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  • Le Brésil à la croisée des chemins – Partie finale.

    Le Brésil à la croisée des chemins – Partie finale.

    Le Brésil à la croisée des chemins – Partie finale.

    L’Internationale réactionnaire.

    Cafouillage ? Sur son compte tweeter, LREM fustigeait l’élection de Bolsonaro : « Le #Brésil a désormais à sa tête un président fièrement homophobe, climatosceptique, sexiste, raciste.

    Cette tragédie électorale nous oblige. (sic.) Nous n’avons pas le choix, nous ne devons pas échouer. Sinon nous voyons ce qui nous attend.

    Progressistes de tous pays, unissons-nous ! »

    Pendant ce temps, Emmanuel Macron félicitait Jair Bolsonaro pour son élection :

    Palais de l’Elysée le, lundi 29 octobre 2018

    Le Président de la République Emmanuel Macron félicite Jair BOLSONARO élu par le peuple brésilien à la présidence de la République fédérative du Brésil, dimanche 28 octobre.

    La France et le Brésil entretiennent un partenariat stratégique noué autour des valeurs communes de respect et de promotion des principes démocratiques. C’est dans le respect de ces valeurs que la France souhaite poursuivre sa coopération avec le Brésil, pour relever les grands défis contemporains de notre planète, aussi bien dans les domaines de la paix et de la sécurité internationales, que dans le cadre de la diplomatie environnementale et des engagements de l’Accord de Paris sur le climat.

    Amusant communiqué, lorsqu’on connaît les projets de Jair Bolsonaro pour l’Amazonie et pour les peuples qui y vivent, tout comme son annonce de se retirer du protocole de Paris.

    Certes, il n’est guère diplomatique de se placer en porte-à-faux d’un président nouvellement élu, surtout lorsqu’il s’agit de celui d’un partenaire commercial avec lequel la grande bourgeoisie française aimerait bien s’entendre. Mais cette contradiction en terme ne ton ne peut que prêter à sourire. Dans les faits, « 110 députés LREM » ont beau s’offusquer des méthodes de Jair Bolsonaro, cela n’empêchera pas le commerce et les affaires de tourner.

    D’autant qu’au niveau international, les félicitations ne se sont pas faites attendre. Celles des gouvernements réactionnaires fut la plus chaleureuse. Trump, Salvini, Orban ont applaudi des deux mains l’arrivée au pouvoir d’un régime-frère au Brésil. Pour ces apprenti-fascistes, cette élection sonne comme un coup d’arrêt de la vague sociale-démocrate qui s’était étendue sur le continent sud-Américain depuis la fin 90 / début 2000. Trump, en particulier, est ravi de pouvoir trouver un contrefort sud dans ses manœuvres pour encercler le Vénézuela, toujours géopolitiquement dissident.

    Vladimir Poutine, lui aussi, à fait part de ses félicitations à Jair Bolsonaro. Certainement y voit-il une occasion de se rapprocher du Brésil, membre des BRICS, ce groupe de nouvelles puissances impérialistes, concurentes de la primauté US.

    La Chine, quant à elle, voit d’un mauvais œil cette élection, notamment du fait du soutien du nouveau président Brésilien à Taïwan, que Pékin avait qualifié comme un « affront à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Chine ». Malgré son libéralisme outrancier, Bolsonaro s’était présenté comme hostile aux investissements chinois au Brésil, notamment contre l’achat d’actifs de la société Electrobras. Pour autant, les heurts entre Chine et USA profitent au Brésil, vers lequel la Chine reporte ses achats de soja.

    Un autre pays s’est réjoui de l’élection de ce candidat. Il s’agit de la puissance colonialiste israélienne, laquelle trouve en Bolsonaro un fervent défenseur de ses vues. Il a d’ores et déjà annoncé le transfert vers Jérusalem de l’ambassade brésilienne. Réactionnaire évangéliste, le nouveau chef d’Etat a toujours affirmé être en faveur des projets du gouvernement israélien.

    Au niveau des relations avec ses partenaires régionaux, c’est un virage à 180° qui s’opère. Le développement du Mercosur, les alliances sur le continent, tout ceci est désormais gelé pour le Brésil. La nouvelle ligne politique est celle de relations Nord / Sud. Ce nouveau jeu économique satisfait pleinement les investisseurs étrangers, mais met fin à une politique de développement en commun des différents Etats d’Amérique latine. De fait elle vulnérabilise les tentatives d’autonomisation de ces Etats par rapport à la domination économique de la part des impérialismes plus traditionnels, en particulier celui des USA.

    Le mandat de Bolsonaro promet d’être une période extrêmement dure pour les Brésiliens et -en particulier- les Brésiliennes. Il n’est pas possible, pour le moment, de connaître précisément les projets du nouveau chef du pays, mais il ne fait pas de doute qu’il ne compte pas se laisser entraver par le Sénat dans sa marche forcée vers la mise au pas du pays.

    A l’heure actuelle les universités sont assiégées et Bolsonaro incite les élèves à filmer les enseignants qui critiqueraient le régime. Cela préfigure d’autres actions contre le « marxisme ». Certains supposent qu’a l’occasion du prochain renouvellement du Sénat, un coup d’Etat puisse être fomenté pour dépouiller même le pays de son maquillage de démocratie et réinstituer un pouvoir militaire plein et entier.
    L’avenir est incertain.

    Nous ne pouvons cependant, pas douter un seul instant qu’un pouvoir de ce type, antipopulaire, raciste, réactionnaire, sexiste, puisse se maintenir éternellement. Les carcans des peuples finissent toujours par s’effriter et tomber en cendres. Bolsonaro ne peut stopper la lutte des classes. Bolsonaro ne peut renverser le cours de l’histoire.

    Cependant il peut essayer. Il peut essayer en brisant les favelas, en écrasant les autochtones, en muselant les femmes. Nous ne pouvons pas rester les bras croisés sans rien faire.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à la solidarité internationale antifasciste avec le Brésil. Elle appelle à aider, à soutenir les initiatives de solidarité, à en impulser également. Face à la réaction internationale, où que nous soyons, nous formons chacun une part du front !

    Le Brésil, sa culture de résistance, sa culture de lutte, ses exemples de combativité ne seront pas balayés ! La sociale-démocratie et la réaction ont montré qu’elles n’étaient que des formes différentes du pouvoir de la bourgeoisie. Demain appartiendra aux travailleurs, aux travailleuses du Brésil, quelque soit leur couleur de peau, leur religion, leur sexe, leur genre. Demain sera à eux, demain sera à elles !

  • Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    Résolution de l’ICOR concernant les événements en Iran

    28.02.2018

    Dans de nombreuses villes d’Iran et de Rojhilat (Kurdistan oriental), il y a eu un soulèvement, un Serhildan, contre la pauvreté, la corruption, la discrimination et la politique répressive. Après les protestations de 1988,1999 et 2009, les gens sont descendus dans la rue avec des actions pour la première fois d’une ampleur pareille et ont lancé des slogans radicaux contre le chef religieux Ali Khamenei. Outre les revendications économiques, des centaines de milliers de personnes ont déferlé dans les rues pour réclamer la liberté politique et ont montré une fois de plus que les gouvernements corrompues et pourries au Moyen-Orient n’ont pas d’avenir à long terme.

    Le régime des Mollahs a mis en place un ordre d’exploitation oppressif et capitaliste dans le pays et a mené une politique expansionniste et agressive dans la région. Les femmes sont concernées avant tout par la répression de leurs droits de femme et de vie. Bien qu’il tente de légitimer cette politique par des discours religieux et en propageant l’unité nationale, il perd sa crédibilité jour après jour aux yeux des masses. Et cette fois-ci, l’État iranien a ignoré les revendications légitimes des gens en plaçant le soulèvement populaire dans le contexte de contradictions qu’il a avec l’impérialisme us-américain.

