une alliance internationale de partis révolutionnaires. Nous voulons travailler, conjointement avec d’autres forces, à construire tout cela. 
    Nous appelons ceux et celles qui partagent cette volonté à rejoindre les organisations membres de l’ICOR et à soutenir l’ICOR.

    Cette journée de lutte est, à nos yeux, un succès. Un succès qui en appelle d’autres, qui peuvent et doivent se concrétiser par le renforcement des organisations communistes et des organisations de défense populaire.

    Vive l’ICOR, vive le communisme ! 

  • Appel de l’ICOR pour le 1er mai 2019 

    Appel de l’ICOR pour le 1er mai 2019 

    Après avoir publié l’appel du Conseil Continental Européen, nous publions l’appel mondial lancé par les organisations membres de l’ICOR pour faire du premier mai une journée de lutte !

    Nous saluons nos camarades du monde entier, nous saluons leur courage, leur combativité, leur abnégation face à la répression. Nous-mêmes, depuis les citadelles de l’impérialisme, dans lesquelles nous sommes, avons notre rôle à jouer pour appuyer l’ensemble des luttes.

    Entravons l’action de notre impérialisme ! Unissons et coordonnons nos forces avec ceux et celles qui en subissent le joug. Frappons comme une seule lance portée contre le cœur de l’impérialisme français !

    L’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, Partizan et nous même, Unité Communiste de Lyon, appelons à marcher ensemble, à Lyon, pour donner corps à cette unité politique et cette unité d’action.

    Dans la rue le 1er mai – la journée internationale de lutte de la classe ouvrière !

    Partout dans le monde, le mouvement ouvrier est mis au défi : Combattons l’exploitation transnationale intensifiée et l’oppression de la classe ouvrière ! Arrêtons le développement vers la droite des gouvernements, le renforcement des forces fascistes et les crues menaces de guerre !

    Face à l’augmentation des crises et à l’intensification de la concurrence, l’agressivité de tous les impérialistes s’accroît. La guerre commerciale ouverte des États-Unis contre leurs concurrents impérialiste est menée sur le dos des masses. Une série de nouveaux foyers de guerre extrêmement explosifs se développe. Des catastrophes environnementales régionales, la fracturation hydraulique ou la fraude dans l’affaire des gaz d’échappement des groupes automobiles manifestent la menace d’une destruction des bases de l’existence humaine. Aujourd’hui, la lutte pour l’emploi et la lutte pour la protection de l’environnement ne doivent plus être jouées l’une contre l’autre !

    L’impérialisme us-américain est toujours la puissance impérialiste la plus forte et le principal fauteur de guerre. Ce sont en particulier les États-Unis qui soutiennent l’expansion sioniste et l’agression en Palestine ou de manière systématique les activités subversives et l’agression contre-révolutionnaires contre la souveraineté du Venezuela.

    Il faut constamment analyser précisément les changements dans le système impérialiste mondial, les discuter dans le mouvement ouvrier et en tirer des conclusions afin de développer une stratégie et une tactique correctes. Dans tous les continents, les ouvriers industriels et les travailleurs ressentent les conséquences d’une concurrence fébrile des monopoles impérialistes qui s’approfondit de plus en plus. Des licenciements massifs dans l’industrie automobile, hiring and firing de dizaines de milliers de salariés intérimaires, l’étranglement des droits ouvriers qui va jusqu’aux formes d’esclavage des ouvriers sont les lourdes expériences du prolétariat international. Les masses dans toutes les parties du monde se voient incitées à la rébellion, en liaison avec la recherche d’une alternative sociétale. Tandis que le manque inhumain de perspectives de la vie sous l’impérialisme augmente, une nouvelle perspective naît dans la lutte et l’orientation communes des larges masses. Nous assistons à des manifestations de masse comme celles contre le sommet du G20 en Argentine ou avant l’élection de Bolsonaro au Brésil. Au Moyen Orient et en Afrique du Nord le mécontentement général de la classe ouvrière et des opprimés et leurs leçons des rébellions de 2010/2011 se manifeste dans des nouveaux soulèvements puissants. Des dictateurs de longues années tombent comme au Soudan et en Algérie.

