Étiquette : Homophobie

  • Journée Internationale de Lutte contre les LGBTI-phobies

    Journée Internationale de Lutte contre les LGBTI-phobies

    Aujourd’hui nous célébrons la journée contre l’homophobie et la transphobie. L’histoire de la lutte LGBTI est l’histoire de l’affrontement sans merci entre nous, les Gays, Lesbienne, Bisexuels, Trans et Intersexes, contre le système capitaliste et patriarcal.

    Les LGBTIphobies sont un engrenage de la société capitaliste.

    La famille nucléaire bourgeoise et la division genrée du travail sont des paradigmes de la production qui maximise le profit. Tout ces rouages influencent des normes, des cadres sociaux, et en tout le système mortifère qui exploite et opprime les femmes et les LGBTI.

    Tout ce qui rentre dans l’intérêt matériel de la classe au pouvoir, rentre dans l’hégémonie culturelle sous toutes ses formes.

    Sitôt que nous, les LGBTI, sortons des normes de la famille nucléaire hétérosexuelle et de la conception bourgeoise du genre, nous subissons l’agression morale (harcèlement, pathologisation, ignorance, rejet, insulte, inaccessibilité du changement d’état civil pour les personnes trans, etc.) et la répression physique (meurtre, agressions, violences policières, refus de l’emploi, refus du logement, refus des soins, inaccessibilité médicale des traitements de transition, mutilation des personnes intersexes à la naissance, abandon par les familles, abus sexuels, etc.).

    Il nous faut nous battre pour nous émanciper. Les réactionnaires et les groupuscules fascistes, en vue de nous exterminer, théorisent notre existence comme une menace même à l’existence d’un « passé traditionnel glorieux » qui n’as jamais existé. En manipulant l’histoire, ils effacent notre existence du passé, alors que nous avons toujours été partie intégrante de toutes les sociétés du monde.

    Les strates plus libérales de la bourgeoisie montre un visage plus « ouvert », mais nous sommes confrontés à vision biaisée, capitalisée et libéralisée de nos vies. On voit la reproduction, culturellement et médiatiquement, de normes fausses, de visions idéalisées, et nettoyée de toute réalité de nos vies et de nos corps. La société capitaliste ainsi réussi dans certaines strates de la bourgeoisie à nous « accepter » avec distance et dédain, pour mieux liquider la source historiquement révolutionnaire de la lutte pour l’émancipation LGBTI. Ces normes et comportements libéraux agissent comme du poison, elles reforment des dominations capitalistes qui nous divisent au sein même de notre camp, et brime notre combativité dans la lutte.

    Que la haute bourgeoisie, essentiellement masculine et cis-hétérosexuelle, nous tue, ou qu’elle nous « accepte » avec mépris et distance, elle continue de mettre des murs entre nous et le reste des travailleurs et des travailleuses, elle cherche désespérément à nous effacer.

    Ce sont les LGBTIphobies qui jouent le jeu morbide de la bourgeoisie réactionnaire, et divise les travailleuses et travailleurs. Ce ne sont pas des barrières entre les luttes qui nous permettrons d’abattre le pouvoir de la bourgeoisie pour construire une nouvelle société émancipatrice, c’est l’unité totale dans la lutte.

    Nous ne pouvons nous accommoder du capitalisme, qui est la source centrale de toutes les souffrances. Nous devons rester unis et combattre. La combativité est partie intégrante de notre émancipation.

    Pour l’émancipation totale, la révolution et le socialisme.

    Les membres LGBTI de l’Unité Communiste Lyon

  • Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’attitude des autorités de Lyon. Une nouvelle fois, la préfecture interdit le passage de la “marche des fiertés” dans le Vieux-Lyon. Comme chaque année depuis plus de dix ans, le Vieux-Lyon est considéré comme une “no-go zone” pour celles et ceux qui défilent au nom du respect des droits des LGBT+. Une nouvelle fois, la proposition de tracé du parcours est écartée, sous le prétexte que l’ordre public ne pourrait être maintenu si jamais celle-ci passait par ce côté de la Saône. Même un recours au tribunal administratif n’a pu permettre d’obtenir gain de cause, au mépris du droit le plus élémentaire.

