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  • Solidarité avec la GALE contre la dissolution

    Solidarité avec la GALE contre la dissolution

    Nous affirmons notre solidarité avec le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs. Darmanin a décidé de lancer une procédure de dissolution contre le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs. Le Groupe a déclaré :

    « Darmanin a indiqué vouloir dissoudre le groupe, après avoir fait un signalement au ministère de la Justice, et demandé aux services du ministère de l’Intérieur d’entamer des investigations ».

    C’est la poursuite d’une stratégie d’anéantissement de ce groupe, opéré depuis plusieurs années. Il s’inscrit dans une stratégie dont nous avons pu voir les effets récemment, avec notamment la dissolution du Collectif Palestine Vaincra. Face à la gauche, Darmanin montre les dents. La répression touche depuis longtemps les militants et les militantes de cette organisation. Mais les choses se sont accélérées.

    Déja en 2019, des arrestations ciblées, des procédures d’intimidation, la destruction du matériel militant – y compris des possessions sans rapport, uniquement dans le but de briser la détermination et de faire étalage de l’impunité policière.

    Fin 2021, nous avions pu voir plusieurs militants de la GALE se retrouver dans un engrenage kafkaïen pour un affrontement contre des intégristes. Pas de plainte, mais un parquet ravi de trouver l’occasion de faire là un exemple. La détention préventive a été utilisée, contre son sens premier, qui est de permettre des compléments d’enquête. Elle a été utilisée dans un sens punitif : pour casser ces militants.

    La même année, une pression importante a été exercée sur le Lyon Antifa Fest pour qu’il soit impossible qu’il se tienne. Le président de la région, Laurent Wauquiez, avait alors menacé le lieu dans lequel se tenait habituellement ce festival, le CCO de Villeurbanne, en menaçant de lui supprimer une partie de ses subventions. La raison : des slogans anti-police dans une chanson. On sait déjà, d’expérience, que chanter Hécatombe peut coûter parfois cher. Ces slogans sont au centre de la procédure de dissolution, ainsi que le fait d’avoir partagé l’appel à « assiéger Bayer-Monsanto » le 5 mars. La GALE vient donc rejoindre la longue liste d’organisations dissoutes. En dernière instance, on retiendra la chose suivante : devenir influent, trop gêner le pouvoir, même dans des moyens d’expression et d’action qui ne transgressent pas la loi en tant que tel, c’est trop. La démocratie, que la France se targue constamment de défendre, est à géométrie décidément bien variable.

    Pendant ce temps, nous avons pu le voir, les délinquants fascistes peuvent se pavaner. Lorsqu’ils tuent, ils sont systématiquement dédouanés de leur responsabilité : on en fait des actes isolés, sans lien avec une idéologie qui voit l’existence comme une lutte à mort entre races. Pendant ce temps, un condamné pour incitation à la haine est un des candidats les plus médiatisés. Pendant ce temps, une longue montée en pression se poursuit. Un « ensauvagement » tel que dépeint par Aimé Césaire : face aux difficultés actuelles, surtout économique, on brutalise, on abrutit au sens premier du terme, on décivilise. Quant aux petites tapes sur les mains des fascistes, qui servaient à montrer prétendument la neutralité de l’État, elles n’ont été que des prétextes pour intégrer ces membres aux groupes du RN ou de Zemmour. Elles ont été des professionnalisations.

    Cette contamination se voit, elle produit ses effets. Comme l’écrivait la spécialiste de la Russie Anna Colin Lebedev :

    « La logique de la goutte de poison nous fait dire que l’armée ukrainienne entière aurait été contaminée par le néo-nazisme promu par quelques membres. Que doit-on dire alors de nos propres forces de l’ordre qui votent volontiers pour l’extrême droite ? »

    Oseront-il la dissoudre ?

    Nous déclarons notre solidarité avec les membres de cette organisation. Nous ne doutons pas que cette opération échouera et ne fera que contribuer à renforcer leur détermination et à bâtir quelque chose d’encore plus grand.

  • L’antifascisme n’est pas un crime !

    L’antifascisme n’est pas un crime !

    Nous apportons notre soutien aux camarades antifasciste poursuivis par la justice.

    Nous citons ici le communiqué officiel réalisé par la GALE.

    « Le 21 septembre 2021, 7 personnes ont été convoquées, perquisitionnées et/ou arrêtées sur leur lieu de travail afin d’être placées en garde à vue. Les faits qui leur sont reprochés :

    • Violence en réunion n’ayant pas entraîné d’ITT
    • Groupement en vue de commettre des délits durant une manifestation
    • Participation à une manifestation non déclarée
    • Refus de donner leur codes de chiffrement (téléphone portable)

    Parmi les 7 interpelés, 4 sont envoyés en détention et les 3 autres se retrouvent soumis à un contrôle judiciaire. Ces faits se réfèrent aux évènements survenus lors de la manifestation contre le pass sanitaire du 28 août dernier, où l’extrême droite et plus précisément le groupe antisémite et ultra-réactionnaire, CIVITAS, a été confronté à une riposte populaire d’un grand nombre de manifestant.e.s qui n’acceptaient plus leur agressivité fasciste (propos homophobes, agressions, revendications antisémites). »

    Après la censure exercée contre le Lyon Antifa Fest, cette descente de police est un nouveau coup porté contre l’antifascisme lyonnais et la mouvance autonome. Si être pris pour cible par l’État avec un tel acharnement est une forme de couronnement, cette couronne n’en est pas moins tressée d’épines. Les arrestations, les garde à vues, les procès, les détentions usent, épuisent, découragent… Même contre des personnes dévouées corps et âmes à la cause antifasciste, elles laissent des séquelles.

    Le fait que le parquet se soit lui-même pourvu est illustratif : l’État a vu une opportunité d’écraser des militants et des militantes qui lui causaient un gêne depuis plusieurs années. Car le but de l’État est clair : même lorsque les fascistes ne portent pas plainte, il faut se suppléer à eux pour réprimer. C’est une nouvelle fois une démonstration de la collusion entre institutions et réaction. Une collusion qui s’apparente chaque fois davantage à une complicité manifeste et consciente.

    C’est pour cela que la solidarité est vitale : pour que la lutte ne cesse pas, pour que ceux qui sont exposés soient protégés, pour faire front ensemble. D’autant que notre espace de liberté, notre espace de manœuvre en tant que forces progressistes et révolutionnaire se restreint. De nouvelles lois répressives contribuent à construire un arsenal répressif toujours plus efficace. Toujours plus sournois aussi : comme ce délit de ne pas donner son code de téléphone.

    Nous avons pu voir, depuis plusieurs années déjà, la situation se dégrader économiquement et politiquement. Comme nous l’avions mentionné dans notre communiqué de soutien au Lyon Antifa Fest, certains milliardaires, comme Bolloré, voient désormais le fascisme comme une option politique viable pour résoudre les problèmes qu’ils rencontrent. Si les milliardaires français sont presque tous marqués par l’extrême-droite, ils jugeaient plus profitable de soutenir des options libérales. Ce n’est plus le cas aujourd’hui.

    Ce n’est pas une formule creuse que de dire que « plus que jamais », il nous faut serrer les rangs et nous soutenir mutuellement. Dans le combat antifasciste, il existe différentes approches, différentes conceptions, différents regards posés sur cette question. Aujourd’hui, il faut les regarder comme des pratiques qui s’articulent les unes avec les autres, dans un seul front commun contre un ennemi commun.

    Nous saluons nos camarades inculpés. Nous les assurons de tout notre soutien et nous rejoignons les voix de ceux et celles qui exigent leur libération immédiate et l’arrêt des poursuites contre eux !

    L’antifascisme n’est pas un crime !

  • Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Appel à manifester le 3 mars 2018 à Lyon

    Lyon ne sera pas la capitale du fascisme en France ! Depuis plusieurs années, l’extrême-droite lyonnaise, au travers d’une multitude de sectes et de groupuscules divers et variés, clame sur tout les toits que Lyon est sa ville, son royaume, son empire. Dans le Vieux Lyon, elle s’est dotée de ses bars, de ses magasins, de ses salons de tatouage. Elle veut surinfecter cette plaie et adjoignant à cela des « bastion sociaux » et, au 73 quais Pierre Scize, un local, le Pavillon Noir.

    Lyon rejette les fascistes ! Loin d’être les nouveaux croisés qu’ils fantasment d’être, ils ne sont qu’un  gang, une bande de petits agités agressifs et sans esprit. Personne n’applaudit leurs actions racistes, leurs menaces, leurs agressions. Ils sont vécus comme un occupant, un corps étranger, un parasite dans ce quartier.

    En fait d’empire, ils forment une enclave réunie autour d’un passé imaginaire, incapable de pouvoir rallier qui que ce soit, incapable d’en sortir, autrement que pour mener des raids et des agressions d’un courage sans borne. Leurs magasins sont vides de clientèle et ne tiennent que par l’opération du Saint-Esprit ou par une comptabilité douteuse. Leurs « bastions sociaux » et leurs « repas solidaires » ne voient jamais l’ombre d’un SDF. Ils ne sont que communication.

    La seule chose qui leur permet de tenir est le fait qu’ils sont appuyés par leur classe d’origine, par la vieille bourgeoisie catholique réactionnaire de Lyon. Loin de prolétaires révoltés contre le « monde moderne », ils ne sont que des petit-bourgeois en manque de sensations fortes, financés, soutenus, portés à bout de bras par papa, maman et le curé. L’Etat, la Préfecture, la Police, la Justice les tolèrent, les soutiennent implicitement, refusent de les condamner, excusent leurs crimes.

    C’est un fait, cependant, que l’extrême-droite gagne du terrain dans le monde. Mais plus que les sectes et groupuscules, les thèses se répandent.

    Les thèses d’extrême-droite gagnent en influence partout dans le monde, c’est un fait. Dans certains pays, Brésil, USA, Hongrie, Pologne, Autriche… elle est d’ores et déjà au pouvoir. Dans les autres, les organisations réactionnaires gagnent du terrain.

    Ici, les Républicains, le Parti Socialiste et aujourd’hui, La République En Marche intègrent ces thèses dans leurs programmes -en l’occurrence au travers de la politique de Gérard Collomb, ex-PS. Le racisme d’Etat, la discrimination, le massacre de la protection sociale, les expulsion et les abus policiers sont monnaie courante. Un agent de la bourgeoisie comme Laurent Wauquiez se voit désormais chef d’une droite élargie, allant des débris d’un FN en explosion jusqu’a un centre droit acquis aux idées réactionnaires. Là réside le danger.

    La crise économique de 2008 n’en finit pas de convulser, entrainant son lot de catastrophes. La misère enfle de jour en jour, grâce notamment à la Loi Travail d’El-Khomri et de Macron. Cette politique va aggraver profondément la situation sociale et économique, jetant à la rue les masses populaires, générant le dépit et la colère. Cette colère et ce dépit sont captés par les agitateurs et les apprentis-sorciers du fascisme. Il s’agit de leur fond de commerce. Les tensions internationales grandissantes servent à alimenter une rhétorique paranoïaque de l’encerclement, dans laquelle l’extrême-droite et une partie de la gauche chauvine se retrouvent. Mais l’extrême-droite ne cherche pas à guérir les maux de la société, juste à les utiliser.

    Le mensonge, les Fake News, les théories du complot sont les arguments de l’extrême-droite. Des arguments pour diviser et enfumer ! Le seul vrai Bastion Social est celui des progressistes, des révolutionnaires, des syndicats et des organisations populaires !

     Les fascistes portent différents masques. Certains jouent la carte sociale ou royaliste, d’autres l’antisémitisme, d’autres encore utilisent l’argument de l’Islam pour développer un contenu raciste sans risquer de poursuites judiciaires. Certains vont même jusqu’à retourner l’idée républicaine et laïque pour la pervertir et en faire une arme d’oppression raciste.

    Quelque soient leurs discours, leur objectif est le même : fragmenter les exploités, les travailleurs et les travailleuses, ceux qui courbent le dos sous le poids de l’exploitation. Semer la haine et la division entre elles, entre eux. Faire de celles et ceux qui produisent des esclaves devant se serrer la ceinture pour les bénéfices d’une poignée d’exploiteurs et d’oppresseurs « bien de chez nous. » Les fascistes se prétendent Nationalistes, en clamant qu’ils défendent leur peuple, leurs frères, leurs sœurs contre l’oppression et la noirceur de l’obscurantisme, mais ils ne sont que des contremaîtres de l’exploitation.

    L’Etat et les institutions ne sont pas nos alliés !

    La mairie de Lyon, comme celle du V ème arrondissement se présentent comme des fers de lance de la République, comme des démocrates convaincus. Pourtant, seul le mépris répond aux inquiétudes des riverains. Derrière le vernis progressiste, lorsque celui-ci s’écaille, se révèle le bois pourri. De « gauche » ou de droite, les élus ne font rien.  Aujourd’hui, les anciens acteurs du pouvoir veulent se refaire une virginité politique. Il n’est pas question pour nous d’accepter les organisations des agents de l’oppression dans les manifestations. Au niveau du bilan, rien ne sépare l’activité du PS du programme du Front National ou de Laurent Wauquiez.

    Nous n’oublions pas le rôle des institutions, de la Préfecture, de la Police, de la Justice de classe. Nous n’oublions pas que l’Etat n’est pas un arbitre neutre dans la lutte entre les forces progressistes et réactionnaires. L’Etat bourgeois, au service de l’exploitation, n’apprécie pas les perturbations des fascistes, leur agitation. Mais un accord de fond les unit : maintenir l’oppression sociale et économique.

    Les interdictions, les arrestations, les jugements et la répression illustrent une vérité : l’Etat français est dirigé contre les progressistes et les révolutionnaire, contre le renversement des exploiteurs.

    Contre l’extrême-droite, construire la riposte !

    La lutte contre le fascisme et les fascistes concerne largement la population et plus particulièrement les classes populaires, les individus issus de l’immigration ; les femmes ; les LGBT ; les minorités ethniques ; culturelles et religieuses.

    Il est important de renforcer les organisations antifascistes populaires, les associations et comités de quartier, qui brisent l’isolement, qui relient les individus entre eux, qui permet de lutter contre l’atomisation de la société, prélude à sa fascisation. Nous considérons que l’antifascisme doit être autonome des partis bourgeois, des institutions, de l’Etat.

    L’ennemi n’est pas l’immigré, n’est pas l’étranger, n’est pas l’autre. Travailleurs, travailleuses, celui qui partage tes souffrances est ton ami, ta camarade.

    L’ennemi, ces sont les exploiteurs, les capitalistes, ceux qui vampirisent la richesse et ne laissent que la misère !

    Ensemble, chassons les fascistes de Lyon ! Ensemble, construisons la force politique capable de faire face aux attaques des exploiteurs

  • Lyon, capitale de la répression. Communiqué sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre.

    Lyon, capitale de la répression. Communiqué sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre.

    LYON CAPITALE DE LA RÉPRESSION

    Communiqué de l’Unité communiste de Lyon sur le rassemblement antifasciste du 17 décembre

    Interdiction et arrestation, telle est la réponse du gouvernement à l’Antifascisme !

    Ce dimanche 17 décembre, dans le cadre de la semaine antifasciste, le Collectif Antifasciste de Lyon, dans lequel l’Unité Communiste de Lyon est parti-prenante, a appelé à une manifestation antifaciste et anticapitaliste internationale. Celle-ci fut interdite.

    Face à cette interdiction, le Collectif Autoproclamé Radicaux, de dépit, a appelé à un rassemblement place Raspail, dans le quartier populaire de la Guillotière. Un rassemblement dans le but de pouvoir porter les couleurs de l’antifascisme, après la semaine de propagande réactionnaire faites par les catholiques lors des fêtes de Lumières. L’Unité Communiste de Lyon a relayé cet appel.

    Dans tout le quartier de la Guillotière, un immense dispositif policier avait pris place. Des dizaines de camions de CRS, des équipages de la BAC, et deux canons à eau…. La préfecture a vu les choses en grand, en cette fin d’année. Dans la ville du ministre de l’Intérieur, on ne plaisante pas avec la sécurité des bourgeois et des bourgeoises. D’autant que « l’ultragauche », ou ce qu’elle représente au yeux du gouvernement, est l’ennemi n°1.

    Le rassemblement lui-même, 250 personnes, n’était pas marqué par un esprit belliqueux. Les appelants et appelantes savaient pertinemment que les forces de l’ordre étaient prêtes à bondir. Dans ce cadre, une manœuvre de la police aurait signifié un écrasement.

    Des prises de parole ont eu lieu, rappelant le contexte lyonnais, nid de la droite fasciste et réactionnaire, et fief de Gérard Collomb, le mégalomane policier en chef.

    Un constat commun a été fait, le semblant de démocratie toléré par les représentants de la bourgeoisie, Macron et sa clique, s’étiole de jour en jour. Remettre en cause les élections, les institutions, le pouvoir bourgeois conduit au conflit.

    Le simple fait que des slogans aient été lancés a suffit à mettre le feu aux poudres. La police s’est empressée de mettre en œuvre une nasse, tactique devenue routinière. Une cinquantaine de participants ont ainsi été encerclés. Des arrestations ont eu lieu, dont nous attendons des nouvelles.

    Le simple fait d’être présent dans le quartier, subissant une véritable parodie de loi martiale ou d’état de siège, suffit à attirer les foudres des policiers. Ceux-ci ont procédé à des contrôles d’identité systématiques, sur tous les suspects. Ces contrôles ont permis d’apprécier la déontologie sans faille de cette institution : menaces, provocations, injures, intimidations constantes. Tout est fait pour que les choses s’enveniment.

    A cela s’ajoute un humour de caserne : « c’est quand qu’on les balance dans le Rhône ? »; « Tiens, revoilà le poulpe » ; « Ferme ta gueule. »

    Une belle fenêtre sur l’état d’esprit des forces de l’ordre. Une fenêtre qui nous illustre le caractère fondamentalement réactionnaire de cette institution, ainsi que le caractère inamendable de l’Etat bourgeois.

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’attitude brutale de la Préfecture et de la Police, usant sans retenue de la répression la plus injustifiée. Pourtant, fondamentalement, celle-ci illustre la faiblesse d’un système à bout de souffle, qui est obligé d’user de la brutalité pour faire taire les contestations.

    Cette répression est le reflet d’un capitalisme pourrissant, d’une bourgeoisie qui peut pas tolérer la moindre hostilité.

    Que messieurs Macron et Collomb soient avisés, les matraques et les canons à eau ne nous feront pas taire !

     Chaque loi antisociale, chaque exaction de la police et de leurs amis fascistes ne font que nous conforter dans nos positions !

    A Lyon, et partout dans l’État français, nous appelons à renforcer les organisations antifascistes et anticapitalistes, nous appelons à construire une unité populaire, une véritable opposition extra-parlementaire.

    Nous dénonçons le fascisme, plus que toléré par Collomb et sa clique, comme l’enfant dégénéré d’un capitalisme en crise.

    Nous appelons à la solidarité face à la répression, la lutte ne fait que commencer !

  • Interdiction de la manifestation antifasciste et anticapitaliste. Un coup de poignard.

    Interdiction de la manifestation antifasciste et anticapitaliste. Un coup de poignard.

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon.

    La manifestation internationale antifasciste et anticapitaliste du 17 décembre tombe sous le coup d’une interdiction.

    L’Unité Communiste de Lyon, signataire de l’appel à la manifestation internationale antifasciste et anticapitaliste, dénonce l’interdiction faite de celle-ci par la préfecture. Elle considère que l’attitude de la préfecture confine à la censure pure et simple de l’expression politique de l’antifascisme et de l’anticapitalisme. La paranoïa induite par l’état d’urgence permanent permet, aujourd’hui, ne n’autoriser que les mobilisations qui ne remettent fondamentalement pas en cause l’autorité de l’Etat et de la bourgeoisie.

    Pourtant, la manifestation du 17 décembre était sous le signe de l’ouverture au plus large nombre. Les organisateurs et organisatrices ayant exprimé leur volonté à rassembler largement sous la bannière de l’antifascisme populaire, de masse. Ainsi, plusieurs échanges ont eu lieu en amont pour signifier largement et publiquement le fait que celle-ci serait sous la bannière de « l’antifascisme et l’anticapitalisme sont l’affaire de toutes et tous ! »

    Mais la préfecture, elle ne fut pas la seule, a agit sous l’angle du procès d’intention.

    Le mardi 12 décembre, les dépositaires de la manifestation se sont vus notifier, par les forces de police l’interdiction de celle-ci.  Les motifs invoqués ont de quoi laisser pantois, tant par leur longueur que par le réquisitoire contre le militantisme qu’ils constituent.

     « Les organisateurs sont connus comme membre des mouvances antifascistes Lyonnaises, connues pour les violences de leurs actions…

    Considérant qu[e certains organisateurs] ont été identifiés au sein de la manifestation non déclarée au départ de la place Raspail le 4 février 2017 (…) afin de perturber les trois grands premiers meetings politiques de la campagne présidentielle ;

    Considérant que les diverses actions menées en 2017 par la mouvance des ultragauches (sic.) Lyonnaises ont été dénoncées par leurs opposants idéologiques qui ont systématiquement appelé à des contre-manifestations…

    S’en suit une longue litanie, citant pêle-mêle la lutte contre le Bastion Social, les oppositions aux manifestations d’extrême-droite… en somme, un véritable inventaire de l’ensemble des actions menées, sur le terrain, par les militants et militantes antifascistes.

    D’autres considérations sont invoquées. Noël et les magasins -ouverts le dimanche; le match OL-OM; la menace terroriste… Elles enrobent l’ensemble, mais convergent vers un point final : un refus total de cette manifestation.

    Nul doute que si, d’aventure, certains ou certaines tentent leur chance, la police sera prête à imposer une répression terrible. La loi le lui permet. Pour ces raisons, l’Unité Communiste de Lyon, en accord avec les décisions prises par le Collectif Antifasciste de Lyon, considère qu’il est nécessaire d’annuler cette manifestation.

    C’est un recul de fort mauvaise grâce, sous la contrainte et la menace de sanctions pénales.

    Mais cela n’a pas suffit à la bourgeoisie !

    Elle s’en est également pris au festival antifasciste de Lyon, interdisant la première soirée, celle de jeudi 14 décembre. C’est une torpille tirée directement contre l’antifascisme lyonnais. C’est un signal aux antifasciste de l’Etat français : Ils sont directement pris pour cible.

    Les fascistes, qui se targuent d’être sans cesse censurés, seront bien en peine de pouvoir déceler ici une sombre connivence entre Etat et antifascistes. Certes ces tristes larbins de la bourgeoisie ont eu affaire, eux aussi à plus d’une interdiction, mais derrière cette pseudo-égalité de traitement, un fait terrible pointe son nez.

    Les fascistes ont pignon sur rue. Leur expression xénophobe, raciste, réactionnaire, chauvine et obscurantiste gagne une hégémonie sans cesse plus forte. Tandis que les antifascistes, les anticapitalistes, les syndicalistes, subissent la répression, l’oppression et l’écrasement, il ne se passe pas un seul jour sans que les Valls, les Finklielkraut, les BHL, les Ménard, les Collard, les Wauquiez vomissent leur haine.

    Il ne se passe pas un jour sans que leurs propos scandaleux de servent à alimenter un incendie qui couve, qui menace de prendre et de se muer en incendie xénophobe, en tornade de flammes.

    Nous, militants et militantes communistes, révolutionnaires, antifascistes, anticapitalistes, n’avons pour nous battre que nos propres forces. Nous n’avons que nos mobilisations pour défendre notre point de vue et pour dresser un rapport de force contre les attaques qui frappent les masses populaires. Nous n’avons pas tout ces relais dont disposent les réactionnaires, les oppresseurs, les exploiteurs. Nous n’avons pas cette hégémonie dont dispose la bourgeoisie.

    Il n’existe pas d’égalité entre nous et les forces réactionnaires de la bourgeoisie. Dire « égalité de traitement » signifie écraser la parole et l’action antifasciste, et laisser seule s’exprimer celle de la bourgeoisie et des réactionnaires.

    La 17 décembre, à 12h00, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environ lance un appel à se rassembler place Raspail, métro Guillotière, pour que flottent les couleurs de l’antifascisme sur la ville de Lyon. L’Unité Communiste de Lyon retransmet cet appel. En revanche, elle invite celles et ceux qui souhaiteraient y participer à la plus grande vigilance ainsi qu’une prudence redoublée vis-à-vis des réactionnaires, mais également vis-à-vis d’une police plus qu’aux aguets.

    L’Unité Communiste de Lyon prend acte de cette interdiction, et invite chacun et chacune des concernées à en tirer les conclusions politiques qui se doivent, quant à l’attitude de l’Etat, de la préfecture, de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon poursuivra, malgré les interdictions, son engagement dans la lutte antifasciste et anticapitaliste.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à renforcer et soutenir les organisations et les collectifs anticapitalistes, antifascistes, ainsi qu’a s’organiser de manière autonome des cadres institutionnels.

    Leur démocratie n’est pas la nôtre !

    La leur est bourgeoise, la nôtre est populaire !

  • Appel à la manifestation Antifasciste / Anticapitaliste du 17 / 12 / 17

    Appel à la manifestation Antifasciste / Anticapitaliste du 17 / 12 / 17

    L’Unité Communiste de Lyon se rallie à l’appel initié par le Groupe Antifasciste de Lyon en Environ et la coordination antifasciste Rhône-Alpes. Cet appel a volonté à impulser une manifestation internationale à Lyon, sous un mot d’ordre antifasciste et anticapitaliste.

     L’Unité Communiste de Lyon appelle les individus comme les organisations se revendiquant de la lutte contre le capitalisme et le fascisme à relayer cet appel, à le partager, à le diffuser, mais également à le cosigner.

    Elle appelle également à participer à cette manifestation pour que celle-ci soit un succès.

    Sur la planète entière, les forces réactionnaires et fascistes ont le vent en poupe. Elles profitent de la crise, de la misère, des tensions internationales pour prospérer. Les faschosphère étendent leurs tentacules partout, ne laissant nul endroit épargné.

    Dernièrement, les élections en Allemagne ont permis d’enregistrer une percée record de la part des fascistes, signant une résurgence générale de la menace.

    Brésil, USA, Russie, Ukraine, Mali, Syrie, Irak, Japon… partout le mal est le même, indépendamment de l’apparence dont se vêtissent les fascistes, leur fond est le même. Terroriser le peuple, le soumettre aux intérêts des bourgeois.

    Au sein de notre Etat, la menace gronde.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que la lutte entre fascisme et capitalisme ne peut être séparée en deux combats isolés l’un de l’autre.

    L’ « antifascisme » apolitique, moraliste, démocratiste, petit-bourgeois ne peut parvenir à juguler la montée, internationalement constatable, des conceptions réactionnaires et fascisantes. Ce prétendu antifascisme échoue sans cesse car il ne cible pas le fait que le fascisme est l’enfant putréfié du capitalisme.

    Le fascisme ne tombe pas du ciel, il n’est pas que « haine », il n’est pas que fantasmes xénophobes et délires sur l’inégalité des « races », au mépris de la réalité scientifique. Les fascistes ne sont pas nos ennemis uniquement car ils sont « méchants. »

    Ils le sont également car ils jouent un rôle dans la lutte des classes, un rôle dans lequel ils sont les garde-flancs de la bourgeoisie, dans lequel ils sont le gourdin qui frappe ceux qui défendent les classes laborieuses, ceux qui luttent contre l’oppression et la répression.

    Les fascistes se nourrissent de la misère, se nourrissent de la souffrance et des frayeurs des travailleurs et des travailleuses. Ils s’en réjouissent. Qu’une usine ferme, qu’une bombe explose, que des balles pleuvent et leur réponse est toute trouvée : la guerre !

    La guerre contre l’ennemi intérieur, la guerre contre l’ennemi extérieur.

    Qu’importe, au final, celui-ci, tant que cela lui permet de mobiliser les masses dans un sens réactionnaire, chauvin, obscurantiste. S’il faut mentir ou fabriquer les preuves, cela ne leur pose pas de problème.

    Sous couvert de mettre au dessus de tout un hypothétique « intérêt national » ou « racial », ils exigent des classes laborieuses qu’elles se sacrifient, qu’elles se saignent, qu’elles tuent et soient tuées. Sous couvert de ces intérêts, les fascistes ne désirent que l’écrasement impérialiste des autres nations, des autres peuples.

    En cela, ils n’œuvrent jamais pour l’émancipation des travailleurs et des travailleuses, des hommes et des femmes, des opprimés. Au contraire, ils ne sont que les laquais les plus serviables des intérêts des parts les plus réactionnaires et les plus chauvines de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que cette manifestation est un rendez-vous important. Un rendez-vous qui doit être l’occasion d’une démonstration de force, populaire, large, rassemblant au delà des milieux militants, et ouvrant la voie à un antifascisme populaire, unitaire, autonome, indépendant de la bourgeoisie et des organisations politique relais de celle-ci.

    Vive la lutte antifasciste ! Vive la solidarité internationale !

    « Le Groupe Antifasciste de Lyon et Environ, ainsi que la coordination antifasciste de Rhône-Alpes dont elle est partie prenante, appellent à une grande manifestation antifasciste internationale à Lyon.

    Partout dans le monde, les fascistes gagnent du terrain. Partout dans le monde, les militants fascistes et leurs organisations multiplient les actions, les démonstrations de force et les crimes. 

    A Charlottesville, le suprématisme blanc, premier vecteur d’attentats aux USA, a tué de nouveau.

    En Méditerranée, le sinistre C-STAR menait  la chasse aux navires portant assistance à ceux et celles qui cherchent à fuir la misère et la guerre. 

    A Waza, au Cameroun, à Barcelone, l’organisation fasciste-obscurantiste Daesh poursuit sa campagne de terrorisme.

    Au Kurdistan et dans l’Etat turc, le régime fasciste d’Erdogan poursuit sa traque aux opposants, emprisonnant celles et ceux qui luttent pour la liberté.

    Nulle région du globe n’est épargnée. 

    Elles tirent profit de l’aggravation de la misère sociale grandissante, des tensions internationales comme de répugnants charognards.

    Partout, elles avancent masquées, se clamant défenseuses du peuple, des opprimés, des exploités. Partout, déversent leurs torrents de discours répugnants, xénophobes, réactionnaires, obscurantistes et racistes. Elles gagnent en influence, deviennent des forces politiques puissantes et incontournables. 

    Partout elles incitent à la division entre les opprimés, les exploités, pour les dresser les uns contre les autres, en fonction de leurs origines, de leurs religions, de leurs genres, de leurs sexualités. 

    Les fascistes ne sont nullement les amis des exploités. Ils sont les servants des exploiteurs. Leurs commanditaires les utilisent pour semer le chaos réactionnaire, pour instiller la haine. Leur espoir est d’accéder au pouvoir pour établir un Ordre au service des exploiteurs, des profiteurs.

    Suprématistes blancs, Identitaires, Néo-nazis, Fascistes, obscurantistes, tous marchent main dans la main pour écraser les exploités et les opprimés. Ils ne sont aucunement des libérateurs, mais sont les ennemis du peuple, des peuples, des travailleurs et travailleuses. 

    Ils marchent dans nos rues, se croyant les maîtres. Mais ils se trompent, et nous le leur montrerons !

    Nous appelons à cette manifestation car partout la menace se concrétise. Nous devons être nombreux et nombreuses à y répondre !

    Nous voulons faire face, lutter pied à pied et chasser les fasciste de Lyon et d’ailleurs.
    Nous voulons dénoncer le fait qu’ils sont des laquais des exploiteurs.

    La Gale s’inscrit dans un antifascisme populaire et indépendant de l’Etat, des institutions, des partis électoralistes. Nous ne pouvons accorder le moindre crédit aux marchés de dupes proposés par celles et ceux qui n’ont d’autre désir que de prendre la place de nos bourreaux ou de faire rentrer sagement dans le rang ceux et celles qui luttent.

    Nous ne pouvons séparer la lutte contre le fascisme de la lutte contre l’exploitation et le capitalisme. Notre tâche est de combattre l’un et l’autre.

    Nombreux, nombreuses, unis et solidaire : tous contre le fascisme et le capitalisme le 17 décembre 2017 à LYON


    Le lieu de départ et l’heure de la manifestation seront données prochainement. » 

  • Communiqué à la suite du rassemblement contre le « bastion social » du GUD

    Communiqué à la suite du rassemblement contre le « bastion social » du GUD

    Pas de bastion nazi dans Lyon !

    Hier, vendredi 2 juin, le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs, L’Unité Communiste de Lyon ainsi que des individus ont appelé a un rassemblement pour dénoncer l’instrumentalisation de la misère par les fascistes du GUD. Ceux-ci ont en effet ouvert, le 23 mai, un « bastion social » destiné à accueillir des sans-domiciles fixes « français. » L’idée d’accueillir des individus souffrant de l’exclusion sociale pourrait passer pour louable, pour une sincère solidarité vis-à-vis des plus démunis. Or, il n’en est rien. Le GUD surfe, avec un cynisme éhonté, sur le mal logement, la misère, la détresse sociale, pour avancer ses thèses racistes, fascistes et réactionnaires.

    Le GUD a beau tenter de se camoufler derrière des discours populaires, derrière des lâchers de ballons de baudruche bleu-blanc-rouge, il a beau tenter de se dire du côté du peuple, cela demeure un mensonge intégral. Le fait que, le 1 juin, deux de ses militants passaient en procès pour l’agression d’un professeur de mathématique, n’est qu’une illustration parmi d’autres du comportement haineux de cette clique.

    Le GUD se nourrit de la misère, s’en sert pour monter les travailleurs et les exploités les uns et les unes contre les autres, sans jamais dire que la misère vient d’un patronat bien « de souche. »

    Le GUD se moque que des SDF meurent dans les rues, se moque bien de la souffrance des travailleurs. Elle n’est qu’un marchepied pour légitimer leurs thèses racistes.

    Le vendredi 2 juin, nous étions 250 à dénoncer ce discours sans vergogne. A affirmer notre solidarité avec l’ensemble des mal logés, l’ensemble des victimes de la précarité, de l’exploitation et de la misère. La pour affirmer que la lutte contre le capitalisme n’a pas de frontières, pas de patrie, qu’elle est internationale.

    La police, en surnombre, une nouvelle fois, ne s’est pas contentée d’être une spectatrice neutre : elle a entravé l’action de contestation, en saisissant nos tracts, notre mégaphone -empêchant toute prise de parole et toute information vis-à-vis des habitants et des passants. Deux camarades ont, ainsi, été emmenés au commissariat et placés en garde à vue, pour des motifs futiles. Fouilles, intimidations, contrôles, encerclements… les méthodes de la police restent marquées par le deux poids, deux mesures. Pressions envers les antifascistes, tolérance sans limites pour les fascistes. Qu’attendre d’autre de la part d’un ministre de l’intérieur qui, lorsqu’on lui parle de nazis, répond Brigades Rouges et Bande à Baader ?

    Le rassemblement s’est terminé dans une manifestation sauvage, offensive, scandant des chants antifascistes au travers des rues de Lyon.

    Nous ne laisserons pas les fascistes former un bastion dans la presqu’île. Ce rassemblement ne forme qu’une première étape dans une lutte longue pour juguler la progression de l’extrême-droite à Lyon, pour la contrer et finalement la repousser. Nous appelons à nous rassembler de nouveau pour dénoncer la présence des fascistes, pour dénoncer leur discours menteur et opportuniste, pour rappeler leur vraie nature : des ennemis des exploités, des ennemis des classes populaires, des serviteurs zélés du patronat et des exploiteurs.

    Rendez-vous le vendredi 09 juin 18h00 – Place des Jacobins.

    Le droit au logement n’a pas de frontières !

    La place des fascistes est au cimetière !

  • GUD social ou opportunisme sans vergogne ?

    GUD social ou opportunisme sans vergogne ?

    Communiqué de l’Unité Communiste de Lyon concernant l’ouverture du squat du GUD.

    Le 27 mai 2017, le Groupe Union Défense, organisation se revendiquant du fascisme, a annoncé avoir ouvert un bâtiment inutilisé, appartenant à la mairie de Lyon. Ils revendiquent le fait de créer un lieu d’accueil pour les SDF français. A travers cette initiative, l’idée de mettre au centre du débat la « préférence nationale », concept phare des fascistes, lesquels accusent l’Etat de privilégier systématiquement les clandestins.

    Qu’importe si les faits et les statistiques les contredisent. L’essentiel pour les fascistes du GUD est de faire parler d’eux. Généralement, lorsque les rats noirs apparaissent dans les médias, il s’agit plus de la rubrique « faits divers » : opérations de tabassages, exactions racistes ou menaces proférées à l’encontre de journalistes. Leurs ex-membres sont, par contre, au centre d’affaires illustrant leur haute moralité : Ainsi, Frédéric Châtillon et Axel Lousteau, deux pontes du FN mouillés dans des affaires de gros sous, sont issus des rangs de l’organisation néo-fasciste. Le patriotisme n’est pas incompatible avec l’amour des paradis fiscaux. Ni, pour d’autres, avec le fait de vendre des armes aux djihadistes, tout comme de négocier -pour Lafarge- des contrats avec l’Etat Islamique.

    Le cynisme, là aussi, forme le fil rouge de cette opération sociale. Le sort des classes populaires n’intéresse absolument pas les GUDards, pas plus que celui des SDF ou des victimes d’attentats. Non, la seule chose qui intéresse ces individus est de se forger une force de bataille, de recruter, d’intensifier leurs opérations -tant mieux si elles sont lucratives- et de surfer sur la misère et la colère pour tendre vers le pouvoir.

    A l’imitation des néofascistes italiens de Casapound, leur modèle, ils ne voient ce lieu que comme une caserne et un bastion, nullement comme un lieu d’aide pour ceux et celles qui sont dans une situation dramatique.

    Jamais le GUD ne produit d’analyse sur l’exploitation, sur l’exclusion sociale, sur la misère. Une seule rengaine : l’étranger est responsable. Lorsque le capitalisme est évoqué, il agit sous les traits -à peine maquillés- de la caricature des années 30 : le capital cosmopolite et apatride, contre le bon et gentil capitalisme national. Jamais le bourreau n’est vêtu de Bleu-Blanc-Rouge.

    Imaginerait-on un instant les membres du GUD lutter pour les droits des travailleurs ? Lutter pour les droits démocratiques ? Lutter pour des conquêtes sociales ? Jamais de la vie. Leur seule apparition dans les mouvements sociaux s’est faite par de la provocation, des attaques contre les syndicalistes, des raids. Au mieux, ont-ils été des supplétifs de la police et de l’Etat.

    Pourquoi cette contradiction ? Tout simplement car le GUD ne désire pas la victoire des travailleurs, mais bien au contraire leur soumission dans un système corporatiste, dans une société organique, dans laquelle le prolétariat est là pour nourrir une classe dominante parasitaire. Brandir l’étendard de l’intérêt national, comme le fait le GUD, signifie brandir l’intérêt de la bourgeoisie impérialiste française.

    Le rôle des fascistes est d’être des agents de la diversion, des travailleurs pour la bourgeoisie, chargés de semer le chaos et la division, pour le plus grand bénéfice des patrons, des banquiers, des exploiteurs.

    Le GUD rêve d’un grand soir à l’envers, d’un grand chaos réactionnaire, qui leur laisserait les rênes de l’Etat. Il rêve d’être appelé aux plus hautes fonctions, d’instaurer un régime caporalisé, militarisé, de préparer guerres d’agressions et croisades.

    C’est pour cela qu’il se nourrit de la misère, qu’il l’applaudit.

    C’est pour cela qu’il se nourrit des attentats, qu’il s’en réjouit.

    C’est pour cela que le GUD est un laquais de la bourgeoisie.

    Aujourd’hui, les fascistes ont le vent en poupe. La configuration politique actuelle leur est favorable. Les présidentielles ont mis au pouvoir une clique qui va engendrer une casse sociale terrible, sans précédent. Les tensions internationales sont plus fortes que jamais. Les fascistes sentent qu’ils auront leur chance.

    Ils ont l’espoir d’un déluge, d’une situation de blocage complet, où eux seuls apparaîtront comme l’alternative politique.

    Si les forces progressistes ne mettent pas à profit le temps dont elles disposent, elles risquent de le payer chèrement.

    Nous devons avancer, unis et solidaires, pour stopper l’implantation des fascistes, les dénoncer, les repousser et les chasser.

    Mais nous devons aussi lutter fermement sur le terrain social et  politique, pour que le camp du peuple, des travailleurs apparaisse de nouveau sur la scène politique, et non pas sous le visage d’un tribun parachuté, social-chauvin et impérialiste. Sans compter sur un illusoire barrage. Sans dépendre d’un Collomb, premier flic de France et maître-réactionnaire ; d’un préfet ; de la police ou de la justice bourgeoise.

    Luttons avec nos propres forces !

    Le Groupe Antifasciste de Lyon et Environs appelle à un rassemblement le 2 juin à 18 h 30, place des Jacobins à Lyon.

    L’Unité Communiste appelle à se rendre à ce rassemblement, à soutenir et diffuser cette initiative. Elle appelle également à renforcer les organisations antifascistes partout où elles sont, et à les unifier entre elles pour une plus grande efficacité.

    Unité populaire contre le fascisme, l’impérialisme et le capitalisme !

    Contre les laquais des bourgeois, qu’ils soient Bleu-Blanc-Rouge ou à croix gammée.

    Vive l’antifascisme populaire !

  • Appel à une coordination et une mobilisation antifasciste unitaire : rassemblement et réunion publique

    Agressions, multiplications des locaux d’extrême droite, et en février, lancement de la campagne du FN à Lyon. Face à la déferlante réactionnaire, appel de plusieurs organisations à constituer un front uni contre l’extrême droite : réunion publique le 13 décembre à La Gryffe, et rassemblement place Raspail le 7 janvier.

    Depuis plusieurs années, la présence de l’extrême droite à Lyon comme ailleurs s’est renforcée considérablement, n’échappant pas à la déferlante réactionnaire. Cette lame de fond trouve ses origines dans la crise économique, dans le climat guerrier qui règne actuellement sur la planète, ainsi que dans les politiques antisociales des gouvernements successifs.

    Or ces organisations sont bien loin de sympathiques associations culturelles. Elles se revendiquent des idées fascistes, propagent un discours raciste, antisémite et islamophobe, LGBT+phobes et mysogine ; défendant une société sexiste et ségrégationniste.

    Ces organisations fascistes, qui s’implantent toujours plus dans Lyon, se sont fait connaître à plusieurs reprises par leurs actions brutales et violentes. La dernière en date étant l’attaque menée la librairie anarchiste la Plume noire, également local de la Coordination des Groupes Anarchiste, occasionnant plusieurs blessé.es légers et de lourds dégâts matériels.

    Nous nous devons de riposter, nous nous devons d’être uni.es car cette situation est l’affaire de toutes et tous !

    Nous ne pouvons pas compter sur l’action des pouvoirs publics ou de l’État, qui non content de les laisser ouvrir leur locaux, autorise et protège les rassemblement et manifestations de l’extrême droite.

    Fortes de cette impunité, les organisations fascistes et racistes telles que le GUD, les Jeunesses Identitaires, les Jeunesses Nationalistes n’ont eu de cesse de tenter de s’implanter et de commettre des violences et des agressions envers les personnes racisées, les immigrées, les personnes de la communauté LGBT+ et les militants et militantes progressistes et antifascistes.

    Le GUD a annoncé avec fierté l’ouverture de leur dernier bar « le Pavillon noir ». Il vient s’ajouter à la liste des 6 locaux fascistes lyonnais et autres boutiques et salon de tatouage où ils propagent leur discours haineux.

    Le 4 février, le Front National souhaite lancer officiellement, depuis Lyon, sa campagne présidentielle. Cela, non plus, nous ne pouvons l’accepter ! Pas un pouce de notre ville ne doit appartenir aux fascistes !

    Nous lançons cet appel à nous organiser en commun, de manière indépendante des institutions.

    Nous appelons toutes les organisations et individu.es qui pensent que ces locaux et ces discours n’ont pas leur place à Lyon, à nous rejoindre pour constituer ce front uni contre l’extrême droite.

    L’antifascisme est l’affaire de toutes et tous !

    Rassemblement le 7 janvier à partir de 15h place Raspail

    Réunion publique le mardi 13 décembre à 19 h à la librairie La Gryffe, 5 rue Sebastien Gryffe, Lyon 7e, pour organiser la riposte au meeting de Marine Le Pen du 4 février 2016.

    Premiers signataires : Alternative Libertaire ; Groupe Antifasciste de Lyon et Environs ; Jeunes Communistes de Lyon ; Unité Communiste – Lyon ; des individu.es…