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  • Déclaration de la Campagne Internationale pour la libération du prisonnier Georges Ibrahim Abdallah

    Déclaration de la Campagne Internationale pour la libération du prisonnier Georges Ibrahim Abdallah

    Rassemblement du 7 avril 2021 devant l’ambassade de France à Beyrouth

    Le 02 avril 2021, il y a cinq jours, Georges Abdallah a eu soixante-dix ans. Georges Abdallah a passé plus de la moitié de sa vie dans les prisons françaises. Aujourd’hui, l’espoir de la libération de Georges Abdallah est de nouveau ravivé si l’on en juge de la prise en compte sérieuse de l’affaire par l’Etat libanais. Dans le même temps, la question des excuses de Georges Abdallah est à nouveau soulevée par la France.

    Le dernier chapitre de toute cette histoire qui depuis ses origines tente de liquider la pensée de Georges Abdallah, s’écrit avec la visite du président français à Beyrouth, à la suite de l’explosion du port. Et où ce dernier cherche à profiter de ce moment douloureux pour le peuple libanais afin de s’ériger en sauveur du peuple face à la corruption systémique au Liban.

    La corruption en France prend au moins deux formes :

    • d’un côté, elle est généralisée à toutes les strates du pouvoir et elle s’étale au vu et au su de tous.
    • de l’autre, elle s’immisce insidieusement dans les institutions de l’Etat et sert notamment de levier pour tenter de pervertir l’esprit militant de Georges Abdallah et de souiller son image de résistant.

    La première forme de corruption est très simple à illustrer. Citons simplement les affaires suivantes :

    • François Fillon – rival d’Emmanuel Macron aux élections présidentielles françaises et ex Premier ministre – n’a-t-il pas été exclu de la course présidentielle pour des faits assimilés à de la corruption.
    • L’ex-président français, Nicolas Sarkozy, n’a-t-il pas été reconnu coupable récemment dans une affaire de corruption et de trafic d’influence ?
    • Sans parler de l’ancien et du plus célèbre président français Jacques Chirac qui a été condamné pour une affaire de détournement de fonds.

    Ces quelques exemples démontrent à eux seuls et de manière claire que la corruption sévit dans les plus hautes sphères du pouvoir de l’État français.

    Les racines de cette corruption sont si profondes qu’elle va même jusqu’à se saisir et manipuler la conscience du peuple français : par-là est ainsi fomentée de toute pièce une « opinion publique française » à qui il s’agit de faire gober des décisions de justice fallacieuses ; par-là, on réussit à faire endosser au pouvoir judiciaire des décisions purement politiques ; par-là enfin on fait en sorte que le peuple de France serve et soutienne les intérêts étasuniens et sionistes.

    Georges Ibrahim Abdallah est un combattant arabe libanais internationaliste. Il s’inspire d’une idéologie laïque de gauche dont l’un des trois fondements se réfère aux premiers socialistes de France. Ceci, vous le savez bien et pour autant tout l’empire médiatique français – avec à sa tête le célèbre journal Le Monde – vise à dénaturer ces faits et à les falsifier.

    Au moment de son incarcération, vous avez tout fait pour avilir l’image de Georges Abdallah, alors qu’il était à cette époque placé à l’isolement total, enfermé dans une cellule individuelle pendant deux ans. Vous avez alors fait de lui, à l’époque, le fils du clan Abdallah appartenant à une tribu… Tout cela a été bien ficelé pour in-fine lui infliger des peines maximales. Vous êtes même allés jusqu’à prétendre que Georges était un extrémiste musulman, tout simplement parce qu’il respectait le jeûne et partageait avec ses codétenus musulmans le repas de rupture du jeûne. Pour vous, ce clan avait les bras longs : son influence se serait étendue du village d’Al Qobayat à Paris. Parmi toutes ces fabulations et histoires montées de toutes pièces par la presse officielle française (en coordination avec vos cercles de pouvoir corrompus), il a même été affirmé qu’un aéroport aurait été créé dans notre village d’Al-Qobayat : c’est de là que seraient partis le soir les membres du clan Abdallah pour aller déposer leurs bombes à Paris la nuit ; et ils seraient rentrés ensuite au petit matin à Al-Qobayat pour s’afficher devant les médias et faire croire à leur innocence. Il a fallu attendre que des officiels français partent à la retraite et osent s’exprimer pour connaître dans les moindres détails tous les ressorts de cette machination politico-médiatique.

    L’administration française voudrait garder le Liban telle qu’elle l’a fondé avec ce modèle reposant sur une confrontation continuelle entre bandes rivales, confessionnelles et tribales – le tout sous le joug et la direction du capitalisme français et international. Il s’agit juste aujourd’hui de le remodeler selon leurs intérêts actuels.

    Cette machination éhontée menée contre Georges Abdallah n’a été démasquée qu’après une longue période passée sous silence. Les avant-gardes militantes de France, solidaires avec la cause juste de Georges Abdallah, l’ont révélée ! Elles ont alors montré votre totale complicité et ont dénoncé ces pratiques qui ne peuvent que porter atteinte au peuple de France et insulter sa dignité. Ces avant-gardes n’ont eu de cesse, depuis lors, d’exiger la libération de Georges Ibrahim Abdallah !

