Pour une campagne de vaccination mondiale aux frais des multinationales
En décembre 2020 déjà, l’ICOR a exigé la distribution démocratique et juste des vaccins. Aujourd’hui, on compte près de 90 doses de vaccin pour 100 habitants dans des pays comme les États-Unis et le Royaume-Uni, et seulement environ 15 doses de vaccin pour 100 habitants dans les pays plus pauvres. La pandémie continue d’enfler. Seuls 21 % de la population mondiale ont été vaccinés. Les pays riches ont déjà vacciné 50 % de la population, de nombreux pays pauvres n’ont pu en vacciner que 2 % (par exemple l’Afrique). Alors que des pays comme l’Inde sont au milieu de la deuxième vague, d’autres pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine y sont probablement encore confrontés.
Le monde est aujourd’hui confronté à une pandémie comme jamais auparavant. La vaccination de masse est la principale méthode pour sortir de la pandémie. La pandémie n’a pas été causée par les travailleurs et les ouvriers. La destruction et l’empoisonnement de l’environnement, le changement climatique, la surexploitation et les conditions de logement opprimées, souvent combinées à de mauvaises conditions sanitaires sont des facteurs qui augmentent la fréquence des infections, les cours graves et les décès. C’est donc l’impérialisme qui est à blâmer, avec sa soif insatiable de profit. Les masses ne peuvent pas être chargées des conséquences d’une telle destruction gratuite de notre terre par le système capitaliste international. Notre demande immédiate à l’heure actuelle est une vaccination gratuite et efficace pour tous les habitants du monde, dès maintenant et aux dépens des sociétés internationales qui sont principalement responsables de cette destruction de l’environnement et qui en ont profité.
Nous demandons que toutes les données et recherches relatives à la vaccination contre le COVID-19 soient mises à disposition et que chacun ait le droit de développer des vaccins basés sur ces données.
Nous exigeons que tous les vaccins qui ont été suffisamment testés scientifiquement et qui sont sûrs soient immédiatement approuvés pour être utilisés. Nous ne resterons pas sans rien faire pendant que les politiques de vaccination malavisées de la classe dirigeante tuent des gens.
Nous exigeons une vaccination rapide et mondiale au détriment des profits des sur-monopoles internationaux !
Nous exigeons l’abolition du droit des brevets sur les vaccins et toutes les substances au service de la santé !
Nous demandons que les appareils médicaux et les médicaments nécessaires au traitement de la COVID-19 soient mis à disposition partout dans le monde.
Nous appelons les travailleurs et les masses laborieuses du monde entier à diffuser ces revendications et à lutter pour elles par tous les moyens nécessaires.
Sous l’impérialisme, c’est le profit qui compte, pas les êtres humains, ce qui ne changera fondamentalement que sous le socialisme et le communisme.
Cette pandémie montre une fois de plus que l’impérialisme apporte la barbarie.
Signataires (en date du 20/06 2021, d’autres signataires sont possibles) :
UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie
MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
SPB Socialist Party of Bangladesh (Parti socialiste du Bangladesh)
NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
PPRF Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine)
MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
UC Unité Communiste, France
KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
Nous avons contribué à faire vivre l’idéal de la Commune !
Dès sa constitution, en début mars 2021, le Collectif « Vive la Commune de 1871 » avait dressé son plan de bataille : à travers l’expérience de la Commune faire « entendre la voix des communistes ». Celle qui trace le seul avenir possible abolissant oppression et exploitation. Nous appelions à la coopération et à l’organisation des forces communistes et révolutionnaires, à la construction d’un Parti pour préparer la révolution socialiste.
Nul doute que nous avons contribué à faire vivre l’idéal de la Commune ! Nous sommes fiers d’avoir pendant ces 3 mois fait briller l’étoile rouge du communisme de cette première Révolution ouvrière, celle qui en annoncera bien d’autres au cours du 20ème siècle.
Dès sa constitution le Collectif s’est fait connaître :
Le 8 mars pour la journée internationale de lutte des femmes, valorisant la lutte des femmes dans la révolution de 1871. Pour elles, libération des femmes et libération de l’exploitation et de l’oppression était indissociables.
Le 18 mars, nous avons déposé à Montmartre un bouquet de fleurs à la gloire du Comité Central de la Garde nationale. Poussé par les couches populaires il prit le pouvoir aux bourgeois capitulards qui s’enfuyaient à Versailles. Place au peuple, place à une nouvelle société !
Puis le 20 mars, le Collectif organisait un rassemblement-débat sur la Place du Châtelet sur ce premier gouvernement ouvrier et ses acquis, sur la nécessité de construire un parti révolutionnaire fort pour défendre le socialisme sur le chemin du communisme. On a terminé à l’Hôtel de Ville de Paris en entonnant, alors, l’Internationale ce célèbre chant issu de la Commune de 1871.
Le 1er Mai nous étions là, sur la Place de la République et lors de la manifestation avec nos drapeaux et Déclaration pointant les réalisations de la Commune et qu’une autre société est possible grâce à la prise du pouvoir par le peuple et pour le peuple.
Le Collectif annonçait la couleur pour le mois de mai : présence dans les quartiers populaires ; Rassemblement et ballade à Montmartre le 15 mai sur les traces des Femmes de la Commune.
Le 29 mai, après le rassemblement d’organisations politiques, associatives, syndicales à la Place de la République, ce sont jusqu’à 15 000 personnes à manifester vers le « Mur des Fédérés » du cimetière du Père Lachaise. La Commune et le désir d’une autre société sont bien vivants !
Les drapeaux de mars 1871 flottaient dans la brise printanière. Les drapeaux rouges, que la Commune voulait être le drapeau de la République universelle. Ce glorieux drapeau parsemait joyeusement le chemin qui montait au Mur des Fédérés accompagné de chants et de slogans. Nous en étions, le Collectif Vive la Commune de 1871 !
Des délégations internationales de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) nous ont joints : de Suisse, de Tunisie, d’Haïti, du Cameroun, plusieurs organisations de Turquie, d’Allemagne, des réfugiés d’Amérique Latine et des camarades de France bien sûr.
Le 30 mai, nous avons participé au meeting de l’ICOR qui a permis des échanges internationaux autour de : « Vive la Commune de 1871 – organisons-nous pour le socialisme révolutionnaire ! » Des intervenants de plusieurs continents (Afrique, Asie Centrale, Amérique Latine, Moyen-Orient, Europe) ont interrogé l’héritage de la Commune de Paris ; comment en tirer des enseignements pour la période actuelle ; comment avancer sur le chemin de la construction de Partis Révolutionnaires et d’une coordination nationale et internationale efficace dans toutes les nombreuses luttes.
Nous avons salué la lutte des femmes de ménage des hôtels Ibis. Elles ont arraché la victoire après plus de 20 mois de lutte. Nous avons salué le peuple Palestinien en lutte contre l’État sioniste. Salué les peuples colombien, birman, turc, kurde qui résistent à l’oppression. Salué l’ensemble des peuples qui luttent contre l’impérialisme et contre le colonialisme, tout en n’oubliant pas que, ici même, dans les métropoles nous luttons contre la classe bourgeoise qui durcit l’exploitation, réduit les libertés, etc.
Nous considérons que la campagne du Collectif ‘Vive la Commune de 1871’ a été un succès important !
Nous avons coopéré de mieux en mieux et avec une confiance grandissante pour notre objectif commun entre nos organisations. Cette unité d’action a été possible autour d’objectifs pratiques auxquels nous avons lié le débat politique. C’est dans ce sens que les membres du collectif souhaitent continuer d’une façon ou d’une autre et font appel à d’autres organisations à suivre cette voie. Il est possible de coopérer et de nous unifier au fur et à mesure !
Nous terminons cette belle campagne des 150 ans de la Commune, mais ne laissons pas tomber le flambeau de la lutte. Nous serons toujours en lien les uns avec les autres, car nous savons ce que demain nous réserve et nous sommes conscients de nos responsabilités en tant que communistes. La bourgeoisie profite du désordre qui règne au sein de la classe ouvrière. Nous avons le devoir de l’unifier sur une vision prolétarienne et internationaliste.
Alors nous pourrons dire avec le Communard Jean-Baptiste Clément :
« Les mauvais jours finiront,
et gare à la revanche
quand tous les pauvres s’y mettront… »
Paris, juin 2021
Membres et signataires du collectif « Vive la Commune de 1871»: Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Centre de recherche culturelle de Dersim (CRCD) ; Comite Solidarité Pérou (CSP); Confédération européenne des droits des peuples (ADHK) ; Confédération des travailleurs de Turquie en Europe (ATIK) ; Mouvement démocratique des Femmes en Europe (Paris), ADKH/Paris ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (Bir-Kar); Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML); Union des Femmes Socialistes (SKB); Unité Communiste (UC).
Sous ce slogan, le collectif « Vive la Commune de 1871 » avait appelé samedi 20 mars à Paris à un rassemblement pour célébrer le 150e anniversaire de la Commune de Paris par des discours, des contributions à micro ouvert, des chansons et des poèmes au cœur de Paris. Après que la ville ait refusé le rassemblement devant l’Hôtel de ville, nous nous sommes rassemblés à proximité sur la Place du Châtelet.
