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  • 100 millions de morts ou rien. Partie 3

    100 millions de morts ou rien. Partie 3

    L’après-guerre et aujourd’hui :


    L’après-guerre est, pour l’URSS, ce que les historiens nomment le « seconde stalinisme » ou le « stalinisme achevé ». Pour M. Lecaussin, cela singifie le fait que le Goulag se remplisse à nouveau et que les prisonniers de guerre envoyés en Allemagne soient jugés avec une intense méfiance. Ce qui lui vient à l’esprit, ce sont les affaires du groupe de Leningrad, le complot des blouses blanches, la répression de 14 juin 1953, la Hongrie en 1956…

    Il en oublierait presque que dès la fin de la guerre, la France entend reprendre le contrôle de son Empire. Alors que l’épuration est faiblarde en métropole, la reconquête est faite tambour battant. Dès le 8 mai, les massacres commencent.

    Nous avons longuement traité cette question dans notre brochure : La guerre ne s’est pas arrêtée en 1945 – Partie 3 & 4.

    https://unitecommuniste.com/histoire/la-guerre-ne-sest-pas-arretee-en-1945-partie-3/
    https://unitecommuniste.com/international/la-guerre-ne-sest-pas-arretee-en-1945-partie-4-oradour-malgache/

    Ainsi, en Algérie, dès le 8 mai 1945, tandis que l’occident en liesse célèbre l’écrasement de la vermine fasciste-nazie, les colonies font savoir que l’oppression n’est pas morte avec le Führer. Osant brandir le drapeau de leur nation, les Algériens se heurtent aux colons. Nous citons ce que nous avions écrit alors : 

    « L’apparition du drapeau national algérien met le feu aux poudres. La police et les colons ouvrent le feu sur les manifestants à Sétif. Bouzid Sâal, un jeune scout, est tué par la police à Sétif. A Guelma, la scène est similaire, et un jeune manifestant meurt des suites de ses blessures, tandis que le quartier colonial se couvre de mitrailleuses. Des suspects sont interpellés et torturés. A Kherrata, un massacre est organisé en tout discrétion par les Français, lesquelles, reprenant les mêmes méthodes que les Einsatzgruppen à Baby Yar, abattent et précipitent dans les ravins plusieurs centaines de suspects.

    Des émeutes éclatent alors en riposte. Des combats sporadiques ont lieu, ainsi que des vengeances, parfois aveugles, de rage, puis l’armée intervient brutalement. Si des morts ont été commises des deux côtés, leur disproportion illustrent la manière dont « l’ordre » a été rétabli.

    102 européens ont été tués, plus par rage, par vengeance, que dans une opération calculée de représailles. Le 11 mai 1945, le général de Gaulle ordonne à l’armée d’assurer « le maintien de l’ordre », en confiant au général Duval la conduite des opérations. Ces opérations sont des massacres et des exécutions sauvages, aveugles et terroristes. La France commet de nouveaux Oradour-sur-Glane. Pendant dix jours, le four crématoire de Lavie a tourné, sa flamme claire tranchant dans la nuit. Lorsque le 22 mai, la répression s’arrête officiellement. 900 morts le jour même, sous les balles de la police. [Au total entre] 20 000 et 45 000 sous le prétexte de liquider « …des éléments troubles, d’inspiration hitlérienne, [qui] se sont livrés à Sétif à une agression armée contre la population qui fêtait la capitulation de l’Allemagne nazie. La police, aidée de l’armée, maintient l’ordre et les autorités prennent toutes décisions utiles pour assurer la sécurité et réprimer les tentatives de désordre.» »

    L’ordre français est restauré. C’est là l’essentiel aux yeux des impérialistes.

    Lorsque le Japon militariste est écrasé, c’est au tour de l’Indochine, occupée par celui-ci, de passer de la résistance à l’occupation à la libération. Là encore, voilà comment les choses s’opèrent :

    « Le 2 septembre 1945, dans une atmosphère tendue, Ho Chi Minh proclame l’indépendance du Vietnam. Celle-ci ne peut cependant être réalisée que par le départ des français et des troupes d’occupation. La France, par ailleurs, négocie laborieusement pour que la Chine se replie, en échange d’un renoncement à toute prétention française sur celle-ci. Le général Leclerc, qui remonte de Saïgon, opte pour une ligne de conduite modérée, de négociation, avec les forces patriotiques. (…)

    Le remplacement des Chinois par les Français n’est pas entravé par les troupes d’Ho Chi Minh. Hanoï, la capitale du nord, est occupée sans un coup de fusil. Le PCI cherche alors une solution de compromis. Mais, dans le camp des Français, l’idée d’accepter de perdre cette partie de l’empire apparaît envisageable. Contre le diagnostic de Leclerc, la France se prépare à la guerre. Elle ne se sent plus si faible, se sent appuyée par le revirement géopolitique US, qui élabore progressivement sa doctrine du containement, et qui s’intéresse de plus en plus au maintien des bastions coloniaux comme bastions anticommunistes.

    L’anticommunisme et le colonialisme se mêlent et débouchent sur une conclusion partagée par la quasi-intégralité des partis politiques de la métropole, à l’exception du PCF : il ne faut pas céder. Le 23 novembre 1946, l’armée française choisit donc la voie de la guerre, en bombardant, par artillerie, le port de Haiphong, ouvrant ainsi le premier acte d’une guerre qui ne s’est terminée qu’en 1975. La France choisit, pour conserver son empire, le napalm, les massacres et la torture, plutôt que la paix. »

    La guerre d’Indochine (1945-1954) se traduit, en dernière instance, par 75 500 morts pour l’Union française et un décompte incertain pour l’Etat du Viêt Nam. Le Viêtnam nord paie le prix de 300 000 morts. 
    En 1947, c’est au tour de Madagascar de s’embraser.

    « Dès le début du mois d’avril, 18 000 militaires français débarquent. Ils sont plus de 30 000 par la suite. La méthode de répression est classique : torture, meurtres, razzias, viols… Elle se double d’une terreur psychologique dans les méthodes d’exécution : captifs jetés vivants depuis des avions. Malgré une longue guérilla organisée par les colonisés, qui connaissent le terrain, l’écrasement est rapide. En effet, les insurgés n’ont que des sagaies et des couteaux, face à des bombardiers A-26, des chars, des lance-flammes.

    89 000 morts côtés insurgés. 1 900 côté forces coloniales, ainsi que 850 européens dont 350 militaires. Voilà le bilan de l’opération de « pacification à la française ». Des procès sommaires et des exécutions de suspects eurent lieu tout au long de l’année 1948 contre les militaires malgaches accusés de nationalisme. »

    La même année, en métropole, encore sous un rationnement draconien, les grèves de 1947 sont durement réprimées. Les CRS, nouvellement constitués, sont envoyés avec l’armée pour briser celles-ci. En 1948, 5 ou 6 mineurs sont tués lors d’autres grèves. 

    En 1950, la France participe, aux côtés des forces de l’ONU, à la guerre de Corée. Cette guerre pour le maintien de la partition de la péninsule, pour continuer à ce que la dictature de Park perdure, se paie aussi d’entre 4 et 5 millions de civils morts, soit 1 habitant sur 6. En métropole, la manifestation de 1952 contre la venue du général Ridgway ‘la peste ‘, se traduit par l’ouverture du feu sur la foule, causant deux morts par balle. 

    À titre de comparaison, la répression de Berlin-Est, qui est difficilement imputable de manière directe à l’Union soviétique, tue 80 personnes. L’intervention en Hongrie coûte la vie à 2 500 personnes. En dernière partie de cet article, nous aurons l’occasion de les évoquer de nouveau.

    D’une manière très superficielle, ces évènements seuls, sans compter la guerre de Corée, amènent la France à un total de près de 500 000 morts entre 1945 et 1954. C’est sans compter la surmortalité liée à la malnutrition, aux violences, à l’absence d’infrastructure sanitaires.

    Après la période Stalinienne, la guerre d’Algérie double ce score d’un seul coup. 152 863 membres du FLN tués, 25 600 soldats français, 50 000 harkis et 250 000 morts civils pour l’estimation la plus basse. Cette guerre ramène donc à nouveau une charretée de 500 000 corps à mettre au compte de la patrie de Voltaire et de Montesquieu. 
    Durant les indépendances, la France participe à des assassinats qui visent à maintenir dans son giron les pays formellement indépendants. En 1963, elle commet l’assassinat de Sylvanus Olympio, premier président élu du Togo. L’année d’après elle écrase au Gabon une tentative de coup militaire anti-impérialiste. En 1965, elle enlève Ben Barka. Toujours la même année, la France assassine Ossendé Afana, dirigeant de l’Union Patriotique du Cameroun. En 1971, elle fait exécuter publiquement Ernest Ouandié, leader de la même organisation….la liste est longue. En 1978, ses mercenaires organisent avec les Sud-africains un coup d’Etat aux Comores, pour remplacer la République populaire des Comores par un régime ultra-réactionnaire…Même après la Guerre froide, les actions continuent. En 1994, la France coopère dans le génocide au Rwanda, qui sert ses intérêts. 

    Elle poursuit, au travers de la Francophonie, de son maintien d’une monnaie coloniale, de ses actions criminelles la domination d’une grande partie d’un continent. En 2011, elle participe à la déstabilisation de la Syrie, de la Libye, de la Côte d’Ivoire… Elle détient donc, d’un point de vue purement de bilan humain, une responsabilité importante dans des millions de morts. 

    Si nous employions les mêmes méthodes douteuses que le livre noir, nous pourrions sans grand problème atteindre, entre 1901 et 2001, les 500 millions de victimes pour le capitalisme, le colonialisme et l’impérialisme. Mais cela ne serait guère satisfaisant. Certains avancent un chiffre de 20 millions de morts par an pour le capitalisme. 
    Ces compatibilités sont difficiles à expliquer et difficile à défendre. Mais elles donnent un ordre d’idée : le camp du crime n’est pas celui qu’on croit. Voilà donc le bilan que M. Lecaussin doit endosser avant de pouvoir s’exprimer sur le nôtre. 

  • Macron au Burkina-Faso – La Franceafrique toujours vivante.

    Macron au Burkina-Faso – La Franceafrique toujours vivante.

    Macron au Burkina-Faso – La Franceafrique toujours vivante.

    Lundi 27 novembre aura lieu la visite d’Emmanuel Macron au Burkina Faso. Le séjour de l’agent exécuteur de la bourgeoisie impérialiste française durera deux jours, et sera le premier déplacement en Afrique du jeune président. Plusieurs organisations de la société civile burkinabé ont appelé à manifester sur le trajet de Macron, en dénonçant le pillage des ressources naturelles par les entreprises françaises, la présence de l’armée française et le maintien du franc CFA.

    Pour sa première visite en Afrique, le choix du Burkina Faso par le président français, patrie de Thomas Sankara, assassiné par les agents de l’impérialisme, est lourd de sens.

    C’est le 4 août 1983 qu’au sein de cette ancienne colonie française, alors connue sous le nom de république de Haute-Volta, le capitaine Thomas Sankara renversa le régime compradore du médecin militaire Jean-Baptiste Ouédraogo. Pendant une brève période, les rapports de force au sein de l’armée avaient permis à Sankara de participer au gouvernement de Ouédraogo, mais ses positions ouvertement anti-impérialistes lui valurent d’être limogé. Nul doute que l’État français ne soit pas étranger à cette décision. Les positions de Sankara se résument en une déclaration : « Lorsque le peuple se met debout, l’impérialisme tremble. L’impérialisme qui nous regarde est inquiet. Il tremble. L’impérialisme se demande comment il pourra rompre le lien qui existe entre le CSP [le gouvernement] et le peuple. L’impérialisme tremble. Il tremble parce qu’ici à Ouagadougou, nous allons l’enterrer ».

    Dès lors, la ligne politique de Sankara s’axa sur une stratégie simple : briser le lien de subordination entre la France impérialiste et ses anciennes colonies, et permettre aux peuples d’Afrique de gagner leur indépendance politique et économique. C’est autour de cette stratégie qu’il agrège les forces qui lui permettent d’accéder au pouvoir en 1983. Il devint ainsi le président du nouveau Conseil National de la Révolution, organe suprême de la république, renommée Burkina Faso.

    Deux aspects résument la politique déterminée par ce conseil : la lutte anti-impérialiste et la construction d’un Etat démocratique, promouvant le développement national.

    Le nouveau régime se plaçait en rupture avec le néo-colonialisme, et notamment avec sa transcription française, la françafrique. L’impérialisme français, provoqué, ne se privait d’ailleurs pas de riposter en lançant nombre d’opérations contre la république burkinabé, au travers de ses pions Maliens et Ivoiriens.

    Le second objectif se transcrivit dans la mise en place d’une forme de démocratie populaire au sein de laquelle les masses populaires participaient aux instances décisionnelles au travers des Comités de Défense de la Révolution (CDR), organes locaux liés au CNR. Ces CDR visaient notamment à faciliter l’application au niveau local des politiques de lutte contre la malnutrition, pour l’accès à l’eau potable, pour l’éducation et la santé.

    Thomas Sankara ne voulait pas seulement une indépendance nationale, il souhaitait rendre la richesse de l’Afrique à ses peuples, à les libérer du joug des nations impérialistes, un projet avec lequel Paris ne pouvait guère trouver d’affinités. Que le gouvernement français d’alors fut socialiste ne changea pas le fond de l’affaire, la France ne pouvait accepter cette opposition.

     A ce titre, le président d’alors, François Mitterrand, déclara « C’est un homme dérangeant, le capitaine Sankara. […] Il ne vous laisse pas la conscience tranquille ». Tout au long de sa brève période de direction, Sankara s’est opposé frontalement à la politique de Paris en Afrique. Cela n’est pas resté que du domaine des déclarations d’intention, mais bien par un soutien réel. Quand, au Tchad, l’État français soutient son pion Hussein Habré, le Burkina Faso soutient le Gouvernement d’Union nationale de transition (GUNT), le mouvement d’opposition armée au régime compradore. Sankara dénonça, également, ouvertement le soutien de Paris au régime d’apartheid sud-africain, à travers une lettre à Mitterrand attaquant une « complaisance coupable ». Il s’agit, en effet, d’un moment où les armements français trouvent preneur auprès de régimes aussi sympathiques que celui de Vijoen ou de Botha, mais également auprès d’Israël.

    Des exemples parmi tant d’autres démontrant que pour la bourgeoisie française, Sankara était un ennemi essentiel, central, dans le tableau africain. Sa politique anti-impérialiste et sa vision panafricaniste en faisait l’ennemi numéro un dans la sphère d’intérêt des capitalistes français. Cela suffisait à justifier son élimination.

    Ainsi, le 15 octobre 1987, le président du CNR est assassiné lors d’un coup d’État dirigé par Blaise Compaoré, l’un de ses anciens soutiens. Les putschistes ont bénéficié de l’aide du Mali, de la Côte d’Ivoire, avec l’Etat français tirant les ficelles -élément toujours officiellement nié. A la tête du Burkina Faso jusqu’à la révolte populaire de 2014 qui l’en chassa, Compaoré replaça immédiatement le pays dans l’orbite économique de la françafrique, et replongea son peuple dans la misère.

    La misère, fille de l’impérialisme, est maintenue par des moyens d’oppression puissants. L’un d’entre eux, si ce n’est le plus important, est le franc CFA. Cette monnaie exceptionnelle mérite un détour pour comprendre la détresse des burkinabés et de l’ensemble des africains.

    En 1945, l’État français recouvrant sa souveraineté, encore alors dirigé par le gouvernement provisoire du général De Gaulle, met en place le franc des colonies françaises d’Afrique. Si l’idée date de 1939, en plein âge d’or du colonialisme, l’application est faite le 26 décembre 1945. Il est alors clairement une monnaie d’occupation.

    Malgré le processus de « décolonisation », 70 ans plus tard, quinze pays d’Afrique l’utilisent toujours. Ils sont répartis en deux zones : la zone franc d’Afrique centrale, ou le franc CFA devient le franc de la coopération financière d’Afrique centrale ; la zone franc d’Afrique de l’ouest, où il devient le franc de la communauté financière d’Afrique.

    Chaque zone est censée être régie de manière autonome par une banque centrale : la banque des Etats d’Afrique centrale pour le centre et la banque centrale des Etats d’Afrique de l’ouest, pour la zone ouest. Néanmoins, un troisième acteur, finalement, joue un rôle-sanction par son droit de veto, la Banque de France. Celle-ci fixe le prix du franc CFA sur l’euro et garantit sa libre convertibilité, tandis que sa planche à billets se trouve en Auvergne. Le franc CFA, étant imprimé en France, ne permet pas au Etats africain de produire les devises qui correspondent à leurs besoins, ralentissant grandement le développement de l’Afrique.

    Le CFA évoluant avec l’euro, les pays membres de la zone souffrent de leur monnaie forte, ce qui se ressent sur leurs exportations, plus difficiles ; en d’autre termes, les pays membres ne peuvent mener leurs échanges extérieurs en toute indépendance. Seule les investisseurs étrangers profitent de cette parité fixe, soumettant, au final, l’Afrique aux capitalistes des pays développés. Ainsi, le franc CFA demeure la dernière monnaie coloniale encore en activité.

    C’est contre cette soumission, tant économique – franc CFA – que politique – occupation armée – que le peuple burkinabé compte manifester le 27 novembre. Nous, communistes, apportons notre soutien total aux peuples africains soumis au néo-colonialisme et à tous les peuples dominés par l’impérialisme. Nous soutenons les luttes pour leur émancipation, car la lutte contre l’impérialisme est une lutte qui s’inclut dans la grande lutte révolutionnaire que mène le prolétariat du monde entier.

    Nous dénonçons la bourgeoisie compradore burkinabé, premier ennemi de son peuple, dont le représentant vis à vis de l’étranger, Alpha Barry, a déclaré : « On doit oublier les intérêts partisans et penser à l’intérêt supérieur de la Nation. Imaginez un seul instant l’honneur que le Burkina Faso a eu d’accueillir un chef d’Etat et qu’on dise qu’il a été mal accueilli. Cela ne répond à aucune de nos valeurs ; cela ne répond à aucune de nos références culturelles ». Encore une fois, « l’intérêt supérieur de la nation » sert à justifier les politiques réactionnaires, impérialiste, et antipopulaires.

    Mais les peuples ne sont pas dupes ! Ce jeu hypocrite ne prend plus. Couper les tentacules de l’hydre français en Afrique signifiera une fracture dans le système impérialiste français. Peuples d’Afrique et prolétariat de France sont liés, courbant l’échine sous les mêmes bourreaux.

    N’en déplaise à celles et ceux qui nient l’impérialisme français, qui ne voient que dans ces occupations les manifestations de la bonté et de la mission civilisationelle française.

    N’en déplaise à celles et ceux, qui, corrompus, se nourrissent des miettes de l’impérialisme. Ils refusent de toucher à leur niveau de vie, et font corps avec les pires réactionnaires.

    N’en déplaise à tous celles et ceux qui appuient, par leurs arguments hypocrites, la domination d’un continent entier. Ils pleurent que la Chine arrive, que les USA sont là, et qu’il faut protéger leur trésor.

    N’en déplaise à toutes ces vermines, l’Afrique et les anti-impérialistes le clament, l’impérialisme français doit être détruit, écrasé, battu, anéanti.

    Ensemble, nous abattrons notre ennemi commun : la bourgeoisie impérialiste française.

    Les rapports inégaux, esclavagistes, de pillage et de razzias doivent être brisés.

    Lorsque les exploiteurs seront battus, là pourra naître une sincère coopération mutuelle, et égalitaire, non plus pour le profit d’une poignée de parasites, mais pour assurer l’émancipation, l’indépendance et la prospérité de toutes et tous !

    En Afrique, dans l’État français, comme partout ailleurs, à bas l’impérialisme et ses chiens de garde ! Vive la révolution ! Vive le socialisme !