    Ces dernières semaines encore, les habitants de Başûr (Kurdistan du Sud) n’ont plus quitté les rues pendant des jours entiers avec leurs revendications contre la corruption, la pauvreté et le gouvernement dégénéré, pourri, oligarchique, et avec des actions organisées, d’abord contre Barzani et ensuite contre tous les autres partis politiques impliqués dans le pouvoir. Et maintenant, le Kurdistan oriental (Rojhilat) résiste au régime des Mollahs pourri, régressif et colonialiste, de Kermanshah à Mahabad.

    Cette étincelle, qui s’est à nouveau refroidie, a montré que, malgré toute la cruauté du pouvoir d’État, il est à nouveau possible que les grèves et les protestations se propagent partout dans le pays, ce qui produit des femmes étant particulièrement à l’avant-garde des affrontements, ainsi que des mouvements étudiants et révolutionnaires au Kurdistan. La nouvelle qualité du mouvement de protestation en Iran est marqué par les luttes ouvrières.

    Pour ne pas laisser la lutte du peuple pour la liberté, l’indépendance et la justice sociale aux opportunistes régressifs, les peuples de la région et tous les révolutionnaires du monde entier devraient, à partir de tous les révolutionnaires de l’Iran, soutenir le soulèvement, le Serhildan, et intensifier la lutte contre les voleurs et les dictateurs, en se tenant côte à côte.

    En tant que communistes, révolutionnaires, progressistes et anti-impérialistes résolus, nous soutenons le soulèvement en Iran et le Serhildan à Rojhilat!

    Nous continuerons à brandir le drapeau ouvrier contre l’exploitation capitaliste, pour la libération de la femme contre le patriarcat, pour l’égalité et l’indépendance nationales contre le colonialisme!

    Signataires (en date du 3 mars 2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2. PCPCI Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire

    3. ORC Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    4. MMLPL Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    5. PPDS Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    6. MLOA Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    7. CPB Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    8. CPI (ML) Red Star Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    9. NCP (Mashal) Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    10. NDMLP New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    11. БКП Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    12. KGS Společnost Klementa Gottwalda (Société Klement Gottwald), République tchèque

    13. MLPD Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. RM Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    15. BP (NK-T) Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))

    16. MLP Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    17. VZDOR VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    18. MLGS Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    19. TIKB Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    20. MLKP Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    21. KSRD Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    22. PCC-M Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML) Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. PCP (independiente) Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    25. PPP Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    26. BDP Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    27. PS-GdT Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

    Signé après la date de sortie:

    1. KOL Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)

    2. SMKC Svaz Mladych Komunistu Cheskoslovenska (Union des jeunes communistes de Tchécoslovaquie), République tchèque

  • Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée internationale des femmes.

     

    La journée internationale des femmes est une journée de lutte commune du mouvement révolutionnaire et combatif international de la femme et des ouvriers ! L’appel des femmes socialistes, il y a plus de cent ans, réunit les ouvrières, les paysannes, la masse des femmes dans la lutte contre l’incitation impérialiste à la guerre, la faim et la misère et fut soutenue par les partis révolutionnaires du monde. C’était l’époque de révolutions jusqu’à la grande Révolution d’octobre en Russie en 1917 avec la victoire du socialisme. C’est ici même que pour la première fois furent réalisés les droits de la femme les plus larges à l’échelle mondiale.

    Plus de cent ans après, la propension du système impérialiste à produire des crises s’est accentuée universellement. Incapable de résoudre même un seul problème de l’humanité, il détruit la base d’existence des masses et met en question les conditions de vie. Le mécontentement avec la situation économique, sociale et politique s’accroît. Les femmes se trouvent au centre de la chaîne, organisée par l’ordre de l’État et familial bourgeois. Dans le monde arabe, la situation des femmes s’est aggravée dramatiquement à cause des mouvements religieux, intégristes et terroristes, surtout dans les régions de conflits.

    Mais dans le monde entier, les femmes se révoltent. Ouvrières, paysannes, la masse des femmes ne sont plus prêtes à accepter le diktat des forces dominantes: Aux États-Unis, les femmes manifestent contre Trump et sa politique belliciste. Au Bangladesh, Vietnam et en Thaïlande, l’armée des ouvrières du textile lutte pour un salaire minimum et une couverture sociale, en Inde, les femmes luttent, comme partout dans le monde, contre la violence sexuelle, l’intégrisme religieux, la répression par l’État et les structures patriarcales. En Iran, les femmes se soulèvent contre l’agression, en Amérique latine, au Pakistan les femmes se mettent ensemble en masse contre la violence et l’assassinat de femmes et d’enfants. Au 21e siècle, la lutte contre la répression féodale patriarcale est encore et toujours un composant inséparable de la lutte pour la libération de la femme. En Afrique les femmes luttent pour avoir du travail et de la nourriture, en Europe les ouvrières se trouvent en grève pour des salaires plus élevés, luttent contre des lois réactionnaires. Au Proche et Moyen Orient les femmes défendent – en partie en armes – la démocratie et la liberté contre la terreur fasciste. Point brûlant actuel est la défense d’Afrine/Rojava. L’ICOR salue la lutte héroïque des femmes palestiniennes.

    En 1910 la journée internationale de la femme fut née – en 2010 l’ICOR fut fondée. Nous, les partis de l’ICOR, nous nous engageons pour la libération de la femme par une perspective anti-impérialiste et socialiste. Le mouvement prolétarien de la femme avec comme noyau les partis révolutionnaires encourage le mouvement international de la femme dans toute sa gamme et diversité et lui donne la perspective de la lutte pour la libération de la femme dans une société libérée. Pour cette raison, l’ICOR soutient le processus international de la conférence des femmes du monde et faisait partie vivante des deux premières conférences des femmes de base dans le monde au Venezuela et au Népal. Le mouvement révolutionnaire et combatif de la femme s’y réunit dans la lutte contre l’exploitation et la répression des femmes et pour leur libération dans une société libérée. En tant que partis de l’ICOR nous faisons appel aux femmes dans le monde : Renforcez le mouvement combatif de la femme dans le monde ! Organisez-vous dans les partis révolutionnaires et, en tant que femmes, assumez courageusement une responsabilité dirigeante ! Devenez partie intégrante de la révolution socialiste internationale.

     
    Vive la journée internationale de la femme ! En avant avec la libération de la femme !

    Signataires (en date du 3 mars 2018, d’autres signataires sont possibles):

    1.RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)

    2.ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo

    3.MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)

    4.PCT   Parti Comuniste du Togo Togo

    5.PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie

    6.MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)

    7.CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)

    8.CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)

    9.NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))

    10. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka

    11. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)

    12. KGS   Společnost Klementa Gottwalda (Société Klement Gottwald), République tchèque

    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)

    14. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas

    15. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie

    16. VZDOR   VZDOR – strana práce (Résistance – parti du travail), Slovaquie

    17. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)

    18. TIKB   Türkiye İhtilalci Komünistler Birliği (Union de communistes révolutionnaires de Turquie)

    19. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)

    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine

    21. PR   Partija Rada (Parti du travail), Yougoslavie (ex)

    22. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)

    23. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine

    24. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))

    25. PML del Perú   Partido Marxista Leninista del Perú (Parti marxiste-léniniste du Pérou)

    26. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)

    27. BDP   Bloque Democratico Popular (Bloc démocratique populaire), Pérou

    28. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

  • L’Unité Communiste de Lyon rejoint les Amis de l’ICOR

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint les Amis de l’ICOR

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint les amis de l’ICOR.

