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  • Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre les 8 et 9 mai, le 6 août et le 1er septembre 2019

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre les 8 et 9 mai, le 6 août et le 1er septembre 2019

    Chaque année, l’ICOR organise, en fonction des régions du globe, plusieurs journées contre la guerre. Ainsi, les 8 et 9 mai sont généralement utilisés pour l’Europe, tandis que le 6 août, jour anniversaire du bombardement atomique d’Hiroshima, est utilisé pour le Japon et l’Asie-Pacifique. Le 1er septembre, jour anniversaire de l’invasion de la Pologne par l’Armée allemande, dont ce sera le 80ème anniversaire, est également une des dates retenue comme journée contre le fascisme et la guerre.
    La situation internationale particulièrement tendue, notamment dans le cas de l’Iran, rend plus que nécessaire une mobilisation des forces anti-guerre. C’est dans cet état d’esprit que l’UCL appelle toutes les organisations communistes à se mettre en rapport avec l’ICOR dans le but de donner plus de poids à l’organisation de ces événements, en particulier dans notre pays.

    Il y a 74 ans, le 8 mai 1945, que la fin du fascisme hitlérien et de la Seconde Guerre mondiale était scellée. Surtout l’Armée rouge, des dizaines de milliers de partisans, de civils, mais aussi les forces des Alliés avaient mobilisé toutes les forces afin de vaincre la bête fasciste au péril de leur vie. 

    Peu après, les États-Unis lancèrent les premières bombes atomiques de l’histoire – le 6 août 1945 sur Hiroshima et le 9 août 1945 sur Nagasaki – guidés par la crainte que l’influence socialiste de l’Union soviétique ne s’étende. 100 000 personnes sont mortes immédiatement, au moins 130 000 à la fin de 1945, de nombreux autres dans les années suivantes.

    Il y a 80 ans, le 1er septembre 1939, que l’impérialisme allemand avec son régime fasciste hitlérien avait provoqué la Seconde Guerre mondiale. Plus de 55 millions de morts de cette guerre impérialiste nous le rappellent ! Le mouvement mondial pour la paix doit se renforcer, se coordonner au niveau mondial ! 

    En commémoration de ces trois événements, l’ICOR célèbre la Journée contre la guerre les 8 et 9 mai, 6 août et 1er septembre de chaque année dans les différentes régions.

    Aujourd’hui, la cause de la guerre consiste en particulier dans les contradictions inter-impérialistes croissantes. Le principal fauteur de guerre sont actuellement la plus grande puissance impérialiste, les États-Unis. Cependant la lutte contre la guerre impérialiste doit se retourner contre les préparatifs de guerre respectivement les actions guerrières de n’importe quel impérialiste.

    Aujourd’hui il est plus urgent que jamais de construire un front uni anti-impérialiste, anti-fasciste international contre le fascisme et la guerre ! À ce propos, l’ICOR a lancé un appel international en novembre 2018. 

    L’hostilité à la mort du fascisme hitlérien était dirigée contre l’Union soviétique socialiste et les forces révolutionnaires du monde. «La destruction du marxisme jusqu’à ses racines les plus profondes», annoncée par Hitler de façon crâneuse, se termina en 1945 par une défaite cuisante de l’anticommunisme réactionnaire ; le camp socialiste vit le jour. Aujourd’hui, après la trahison du socialisme dans tous les anciens pays socialistes, il est nécessaire que la lutte pour le socialisme prenne un nouvel essor. Ce n’est qu’avec la victoire mondiale du socialisme que la cause du danger de guerre sera surmontée, que les peuples vivront ensemble en paix et en accord avec la nature. 

    Cependant, à l’heure actuelle, la tendance générale de la préparation impérialiste à la guerre s’intensifie. Les points focaux du danger de guerre sont la Syrie et l’Ukraine, les États-Unis aggravent les préparatifs de guerre contre l’Iran. De manière agressive, les États-Unis menacent la souveraineté du Venezuela. Ils sont déjà en guerre contre le peuple vénézuélien : en fomentant une situation d’approvisionnement catastrophique, qui est censée justifier une invasion « humanitaire », de menace et de peur constantes. Un jeu dangereux avec le feu et le danger d’un conflit militaire et une confrontation directe de différentes forces dans la lutte pour l’influence et les possibilités d’accès au pays avec les plus grandes réserves de pétrole du monde. 

    Une nouvelle course aux armements nucléaires est lancée avec la fin du traité FNI, qui visait à limiter les missiles nucléaires à moyenne portée entre les États-Unis et la Russie.

    L’État fasciste turc menace ouvertement d’attaquer l’ensemble du Rojava/la Syrie du Nord. Dès le début, l’ICOR a été du côté de la révolution démocratique au Rojava.

    Le président américain Donald Trump continue de soutenir le régime sioniste en Israël par ses provocations violant le droit international, en reconnaissant le plateau du Golan comme partie intégrante d’Israël. De façon démagogique, toute critique justifiée de l’État d’Israël et de son gouvernement réactionnaire est diffamée comme « antisémite ». 

    En vue des élections européennes de ce mai, l’Union européenne (UE) tente de se présenter comme une puissance de paix. En réalité, l’UE est un bloc impérialiste qui se bat de manière de plus en plus indépendante pour l’hégémonie mondiale. Avec la construction de la structure militaire par la « Coopération structurée permanente » (CSP ou PESCO), le caractère agressif devient plus clair. L’ICOR Europe participe aux élections européennes sous le slogan : « La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée ! Vive la solidarité internationale – renforcez l’ICOR ! »

    De plus en plus de gouvernements et de partis bourgeois du monde entier virent à droite, ce qui augmente le danger de guerre. Il s’agit non seulement de Donald Trump aux États-Unis, mais aussi de Narendra Modi en Inde, Recep Tahip Erdogan en Turquie ou Jair Bolsonaro au Brésil. 

    Mais les travailleurs et les femmes, les agriculteurs et les jeunes du monde ne sont pas d’accord ! Des millions de personnes se lèvent pour défendre la paix, dans la lutte antifasciste, la résistance contre la menace d’une catastrophe écologique et contre le démantèlement des droits sociaux et politiques. Cela se manifeste dans le monde entier par des luttes croissantes de la classe ouvrière et des masses populaires.

    Dans la rue contre les impérialistes bellicistes !

    Tous les impérialistes hors de Syrie ! 

    Solidarité avec les luttes de libération kurde et palestinienne !

    Ne touches pas au Venezuela !

    Pour la construction d’un front uni anti-impérialiste et antifasciste international !

    Pour la paix, la liberté et le socialisme !

    En avant avec la construction de l’ICOR !

    Signataires (en date du 20/06/19 – liste actuelle des signataires sur www.icor.info):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. UPC-Manidem   Union des Populations du Cameroun – Manifeste National pour l’Instauration de la Démocratie, Cameroun
    3. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    4. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    5. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    6. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    7. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    8. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    9. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    10. PPRF   Patriotic Peoples Republican Front of Nepal (Front républicain du peuple patriotique du Népal)
    11. NDMLP   New-Democratic Marxist-Leninist Party (Parti marxiste-léniniste de démocratie nouvelle), Sri Lanka
    12. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    13. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    14. UCLyon   Unité Communiste Lyon, France
    15. UPML   Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste, France
    16. BP (NK-T)   Bolşevik Parti (Kuzey Kürdistan-Türkiye) (Parti bolchévique (Kurdistan du Nord / Turquie))
    17. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    18. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    19. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. KSRD   Koordinazionnyj Sowjet Rabotschewo Dvizhenija (Conseil de coordination du mouvement ouvrier), Ukraine
    21. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    22. RMP   Российская маоистская партия (Rossijskaya maoistskaya partiya) (Parti maoïste russe)
    23. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    24. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    25. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    26. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    27. PCR-U   Partido Comunista Revolucionario del Uruguay (Parti révolutionnaire communiste d’Uruguay)
  • Communiqué de l’ICOR sur le 8/9 mai 1945.

    Communiqué de l’ICOR sur le 8/9 mai 1945.

    Appel de l’ICOR pour la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre le 8 et 9 mai, le 6 août et le 1er septembre 2019 (Résolution de l’ICOR)

    Il y a 74 ans, les 8 et 9 mai 1945, la fin du fascisme hitlérien et de la Seconde Guerre mondiale était actée. Cette victoire revient surtout l’Armée rouge, aux dizaines de milliers de partisans, aux civils, mais aussi aux forces que les Alliés avaient mobilisé afin de vaincre, au péril de leur vie, la bête fasciste.

    Peu après, les États-Unis lancèrent les premières bombes atomiques de l’histoire – le 6 août 1945 sur Hiroshima et le 9 août 1945 sur Nagasaki – guidés par la crainte que l’influence socialiste de l’Union soviétique ne s’étende. 100 000 personnes sont mortes immédiatement, au moins 130 000 à la fin de 1945 puis de nombreuses autres dans les années suivantes.

    Il y a 80 ans, le 1er septembre 1939, l’impérialisme allemand au travers de son régime fasciste hitlérien avait provoqué la Seconde Guerre mondiale. Plus de 55 millions de morts de cette guerre impérialiste nous le rappellent ! Le mouvement mondial pour la paix doit se renforcer, se coordonner au niveau mondial !