Ce rassemblement a été organisé et maintenu contre vents et marées dans des conditions très difficiles. Les restrictions gouvernementales liées à l’épidémie du Corona, encore renforcées le jour-même, le 20 mars, ne nous ont pas empêché de nous réunir. Le droit de manifester même sous l’État d’urgence sanitaire, confirmé juridiquement, a été défendu !
Les incertitudes parmi les militants sur la situation sanitaire, les multiples manifestations organisées à la même date contre une politique de crise sur de multiples fronts ainsi que la météo ne nous étaient pas favorables. Nous sommes d’autant plus heureux de la réussite de ce rassemblement en l’honneur de la Commune de Paris.
L’unité d’action a lancé un appel commun dont la principale leçon est qu’il faut construire un parti communiste fort en France comme dans tous les pays. Des mots de solidarité nous sont parvenus de camarades suisses, de l’ICOR Europe et le MLPD nous a fait l’honneur d’envoyer une délégation.
Différents participants ont pris la parole pour rappeler les conquêtes des Communards, mais aussi les faiblesses de ce premier gouvernement ouvrier dans l’histoire, pour en tirer les leçons pour aujourd’hui. Un représentant de BIR-KAR* a décrit les conquêtes considérables, instaurées pour et avec les femmes de la Commune, notamment sur l’égalité, le système de crèches et d’écoles etc. L’ACTIT* et SKB* ont parlé des enseignements pour la libération et la construction du Rojava. Les camarades de l’UPML* ont parlé du rôle crucial de la classe ouvrière, hier et aujourd’hui. Un membre du comité solidarité Pérou et Ami de l’ICOR* a rappelé les leçons tirées lors des révolutions qui ont suivi la Commune et l’internationalisme de la Commune de Paris. A plusieurs reprises le rôle crucial de l’organisation, en particulier de la construction du Parti communiste pour la victoire de la révolution a été souligné.
Pour couronner le tout, un certain nombre de participants et la délégation allemande ont déposé une gerbe à l’Hôtel de Ville de Paris où la Commune a été déclarée il y a 150 ans. On s’est déplacé, les drapeaux rouges flottant dans le soleil et attirant l’attention. Le chant de l’Internationale a clôturé le rassemblement.
Le rassemblement a été l’ouverture de notre campagne et nous invitons d’autres organisations et personnes à rejoindre notre collectif et nos initiatives pour une célébration révolutionnaire de la Commune de 1871:
1er mai : intervention à la manifestation parisienne
8 mai : événement pour les femmes de la Commune et la lutte des femmes aujourd’hui
29 et 30 mai : week-end de célébration avec des délégations de l’ICOR (manifestation, réunion-débat)
Le collectif Vive la Commune de 1871 Paris, 26/03/2021
* les membres et signataires du Collectif Vive la Commune de 1871: Amis de l’ICOR (Coordination internationale des organisations révolutionnaires) ; Association Culturelle des Travailleurs Immigrés de Turquie (ACTIT) ; Comite Solidarité Pérou (CSP) ; Nouveau Parti Communiste Haïtien (NPCH) ; Union des Populations du Cameroun -Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie (UPC-Manidem) ; Union des travailleurs et de la fraternité des Peuples (BIR-KAR) ; Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste (UPML) ; Union des Femmes Socialistes (SKB) ; Unité Communiste (UC)
Les élections du 9 août 2020 ont redonné le pouvoir à la direction de Alexandre Loukachenko, en poste depuis 1994. Celles-ci se sont déroulées dans un climat de grande tension, notamment à la suite des élections législatives de novembre 2019, lesquelles ont donné un très large ascendant aux organisations présidentielles. Obtenant 80,08 % des voix, la coalition autour de la présidence a écrasé l’opposition, incarnée par Svetlana Tsikhanovskaïa. L’opposition a dénoncé des scrutins truqués, des pressions, des tricheries.
Elle a appelé à des manifestations pour contester le résultat des élections. Celles-ci ont été réprimées par la police, laquelle a tiré à balles réelles, entraînant plusieurs blessés graves et des milliers d’arrestation. Le 11 août, la dirigeante de l’opposition a fui le pays, pour se réfugier dans la proche Lituanie. Depuis cet exil, elle a incité à continuer la mobilisation contre le régime.
De son côté, le gouvernement a, lui aussi, incité à ce que ses soutiens descendent dans la rue. Une manifestation favorable au régime s’est déroulée, dans laquelle le Parti Communiste du Bélarus, formé par les anciens cadres du régime, s’est joint aux soutiens à Loukachenko, tandis que les syndicats ont rejoint principalement l’opposition. Un division du Parti Communiste, le Parti Communiste des Ouvriers de Biélorussie, a lui aussi, rejeté la position du PCB pour rejoindre les oppositionnels.
Ces mobilisations sont appréciés de manière très variée depuis la France. Les réactions et les attitudes ont été parfois d’un soutien clair au régime, parfois d’un soutien à l’opposition. Ces visions diamétralement opposées sont le reflet de la complexité de la situation biélorusse et de l’imbrication des enjeux.
Une situation complexe.
Pourquoi la politique du Bélarus est elle si complexe ? Le Bélarus est un de ces pays-pivots, dont l’importance géopolitique est immense. Il représente l’une des voies qui mènent au cœur de la Russie, les autres étant par les pays Baltes et par l’Ukraine. Le Bélarus, dans la conception soviétique puis russe, fait partie de la sphère de sécurité vitale du pays. Pour la conception occidentale, marquée par les théorie de Mahan, Spykman et Brzezinski, il fait partie de ces espaces à contrôler pour refouler (roll back) la Russie vers l’Asie.
Depuis la terrible saignée de la Seconde Guerre mondiale, la Russie ne peut tolérer un régime qui lui soit hostile dans son espace de sécurité. Elle considère qu’il s’agit, pour elle, d’une question vitale et non-négociable. Un changement radical d’orientation, de la part du régime Biélorusse, une orientation pro-occidentale, serait peut-être un casus belli. L’occident, quant à lui, avance prudemment ses pions, soutenant politiquement et financièrement les oppositions. D’autres intérêts s’entremêlent, comme les appétits chauvins polonais. Une partie des nationalistes voudraient récupérer la ville de Brest-Litovsk et revenir à la Grande Pologne du traité de Riga (1922).
De plus le pays est une interface économique essentielle pour le transfert du gaz et du pétrole russe vers l’occident. Le pays raffine le pétrole et le revend, encaissant au passage une plus-value importante. Cependant, ce parasitisme, aux yeux de la Russie, entraîne des tensions régulières, et contribue à nourrir le projet de pipe-lines qui passeraient par le fond des mers.
En dépit de cela, le régime de Loukachenko répond globalement aux besoins de la Russie. Il forme un flanc garde et un glacis protecteur. Quant à sa nature politique, elle fait débat. En dépit de certaines apparences et références à l’Union Soviétique, le régime est loin d’être socialiste. Une partie de l’économie est entre les mains de monopoles d’États, mais cette propriété juridique ne signifie pas que les rapports de production ne soient pas capitalistes.
Le Bélarus est hautement dépendant de la Russie pour ses approvisionnements.
Depuis 1994, d’ailleurs, Loukachenko a accompagné la réduction de ces droits sociaux et la privatisation progressive de l’économie. Le niveau de vie des habitants de la Biélorussie s’est réduit progressivement. Il a également mis en place des mesures réactionnaires, notamment les « lois anti-parasites », qui frappent les plus démunis, les chômeurs et les chômeuses. Malgré certains fantasmes, liés au fait que les droits sociaux en termes d’accès à l’éducation, au logement, aux soins, soient maintenus, grâce notamment à la rente pétrolière, le régime se montre férocement réactionnaire sur les questions de société, notamment sur les droits des LGBT et sur le droit des femmes.
Il possède, dans le fond, la majorité des caractéristiques d’un régime social-démocrate poussé jusqu’au bout de sa logique, pourrissant, oscillant entre redistribution des richesses et maintien d’un modus vivendi avec les intérêts de sa bourgeoisie. Il peut se comparer à une espèce de péronisme1 ou à d’autres régimes dans lesquels la bourgeoisie nationale tente de trouver un moyen terme entre indépendance et intégration dans une sphère impérialiste.
Car les relations de voisinage sont particulièrement délicates.
Les difficiles relations de voisinage.
Le Bélarus est l’antichambre de la Russie, comme la Pologne est l’antichambre de l’occident. Durant la période précédant les élections, du fait de l’accroissement des tensions entre Est et Ouest, il s’est retrouvé à plusieurs reprises en situation de terrain d’enjeu.
En théorie, le pays est dans un processus de fusion et d’intégration dans la Fédération de Russie. Dans les faits, le processus est au point mort. Les cliques qui soutiennent Loukachenko ne voulant pas perdre le contrôle de l’économie et être phagocytées par la bourgeoisie russe. Cependant, le pays maintient des exercices militaires conjoints avec la Russie. En 2017, par exemple, les exercices militaires ZAPAD-2017 se sont déroulés sur son sol, simulant une intervention vers les États Baltes et la Pologne. La situation d’avant-poste du Bélarus est d’ailleurs déplaisante (il en était de même pour la RFA et la RDA d’ailleurs.) Dans le cas d’un affrontement majeur en Europe, le pays, qui a perdu 25 % de sa population durant la dernière guerre, est certain d’être à nouveau un champ de bataille central. Cette situation n’est pas sans être déplaisante.
Les mercenaires perdus.