    L’Unité Communiste de Lyon a pris la décision, au cours de son congrès, de rejoindre les Amis de l’ICOR en France, dans le but de contribuer à un travail commun et unificateur. Cette décision a été accueillie favorablement par le comité gérant les adhésions au niveau de l’Europe.

    L’Unité Communiste de Lyon salue les membres de l’ICOR et des Amis de l’ICOR et les remercie de cette marque de confiance.

    L’Unité Communiste de Lyon regarde l’ICOR comme une première étape vers la reconstitution d’une organisation permettant de fédérer les partis communistes révolutionnaires, permettant de pouvoir en structurer et en diriger l’activité de manière coordonnée et centralisée, mais également comme un espace permettant de trancher de manière scientifique les questions idéologiques qui se posent à l’heure actuelle.

    L’Unité Communiste de Lyon ne veut pas que son nom ne soit qu’un prétexte. Elle désire que celui-ci ait un sens. A nos yeux l’unité n’est pas un vain mot. Elle est un but stratégique à atteindre. Nous avons des liens de travail avec nos camarades de l’Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, organisation membre, elle aussi, des Amis de l’ICOR. Avec eux et elles, nous voulons avancer ensemble pour accroître la structuration et l’influence des idées communistes au sein de notre Etat. Nous considérons que nous partageons un diagnostic similaire sur la situation, ainsi qu’une stratégie qui nous permet de travailler conjointement.

    Nous les saluons fraternellement.

    Nous voulons aussi nous adresser à tous et toutes. Aux organisations qui se revendiquent de l’expérience de la Révolution d’Octobre, de la dictature du prolétariat. Aux individus qui la composent. 

    Nous rejetons la logique de concurrence entre les organisations communistes révolutionnaires présentes dans notre Etat, dans la mesure où nous avons vocation à avancer vers un but similaire. Nous ne sommes pas des khrouchtchévien qui proclament un « que le meilleur gagne » idéologique, centriste et fourre-tout. Nous considérons qu’il n’y a pas de « concurrence » bourgeoise entre écoles. Il existe un creuset dans lequel doivent se fondre les conceptions, dans lequel elles sont soumises au feu de la critique et de l’autocritique, dans lequel elles se heurtent au prisme de la réalité. Un creuset d’où sortira la nouvelle synthèse, celle qui correspond à l’heure et aux tâches actuelles.

    Nous avons choisi de retenir la dictature du prolétariat comme étant la ligne de démarcation principale. A nos yeux, elle est déterminante. Poser de manière politique la question du pouvoir populaire, d’un pouvoir qui s’érige pour le peuple et contre la bourgeoisie est le nœud gordien de l’heure actuelle. Elle est une question centrale, tout en étant directement accessible aux masses, en pouvant être comprise et appréhendée de manière concrète.

    Les débats qui en découlent peuvent, un temps, être tranchés dans le cadre d’une organisation unique, dans la mesure où les participants rejettent l’entrisme, le fractionnisme et tous les sabotages qui rendent impossible tout travail avec les réformistes et les trotskistes.

    Ce creuset n’existe pas encore. Nous considérons qu’il se créera au travers, en partie, de l’ICOR. Au sein même de cette organisation, à l’heure actuelle, bien des débats restent en suspens. Il n’existe pas de position unique au sein de l’ICOR. Il n’existe pas non plus de position parfaite. Comment pourrait-il en être autrement, sans la construction de l’outil qui permet, justement, de la développer ?

    Adhésion ne signifie pas subordination aveugle, ne signifie pas suppression des questions et des débats. A nos yeux, adhésion signifie la possibilité que ces débats ne soient plus l’apanage de sectes figées sur leurs positions, taillant le diamant brut de la pensée pour en faire un pur joyau. Cette adhésion signifie la possibilité de rationaliser nos forces, de les tourner davantage vers l’action, de ne plus défendre le marxisme, le marxisme-léninisme, le maoïsme, comme un fétiche, mais bien comme une science vivante, comme la science du combat de classe, comme la science de la révolution prolétarienne. Un grand nombre d’organisations, fonctionnant comme des partis en modèle réduit, s’échinent à assurer toutes les tâches qui incombent au rôle qu’ils s’imposent. Cette dispersion d’énergie est colossale et empêche de pouvoir faire face efficacement aux problèmes. Certes, elle a créé une génération de militants et de militantes efficaces, autonomes, travailleuses, solidement formées. Mais elle reste une structuration sous une forme de quasi-guilde, de confrérie, d’artisanat.

    Le mouvement communiste, ici, doit grandir et avancer. Ensemble.

    Dans ce cadre, les Amis de l’ICOR en France sont une première pierre dans le fait de pouvoir créer les relais pour les positions et l’activité de l’ICOR sur le terrain de notre Etat. L’Unité Communiste de Lyon affirme sa volonté de s’engager dans cette voie, de travailler avec les autres forces -et individus- qui composent cette amitié, dans le but de promouvoir l’ICOR et son travail, de le renforcer, de l’affiner.

    Cependant, nous rejetons l’attitude qui consiste à s’ignorer mutuellement, à se livrer un conflit sans intérêt et sans vainqueurs, hormis la bourgeoisie. Nous voulons entretenir des liens mutuellement profitables, entretenir des discussions, entretenir une camaraderie avec celles et ceux qui combattent dans le même camp que nous, dans la mesure où ceux-ci et celles-ci respectent des principes démocratiques et de débat prolétarien et scientifique.

    Nous voulons avancer, sous le drapeau rouge de la révolution.

    Nous saluons l’ICOR.

    Nous saluons les amis de l’ICOR

    Nous saluons les communistes qui luttent contre l’Etat français.

    Vive la révolution – Vive le communisme !

  • Moon Jae-In est devenu président de la République de Corée.

    Moon Jae-In est devenu président de la République de Corée.

    Alors que les habitants de l’Etat français avaient les yeux fixés sur l’élection présidentielle, de l’autre côté du globe se déroulait un événement majeur: celles de la Corée du Sud. Importantes à la fois politiquement mais également géopolitiquement, étant donné les lignes défendues par les différents acteurs.

    A la suite de la destitution de la « princesse » Park Geun-Hye, fille de Park Chung-Hye, ex-dictateur, une élection anticipée dut être organisée. L’ancienne présidente fut la digne héritière de l’idéologie de son père : autoritarisme, contenu anti-ouvrier, mais également liaisons étroites avec les sectes anticommunistes et réactionnaires. La corruption entrainée par ces liens fut le casus belli d’un mouvement de protestation massif, lequel déboucha une procédure de destitution.

    Dépités par le parti au pouvoir, de nombreux sud-coréens ont tournés leurs suffrages vers le candidat de l’alternance : Moon Jae-In, du Parti Démocrate. Ce parti est une formation politique de centre-gauche, marquée par un contenu social-libéral. 41.4% des voix plébiscitent celui qui s’était illustré comme une des figures de proue de la défense des droits de l’homme et dans la lutte contre la corruption. Là où la situation devient géopolitiquement intéressante, c’est que l’organisation qui accède au pouvoir est partisane d’une désescalade vis-à-vis du voisin du Nord.

    Moon Jae-In est un ancien avocat qui s’est fait un nom et une réputation dans la défense des droits de l’homme, des syndicalistes, des droits sociaux. Sa lutte contre le despotisme lui valut même un séjour en prison et une interdiction d’exercer. Il émerge comme étant aux antipodes de Park Geun-Hye, « princesse » issu des élites, descendante de généraux… En effet, lui-même est issu des classes populaires de la Corée, il est marqué par des prises de position progressistes, hostiles à la présence américaine, favorable à un renouement du dialogue. Ce sont deux conceptions de la Corée du Sud qui se rencontrent et s’affrontent.