    En commémoration de ces trois événements, l’ICOR célèbre les 8 et 9 mai, 6 août et 1er septembre de chaque année la Journée contre la Guerre. Les dates varient en fonction des régions du monde, pour correspondre au jour le plus marquant.

    Actuellement, la cause de la guerre consiste en particulier dans les contradictions inter-impérialistes croissantes. Le principal fauteur de guerre est l’unique superpuissance : les États-Unis avec leur président, le fascisant Trump. Cependant la lutte contre la guerre impérialiste doit se retourner contre les préparatifs de guerre et contre les actions guerrières de n’importe quel impérialisme.

    Aujourd’hui il est plus urgent que jamais de construire un front uni anti-impérialiste, anti-fasciste international contre le fascisme et la guerre ! En novembre 2018, l’ICOR a lancé un appel international en ce sens.

    L’hostilité à la mort du fascisme hitlérien était dirigée contre l’Union soviétique socialiste et les forces révolutionnaires du monde. “L’extermination du marxisme et de ses racines”, annoncée par Hitler avec arrogance, se termina en 1945 par une défaite cuisante de la réaction anticommunisme. A l’inverse, même,  le camp socialiste vit le jour. Aujourd’hui, il est nécessaire que la lutte pour le socialisme prenne un nouvel essor. Ce n’est qu’avec la victoire mondiale du socialisme que les causes du danger de guerre seront surmontées, que les peuples vivront ensemble en paix et en accord avec la nature.

    A l’heure actuelle, la tendance générale de la préparation impérialiste à la guerre s’intensifie. La Syrie et l’Ukraine restent les points focaux du danger de guerre. Les États-Unis menacent agressivement la souveraineté du Venezuela. Ils sont déjà en guerre contre le peuple vénézuélien : ils ont organisé une situation d’approvisionnement catastrophique, qui est censée justifier une invasion “humanitaire”. Ils génère la menace et une peur constante. Ces forces jouent un jeu dangereux. Elle jouent avec le feu : le danger d’un conflit militaire et d’une confrontation directe de différentes forces armées. Tout cela dans une lutte pour accroître leur influence et les possibilités de contrôle du pays possédant les plus grandes réserves de pétrole du monde.

    Une nouvelle course aux armements nucléaires est lancée avec la fin du traité FNI [Intermediate-Range Nuclear Forces Treaty – Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire.], qui visait à limiter les missiles nucléaires à moyenne portée entre les États-Unis et la Russie.

    Le régime fasciste d’Erdogan menace ouvertement d’attaquer l’ensemble du Rojava/de la Syrie du Nord. Dès le déclenchement des conflits, l’ICOR a été du côté de la révolution démocratique au Rojava.

    Le président américain Donald Trump continue de soutenir l’Etat d’Israël, sioniste, par ses provocations violant le droit international. Notamment celle reconnaissant le plateau du Golan comme partie intégrante d’Israël. De façon démagogique, toute critique justifiée de l’État d’Israël et de son gouvernement réactionnaire est diffamée comme « antisémite ».

    En vue des élections européennes de ce mois de mai, l’Union européenne (UE) tente de se présenter comme une puissance de paix. En réalité, l’UE est un bloc impérialiste qui se bat de manière de plus en plus indépendante pour le pouvoir mondial. Avec la construction de la structure militaire par la « Coopération structurée permanente » (PESCO), le caractère agressif devient plus clair. L’ICOR Europe participe aux élections européennes sous le slogan : « La rébellion contre l’UE impérialiste est justifiée ! Vive la solidarité internationale – renforcez l’ICOR ! »

    De plus en plus de gouvernements et de partis bourgeois du monde entier se dirigent vers une  droite de plus en plus réactionnaire, ce qui augmente le danger de guerre. Il s’agit non seulement de Donald Trump aux États-Unis, mais aussi de Narendra Modi en Inde, Recep Tahip Erdogan en Turquie ou Jair Bolsonaro au Brésil.

    Mais les travailleurs et les travailleuses, les agriculteurs et agricultrices et les jeunes du monde ne sont pas d’accord ! Des millions de personnes se lèvent pour défendre la paix, dans la lutte antifasciste, dans la résistance contre la menace d’une catastrophe écologique et contre le démantèlement des droits sociaux et politiques. Cela se manifeste dans le monde entier par des luttes croissantes de la classe ouvrière et des masses populaires.

    Dans la rue contre les impérialistes bellicistes !

    Tous les impérialistes hors de Syrie !

    Solidarité avec les luttes de libération kurde et palestinienne !

    Ne touchez pas au Venezuela !

    Pour la construction d’un front uni anti-impérialiste et antifasciste international !

    Pour la paix, la liberté et le socialisme !

    En avant avec la construction de l’ICOR !

    (Image de couverture : extrait de Allemagne, année 0)

  • L’horreur de la guerre.

    L’horreur de la guerre.

    1918-2018

    Partie 4 – L’horreur de la guerre.

    La mobilisation des Gilets Jaunes ayant monopolisé les attentions et les énergies, cette série d’articles sur le centenaire de la Première Guerre mondiale a donc pris un retard conséquent. 

    La Première Guerre mondiale est un massacre. Sans rentrer dans les détails des opérations et des différentes batailles, il est néanmoins important de comprendre les raisons qui ont mené à ce que au moins 18,6 millions de morts aient été causées.

    Depuis le milieu du XIXe siècle, l’industrie s’est développée et la technologie militaire a procédé à des bonds de géants. Songeons qu’entre le char de Pharaon et le carrosse de Napoléon, 4000 ans s’écoulent. Entre la Guerre de Sécession et la bombe atomique, moins d’un siècle.

    La guerre devient industrielle. La médiocre artillerie de la Grande Armée fait place à des canons semi-automatiques. Les cuirassés de plusieurs dizaines de milliers de tonnes écument les mers, chassés par les sous-marins. Les armes à feu, qui tiraient un coup à la minute, sont désormais des armes automatiques capables de tirer sans discontinuer jusqu’à l’épuisement des munitions. Les massacres de soldats, paradoxalement, sont le produit d’une amélioration des conditions sanitaires. Les soldats meurent moins de maladie, moins de faim, qui étaient les deux principales causes de mortalité dans les guerres de l’ère moderne. Si le fusil tire désormais plus vite, plus loin, le soldat est toujours au début de la guère, désespérément nu face à l’artillerie, face aux mitrailleuses, face aux gaz. Les antibiotiques n’existent pas et une blessure infectée se mue rapidement en gangrène.

    Surtout, la défense est terriblement plus forte que l’attaque. Hormis quelques semaines d’assaut en 1914 et en 1918, les fronts sont stationnaires. Le feu refoule toute tentative de percée. Lorsque celles-ci réussissent, les forces combattantes n’ont pas la mobilité pour les exploiter. Alors, les opérations se limitent à des tirs d’aritllerie intense suivis de très coûteuses charges pour gagner quelques mètres. Cela se retrouve sur tous les fronts, y compris les plus exotiques, comme en Afrique. Les troupes coloniales sont par ailleurs grandement mises à profit pour servir de chair à canon. S’il existe une controverse quand au fait de savoir si les « tirailleurs sénégalais » ont été sacrifiés pour économiser la chair « blanche », les conditions des troupes coloniales à l’arrière sont sous le signe de la ségrégation. Même en mer, l’affrontement tourne à la guerre de positions : la Royal Navy bloque la flotte de haute mer Allemande dans ses ports. Seuls les sous-marins, arme révolutionnaire, peuvent se soustraire au blocus et imposer un contre-blocus pour affamer l’Angleterre, dépendante de ses colonies.

    Contrairement à une idée longtemps présentée dans les manuels d’Histoire, lorsque la guerre est déclarée, elle ne suscite que peu d’enthousiasme. Une grande partie de la population des différents bélligérents la regardent avec gravité. La fleur au fusil, censée illustrer le patriotisme, est une fiction. Cependant, la croyance générale est que la guerre sera courte, y compris au sein de l’état-major, qui ne dispose que de très peu de réserves en termes d’obus. Cette croyance va voler rapidement en éclat.

    Une grande partie de l’état-major français, tout comme en 1939-1940, à fait ses armes dans les colonies. Ce sont des soudards plus habitués à châtier les populations rétives ou à réprimer les contestations qu’à faire face à une armée moderne et habilement commandée. Joffre, le poulain de Mélenchon, est ainsi un ancien du Tonkin, du Soudan et de Madagascar. Nivelle, lui, a fait ses armes en Indochine, contre les Boxers en Chine, puis en Algérie. Ils sont des partisans de la charge à la baïonnette au canon, sans la moindre once d’estime pour le sang et la vie humaine.