    Ce groupe d’hommes et de femmes engagés dans la lutte pour la libération de Georges Abdallah représente la fierté de la France. Le groupe de députés qui revendique la libération de Georges Abdallah, est-il à vos yeux, une branche de ce que vous nommez le « clan Abdallah » ? De même, le Parti communiste français est-il une branche du clan Abdallah ? Les acteurs syndicaux et culturels français sont-ils une branche du clan Abdallah ? Enfin, les conseils municipaux qui ont élevé Georges Abdallah au rang de citoyen d’honneur de leur ville l’ont-ils fait pour Georges Abdallah en tant que chef de clan ? Ces derniers et bien d’autres ont demandé et demandent toujours au président de la République française de libérer Georges Ibrahim Abdallah immédiatement et sans condition : ils le font certainement par amour pour lui, indéniablement en soutien à son combat et à sa résistance mais aussi peut-être pour sauvegarder l’image et la dignité du peuple militant de France. Grâce à leur combat, peut-être qu’un jour la justice française sera enfin libérée de l’influence étasunienne et sioniste.

    Quant au Liban… Peut-être n’avez-vous pas vu le portrait du résistant Georges Ibrahim Abdallah, hissé dans toutes les manifestations et soulèvements populaires ? Vous savez certainement que le peuple libanais aspire plus que tout à son émancipation et à la souveraineté nationale du Liban : ce combat, Georges Ibrahim Abdallah l’a toujours revendiqué, il en est le symbole vivant !

    M. Macron, quelle arrogance à vouloir vous ingérer dans les affaires d’autres États ! Mettez fin avant tout à la corruption qui gangrène votre propre pays… Le peuple libanais sait parfaitement comment régler ses comptes avec ses propres dirigeants. Réalisez plutôt dans votre pays des projets de développement qui répondront aux revendications du peuple de France pour contrer la sauvagerie de ce capitalisme moribond, au lieu d’essayer d’humilier les Libanais avec vos cartons de dons livrés par votre porte-avion et 700 de vos soldats sous la direction de votre Ministre des armées. « Vive Napoléon ! Vive les Saucissons ! ».

    Rappelez-vous M. Macron ! Il s’agit du Liban ! Beyrouth a certes été en guerre et en flammes mais elle n’a jamais hissé le drapeau blanc. Elle a subi quatre-vingt jours de bombardements intensifs israéliens durant lesquels ont été utilisées les dernières innovations technologiques militaires occidentales pour tuer des civils et détruire nos villes et villages. Toutes ces armes ont été livrées grâce à un pont aérien créé pour l’occasion entre les Etats-Unis et Tel-Aviv. On a alors dénombré des centaines de milliers de morts, de blessés et de déplacés alors qu’au même moment, vous décoriez, des médailles de la démocratie et de la paix, les chefs sionistes responsables de ces crimes. Et vous osez demander à Georges Ibrahim Abdallah de présenter ses excuses ! C’est à vous de présenter vos excuses d’abord envers votre peuple puis auprès des victimes de vos politiques.

    Au nom des manifestants ici présents ; au nom de ceux qui ont éreinté leur voix durant des décennies en manifestant pour exiger la libération de Georges Abdallah ; au nom de ces jeunes femmes et de ces jeunes hommes venus des quatre coins du pays : de l’extrême nord, du sud, de la Bekaa et de la montagne ; au nom des personnes, nombreuses, qui ne connaissent pas Georges en personne mais qui se revendiquent de ses idéaux et les chérissent, voici ce que nous affirmons tous aujourd’hui : monsieur le président, apprenez que les Hommes meurent mais leurs idéaux, eux, ne meurent jamais !

    Georges Ibrahim Abdallah ne se reniera jamais ! Les âmes héroïques ne se renient pas !

  • Liberté pour Georges Abdallah !

    Liberté pour Georges Abdallah !

    APPEL AU MOIS INTERNATIONAL D’ACTIONS POUR LA LIBERATION DE GEORGES ABDALLAH 

    Depuis l’arrestation de Georges Abdallah, nombreux ont été les collectifs et comités de soutien qui peu à peu se sont créés pour  défendre avec acharnement notre camarade et exiger sa libération. Cet héritage fondateur de cette lutte, nous l’avons depuis  toujours reconnu et clamé. En 2015 néanmoins, pour le cinquième anniversaire de la manifestation organisée à Lannemezan par  ces militants de longue date, volonté a aussi été exprimée d’intensifier ce combat et de coordonner les forces existantes pour  amplifier la mobilisation et parvenir à établir un véritable changement du rapport de force appelé par notre camarade lui-même.  De-là, l’acte de naissance de la Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah sur la base de la déclaration suivante,  rédigée à l’époque : 

    « Nous, les participants à la réunion de soutien de Lannemezan ayant eu lieu après la manifestation du 24 octobre 2015 pour Georges Abdallah, appelons à l’intensification de la campagne de mobilisation pour la libération de notre camarade Georges  Abdallah. 