    Cette campagne s’est faite sous des torrents d’accusation. Hong Jun-Pyo, le candidat à la succession de Park, à ainsi insisté sur ces points : Moon Jae-In serait un agent de Pyongyang, un terrible bolchevique…Or, son élection n’est pas une révolution prolétarienne, n’est même pas une hypothétique « révolution citoyenne par les urnes. » Elle reste dans des cadres institutionnels, dans le jeu de la démocratie bourgeoise -étroite certes- de la Corée du Sud.

    En revanche, elle s’attire l’ire des grands truts, les chaebols¸ car sa ligne insuffle un vent de libéralisation, dans un marché clos et dominé par ces immenses conglomérats industriels. Elle joue également sur la carte d’une hausse des salaires, d’une autorisation des syndicats – considérés comme une Vème colonne du nord et donc réprimés fortement.

    Dans cette société extrêmement caporalisée, digne d’une caserne, cette prise de position est déjà un séisme. La Corée du Sud, dans sa marche forcée vers l’industrialisation, s’est hissé parmi les pays du Nord au détriment des droits sociaux, syndicaux, démocratiques, dans une atmosphère d’occupation militaire -par les USA- et de paranoïa entretenue par les gouvernements successifs.

    La Corée n’est pas n’importe quelle région du globe.

    Elle est un des éléments clé du dispositif de sécurité US, l’un des piliers de son front Pacifique contre les deux adversaires géopolitiques : Chine et Russie. Elle est perçue comme un verrou devant être maintenu fermé à tout prix. D’où l’organisation, dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, d’un sabotage constant des tentatives de réunification ; d’où la guerre de Corée ; d’où le stationnement de 29 000 soldats US de la USKF [United States Korea Forces] au Sud. Ces troupes d’occupation ont été, par le passé, impliquées dans des affaires de prostitution, d’exactions, de trafic d’êtres humains. Les relations entre ces troupes et la population sont complexes et tendues. Elles sont une épée de Damoclès au dessus des gouvernements dissidents de la ligne imposée par Washington.

    Pour eux, la division coréenne permet de la maintenir dans leur sphère, dans leur orbite. Très marquée par un sentiment antijaponais, la péninsule réunifiée ne manquerait pas de se tourner alors vers des liens avec son voisin chinois, lui fournissant ainsi un promontoire capable de gêner militairement le Japon, second poste clé de la géopolitique US. Une Corée divisée est essentielle pour maintenir la Chine encerclée. Cependant, en Corée du Sud, la population est globalement lasse de ce climat, d’autant qu’à force de crier au loup en permanence, la menace du méchant voisin du nord perd de son effet.

    Lorsque le candidat gagnant propose d’ouvrir des discussions, de reprendre les liens diplomatiques et, même, de visiter le voisin du nord, cela ne peut susciter que de vives inquiétudes. Inquiétudes de la part d’une bourgeoisie hostile à toute idée marxiste et de la part des américains, résolument hostiles à tout rapprochement.

    Cela explique la campagne de calomnies, mais également la décision de Trump de mettre en œuvre du bouclier antimissile Thaad, près du village frontalier de Soseong. Le président US a également informé de l’envoi d’une flotte de guerre vers la péninsule. Fake news, de la part du président, le groupe aéronaval faisant route vers l’Australie.

    Ironiquement, cette pression inamicale, de la part de l’allié gênant, a certainement penché dans la balance électorale. D’autant que, cerise sur le gâteau, le malhabile dirigeant de la première puissance mondiale a annoncé que la Corée du Sud assurerait l’intégralité des frais du déploiement. Un geste de politique intérieure qui, pour son grand malheur, fut très bien entendu à l’extérieur.

    Même la municipalité de Séoul, marquée très à droite, s’est offusquée de ces déclaration et de cette « prise d’otage » de la part des Etats-Unis.

    Le score électoral du programme de « détente » de Moon Jae-In révèle la lassitude du peuple sud-coréen. La diatribe martiale de l’ancienne administration, l’inflexibilité vis à vis de Pyongyang, encouragée par la maison blanche, s’émoussent. Le sud semble vouloir s’orienter vers la normalisation des relations, préalable à la paix.

    Dans une certaine mesure, Moon se place sur une position semblable à celle du membre du SPD Willy Brandt, chancelier de RFA entre 1969 et 1974, connu pour son Ostpolitik, permettant une reconnaissance mutuelle des deux Allemagne. Il est possible qu’il cherche ainsi à atteindre deux objectifs : Créer une division du travail entre les deux Corée, mais également pousser le régime nord-coréen à s’ouvrir au pluralisme, et à se libéraliser économiquement.

    Moon représente une position de bourgeoisie nationale progressiste, au niveau de son pays, mais néanmoins solidement pourvue en appétits propres sur son étranger proche.

    Cependant, ce programme social-libéral suffit à attirer des foudres terribles. La réorientation géopolitique qu’il induit pousse à l’agressivité les fractions les plus réactionnaires de sa bourgeoisie, les chaebols, les sectes anticommunistes ainsi que les USA en perte de vitesse face à la Chine.

    La Corée du Sud est vulnérable à un coup de force, à une déstabilisation visant à lui faire regagner sa place de verrou. La capacité de Moon à faire appliquer son programme est une des inconnues qui rentre en ligne de compte. L’hostilité de la part des réactionnaires et des impérialistes en est une autre.

    En tant qu’organisation communiste, nous regardons les bourgeoisies nationales avec un œil circonspect. Si cette élection propulse, certes, un candidat progressiste, elle n’est nullement une garantie de paix ou une garantie d’avancée.

    Les bourgeoisies nationalistes sont vives à trahir leurs mandats, vives à se coucher. Nous savons que la seule issue réellement positive provient du prolétariat coréen, de ses organisations de masses et de ses partis. La lutte du peuple de Corée avance, soutenons-la !

     

  • Déclaration du premier mai.

    Déclaration du premier mai.

    1er MAI CRUCIAL !

    Déclaration de l’Unité Communiste de Lyon

    Ce premier mai 2017 est sous le signe de la croisée des chemins, tant à l’international, au niveau de la situation de l’Etat Français, que localement. Chacune des échelles est soumise à une pression terrible, issue des convoitises rapaces des différents impérialismes -dont l’impérialisme français, un des plus bellicistes-, aiguillonnés par la crise économique, laquelle ne se résorbe pas. Face à cette situation, il n’existe qu’un seul garant de la paix, des droits, des libertés, du progrès : la constitution d’un camp du peuple fort et uni.

    A l’international, la diplomatie cède peu à peu le pas aux menaces. Les tensions prennent une tournure explosive. A l’échelle mondiale, deux camps hostiles se dessinent : l’un, celui des impérialismes déclinants, essoufflés, celui autour de l’Atlantique, de l’Amérique du Nord et de ses relais. En face, se dresse un nouvel axe, sino-russe, montant, neuf, dévoré d’ambition et de désirs de conquêtes.

    Hostilité géopolitique, concurrence pour des ressources qui se raréfient, pour des marchés à conquérir, pour de la main d’œuvre à surexploiter… les raisons ne manquent pas. Elles sont mues par l’appel du profit, l’appel du gain, l’appel à écraser la concurrence. Elles indiquent un danger de conflagration, pour que les puissances redessinent la carte du monde. Si ce redessin ne peut s’effectuer par la douceur et la négociation, il se fera par la force.

    Ces deux camps sont déjà passés de la rivalité à la guerre interposée. Le conflit syrien ; les coups de force en Lybie, en Côte d’Ivoire, au Soudan ; les menaces sur la Corée du Nord ; tout ceci est la résultante d’une opposition qui se prend un caractère frontal. La guerre fait son chemin dans les esprits, ne déclenche plus de réflexe de rejet, devient une option acceptable, appelée, même, par certains nouveaux croisés.

