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  • Prolétaire Debout n°11 – Octobre 2019

    Prolétaire Debout n°11 – Octobre 2019

    Bulletin de l’Union Prolétarienne marxiste-léniniste

    Troupes turques, hors de Syrie, 

    hors du Rojava !

    Une vague de protestations parcourt toute la planète pour stopper le génocide des kurdes et empêcher la destruction du mouvement le plus progressiste que la région ait jamais connu. 

    Face à cela, les gouvernements des pays impérialistes veulent jeter un écran de fumée sur cette guerre d’agression. Les medias à leur service, la qualifient d’ « offensive » alors qu’il s’agit d’une attaque délibérée d’un Etat contre un autre Etat, la Syrie. Peu importe ce qu’on pense du régime d’Assad, la Syrie a droit aussi à sa souveraineté territoriale. Les pays comme la France et les USA n’en parlent pas; ils l’ont eux-mêmes violée en y envoyant des centaines d’hommes des « forces spéciales » ! 

    Erdogan a eu le feu vert !

    Trump en retirant les troupes US donnait le feu vert à fasciste Erdogan. Stoltenberg, secrétaire de l’OTAN, alliance militaire agressive dont fait partie la Turquie déclarait : « Il faut agir avec modération. »   C’est clair, ils soutiennent les agresseurs aujourd’hui comme il y a quelques mois quand les troupes turques avaient franchi la frontière pour occuper la région d’Afrin. 

    Macron s’indigne devant les caméras, réclamant une « réunion d’urgence du  conseil de sécurité de l’ONU » et le ministre des affaires étrangères Le Drian réclame aussi « une réunion de la coalition anti Daesh » dont fait partie la Turquie et des régimes réactionnaires qui ont soutenu les djihadistes. Ils savent qu’en gros les relations « positives« , politiques et économiques, que la France  a avec la Turquie seront préservées. La France comme les autres impérialismes ménage Erdogan espérant s’en faire un allié contre les autres.

    Qui sont les « terroristes »?

    Les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) — une alliance de kurdes et d’autres populations locales — ont lutté en première ligne contre Daesh et l’ont vaincu quasiment seuls. Une fois le territoire kurde libéré, ils ont reconstruit leur pays, appliquant l’égalité homme/femme,  la laïcité, le respect de l’environnement avec leur propre administration démocratique. Actuellement, ils sont bombardées par l’aviation et l’artillerie turques; en route pour une annexion pure et simple, l’armée occupe des villes du Rojava. 

    Soutenons les Forces Démocratiques Syriennes !

    Les FDS sont le fruit magnifique de la résistance populaire –« le printemps arabe » en 2011 —  à la dictature sanglante de Bachar El Assad. Elles ont conquis leur indépendance face aux interventions étrangères de Daesh, des USA, de l’UE et de la Russie, au prix du sang. 11 000 combattants et combattantes sont tombés pour leur liberté ! Et pour notre liberté !

    La lueur d’espoir, cette société en gestation au Rojava, les réactionnaires veulent l’écraser. Pas plus qu’en Palestine les grandes puissances impérialistes ou des voisins tout aussi impérialistes comme la Turquie ne reconnaissent les droits des peuples à disposer d’eux-mêmes. Tant pis si se produit un génocide, une épuration ethnique comme dans l’ex-Yougoslavie. Et maintenant, Le Drian s’étonne que les djihadistes détenus par les FDS soient libérés par les bombardements et l’armée turcs. Les politiciens bourgeois de tout bord connaissaient la présence des ces groupes fascistes quand ils ont laissé faire Erdogan!!

    En quoi cela nous concerne-t-il ?

    Ce conflit, comme beaucoup d’autres, n’est pas un conflit local, régional. La responsabilité du régime syrien est importante, mais les impérialistes de tout bord ont participé à faire de cette région du Proche Orient un baril de poudre : soif de pétrole, soutien aux régimes réactionnaires (Emirats, Qatar, Arabie Saoudite, Israël), interventions militaires et boycotts économiques, etc.

    Quand la liberté recule, quand les inégalités progressent, quand la force et le profit justifient la guerre, quand l’environnement est détruit, c’est une défaite pour  toute l’humanité. 

    C’est la paix mondiale qui est menacée. Tous les grands profiteurs industriels et financiers poussent à la guerre. Leurs Etats capitalistes-impérialistes rivalisent pour le contrôle de la Syrie et pour écraser Rojava. 

    Il y a plus d’un siècle, Jaurès disait : « le capitalisme porte en lui la guerre comme la nuée porte l’orage« .

    Construire un Front anti-impérialiste!

    Avec l’ICOR (la Coordination Internationale des partis et Organisations Révolutionnaires), l’Union Prolétarienne ML dénonce l’agression et les complices de l’agression !