    Le mouvement combatif mondial des femmes lancent un signal fort avec des manifestations puissantes. Il deviendra un potentiel révolutionnaire, s’il comprend et attaque les structures patriarcales implicites au système capitaliste avec sa double exploitation et oppression de la masse des femmes.

    Actuellement le mouvement écologique grandissant attire des centaines de jeunes gens à l’échelle mondiale et leur permet d’exprimer leur colère sur l’exploitation capitaliste de l’homme et de la nature. En Pologne, en Hongrie ou en Allemagne, des centaines de milliers de personnes ont manifesté contre le démantèlement des droits et libertés démocratiques. En France, en un rien de temps, un mouvement politique de masse contre la politique gouvernementale a émergé du mouvement des « gilets jaunes » contre la hausse des prix de l’essence. Les travailleurs industriels sont souvent à la tête, comme les mineurs en Afrique du Sud et en Ukraine avec leurs grèves durant des semaines. C’est juste le 1er mai en tant que journée de lutte internationale de la classe ouvrière que le socialisme doit être propagé et mis au centre de la discussion comme seule perspective orientée vers l’avenir !

    Les forces dirigeantes réagissent à ce nouveau revirement de l’état d’esprit progressiste international par une oppression accrue, une fascisation des appareils d’État et la promotion des forces ultra-droitières et fascisantes. Des régimes réactionnaires et fascisants comme au Brésil, aux Philippines, en Inde ou en Hongrie exigent beaucoup de courage et de détermination au mouvement ouvrier. En témoigne comment le gouvernement chinois criminalise les travailleurs de Jiashi à Shenzen. À ce jour, 44 travailleurs et étudiants marxistes ont été arrêtés sans inculpation ou ont disparu.

    La guerre commerciale commencée par les États-unis va de pair avec une propagande chauvine et une préparation psychologique à la guerre. Les dirigeants appellent les mêmes mesures réactionnaires sont appelées « tarifs douaniers punitifs » ou « tarifs de protection » ; mais ce que l’on protège de la sorte, ce ne sont que les intérêts des monopoles dans leur base national respective. La diffusion du social-chauvinisme vise à ce que les masses prennent parti pour l’un ou l’autre impérialiste dans les questions de la paix, de l’environnement ou de l’emploi, ou que les travailleurs se laissent attacher au char de leur « propre » entreprise. Cependant, la force des travailleurs réside dans l’unité ouvrière internationale. Ainsi les travailleurs de Ssangyong en Corée du Sud ont ainsi remporté une victoire enthousiasmante en septembre 2018 au bout de 10 ans de lutte contre la fermeture des usines et contre la criminalisation. Tous les travailleurs licenciés ont été réintégrés. Les travailleurs d’Audi à Györ/Hongrie ont également mis à genoux les capitalistes de VW par une grève totale de 7 jours.

    Face au développement mondial vers la droite, toute lutte progressiste doit s’inscrire dans une lutte à l’échelle mondiale. Soutenez l’initiative de l’ICOR visant à construire un front uni anti-impérialiste contre le fascisme et la guerre ! Les travailleurs doivent en prendre la tête ! La construction de partis marxistes-léninistes révolutionnaires et de l’organisation mondiale révolutionnaire ICOR est la conclusion la plus importante aujourd’hui !

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !

    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous ! Vive le 1er mai comme journée de lutte internationale de la classe ouvrière !

    Signataires (en date du 25/04/2019, liste actuelle des signataires sur www.icor.info ):

    1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    2. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)

    3.MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    4. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    5. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    6.CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    7. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    8. PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)

    9. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    10. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    11. UCLyon Unité Communiste Lyon, France

    12. UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France

    13. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    14. MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)

    15. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    16. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    17. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    18. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    19. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    20. NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)

    21.PC/ML Partido Comunista (Marxista-Leninista) de Panamá (Parti communiste (marxiste-léniniste) du Panama)

    22. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    23. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    24. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    25. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    26. ROL Revolutionary Organization of Labor (Organisation révolutionnaire du travail), États Unis

    27.PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)


  • Déclaration  à l’occasion des élections  européennes du 23 au 29 mai 2019

    Déclaration à l’occasion des élections européennes du 23 au 29 mai 2019

    Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires – ICOR Comité continental européen