    Au milieu de ce maelstrom guerrier, les peuples sont pris en otage, divisés, montés les uns contre les autres, sont utilisés comme chair à canon. Les morts deviennent des images utilisées pour peser dans la balance, pour exiger plus d’intervention, plus de bombardements, plus de massacres.

    Au milieu du chaos, pourtant, l’espoir peut également naître. L’impérialisme apprend la guerre à tant et tant qu’il finit par forger les armes de sa chute. Ainsi, les forces combattantes Kurdes, en Syrie, montrent la voie à suivre. Leur résistance est exemplaire et illustre un fait indéniable : les armées populaires sont imbattables !

    En Turquie, aux Philippines, en Inde, au Népal et dans bien d’autres lieux, la résistance aux oppresseurs, la résistance aux dictateurs fascistes et aux réactionnaires tient. Organisés autour de partis communistes révolutionnaires, léninistes et maoïstes, les combattants et combattantes des guérillas, les résistants, les révolutionnaires tiennent bon. Au sein des pays impérialistes, renaissent aussi la révolte, reparaissent également les drapeaux rouges de la révolution.

    Même dans les dépendances de l’Etat Français, dans ses colonies, en Guyane, à Mayotte, le rejet de la domination impériale est total. Dénigrant totalement les injonctions de l’ONU, l’Etat Français campe sur un empire en lambeaux, dans lequel il entretient la misère.

    Les régimes n’ont d’autre choix que de se durcir, de durcir le ton, de durcir la répression pour maintenir l’exploitation. C’est là la tâche des Etats bourgeois. A l’échelle internationale, l’extrême-droite, les xénophobes, les chauvins -de gauche ou de droite, les populistes tiennent le haut du pavé. La victoire de Trump, mais aussi les élections présidentielles que nous vivons actuellement, ne peuvent être regardées que comme les victoires de l’esprit publiciste, de la démagogie. Elles sont autant de gifles faites aux révolutionnaires et aux progressistes. Elles sont un signal.

     

    Il est temps de se réorganiser, de serrer les rangs, d’avancer de nouveau !

    Car au sein de l’Etat français, les tensions se condensent.

     

    Le grand mérite du Parti Socialiste a été de briser le mythe social-démocrate. Il aura été de quitter la fange de l’alliance avec ses courroies de transmission, de hausser le débat et le niveau politique. Ne laissons pas ses successeurs reconstituer ce mythe ! Brisons définitivement l’illusion réformiste !

    Impérialisme descendant, l’impérialisme français montre les dents, se mue en bête féroce, en monstre. Les grands monopoles recherchent les failles et les faiblesses pour déstabiliser d’autres Etats, pour les assujettir. Coups de force, coups d’Etat, corruption, chaos, sont organisés pour maintenir dans l’orbite française les pays dominés, les néo-colonies. Sentant la Françafrique menacée, l’armée française occupe, contrôle le Mali, le Tchad, le Centrafrique… ; pillant, violant au passage. L’impérialisme français forme le socle de toutes les questions politiques, forme la ligne de démarcation principale.

    Au sein de la métropole, les discours vont bon train. Ceux de la présidentielle se divisent en deux camps. Aucun des quatre cavaliers de l’apocalypse, arrivés en tête au premier tour, ne l’attaque. Tous sont ses brillants zélateurs, ses agents.

    Les optimistes, ceux comme Fillon et Macron, en sont fiers, voient dans le libre-échange, dans l’alliance avec les autres capitalismes, dans l’Union Européenne la clé du succès de l’impérialisme français.

    Les pleurnicheurs, Mélenchon et Le Pen, qui le nient, ne voient d’issue que dans le protectionnisme, dans le repli. Pour ces tristes sires, la France est un Etat dominé, colonisé, par les USA, l’OTAN, l’UE ou l’Allemagne. Ces discours, social-chauvin et fasciste-chauvin sont deux discours qui se corroborent, qui se valident, qui se recoupent. Ils sont le socle d’un puissant danger.

    Les communistes sont pour l’internationalisme, pour la révolution, pour la destruction du capitalisme et de l’impérialisme. Ils et elles sont pour le fait de cibler l’impérialisme français comme leur premier ennemi : il est celui sur lequel nous avons le plus de prise, mais il est également notre premier bourreau. Ceux qui s’éloignent de cette ligne ne méritent qu’un seul titre : agents de l’impérialisme français.

    La situation économique n’a eu de cesse de se dégrader. Fermetures d’usines, délocalisations, paupérisation grandissantes, réformes dans l’intérêt unique des patrons. Depuis les années 90, les gouvernements successifs n’ont eu de cesse de racler jusqu’à l’os la protection sociale, les droits des travailleurs, les retraites, l’éducation. Cette dégradation a été « compensée » par plus de police, plus de dureté contre les pauvres, contre les exclus, contre les minorités. Elle est un rideau de fumée, une diversion pour détourner les masses de la lutte. Elle est le terreau des discours fascistes.

    Les discours chauvins, les discours de laquais de l’impérialisme, les discours de l’absence de rupture avec le capitalisme ont formé les socles idéologiques de la monté de l’extrême-droite.

    L’absence de Parti Communiste non-vautré dans le révisionnisme, d’un camp du peuple n’a laissé d’autre voie à la colère populaire que la réaction. L’anticommuniste, le révisionnisme, la falsification, mais aussi l’économisme plat et chauvin ont formé le boulevard des fascistes. In fine, ne pas dénoncer la dictature de la bourgeoisie pour ce qu’elle est, c’est marcher main dans la main avec les populistes les plus répugnants.

    Les élections de 2017 ont montré que la majorité relative, au sein de nombreux lieux, appartenait désormais aux réactionnaires les plus virulents. Accompagné par la bourgeoisie, comme une contre-assurance, le discours réactionnaire s’est implanté fermement. La complicité -active ou passive- des autorités, des préfectures, de la police et de la Justice est une évidence. Cette complicité, ce bouclier, a été une contribution essentielle aux gains des xénophobes et des chauvins.

     La faiblesse des mobilisations à la suite de la nouvelle de l’accession de Marine Le Pen au second tour est illustrative. Tout comme à l’échelle internationale, l’hypothèse de la guerre ne déclenche plus de levée de bouclier, celle de l’irruption de l’extrême-droite non plus.

    Comment en serait-il autrement après tout, quand, après 5 ans de direction socialiste, une copie carbone du programme du F.N. a été appliquée ?

    Lyon dans la tourmente ?

    Vivier de l’extrême-droite, dirigé par un maire opportuniste et soutien de la première heure à Macron, Lyon n’a jamais été un havre de paix pour les forces progressistes. La pression des réactionnaires se fait sentir avec une intensité croissante. Disposant d’une véritable assise, de locaux, de magasins, de bars dans la ville, ces apprentis-sorciers du fascisme se permettent d’opérer attaques et menaces. Locaux attaqués, militants agressés, journalistes menacés, voilà les services rendus par ces révolutionnaires du retour en arrière. Ces enfants de la bourgeoisie traditionnelle-catholique se perçoivent en nouveaux croisés, alors qu’ils ne sont que des auxiliaires de police, des auxiliaires de la réaction.

    Economiquement parlant, la région lyonnaise reste dynamique, mais cela n’empêche ni les fermetures d’usines, comme Bosch, ni d’hôpitaux, comme Henri Gabrielle, ni la répression contre les militants et militantes syndicales et politiques. Les capitalistes ne cherchent qu’à trouver les rendements maximums pour leurs investissements, quitte à faire naître la misère, le chômage, quitte à expulser et à laisser vivre dans la rue.