    Nous nous reconnaissons dans l’identité politique de Georges Abdallah, combattant et résistant arabe, communiste libanais, symbole d’aujourd’hui du combat contre l’impérialisme, le sionisme, le capitalisme et les Etats réactionnaires arabes. Georges  Abdallah est un prisonnier politique de l’Etat français depuis plus de trois décennies et ce sous les applaudissements des  Etats-Unis et de l’entité sioniste. Son combat est le nôtre. Nous voulons une Palestine libre et victorieuse. Nous voulons la  fin du colonialisme à travers le monde et sous toutes ses formes, la fin du capitalisme et de l’exploitation et nous soutenons  la lutte des peuples contre toutes les oppressions. Nous nous reconnaissons dans le combat de Georges Abdallah contre la  guerre d’invasion du Liban par les sionistes et pour la libération de la Palestine qu’il a mené avant d’être arrêté en 1984 par  la police française. Nous nous reconnaissons dans son engagement révolutionnaire sans faille durant ses 3 décennies  d’incarcération et sa farouche détermination combattante face à une justice de classe. Et nous serons à ses côtés le jour de  sa libération pour continuer à lutter avec lui. 

    Nous sommes internationalistes et nous avons pleinement conscience que c’est l’Etat français qui maintient Georges  Abdallah en prison. C’est cet Etat français et ses gouvernements successifs de droite et de gauche se disant républicain ou se disant socialiste qui met comme condition à la libération de ce militant intransigeant son reniement. Depuis plus de 30 ans, Georges Abdallah est debout face à ses geôliers et comme les milliers de prisonnières et prisonniers palestiniens, il ne cède rien. Il résiste et se bat pour la liberté. 

    La décision de non libération de Georges Abdallah est une décision politique et c’est pourquoi nous nous battons sur le  terrain politique. 

    Nous appelons toutes les forces militantes, comités de soutien, associations, partis, syndicats à exprimer leur solidarité et à  multiplier les initiatives pour faire connaître la cause de Georges Abdallah et pour que s’élève l’exigence de sa libération.

    Nous appelons à une campagne nationale pour la libération de Georges Abdallah, menée dans le respect de ses engagements  et de son parcours. Nous appelons également à la multiplication des initiatives internationales : Leila Khaled du FPLP le  déclare si justement : « Georges Abdallah est un symbole pour les révolutionnaires à travers le monde ». 

    Nous appelons à ce que cette campagne soit menée sur deux axes principaux :  

    1. soutien au peuple palestinien et à son combat pour la victoire ; solidarité avec la lutte des prisonnières et des  prisonniers palestiniens et défense du droit au retour et à l’autodétermination des Palestiniens. 2. soutien aux quartiers populaires et à leurs luttes d’émancipation ; solidarité avec les inculpés de la répression ;  soutien aux révoltes contre les violences policières ; lutte contre le racisme d’Etat. 

    Nous appelons d’ores et déjà à des temps forts de mobilisation : rassemblements et manifestations à Lannemezan, Paris,  Marseille, Toulouse, Lille, Bordeaux, Bruxelles, Beyrouth… A des meetings dans différentes villes de France, d’Europe ou du  monde arabe. A l’implication des forces libanaises et palestiniennes qui mettent en avant la cause de Georges Abdallah (FPLP,  PCL) ; à un appel à soutien des partis politiques et syndicats en accord avec la demande de libération de Georges Abdallah  (PCF, NPA, CNT, FA, PIR…). A l’organisation d’événements lors de dates communes de mobilisation (journée de la terre,  journée internationale des prisonniers politiques, 1er mai…). A la multiplication des efforts de sensibilisation et d’information  auprès des médias à diffusion large (L’Humanité, Politis, Le monde diplo, radios et presses militantes). 

    Nous désignons dès à présent les cibles communes à interpeller : les autorités françaises et libanaises. Plusieurs  interpellations ont eu lieu dans différentes villes de France (Valls, Taubira, F. Hollande) et il faut multiplier ces interpellations.  Les Etats-Unis, partie civile dans le procès et toujours actifs pour bloquer la libération de Georges Abdallah, doivent  également être interpellés et les autorités libanaises doivent se positionner fermement pour la libération de Georges  Abdallah. 

    Une, deux, trois, mille initiatives pour la libération de Georges Abdallah ! 

    Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ! 

    Palestine vivra, Palestine vaincra !  

    La victoire ou la victoire ! 

    Lannemezan, le 24 octobre 2015 » 

    Cette ligne de défense de notre camarade sur cette base politique est aujourd’hui toujours la nôtre : Georges Abdallah, au quotidien,  est de nos luttes et pas un acte militant n’est mené sans que nous réaffirmions que nous sommes de son combat. Depuis cinq ans,  cette bataille sur le terrain politique, effectivement conduite dans le respect des engagements de notre camarade et de son  parcours, est menée partout et par nous tous, selon les axes cités dans la déclaration de 2015 mais aussi plus largement au sein  de toutes les luttes sociales et politiques, à travers des manifestations, des rassemblements, des meetings, des repas solidaires,  des appels à signatures, des courriers adressés aux autorités françaises et libanaises et des semaines d’actions coordonnées entre  toutes les forces engagées dans ce combat pour la libération de Georges Abdallah. Cet engagement à Paris, dans les régions, sur  le plan national et désormais aussi largement sur le plan international – du fait de l’investissement de tous les soutiens à Georges  Abdallah, dans la diversité de nos expressions – accroit chaque jour un peu plus la pression exercée ; et les multiples réactions – lues dans la presse, perceptibles aussi à travers les réponses des Gardes des sceaux et des ministres de l’Intérieur qui se sont  succédé aux courriers d’élus ou encore traduites par les visites exceptionnelles menées auprès de notre camarade par des 

    représentants politiques et religieux haut placés ou par la réponse lancée par le Président français, lors de sa visite à Beyrouth,  aux militants libanais réclamant la libération de Georges Abdallah – toutes ces réactions sont autant de signes à saisir de la justesse  de la lutte menée et qu’il nous faut poursuivre sur la même dynamique et énergie en cherchant à interpeller encore plus directement  les représentants de l’Etat français quand cela est possible ou encore en se mobilisant tous ensemble pour frapper d’une seule  main. 

    Cette ligne de conduite, Georges Abdallah ne cesse de nous en donner les clés quand à plusieurs reprises, dans ses déclarations, il met en exergue la force de cette solidarité unitaire et coordonnée. Ainsi, rappelons simplement là encore quelques-uns de ses  messages où il nous encourage à poursuivre dans ce sens : 

    « Encourageons, toujours plus camarades, les divers processus de convergence des luttes aussi bien au niveau local qu’au niveau régional et à plus forte raison au niveau international » (Georges Abdallah – déclaration du 20 octobre 2018) 

    « Ce changement du rapport de force passe avant tout par l’inscription de cette démarche solidaire dans la dynamique globale de la  lutte en cours en assumant toujours plus le terrain de la lutte anticapitaliste et antiimpérialiste » car « il ne s’agit pas de faire comme  si nous ne savons pas que la dite justice est toujours une justice de classe au service d’une politique de classe inscrite dans la  dynamique globale d’une guerre de classe à l’échelle nationale et internationale » (Georges Abdallah – déclaration du 23 juin 2018). 

    C’est en ce sens et toujours fidèles à cette ligne et aux principes d’action politiques rappelés ici que nous appelons aujourd’hui à,  non plus une semaine internationale d’actions mais à un mois complet d’actions pour que nous tous, les soutiens à notre camarade,  nous ne laissions pas un espace politique libre sur le plan local, régional, national et international sans que soit mise à l’ordre du  jour l’exigence de la libération de notre camarade Georges Abdallah.  

    A Albertville, Amiens, Annecy, Aubagne, Aubervilliers, Besançon, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Gennevilliers, Grenay, Grenoble,  Lannemezan, Lille, Lyon, Marseille, Montauban, Montpellier, Morlaix, Nanterre, Nîmes, Paris, Pau, Saint-Denis, Saint-Etienne, Tarbes,  Thionville, Toulouse, Troyes ; dans les Alpes-Maritimes, en Corse, dans le Finistère, le Gers, en Gironde, en Haute-Marne, dans les  Hautes-Pyrénées, l’Hérault, l’Ile de France, le Lot-et-Garonne, dans le Nord et le Pas de Calais, au Pays de Cornouaille, en Poitou 

    Charentes, au Puy-de-Dôme, en région Rhône-Alpes, en Seine-Maritime et dans le Tarn-et-Garonne. ; en Algérie, en Allemagne, en  Angleterre, en Argentine, en Belgique, au Brésil, au Canada, en Espagne, en Grèce, en Inde, en Italie, au Kurdistan, au Liban, au  Luxembourg, au Maroc, en Palestine occupée, au Pérou, en Pologne, en Roumanie, en Tunisie, en Turquie – partout en France et dans  le monde où le combat de Georges Abdallah est relayé et l’exigence de sa libération portée, partout où nous sommes tous – soutiens  solidaires actifs à notre camarade – , multiplions les actions de mobilisation et intensifions la pression sur les représentants et les  lieux du pouvoir de l’Etat français pour qu’enfin soit signé par le ministre de l’Intérieur actuel l’avis d’expulsion conditionnant la  libération de notre camarade et que soit gagné ce combat de mise à mort de cette perpétuité réelle inique. 

    Nous tous, – anarchistes, autonomes, antifascistes, anti-impérialistes, antisionistes, communistes, démocrates, écologistes,  internationalistes, libertaires, marxistes-léninistes, marxistes-léninistes-maoïstes, républicains insoumis, révolutionnaires,  trotskystes ; engagés dans des partis, syndicats, fronts, campagnes, associations, collectifs, comités, mouvements et réseaux  multiples ; engagés aux côtés de notre camarade dans les luttes politiques pour la Palestine, en soutien à l’Intifada et contre la  Normalisation ; pour la défense des luttes des peuples et de leurs résistances ; pour la défense des prisonniers politiques et des  prisonniers révolutionnaires ; contre l’enfermement carcéral ; contre les violences policières ; pour la défense des immigrations et des  quartiers populaires ; contre le racisme ; pour la défense des travailleurs, de leurs acquis et de leurs droits ; pour celle des gilets jaunes ;  pour le combat de l’émancipation des femmes ; contre la torture et la peine de mort – mobilisons-nous une fois de plus, tous ensemble  là où nous sommes, dans cette diversité qu’est la nôtre, du 22 septembre 2020 au 24 octobre 2020 pour qu’à cette date, la dixième 

    manifestation à Lannemezan soit la dernière et que nous puissions enfin concrétiser ce désir profond que nous portons tous en nous  depuis ces si nombreuses années : « nous serons à ses côtés le jour de sa libération pour continuer à lutter avec lui ! ». 

    Une, deux, trois, mille initiatives pour la libération de Georges Abdallah ! 

    Il est de nos luttes, nous sommes de son combat ! 

    Palestine vivra, Palestine vaincra !  

    La victoire ou la victoire ! 

    Paris, le 19 septembre 2020 

    Campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com 

    Premiers signataires : Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah – Campagne internationale pour la libération  de Georges Abdallah – Samidoun Palestinien Prisoner Solidarity Network – Campagne internationale pour la libération  d’Ahmad Sa’adat et ses camarades – CLGIA – Le CRI Rouge pour la défense des prisonniers révolutionnaires – Comité d’action  et de soutien aux luttes du peuple Marocain – CAPJPO-EuroPalestine – PIR – ANC – UJFP – Collectif Palestine Vaincra – FUIQP  (Istres – Martigues) – Association Car t’y es libre 

    Agenda non exhaustif des actions programmées sur Paris et sa région durant le mois international d’actions

    Du 22 septembre au 24 octobre sont d’ores et déjà programmées à Paris et sa région les initiatives suivantes : 

    – 19 septembre 2020 : « Ils roulent pour le Tour de France / Nous pédalons pour la Palestine ! » : participation à la déambulation en  vélo pour la Palestine dans les rues de Paris (initiative organisée par de nombreuses organisations de soutien à la Palestine) en  parallèle à l’arrivée du tour de France dans la région parisienne, pour dénoncer la participation de l’entité sioniste à cet événement  sportif. 

    – 26 septembre 2020 : participation à la « soirée des solidarités internationales », organisée à Nanterre en lien avec l’Arène et l’AFPS  locale 

    – 30 septembre 2020 : soutien à l’un de nos camarades qui passe en procès au tribunal de grande instance pour son implication dans  les manifestations contre la COP21 

    – 1 octobre 2020 : présence à la conférence avec Pierre Stambul dont l’intitulé est « Proche-Orient : la paix est-elle encore possible ? » – 7 octobre 2020 : participation au rassemblement pour exiger la libération de Mumia Abu Jamal 

    – 10 octobre 2020 : participation à la rencontre nationale et au meeting d’Ile de France de l’ANC à Saint-Denis, sur le thème : Une  exigence : retrait de tous les soldats français d’Afrique ! » 

    – 17 octobre 2020 : participation à l’accueil de la marche de la solidarité des sans-papiers à Paris et aussi au rassemblement aussi au  pont Saint-Michel en hommage aux victimes du 17 octobre 1961 

    – 23 octobre 2020 : départ du car de Paris pour Lannemezan 

    – 24 octobre 2020 : 10ème manifestation à Lannemezan 

    A prévoir aussi : un rassemblement devant le Ministère de l’Intérieur et un rassemblement hebdomadaire sur 4 semaines dans le  quartier populaire de Ménilmontant à Paris. 

    Merci de faire connaître à l’adresse de la campagne unitaire les initiatives programmées dans le cadre de ce mois international  d’actions pour aider à leur diffusion. 

  • Déclaration du Parti Communiste du Liban : un appel à l’aide.

    Déclaration du Parti Communiste du Liban : un appel à l’aide.

    Nous reproduisons ici la déclaration du Parti Communiste du Liban suite à l’explosion de Beyrouth. Nous nous joignons à cet appel. Depuis l’explosion, la solidarité joue un rôle extrêmement important pour les Libanais et Libanaises. Le pays est en crise, le gouvernement réprime férocement (avec l’appui inconditionnel de la France) et l’explosion vient parachever cette situation de détresse. Nous considérons que les offres d’aides faites par la France ont un goût de cadeau empoisonné. Nous nous méfions de ces ingérences, qui, sous couvert d’humanitaire, peuvent parfois servir de sinistres desseins, telles les réformes exigées par Macron. Réformes qui ne peuvent qu’aller dans le sens des intérêts de la bourgeoisie de France. Il existe des relents nostalgiques de l’ère du mandat français sur le Levant. Nous saluons le courage de ceux et celles qui, là bas, tentent de faire face à la situation. Nous ne pouvons non plus pas ne pas songer à Georges Abdallah, dont la libération – entravée par la France – sera perçue comme un symbole fort pour les Libanais et les Libanaises.

    L’explosion qui s’est produite hier mardi 4 dans le principal port de Beyrouth a eu des effets catastrophiques, non seulement dans la capitale, mais sur tout le territoire libanais. Selon certains experts, la force explosive de cet incident était similaire à celle d’une petite bombe nucléaire, soit l’équivalent de 1000 tonnes de matériaux hautement explosifs. La force de l’explosion a atteint une distance de plusieurs dizaines de kilomètres, et le bruit de l’explosion a été entendu dans toutes les régions du Liban, et dans certaines parties de la Syrie et de Chypre.

    Le bilan des victimes est encore préliminaire, avec des dizaines de martyrs jusqu’à la rédaction de cette déclaration. Ainsi que des milliers de blessés. Les maisons d’environ un million de citoyens ont été endommagées, car leurs portes ont été enlevées, leurs fenêtres brisées et leurs meubles soufflés, tandis que des milliers de maisons dans la zone proche du port ont été complètement démolies et rendues inhabitables.

    Beyrouth vit aujourd’hui une catastrophe nationale. Le port de Beyrouth est complètement rasé et toute importation dans le pays est complètement stoppée. Cette tragédie nationale est complétée par un effondrement économique et une profonde crise financière, les Libanais ayant perdu leur pouvoir d’achat, leur monnaie s’étant effondrée et leur argent public et privé ayant été pillé. Le processus de redressement sera difficile et exigera du temps et des efforts de la part des personnes et des entités, qu’elles résident au Liban ou à l’étranger.

    C’est pourquoi nous adressons notre appel aux institutions, organisations et organismes amis du monde entier, ainsi qu’aux expatriés libanais et à tous ceux qui sont désireux et aimants, et nous leur demandons de recueillir d’urgence et exceptionnellement des dons financiers et en nature, et de nous contacter pour coordonner autour d’eux, car c’est la tâche de solidarité sociale et humaine qui s’impose aujourd’hui.

    Des contributions de toute sorte et de toute nature sont nécessaires aujourd’hui afin de fournir une aide pour la restauration des maisons, des centres, des institutions, et pour fournir de la nourriture et des médicaments. En outre, les fournitures médicales sont très nécessaires étant donné le nombre élevé de blessés.

    C’est un appel au devoir humanitaire. Pour le bien de Beyrouth, pour le bien des personnes qui sont mortes ou blessées. Pour le bien des personnes qui sont maintenant sans abri, pour le bien du Liban, nous avons besoin de votre aide et de votre soutien.

    Pour les transferts financiers vers le Liban, vous pouvez utiliser le lien suivant associé à un compte bancaire de l’association libanaise d’aide populaire, par le biais de transactions par carte de crédit en ligne.

    Nous vous demandons cordialement votre contribution en ces temps difficiles et urgents.

    https://www.gofundme.com/f/SUPPORT-FOR-LEBANON-AFTER-THE-EXPLOSION-ISASTER
  • Pour la libération immédiate de Georges Abdallah !

    Pour la libération immédiate de Georges Abdallah !

    Chers amis, chers camarades, 

    Le 25 mars 2020, Nicole Belloubet, ministre de la Justice, annonçait que décision était prise avec le gouvernement, au vu de la crise sanitaire engendrée par la pandémie, de libérer de façon anticipée plusieurs milliers de détenus en fin de peine. 

    Depuis lors, nombreuses sont les voix qui s’élèvent pour exiger une fois de plus la libération de Georges Abdallah : on ne compte plus les lettres adressées, en ce sens, à la Garde des Sceaux par les collectifs et les organisations de soutien sur le plan national et international mais aussi les interpellations formulées par des députés de plus en plus acteurs et actifs dans ce combat. 

    Et pour autant, force est de constater aujourd’hui cette fois encore, et ce malgré le contexte très exceptionnel de la menace grandissante et de l’urgence d’agir, qu’une fin de non-recevoir est là encore exprimée à travers le silence assourdissant et criminel de ce pouvoir politique et judiciaire pleinement responsable et coupable d’exposer Georges Abdallah au risque du coronavirus. 

    Cette fois encore, semble-t-il, pas question de libérer Abdallah ! Pas question de libérer Georges Abdallah, dont, depuis maintenant plus de 21 ans, « la demande de libération n’est pas recevable ! ». 

    Pas question de libérer Abdallah ! Alors que Georges Abdallah a vu sa peine de sûreté accomplie en 1999 et qu’il est libérable depuis plus de 20 ans. 

    Pas question de libérer Abdallah ! Alors qu’en 2012, le tribunal d’application des peines a donné un avis favorable à sa libération et que, depuis lors, le Liban, son pays, a réaffirmé à maintes reprises son accord pour son retour. 

    Pas question de libérer Abdallah ! Alors que Georges Abdallah, âgé de 69 ans, est aujourd’hui l’un des plus anciens prisonniers politiques en Europe après 36 ans de captivité. 

    Et pour autant, s’il est bien un état d’urgence qu’il faut décréter aujourd’hui, c’est bien celui de libérer Georges Abdallah ! 

    Face à ce déni encore réitéré par le pouvoir en place de la légitime libération de Georges Abdallah, nous, signataires de ce texte, exigeons une fois de plus la libération de ce résistant et appelons à accentuer la pression pour imposer le rapport de force qui seul fera plier ces donneurs d’ordre – comme le signalait déjà en toute clairvoyance Georges Abdallah quand, en octobre 2019, il déclarait déjà : « il ne suffit pas que l’État du Liban “demande” ma libération, encore faut-il établir un rapport de force réellement existant pour faire comprendre aux représentants de l’impérialisme français que mon incarcération commence à peser plus lourd que les possibles menaces inhérentes à ma libération ! ». 

    Faisons entendre le plus largement possible, chaque jour et de partout, le cri de Georges Abdallah et avec lui de tous les prisonniers politiques et multiplions toutes les initiatives, dans la diversité de nos expressions, pour exiger sa libération immédiate, ici et maintenant ! 

    Que mille initiatives fleurissent ! 

    C’est ensemble et seulement ensemble que nous vaincrons ! 

    Paris, 03 mai 2020 

    Premiers signataires : 

    Organisations signataires 

    Campagne unitaire pour la libération de Georges Abdallah 

    ACTA – média autonome et partisan 

    Action antifa NP2C 

    Anti Internment Group London 

    Association France Palestine Solidarité du Gers (32) 

    Association Culturelle des Travailleurs Immigres de Turquie (ACTIT) 

    Association Nationale des Communistes (A.N.C) 

    Autonomie de classe (A2C) 

    BDS France Marseille 

    Campagne internationale de solidarité avec Ahmad Sa’adat 

    Campagne internationale pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah 

    CAPJPO-EuroPalestine 

    Cases Rebelles 

    Collectif « Bassin minier » pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah 

    Collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33) 

    Collectif de soutien à la résistance palestinienne (CSRP59) 

    Collectif Jaunes Etc33 

    Collectif Justice pour la Palestine Annecy 

    Collectif Libérons Georges 33 

    Collectif Palestine Vaincra 

    Collectif pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah (C.L.G.I.A) 

    Collectif pour la libération de Georges Abdallah 65 

    Collectif 69 de soutien au peuple palestinien 

    Comité d’action et de soutien aux luttes du peuple Marocain 

    Comité de solidarité tunisien pour la libération de Georges Abdallah 

    Comité de soutien international à la guerre populaire en Inde 

    Comité « Libérez-les !  » (59 – 62) 

    Compagnie Jolie Môme 

    Femmes Plurielles 

    Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires (F.U.I.Q.P) 

    G.R.C 

    Initiative de la jeunesse de Partizan / Marxiste-Léniniste-Maoïste (PGI/MLM) 

    International Committee for Political Prisoners London 

    International Solidarity Movement -France (ISM-France) 

    Jeunes révolutionnaires 

    L’Action Révolutionnaire – LGBTI 

    L’Appel belge pour la libération de Georges Abdallah 

    La Commission Arabe des Droits Humains 

    Le Cri rouge pour la libération des prisonniers révolutionnaires 

    Le Mouvement de la jeunesse pour le changement (Liban) 

    Le Réseau de soutien aux prisonniers palestiniens Samidoun 

    Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (M.R.A.P) Tarbes (65) 

    Movimiento de mujeres palestina Alkarama 

    Nouveau parti anticapitaliste (N.P.A) 

    OCML Voie Prolétarienne 

    Orchestre Poétique d’Avant-guerre (O.P.A) 

    Parti Communiste du Liban (P.C.L) 

    Parti des Indigènes de la République (P.I.R) 

    PARTİZAN 

    Plate-forme Charleroi-Palestine, Belgique 

    Plateforme des prisonniers politiques en Turquie et au Kurdistan 

    Réseau syndical international de solidarité et de luttes 

    Secours Rouge International 

    Secours Rouge Lille 

    Socorro Rojo Internacional (Madrid) 

    Soccorso Rosso Proletario (Italia) 

    Solidarité Georges Abdallah Lille 

    Union des Femmes Socialistes (SKB) 

    Union Juive Française pour la Paix (U.J.F.P) 

    Union prolétarienne ML 

    Union syndicale Solidaires 

    Union syndicale Solidaires 33 

    Unité Communiste (69 – Lyon) 

    Signataires à titre personnel 

    Nils ANDERSSON 

    Philippe ARNAUD, syndicaliste du 33 

    Khaled BARAKAT 

    Christophe BATICLE, socio-anthropologue (Amiens) 

    Badia BENJELLOUN 

    Samia BENTOUNES, SUD emploi 

    Saïd BOUAMAMA 

    Alima BOUMEDIENE, avocate, ancienne parlementaire 

    Youssef BOUSSOUMAH (PIR) 

    Houria BOUTELDJA (PIR) 

    Jean-Pierre BRÈTHES (33 -Bordeaux) 

    François BROUQUISSE 

    Hervé BUFFAT, militant communiste et syndicaliste 

    Laetitia CALLENS 

    Michel CARRERE (65 -Lannemezan) 

    Michel COLLON 

    Philippe DAUMAS 

    Jacques DELEPINE (27 -La Haye Aubree) 

    Michel DESMARS, retraité SUD Rail 

    Laurent DE WANGEN, enseignant et membre de l’AFPS 

    Françoise DURAND 

    Peggy DURLIN 

    Jacques GAILLOT, évêque 

    Dominique GRANGE, chanteuse engagée 

    André GREDER (82 -Montauban) 

    Joëlle GREDER (82 -Montauban) 

    Josette GUIDA (33 -Biganos) 

    Djelloul HATTAB (collectif 65) 

    Jean HAURAT 

    Klaus HELMS, member of the Industrial Workers of the World (IWW), Germany 

    Jacky HÉNIN 

    Charles HOAREAU 

    Amparo IBANEZ 

    Abubakra JALDIA 

    Afifa KARAKE – Liban 

    Sarah KATZ 

    Daniel LARREGOLA (collectif 65) 

    Jacqueline LAVY 

    Olivier LE COUR GRANDMAISON, universitaire 

    Michael LOWY, sociologue 

    Christian MAHIEUX, syndicaliste 

    Brigitte MATINEAU 

    José NAVARRO (09 – Rabat les Trois Seigneurs) 

    Aline PAILLER, journaliste ex députée européenne 

    Hélène PAULAIS (33- Bordeaux) 

    Marianne PERDU, lectrice-correctrice 

    JACQUES PIMBEL, président AFPS 32 

    Loïc PRUD’HOMME, député insoumis de la Gironde 

    Carole RADUREAU 

    Alain RAYNAL (82 -Montauban) 

    Mathieu RIGOUSTE 

    Pierre STAMBUL 

    TARDI, auteur-dessinateur 

    Françoise VERGÈS 

    Annick VERNAY 

    Marie Pierre VIEU, éditrice, ancienne députée européenne 

    Christiane VOLLAIRE, philosophe 

    Pour toute organisation ou personne voulant signer cet appel, merci de l’indiquer à l’adresse suivante : 

    campagne.unitaire.gabdallah@gmail.com 

  • Liberté pour Salah Hamouri !

    Liberté pour Salah Hamouri !

    Liberté pour Salah Hamouri !

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon, le 27 août 2017.

    Une nouvelle fois, Salah Hamouri connaît les geôles de l’Etat israélien. Une nouvelle fois, le militant franco-palestinien subit la répression de la part des occupants de la Palestine.

    Salah Hamouri, ce nom évoque une lutte longue, difficile, pour la liberté d’un individu, pour la liberté d’un peuple, mais également pour la solidarité internationale.

    Le 23 aout, Salah Hamouri est arrêté par les forces de l’ordre israéliennes chez lui, à Jérusalem-Est. Dans le but de l’interroger sur ses activités politiques, le parquet Israélien le maintient en détention jusqu’au 27 aout. Par la suite, son sort sera connu, la relaxe ou la mise en examen.

    Pour Salah, hélas, cela ne constitue pas une nouveauté.

    En mars 2005,  il était arrêté à un checkpoint sur la route de Ramallah, aussitôt, il est emprisonné. Sa détention durera deux ans avant que le tribunal militaire ne statue sur les charges retenues contre lui.

    Accusé d’être membre du Front Populaire de Libération de la Palestine (FPLP) et d’avoir ourdi une tentative d’assassinat d’un des rabbins les plus réactionnaires d’Israël, son procès, émaillé de chantages et de marchandages, s’est clôturé en 2008. Salah Hamouri, menacé de 14 ans de prison, malgré un dossier vide, en fut réduit à se rabattre sur une plaidoirie de marchandage, laquelle le pousse à plaider coupable.

    Il est condamné à 7 années de réclusion.

    Bien que soutenu très fortement par un grand nombre de militants, d’organisations, de personnalités, Salah Hamouri ne bénéficia d’une libération que par le truchement d’une amnistie massive de 1027 prisonniers palestiniens, en échange de Gilad Shalit, soldat israélien prisonnier du Hamas.

    Le 18 décembre 2011, après 6 ans dans les prisons de l’Etat israélien, Salah retrouvait la liberté.

    Aujourd’hui, cette lutte recommence, pour obtenir que le jeune avocat ne connaisse pas de nouveau l’enfer de la privation de liberté, au cœur d’un des derniers pays d’Apartheid.

    Tout comme Georges Abdallah, détenu à Lannemezan, Salah Hamouri subit les foudres de la justice, du fait de son opposition à l’ordre colonial d’Israël. L’un et l’autre sont des détenus politiques, condamnés pour leur engagement du côté de la liberté, du côté de l’égalité, du côté de la dignité.

    Aujourd’hui, le président de la République, Emmanuel Macron, indique une ligne qui va à l’encontre total de ces luttes : il indique que la lutte contre l’impérialisme israélien sera assimilé à de l’antisémitisme.

    Il est vrai que des apprentis-sorciers du fascisme et de l’obscurantisme jouent sur l’antisionisme pour vomir leur antisémitisme camouflé. Il est essentiel de les dénoncer et de les pourchasser. Mais il est véridique aussi que cette ambigüité sert étroitement les intérêts d’Israël et de ses agents pour frapper les mouvements de libération nationale.

    Les états impérialistes ont toujours instrumentalisé des concepts pour légitimer leur œuvre de domination. Que ce soit le Lebensraum, la sphère de coprospérité pan-asiatique, la destinée manifeste, le devoir de civilisation, tous ces termes n’ont signifié autre chose que « invasion. » Pour les camoufler, les agresseurs les ont paré d’une mystique, ont maquillé leur œuvre de destruction et d’asservissement par ces beautés.

    Derrière ces chants de sirène, il n’y avait que des soifs d’exploitation, de surexploitation, de colonialisme et de pillage.

    L’Etat israélien ne déroge pas à la règle, instrumentalisant les concepts religieux, les concepts de race et de peuple pour servir sa politique coloniale et impérialiste. L’Etat israélien joue la carte du sionisme pour légitimer son oppression.

    L’Etat israélien est un bastion de l’impérialisme, un bastion de la réaction et du racisme.

    L’Unité Communiste de Lyon apporte son soutien à Salah Hamouri et aux prisonniers politiques de la lutte anti-impérialiste, détenus en Israël, dans l’Etat français et partout dans le monde.

    L’Unité Communiste de Lyon apporte son soutien à la résistance palestinienne, et plus particulièrement à la résistance populaire et progressiste.

    Liberté pour Salah Hamouri ! Liberté pour les prisonniers politiques de l’Anti-impérialisme ! A bas les impérialismes, vive le communisme !