    La rébellion contre l’Union européenne est justifiée! Vive la solidarité internationale! Renforçons l’ICOR!
    Partout en Europe, les luttes éclosent
    ! Dans presque tous les pays, des manifestations de masse, des grèves ouvrières et des manifestations de jeunes ont lieu. Les protestations sont dirigées contre les gouvernements corrompus, contre le développement à droite des gouvernements et des partis bourgeois, contre la politique inhumaine à l’égard des réfugiés, la politique environnementale criminelle, la privation des droits et la détérioration de la situation sociale, contre la course à l’armement.
    Dans beaucoup de ces luttes, les organisations de l’ICOR sont actives et défendent une alternative radicalement à gauche et révolutionnaire au capitalisme et au bloc impérialiste de l’UE. Les organisations et les partis de l’ICOR en Europe profitent des élections européennes de mai 2019 pour porter cette alternative de gauche et pour protester contre la politique impérialiste de l’UE. Nous appelons à discuter et à construire un large front uni antifasciste et anti-impérialiste dans tous les pays et à s’opposer résolument à tout bellicisme impérialiste.
    Macron, Merkel, Junker etc. essayent de faire passer leur politique comme pacifique, humaine, sociale, démocratique et écologique. Mais l’Union européenne n’est pas une alternative progressiste à la politique d’extrême droite de l’impérialisme dans son ensemble et aux États-Unis en tant que principal fauteur de guerre et superpuissance impérialiste. L’UE est une alliance d’exploiteurs, se soutenant mutuellement, des principaux États impérialistes et des pays capitalistes dépendants, mais bénéficiant dans son ensemble de l’exploitation organisée par l’UE. L’UE est un instrument pour le repartage du monde et elle ne craint pas le crime et la guerre! Les grands groupes monopolistes tels que Volkswagen, Total, Orano-Areva, Airbus et Rheinmetall-Borsig déterminent le programme de travail de l’Union européenne – ainsi que de ses États membres. Les idées de pouvoir transformer l’UE en une alliance « pacifique, démocratique et favorable aux travailleurs », tout en maintenant le capitalisme, sont des illusions réformistes et révisionnistes.

    L’Union européenne – c’est l’exploitation croissante! L’UE est un mécanisme qui produit de la pauvreté pour les travailleurs, réduit les droits des travailleurs, assouplit les horaires de travail et privatise le service publique! Dix-huit millions de personnes sont officiellement inscrites au chômage dans l’Union européenne, 20,1% en Grèce, un peu moins de 16% en Espagne et près de 3,4 millions de personnes de moins de 25 ans cherchent du travail.
    L’ICOR lutte contre la destruction des droits sociaux et l’exploitation sans cesse croissante des travailleurs. Pour l’emploi et les droits sociaux!

    L’Union européenne – un ange de la paix? L’alliance militaire PESCO (Coopération structurée permanente) de 23 pays de l’UE s’est fixée à sa fondation l’objectif d’augmenter régulièrement les dépenses militaires. L’armement et les forces multinationales, telles que l’Eurocorps, qui compte 60 000 hommes, sont en cours de développement et de déploiements à l’étranger en Asie et en Afrique. Mais des protestations contre le militarisme, le chauvinisme et la guerre ont lieu dans tous les pays européens. Les peuples ont tiré les leçons des deux guerres mondiales – ils constituent la force décisive pour la paix.
    L’ICOR s’engage dans un combat déterminé contre toute politique de guerre impérialiste!

    L’Union européenne – championne de la politique environnementale? L’UE, en tant que puissance économique capitaliste majeure, est l’un des principaux moteurs de progression vers une catastrophe environnementale mondiale. En Europe, les pesticides mortels sont toujours autorisés et l’énergie nucléaire est largement utilisée. Déchets toxiques, pollution des sols, de l’air et de l’eau et les émissions de CO2 continuent d’augmenter. Les combats contre cette destruction de l’environnement s’intensifient, le mouvement des jeunes ‘Friday for future’(‘le vendredi pour l’avenir ‘) s’est renforcé dans de nombreux pays.
    Résistance active mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature! – Sauver l’environnement de cette économie de profit nécessite le dépassement révolutionnaire de l’impérialisme / capitalisme dans la perspective d’une société socialiste libérée.