     

    Avancer et combattre !

    Nous avons cinq ans devant nous.

    Cinq ans durant lesquels les forces militantes, de Lyon comme de l’Etat français, doivent avancer et se préparer à combattre. Cinq années qui forment un sursis. Si nous ne saisissons pas celui-ci pour être plus forts, plus organisés, plus solides, les « on vaut mieux que ça » n’auront plus cours. Nous n’aurons que ce que nous mériterons. Aucune aide, aucune pitié n’est à attendre de la part de la bourgeoisie, du patronat, des fascistes. Nous devons assumer nos responsabilités.

    Nous faisons le choix de refuser le jeu de la bourgeoisie car nous considérons qu’il est truqué. Nous considérons que quelque soit le gouvernement qui en sortira, il sera le fidèle serviteur des intérêts de la bourgeoisie. Seulement, la bourgeoisie de l’Etat français, elle aussi est à la croisée des chemins : Est ou Ouest, protectionnisme ou libéralisme, fascisme ou démocratie ?

    Les forces communistes ont une autocritique à faire, sur leur dispersion, leurs erreurs, leurs manques. Le temps de l’unité est venu, d’unifier nos forces et de poser les bases d’où émergera le Parti Communiste dont nous avons besoin, dont les masses populaires ont besoin.

    Quittons les mythes réformistes et opportunistes d’une illusoire renaissance d’une organisation qui n’est qu’une coquille vide, une marionnette, un croupion entre les mains de la social-démocratie. Mettons fin à cette course à récupérer une marque, un branding qui ne signifie plus que trahison et opportunisme. Quittons l’attentisme, forgeons nos armes.

    Militants et militantes, avançons idéologiquement et politiquement. Renforçons les syndicats, les organisations politiques, les organisations antifascistes. Posons les bases communes d’une opposition extra-parlementaire, opposition progressiste, opposée à la compromission, au réformisme, à l’aménagement d’un capitalisme pourrissant.

     

    Soyons solidaires, tant à Lyon que dans l’Etat français, tant dans l’Etat français qu’à l’échelle internationale. Faisons front commun, contre l’impérialisme français !

    Serrons les rangs !

    Chassons les idées fausses !

    Développons la ligne révolutionnaire !

    Vive le premier mai, vive le communisme !

     

     

  • Nouveau document numérisé : Le rapport sur la situation internationale.

    Nouveau document numérisé : Le rapport sur la situation internationale.

    Document incontournable de l’histoire du mouvement communiste international, ce rapport de 1947, souvent surnommé « rapport Jdanov » est un texte parfaitement illustratif de la stratégie communiste à la sortie de la guerre. Il est également une critique profonde des déviations opportunistes de droite, notamment du PCF, qui furent un terreau fertile pour le développement du révisionnisme.

    Impossible, pour tout communiste, de faire l’impasse sur la lecture de ce rapport que nous mettons à disposition aujourd’hui.

  • L’Unité Communiste de Lyon rejoint la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.

    L’Unité Communiste de Lyon rejoint la campagne de soutien au Bataillon International de Libération au Rojava.

    Texte d’appel de la campagne

    Au coeur du Moyen-Orient, les populations du Rojava se sont soulevées contre les forces réactionnaires qui oppressent la région depuis des décennies. Après avoir libéré le Rojava de Daesh, les habitants du Rojava et les nombreux révolutionnaires étrangers qui sont venus les soutenir inquiètent à présent les impérialistes américains et l’OTAN, ainsi que les régimes réactionnaires et fascistes du Moyen-Orient : la Turquie, l’Arabie Saoudite et l’Iran. Tous à présent interviennent par bombardements ou ingérence, reproduisant les stratégies qui ont abouti à la création de nombreux groupes islamistes comme Daesh, Al Qaïda ou Al Nosra, des golems qui ont échappé au contrôle des pays capitalistes qui les ont façonnés.

    Que ce soit par les attentats meurtriers, par les bombardements de civils, par les arrestations massives de militants révolutionnaires, par les attaques permanentes contre les guérillas populaires ou par les marchandages capitalistes, les ennemis du peuple ont bien du mal à arrêter la lutte de libération qu’ont entreprises les populations du Rojava, du Kurdistan et de tout le Moyen-Orient, et particulièrement les femmes armées du Rojava qui sont le pire cauchemar des islamistes.

    Après s’être entourée de ses alliés habituels et historiques : USA, OTAN, Union Européenne, ONU, social-démocrates et régimes réactionnaires, la Turquie a entrepris une large campagne de répression à travers les territoires kurdes en Turquie, en Irak et en Syrie, avec pour objectif prioritaire de saboter les ambitions révolutionnaires des peuples opprimés du Rojava.

    Aidons le Bataillon International de Libération qui regroupe des combattants communistes, anarchistes et antifascistes venus défendre le Rojava dans l’esprit des Brigades Internationales de l’Espagne de 1936. Apportons leur un soutien politique et matériel en finançant des pansements hémostatiques. 60% des blessés par balle meurent d’hémorragie en attendant d’être pris en charge : ces pansements stoppent l’hémorragie rapidement et coûtent 40$ l’unité.

    Soutien à la lutte pour la révolution des peuples du Rojava et d’ailleurs, contre les islamistes, les USA, l’OTAN et les états réactionnaires !

    Participez à cette récolte en envoyant vos dons :
    IBAN : BE09 0016 1210 6957 – BIC : GEBA BE BB – Communication : « Rojava ».

    Qu’est ce que le CELOX ?

    Le CELOX est un nouveau produit hémostatique d’urgence. Le CELOX peut stopper même les hémorragies potentiellement létales rapidement. Facile à utiliser, très sûr et extrêmement efficace, le CELOX sauve des vies. Mélangé au sang, le Celox forme un gel résistant comme un caillot en moins de 30 secondes. Il agit indépendamment des processus normaux de coagulation de l’organisme. Lors des essais cliniques menés par la Marine US, le Celox a été le seul produit à apporter 100% de survie.

    La sécurité du Celox a été testée selon les standards exigeants de classe III du marquage CE. Le Celox est composé de chitosan, catabolisé par le lysozyme, une enzyme humaine, en glucosamine, sucre normalement retrouvé dans l’organisme.
    CELOX est indiqué pour toute hémorragie modérée à sévère, les hémorragies artérielles ou veineuses, les plaies superficielles et profondes, les plaies du crâne, de la face et du cou.

    L’introduction du Celox dans la plaie stoppe les pertes sanguines grâce à la formation d’un caillot sous forme de gel, par la liaison de Celox sur la surface des érythrocytes.
    Les nouvelles versions CELOX Gauze et CELOX Gauze « Z » FOLD combinent l’action des granulés hémostatiques et de la bande pour contrôler la perte de sang qui met directement la vie du patient en danger.

    Qu’est ce que le Bataillon International de Libération du Rojava ? 

    Le Bataillon International de Libération (International Freedom Batallion, IFB) est un bataillon indépendant composé de révolutionnaires venus de Turquie, d’Europe et d’ailleurs pour défendre la révolution du Rojava en se positionnant comme une force indépendante aux côtés des YPG/YPJ/QSD.

    Fondée le 10 juin 2015 à l’initiative du MLKP (Parti Communiste Marxiste-Léniniste en Turquie et au Kurdistan) sur le modèle des Brigades Internationales qui défendaient la révolution espagnole en 1936, elle a été rejointe par plusieurs autres groupes révolutionnaires (Entre autres TKPML/Tikko, MLSPB-DC, RC, TKEP/L, ΕΣΔΑ) communistes et anarchistes, ainsi que par des révolutionnaires non-encartés qui se sont regroupés dans les BÖG (Forces Unies de Libération). Ces groupes et individus sont issus de divers courants politiques de la gauche révolutionnaire : marxisme-léninisme, hoxhaisme, maoïsme, anarchisme, trotskysme,…

    Depuis sa fondation, l’IFB a combattu sur tous les fronts du Rojava (à l’exception d’Afrin), aidant les forces kurdes à mettre en échec Daesh et d’autres groupes islamistes actifs dans la région.

    REJOINDRE LES SIGNATAIRES

    Secours Rouge (BE)
    OCML Voie Prolétarienne
    Alternative Libertaire Bruxelles
    Sosyalist Kadınlar Birliği
    Belçika Göçmenler Kolektifi
    Emek ve Özgürlük Cephesi
    Coordination Action Antifasciste (FR) (AFA Marseille, AFA Paris-Banlieue, AFA Tolosa, AFA NP2C, AFA La Roche sur Yon, Ipeh Antifaxista)
    Plateforme Voix des Prisonniers
    Bretagne en luttes / Breizh o stourm
    Arbeitskreis Solidarität
    Zusammen Kämpfen Stuttgart
    Revolutionären Aufbau
    Rote Hilfe (CH)
    Revolutionäre Jugend Gruppe Bern
    Anarchistische Gruppe Bern
    Revolutionäre Jugend Zürich
    RAGE – Réseau d’Agitation Genève – Réseau Antifasciste
    Unité Communiste – Lyon
    Groupe Antifasciste de Lyon et Environs

  • Que révèlent les sanctions prises par la Chine contre la Corée du Nord ?

    Le 19 février, le gouvernement de la République Populaire de Chine a annoncé sa décision de cesser toutes se importations de charbon en provenance de la Corée du Nord. Le ministère du commerce a ainsi indiqué que cette suspension provisoire sera maintenue jusqu’au 31 décembre.

    La raison de cette sanction contre le régime de Pyongyang trouve sa source dans le nouveau test, effectué quelques jours auparavant, d’un missile balistique Pukguksong-2. Ce test à suscité un vif émoi au sein des Etat-majors Japonais et Américains.

    Résultats de recherche d'images pour « Pukguksong-2 »

    Bien que la Chine maintienne une position de négociation à six [Les deux Corées, le Japon, la Russie, la Chine et les USA] autour de la question du nucléaire nord-coréen, elle a pour la première fois accepté d’appliquer des sanctions directes contre la RPDC.

    Les échanges commerciaux entre la RPC et la RPDC représentent les liens économiques le plus importants, en terme de volume, pour l’Etat du Juche. L’embargo contribue à étrangler une économie déjà anémiée par des années de sanctions internationales.

    Nous n’avons pas, au sein de l’Unité Communiste de Lyon, de position précisément définie sur le régime Nord Coréen. D’une part car ce régime est difficile à analyser, faute d’informations fiables, d’autre part car nous n’en avons simplement pas eu le temps ou les moyens. La Corée du Nord ne fait pas partie des pays envers lesquels nous exprimons un soutien positif. Nous considérons qu’a l’heure actuelle, ce régime apparait globalement comme un régime de nationalisme bourgeois social.

    Résultats de recherche d'images pour « mass games north korea 2016 »

    Nous restons également circonspects sur ce régime, dans le sens où nous nous méfions du fait de crier avec la meute déchaînée de loups, avide de rumeurs sur cet Etat. Nous regardons avec une certaine répugnance la campagne d’acharnement, d’autant qu’elle est orchestrée par des Etats impérialistes, portant la mort, la misère et le crime partout sur leur passage. Dans le sens également où il nous paraît bien plus pressant de condamner d’autres régimes avant celui dirigé par Kim Jong-Un.

    Présentée comme l’archétype de l’Etat « méchant », la Corée du Nord est pourtant avant tout un état qui lutte contre l’impérialisme, qui tente d’exister indépendamment de toute vassalité et assujettissement face à un autre Etat. C’est également un Etat qui essaie d’obtenir la légitime réunification de la péninsule. Le régime Sud-Coréen, dans lequel les sectes anticommunistes et obscurantistes tirent les ficelles du pouvoir, apparaît comme un havre de paix.
    Etrange havre ou les militants pour la réunification, les communistes et les syndicalistes sont menacés et torturés par la police.

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    La réunification elle-même est un casus belli pour les USA, qui se doutent bien qu’une Corée unifiée et indépendante aurait plus tendance à balancer -dans la rivalité entre la Chine et le Japon- du côté de la première, tant le sentiment anti-japonais est encore présent. Rien qu’à titre d’exemple, participante au malheureux programme F-35 soutenu par les USA, la Corée du Sud fait pourtant le choix d’entretenir ses appareils en Australie plutôt qu’au Japon tout proche, tant la défiance est fort.

    Dans ce cadre, comment comprenons nous les sanctions ?

    La Corée du Nord, hormis une rectification de frontière maritime demandé au Sud, source de conflits depuis la partition, ne fait pas partie des pays les plus agressifs de la planète. Elle ne lance pas d’opérations à l’étranger, ne déploie pas d’armée dans des bases militaires extérieures, ne revendique pas de territoire. En revanche, elle est une cible géopolitique récurrente.

    Le budget militaire consomme une quantité astronomique de ressources, quant on songe au PIB relativement faible de l’Etat.

    Le développement de la bombe atomique, ainsi que de missiles longue portée, est dans ce cadre un choix rationnel, permettant de sanctuariser le territoire tout en limitant le format des forces conventionnelles.

    L’opposition et les sanctions que subit la Corée du Nord quant à ce programme révèlent, non pas de la sûreté de la paix mondiale, mais bien d’une punition contre ces Etats cherchant à se soustraire à l’autorité des « grands ». C’est la sanctuarisation du territoire qui est condamnée.

    L’arme atomique, dans l’esprit des grandes puissances impérialistes, doit rester l’apanage des arbitres de ce monde. En sanctuarisant son territoire, la Corée fait fondamentalement un doigt d’honneur à ceux qui voudraient la transformer en régime croupion, Chine y compris.

    Car tel est ce que nous pouvons déterminer de la position chinoise. Un aveu du fait que ce sont les rapports de suzeraineté et de vassalité quoi doivent décider de la sécurité des Etats, et non pas leur propre capacité à pouvoir assurer leur protection. Cette attitude est digne de celle de la France, lorsqu’elle sabote tout projet d’armée Africaine, pour maintenir les états dans son giron, par la dépendance militaire.

    La RPC se démasque comme un Etat impérialiste, voulant satelliser et rendre tributaire les Etats qu’elle domine.

    Bien que nous puissions formuler des critiques fondamentales vis-à-vis de la République Populaire et Démocratique de Corée, nous ne saurions renier son droit à l’indépendance vis-à-vis des grande puissances militaires. Nous considérons que la paix mondiale n’est pas garantie par la dissuasion, cette dernière ne garantit que la sécurité des impérialistes.

    Nous réclamons le fait que les sanctions contre la RPDC soient levées intégralement. Elles sont hypocrites et criminelles. Nous considérons qu’un débat sur le désarmement général, et nucléaire en particulier, ne peut avoir lieu sans une bonne volonté générale. Or cette bonne volonté se heurte aux intérêts des capitalistes et des impérialistes. Ces intérêts forment un infranchissable Himalaya, que seule la lutte des classes peut franchir.

    Quelle erreur de croire que les armes nucléaires protégerons les impérialistes de la lutte des classes. Elle n’est, comme l’écrit Mao Zedong, qu’un « Tigre de Papier ». Jamais la bourgeoisie ne pourra échapper au fait qu’elle creuse sa tombe, jour après jour.

    Tout comme le mouvement communiste s’opposera aux guerres contre les peuples, il organisera celle contre les classes !

  • Renforcement de la présence militaire en Europe, le spectre de la guerre n’est pas mort.

    L’Otan mise sur la dissuasion face à la Russie : les premiers blindés américains à destination de l’Est de l’Europe sont arrivés à Bremerhaven. C’est le plus grand déploiement de forces depuis la fin de la Guerre froide”.

    Tels sont les propos relatés par le journal Der Spiegel, principal hebdomadaire d'investigation allemand. C'est dans la petite ville portuaire de Bremerhaven que débarquent les hommes, les chars et le matériel de l'Alliance. Avec le soutien logistique de la Bundeswehr, ces derniers vont venir prendre leurs quartiers dans la ville de Sagan en Pologne, laquelle héberge leur centre de commandement. Ce débarquement d'ampleur doit renforcer la présence militaire américaine dans les pays Baltes, en Roumanie, ainsi qu'en Bulgarie et leur fournir une force de réponse rapide. L'objectif est de constituer une démonstration de force face à la politique de la Russie de Poutine, notamment de son implication dans le conflit ukrainien, toujours actif bien qu'il ait quitté la une de l'actualité au profit du conflit syrien où, là aussi, Moscou et l'Alliance poursuivent des buts diamétralement opposés.

     

    Ce n'est pas la première fois que nous relatons la résurgence des tensions entre la Russie et OTAN. L'Europe Orientale et les Balkans sont toujours -cela tend même à s'accentuer- la poudrière du vieux continent. Planifié avant le changement d'administration, ce déploiement de renforts tend à militariser davantage la région. Les confins de l'Europe restent un enjeu géostratégique entre Europe, USA et Russie.

    Le nouvellement nominé Donald Trump affirme une volonté de se tenir à l'écart des conflits, à effectuer un repli vers une politique isolationniste. Le milliardaire est également un apôtre, officiellement, d'une alliance avec son homologue Russe.

    Pour autant, malgré la prise de position du président US, il est douteux de voir les Etats-Unis renoncer à une conception géopolitique antagonisant la Russie comme l'ennemi principal, or du cadre d'une alliance tactique pour contrer la montée de la Chine, contre laquelle le président Trump ne cesse de pester.

    Depuis l'amiral Mahan, à l'aube du XXème siècle, jusqu'à Brzezinski et ses héritiers, la doxa américaine considère qu'il n'est nullement possible de s'accomoder d'une Russie -ou d'une Chine- puissante. Difficile de croire que même le sulfureux Trump puisse tordre une logique aussi établie.

    Provocation de troubles, échec, nouvelle provocation, nouvel échec, et cela jusqu'à leur ruine — telle est la logique des impérialistes et de tous les réactionnaires du monde à l'égard de la cause du peuple; et jamais ils n'iront contre cette logique.

    C'est là une loi marxiste.

    Quand nous disons: «l'impérialisme est féroce», nous entendons que sa nature ne changera pas, et que les impérialistes ne voudront jamais poser leur coutelas de boucher, ni ne deviendront jamais des bouddhas, et cela jusqu'à leur ruine.

    «Rejetez vos illusions et préparez-vous à la lutte» (14 août 1949)

     

    En Allemagne, certaines voix se sont élevées pour dénoncer ce déploiement. Ainsi, le ministre-président du Brandebourg, Dietmar Woidke (SPD), a dénoncé la militarisation de la frontière germano-polonaise. Des protestations ont également été émise par le parti Die Linke -affilié au parti de la gauche européenne auquel prend part notamment le PG et le PCF-, ainsi que par les réactionnaires de l'AfD.

    Aucun des contradicteurs n'analyse ce conflit pour sa véritable nature, c'est-à-dire une aggravation des tensions internationales entre impérialismes concurrents. Si ceux-ci dénoncent l'agressivité de l'occident envers Vladimir Poutine, c'est pour prendre la défense de ce dernier, non pour analyser le risque de conflagration mondiale. Bien qu'étant de bord diamétralement opposés, les réactionnaires virulents et la gauche réformiste radicale voient chacun ce qu'ils veulent voir dans les yeux du président de la Fédération de Russie. Les uns y voient le rempart contre la décadence de l'Europe et comme le symbole d'un rigorisme tsariste teinté de moralisme orthodoxe ; les autres croient y voir les ferments de la révolution anti-américaine et se perdent dans les symboles soviétiques, qu'il agite comme des colifichets devant leurs yeux. L'ironie de la chose veut que ce dernier se soit prononcé pour soutenir François Fillon pour ce qui est des élections au sein de l'Etat français.

     

    Nous communistes, condamnons l'impérialisme dans son ensemble, et celui de notre propre Etat en premier lieu. L'Etat français reste globalement en retrait dans cette affaire, ses liens de clientèle avec l'orient de l'Europe se limitent à la Roumanie -à travers Dacia notamment- ainsi qu'avec la Pologne. La France elle-même, bien que membre de l'OTAN, est dans une position originale. La grande majorité de ses candidats à l'élection présidentielle semblent vouloir vanter les mérites de la Russie comme alliée et comme modèle, et -au final- seul le Parti Socialiste et les trotskistes prennent une position pro-occidentale tranchée.

    La raison est simple, l'Etat français à ses interêts principalement tournés vers l'Afrique. Il ne s'intéresse guère qu'à la concurrence qui pourrait surgir là-bas.

    Nous rejetons la logique campiste qui veut qu'on acclame Vladimir Poutine ou l'OTAN.

    Ce n'est pas notre tâche que de soutenir l'un ou l'autre des camps de nos ennemis. Nous refusons de voir l'Europe redevenir un champ de bataille.

    Si le spectre de la guerre ressuscite une fois de plus, elle ne sera menée que la bourgeoisie monopoliste et ses intérêts. Le prix du sang, en revanche, sera payé par les peuples et les travailleurs. Nous refusons de servir de chair à canon. Mais que la bourgeoisie se méfie !

     

    Actuellement, dans tous les pays du monde, on discute de l'éventualité d'une troisième guerre mondiale. Nous devons être préparés psychologiquement à cette éventualité et l'envisager d'une manière analytique. Nous sommes résolument pour la paix et contre la guerre.

    Mais si les impérialistes s'entêtent à déclencher une nouvelle guerre, nous ne devons pas en avoir peur. Notre attitude devant cette question est la même que devant tous les désordres: primo, nous sommes contre, et secundo, nous n'en avons pas peur.

     

    La Première guerre mondiale a été suivie par la naissance de l'Union soviétique avec une population de 200 millions d'habitants.

     

    La Seconde guerre mondiale a été suivie de la formation du camp socialiste qui englobe une population de 900 millions d'âmes.

     

    Il est certain que si les impérialistes s'obstinent à déclencher une troisième guerre mondiale, des centaines de millions d'hommes passeront du côté du socialisme et seul un territoire peu étendu demeurera aux mains des impérialistes; il est même possible que le système impérialiste s'effondre complètement.

     

    «De la juste solution des contradictions au sein du peuple» (27 février 1957)

    Entre le moment où ces mots étaient couchés sur le papier et aujourd'hui, tant a été perdu. Pourtant, nous devons avoir foi, avoir une foi inébranlable dans l'esprit de paix et de fraternité des peuples.

    Nous devons reconstruire le camp de la paix, reconstruire la solidarité internationale entre les peuples, les liens d'amitié, d'amour que nous entretenons, que nous devons entretenir, entre tous les exploités, tous les opprimés.

     

    C'est ainsi que la guerre de la bourgeoisie se muera en guerre contre la bourgeoisie, qu'elle sera balayée de la surface de la terre, et que des cendres de la guerre naîtra l'Etat du peuple.