    Jean de Pierrefeu, dans Plutarque a menti ; Joffre et Compagnie, écrit en 1923, expliquait :

    « La France avant 1914 possédait un Etat-Major digne d’être appelé bergsonien, dont la doctrine acceptait le discrédit de l’intelligence et favorisait le culte de l’intuition. Constatation stupéfiante, incroyable, dont au premier abord on reste suffoqué, mais qui apparaît après examen comme l’expression de la pure vérité! Et cet État-major poussait la conviction aux dernières limites ; il laissait loin derrière Bergson lui-même qui n’aurait jamais osé accorder à l’intuition le pouvoir merveilleux de préparer la revanche de 1870, sans au moins convier l’intelligence à collaborer à cette tâche difficile. L’auriez-vous cru, notre Joffre, physiquement si bien assis sur ses bases, si complètement rattaché par sa santé, son bon appétit, au monde des solides que le bergsonien fait profession de dédaigner, se ralliait à cette conception de somnambule et de médium. Il adhérait à une doctrine qui, comptant sur les impondérables autant que sur les régiments, cherchait à faire jaillir la victoire de l’inconscient des batailles en utilisant l’élan vital des troupes qu’entraîne l’instinct profond du succès. La table de L’État-major où fut rédigé le plan XVII était, si j’ose dire, une table tournante. Ne croyez pas que j’exagère le moins du monde : nul n’ignore, à l’heure actuelle, que la doctrine de guerre de L’État-major en août 1914 était celle de l’offensive à outrance. »

    Les deux successeurs à la tête de L’État-major, Pétain puis Foch, eux, ont eu un parcours tout autre. Leur carrière s’est bâtie autour de l’étude de la défaite française face à la Prusse. Fondamentalement, leur comprehénsion de la situation militaire et opérationnelle a été nettement plus importante. Pétain comprenait la supériorité du feu sur le choc, donc de l’artillerie sur la charge offensive. Il en a tenu compte en stoppant les offensives à tout prix, et s’est fait bâtir une légende. Foch, officier de cavalerie, avait compris la question de la rupture de front et de l’exploitation de celui-ci. C’est ce qui lui permit notamment d’inclure les chars dans son dispositif opérationnel, et d’obtenir la percée tant recherchée.

    Que ces qualités relatives n’induisent pas en erreur, ces militaires réfléchissent en termes de victoire et de défaites pour l’impérialisme français, non en termes d’humanisme ou de grandeur d’âme. Aucun n’a eu la moindre pitié pour ceux qui refusaient de se laisser tuer.

    Une grande partie des hauts-dirigeants militaires souffre de ces mêmes infirmités en termes de conceptions de l’art militaire. Le summum est atteint avec les généraux de l’armée tsariste, qui n’hésitent pas à se couper l’herbe sous le pied pour recueillir les lauriers de la gloire. A Tannenberg en août 914, Rennenkampf, général Russe, refuse ainsi de venir en aide à son homologue Samsonov, encerclé, par haine et par rivalité. Ce dernier se suicide, tandis que Rennenkampf, persuadé d’atteindre Königsberg, ne fait que courir tout droit dans un piège. Les Russes perdent 78 000 hommes, 93 000 capturés, contre 5 000 tués et 7 000 blessés chez les Allemands.

    Ces derniers, eux-mêmes, sont pris par le piège de leur propre efficacité. En rupture complète avec la politique de Bismarck, qui visait avant toute chose à éviter une guerre sur deux fronts, ils tentent une audacieuse manœuvre. L’idée maître de Moltke « le jeune » est de procéder en deux temps. Frapper la France et la Belgique, les écraser en un temps record, puis faire face à la Russie, plus longue à mobiliser.

    En infériorité numérique, l’Allemagne manœuvre sur ses lignes intérieures, grâce à son excellent réseau de chemin de fer. Le plan Schlieffen doit permettre une victoire rapide, en ne laissant qu’un rideau de protection contre l’Empire Russe. L’offensive est stoppée in extremis sur la Marne. La Russie peut mobiliser malgré la piètre qualité de son commandement. Le coup de poker a échoué.

    Stratégiquement, les empires centraux sont sur la défensive. Mais comme la défense est nettement avantagée face à l’attaque dans cette guerre, les fronts restent stables. Il n’est pas possible de réunir de forces suffisantes pour obtenir une percée et une exploitation. Il est impossible de déborder à l’ouest et il est impossible d’exploiter les percées à l’est ou dans les colonies. Le front s’enlise.

    Dans la plupart des guerres précédentes, les situations de blocages étaient celles où la négociation et la diplomatie devaient agir. Elles étaient les moments où des accords devaient être trouvés pour permettre le règlement de la guerre. Pas dans celle-ci.

    Plus les difficultés de la guerre s’amoncellent, plus les moyens qui sont mis en œuvre pour les dépasser deviennent immenses. Au lieu d’une régulation par la diplomatie, la tendance à la guerre totale, découverte par Clausewitz, prend le pas. Les sociétés se militarisent, la population dans son ensemble est mobilisée, l’industrie se reconfigure…et les États s’endettent auprès des marchands de canons.

    Dans sa Théorie de la Grande Guerre, traduite en 1886 en français, Clausewitz s’exprime ainsi : « A la guerre les efforts insuffisants ne conduisent pas seulement à des résultats négatifs mais bien aussi à des dommages positifs, les adversaires sont portés à se surpasser l’un l’autre, ce qui les pourrait mener à la limite extrême des efforts si les exigences de la politique ne faisaient ici contre-poids et ne les contraignaient à restreindre la dépense de leurs moyens à ce qui est précisément nécessaire à l’obtention du but cherché. » Il s’agit justement d’une limite qui n’a pas été prise en compte. La guerre est menée pour obtenir des concessions limitées -à la base. Des territoires, des colonies, mais pas l’extermination d’une force par l’autre. Cette « guerre d’ajustement » devient une guerre totale.

    Or, plus les moyens mis en œuvre deviennent important, plus les gouvernements et les Etats-majors en veulent « pour leur argent. » Dans un sens, la guerre passe d’une « politique par d’autres moyens », à l’aspect principal des opérations. Céder devant l’ennemi revient à s’exposer au fait de tout perdre.

    Cette mobilisation transforme les sociétés.

    Les hommes valides ont été mobilisés pour le front. La plupart sont paysans et représentent une main d’œuvre non négligeable, notamment à l’époque des moissons. Comme la guerre est prévue comme courte, cela ne devait pas poser de problèmes particuliers. Mais elle s’éternise. Cet allongement du conflit n’était pas prévu par les militaires et par les gouvernements. Elle se traduit d’un côté par une pénurie de munitions si grave qu’elle provoque la chute du gouvernement libéral de Herbert Henry Asquith en Angleterre. De l’autre, elle se traduit par une reconfiguration de la société. Elle est mise sur le pied de guerre, changeant les rapports économiques et sociaux. La bourgeoisie s’impose elle-même une contribution à la guerre, en rupture avec sa politique fiscale d’avant-guerre, qui, pour la France, consistait à rejeter toute idée d’impôt proportionnel à la richesse. Cet impôt temporaire finira pas rester à demeure…jusqu’à sa remise en cause progressive, à l’heure actuelle.

    Comme la guerre dévore les hommes et ne relâche que des cercueils et des infirmes, ils doivent être remplacés. Les femmes et les coloniaux comblent les vides. Pour les premières, le fait d’assumer les tâches productives donne du poids aux revendications d’accès à l’égalité politique. Pour les seconds, la découverte de la vulnérabilité de la métropole, l’expérience de la guerre, laisse des marques indélébiles.

    La guerre impose aux sociétés dans leur ensemble une épreuve immense. Elle met sous pression l’intégralité des rapports sociaux. Cette épreuve révèle les antagonismes immenses qui les traversent. Certaines s’adaptent, tiennent. D’autres s’effondrent irrémédiablement.

  • Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature  -ICOR

    Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature -ICOR

    Résistance active à l’échelle mondiale aux attaques des dirigeants impérialistes du monde contre l’homme et la nature

     Pour la sauvegarde de l’environnement naturel face à l’économie de profit !

    Du 3 au 14 décembre, la Conférence de l’ONU sur le changement climatique se réunira à Katowice, en Pologne. Malgré les 23 conférences mondiales sur le climat qui ont eu lieu jusqu’à ce jour, le mode de production impérialiste entraîne l’humanité vers une catastrophe environnementale planétaire. La destruction de la nature remet en question d’un façon centrale les bases même qui permettent l’existence de l’humanité. En 2018, il y a eu de nouveau des périodes de chaleur et de sécheresse, parfois mortelles, une augmentation d’incendies de forêt, de chutes de pluie très fortes, d’inondations et de tempêtes record à l’échelle mondiale…

    L’intensification des contradictions inter-impérialistes et de la préparation générale des impérialiste à la guerre font que les mesures de protection de l’environnement sont réduites. Elles sont réduites par la pression sur les sphères du pouvoir et à l’augmentation de l’influence du capital financier international, qui agit ainsi pour ses profits. Cela fait que les attaques contre l’homme et la nature sont intensifiées. Les forces dirigeantes répandent l’impression trompeuse que les masses n’auraient de choix qu’entre le fauteur de troubles Trump et des « impérialistes » en apparence « plus modérés ». Si, dans les questions de la paix, de l’environnement ou des emplois, on se fie à l’un ou l’autre des impérialistes, à l’une ou l’autre entreprise ou qu’on se laisse manipuler, on tombe dans le piège du social-chauvinisme.

    L’ICOR (la Coordination internationale de partis et organisations révolutionnaires) appelle, encourage et soutient la réalisation d’une journée de lutte commune pour l’environnement le 8 décembre avec des manifestations, des rassemblements et des activités combatives dans le monde entier.

    Le mouvement écologique a besoin de d’une union combative mondiale et de l’unité des ouvriers, des paysans, des femmes, des jeunes et des peuples indigènes. Il a également besoin que se coordonne et s’unisse la résistance active pour sauver l’environnement, en menant la lutte contre les guerres impérialistes, l’exploitation et l’oppression. La construction d’un front uni international contre l’impérialisme et la guerre, contre la destruction de l’environnement est à l’ordre du jour.