    La politique de l’Union européenne devient chaque jour plus réactionnaire et la fascisation des appareils d’État progresse. La police en Europe persécute les progressistes et les révolutionnaires, les luttes ouvrières sont criminalisées. Avec sa politique réactionnaire des réfugiés, l’UE a transformé la mer Méditerranée en une fosse commune.

    L’ICOR Europe défend le droit de se réfugier. Pour la défense des droits et des libertés démocratiques! Solidarité avec les luttes révolutionnaires de libération, solidarité avec la lutte kurde et palestinienne pour la liberté!

    Avec la droitisation de plus en plus de gouvernements en Europe, les forces ultra-réactionnaires se voient attribuer une scène politique permettant le développement d’organisations fascistes ou néofascistes. Ceux-ci apparaissent comme des opposants à l’UE. Mais ils propagent le racisme et le nationalisme, défendent le capitalisme et obscurcissent la nature impérialiste de l’UE.

    Stoppons la droitisation des gouvernements européens!

    La crise dans l’UE s’aggrave avec le Brexit de la Grande-Bretagne et avec les signes précurseurs d’une prochaine crise économique et financière mondiale. Les dirigeants tenteront toujours de transférer la crise sur le dos des travailleurs et des masses. Nous répondons: Ensemble et unis dans l’ICOR, nous intensifierons nos efforts pour rendre possible la coopération pratique, la coordination et la révolutionnarisation des luttes.

    Prolétaires de tous les pays, unissez-vous!
    Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous!
    Préparons la révolution socialiste internationale pour créer

    la fédération libre des États socialistes du monde.

    Renforcez l’ICOR – devenez « Amis de l’ICOR » !

    Renforcez les partis révolutionnaires en Europe

    Vive la solidarité internationale!

    * publié par le Comité Continental Européen

  • Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Meeting :UE, demain, l’effondrement.

    Le 1er mai, Lyon, 7 rue Mazagran, Lyon 7ème – 16 h 00

    Événement organisé par l’UCL, l’UPML, Partizan, avec la présence d’une délégation de l’ICOR.

    À l’approche des élections européennes, nous aurons bientôt l’occasion de voir défiler toutes sortes de candidat.e.s, prétendant nous représenter, formuler à notre place toutes sortes de positions sur l’avenir de l’Union Européenne. Le « débat » ne sera pas véritablement alimenté, il sera préempté par ces candidat.e.s. En fait de « débat », ce ne sont que des échanges de positions et d’analyses sans consistance, pour élire un « parlement » européen qui n’en a en réalité que le nom -puisque celui-ci n’a quasiment aucun pouvoir.Si nous voulons des espaces de débat réel et démocratique, nous n’aurons pas d’autre choix que de les créer nous mêmes.

    C’est ce que, modestement, nous nous proposons de faire. Nous autres, qui organisons cet événement, n’avons pas de lessive à vous vendre. Nous sommes engagé.e.s dans la politique, la vraie : celle qui consiste à agir directement sur le terrain des luttes populaires. Nous ne souhaitons pas discuter de l’opportunité de voter, ou non, à ces élections, ni de savoir pour qui il conviendrait de le faire.

    L’Union Européenne est, depuis une dizaine d’années, en pleine déconfiture. Mal conçue dès ses premiers commencements, elle se dirige, à travers un embrouillamini complexe, vers son effondrement inéluctable. Il est une maxime très à la mode, selon laquelle, quand le sage montre la lune, l’imbécile regarderait le doigt. Nous ne voulons pas faire partie de tou.te.s celles et ceux qui ne savent voir que le doigt européen pour ne pas regarder en face la lune capitaliste. Nous voulons comprendre ce qu’est, réellement, la construction européenne et ses contradictions internes, comprendre le processus de sa crise et de son effondrement, dans le cadre plus global de la crise générale du système capitaliste mondial, notre ennemi à toutes et tous. Il est urgent de pouvoir en discuter, toutes et tous ensemble, le plus largement possible, afin de tracer des perspectives de lutte collective nous assurant une prise sur la situation d’aujourd’hui comme de demain.

    Nous vous invitons donc à venir nombreuses et nombreux.

  • Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Révolutionnaires, internationalistes, marchons ensemble le 1er mai !

    Ce 1er mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, doit être sous le signe de la combativité et de la solidarité ! L’Unité Communiste de Lyon et l’Union Prolétarienne Marxiste Léniniste, toutes deux membres de l’ICOR, appellent à la constitution, à Lyon, d’un cortège révolutionnaire et internationaliste.

    Révolutionnaire, car le capitalisme et l’impérialisme ne sont pas amendables, ne sont pas réformables. Les Etats capitalistes et impérialistes sont des parodies de démocratie. 

    Internationaliste, car nous ne sommes pas seuls, partout dans le monde, les masses opprimées et exploitées rejettent leurs chaînes. Nous formons un seul front de lutte international, dans lequel les victoires et les défaites des uns sont également celles des autres. 

    Nous appelons les organisations et les individus qui défendent ces deux points fondamentaux à se joindre à nous et à renforcer ce cortège. Cette année est une année de combat ! Nous voulons juguler la dispersion qui caractérise la situation des forces combatives à l’heure actuelle. Nous pensons que la situation sociale -et par extension politique- nous pousse à devoir serrer les rangs, unir nos forces. 

    Ce cortège n’est pas une fin en soi, il est un point, pour que nous nous reconnaissions mutuellement comme partageant des objectifs, des principes, une volonté de triompher de l’ordre capitaliste et impérialiste. D’autant que cet ordre nous mène une lutte constante et impitoyable. 

    Le poids de la crise économique se fait sentir. La menace d’un second choc aiguillonne encore davantage les angoisses des exploiteurs.

    Ici, elles imposent un programme de liquidation des droits sociaux dans leur ensemble, elles préparent un avenir de misère, de précarité, de pauvreté. Ces attaques, aujourd’hui sur les aspects économiques de la vie des masses, ont jeté dans la rue des pans entiers de la société. Ces luttes immenses n’ont eu d’autres réponses qu’un resserrement des libertés démocratiques et politiques. 

    Ailleurs, notre impérialisme maintient d’une poigne de fer des régions entières du monde sous sa domination. Pour extraire le maximum de profits, les grands monopoles économiques, les cartels, organisent des élections truquées, des coups d’état, des guerres civiles. 

    Les élections européennes vont bientôt dominer la scène politique. Elle attise les convoitises des organisations qui ne vivent que par et pour les élections. Elle réveille également ceux qui veulent faire endosser à l’UE la responsabilité de tous les maux qui nous frappent. 

    Nous considérons que l’UE est une alliance d’impérialismes, elle ne peut changer de nature et devenir une union progressiste. Elle est une alliance dans laquelle l’impérialismes français et allemand, au premier chef, trouvent leur compte. 

    Ce n’est pas l’UE qui domine la France, c’est l’impérialisme français qui se sert de l’UE pour accroître son influence et ses profits !

    Partout, dans le monde, les menaces de guerre grondent ! La crise économique et la montée de concurrences génèrent des tensions internationales puissantes et explosives. Elles justifient la mise en place et le soutien à des régimes ultra-réactionnaires, comme la Turquie d’Erdogan, la Hongrie d’Orban, les Philippines de Duterte ou l’Inde de Modi. 

    L’UCL, l’UMPL et les organisations membres de l’ICOR dénoncent cette montée pression des relations internationale et les opérations de déstabilisation qui sont faites pour préparer un repartage du monde.

    Ensemble, prolétaires de tous les pays, unissons nos forces contre la marche à la guerre !

    Ensemble, réunissons nos forces !

    Ensemble, en un bloc, nous pouvons donner corps à cette ligne !

    Faisons exister, à Lyon, un front unitaire, marchant derrière la même banderole, scandant les mêmes slogans, montrant en ce jour symbolique de lutte. 

    Nous représentons une force avec laquelle les exploiteurs vont devoir compter !

    Faisons du premier mai une démonstration de force !

  • Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    Communiqué commun du C.C. de la Mésopotamie, de Partizan et de l’UCL.

    L’Unité Communiste est intervenue à la suite de la manifestation. Nous reproduisons ici le contenu de ce qui a été dit.