En fin juillet, l’arrestation de plusieurs centaines de mercenaires d’une société militaire privée russe a jeté de l’huile sur le feu. Ces professionnels du combat ont été officiellement soupçonnés de vouloir déclencher un scénario à la syrienne ou à la « euromaïdan », dans lequel des agents provocateurs ont sciemment fait exploser les tensions.
Cependant, les analyses des images de l’arrestation laissent plutôt supposer qu’il s’agit d’une scénette de plus dans la grande pièce de théâtre des relations diplomatiques russo-biélorusse2. Les documents vus correspondent plus au scénario d’un transit de troupes soit vers le Donbass, soit vers les pays chauds, qu’à un projet de déstabilisation par la Russie du scrutin biélorusse.
Les relations entre Russes et Biélorusses sont d’ailleurs loin d’être binaires et simples. La Biélorussie, qui devrait être, à terme, intégrée dans la Fédération de Russie, renâcle. Elle est un petit frère turbulent. A plus d’un titre, elle évoque la délicate relation entre la Corée du Nord et la Chine. Les deux sont, de fait, des pays dirigés par une bourgeoisie nationale. Les deux sont néanmoins inclus dans une orbite géopolitique, laquelle leur assure une protection. Mais les deux ne veulent pas d’un destin de soumission totale à une sphère impérialiste ou une autre. Il en résulte une diplomatie parfois erratique.
En réponse à la hausse des taxes sur les échanges entre les deux pays, à partir de janvier 2020, le Bélarus s’est alors tourné vers de nouveaux partenaires commerciaux, dont les USA. Ceux-ci ont saisi la balle au bond, allant jusqu’à proposer 80 000 tonnes de pétrole début août. Sans être un changement d’allégeance, cette opération a été destinée à rappeler à la Russie que le Bélarus possède une certaine souveraineté. Elle s’est d’ailleurs soldée par une renégociation des accords énergétiques entre les deux pays.
Il est notable que les opposants mis à l’index par le Bélarus ne sont pas tous des pro-européens. Ainsi le site OPEX 360 note : Autre opposant, Viktor Babaryko a été mis sous les verrous car soupçonné d’être à la tête d’un « groupe organisé » accusé de « fraudes » et de « blanchiment d’argent », via la banque Belgazprombank, filiale du géant gazier russe Gazprom, qu’il a dirigée. Le 14 juillet, sa candidature a été écartée par la commission électorale.
Quand aux influences occidentales, elles sont assez transparentes. Il est certain que l’occident appuie l’opposition. Le refus de l’UE de reconnaître le résultat des élections en Biélorussie est un fort signal dirigé vers les opposants. Cependant ce soutien à l’opposition ne signifie pas que celle-ci soit une marionnette docile entre les mains d’agents de l’étranger. Comme dans l’écrasante majorité des situations politiques, les causes premières sont les contradictions internes, endogènes, et non pas l’influence externe, exogène. La lutte des classes au sein de la Biélorussie est, comme ailleurs, le principal moteur.
Le peuple biélorusse otage des impérialismes.
L’opposition, à l’heure actuelle, s’est soudée autour de l’image de Svetlana Tsikhanovskaïa. Elle porte un programme de plate-forme libérale, rassemblant pèle-mêle les intérêts des directeurs de trust d’Etat – lesquels désireraient devenir des patrons à part entière – mais également les aspirations populaires à plus de démocratie et au maintien des conquêtes sociales de l’ère soviétique. La question du leadership, de la direction du mouvement de contestation, est cruciale pour déterminer son évolution. Elle est aussi ce qui déterminera sa nature de classe profonde. Elle oscille, logiquement, à la recherches d’appuis et d’alliés, y compris internationaux. Pour une analyse plus poussée, nous renvoyons au communiqué du PMR ICOR.
Dans certains argumentaires, nous trouvons que cette lutte de classe « fait le jeu » d’un impérialisme ou d’un autre. Dans le monde plein, saturé, quadrillé par les impérialismes, c’est un fait, oui. Chaque mouvement des uns et des autres impacte les rapports de forces internationaux. Mais cette vérité était déjà celle qui, il y a 103 ans, poussait certains à rejeter toute sortie de la guerre de la Russie soviétique, accusant les bolcheviques de faire le jeu de l’impérialisme allemand, voir Lénine d’être l’agent du Kaiser. Au moment des grands empires, certains et certaines éminentes marxistes rejetaient ainsi les mouvements nationaux, sous prétexte qu’ils avaient « raté leur entrée dans l’histoire » et que tout mouvement national était une dilution de l’avancée vers la révolution prolétarienne.
C’est oublier que, même si les rapaces impérialistes tentent de planter leurs griffes dans chaque mouvement, ce sont les luttes populaires, les combats aux marges des citadelles de l’impérialisme qui contribuent à l’affaiblir. La lutte des bolcheviques, dans le maillon faible de l’impérialisme qu’était l’Empire russe, n’était pas si éloignée de cela. Il en est de même pour la lutte des Kurdes, accusée de « faire le jeu des américains ».
Dans les faits, la déstabilisation du régime, si le gouvernement l’emporte, risque effectivement de mettre à mal les marges de manœuvre de Loukachenko. Mais, au lieu de « démocratiser » le pays, le résultat pourrait très bien être de le jeter encore davantage dans l’orbite de Moscou. Loukachenko et Poutine se sont d’ailleurs contactés pour s’assurer mutuellement de leur solidarité en cas d’aggravation de la situation.
La population du Bélarus est elle en dehors de l’histoire, réduite à jouer le rôle de soutien d’un impérialisme ou d’un autre ? Doit-on leur interdire de lutter sous prétexte que cela pourrait « faire le jeu » d’un impérialisme ou d’un autre ? Elle n’est pas guidée par des bolcheviques, malgré la présence de groupes qui combattent avec sincérité contre l’ingérence et contre le capitalisme. Cependant, ce n’est que dans l’action, dans la lutte, que peut émerger une direction révolutionnaire, liée aux masses populaires, capable de trouver le chemin escarpé vers une société juste.
Quelle position ?
Cette question est difficile à trancher, comme toutes les questions réelles et concrètes, une fois qu’on sort des bornes rassurantes du cas d’école. Elle est néanmoins révélatrice des clivages et des perceptions variées au sein du mouvement révolutionnaire et du mouvement communiste. Entre ceux qui feront confiance intégralement aux hommes et aux femmes biélorusses pour choisir un régime conforme à leurs intérêts et ceux qui considèrent que l’impérialisme est trop fort.
Tant que les impérialismes existent, il ne peut exister de « démocratie » pour les espaces qui sont des enjeux géopolitiques. Cette constatation est valable tout aussi bien pour les régimes polonais, hongrois, turcs, ukrainiens… Ces espaces sont trop précieux pour ne pas être contrôlés d’une main de fer. Lorsqu’on regarde des pays dans lesquels les changements de régime ont abouti, les résultats ne sont pas forcément rassurants. Le cas de la Pologne, de la Hongrie, de l’Ukraine est inquiétant. Ces pays sont employés comme glacis protecteurs pour l’Europe, tout comme fers de lance pour frapper les intérêts russe en plein cœur. Mais croire qu’il faut obtenir des garanties de succès avant d’avancer, c’est surtout renoncer éternellement. Chaque lutte présente les caractéristiques d’un coup de poker plus que d’une partie d’échec, comme l’avait déjà déterminé Clausewitz.
Le destin du peuple de Biélorussie, de ses masses populaires, est là. Soit parvenir à s’extraire de la lutte entre impérialismes, soit demeurer sous le joug de l’un ou de l’autre et de ses pions. L’apport que nous pouvons faire, ici, depuis la France, ne peut passer que par le soutien aux organisations communiste et populaires de ces pays. Les déclarations et les analyses n’ont de sens que si elles sont accompagnées par des actes. Il faut avoir confiance dans les masses du Bélarus pour assurer la double tâche qui est la leur : à la fois conserver l’indépendance nationale de ce pays enclavé et piégé dans le jeu des puissances, et à la fois permettre une politique de progrès social, d’émulation et d’égalité. Cette double tâche ne peut s’assigner depuis l’extérieur. En revanche, il est possible de soutenir des organisations dans lesquelles il faut avoir un certain degré de confiance.
Bien sûr, la décantation de la situation au Bélarus est potentiellement explosive. Elle crée une instabilité dans la région, instabilité qui peut profiter à des fauteurs de guerre. C’est dans ce cadre-là que le mouvement anti-guerre des puissances impérialistes doit être capable de montrer sa force et sa solidarité. Or, il demeure dispersé, et dans un refus de travailler conjointement. C’est une regrettable attitude, qui entrave son développement et son renforcement. Pourtant, plus l’entropie, la tendance au chaos, fait son lit, appuyée par la crise, plus nos responsabilités en tant que communistes sont grandes.
Construire le front international pour pouvoir jouer un véritable rôle.
Le choix de notre organisation, en dépit de sa taille, est de coopérer dans le cadre du Front Uni Antifasciste, animé par l’ICOR et l’ILPS, mais également de s’inscrire dans la coordination ICOR comme membre à part entière. Nous pensons que c’est cette participation et le soutien que nous pouvons accorder aux organisations qui luttent sur le terrain qui peut donner sens à notre positionnement. Nous avons ainsi republié la position du Parti Maoïste de Russie, que nous considérons comme juste et précise. Nous attendons des nouvelles des positions de nos camarades biélorusses membres de l’ICOR. Nous invitons les individus qui veulent contribuer à faire grandir cette coordination à rejoindre les amis de l’ICOR et les organisations membres.