    Nous avons besoin de transformations immédiates, radicales et cohérentes ! Un changement de paradigme en ce qui concerne les modes de production, de consommation et de vie sous la ligne directrice de l’unité de l’homme et de la nature exige que l’impérialisme et le capitalisme soit surmontés de manière révolutionnaire pour ouvrir la voie à une société socialiste libérée.

    Organisez et participez à la journée mondiale de lutte pour l’environnement, le 8 décembre, pour sauver l’environnement de l’économie de profit !

    Renforcez l’ICOR et ses organisations membres !

    Devenez amis de l’ICOR !

  • La Paix trahie.

    La Paix trahie.

    1918-2018

    Partie 3 – La paix trahie

    Le mouvement pacifiste possède une longue histoire. Il s’était particulièrement incarné, durant le milieu du XIXe siècle, par notamment le congrès des amis de la paix universelle, qui avait pour vocation de défendre la négociation et l’équilibre entre les nations. En dernière instance, sa mission était plus un contrefort de la Sainte-Alliance qu’une organisation progressiste.

    Bien que présidé par Victor Hugo, le congrès de 1849, par exemple, est marqué par un fond particulièrement réactionnaire et clérical. Ce qui est mis en avant, c’est la nécessité d’un paix harmonieuse et naturelle, telle que voulue par Dieu. Derrière ce pacifisme se cache l’idée qu’il serait possible que les puissants s’entendent pour exploiter le plus pacifiquement possible les masses, et se partager le monde par le dialogue et non pas l’affrontement.

    Le congrès condamne par ailleurs les guerres pour une raison particulièrement justifiée, nous reviendrons dessus à la fin de cette brochure : elles sont le ferment des révolutions. Les positions socialistes sont de plus en plus marginalisées. Elles vont, par ailleurs, en être exclues progressivement.

    Ce pacifisme réactionnaire va se retrouver de plus en plus marginalisé, tandis que naît, avec un élan irrésistible, une nouvelle ligne de défense de la paix entre les Nations, la ligne progressiste-révolutionnaire. Autour du mot d’ordre de « prolétaires de tous les pays, unissez-vous ! », un nouveau camp de la paix apparaît.

    Il s’incarne dans les diverses internationales, lesquelles mentionnent explicitement la nécessité de lutter en premier lieu contre sa propre bourgeoisie nationale et de pratiquer le défaitisme révolutionnaire : autrement dit, mettre la lutte des classes au premier plan, avant la lutte entre les nations, les Etats, des peuples.

    Au sein de l’Internationale Ouvrière, fondée en 1889, la ligne défendue est fondamentalement celle de ce défaitisme. Ainsi, au congrès de Copenhague, en 1910, le texte publié réaffirme que « les guerres ne sont actuellement causées que par le capitalisme et particulièrement par la concurrence économique internationale des Etats capitalistes sur le marché du monde… » ainsi que  » la chute du capitalisme signifie la paix universelle  « .

    Le 25 novembre 1912, à Bâle, le manifeste publié lors du congrès mentionne : « Le Congrès […] demande aux travailleurs de tous les pays d’opposer à l’impérialisme capitaliste la force de la solidarité internationale du prolétariat ; il avertit les classes dirigeantes de tous les pays de ne pas accroître encore, par des actions de guerre, la misère infligée aux masses par le mode de production capitaliste (…). Que les Gouvernements sachent bien que dans l’état actuel de l’Europe et dans la disposition d’esprit de la classe ouvrière, ils ne pourraient, sans péril pour eux-mêmes, déchaîner la guerre. »

    Mais entre ces belles paroles et la confrontation avec la réalité, un océan a surgi. Au sein de l’IO, de très puissantes tendances révisionnistes et opportunistes existaient. Ces positions s’étaient déjà exprimées autour de Bernstein (question coloniale), Jaurès (réformisme) ou Kautsky (question électorale, question du « super-impérialisme » et participation aux gouvernements). Mais l’épreuve de la guerre allait être le test final de la viabilité et de la solidité des positions de cette Internationale.

    Or, la confrontation avec la réalité fit tout bonnement voler en éclat la façade d’internationalisme de l’IO. Tournant casaque, les sociaux-démocrates sont passés des discours prêchant l’amitié entre les peuples à des discours chauvins, patriotiques, propres à soumettre les travailleurs des villes et des campagnes aux ordres de la bourgeoisie impérialiste. Le vernis s’est craquelé, l’heure était à l’union sacrée.

    En France, devant le cercueil de Jean Jaurès, Léon Jouhaux, dirigeant de la CGT, déclare ainsi :  « Jaurès a été notre réconfort dans notre action passionnée pour la paix. Ce n’est pas sa faute, ni la nôtre, si la paix n’a pas triomphé. Avant d’aller vers le grand massacre, au nom des travailleurs qui sont partis, au nom de ceux qui vont partir, dont je suis, je crie devant ce cercueil toute notre haine de l’impérialisme et du militarisme sauvage qui déchaînent l’horrible crime.

    Cette guerre, nous ne l’avons pas voulue, ceux qui l’ont déchaînée, despotes aux visées sanguinaires, aux rêves d’hégémonie criminelle, devront en payer le châtiment.

    Acculés à la lutte, nous nous levons pour repousser l’envahisseur, pour sauvegarder le patrimoine de la civilisation et d’idéologie généreuse que nous a légué l’histoire. Nous ne voulons pas que sombrent les quelques libertés si péniblement arrachées aux forces mauvaises. Notre volonté fut toujours d’agrandir les droits populaires, d’élargir le champ des libertés. C’est en harmonie avec cette volonté que nous répondons  » présent  » à l’ordre de mobilisation. »

    Guesde, dirigeant de la SFIO, fit de même.

    Jouhaux utilisa l’argument du fait que la France est une république et l’Allemagne un empire. Les Allemands utiliseront l’argument du colonialisme Français et de l’alliance avec la Russie tsariste. Dans les deux cas, ces arguments étaient fallacieux et ne servaient qu’à justifier la capitulation des opportunistes face à l’épreuve de force de la guerre.

    Lénine écrivait en 1915 : « Les vues de Guesde ont été exposées ces derniers temps de la façon peut-être la plus détaillée par le guesdiste Charles Dumas, dans sa plaquette intitulée : La paix que nous voulons. Ce « chef de cabinet de Jules Guesde », qui signe ainsi la page de titre de la brochure, « cite »naturellement les déclarations antérieures des socialistes faites dans un esprit patriotique (de même que le social-chauvin allemand David rapporte des déclarations analogues dans sa dernière brochure sur la défense de la patrie), mais il ne mentionne pas le manifeste de Bâle. Plékhanov passe également sous silence ce manifeste, en présentant avec une suffisance extraordinaire des platitudes chauvines. Kautsky est semblable à Plékhanov : citant le manifeste de Bâle, il en omet tous les passages révolutionnaires (c’est-à-dire tout son contenu essentiel !), probablement sous prétexte des interdits de la censure… La police et les autorités militaires, dont la censure interdit de parler de la lutte des classes et de la révolution, viennent « très opportunément » en aide à ceux qui ont trahi le socialisme. »

    Karl Kautsky inventa la thèse du « super impérialisme », application de la concentration capitaliste à l’échelle mondiale. Il avançait l’idée que, au final, la domination impérialiste totale mettrait d’une part fin aux guerres, mais qu’elle serait également la condition sine qua none du passage au socialisme. Cette négation du rebattage constant des cartes et de la nature pourrissante du stade du capitalisme monopoliste, qui rend la concurrence entre les bourgeoisies possibles, mais inévitable même, a servi d’argument fallacieux. En somme, soutenir son propre impérialisme serait la meilleure voie vers l’unification de la terre dans un seul marché, donc vers la révolution mondiale.

    Cette manœuvre s’est reproduite dans quasiment tous les pays belligérants. Chaque fois des arguments ont été avancés, fallacieux, pour justifier le fait de se plier à l’ordre de partir en guerre. Le chauvinisme, le sentiment de supériorité morale, le sentiment d’être moins infâme que ceux d’en face a servi à justifier les décisions qui signèrent la mort de la seconde internationale. En Russie, les mencheviks, autour de Plékhanov, inventent la thèse du « défensisme révolutionnaire », il s’agit dont de défendre le Tsar tout en croyant dur comme fer que la révolution naîtra de la victoire. En somme, il s’agit d’une trahison pure et simple.

    Les paroles internationalistes se sont envolées, ne laissant que la participation et le soutien -qu’il soit critique ou non, quelle importance !- à la guerre. Le conflit mondial a sonné le glas de cette position comme position révolutionnaire, l’a démasquée au monde entier, et en particulier aux masses, comme étant l’expression d’une trahison pure et simple, comme étant un appel à participer à la boucherie infâme. Autour de l’Union Sacrée, le mouvement socialiste s’est jeté dans les bras de sa bourgeoisie et à tout mis en œuvre pour que la guerre « se passe le mieux possible », brisant les luttes sociales, les grèves, les protestations…et se disqualifiant aux yeux de l’histoire comme une voie pour la libération des travailleurs.

    Cette disqualification n’a pas empêché l’hydre social-chauvin de renaître sans cesse. Aujourd’hui, toujours, il est plus que d’actualité. Un grand nombre d’organisations de gauche sociale-démocrate avance systématiquement des principes internationalistes, mais recule devant toute pratique concrète allant dans ce sens. En dernière instance, leur loyauté à l’impérialisme français est sans faille, et ils tentent de le justifier par touts les moyens, y compris les plus fallacieux. L’un des exemples est le fait que cela renforcerait les autres impérialismes ou que cela aurait un impact sur le niveau de vie des masses populaires. Même les organisations reconnaissant la lutte des classes et la nécessité de la mener mettent un genou à terre dès qu’il s’agit de questions internationales. Là, les classes n’existent plus, existe seul l’intérêt de la France, maquillé de couleurs spectaculaire, de civilisation et de lumières. La ligne sociale-chauvine reste ainsi particulièrement forte dans les Etats impérialistes.

    En revanche, cette décantation idéologique a permis l’affirmation indépendante de la ligne révolutionnaire et internationaliste. Le congrès de Zimmerwald, ainsi, fut l’un des actes de naissance d’un mouvement communiste nettoyé des failles portées par les chauvins et les réformistes. Lénine, dans son exil, s’était ainsi d’une manière sans cesse croissante affirmé comme l’un des piliers théorique de la lutte contre l’opportunisme et pour l’organisation internationale comme nationale des moyens de battre, dans la guerre, l’impérialisme, le capitalisme et, à terme, la guerre elle-même.

  • La guerre ne s’est pas arrêtée en 1945 – partie 4 : « Oradour Malgache ».

    La guerre ne s’est pas arrêtée en 1945 – partie 4 : « Oradour Malgache ».

    « Oradour Malgache ».

                La colonie de Madagascar -laquelle demeure toujours une de ces abominables néo-colonies- a été intégrée de force dans l’Empire Français à la suite d’une « expédition de pacification » dirigée par le général Gallieni entre 1896 et 1905. Auparavant, l’île commençait une industrialisation basique, disposait d’une politique de scolarisation et d’écoles de médecine.

                Le colonialisme a ravagé tout cela. La mission de Gallieni cause la mort de 100 000 personnes environ. A l’issue de celle-ci, un système proche du code de l’indigénat est mis en place, ainsi qu’une politique de division juridique des habitants en fonction de leur « race ». Les écoles perdent leur public, et l’industrialisation se mue en « mise en valeur », à savoir une exploitation sauvage, forcenée, de l’Île. Ainsi, les malgaches doivent 30 jours de travail gratuit par an, sous la forme de corvée, pour développer les infrastructures utilisées par les colons. De plus, soumis au code de l’indigénat depuis 1904, les colonisés peuvent être mis à l’amende et emprisonnés sans jugement.

                Dès 1913, des mouvements de résistance apparaissent, dont Vy Vato Sakelika (fer, pierre, ramification) fondée par des étudiants en médecine. Mais la répression frappe avec une intensité terrible. Malgré le soutien de l’Internationale Communiste, le mouvement est écrasé au cours d’affrontements dans les années 30.

                Pendant la guerre, les colonisateurs sont des fidèles de Vichy. Les anglais prennent le contrôle de l’Ile en 1942, après une bataille de 7 mois, au cours de laquelle -fait assez exceptionnel- la Japon vient au secours de Vichy. Cette bataille est néanmoins d’une intensité faible, avec 107 tués côté alliés et 150 côté français.

    Si la « France Libre » prend le contrôle des affaires en 1943, la situation des colonisés ne s’améliore guère. Le Mouvement Démocratique de la Rénovation Malgache, parti indépendantiste communisant sans être communiste, gagne les élections dans le Territoire d’Outre-Mer en 1946. Bien que légaliste et souhaitant simplement une indépendance dans le cadre de l’Union Française, le MDRM est néanmoins combattu par l’administration coloniale. Marcel de Coppet, membre de la SFIO, fut nommé Haut-Commissaire de la République à Madagascar. Il appliqua une politique du diviser pour mieux régner en jouant sur la division entre les côtiers et l’intérieur des terres, soutenant ainsi le parti collaborationniste PADESM, ou Parti des Déshérités de Madagascar.

    Repoussant les référendums sur l’indépendance, souhaités par le MDRM, Coppet prit des mesures visant à « limiter les menées anti-françaises », autrement dit, une forme d’état d’urgence. Il prend des dispositions pour contrer les succès électoraux du MDMR. Les manœuvres successives de l’administration coloniale mettent le feu aux poudres.

    Bien que le bureau du MDMR ait appelé au calme, la base militante prend la décision d’une insurrection le 29 mars 1947. Les français le savent également et sont sur le qui-vive. L’insurrection commence par l’attaque d’une caserne à Moramanga, attaque repoussée par les troupes présentes. L’île s’embrase.

    Dès le début du mois d’avril, 18 000 militaires français débarquent. Ils sont plus de 30 000 par la suite. La méthode de répression est classique : torture, meurtres, razzias, viols… Elle se double d’une terreur psychologique dans les méthodes d’exécution : captifs jetés vivants depuis des avions. Malgré une longue guérilla organisée par les colonisés, qui connaissent le terrain, l’écrasement est rapide. En effet, les insurgés n’ont que des sagaies et des couteaux, face à des bombardiers A-26, des chars, des lance-flammes.

    89 000 morts côtés insurgés. 1 900 côté forces coloniales, ainsi que 850 européens dont 350 militaires. Voilà le bilan de l’opération de « pacification à la française ». Des procès sommaires et des exécutions de suspects eurent lieu tout au long de l’année 1948 contre les militaires malgaches accusés de nationalisme.

                Pour la France seule, pour la « patrie des droits de l’hommes », le bilan est illustratif. Pourtant il ne prend pas en compte les crimes en Afrique sub-saharienne, ni les petits « à côtés » du système colonial. Anglais et Américains firent de même, en Corée comme en Malaisie, égorgeant ceux qui brandissaient le drapeau de la liberté, de l’espoir, de l’indépendance.

                Voilà pourtant ceux et celles qui jouent la carte de l’amnésie sur leurs crimes, mais rappellent à l’envi la moindre faute, la moindre faille, le moindre conflit au sein du camp socialiste. Pourtant, les meurtriers de Sétif, de Madagascar, d’Indochine, tout comme ceux de Treblinka ou d’Auschwitz, n’ont pas d’océan qui les séparent. Les uns comme les autres étaient les machines à tuer de l’exploitation et de l’aliénation des masses, les chiens de garde de l’ordre ancien.

    Décidément, non, la guerre ne s’est pas arrêtée en 1945, lors de la signature de la capitulation à Reims. L’antagonisme entre l’Axe et les Alliés a simplement pris une dimension différente. D’autres contradictions sont devenues principales, celles entre le socialisme et le capitalisme, celle entre la libération nationale et l’oppression coloniale. Les ex-fascistes ont trouvé à être employés sous un autre uniforme, tout en poursuivant leur croisade contre le bolchevisme et contre la Liberté.

                Tant que l’impérialisme existera, les guerres seront inévitables. Tant que la lutte des classes sera le moteur de l’Histoire, tant qu’elle ne sera pas éteinte par la résolution des contradictions entre exploiteurs et exploités, les conflits perdureront. Tant que la bourgeoisie existera en tant que classe sociale, tant qu’elle ne sera pas liquidée, les massacres, les crimes, les génocides ponctueront l’Histoire, formant tout autant de jalons abominables.

                La bourgeoisie dresse cyniquement les masses populaires d’un Etat contre celle des autres, elle dresse des opprimés contre d’autres, et mène campagne, au travers de sa propagande tout comme l’enseignement scolaire, pour justifier la pratique des guerres d’agression. Les communistes ont la tâche de lutter pied-à-pied contre chaque manœuvre de la bourgeoisie de leur Etat ou de l’impérialisme qui étrangle leur nation. Il n’existe aucun espoir de paix et de prospérité tant que le capitalisme existe, tant qu’il est le régime dominant sur Terre. Ni dans un équilibre multipolaire avec le prétendu espoir des « BRICS », ni dans la domination et l’exploitation « pacifique » d’un hypothétique « super-impérialisme » à la Kautsky ou à la Trotski.

                Seule la révolution socialiste, seules les révolutions devrions-nous dire, peuvent mettre à bas le système d’oppression et d’exploitation organisé par les bourgeoisies et les impérialismes. Seule la construction du socialisme peut mettre fin à l’existence des classes sociales, aux contradictions de développement à l’échelle de la planète tout comme dans les Etats eux-mêmes. La réalisation du communisme à l’échelle mondiale -chemin parcouru d’étapes, d’embûches- mettre fin, de manière définitive, aux guerres sur notre planète.

     

  • Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre.

    Appel de l’ICOR à l’occasion de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre le 8/9 mai, le 06 août et le 1er septembre 2018

    Résolution de l’ICOR, 09 mai 2018

     

    Le 8 mai 1945 le fascisme hitlérien était démantelé – décisivement par l’Union soviétique socialiste. Après la fin de la IIe Guerre mondiale avec plus de 55 millions de morts les masses populaires dans le monde entier ont été d’accord : Plus jamais une guerre impérialiste mondiale doit avoir lieu.

    En flagrante opposition à cela, c’est une tendance générale de préparation de guerre impérialiste qui se développe depuis un certain temps et qui augmente nettement le danger général d’une guerre. Le président américain, Trump, risque une confrontation armée directe avec son rival russe, en menaçant d’intervenir en Syrie avec des missiles contre le régime syrien d’Assad. Les États-Unis comme superpuissance impérialiste sont l’ennemi principal de tous les peuples. La raison principale de leur agressivité croissante est le fait qu’ils sont retombés dans la lutte compétitive avec la Chine. À cet effet, ils déclenchent une guerre commerciale avec les rivaux et cherchent à refouler les sphères de puissance et d’influence de la Russie. Les États-Unis et la Russie modernisent leurs armes nucléaires dans l’objectif de gagner la capacité de la première frappe. L’OTAN a augmenté ses dépenses militaires de 895 milliards de $ (2015) à 945 milliards de $ (2017). Ses membres doivent augmenter les dépenses militaires à 2% du produit national brut. 23 pays de l’UE ont conclu le pacte militaire PESCO (Permanent Structured Cooperation) en novembre 2017 et élargissent leurs interventions à l’étranger.

    Les moyens des préparatifs psychologiques de guerre deviennent de plus en plus perfides. Les agresseurs dominants tentent d’obtenir l’appui des masses sur une base chauvine. Le chauvinisme signifie la division des peuples, un nationalisme et racisme extrêmes. Mais dans le processus de la polarisation se renforce aussi la volonté de paix des peuples qui ne veulent ni qu’on les excite les uns contre les autres ni périr dans la barbarie de la guerre impérialiste.

    Le foyer des tentatives impérialistes d’élargir leur sphère d’influence est actuellement la Syrie. Avec ses attaques aériennes en Syrie les États-Unis, comme fauteur de guerre principal dans le monde, provoquent de plus en plus une confrontation militaire directe entre les impérialistes. La Russie s’appuie sur le régime réactionnaire d’Assad. Approuvée et soutenue par les États-Unis, la Russie et l’Allemagne, la Turquie fasciste expulse la population kurde d’Afrîne. Le Proche Orient est l’endroit des plus grandes réserves de pétrole et du passage de pipelines. C’est surtout pour cette raison que les anciens et nouveaux impérialistes de l’UE, l’Iran et l’Arabie saoudite jouent un rôle dans le repartage du Moyen Orient. Des dizaines de milliers de personnes ont été assassinées ou contraintes de fuir. Israël sioniste voudrait s’approprier le sud de la Syrie et attaque les positions syriennes avec des avions de combat. Cependant il refuse toute solution pacifique et provoque sans cesse de nouveaux conflits. Le 30/3/2018, la journée commémorative du mouvement de libération palestinien, il a assassiné 18 Palestiniens. La lutte commune pour la liberté des peuples palestinien et kurde est d’une importance stratégique.

    D’autres foyers de menace de guerre sont le sud de la Mer de Chine et l’Ukraine.

    La construction d’un Rojava, libéré et démocratique par les combattants kurdes des YPG, YPJ et PYD est une épine dans le pied de tous les impérialistes. Ici de nombreux ethnies, hommes et femmes vivent ensemble sur un pied d’égalité. En relation avec la fête Newroz en mars 2018, l’ICOR a organisé la solidarité avec la lutte de libération kurde contre l’occupation fasciste d’Afrîne. Des milliers de personnes ont suivi son appel. À l’échelle mondiale près de 1,5 million de personnes sont descendues dans la rue au mois de mars. L’étroite coopération avec d’autres forces progressistes a créé d’autres fondements pour la construction d’un front uni anti-impérialiste, antifasciste à l’échelle mondiale.

    L’ICOR considère que cette tâche est d’une importance stratégique et la défendra activement lors de sa journée de lutte contre le fascisme et la guerre parmi la classe ouvrière, les larges masses et les organisations révolutionnaires du monde.

    Face au danger aggravé de guerre, c’est un défi au mouvement mondial pour la paix de construire ce front uni de façon accélérée et de poursuivre le renforcement de l’ICOR. Notre perspective consiste à renverser l’impérialisme qui est à l’origine du danger croissant d’une guerre mondiale. Ce n’est qu’au socialisme que les peuples pourront vivre ensemble dans la paix et profiter des conquêtes de l’humanité pour l’unité de l’homme et de la nature.

    L’ICOR appelle à diverses activités pour la paix lors de la journée de lutte internationale contre le fascisme et la guerre, le 8/9 mai 2018 (victoire sur le fascisme hitlérien), tout comme – adaptées à la situation qui se présente – le 6 août (lancement de la bombe atomique sur Hiroshima) et 1er septembre (ouverture de la IIe Guerre mondiale par l’Allemagne hitlérienne).

     

    Arrêtons les fauteurs de guerre impérialistes !

    Pour l’interdiction et la destruction des toutes les armes ABC !

    Tous les impérialistes hors de la Syrie !

    Solidarité avec les luttes de libération kurde et palestinienne !

    Pour la paix, la liberté et le socialisme !

    Signataires (en date du 09./05/2018, d’autres signataires sont possibles):

    1. RCP   Revolutionary Communist Party of Egypt (Partie communiste révolutionnaire d’Egypte)
    2. PCPCI   Parti Communiste Proletarien de Côte d’Ivoire, Côte d’Ivoire
    3. ORC   Organisation Révolutionnaire du Congo, République démocratique du Congo
    4. SDP   Social Democratic Party (Parti social-démocrate), Kenya
    5. MMLPL   Moroccan Marxist-Leninist Proletarian Line (Ligne prolétarienne marxiste-léniniste marocaine)
    6. CPSA (ML)   Communist Party of South Africa (Marxist-Leninist) (Parti communiste d’Afrique du Sud (marxistes-léninistes))
    7. PCT   Parti Comuniste du Togo Togo
    8. PPDS   Parti Patriotique Démocratique Socialiste, Tunisie
    9. MLOA   Marxist-Leninist Organization of Afghanistan (Organisation marxiste-léniniste d’Afghanistan)
    10. CPB   Communist Party of Bangladesh (Parti communiste du Bangladesh)
    11. CPI (ML) Red Star   Communist Party of India (Marxist-Leninist) Red Star (Parti communiste d’Inde (marxiste-léniniste) Etoile Rouge)
    12. NCP (Mashal)   Nepal Communist Party (Mashal) (Parti communiste du Népal (Mashal))
    13. БКП   Българска Комунистическа Партия (Parti communiste bulgare)
    14. KSC-CSSP   Komunisticka Strana Cheskoslovenska – Cheskoslovenska Strana Prace (Parti communiste de Tchécoslovaquie – Parti ouvrier tchécoslovaque), République tchèque
    15. MLPD   Marxistisch-Leninistische Partei Deutschlands (Parti marxiste-léniniste d’Allemagne)
    16. KOL   Kommunistische Organisation Luxemburg (Organisation Communiste de Luxembourg)
    17. RM   Rode Morgen (aube rouge), Pays-Bas
    18. MLP   Marksistsko-Leninskaja Platforma (Plate-forme marxiste-léniniste), Russie
    19. MLGS   Marxistisch-Leninistische Gruppe Schweiz (Groupe marxiste-léniniste de Suisse)
    20. MLKP   Marksist Leninist Komünist Parti Türkiye / Kürdistan (Parti marxiste-léniniste communiste Turquie / Kurdistan)
    21. PCC-M   Partido Comunista de Colombia – Maoista (Parti communiste de Colombie – maoïste)
    22. PC (ML)   Partido Comunista (Marxista Leninista) (Parti communiste (marxiste-léniniste)), République Dominicaine
    23. NPCH (ML)   Nouveau Parti Communiste Haϊtien (Marxiste-Léniniste)
    24. PCP (independiente)   Partido Comunista Paraguayo (independiente) (Parti communiste Paraguayen (indépendant))
    25. PPP   Partido Proletario del Perú (Parti prolétarien du Pérou)
    26. PS-GdT   Plataforma Socialista – Golpe de Timón (Plate forme Socialiste – Changement de direction), Vénézuela

     

  • Afrîne est tombée, mais la lutte continue !

    Afrîne est tombée – La lutte continue !

    Le 18 mars 2018, l’Armée Turque a déclaré qu’elle tenait le centre-ville d’Afrîne. Au bout de près de deux mois de combats acharnés, les immenses armées engagées contre les Forces Démocratiques Syriennes ont repoussé celles-ci.

    Les troupes du YPG / YPJ, ainsi que leurs alliés, ont choisi de céder la ville et de se replier. Au lieu de faire d’Afrîne un champ de ruine et un piège mortel, de choisir la guerre urbaine, elles ont décidé de protéger la population des bombardements et des massacres.  Accepter cela a exigé un courage hors du commun.

    Afrîne n’en est pas moins une ville occupée par les forces de la réaction. Après avoir connu la liberté, la cité martyr est entre les griffes des obscurantistes. Le premier acte des laquais de l’Etat Turc a été de faire la traque aux résistants et aux résistantes, puis de pulvériser les statues érigées par les kurdes, notamment, celle de Kawa, figure mythologique de leur histoire. Si l’armée Turque a officiellement annoncé qu’elle n’avait pas participé à la destruction de ce symbole, la volonté des mercenaire de l’ASL est claire : poursuivre le travail de Daesh.

    Les craintes concernant un nettoyage ethnique et religieux de la région se basent sur une réalité.

    La volonté de la Turquie est ni plus ni moins que de soumettre à l’esclavage les Kurdes, ne nier tout droit à leur existence, et d’écraser celle-ci, par les méthodes terroristes, l’assassinat, l’enfer carcéral.

    Afrîne a été trahie !

    La combat émancipateur des Kurdes a été trahi par ses prétendus amis, qui ne l’ont, au final, jamais été. Les forces combattantes Kurdes ont été sacrifiées sur l’autel des intérêts géopolitiques et économiques.

    L’occident a toléré l’existence de cet espace de liberté, dans la mesure où les Kurdes sont le fer de lance de la lutte contre Daesh. Dans ce cadre, ils ont fait mine d’être leurs alliés, leurs amis, jusqu’au moment où les intérêts ont divergé.

    La Russie et le gouvernement de Bachar Al-Assad ont toléré les Kurdes, car ceux-ci étaient aux prise avec les fascistes de l’ASL et l’Etat Turc, géopolitiquement hostile à la Syrie. Le modus vivendi trouvé a tenu jusqu’au moment où le temps est venu du partage des lambeaux de la Syrie avec l’Etat Turc.

    Macron ; Merkel ; Trump ; Poutine… tous courtisent Erdogan, tous sont prêt à le laisser génocider, tant qu’il est possible d’en tirer quelque chose. Les lettres d’amour au peuple Kurde n’étaient que des déclarations de façade, permettant de prétendre que les uns et les autres soutenaient les « gentils », tout en travaillant à leur mort.

    Même au sein des organisations progressistes et révolutionnaires de France cette situation se retrouve ! Combien soutiennent hypocritement les forces combattantes Kurdes, tout en marchant avec l’ASL ou avec les laquais du régime d’Assad ? Nous laissons ces groupes à double-visage seuls face à leur conscience souillée.

    Combien, à l’inverse, ont brandi l’étendard de la pureté révolutionnaire, de la blancheur immaculée, pour trouver mille et une raison de ne rien dire, de ne rien faire, de laisser la mort frapper ? Nous pouvons avoir des désaccords, avoir une perception différente du programme politique que celle du PYD, des YPG-YPJ, mais ces critiques sont des critiques de camarades à camarades. Lorsqu’elles servent à ne pas soutenir, elles sont des déclarations d’hostilité.

    Malgré les rêves d’Erdogan, malgré les souhaits des impérialistes, malgré les désirs secrets de celles et ceux qui soutiennent à moitié les Kurdes, la lutte n’est pas finie.

    Le combat contre tout un peuple que mène l’Etat Turc et ses sbires ne peut triompher. L’oppression, l’exploitation, appelle à la résistance chaque fois plus ferme et chaque fois plus forte. Les coups de marteau sur le peuple Kurde et sur ses organisations progressistes ne font que les rendre plus dures, plus solides, plus liées avec les masses.

    Le retour à la guérilla rurale est un recul, certes, mais un recul qui, dans cette immense bataille des peuples, des classes, contre les exploiteurs et les bourreaux, n’est que temporaire. Les causes qui font que cette lutte existe sont toujours là. Et tant qu’elles seront là, de nouveaux hommes, de nouvelles femmes, rejoindrons les rangs de la résistance et de la lutte.

    Afrîne est toujours vivante ! Elle a besoin de nous !

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à rejoindre et à accroître les campagnes de solidarité avec Afrîne, avec le Kurdistan, avec les forces progressistes et révolutionnaires du monde entier.

    En ce jour de Newroz, ce jour de l’an Kurde, soyons dans la rue avec nos camarades, soyons là pour les soutenir et leur offrir une solidarité concrète et anti-impérialiste !

    Afrîne vivra ! Afrîne vaincra !

  • Appel à un Newroz de solidarité internationale !

    Appel à un Newroz de solidarité !

    Depuis maintenant deux mois, l’opération militaire déclenchée par l’Etat turc se poursuit. La seconde armée de l’OTAN et ses supplétifs djihadistes ont encerclé la ville de Afrîne, dans le Rojava -Kurdistan Syrien. Deux mois de terreur continuelle pour la population civile et pour celles et ceux qui résistent.

    Bombardements aériens, frappes d’artillerie, gaz de combat…l’immense horde fasciste ne recule devant rien pour écraser la résistance du YPG – YPJ et de ses alliés.

    Erdogan prétend qu’il ne touchera pas aux civils. Dans une guerre comme celle-ci, que mène un occupant contre un peuple, il n’y a ni civils, ni militaires. Il n’y a que l’oppression générale. Ces propos ont été démentis par la réalité : hôpitaux éventrés, civils assassinés…

    Les massacres ne font pas peur à l’armée Turque. Les colonialistes et les impérialistes n’ont jamais, dans toute l’histoire, agi autrement.

    Celui qui débute se produit dans le silence, dans l’opacité. Les yeux du monde sont bandés par la censure, par l’intimidation, par la répression.

    Le seul tort le celles et ceux qui résistent stoïquement est d’avoir voulu conquérir leur indépendance et leur liberté. D’avoir voulu créer un monde plus juste. Le Rojava expérimente un modèle de progressisme, de volonté d’aller vers plus de Justice, une plus grande égalité, la fin de l’oppression sur les femmes, sur les minorités, sur les religions. Surtout, le Rojava est un espace qui se constitue contre les impérialisme, une zone où ce ne sont pas les intérêts des grandes puissances dominantes qui sont dictés.

    Là réside leur crime : celui d’oser exister.

    Le débat politique est une chose constante, mais l’Unité Communiste de Lyon s’horrifie de voir que certains et certaines cherchent tous les prétextes pour renier leur solidarité. A nos yeux, tout s’efface devant le déferlement de bandits sanguinaires sur Afrîne. Il ne peut y avoir qu’un seul cri, celui de la solidarité totale. Les moyens de la réaliser concrètement sont divers et variés, mais tous comptent !

    Certains et certains sont allés physiquement aider les combattants et les combattantes kurdes. Nous les saluons, nous rendons hommage à celles et ceux qui ont fait ce choix courageux et qui ont donné leur vie pour que le Kurdistan vive ! Ils et elles ne seront jamais oubliés. Les barbares ne tuent pas les résistants et les résistantes, ils les rendent immortelles !

    Clamons notre solidarité en ce jour de l’an Kurde ! Que celui-ci devienne le point de départ de l’an 1 d’un Kurdistan libre !

    En cette journée du Newroz, le nouvel an Kurde, nous clamons toutes et tous notre solidarité avec celles et ceux qui souffrent sous le joug des fascistes, des obscurantistes, des impérialistes. Nous clamons notre solidarité avec ceux et celles qui se dressent pour la Liberté, pour l’Egalité, pour la dignité du plus grand peuple sans Etat du monde.

    En cette journée, nous pointons du doigt la responsabilité écrasante et totale des impérialistes étrangers, des « démocraties défenderesses des droits de l’homme », qui ont agi en apprentis sorciers, en jouant avec les flammes de la réaction de du fascisme, pour satisfaire des ambitions géopolitiques et commerciales. Nous pointons du doigt le fait que dans les villes d’Europe, la répression grandit. Les manifestations sont attaquées, les drapeaux sont confisqués, les organisateurs sont intimidés. Les grandes puissances ne sont pas neutres : elles sont complices !

    A travers cette solidarité, nous clamons notre soutien à toutes celles et tous ceux, qui, dans une nuit qui s’éternise, subissent la faim, la misère, les privations, les coups et les violences du capitalisme et de l’impérialisme.

    L’Unité Communiste de Lyon relaie l’appel de l’ICOR [Coordination Internationale des Organisations Révolutionnaires] à une journée de solidarité envers le peuple Kurde, envers les combattants et les combattantes d’Afrîne !

    Vive la solidarité internationale des peuples !

    Les flambeaux du Newroz sont les flambeaux de la liberté !

    Rendez vous le 20 mars, à 19h00, place Bellecour.

  • Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Lettre d’information de l’ICOR sur la situation à Afrin

    Afrin– Lettre d’information no 1

    20.02.2018

    1. Le Pacte de solidarité de l’ICOR avec la lutte de libération kurde

    Le Pacte de solidarité de l’ICOR, adopté en mars 2015, était un engagement volontaire à développer un travail pratique intensif de solidarité avec le Rojava, libéré de Daesh, à soutenir sa construction et à relier la lutte de libération kurde au mouvement révolutionnaire et ouvrier international. Il a été signé par 37 organisations. Les brigades de solidarité de l’ICOR avec 177 brigadistes de 10 pays pour construire le centre de santé à Kobaně en sont un exemple brillant. Entre-temps il est achevé en tant que maternité et plus de 4 000 bébés y sont déjà nés. Après que le régime fasciste turc a lancé une campagne d’extermination contre la lutte de libération kurde et les structures d’autonomie démocratique au Rojava, le pacte de solidarité a été modifié en octobre 2016. En cas d’escalade aiguë des attaques contre le Rojava, on avait déclaré, le cas échéant, d’appeler à une journée d’action mondiale. Ceci a également été confirmé à l’unanimité par la 3e Conférence mondiale de l’ICOR! Cette escalade aiguë s’est maintenant produite avec la guerre impérialiste pour la division de la Syrie.