    Camarades, 
    Nous pensons qu’être présents et présentes à ce Newroz est une chose importante. Nous saluons toutes celles et tout ceux qui sont ici, ainsi que les organisateurs et organisatrices de l’événement.

    Nous sommes souvent désemparés, en France, quand il s’agit de la solidarité internationale. Bien souvent, nous avons des difficultés à savoir comment lui donner une réalité concrète, à faire en sorte qu’elle ne soit pas faite que de déclarations, qu’elle puisse être une action réelle. 

    D’autant que la solidarité internationale est une chose vitale. Il n’est pas possible de séparer ce qui se passe dans l’Etat turc de ce qui se passe en France. Il n’existe pas de barrière étanche entre la situation des deux Etats. Nous formons un seul front contre les impérialismes, le capitalisme, le fascisme. Les victoires et les défaites des Kurdes et des Turcs révolutionnaires et progressistes ont une action sur notre situation politique et économique, tout comme nos victoires et nos défaites jouent sur la leur. 
    Lorsque nous entravons l’action de notre impérialisme, qui soutien le régime fasciste d’Erdogan, nous continuons à aider la victoire. Lorsque la classe ouvrière au sein de l’Etat turc mène la lutte contre le capitalisme et le fascisme, elle contribue à affaiblir notre impérialisme.

    Tout comme il n’existe pas de barrière étanche entre les secteurs politiques et économiques, il n’en existe pas entre les moyens de répression. Les méthodes du gouvernement de l’Etat turc, employées aujourd’hui, ne sont pas un particularisme de cet Etat. Au fur et à mesure des années, nous voyons des méthodes similaires arriver en France. 
    Plus la situation se dégrade, plus la bourgeoisie fait appel à des méthodes qui évoquent celles de l’Etat turc. Dans quelques années, il n’est pas exclu -il n’est pas possible d’exclure !- le fait que notre gouvernement ou le prochain emploient recourent aux mêmes pratiques que celles d’Erdogan. C’est pour cela que nous devons nous battre. Et chaque coup porté affaiblit le système impérialiste dans son ensemble, tout en renforçant le camp du peuple.
    En tant que membre de l’ICOR, nous sommes engagés dans le soutien d’actions concrètes, notamment celles qui ont été entreprises pour la construction d’hôpitaux à Kobâné. Nous pensons que cet exemple de solidarité est fondamental. Nous appelons chaque organisation de France à trouver, elles aussi, les moyens de pratiquer une aide matérielle.

    Nous pensons également que les mobilisations politiques sont importantes et jouent un rôle. C’est pour cette raison que nous appelons -conjointement avec nos camarades de l’UPML- à un cortège révolutionnaire et internationaliste pour le premier mai, à Lyon. Quelque soient les différences idéologiques, nous appelons à ce que les organisations se retrouvant dans ces deux mots d’ordre -Révolution et internationalisme- rejoignent ce cortège.

    Nous saluons la lutte des camarades Kurdes et Turcs, révolutionnaires et progressistes. Nous saluons leur courage. 

    Vive le Newroz ! Vive la lutte ! Vive l’internationalisme !

    NEWROZ de solidarité avec la lutte du peuple Kurde.

    Le 20 mars, à 19h30, jour de Newroz, le Conseil Démocratique Kurde en France appelle à une marche aux flambeaux à partir de la place Bellecour. Le centre culturel Mésopotamie, Partizan et l’Unité Communiste de Lyon se rallient à cet appel.

    Longtemps interdit par les autorités du régime fasciste turc, le Newroz est une composante de l’identité kurde ; en le célébrant, les kurdes affirment qu’ils existent, peu importe ce qu’en pense Erdogan ou les autres oppresseur du peuple Kurde.

    Depuis 4 mois, les grévistes de la faim tentent d’interpeller les gouvernements d’Europe sur la situation terrible en Turquie.

    Parmi eux, des centaines de prisonniers politiques ainsi que la députée Leyla Güven qui a dépassé les 126 jours. A Strasbourg, 14 kurdes sont également engagé-e-s dans ce mouvement devant le Parlement Européen, la vie d’un certain nombre d’entre eux est aujourd’hui gravement en danger, il en est de même pour celle de Mme Leyla Güven. Un des grévistes est décédé d’inanition à la suite de cette grève mortelle.