Derrière le positionnement des organisations politiques, il se pose une question de fond, question ouverte : qu’est ce qui doit primer ? La lutte des classes ou les considérations géopolitiques ?
Nous appelons à la solidarité avec les inculpés de la lutte, ici et ailleurs. Nous appelons à soutenir les organisations populaires en Biélorussie. Nous appelons à organiser et animer un mouvement anti-interventionniste et anti-guerre en France et en Occident.
1En référence au courant politique autour de Juan Perón, en Argentine, lequel se basait sur une certaine justice sociale et une redistribution des richesses, sans jamais n’avoir tendu vers le socialisme. Le péronisme était un régime de bourgeoisie nationale qui essayait de s’ériger de manière autonome. Cependant le destin des bourgeoisies, dans l’ère impérialiste, est simple : tendre vers l’impérialisme elle-même ou tendre vers le faire de devenir cliente (compradore) d’un impérialisme.
Front uni international anti-impérialiste et antifasciste
Déclaration commune de l’AIAFUF sur la crise actuelle du capitalisme en plein milieu de Covid
L’ère industrielle a fait progresser le capitalisme, extorqué des profits du travail humain, accumulé de grandes richesses pour un petit nombre et appauvri les masses. Le XXe siècle a vu la montée des monopoles, la formation d’oligarchies financières, l’exportation de capitaux, les groupes internationaux et un monde divisé et reparti par les guerres. C’était aussi un champ de bataille pour le socialisme. La classe ouvrière et les peuples opprimés se sont battus, ont gagné et ont subi des revers. Mais l’histoire continue.
La réintégration des pays anciennement socialistes dans le système mondial du capitalisme monopoliste a aggravé les crises systémiques et périodiques de l’accumulation du capital sous le capitalisme. Avant la fin du siècle dernier, il y a eu un changement de paradigme en faveur du néolibéralisme et de la démocratie libérale. La « guerre contre le terrorisme », menée par les États-Unis, et plusieurs changements de régime n’ont pas réussi à relancer l’économie. Le fascisme a levé sa sale tête et a transféré la crise impérialiste aux travailleurs et aux nations pauvres.
Le krach financier de 2008 a conduit à une crise plus grave du système capitaliste mondial et à un déclin beaucoup plus important du système financier et économique en 2020, et cela à un rythme plus rapide que celui de la Grande Dépression de 1929. Le régime politique néolibéral est plus que jamais en faillite, ce qui a entraîné une accumulation et une inflation sans précédent des actifs de l’oligarchie financière et de la bourgeoisie monopoliste, des dettes insoutenables, une dépression de l’économie due à l’appauvrissement de la société de consommation et l’escalade de l’affrontement des courants fascistes et antifascistes dans le monde entier.
L’effondrement actuel du système capitaliste mondial coïncide avec la propagation de la pandémie de Covid 19. La pandémie est devenue une crise plus importante qu’elle ne devrait l’être, car le système impérialiste dominant et les politiques économiques néolibérales actuelles ont détruit les systèmes de santé publique et contraint également à imposer des mesures d’austérité aux populations, qui sont renforcées par la politique néo-conservatrice de mesures de plus en plus répressives et militaires. L’accélération de la crise environnementale exacerbe aussi les conséquences sociales, économiques et sanitaires de la pandémie et est l’une des causes de l’émergence de nouvelles pandémies.
Le nombre de malades et de mourants est bouleversant. La moitié de l’humanité est confinée. Des mesures de quarantaine désespérées ont entraîné des pertes massives d’emplois et de revenus. Les plus touchés sont les travailleurs, les chômeurs, les jeunes, les femmes et les enfants, les migrants, les personnes de couleur, les pauvres des zones rurales et les personnes vivant dans des prisons surpeuplées.
Des billions de dollars, d’euros et de yuans cherchent à sortir de la crise. La police et l’armée, qui sont le cœur du pouvoir de l’État, imposent un verrouillage plus strict et répriment les opinions dissidentes. Les gens, même à la maison, sont agités. Ils veulent trouver une issue à la crise. Ils veulent un avenir stable et durable.
Plus d’un siècle d’impérialisme, de pillage à but lucratif et de guerres ont tué des millions de personnes et ne sauveront pas l’humanité. Les gens réclament à grands cris un changement de système. Utilisons la richesse sociale créée par les travailleurs pour garantir des emplois et des revenus, pour fournir une aide économique et des soins médicaux. Redistribuer la richesse en taxant les riches ne suffit pas. Les opérations de sauvetage ne devraient pas être destinées aux entreprises. La production et l’échange devraient être pour les gens. Le socialisme est la seule alternative viable. Nous devons nationaliser les secteurs stratégiques, y compris les banques et les systèmes financiers, et les mettre entre les mains des travailleurs. L’ère du bien commun devrait commencer maintenant.
Conformément à nos aspirations à long terme, nous formulons ces demandes immédiates et urgentes :
Un revenu et des prestations garantis, des allocations en espèces et des allégements pour les travailleurs.
Gestion des épidémies dans le respect des droits de l’homme, les tests de masse et des services de santé adéquats pour la population.
Protection sociale pour les paysans, les travailleurs et les masses laborieuses.
Pas d’opérations de sauvetage pour les grandes entreprises, effectuer des opérations de sauvetage pour la classe ouvrière.
Annulation, et pas seulement allégement, de la lourde dette extérieure des pays pauvres les moins développés.
Suspension et renégociation des accords commerciaux inégaux.
Mobiliser la science et la technologie au service de la population.
Nationalisation des systèmes de santé publique, contestation et condamnation des politiques néolibérales.
Respect des droits démocratiques et des droits de l’homme ; libération de tous les prisonniers politiques.
Levée des sanctions contre 30 pays et territoires, dont la Cuba, le Venezuela, la Palestine et la RPD de Corée.
Transfert du budget militaire vers la santé publique et les services sociaux.
Nous devons informer le peuple, découvrir les racines de la crise, connaître les besoins de la population et trouver des moyens de le soutenir et résister au militarisme croissant et aux mesures fascistes.
Nous devons combattre l’impérialisme et le fascisme ! Faire respecter le bien-être et les droits de la population ! Luttez pour la souveraineté, la démocratie et le socialisme !
L’Unité Communiste adresse ses félicitations au MLPD pour la mise en place de la statue de Lénine à Gelsenkirchen.
La mise en place de cette statue, dans le contexte actuel, est un coup d’éclat.
Elle démasque l’hypocrisie des capitalistes et des anticommunistes.
Quand les statues représentes des gens de leur classe, des colonialistes, des esclavagistes ou des criminels économiques, ils considèrent que les déboulonner serait nier l’histoire. Qu’il faut faire avec, et qu’il faut les accepter.
En revanche, le MLPD a du mener une bataille judiciaire et obtenir l’arbitrage d’un tribunal pour avoir gain de cause. C’est bien une preuve éclatante que la toponymie, les statues, les symboles occupent un espace mental. Qu’elles contribuent à définir les parts du passés jugés légitimes par l’historiographie dominante.
C’est donc une victoire symbolique importante.
Elle rentre dans le cadre d’une reconquête de l’espace urbain par les symboles de la révolution. Elle contribue à lutter contre l’effacement de la mémoire révolutionnaire et du mouvement internationaliste.
Nous pensons également que, au-delà du symbole, cette statue joue un rôle dans notre actualité politique. Nous regardons cette statue non pas comme un élément du passé, anachronique. Elle est un point d’encrage dans un avenir qui va naître. Dans un avenir qui est le seul à pouvoir détourner de la catastrophe écologique, économique, sanitaire et sociale.
Le capitalisme, en dépit de son triomphe, a montré ses limites. En fait de fin de l’histoire, il incarne la fin de l’espoir. Il a montré que la sommes des égoïsmes ne faisait pas avancer l’humanité vers le mieux, mais vers un crépuscule de misère, de stagnation, de guerres. Il n’est plus porteur d’utopie, à part pour une poignée de super-capitalistes, qui vivent sur la misère de milliards d’êtres humains.
Aujourd’hui, devant cette statue, nous voyons le choix, un choix important qui reflète comment nous la considérons. Comme une chose morte ou comme une chose vivante.
Nous, qui tournons les yeux vers nos prédécesseurs, bénéficions d’un immense avantage. Nous avons leur expérience. Leur histoire. Leurs victoires et leurs revers. Nous pouvons soit les confiner dans le fétichisme et le folklore, les utiliser comme des excuses pour refuser d’avancer, soit en tirer la substance profonde, en tirer les enseignements, et avancer.
Cette statue, nous qui sommes en France, doit nous interroger. Le mouvement communiste dans notre pays, malgré des progrès importants, ne parvient pas à franchir l’étape de la secte. Nous pouvons continuer ainsi, végéter, rester marginaux, nous mépriser les uns et les autres et refuser de reconnaître nos existences mutuelles.
Nous pouvons continuer à fuir nos responsabilités vis-à-vis des travailleurs et des travailleuses de notre pays, vis-à-vis de ceux et celles qui subissent le joug de notre impérialisme.
Nous pouvons attendre, en ordre dispersés, que la pandémie ressurgisse. Que nous soyons dans la situation de payer la crise. Que nous soyons face à une nouvelle guerre.