    En janvier 2019, l’ICOR déclarait : « Depuis le début, l’ICOR se tient aux côtés de la lutte de libération du peuple kurde… Aucune lutte de libération ne doit se trouver seule et isolée !… La coopération et la coordination mondiales des luttes pour la paix, la liberté, le socialisme, dans la préparation de la révolution socialiste internationale sont à l’ordre du jour. 

    Nous appelons à créer et à rejoindre les comités de soutien pour aider politiquement et financièrement la résistance. Nous appelons toutes les organisations progressistes, tous les comités antiguerre à se mobiliser et à mobiliser autour d’eux pour faire échouer les plans des impérialistes. 

    Nous appelons à nous rapprocher les uns des autres pour construire un Front Uni International Anti Impérialiste, contre la guerre et contre le fascisme.

    Seule la solidarité active internationale avec les peuples en lutte pour leur liberté peut arrêter les fauteurs de guerre

    La guerre, l’armement – la France complice : Les ventes d’armement français, 3ème exportateur mondial, ont progressé de 30% en 2018. Le Proche et le Moyen-Orient restent la première région d’exportation de la France. Les marchands d’armes ont gagné 594,5 millions d’euros de commandes en dix ans de la Turquie fasciste. 

    La « trêve » en Syrie du Nord-Est – NON au diktat impérialiste !
    Cette « trêve » du 17/10 n’est pas observée par l’armée turque – l’agression continue !. Erdoǧan exige cependant que les Forces Démocratiques Syriennes (FDS) se retirent d’une « zone de sécurité » d’une profondeur de 30 km tout le long de la frontière syrienne. Zone qui serait ensuite contrôlée par l’armée turque.
    Trump et Erdoǧan exigent rien de moins que la reddition complète de la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie devant l’invasion. Selon cette « trêve », ce n’est pas l’agresseur qui doit se retirer mais l’agressé !
    Les porte-paroles des FDS ont déclaré qu’ils respectaient le cessez-le-feu, qu’ils soutiennent la paix. Mais  les FDS n’accepteront pas un retrait de la région suivi de l’occupation turque. Trump et Erdoǧan veulent affaiblir la résistance!
    L’objectif des actions des différentes puissances impérialistes — en particulier des impérialismes américain, russe et turc — vise à se repartager les futures sphères d’influence en Syrie, à  liquider la Fédération démocratique du nord-est de la Syrie. Il est légitime que les forces kurdes exploitent tactiquement les contradictions entre les puissances impérialistes. Aucune confiance dans les impérialistes ! La lutte pour le Rojava continue !

    Union Prolétarienne Marxiste-Léniniste Membre de la Coordination Internationale des Partis et Organisations Révolutionnaires (ICOR) : www.icor.info    contact-upml@riseup.net  blog : upml.org

  • La solidarité avec le Rojava : une illustration de la faiblesse du mouvement communiste en France.

    La solidarité avec le Rojava : une illustration de la faiblesse du mouvement communiste en France.

    L’invasion du Rojava par la Turquie est une dure piqûre de rappel. Elle a ramené à la surface un très grand nombre de débats sur la question des fronts, des étapes, des alliances. Elle a ramené aussi à la surface la question des interventions militaires, de la confiance qui peut être accordée à des forces que l’Armée Syrienne, comme l’OTAN, comme l’Iran… Ces débats sont importants à plusieurs titres. Ils sont également une fenêtre sur ce que pensent, en profondeur, certaines forces politiques ou certains individus.

    Mais, surtout, cette invasion nous ramène devant quelque chose de terrible, d’oppressant, d’étouffant : l’impuissance et la fragmentation du mouvement révolutionnaire, anti-impérialiste, internationalistes dans l’État français comme en Occident en général.

    Nous voulons écrire ce communiqué, car nous pensons que nous devons cette honnêteté. Nous devons aussi en tirer les conclusions qui s’imposent sur l’attitude des organisations révolutionnaires, mais aussi sur la lutte anti-impérialiste.

    Dans l’ensemble, en Occident, il existe une vision fantasmée, romancée de la guerre. Pourtant ceux et celles qui ont eu ne serait-ce que des proches, des amis, dans des zones de combats, peuvent avoir une idée de ce que cela signifie déjà. Nous avons des camarades qui ont eu leur famille ciblée par les bombardements de l’OTAN, par le passé. Cela leur a fait largement passer le goût de prendre cela à la légère.

    Nous trouvons qu’elle nous ramène surtout à notre propre incapacité à pouvoir influer sur le cours des événements dans l’état actuel des choses.Nous n’arrivons pas à nous satisfaire de visuels victorieux, en décalage avec nos moyens. Nous n’arrivons pas à nous satisfaire d’appels grandiloquents, tandis que la réalité des forces révolutionnaires, ici, en France impérialiste, est si faible. Ces communiqués sont, le plus souvent, des versions séculières, laïques, des toughts and prayers anglophones. Ils sont parfois aussi des leçons professorales infligées aux combattants et combattantes du Rojava par des experts de la révolution en chambre.