    La raison est simple, même si elle n’est jamais clairement invoquée par les autorités, lesquelles ne veulent pas perdre la face. Le Vieux-Lyon est devenu un sanctuaire pour les organisations d’extrême-droite, pour l’ensemble du kaléidoscope des groupuscules fascistes, royalistes, néo-nazis ou ultra-catholiques. Au pied de la “colline qui prie”, ces groupes ont pignon sur rue. Ils ont leurs magasins, leurs salons de tatouages, leurs bars, leurs locaux, grâce auquel ils peuvent diffuser leur idéologie nauséabonde, antipopulaire et réactionnaire.

    Les autorités, mairie en tête, n’auraient-elles pas joué leur rôle ? Auraient-elles connu une défaillance ? Non. Nous analyson cette implantation comme une stratégie appuyée -passivement ou non- par les responsables politiques locaux, qu’ils soient de droite ou “de gauche”. En tête nous ciblons la responsabilité de Gérard Collomb.

    Gérard Collomb dont le clientélisme fait qu’il ne veut pas se froisser avec ses riches amis, dont les fascistes sont parfois les enfants.

    Gérard Collomb dont l’hostilité aux mouvements sociaux fait qu’il est ravi d’avoir une clique de provocateurs, tenus par la police, capables de pouvoir frapper de manière extra-judiciaire.

    Gérard Collomb dont l’opportunisme fait qu’il est ravi de voir ces groupes s’implanter pour concurrencer la droite traditionnelle.

    La justice qui acquitte ou condamne à des peines ridicules ; la police dont la proximité idéologique n’est plus à démontrer ; la préfecture et l’État qui sont ravis d’avoir ces laquais à leurs ordres… Tout concourt à ce que les fascistes se sentent tout puissants, au dessus des lois, chez eux, dans leur royaume. Le fait que la marche des fiertés ne puisse passer chez eux, le fait que les manifestations antifascistes soient interdites de séjour sur leurs terres, doit confirmer ce sentiment.

    Mais les fascistes sont une greffe artificielle. Ils tiennent grâce à la complicité des autorités. Dans leur grande majorité, les habitants et les habitantes du Vieux-Lyon ne voient leur présence que comme une occupation militaire, que comme un corps étranger, infectieux, qui impose sa présence par la force. Non, la majorité de la population les méprisent, les conspuent, les regardent tels qu’ils sont réellement : des larbins d’un ordre injuste, les petites mains de Collomb et de Macron. Ils ont beau se targuer d’être contre la police, contre le gouvernement, contre le capitalisme, dans les faits, chacuns de leurs actes est commis pour renforcer l’influence de ceux-ci. Leur rébellion est un ultra-conformisme.

    Ce refus de laisser passer la manifestation est une illustration de cette alliance objective entre autorités et fascistes. L’Etat n’est pas un acteur neutre dans la lutte contre la réaction, il est un garde-flanc des intérêts de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que la bourgeoisie réactionnaire joue un jeu dangereux en appuyant ces groupes. La propagande qu’elle déverse sur la société, propagande de plus en plus débridée, empoisonne les esprits, semant la division au sein des exploités et des exploitées, les isolant, les rendant vulnérables aux attaques des capitalistes.

    La question LGBT+, la question féministe, la question du racisme ne sont pas des diversions, en revanche, dans la lutte des classes. Ce sont des questions qu’il faut prendre le temps de traiter, pour que l’unité des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées, soit plus forte, plus sincère, plus solide.

    Soyons solidaires, antifascistes et combatifs ! Dénonçons la collusion réactionnaire !