Ou nous pouvons prendre comme point de ralliement la mise en place de cette statue. En faire un symbole de l’unité renouvelée et de la volonté commune d’avancer. Dépasser le sectarisme. Briser le chauvinisme d’organisation. Travailler ensemble, sur la base de nos expériences aux uns et aux autres, et forger la synthèse qui correspond à notre époque et à nos tâches. Ce choix dépend de nous, mais nous devrons en accepter les conséquences.
Nous avons fait le notre. Il est dans l’élaboration commune, au sein de l’ICOR, avec l’expérience et le savoir commun, par le débat démocratique prolétarien, d’une voie pour la révolution et pour apporter une nouvelle utopie.
Nous saluons Lénine. Nous saluons le MLPD. Nous saluons l’ICOR. Nous saluons le Front International Anti-impérialiste.
Ensemble vers la victoire !
Die Kommunistische Einheit gratuliert der MLPD zur Aufstellung der Lenin-Statue in Gelsenkirchen.
Die Errichtung dieser Statue ist im gegenwärtigen Kontext eine große Leistung.
Sie entlarvt die Heuchelei der Kapitalisten und Antikommunisten. Wenn Statuen Menschen ihrer Klasse, Kolonialisten, Sklavenhändler oder Wirtschaftskriminelle darstellen, sind sie der Ansicht, sie zu entlarven, hieße, die Geschichte zu leugnen. Dass mit ihnen umgegangen werden muss und dass sie akzeptiert werden müssen. Die MLPD hingegen musste einen Rechtsstreit ausfechten und ein Schiedsverfahren vor einem Gericht erwirken, um ihren Fall zu gewinnen. Dies ist ein klarer Beweis dafür, dass Toponymie, Statuen und Symbole mentalen Raum einnehmen. Dass sie dazu beitragen, jene Teile der Vergangenheit zu definieren, die von der herrschenden Geschichtsschreibung als legitim angesehen werden. Es ist daher ein wichtiger symbolischer Sieg. Es ist Teil einer Rückeroberung des städtischen Raums durch die Symbole der Revolution. Sie trägt zum Kampf gegen die Auslöschung des revolutionären Gedächtnisses und die internationalistische Bewegung bei.
Wir glauben auch, dass diese Statue über das Symbol hinaus eine Rolle in unseren politischen Nachrichten spielt. Wir betrachten diese Statue nicht als ein anachronistisches Element der Vergangenheit. Es ist ein Einfärbungspunkt in einer Zukunft, die im Begriff ist, geboren zu werden. In einer Zukunft, die als einzige von ökologischen, wirtschaftlichen, gesundheitlichen und sozialen Katastrophen ablenken kann.
Der Kapitalismus hat trotz seines Triumphes seine Grenzen gezeigt. Tatsächlich verkörpert sie am Ende der Geschichte das Ende der Hoffnung. Sie hat gezeigt, dass die Summe des Egoismus die Menschheit nicht zum Besten geführt hat, sondern zu einem Zwielicht von Elend, Stagnation und Kriegen. Sie ist nicht mehr der Träger der Utopie, abgesehen von einer Handvoll Superkapitalisten, die vom Elend von Milliarden von Menschen leben.
Heute, vor dieser Statue, sehen wir die Wahl, eine wichtige Wahl, die widerspiegelt, wie wir sie sehen. Als totes Ding oder als lebendes Ding. Wir, die wir unsere Augen auf unsere Vorgänger richten, haben einen immensen Vorteil. Wir haben ihre Erfahrung. Ihre Geschichte. Ihre Siege und Rückschläge. Wir können sie entweder auf Fetischismus und Folklore beschränken, sie als Entschuldigung dafür benutzen, dass wir uns weigern, vorwärts zu gehen, oder wir können die tiefste Substanz aus ihnen ziehen, aus ihnen lernen und vorwärts gehen.
Diese Statue, wir, die wir in Frankreich sind, müssen uns in Frage stellen. Die kommunistische Bewegung in unserem Land schafft es trotz wichtiger Fortschritte nicht, die Bühne der Sekte zu überschreiten. Wir können so weitermachen, dahinvegetieren, am Rande bleiben, uns gegenseitig verachten und uns weigern, unsere gegenseitige Existenz anzuerkennen. Wir können uns weiterhin unserer Verantwortung gegenüber den Arbeitern unseres Landes entziehen, gegenüber denen, die unter dem Joch unseres Imperialismus leiden. Wir können verstreut warten, bis die Pandemie wieder auftaucht. Dass wir in der Lage sind, für die Krise zu zahlen. Dass wir vor einem neuen Krieg stehen.
Oder wir können die Aufstellung dieser Statue als Sammelpunkt nehmen. Machen Sie sie zu einem Symbol der erneuerten Einheit und des gemeinsamen Willens, vorwärts zu gehen. Überwindung der Bigotterie. Organisatorischen Chauvinismus abbauen. Auf der Grundlage der gegenseitigen Erfahrungen zusammenarbeiten und eine Synthese schmieden, die unserer Zeit und unseren Aufgaben entspricht. Diese Entscheidung liegt bei uns, aber wir werden die Konsequenzen tragen müssen.
Wir haben unsere gemacht. Es geht darum, innerhalb der ICOR mit gemeinsamer Erfahrung und gemeinsamem Wissen durch proletarisch-demokratische Debatten einen Weg zur Revolution und zur Verwirklichung einer neuen Utopie auszuarbeiten.
Wir grüßen Lenin. Wir grüßen die MLPD. Wir grüßen die ICOR. Wir grüßen die Internationale Antiimperialistische Front.
En avant vers la rébellion mondiale contre le racisme et l’anticommunisme de l’impérialisme !
Depuis le meurtre de l’Afro-Américain George Floyd le 25 mai dernier dans la ville de Minneapolis, les émeutes de masse aux États-Unis se sont étendues et intensifiées. Dans tout le pays, ce sont surtout les jeunes qui se soulèvent contre la violence policière et le racisme et réclament justice. Aujourd’hui ce mouvement est devenu international avec des millions de participants. Les policiers responsables du meurtre doivent tous être inculpés et condamnés ! Partout dans le monde, le meurtre de George Floyd est devenu un symbole de l’oppression raciste, et les gens descendent dans la rue pour protester – tout comme contre la droitisation des gouvernements impérialistes – jeunes et vieux, personnes de différentes couleurs de peau ensemble. Le racisme a une longue histoire aux États-Unis.
Les luttes souvent acharnées contre le racisme ont coûté la vie à de nombreuses personnes. Le racisme a toujours été utilisé comme une méthode de division contre le développement de la solidarité de classe. Depuis des années déjà la résistance des Afro-Américains comprend aussi la lutte contre la violence policière. Mais les troubles de masse actuels ne se limitent pas à cela. Aux États-Unis, la crise économique et financière mondiale entraîne une augmentation par bonds du chômage, qui atteint 40 millions de personnes, ainsi que de la pauvreté et de la misère, avant tout parmi les minorités particulièrement exploitées et opprimées.
De nombreuses personnes ne peuvent plus payer leur loyer et perdent même leur assurance maladie en plein milieu de la pandémie. La crise du coronavirus a déjà coûté la vie à plus de 100 000 personnes. L’interpénétration de la crise économique et financière mondiale, et de la crise du coronavirus, de la crise environnementale et de la rechute économique de l’impérialisme US-américain a développé une force et une profondeur énormes et est liée à une crise politique ouverte et à une aggravation de la polarisation sociale.
La population noire et latino-américaine est particulièrement touchée par ces évolutions. Une grande partie des ouvriers particulièrement exploités et opprimés aux États-Unis sont noirs ! Ce sont surtout les jeunes qui voient leur avenir menacé et qui se soulèvent contre les effets de ce système social impérialiste ! Les manifestants se heurtent à une violence policière brutale. Les gens en tirent leurs conclusions.
L’indignation, l’amertume et la colère se déchaînent – mais surtout la détermination à ne plus jamais accepter le racisme comme une normalité et le désir d’alternatives sociales. La classe dirigeante déploie une campagne de propagande pour intimider et diviser. D’une manière ouvertement anticommuniste, Trump affirme effrontément que les manifestants sont « des radicaux de gauche, des anarchistes et des antifascistes » et les déclare « terroristes ».
Avec la mobilisation de la Garde nationale sur par divers gouverneurs américains sur ordre de Trump et sa demande d’utilisation de l’armée américaine pour réprimer les protestations, on pratique des méthodes ouvertement fascistes. Trump montre qu’il est prêt à tout. Aux États-Unis et dans le monde entier, les gens rejettent la brutalité policière et la répression croissante et remettent donc de plus en plus en question les conditions sociales qui prévalent. Les protestations de masse quotidiennes dans tout le pays ont obtenu e.a. que Trump a retiré la Garde nationale de Washington. Partout, ce sont aussi des policiers qui se mettent consciemment du côté des manifestants.
Toute la tendance du capitalisme à produire des crises et la déstabilisation progressive du système impérialiste mondial s’expriment comme à travers une loupe. C’est un défi pour les ouvriers et les masses aux États-Unis. La solidarité inébranlable des révolutionnaires et des masses du monde leur appartient ! Le soulèvement aux États-Unis, en lien avec les luttes menées dans le monde entier, a le potentiel d’un mouvement révolutionnaire qui changera la société. Le renforcement des forces révolutionnaires est particulièrement important ! L’ICOR fera tout tout son possible pour enraciner le véritable socialisme comme alternative au système impérialiste pourri.