    Ces femmes et hommes demandent la fin de l’isolement du leader kurde Abdullah Öcalan et la libération de tous les prisonniers politiques. Le régime d’isolement auquel est soumis M. Öcalan est contraire aux conventions internationales régissant le respect des conditions d’incarcération des détenu-e-s. La Turquie doit respecter ce droit comme elle doit respecter les droits du peuple kurde à faire valoir son identité, sa culture et ses choix politiques. La solidarité active et concrète avec le peuple kurde passe également par le fait de dénoncer les politiques hypocrites des pays d’Europe, qui parlent sans cesse de liberté, mais commercent avec les pires dictatures du monde.

    La Turquie n’est pas exempte de respecter les principes fondamentaux de la démocratie, des droits des minorités, de la liberté d’expression individuelle et collective. Les militants et militantes révolutionnaires et progressistes Kurdes, en Turquie, en Syrie et ailleurs, luttent non pas pour imposer une nouvelle oppression nationale, mais pour travailler à la libération et l’émancipation générale des populations.

    Les Kurdes et leurs alliés internationaux au sein des Forces Démocratiques Syriennes, ont anéanti l’hydre fasciste Daesh. Aujourd’hui, ils sont abandonnés face à l’ogre fasciste Erdogan, sacrifiés pour des enjeux géostratégiques et économiques.

    Dénonçons l’hypocrisie – soyons solidaires !

    Marchons pour le Newroz, marchons pour la liberté des peuples !

    Erdogan : un ennemi des peuples de Turquie.

    En Turquie, Erdogan est en position de force. La position géostratégique de la Turquie fait que l’État turc est très courtisé. Les impérialistes américains, français, allemands, mais également russes et chinois rêvent de s’attirer les bonnes grâces d’Ankara, pour en faire une tête de pont au Moyen-Orient. Pour obtenir cette position, les grandes puissances sont prêtent à tout concéder à Erdogan. Qu’importent, alors, la question des droits démocratiques, qu’importent les agressions militaires, qu’importent les libertés des peuples de Turquie ou des régions contrôlées militairement par celle-ci !

    Erdogan et son parti fasciste, l’AKP, prétendent faire de la Turquie une grande puissance impérialiste, ils prétendent restaurer l’Empire Ottoman, et cherchent à rallier la population autour de ce projet illusoire. Toute aspiration à la liberté, à la démocratie, est présentée comme une entrave à la grandeur turque, et est réprimé dans le sang.

    Mais derrière les beaux discours, et les promesses de grandeur, Erdogan et l’AKP ne font qu’enchaîner les peuples de l’État turc. Loin d’une restauration impériale, le régime se vend au plus offrant, il est un agent exécuteur, un laquais, un larbin de l’impérialisme ; il vend la force de travail de son État aux entreprises étrangères, comme Renault, qui engrange des profits immenses en surexploitant des peuples réduits en esclavage.

    Erdogan vend des projets de Grande Turquie, mais il ne la voue qu’à être une prison des peuples, qu’a être un camp de concentration à ciel ouvert. Ses rêves de grandeur ne font que creuser sa tombe. Les Hitler et Mussolini ne sont que de passage, mais les peuples restent, et finissent toujours par gagner.

    Nous, militants et militantes progressistes et révolutionnaires, nous le clamons : les fascistes n’ont jamais été le camp du peuple. Ils ont toujours agi pour l’intérêt exclusif des cartels et des grands monopoles. Ils se disent pour le peuple, mais ne font que le livrer pieds et poing liés, muselé, à ses exploiteurs.

    Nous sommes pour libérer les masses populaires de Turquie, du Kurdistan, de France, de l’exploitation et de l’oppression. Aucun peuple n’est notre ennemi, aucun n’est une menace pour l’autre. Ce sont nos bourreaux, nos exploiteurs, qui nous dressent les uns contre les autres, qui nous divisent et qui instillent les haines.

    Nous sommes pour briser les chaînes qui nous écrasent ! Ne nous laissons pas tromper et abuser par le fascisme !

    Signataires : Centre Culturel Mésopotamie ; Partizan ; Unité Communiste de Lyon