    2. L’attaque du gouvernement fasciste turc contre Afrine
    Le 20 janvier 2018, le régime fasciste turc d’Erdoğan a attaqué militairement le canton d’Afrine dans la Fédération démocratique de la Syrie du Nord/Rojava. L’EI fasciste (Daesh) fut en grande partie battu par l’alliance militaire des Forces démocratiques syriennes (FDS) en Syrie sous la direction des forces d’autodéfense kurdes YPG et YPJ. Un facteur important à cet égard a été le lien avec la solidarité organisée à l’échelle mondiale, dans laquelle l’ICOR a également joué un rôle majeur.

    Dans une déclaration de l’organisation de l’ICOR MLKP, chargée de construire l’ICOR au Moyen-Orient, il est dit : « Afin d’empêcher la démoralisation de la population, ils (la Turquie) mènent une propagande massive. Les médias mentent en battant leur plein. Malgré toutes leurs pertes, ils rêvent toujours de contrôler les régions du Rojava et d’anéantir le mouvement pour la liberté. Mais ce que les fascistes et les contre-révolutionnaires de la région ont oublié : Le peuple a une volonté ! Ils ont gagné la liberté au Rojava et vivent une vie décente. Ils ont une avant-garde qui lutte et ils sont organisés. Les travailleurs, les femmes, les jeunes et les opprimés ont gagné la sympathie des peuples de ce monde. » (Bulletin international, 2/2018 – traduit de l’allemand)

    L’attaque militaire de la Turquie a été menée, tolérée par l’impérialisme américain et en coopération avec le régime russe de Poutine.

    Le 10 février, l’équipe syrienne de défense aérienne a abattu un chasseur israélien du F-16 près de la frontière commune. L’armée de l’air israélienne avait déjà attaqué des cibles en Syrie à plusieurs reprises. Elle a justifié ses attaques récentes comme réponse à un drone « iranien » qui aurait pénétré dans l’espace aérien israélien.

    L’année dernière, les États-Unis et la Russie s’étaient mis d’accord sur leurs zones d’influence. A l’ouest de l’Euphrate, la Russie et la Syrie feraient valoir leurs droits, à l’est les États-Unis. Les contradictions entre les États-Unis et la Russie s’accentuent actuellement.

    Le président turc Erdoğan menace l’impérialisme américain d’une « gifle ottomane », s’ils continuent à maintenir leur coopération avec les forces militaires des SDF. Depuis quelque temps, les forces fascistes islamistes iraniennes se trouvent sur le territoire syrien.

    L’impérialisme allemand est impliqué indirectement, mais maintenant aussi directement dans la guerre de la Turquie et dans l’agression contre Afrine, en fournissant des chars et en participant à des vols de reconnaissance en coopération avec les États-Unis. De plus il collabore étroitement avec le régime fasciste turc d’Erdoğan. Et il s’efforce de renforcer ses relations avec le régime irakien en lui offrant une formation militaire, afin d’accroître son influence au Moyen-Orient.

    Alors que les impérialistes les plus divers se sont servis jusqu’à présent avant tout de mercenaires ou de forces mandataires, maintenant un développement est en train de se produire où ils peuvent s’affronter directement, en particulier les États-Unis et la Russie. C’est un nouveau foyer incendiaire et dangereux pour la paix dans le monde.

    Au fur et à mesure que la crise du système impérialiste s’approfondit, la peur de développements révolutionnaires s’accroît chez les forces dirigeantes. Elles n’ont pas oublié le soulèvement démocratique en Afrique du Nord et dans le monde arabe, survenu fin 2010/début 2011. Par la répression, des concessions et l’établissement temporaire de gouvernements islamistes pro-impérialistes, il a abouti, après le renversement des dictatures, dans une impasse.

    Les États-Unis, en tant que principal belliciste dans le monde, ont provoqué le développement en Syrie de façon déterminante dans leur lutte pour l’influence en Syrie respectivement au Moyen-Orient. La Russie tente agressivement d’assurer son accès stratégique à la Méditerranée et coopère avec le régime anti-populaire d’Assad.

    Dans cette situation, il est très important que les forces kurdes et leurs alliés de toutes les populations du Nord de la Syrie se battent explicitement indépendamment de toutes les forces impérialistes. Riza Altun, membre du comité exécutif de la communauté des sociétés du Kurdistan (KCK) a expliqué dans l’article « La lutte pour la liberté poursuit sa propre ligne » (https://anfdeutsch.com, 28.01.2018): « Le maintien du régime en Syrie est très important pour la Russie. Mais l’approche russe va au-delà du régime en Syrie et d’Assad. Ce n’est pas Assad, mais la domination et l’hégémonie de la Russie en Syrie qui sont considérées comme absolues. (…) Alors que les États-Unis établissent d’un côté des relations avec les YPG, ils menacent et font chanter les YPG de l’autre côté pour les mettre en conformité avec une ligne nationaliste et d’État national. (…) Les États-Unis, donc une force impérialiste qui veut établir son propre système mondial, essaient d’exploiter les valeurs créées par la lutte pour la liberté d’une société. (…) Nous sommes engagés dans une lutte anti-impérialiste. (…) Les partenaires stratégiques de notre ligne sont les forces démocratiques mondiales, les forces sociales et les forces anti-systémiques. » (traduit de l’allemand)

    L’ICOR fait clairement la distinction entre les forces révisionnistes, néo-révisionnistes et trotskystes qui, actuellement, poignardent ouvertement dans le dos la lutte de libération du Rojava et la résistance à l’agression fasciste de la Turquie. C’est un atout de l’organisation révolutionnaire mondiale ICOR et de sa position anti-impérialiste cohérente.

    3. Le mouvement ouvrier et révolutionnaire international est mis au défi

    Afrine lutte – Afrine vit!

    Malgré l’agression, depuis un mois, des forces armées turques et des bandes fascistes se dissimulant comme islamistes, les lignes de défense kurdes des unités de défense du peuple et des femmes continuent à résister sans fléchir. Les combattants composés de multiples ethnies – femmes et hommes – offrent une résistance farouche avec un grand courage héroïque, et les troupes d’invasion turques de la deuxième plus grande armée de terre de l’OTAN ne progressent que très lentement et se heurtent à une résistance féroce.

    Il y a une large mobilisation des masses au Rojava. Des centaines de milliers de personnes ont manifesté à Afrine contre l’invasion turque. Des dizaines de milliers de personnes ont participé à une marche à travers le Rojava jusqu’à Afrine.

    Au Rojava, des milliers de personnes des autres cantons viennent dans le canton d’Afrine pour lutter contre l’invasion de la Turquie. Depuis une semaine, des dizaines de milliers de femmes manifestent dans le centre d’Afrine malgré les bombardements.

    La déclaration de Leila Khaled de la direction du FPLP (Front du peuple pour la libération de la Palestine) est un signal important dans la lutte contre la division entre Arabes et Kurdes. Elle a déclaré lors du 3e Congrès du HDP (Parti Démocratique des Peuples – Turquie) : « Je vous salue de la part du peuple palestinien. … Aujourd’hui, à Ankara, j’ai vu deux façades différentes. D’une part, tous les policiers qui ont encerclé la salle de congrès et occupé les rues. Nous voyons la même image également en Palestine. Mais d’autre part, j’ai vu ici les peuples de Turquie et du Kurdistan. Les voix qui s’élèvent dans cette salle couvriront le bruit des chaînes de toutes les prisons et deviendront l’écho des voix de tous les peuples. … Nous aussi, nous élevons nos voix contre la guerre en Afrîne. … Les peuples construisent la vie et l’avenir. Depuis cette salle, je salue tous les peuples qui résistent » (ANF, 11.2.2018)

    Dans le contexte de la solidarité avec Afrine, des millions de personnes dans le monde entier sont déjà descendues dans les rues et des manifestations ont lieu chaque jour. Dans de nombreux pays, nous connaissons également une forte polarisation, en particulier entre Kurdes et Turcs. Dans ce contexte, l’ICOR fait un travail d’éducation très important dans l’esprit de l’internationalisme prolétarien!

    La 3e Conférence mondiale de l’ICOR en automne 2017 a décidé de développer l’initiative pour un front uni anti-impérialiste et antifasciste, également contre l’accroissement du danger de guerre, le virement à droite des gouvernements et la fascination des appareils d’État.

    L’ICOR est mise au défi de défendre la révolution démocratique d’Afrine/Rojava contre l’invasion militaire du régime turc, de défendre la lutte du peuple syrien pour sa libération du régime d’Assad et contre l’ingérence de toutes les forces impérialistes, et aussi dans la lutte contre le danger d’une guerre mondiale.

    À cette fin, une journée mondiale d’action serait appropriée pour la solidarité avec la lutte pour la démocratie et la liberté, pour le retrait immédiat de toutes les troupes turques d’Afrine, pour le retrait de toutes les troupes impérialistes de Syrie et pour la paix, la liberté, le socialisme.

    Le développement actuel contribue à clarifier le caractère de l’impérialisme et qu’il ne peut y avoir de libération de l’exploitation et de l’oppression par le biais ou en alliance avec les impérialistes. Seule la lutte pour un avenir socialiste offre une issue. Pour ce faire, il faut renforcer l’ICOR même et toutes ses organisations membres.