Organisons la solidarité avec les masses en lutte !
Vive la solidarité internationale ! Prolétaires de tous les pays, unissez-vous !
Prolétaires de tous les pays et peuples opprimés, unissez-vous !
Signataires (en date du 09.06 2020, d’autres signataires sont possibles):
1. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
2. UPC-Manidem Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
3. CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
5. CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
6. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
8. PCC CPI (ML) Provisional Central Committee Communist Party of India (Mar- xist-Leninist) (Comité central provisoire du Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste)) 9. Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
10.БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
11. PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
12.MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
13.UCLyon Unité Communiste Lyon, France
14.UPML Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
15.BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
16.KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
17.MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
18.RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
19.MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
20.MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
21.KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
22.БРП(к) Българска Работническа Партия (комунисти) (Parti ouvrier de Bulgarie (Communistes))
23.PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
24.NPCH (ML) Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
25.PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
26.PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
27.PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
28.PCR-U Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
29.CPA/ML Communist Party of Australia (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste))
Ce document est un message envoyé par la coordinatrice principale de l’ICORaux organisations communistes et anti-impérialistes présentes en France. Ce message a été distribué le plus largement possible aux organisations dont l’ICOR possède les adresses. Mais plus largement il s’adresse à tous ceux et toutes celles qui se retrouvent dans la volonté de participer à la lutte pour la construction d’une coordination internationale. Nous saluons cette initiative que nous jugeons pertinente dans la période actuelle, et nous appelons nous même à rejoindre l’ICOR et à rejoindre le Front Uni des organisations impulsé par l’ICOR et l’ILPS.
Chers camarades, Chères camarades,
En tant que coordinateur principal de l’ICOR, nous vous adressons ce courrier.
Nous pensons que nous partageons plusieurs constats sur la situation actuelle. Elle est particulièrement grave et emplie d’incertitude. Nous pensons également que nous partageons tous et toutes la volonté de pouvoir poursuivre et intensifier les luttes. Nous vous adressons donc ce courrier, dans le but de proposer de coopérer ensemble.
Nous voulons serrer les rangs, accroître la coopération entre les différentes forces, et permettre de faire face aux défis de la situation actuelle.
Il existe des incertitudes immenses sur les issues politiques et sociales de la crise économique et sanitaire. Des incertitudes sur le bilan humain, des incertitudes sur le bilan économique, des incertitudes sur la situation géopolitique.
Mais il existe également des certitudes. Deux d’entre elles peuvent être tenues pour acquises :
Les bourgeoisies vont essayer de tirer profit autant que possible de la situation. Les méthodes ne sont pas forcément tout à fait connues, mais les buts le sont : compenser les pertes et engranger de nouveaux profits.
Les forces progressistes, révolutionnaires, et particulièrement le mouvement communiste auront un rôle de premier plan à conquérir et à jouer.
Dans cette situation, la manière dont le mouvement communiste réagira peut être décisif. Nous pouvons sortir renforcés de cette épreuve et en capacité de pouvoir mener de nouvelles batailles. Nous pensons qu’il est essentiel que, partout où cela est possible, la voix communiste, la voix des intérêts du prolétariat, des classes exploitées, de ceux et celles qui subissent le plus la crise, soit la plus forte possible.
Nous vous invitons, d’ailleurs, à devenir un participant de l’AIAFUF (Front uni international anti-impérialiste et antifasciste). Cette initiative a été lancée par les deux formations internationales les plus importantes et les plus actives à l’heure actuelle, l’ICOR et l’ILPS. Avec ces deux formations internationales, environ 500 organisations du monde entier forment la fondation. Les participants du front uni peuvent être des formations internationales, des organisations individuelles ou des personnes. La construction résolue de ce front uni nous semble nécessaire de toute urgence dans un monde où la rivalité inter-impérialiste s’accroît, où le danger de guerre augmente et où les possibilités même de la vie sont détruites de plus en plus rapidement. Le front uni est plus large dans sa diversité politique que l’ICOR, c’est une forme d’organisation plutôt large : c’est un mouvement organisé, dans laquelle chaque organisation peut choisir de s’impliquer et chacun décide lui-même comment et sous quelle forme il participe aux activités.
Cependant, nous n’en faisons pas une condition pour coopérer. Nous respectons les stratégies et les positionnements des organisations politiques. Cependant, nous désirons pouvoir travailler localement, régionalement, au niveau des États et plus largement avec toutes les forces qui veulent coopérer. Cela dans le but notamment d’organiser une solidarité locale, de répondre politiquement aux projets de la bourgeoisie, mais aussi de préparer les mouvements de masses qui naîtront lors de la décrue.
Nous partageons certains constats simples et unitaires :
Le système de production capitaliste est incapable de répondre aux besoins matériels et culturels de la population. Il est également incapable de pouvoir exister sans ravager la planète et sans exposer l’humanité à de nouvelles pandémies.
A terme, il met en péril les possibilités même de survie de l’humanité.
La loi du marché a montré ce qu’elle signifie en pratique : la pénurie pour faire monter les prix, la recherche de la rentabilité maximale, quitte à sacrifier les travailleurs et les travailleuses. Elle génère également des coût astronomiques pour le matériel médical, dont la production est contrôlée par des monopoles immenses.
Le système capitaliste n’est pas réformable, il n’est pas conçu dans le but de satisfaire les besoins des masses populaires, dans le respect des capacités de régénération de la planète.
Nous pensons qu’il existe des tâches immédiates sur lesquelles il est possible de travailler.
Impulser & renforcer les réseaux d’entraide et de solidarité.
Faire en sorte de pouvoir mutualiser nos forces pour les faire vivre, les faire grandir et les faire fusionner. Nous voulons rationaliser les efforts, non les disperser.
Construire des réseaux de solidarité d’auto-organisation de la classe ouvrière et des masses populaires pour soutenir les personnes les plus touchées dans leur vie quotidienne.
Lutte pour les revendications sociales et politiques de masse au sens de la résolution ICOR – Corona au niveau local, régional, national et international.
Nous pensons que ces éléments forment la base minimale de travail commun et de mise en œuvre de campagnes communes. Ils peuvent être discutés. Nous voudrions proposer un communiqué unitaire le plus largement partagé possible entre toutes les organisations politiques qui veulent lutter pour le socialisme et pour la révolution. Nous voulons, camarades, parler avec vous, vous connaître, coopérer, répondre à l’immense tâche quis’ouvre devant nous !
Les préparatifs d’urgence ne doivent pas être l’otage de mesures d’austérité ou du non-respect des avertissements
CPA/ML, Parti communiste d’Australie (marxiste-léniniste) Nick G. le 1er avril 2020
En
Australie, le gouvernement fédéral et les gouvernements des États
n’ont pas réussi à se préparer adéquatement aux énormes feux de
brousse de 2019-20 ou à la pandémie actuelle de Covid-19.
Dans
les deux cas, les avertissements ont été nombreux, allant des
médias populaires aux articles universitaires et scientifiques
évalués par des pairs.
Le
gouvernement fédéral a créé une Réserve médicale nationale
(NMS) il y a environ 15 ans. Elle est « destinée à être
utilisée dans le cadre de la réponse nationale à une urgence de
santé publique qui pourrait résulter de causes naturelles ou
d’activités terroristes. Les articles sont stockés pour augmenter
le niveau d’autosuffisance de l’Australie en période de forte
demande mondiale et nationale et de pressions sur la prestation de
services ».
Les
entrepôts sont situés à divers endroits du pays, mais leur
emplacement est un secret d’État « pour des raisons de sécurité
nationale ».
Il
y a peu de transparence au sujet des NEM. Il y est fait référence
dans les rapports de l’auditeur général, mais les NEM eux-mêmes ne
semblent pas devoir faire rapport au Parlement. Nous savons qu’en
2014, un financement a été accordé pour « améliorer la
rentabilité des dispositifs nationaux de stockage », y compris
« l’externalisation de la gestion quotidienne du stock ».
Comment
les principes de « rentabilité » et de gestion externalisée
ont-ils positionné les NEM par rapport à la pandémie actuelle ?
Pénurie
de fournitures médicales
Le
29 janvier, l’ABC a rapporté qu’ »environ 100 millions de
dollars de fournitures médicales – dont 20 millions de masques,
d’antibiotiques, de vaccins et d’équipements tels que des
désinfectants de base pour les mains – sont posés sur d’énormes
palettes enveloppées de plastique, prêtes à être déployées ».
Sur
la base de ces chiffres, le ministre de la santé Greg Hunt a affirmé
que l’Australie était « bien approvisionnée » et que la
priorité était de « protéger les cliniciens de première
ligne ». Cependant, le même rapport cite le professeur de
biosécurité mondiale de l’UNSW, Raina MacIntyre, qui a déclaré
que l’Australie « verra un impact » dans la fourniture de
certains équipements médicaux et de médicaments.
« Nous
avons des économies à flux tendus où nous n’avons pas d’énormes
stocks qui nous permettront de tenir pendant des mois et des mois »,
a-t-elle déclaré.
Le
personnel médical doit réutiliser les masques
Hunt
avait tort et MacIntyre avait raison. Le jour même où Hunt a pris
la parole, le président du Collège royal australien des médecins
généralistes, Harry Nespolon, a déclaré que les médecins
généralistes avaient besoin de toute urgence de plus d’équipements
de protection – notamment de lunettes et de combinaisons de
protection.