    Ceux qui prennent la situation avec arrogance, en donneurs de leçons, devraient probablement prendre un temps pour réfléchir à qui il s’adresse. Dans le fond, une grande partie des prises de position est faite pour montrer ses positions à l’étroit milieu militant français, à essayer de convaincre que son groupe, son organisation, est le distillat le plus pur, le plus cristallin, de la théorie.

    En toute sincérité, la course à la pureté idéologique, lancée par certains, nous met mal à l’aise. Elle nous évoque ce qu’écrivait La Bruyère : « Corneille peint les hommes tels qu’ils devraient être. Racine les peint tels qu’ils sont. » Bien souvent, cette pureté idéologique s’accompagne de conseils, de recommandations, de revendications. Elles sont aussi justes qu’inapplicables et naïves.

    Cela ramène à une terrible réalité : il ne suffit pas d’avoir raison stratégiquement pour gagner. Il faut aussi avoir raison tactiquement et dans l’opératique. Les choix auxquels sont confrontés les FDS, les habitants du Rojava, ne sont pas des choix faits derrière un écran d’ordinateur, dans un pays impérialiste. Ils sont des choix faits sous les bombardements, sous les attaques d’appareils de combats, avec les cellules dormantes de Daesh qui tire dans le dos des combattants et des combattantes.

    Il est certain que les forces qui constituent la coalition défendant le Rojava vont être mises en face de choix cruciaux. Des compromis, des alliances qui iraient « contre les principes ».

    Lénine s’était très largement étendu sur cette question dans la maladie infantile du communisme :

    « Imaginez-vous que votre automobile soit arrêtée par des bandits armés. Vous leur donnez votre argent, votre passeport, votre revolver, votre auto. Vous vous débarrassez ainsi de l’agréable voisinage des bandits. C’est là un compromis, à n’en pas douter. « Do ut des » (je te « donne » mon argent, mes armes, mon auto, « pour que tu me donnes » la possibilité de me retirer sain et sauf). Mais on trouverait difficilement un homme, à moins qu’il n’ait perdu la raison, pour déclarer pareil compromis « inadmissible en principe », ou pour dénoncer celui qui l’a conclu comme complice des bandits (encore que les bandits, une fois maîtres de l’auto, aient pu s’en servir, ainsi que des armes, pour de nouveaux brigandages). Notre compromis avec les bandits de l’impérialisme allemand a été analogue à celui-là. […]

    Il y a compromis et compromis. Il faut savoir analyser la situation et les conditions concrètes de chaque compromis ou de chaque variété de compromis. Il faut apprendre à distinguer entre l’homme qui a donné aux bandits de l’argent et des armes pour diminuer le mal causé par ces bandits et faciliter leur capture et leur exécution, et l’homme qui donne aux bandits de l’argent et des armes afin de participer au partage de leur butin. En politique, la chose est loin d’être toujours aussi facile que dans mon exemple d’une simplicité enfantine. Mais celui qui s’aviserait d’imaginer pour les ouvriers une recette offrant d’avance des solutions toutes prêtes pour toutes les circonstances de la vie, ou qui assurerait que dans la politique du prolétariat révolutionnaire il ne se rencontrera jamais de difficultés ni de situations embrouillées, celui-là ne serait qu’un charlatan.
    Pour ne laisser place à aucun malentendu, j’essaierai d’esquisser, ne fût-ce que très brièvement, quelques principes fondamentaux pouvant servir à l’analyse des exemples concrets de compromis. 
    »

    Il n’existe, dans l’intégralité de l’histoire du mouvement communiste, du mouvement révolutionnaire, des mouvements de libération nationaux, de schéma pur. Chaque fois, des discussions, des compromis ont dû être faits. Quelquefois, ils étaient des compromis aisément explicables, comme les fronts-unis antijaponais en Chine, quelquefois ils ont semé le trouble, le doute, comme le traité de non-agression entre l’Allemagne et l’URSS, comme le traité de Brest-Litovsk, comme les accords entre Ho Chi Minh et Leclerc.

    Certes, toutes les forces politiques qui sont présentes au Rojava ne sont pas du même acabit que le PCC et le Parti Bolchevique. Mais il y en a. Et il est fondamental d’avoir confiance en elle, comme il est fondamental d’avoir confiance dans les masses populaires, largement oubliées au profit d’une vision surplombante de la situation. Ce sont la jonction entre ces forces politiques et ces masses populaire qui ont permis de triompher des obstacles immenses de la lutte.

    Il existe bien des zigzags sur le chemin qui les mène à la victoire, alors qu’il n’existe pas de mouvement international fort, pas d’État socialiste, pas de camp sur lesquels ils puissent s’appuyer. Nous devrions, alors, leur dénier le droit, la possibilité de faire ces compromis, ces erreurs, au nom de la grande & glorieuse lutte révolutionnaire mondiale, dans laquelle nous, occidentaux, sommes un grain de sable ? Il faudrait alors que les FDS, le Rojava, soient anéantis en détail, dans une magnifique bataille des Thermopyles, contre l’hydre fasciste ?

    Nous préférons prendre le risque de les soutenir et de les laisser maîtres de leurs choix, quitte à nous tromper, que rester à distance, critiquer à grand coup de gestes autoritaires, et ne servir à rien. Nous préférons être taxés de tous les noms, mais considérer que si les compromis faits par les forces qui combattent au Rojava permettent de reprendre la lutte dans des conditions moins désastreuses, qu’elles n’impliquent pas de capitulation en rase campagne ou l’anéantissement des forces vives qui permettront que demain soit victorieux.

    Certaines organisations ont pris le parti d’appeler à demi-mots, ou parfois même clairement, à l’intervention militaire de la France, des USA, de l’occident en général, dans ce conflit. Dans un sens nous les comprenons. Elles aussi sont pleinement conscientes qu’elles n’ont aucun impact concret, en tant qu’elles-mêmes, sur ce conflit. D’ailleurs, bien souvent, elles n’en ont pas plus sur les prises de décision de l’impérialisme français.

    Confusément, elles sentent qu’il s’agit de la seule manière de peser sur le conflit, quitte à brader toute crédibilité auprès des masses populaires, quitte à se tromper sur le fond, à monter leur confiance naïve, révélatrice, envers un « bon fond », « humaniste » de l’impérialisme français, pétri de l’héritage des Lumières. Ils contribuent, par leur action, à nourrir des illusions réactionnaires, terribles, sur notre propre impérialisme. Ces illusions sont aussi le reflet d’une existence passée à soutenir l’occident « démocratique » contre le « totalitarisme soviétique ».

    À l’opposé, certains et certaines ont poussé un lâche soupir de soulagement. Soutenant, sans le dire, le régime de Bachar Al-Assad, cette nouvelle situation leur permet de ramener leur héros dans le « bon camp », de pouvoir à nouveau le défendre en plein jour, fiers, forts de la caution qui leur est donné par la possibilité d’une alliance avec les FDS. Ivres de leur joie, ils se démasquent pour ce qu’ils ont toujours été : des admirateurs de ce régime, hypocrites dans leur soutien aux FDS et au Rojava.

    Le fait que ce compromis soit possible à un moment ne le rend pas plus positif « dans l’absolu ». Un compromis n’est pas une victoire, il est un moyen terme entre « l’idéal » et la « réalité ». Cela ramène d’ailleurs à une autre partie du texte de Lénine :

    «Mais lorsque les mencheviks et les socialistes-révolutionnaires de Russie, les partisans de Scheidemann (et dans une large mesure les kautskistes) en Allemagne, Otto Bauer et Friedrich Adler (sans parler même de MM. Renner et Cie) en Autriche, les Renaudel, Longuet et Cie en France, les fabiens, les « indépendants » et les « travaillistes » (« labouristes ») en Angleterre, ont conclu en 1914-1918 et en 1918-1920, contre le prolétariat révolutionnaire de leurs pays respectifs, des compromis avec les bandits de leur propre bourgeoisie et, parfois, de la bourgeoisie « alliée », tous ces messieurs se comportaient en complices du banditisme. »

    Telle est la nature du « compromis » que ces groupes ou individus souhaitent. Dans les faits, même à leur corps défendant, ils accompagnent les projets de l’impérialisme. Heureusement, dans le fond, ils n’ont pas plus de prise sur les décisions des organisations et des masses populaires présentes au Rojava.

    Nous n’appellerons pas à une intervention occidentale. L’OTAN n’a d’ailleurs que faire de notre avis. Si intervention il y a, nous prendrons position par rapport à celle-ci.

    « La conclusion est claire : rejeter les compromis « en principe », nier la légitimité des compromis en général, quels qu’ils soient, c’est un enfantillage qu’il est même difficile de prendre au sérieux. L’homme politique désireux d’être utile au prolétariat révolutionnaire, doit savoir discerner les cas concrets où les compromis sont inadmissibles, où ils expriment l’opportunisme et la trahison, et diriger contre ces compromis concrets tout le tranchant de sa critique, les dénoncer implacablement, leur déclarer une guerre irréconciliable, sans permettre aux vieux routiers du socialisme « d’affaires », ni aux jésuites parlementaires de se dérober, d’échapper par des dissertations sur les « compromis en général », à la responsabilité qui leur incombe. C’est bien ainsi que messieurs les « chefs » anglais des trade-unions, ou bien de la société fabienne et du Parti travailliste « indépendant », se dérobent à la responsabilité qui pèse sur eux pour la trahison qu’ils ont commise, pour avoir perpétré un compromis tel qu’il équivaut en fait à de l’opportunisme, à une défection et à une trahison de la pire espèce. »

    Nous avons choisi ce qui nous permettait la voie la plus juste, en fonction de nos forces, de la réalité de la possibilité d’action de notre groupe. Nous avons choisi l’engagement au sein de l’ICOR et la campagne de solidarité pour le bataillon international du Rojava. Nous avons reçu des critiques par rapport à ces choix. Nous les écoutons. Nous les écoutons, nous les prenons en considération. Nous ne sommes pas sourds aux insuffisances qu’il est possible d’avoir sur la pratique, au fait qu’il y ait des imperfections dans l’activité de tel ou tel groupe. Nous les prenons en considération, donc, mais nous jugeons néanmoins que ces deux engagements sont non seulement justifiés, mais qu’ils sont également fondamentaux pour créer les outils et les forces qui nous manquent, tant ici qu’à l’échelle mondiale.

    Nous ne pouvons nous contenter de rester derrière nos écrans, faire des communiqués de solidarité creux. Nous ne sommes pas des supporters de foot qui devons choisir ‘la bonne équipe à soutenir’, nous voulons jouer un rôle. Nous voulons et nous devons faire plus.

    Nous sommes, en réalité, horrifiés par notre propre impuissance, surtout lorsque, parmi nos camarades de l’ICOR, nous côtoyons les victimes de notre propre impérialisme. Ce rappel impérieux, constant, nous oblige à faire des choix.

    Elle est une humiliation quotidienne, qu’aucun artifice ne peut camoufler. Il nous faut donc trouver les moyens de la régler.

    Nous ne pouvons tolérer notre faiblesse, c’est pour cela que nous consacrons nos forces à l’unité des communistes et à la création d’un Parti Communiste révolutionnaire. Nous ne pouvons ne contenter de notre existence de groupe. C’est pour cela que nous nous sommes investis, avec nos camarades de l’UPML, dans le lancement d’une Alliance des Révolutionnaires, dans le but de proposer aux organisations communistes présentes en France et dans les régions directement dominées par celle-ci de cesser de s’ignorer. En dépit des discours d’unité parfois affichées par les organisations communistes, nous n’avons eu que très peu de réponses. C’est pour cela que nous nous investissons aussi dans la création d’un Comité ICOR-France, qui puisse rassembler tous ceux et celles que le combat internationaliste intéresse, ou ceux et celles qui sont membres des organisations de l’ICOR à l’étranger, mais qui sont présents, ou réfugiés, en France.

    Dans le cas du Rojava, notre choix de la solidarité concrète passe par trois choses :

    • Nous appelons à soutenir financièrement et politiquement les campagnes de soutien au bataillon international du Rojava : http://shengal.xyz
    • Nous appelons également à soutenir les campagnes de l’ICOR à destination du Rojava : https://www.icor.info/2018-3/appel-a-dons-pour-le-centre-medical-a-kobane
    • Nous appelons à participer aux luttes, aux manifestations, aux opérations de boycott qui sont faites envers les intérêts de la Turquie en occident. Même si ces campagnes, même si cette aide est limitée, elle est concrète. Elle est un début

    Nous saluons l’intégralité des forces qui participent et soutiennent des initiatives de cet ordre.

    Mais nous pouvons, et nous devons faire plus. Par l’unification de nos forces, par la travail commun, construit, organisé, que ce soit celui des communistes comme celui des anti-impérialistes. Il s’agit d’une partie importante, fondamentale, de notre devoir de militants et de militantes.

    Nous devons mettre fin à l’impuissance constante des organisations communistes, tant dans la lutte des classes, ici, que dans les questions internationales. Alors, seulement alors, les positions émises pourront avoir un réel impact, changer réellement les choses pour ceux et celles qui sont avec les armes à la main, directement en face des pires abominations du monde contemporain : l’impérialisme et le fascisme.

  • Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Dimanche dernier, le président de l’État turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé une offensive contre le Rojava, état autonome contrôlé par les forces démocratiques syriennes, coalition politique et militaire de différentes forces dont la plus influente est le YPG/YPJ, bras militaire du PYD Kurde.

    Ce n’est pas une première, l’an dernier déjà, le régime fasciste turc a mené des opérations contre le canton d’Afrin, son objectif étant d’écraser le Rojava. En effet, cette zone représente tout ce que les réactionnaires turcs ont en horreur: l’autonomie des kurdes au bord de la frontière Turque, et des revendications politiques progressiste en contradiction avec les intérêts des fascistes turcs dans la région.

    Le Moyen-Orient est une véritable poudrière, et, depuis toujours, un champ de bataille où les puissances impérialistes se disputent les zones d’influence. La question du nord Syrien est dès lors un sujet épineux entre ces puissances. Les États-Unis ont apporté un soutien matériel aux FDS, afin de combattre Daech, et ont mis en place une zone de sécurité entre le Rojava et l’état Turc, en espérant créer une zone tampon. Cette zone militaire permet aux Américains de se rapprocher de l’ennemi principal des intérêts Américains du continent, l’état Iranien. Les FDS ont accepté cette alliance de circonstance comme aide matérielle bienvenue dans le combat contre les fascistes djihadistes, vu le risque de l’isolation totale face à Daech et aux Turcs, mais aussi comme moyen de pression sur l’état Syrien qui jongle dangereusement entre l’alliance de fait et l’opposition armée contre les FDS selon les circonstances tactiques de la guerre.

    L’état Turc, avancent leurs pions de manière à prendre le contrôle de cette région, pour taire la contestation au régime fasciste, et étendre leur influence, dans un projet de restauration de la suprématie Turque, dans un esprit digne des fascistes génocidaires Jön Türk. Les FDS doivent, pour les impérialistes, se soumettre et servir leurs intérêts sans conditions, ou être exterminés par les Turcs. Permettre la création d’une région autonome en Syrie, qui exporte des idéologies progressistes dans le continent, présente sur le long terme une grande menace pour les forces impérialistes.

    Erdogan représente un danger mortel, car il manie parfaitement les opérations de marketing géopolitique qui iront dans son sens avec l’accord tacite des impérialistes. Les fascistes Turcs courtisent les états-unis pour trouver un terrain d’entente qui livrera le Nord Syrien aux milices djihadistes et à l’armée Turque, conduisant les peuples de la région, Kurdes, Arabes, Assyriens, Yézidis, etc. à l’extermination pure et dure, et à la soumission aux néo-Ottomans.

    Assad, dans son jeu d’opportunisme réactionnaire et son lien fondamental avec les impérialistes Russes et Chinois, se présente comme un allié de circonstance potentiel qu’il ne faut pas négliger. Face aux Turcs et ses milices fascistes, l’état Syrien aura la responsabilité de joindre les opérations militaires avec les FDS pour créer une zone tampon contre les Turcs, au risque de vendre la Syrie aux djihadistes. Les Américains et les forces européennes n’hésiteront pas à livrer la Syrie au plus offrant tant que le montant des gains est suffisant, et Erdogan est leur partenaire le plus prometteur.

    Il est certains que nos camarades qui se battent sur place contre la barbarie fasciste, ainsi que les peuples du territoire Syrien auront à traverser encore bien des épreuves, nous, communistes, avons le devoir de soutenir les peuples opprimés, en combattant notre propre bourgeoisie, notre propre impérialisme, la France jouant un rôle important dans la déstabilisation de la région, l’héritage du protectorat français de Syrie est encore chaud dans l’esprit de nos bourreaux.

    Nous dénonçons la politique génocidaire du régime fasciste d’Erdogan, et nous dénonçons la volonté des impérialistes d’asservir les peuples du Moyen-Orient par l’outil formidable que représente pour eux les forces fascistes.

    Nous continuerons de soutenir nos camarades et les peuples opprimés, pour la libération totale et inconditionnelle des peuples face aux réactionnaires et aux impérialistes de tout bords.

    A bas le fascisme, à bas l’impérialisme !

  • Déclaration du MLKP sur la situation en Syrie / Rojava

    Déclaration du MLKP sur la situation en Syrie / Rojava

    Les présents communiqués ont été rédigés en amont de la décision américaine de retrait de la Syrie. Nous regardons le départ des américains, de notre côté, comme un événement qui présente des aspects positifs et négatifs. Certes, le repli des troupes US signifie une défaite dans la capacité d’intervention directe des USA dans les conflits mondiaux. Dans ce sens il est révélateur d’un affaiblissement de leur étau, mais l’espace et le terrain concédé n’est pas forcément entre les mains des progressistes et des révolutionnaires. 

    Dans les faits, nous ne croyons pas à un départ abrupt et non-négocié de la part des USA. Nous pensons que des accords ont été trouvés pour permettre aux Turcs de faire le « sale boulot » sans salir encore davantage la réputation de l’US Army et des troupes spéciales. Il est probable qu’un consensus ait également été trouvé avec la Russie pour permettre un règlement de la question syrienne, sur le dos des peuples qui la constituent. En somme, le repli US est comme la disparition d’un grand caïd de la pègre, stimulant les appétits de ceux et celles qui voudraient prendre sa place. 

    Dans une situation plus que complexe, les forces combattantes des FDS et leurs alliés ont fait le choix tactique de trouver un modus vivendi auprès du régime d’Assad. Cette annonce a été applaudie avec un lâche soulagement par ceux qui soutenaient sans le dire ce régime tout en faisant mine de soutenir les FDS. Nous regardons ce choix comme rationnel en regard de la situation, mais nous ne doutons pas du fait que Assad et ses alliés ne voient dans les Kurdes et dans les FDS que des marchepieds pour leurs ambitions propres. D’une manière générale, la seule alliance stratégique, durable, sincère, ne peut être que avec le mouvement révolutionnaire international et la solidarité désintéressée organisée par celui-ci. 

    Nous voyons notre engagement dans l’ICOR comme la manière la plus efficace de faire vivre concrètement cette solidarité. 

    Nous invitons tout ceux et celles qui veulent la faire vivre également à rejoindre les amis de l’ICOR et les organisations de l’ICOR en France.

    A bas l’impérialisme, vive la Révolution !

    Nous avons appris que les impérialistes américains ont mis une prime sur la tête de nos camarades Cemil Bayık, Murat Karayılan et Duran Kalkan, les trois dirigeants du KCK et du PKK. Apparemment, les impérialistes déclarent qu’ils récompenseront le déshonneur et la décadence avec des millions de dollars. Disons le clairement : Tous les dollars des banques américaines ne valent pas un révolutionnaire. Aucune personne d’honneur ne daignerait être l’instrument de ce sale tour.

    L’argent est le leur, mais les montagnes sont à nous !

    Cette décision de l’impérialisme américain est un pas contre-révolutionnaire visant la liquidation, une tactique de guerre sale qui porte différents messages pour l’Etat turc, ses collaborateurs dans la région et le mouvement de libération kurde. Cependant, face à nos peuples, elle est nulle et non avenue.

    L’autodétermination est le droit le plus fondamental de notre nation kurde. Et lutter contre les obstacles qui se dressent devant ce droit est aussi un droit et un devoir moral. Le PKK est un parti politique qui lutte pour les droits et libertés démocratiques, il tire sa légitimité de nos peuples, de sa lutte pour cette juste cause. Et ses cadres dirigeants sont tous des figures révolutionnaires respectueuses.

    Les listes colorées du fascisme turc, la « générosité » des impérialistes américains ou en général, les décisions  » recherchées  » des Etats exploiteurs contre les partis et personnalités révolutionnaires, patriotiques, communistes, n’ont aucune légitimité à quelque condition et motif que ce soit. Tout cela n’est rien d’autre que la politique qu’ils appellent de leurs vœux pour la continuité de leurs ordres d’exploitation.

    Le PKK et ses cadres dirigeants sont les créateurs d’une histoire qui a défié les grandes puissances ; une histoire qui a épuisé au moins 6 présidents américains, enterré des dizaines de présidents d’Etat fascistes et capitalistes. Par conséquent, nous ne doutons pas que leurs montagnes et leurs camarades auront une vie assez longue pour jeter l’insolent Trump et ses collaborateurs dans la poubelle de l’histoire. Il n’y a pas de mort pour ceux qui luttent pour la révolution !

    Les impérialistes sont les ennemis de la révolution !

    Les Etats-Unis veulent utiliser ou modifier les équilibres existants au Moyen-Orient pour leurs propres intérêts. Les responsables de millions de morts dans de nombreux endroits du monde, au Vietnam, en Amérique latine et, enfin, en Irak, imposent maintenant leurs propres normes de brutalité. Ceux qui ont commis toutes sortes de massacres et d’attaques ne peuvent pas juger l’avant-garde des peuples avec leurs identités et leurs mains sanglantes.

    En voulant appliquer la même conspiration impérialiste contre les cadres dirigeants du PKK et du KCK, ce qu’ils ont déjà fait contre le dirigeant du peuple kurde Abdullah Öcalan, les Etats-Unis tentent de restreindre le mouvement kurde et de créer une perturbation dans leurs rangs, mais en même temps, ils donnent un message ouvert à leur Etat bourgeois turc collaborateur dans le dossier du PKK.

    L’objectif des impérialistes américains est clair, inutile d’en dire plus. En ce sens, la position de nos peuples doit également être claire. Du peuple kurde, patriote, jusqu’à tous les peuples de Turquie, les individus, les organisations, les associations qui réclament la liberté, la justice et la paix doivent élever la voix contre cette décision des impérialistes ainsi que les attaques de l’armée bourgeoise turque qu’ils soutiennent, et dire « stop » à cette sale guerre.

    Jusqu’à présent, ceux qui font de la montagne leur foyer et de la révolution leur chemin, n’ont jamais cherché à obtenir le consentement ou l’approbation de personne tout en contestant l’ordre de la cruauté. En tant qu’avant-garde d’une lutte qui tire son pouvoir du peuple et des opprimés, ils n’entreront dans aucune liste de terreur. Leur place est dans le cœur des peuples, leur pouvoir est dans le soutien de million d’hommes et de femmes. Aucune loi ni aucun État n’a réussi à empêcher cette volonté et il n’y a aucun pouvoir de l’empêcher par la suite.

    En tant que MLKP, nous protestons contre cette décision impérialiste contre nos camarades de lutte, les cadres dirigeants du KCK, du PKK et du HPG, et nous appelons nos peuples à élever la voix partout et à sortir dans la rue.

    L’appel du mois Novembre

    Le mois passe, et nous pensons à nouveau à nos immortels. Nos pensées vont à ceux et celles qui sont tombés en martyrs dans la lutte pour la liberté ; renforçons notre existence révolutionnaire sous leur lumière !

    Au nom du camarade Erdal Balcı, premier martyr du MLKP, assassiné par l’Etat fasciste turc le 4 novembre 1994, notre parti a déclaré le mois de novembre « le mois des martyrs », afin de commémorer de manière active et organisée les martyrs de la révolution. En effet, cette attitude était avant tout une question de responsabilité envers les martyrs de notre parti. Mais en même temps, en termes de relation véritable et révolutionnaire avec les martyrs de la révolution, c’est le reflet de la manière inclusive et unificatrice qui forme nos pas révolutionnaires depuis la fondation de notre parti comme une valeur essentielle à garder en vie. C’est pourquoi nous embrassons et acceptons comme martyrs tous ceux et celles qui ont participé à la lutte pour la liberté, la démocratie et le socialisme. En ce sens, chaque année, en novembre, avec ceux qui ont donné leur vie pour la lutte révolutionnaire dans les rangs de notre parti, nous nous souvenons de tous les martyrs de la révolution, visitons leurs tombes, sommes avec leurs familles, organisons des commémorations avec divers événements afin de diffuser et maintenir leurs rêves vivants.

    Ce sont eux qui se sont rebellés contre le déshonneur, l’égoïsme et l’injustice de la propriété privée qui divisent le monde en classes…. Ceux qui ont lutté jusqu’à la mort contre l’inégalité des races, des langues et des sexes ; contre l’ordre qui fait souffrir les ouvriers et les ouvrières dans les griffes de la faim, de la pauvreté, du chômage ; qui détruit l’environnement en transformant la science et la technologie en arme contre la nature et l’humanité…. Ils ne se méfiaient pas des valeurs pour lesquelles ils sont venus au premier plan ; ils ne regrettaient rien. Leurs âges, les années qu’ils ont passées dans la lutte révolutionnaire, leurs expériences, leurs capacités, les responsabilités qu’ils ont assumées sont sans égales. Cependant, ils sont devenus égaux en étant la volonté d’avant-garde, dans un esprit de sacrifice et d’immortalité. En effet, tous allaient au devant de la mort, pourtant ils étaient tous pleins d’énergie vitale. Ils avaient des désirs, des rêves et de l’amour qui étaient étroitement liés à la lutte d’émancipation de la classe ouvrière et des opprimés. Malgré cela, ils ne se sont pas placés dans une vie sûre, loin de la mort. Poursuivant leurs justes rêves dans des conditions et à des époques différentes, ils ont choisi de se promener au bord de différentes falaises. Et ils reproduisent leur bonheur dans ces choix….

    Oui, la lutte pour la liberté et le socialisme exige des prix élevés. Parce que les ennemis des peuples ne renoncent pas et ne renonceront jamais à se mobiliser pour toutes sortes d’oppression, de cruauté, de meurtre et de massacre au nom de leur pouvoir. De plus, afin de préserver ne serait-ce qu’une forme spécifique de leur souveraineté, ils s’en prennent à la torture, à la prison et aux pièges de la mort contre les révolutionnaires. Ceux qui décident de marcher sur ce chemin rocailleux, sur lequel ils se dotent des valeurs et de la culture de la lutte révolutionnaire, sont nécessairement les bienvenus pour en payer le prix. Parce qu’un chemin libre de sacrifices, de paiement des prix contre les pièges et les embuscades, arrive finalement à abandonner la ligne que l’ennemi trace. Au lieu de rester une simple opposition, la révolution se situe au-delà de cette ligne, là où les martyrs de la révolution le soulignent.

    En effet, le prix n’est pas payé seulement en étant gardé en prison ou en tombant en martyr. Dans le cadre de la lutte révolutionnaire, nous payons tous des prix différents à des degrés divers. Il s’agit ici de savoir si nous restons en arrière ou si nous sautons en avant après avoir fait face aux prix ; si nous allons être vaincus jusqu’aux limites tracées ou si nous allons les dépasser pour gagner l’avenir.

    En ce sens, en plus de préserver leur honorable mémoire, novembre est en fait l’appel lancé à tous les partis révolutionnaires et à leurs cadres pour qu’ils s’interrogent sur la pratique de ceux qui sont tombés pour un monde égal et libre. C’est l’occasion d’intérioriser les valeurs qu’ils ont laissées derrière eux, un tremplin pour nous permettre d’élargir notre horizon révolutionnaire.

    Avec cette conscience, nous, en tant que MLKP, réaffirmons une fois de plus notre respect et notre loyauté envers la mémoire de nos camarades, qui sont tombés martyrs dans les rangs de notre parti et d’autres partis révolutionnaires antifascistes au nom de la liberté, de la justice, de la fraternité entre les peuples, de la libération de la femme et du socialisme.