C’est
également le même jour que le président de l’AMA WA, le Dr Andrew
Miller, a critiqué le gouvernement de l’AMA pour ne pas avoir fourni
aux médecins généralistes de l’AMA des équipements de protection
individuelle (EPI). Il n’y avait pas de sentiment d’urgence, mais
plutôt une approche « business as usual » de la part des
médecins en chef.
Un
porte-parole du ministère australien de la santé a refusé de dire
combien de masques chirurgicaux se trouvaient dans le stock du
gouvernement, mais a concédé qu’aucun n’était fabriqué en
Australie.
Le
porte-parole a admis qu’aucun EPI n’était fabriqué localement.
Tous les fournisseurs dépendent de fabricants étrangers.
Le
16 mars, les hôpitaux du Queensland manquaient cruellement
d’équipements de protection individuelle, et les médecins et les
infirmières ont été priés de réutiliser certains équipements
pour protéger les stocks en diminution. A la fin du mois, les
médecins de Nouvelle-Galles du Sud qui traitaient des cas suspects
de coronavirus affirmaient également qu’on leur avait dit de
réutiliser les masques faciaux. Dans le même temps, afin de
préserver les réserves de l’État en équipements de protection
individuelle, y compris les masques chirurgicaux, le seul traitement
chirurgical qui peut désormais être effectué en
Australie-Méridionale est la chirurgie d’urgence et les procédures
nécessaires pour prévenir la perte de la vie, la perte d’un membre
ou une invalidité permanente.
Le
gouvernement voit soudain la nécessité d’une fabrication locale
Parce
que les NEM ne peuvent pas répondre à la demande d’EPI et parce que
la demande mondiale signifie que les fabricants étrangers (la
« chaîne d’approvisionnement mondiale ») s’avèrent peu
fiables, les mêmes partis libéraux et travaillistes qui ont présidé
à la destruction néo-libérale de l’industrie manufacturière
australienne ont maintenant dû lancer des appels d’urgence pour que
ce qui reste de notre secteur manufacturier soit « outillé »
et commence à produire des masques faciaux, des ventilateurs et des
blouses chirurgicales.
Dans
son désespoir de combler le manque de masques, le gouvernement
fédéral a affecté des soldats australiens pour aider à augmenter
la production à Med-Con près de Shepparton dont les installations
pourraient être utilisées pour les masques. Med-Con a révélé
qu’il avait été chargé de fabriquer 30 millions de masques d’ici
novembre.
Fin
mars, une société d’Australie du Sud, le groupe Detmold, s’était
réorganisée pour la fabrication de masques, et a été engagée
pour produire 145 millions de masques, dont 100 millions pour le
stock médical national et 45 millions pour l’Australie du Sud.
Le
gouvernement arrête l’exportation de fournitures médicales
Le
1er avril, le gouvernement a interdit l’exportation de fournitures
médicales d’urgence depuis l’Australie. Cette décision fait suite à
des informations antérieures faisant état de quantités énormes de
masques chirurgicaux et d’autres EPI achetés localement par des
entreprises chinoises et envoyés à Wuhan.
Si
l’Australie a une capacité excédentaire d’équipements médicaux,
elle a le devoir internationaliste de mettre cet excédent à
disposition, que ce soit à Wuhan, à New York ou en Nouvelle-Guinée.
Il est clair que nous n’avions pas de capacité excédentaire en
prévision d’une épidémie de coronavirus début février, lorsque
le promoteur immobilier privé chinois Risland a envoyé 90 tonnes de
matériel médical à Wuhan. Fin février, le géant chinois de
l’immobilier mondial, le Groenland, a envoyé 82 tonnes
supplémentaires. Ces deux opérations ont eu lieu avant la
publication, le 18 mars, du plan d’intervention d’urgence du
gouvernement fédéral pour le Covid-19. Cependant, l’Australie du
Groenland est partiellement détenue par le gouvernement chinois et
aurait eu besoin de l’autorisation du trésorier Frydenberg pour
exporter les fournitures.
Mais
où Risland et le Groenland ont-ils obtenu ces fournitures ? Ils
n’auraient pas pu acheter des masques, des gants et des robes en ces
quantités à la pharmacie du coin. Les fournitures ont-elles été
mises à disposition par la gestion externalisée des NEM ? C’est
une question à laquelle il faut répondre.
A
tous les niveaux, le gouvernement australien contrôlé par
l’impérialisme a échoué à l’épreuve de la réponse à la
pandémie, tout comme il a échoué à l’épreuve de la réponse à
la crise des feux de brousse.
Les
hôpitaux et l’ensemble des services de santé, y compris les
pathologistes et les travailleurs paramédicaux, ont été privatisés
ou se sont vus imposer des mesures d’austérité. Les médecins et
les infirmières sont peu nombreux et travaillent dans des conditions
terribles. Des écoles maternelles aux maisons de retraite, en
passant par toutes les tranches d’âge, les gens sont insécurisés
et anxieux.
Ce
n’est tout simplement pas suffisant.
In
the short-term we need a completely revamped approach to preparedness
for pandemics, floods, bushfires and other consequences of global
warming.
Il devrait y avoir une seule installation de stockage
d’urgence nationale (NESt), entièrement détenue et exploitée par
le gouvernement et publiquement responsable par le biais d’un rapport
annuel au parlement ; ses directeurs devraient répondre aux
questions des commissions du parlement. Il devrait non seulement
disposer de fournitures médicales d’urgence aux niveaux requis pour
une pandémie, mais aussi de produits chimiques ignifuges contre les
feux de brousse, d’EPI pour la lutte contre les incendies, de
bouteilles d’oxygène, de pompes à eau et d’autres éléments
nécessaires pour faire face à des catastrophes climatiques
naturelles d’une gravité sans précédent.
À
court ou moyen terme, nous devons accepter l’inévitabilité d’un
retour des épidémies et des pandémies. Le 21e siècle s’est ouvert
avec l’épidémie de SRAS, la pandémie de grippe porcine de 2009, le
syndrome respiratoire du Moyen-Orient (SRM) de 2012 et maintenant le
Covid-19. Nous devons nous attendre à des épidémies, de temps en
temps, d’autres virus zoonotiques (virus provenant d’animaux). Le
réchauffement de la planète entraînera une augmentation des
phénomènes météorologiques extrêmes, des incendies et des
inondations.
À
plus long terme, nous devons évidemment abandonner le système
social qui néglige le peuple et permet à une poignée de s’enrichir
grâce à la force de travail et à l’intelligence de la grande
majorité.
Ces
vautours qui s’assoient sur le dos du peuple, qui préconisent
d’imposer des mesures d’austérité encore plus importantes au
peuple, sont les mêmes qui deviennent soudainement « socialistes »
alors qu’ils doivent être sauvés par les deniers publics parce
qu’ils sont « trop grands » ou « trop importants »
pour échouer.
Eh
bien, s’il est normal qu’ils soient « socialistes » en pleine
crise, passons au socialisme et évitons les crises.
Reprenons
la direction de notre économie et relançons l’industrie
manufacturière australienne.
Nous
renouvelons notre demande : Luttez pour l’indépendance et le
socialisme anti-impérialistes !
Un spectre de rébellion hante la réponse du
capital au COVID-19
CPA/ML (Parti communiste
d’Australie (marxiste-léniniste)), John G., 23 mars 2020
La
crise financière mondiale de 2008 a eu d’énormes répercussions
économiques et idéologiques, en particulier à l’étranger.
Les
licenciements massifs, les saisies de logements, les expulsions, les
sans-abri, l’appauvrissement, la faim et les soupes populaires, ainsi
que l’effondrement de communautés entières ont conduit à des
actions politiques de masse dans les mouvements Occupy (2011),
Printemps arabe (2009) et Indignados espagnols (2011) au cours des
années suivantes. Ces mouvements ont donné lieu à des actions de
masse et à une organisation concertées et persistantes, à des
gouvernements renversés dans le tiers monde et à des réflexions à
différents niveaux de gouvernement en Amérique du Nord et en
Europe.
Le
Green New Deal et divers mouvements de masse et formations
parlementaires en Europe en gardent un écho.
La
colère de masse, l’action et l’organisation que la crise financière
mondiale a générées doivent être examinées en détail au milieu
de la crise actuelle. Elle donne un aperçu des besoins des
populations et de la manière dont elles ont agi à l’époque. Les
réponses capitalistes doivent également être examinées. Une
grande partie de ce qui est fait par les gouvernements capitalistes
reflète maintenant leurs conclusions de cette période.
Les
leçons de la crise financière mondiale
Il
est à noter que l’Australie a eu beaucoup moins d’impact de cette
crise. Cela se reflète dans la pensée et l’organisation des classes
ouvrières et des autres classes opprimées. Cela se reflète
également dans la pensée et l’action du gouvernement capitaliste
ici.
Le
capital a tiré les leçons de l’expérience acquise à l’étranger.
Les mesures visant à interdire les saisies et les expulsions, les
subventions salariales et le soutien financier aux petites
entreprises sont toutes assez nouvelles par rapport aux réponses
apportées à la crise financière mondiale. En 2008-2009, le
gouvernement a versé des indemnités et a entrepris plusieurs
programmes, des constructions scolaires, de l’isolation, etc.,
apportant un soutien aux secteurs des petites entreprises et
stimulant l’emploi, ainsi que des garanties aux banques et au secteur
financier.
Le
capital répond au spectre qui hante son échec face au virus. Il
investit pour éviter une rébellion de masse.
Le
capital a un point aveugle par rapport à la main-d’œuvre. Il
construit le pont de la subsistance des entreprises et des
subventions aux petites entreprises. Ses mesures de soutien à la
main-d’œuvre sont liées au rôle de la main-d’œuvre dans le
maintien des entreprises. Leur « pont vers la reprise » est
placé sur les épaules de la main-d’œuvre.
Un
pont vers la reprise économique construit sur le dos des
travailleurs
Le
gouvernement, faisant écho au capital, voit la classe ouvrière
comme un simple complément du capital, un apport économique à
protéger pour en faire un esclave à l’avenir. C’est un point de
différence essentiel avec les gens, pour qui les affaires sont un
complément à la vie. Le capital avant les gens. Cela se reflète
dans la référence répétée du Premier ministre à la mise en
œuvre des conseils des experts de la santé, alignés sur les
besoins pour soutenir l’économie.
Les
dirigeants du parti travailliste s’inquiètent du soutien des
travailleurs aux côtés du conseil d’entreprise, mais gardent la
perspective que le pont vers la reprise soit construit sur le dos des
travailleurs.
L’État-providence
est institué pour soutenir les entreprises. Le néolibéralisme est
sous perfusion.
Cela
s’applique en partie au débat sur les fermetures d’écoles.
Sacrifiez certains pour raccourcir la période de crise, plutôt que
de soutenir tous autant que possible pour minimiser les décès et
veiller sur la population. Le pont est en partie construit sur le
risque sanitaire pour les enseignants, le personnel scolaire, les
élèves et leurs familles.
Le
capitalisme, avant l’homme, est au cœur de l’action.
Cela les hante alors qu’ils sont confrontés non seulement à une crise de santé mais aussi à une crise de confiance dans le capitalisme, le spectre de la rébellion.
L’Inde a publié une nouvelle carte politique le 2 novembre 2019, qui incorpore une zone du Népal d’environ 372,37 kilomètres carrés, de Limpiadhura à Kalapani, dans son territoire. Kalapani est situé à la frontière occidentale de trois pays, où le Népal, l’Inde et la Chine se rencontrent. La rivière Mahakali prend sa source à Limpiadhura, Kalapani. Selon le traité de Sugauli signé en 1816 entre la Compagnie des Indes orientales de l’époque et le Népal (article 5), le fleuve constitue la frontière entre l’Inde et le Népal. Cependant, l’Inde revendique désormais officiellement le territoire de Kalapani pour elle-même. Ce faisant, elle ignore et méprise le traité existant et le droit international.
C’est cet acte d’agression de l’Inde qui met le Népal en grand danger de perdre son précieux morceau de terre. Après leur humiliante défaite lors de la guerre sino-indienne de 1962, les troupes indiennes ont envahi le Kalapani du Népal et ont établi des avant-postes militaires. Depuis lors, l’Inde a progressivement accru son occupation, ce nouveau pas ayant provoqué l’indignation de l’opinion publique au Népal. Lors des récentes protestations, les Népalais se sont indignés de l’acte de l’Inde qui a justifié son exigence par une carte révisée. La nouvelle carte de l’Inde publiée après l’occupation du Jammu-et-Cachemire comprend l’ensemble du territoire de Kalapani, qui fait partie de l’État indien d’Uttarakhanda.
Le résultat en est la colère dans les rues de Katmandou, mais les dirigeants de Singhadurbar hésitent encore à aborder la question avec une réelle détermination envers l’Inde. Bien que le gouvernement actuel et son premier ministre aient déclaré catégoriquement que Kalapani est une région du Népal et qu’ils résoudront le problème avec l’Inde par la voie diplomatique, le gouvernement n’a pas été en mesure d’obtenir un résultat concret, si ce n’est l’envoi d’une note diplomatique à l’Inde. L’Inde a confirmé la réception de la lettre népalaise et n’a pas donné de date fixe pour l’ouverture d’un dialogue avec le Népal sur le conflit de Kalapani.
Il convient de rappeler que feu le Premier ministre indien A. B. Vajpayee en visite en 1997 et l’actuel Premier ministre Narendra Modi en visite en 2014 ont convenu de trouver une solution au conflit de Kalapani par des entretiens diplomatiques bilatéraux, mais le gouvernement indien prétend maintenant que sa nouvelle carte est correcte. Le Népal doit donc réaffirmer sa détermination à reprendre le pays occupé à l’Inde, notamment pour défendre sa souveraineté.
Le Népal est menacé par une puissance relativement supérieure, l’Inde, qui semble avoir été encouragée à occuper le territoire népalais après l’invasion du Cachemire par ses propres troupes, malgré le fait que cet État est un territoire contesté entre l’Inde et le Pakistan. L’Inde a fait preuve de peu de respect pour le droit international, et le Népal est victime de l’agression d’une puissance plus forte. En effet, Kalapani est devenu un excellent exemple de la façon dont une grande puissance émergente occupe militairement un territoire stratégique d’un voisin plus petit. L’Inde a occupé le territoire du Népal pendant les six dernières décennies avant que celui-ci ne soit récemment officiellement inclus dans sa carte nationale.
La valeur stratégique de l’occupation de Kalapani pour l’Inde est avant tout d’obtenir un avantage sur son rival supérieur, la Chine. Dans ce contexte, le Népal pourrait avoir besoin tactiquement de coopérer avec la Chine pendant la dispute sur l’agression indienne afin d’exploiter les contradictions. Depuis la guerre de 1962, la Chine a dépassé l’Inde en termes de force économique et militaire. C’est pourquoi l’Inde a peut-être occupé Kalapani afin d’obtenir un avantage militaro-industrielle sur la Chine.
Quels que soient les exigences et les objectifs de l’Inde, Limpiadhura, Kalapani, c’est la source du fleuve Mahakali qui, selon le traité de Sugauli, constitue la frontière du Népal. Une autre raison de l’occupation de cette région par l’Inde est son accessibilité par rapport aux autres montagnes environnantes. Cela offre un excellent emplacement pour une base militaire indienne. La revendication du Népal est soutenue par le traité signé entre le Népal et la Chine le 20 mars 1960. Dans ce contexte, la Chine pourrait soutenir positivement la revendication du Népal et en même temps terminer le différend avec l’Inde.
Des experts en eau du Népal et de la Grande-Bretagne avaient publié en 1916 le fait que le fleuve Kutiyangdi, qui traverse Limpiadhura, est le fleuve Mahakali. Toutes les cartes publiées entre 1818 et 1856 montrent que le même fleuve est à l’origine de la rivière Mahakali. Dans le traité avec la Chine, la même preuve a été donnée pour accepter le fleuve comme une ligne à trois frontières. Toutes ces preuves parlent pour le Népal, mais l’Inde a déformé les faits et les chiffres pour statuer un exemple de son hégémonie sur le Népal. Le Népal s’était défendu contre la Chine et l’Inde lorsqu’elles ont convenu en 2015, sans consultation avec le Népal, de faire de Lipulekh le point d’échange commercial entre les deux pays.
Le Népal a élevé la voix pour ramener le pays occupé, et des gens de tous horizons soutiennent la position du Népal. Cependant, le gouvernement actuel a été très lent et n’a pas poursuivi l’affaire avec une grande urgence. Nous voulons que le gouvernement agisse avec fermeté et détermination. Si l’Inde ne vient pas à la table des négociations, le Népal devrait internationaliser la question et la porter devant l’ASACR [Association sud-asiatique de coopération régionale], l’ONU et les forums internationaux. Les cartes publiées avant et après le traité de Sugauli de 1860 se trouvent à la Library of Congress, Washington, et à la British Library, Londres, ainsi que dans les bibliothèques de Chine, d’Inde et de Russie. Maintenant, certaines personnes au Népal ont également emporté des copies de ces cartes pour les remettre au gouvernement népalais. Le fait que le fleuve qui prend sa source à Limpiadhura soit le Kalinadi est également étayé par les bases des sciences de l’eau. Le recensement de 1964 prouve également que l’ensemble du Kalapani est une région du Népal. Lors des élections de 1958, les habitants de Kalapani ont voté pour les candidats de différents partis népalais. La liste électorale de cette année-là est toujours une preuve certaine de soutien à la revendication népalaise. Toutes ces preuves et documents sont suffisants pour une contre-réaction à l’Inde, pour récupérer le pays occupé par l’Inde avec suspension de toutes les normes pour les relations internationales.
Signataires (en date du 25/3 2020, d’autres signataires sont possibles):
ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
CPK Communist Party of Kenya (Parti communiste de Kenya)
MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
CPSA (ML) Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
Ranjbaran Hezb-e Ranjbaran-e Iran (Parti prolétarien de l’Iran)
NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
PR-ByH Partija Rada – ByH (Parti du travail – Bosnie et Herzégovine), Bosnie et Herzégovine
MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
UCLyon Unité Communiste Lyon, France
KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
MIKSZ Magyar Ifjúság Közösségi Szervezete (Organisation de la Communauté de la Jeunesse Hongroise)
RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
KSC-CSSP Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)
TKP-ML Türkiye Komünist Partisi – Marksist-Leninist (Parti communiste de Turquie – marxiste-léniniste)
MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine