Étiquette : Fascistes

  • L’extrême droite haineuse et violente défile en toute impunité à Lyon. Fermons les locaux fascistes !

    L’extrême droite haineuse et violente défile en toute impunité à Lyon. Fermons les locaux fascistes !

    Vendredi 21 octobre 2022, une centaine de membres de l’extrême-droite radicale a pu organiser, sans réponse immédiate des pouvoirs publics, un rassemblement et une manifestation en soirée en plein centre-ville de Lyon, scandant des slogans tels que « immigrés assassins », des appels au meurtre comme « les gauchistes à mort » et le cri de ralliement néonazi « Europe, jeunesse, révolution » ! Ce débordement coïncide avec la soirée des 10 ans organisée à la Traboule, siège de l’ex-organisation Génération identitaire dissoute pour provocation à la haine et discrimination.

    Les Lyonnais·e·s avaient déjà dû subir un rassemblement de catholiques intégristes et de divers groupes d’extrême droite devant le palais de justice de Lyon mercredi 19/10, puis un rassemblement de zemmouriens et autres racistes le lendemain au même endroit. Les charognards politiques sont présents partout pour faire un maximum de récupération à travers leur idéologie raciste et xénophobe, et attiser la haine suite à l’horrible meurtre de la jeune Lola. Depuis l’ouverture de ces locaux il y a 10 ans, les Lyonnais·e·s attendent des actions de la Mairie et de la Préfecture. En ce début de semaine, la Mairie a enfin réagi par un courrier interpellant le Président de la République, afin de demander la fermeture des locaux fascistes et la dissolution des Remparts (voir note en bas). La Préfecture a saisi le Procureur de la République en réaction aux propos scandés lors de la manifestation. Ces paroles doivent très rapidement être suivies d’actes concrets permettant la fermeture de ces locaux. Nous suivrons avec attention les suites de ces prises de position du Maire de Lyon et du Préfet du Rhône. De notre côté, nous n’attendrons pas un·e mort·e pour qu’enfin la Traboule et l’Agogé soient fermés ! Nos organisations vont continuer leur travail de vigilance, d’information et de riposte face à l’extrême droite, pour la fermeture des locaux fascistes sur le territoire. Signataires :

    Alternatiba, CNT 69, Ensemble MAGES !, LFI 69, FSU 69, Jeune Garde, LYEC, NPA, PCF, PG 69, Solidaires 69, UC, UCL Lyon

    Plus d’informations sur le contexte lyonnais : Comment expliquer qu’une telle manifestation ait pu avoir lieu ce vendredi ?

    Plusieurs éléments montrent un laisser-faire total de la part des autorités :

    • Alors que Génération Identitaire est dissoute, son local, bar et salle de réunion La Traboule et sa salle de boxe dite identitaire L’Agogé continuent de fonctionner sous couvert d’une autre appellation, Les Remparts. Dissoudre une organisation ne suffit plus, il faut réellement mener le travail de fermeture des locaux fascistes, et interdire les associations satellites qui leur permettent de continuer à utiliser ces locaux librement.
    • Ce vendredi 21 octobre était organisé dans cette même Traboule une soirée annoncée publiquement (sur les réseaux sociaux) comme la célébration anniversaire des locauxdu groupe dissout… La Traboule est un bar qui ne peut légalement accueillir que 88 personnes maximum mais cette jauge est régulièrement dépassée. De plus, il contribue aux expéditions violentes dans les quartiers du Vieux Lyon et de Croix-Rousse. Ce local permet en effet aux militant·e·s fascistes de s’organiser pour mener ces attaques : ce schéma est connu et nous alertons depuis trop longtemps sur le sujet.
    • Étaient donc attendu·e·s à la Traboule pour cette soirée anniversaire un certain nombre de fascistes et autres néo-nazi·e·s, venu·e·s de plusieurs villes de France et d’Europe, qui pratiquent l’intimidation, les slogans racistes, les appels au meurtre et de multiples incitations à la violence. Nombre d’entre elles et eux y ont été reconnu·e·s et sont membres d’organisations interdites ! Cela ressemble fortement à une reconstitution de ligue dissoute.

    Alors que tous les groupuscules et partis d’extrême-droite essaient de récupérer le meurtre de Lola pour en faire un argument raciste contre les personnes non blanches, comment les autorités n’ont-elles pas anticipé cette action pourtant bien prévisible ?

  • Agression raciste à Croix-rousse

    Agression raciste à Croix-rousse

    Les faits

    Dans la nuit du jeudi 9 au vendredi 10, vers 1 h du matin, dans les pentes de la croix-rousse (rue Romarin), un groupe de jeunes ont été victimes d’une agression au couteau par le militant fasciste Adrien Ragot dit « Lassalle ».

    Alors qu’Adrien descendait vers la place des Terreaux, il fut reconnu par un groupe de jeunes. Les apercevant, il a dégainé un couteau et les a attaqués. Un premier fut blessé au bras et à l’aisselle, et un second tentant de s’interposer au niveau de la gorge. Si ce dernier n’avait pas reculé à temps, le coup aurait été inévitablement fatal.

    Le groupe et leur agresseur arrivant sur la place des terreaux, plusieurs habitants ont tenté d’arrêter le militant d’extrême droite. Ce dernier s’est alors enfui dans un restaurant Tandoori de la rue Romarin. Le groupe de jeunes a entrepris de bloquer la porte et d’appeler la police, pendant qu’Adrien essayait violemment, mais sans succès, de s’enfuir. Après l’arrivée de la police, lors de son arrestation, Adrien s’en est pris aux agents en leurs assénant des coups. Il fut mis en garde-à-vue et est désormais inculpé pour violence sur personnes dépositaires de l’autorité de l’état et violence avec arme au préjudice de deux victimes, et non pas tentative d’homicide, comme se fut pourtant le cas selon les jeunes victimes de l’agression.

    Ces faits sont rapportés directement par les victimes de l’agression, qui ont été contactés par la Jeune Garde Lyon, organisation avec laquelle ils n’ont pas de lien, mais qu’ils connaissent bien en raison de sa présence de longue date dans le quartier.

    Le contexte raciste

    Bien qu’il fût rapporté qu’Adrien semblait alors particulièrement agité, on ignore s’il était drogué ou non. Cependant, le déroulement des évènements interroge cette éventualité.

    Ce qui ne laisse en revanche aucun doute, c’est le caractère raciste de l’attaque. Les jeunes ont été capables de reconnaître Adrien, car celui-ci est, avec son groupe et ses réseaux fascistes, un habitué des ratonnades et des expéditions dans le quartier de la Croix-rousse (entre autres). Mais les victimes ne sont, contrairement à ce qui est affirmé ci et là, ni des colleurs d’affiches (comme l’a rappelé le parquet de Lyon) ni des militants antifascistes, seulement des habitants du quartier de la mauvaise couleur de peau.

    Le groupe de jeunes agressé se retrouve maintenant accusé par Adrien d’avoir déclenché l’altercation, ce que ces derniers nient catégoriquement. C’est là la stratégie du militant pour amoindrir la gravité des faits, particulièrement son caractère proprement politique, raciste et fasciste. Le lendemain matin, les deux jeunes touchés au couteau ont ainsi été appelés au commissariat pour une confrontation avec Adrien. Sur conseil de leur avocat, ils ne s’y sont pas rendus.

    Adrien « Lassalle » n’est pas à son coup d’essai et est bien connu à Lyon. Très impliqué dans Génération Identitaire (dissout en mars 2021 par le conseil des ministres), il en fut un cadre, un animateur assidu de leur salle de sport, l’Agogé, et a été remarqué lors de leur opération médiatique « Defend Europe » contre les migrants dans les Alpes (2018). Il fut notamment à la tête de l’attaque de la marche des fiertés lesbiennes en avril 2021 et on le retrouva en juin de la même année rue Mercière, lorsque l’extrême droite de rue lyonnaise s’y est retrouvé pour une ratonnade, donnant des ordres et frappant, le tout à visage découvert. Enfin, il est accusé de viol par une étudiante de l’ISSEP (Institut de Sciences Sociales Économiques et Politiques, école fondée par Marion Maréchal Le Pen).

    L’actualité à l’extrême droite

    Aujourd’hui, Adrien s’est reconverti, avec feu GI, au sein de Rempart Lyon, nouveau nom pour une continuité politique et pratique assumée : convictions fascistes, objectifs ouvertement ethno-nationaliste, violence, apologie du racisme, de l’antisémitisme, du nazisme, et des liens avec le terrorisme d’extrême droite (entre autres, B. Tarrant l’auteur du massacre de Christchurch en mars 20191, et Fabien Badaroux2).3

    Récemment, l’on recense dans la liste des attaques signées extrême droite, le 19 mars dernier l’assassinat par balle en plein Paris de l’ancien rugbyman international Federico Aramburu, par Loïk Le Priol. Militant proche des réseaux nationalistes, militaire rapatrié, ex-GUD et fondateur de la marque de vêtement raciste « Babtou Solide ».4

    Le 27 mai dernier, c’est Fanny, proche du PCF et membre des Amis de Robespierre pour le Bicentenaire de la Révolution, qui a été attaqué avec sa mère âgée, à leur domicile de Feuchy. Le coupable : le militant Rémi Lesczczynski dit « Deflandre », membre de l’Action Française, proche de Reconquête et du RN et à la tête du groupe locale Theusz (prônant « une France blanche »). Après les avoirs toutes deux violentés, il a menacé de « revenir à 30, brûler ta maison et crever ton chien ». Le motif de cette intrusion et des blessures subséquentes : un post sur Facebook le critiquant lui et ses idées racistes.5

    Au-delà des évènements violents, il y a aussi le spectre de la nébuleuse d’extrême droite de faible intensité militante, mais accumulant plus ou moins discrètement des arsenaux et diverses capacités opérationnelles (le plus souvent, en vue d’une guerre raciale). C’est par exemple le cas des membres du groupuscule néo-nazi qui, le 31 mai dernier, se sont vu perquisitionnés à leurs domiciles. Il y fut trouvé 18 armes légales, 23 armes illégales, 167 chargeurs, plus de 35 kilos de poudre, et un total de plus d’une tonne de munitions, ainsi que trois presses à munitions, une machine à chauffer les douilles, une compteuse de billets, quatre balances de précision et plus de 25 000 euros.6

    Du recul

    La prolifération des attaques et des réseaux fascistes peut amener une certaine atmosphère anxiogène-apocalyptique à s’installer dans notre camp, particulièrement dans les milieux antifascistes, qui sont en première ligne depuis des années. Bien qu’il ne fasse aucun doute que la situation soit très préoccupante et que les groupes, autant que les loups solitaires, d’extrême droite, représentent un danger réel, il convient de savoir garder la tête froide et de mettre la liste des agissements de nos ennemis en perspective.

    Premièrement, ces derniers font actuellement face à un double recul par rapport aux précédentes années et à ces derniers mois. Ils sont toujours largement désorganisés et divisés, on n’a plus vu de « front unique » fasciste depuis le Bastion Social, dont personne jusqu’à aujourd’hui n’a su reprendre la bannière et les ambitions.

    Deuxièmement, après la vague « Reconquête » aux présidentielles, le reflux : l’extrême droite radicale qui avait vu dans Zemmour son messie, qui allait les guider vers la terre promise d’un dépassement de leur propre condition sectaire à la marge du RN, voit ses rêves de réussite échouer sur un triste 7 %. Le « grand remplacement » semble, selon eux, avoir encore de beaux jours devant lui. En conséquence : la démoralisation, l’ascenseur émotionnel, après une campagne où tout leur réussissait. Ugo Jimenez et Baptiste Marchais (respectivement Papacito et Bench & Cigars : boutiquiers, podcasteurs et influenceurs fitness à la ligne éditoriale réactionnaire), entre autres, nous en ont fait la démonstration à leur manière, sur leurs réseaux. C’est la gueule de bois, certains qui avaient tout plaqué pour aller chez « le Z », doivent maintenant assumer auprès de leurs anciennes allégeances, ou du moins, se résigner au statu quo ante.

    Certes, le RN a progressé dans tous ses scores, mais comme nous en parlions ici7, le danger qu’il représente, en tant que « boutique » pour natio-opportuniste, n’a rien à voir avec celui d’un Zemmour, à la recherche d’une réelle hégémonie, idéologiquement nazifié. Ce caractère qualitativement différent entre les deux appareils fut bien perçu et compris par les militants fascistes eux-mêmes. Il n’est pas l’objet de nier les conséquences des discours réactionnaires de l’ex-FN, ni les réalités négatives que l’on doit attendre d’un passage de celui-ci au pouvoir, mais celles-ci doivent être analysées avec tous le sérieux que cela implique, et non pas en réponse à une peur semi-pavlovienne.

    Son champ d’action politique autant que ses ambitions seraient, et sont d’or et déjà, limité (ce qui ne veut pas dire, inoffensif). De plus, Macron, et par glissement, la droite « républicaine », adopte et porte de plus en plus les références, la vision du monde et le programme du RN.8 Cela n’est certes en rien une bonne nouvelle, seulement le symptôme d’une progression générale du champ politico-étatique français vers la réaction, mais permet de remettre en racine, de ramener à la réalité, la mesure des peurs qu’il est raisonnable d’avoir, et celles qu’il faut garder pour plus tard.

    Que faire ?

    L’unité antifasciste de tous les groupes progressistes, dans le cadre d’un front de lutte contre les idées, l’implantation et les agissements de l’extrême droite était, et reste, à propos.

    L’enjeu est de contrecarrer ses projets et de saper sa base sociale, autant que notre propre situation le permet. Il ne s’agit pas ici de vœux pieux, mais d’un appel concret à la promotion d’une bonne entente pratique entre celles et ceux qui ont intérêt à la défaite, ou du moins, à la temporisation et au recul, du risque fasciste. Que ce soit au sein des inter-organisations, ou de quelconque autres formats ou contexte, il est toujours à l’ordre du jour de mettre nos forces et nos volontés en commun : nous n’avons pas le luxe du sectarisme, qu’importe le splendide isolement auquel une chapelle ou une autre aspire.

    Pour écraser l’ennemi, il faut connaître nos amis. Nos ennemis connaissent les leurs. Ne nous laissons pas doubler, nous ne manœuvrons pas à arme égale, sachant que le temps autant que l’état jouent contre nous.

    1 https://www.nouvelobs.com/societe/20210303.OBS40903/le-terroriste-de-christchurch-etait-membre-bienfaiteur-de-generation-identitaire.html

    2 https://www.ouest-france.fr/provence-alpes-cote-dazur/avignon-84000/avignon-l-homme-tue-par-la-police-se-revendiquait-de-generation-identitaire-7034653

    3 Le documentaire « Generation Hate » (2018), enquêtant sur GI, offre une perspective des discours et des conceptions qui existaient et étaient promus au sein de GI, et le sont toujours au sein des multiples organisations d’extrême droite qui existent aujourd’hui en France, issu de GI, comme Rempart Lyon, ou non.

    4 https://www.lefigaro.fr/faits-divers/mort-d-un-rugbyman-argentin-a-paris-qui-est-loik-le-priol-le-principal-suspect-interpelle-en-hongrie-20220323

    5 https://actu.fr/hauts-de-france/feuchy_62331/pres-d-arras-fanny-et-sa-mere-agressees-chez-elles-par-un-militant-d-extreme-droite-elles-temoignent_51607110.html

    6 https://www.lamontagne.fr/paris-75000/actualites/des-membres-d-un-groupuscule-neonazi-incarceres-apres-la-decouverte-en-alsace-dun-arsenal-et-de-plus-dune-tonne-de-munitions_14139413/

    7 https://unitecommuniste.com/antifascisme/le-rn-est-il-le-grand-satan-de-2022-1-2/ & https://unitecommuniste.com/antifascisme/le-rn-est-il-le-grand-satan-de-2022-2-2/

    8 On se souvient de ce débat lunaire où M. Le Pen s’est vu contrainte à défendre les musulmans français face à un Darmanin qui ressortait en substance ses références Maurassiennes.

  • Tract UCL  – Extrême-droite, le couteau de la bourgeoisie.

    Tract UCL – Extrême-droite, le couteau de la bourgeoisie.

    Les formes diverses de l’extrême droite ont le vent en poupe. Elles profitent de la crise pour se développer. Dans notre région, l’extrême-droite s’est fortement implantée. Il est de notoriété publique que les fascistes ont pignon sur rue, possèdent des locaux, des réseaux, et surtout de solides lignes de crédit.

    Cela ne signifie pas que la partie soit gagnée pour eux.

    Partout où ils se sont installés, ils sont haïs par les habitants. Leur intolérance, leur brutalité, les maintiennent dans un état de corps étranger. La greffe ne prend pas.

    Cependant, elle se renforce et devient plus menaçante chaque jour. Dans certains pays, elle se renforce, dans d’autres, elle est aux portes du pouvoir. Aux USA, en Inde, au Myanmar, en Russie, en Pologne, en Ukraine, en Hongrie ou en Italie, elle tient déjà les rênes du pouvoir.

    Ailleurs, l’extrême-droite tue.

    Elle a fait d’ailleurs du terrorisme son arme de prédilection. En Norvège, en Nouvelle-Zélande, en Syrie, en Irak, en Afghanistan, elle commet ses crimes.

    En Allemagne, elle s’est faite l’agente des services secrets Allemands et Turcs.

    Pourquoi ont-ils un tel succès ?

    Les fascistes jouent sur des angoisses réellement existantes dans la société.

    Des angoisses d’isolement, de déclassement, d’un avenir sombre, de dépossession du pouvoir politique au profit de la bourgeoisie. Ils surfent sur la violence sociale, sur la violence économique, sur la violence politique causée par l’exploitation.

    Ils s’appuient sur la destruction des repères traditionnels (et très souvent rétrogrades), tels que la famille, la communauté, la religion.

    En somme, ils utilisent le fait que les individus soient davantage seuls pour instiller leur poison. Les fascistes désignent des cibles comme les responsables de ces maux : le féminisme, la libération sexuelle, les mouvements LGBTI, les migrations… pour faire diversion. Pour ne pas fournir d’explication sur les raisons de ces maux, ces mouvements s’appuient sur les thèses conspirationnistes : ils brouillent les esprits.

    Leur réponse à ces maux est dans le retour à un passé glorieux qui n’a jamais existé :

    Un âge d’or fantasmé, fictif, dans lequel la « nation » vivait en harmonie. Derrière cela, il y a des fantasmes sur le régime de Vichy, sur le Travail-Famille-Patrie, mais aussi sur l’Ancien Régime et sa société « harmonieuse » d’Ordres.

    De faux amis du peuple, de vrais agents de l’exploitation.

    En fait de nationalistes, ce sont des esclavagistes. Au nom de la grandeur de la « nation », ils livrent les travailleurs et les travailleuses à leurs premiers bourreaux, leurs premiers exploiteurs : le patronat et la bourgeoisie de France.

    C’est elle qui impose le 49,3 pour ses lois, qui impose la destruction des droits sociaux, qui impose un carcan antidémocratique. Ce n’est ni Berlin, ni Washington, ni Bruxelles : c’est Paris, c’est Neuilly-sur-Seine, c’est la Défense.

    Ces ennemis-là, les fascistes ne les ciblent jamais ! Au contraire, ils les défendent : ils exécutent leurs ordres. Leurs origines sociales parlent pour eux : combien de noms à particule, combien de grands bourgeois ? Quand ils osent se dire anticapitalistes, c’est pour proposer une société pire encore : une société de corporation, de soumission, d’écrasement.

    Les fascismes prennent différentes formes. Mais rien ne sépare Daesh des suprémacistes blancs. Ce sont les deux faces d’une même pièce. Les uns et les autres entretiennent des liens, des échanges, se renforcent mutuellement. Ils organisent la défiance générale et la fragmentation des exploités, leur dispersion, leur impuissance.

    Au profit de qui ? Des bourgeoises et des bourgeois.

    La bourgeoisie se sert de ces fanatiques comme d’une arme ultime contre les mouvements sociaux, contre les mouvements révolutionnaires et progressistes. Dans l’histoire, les fascistes ont toujours servi à liquider les mouvements ouvriers, à écraser les menaces communistes. Chaque fois qu’ils ont eu le pouvoir, ils ont détruit le niveau de vie des travailleurs et des travailleuses. Ils ont engraissé les bourgeois et les bourgeoises.

    Nous, communistes, ne voulons pas de cet avenir cauchemardesque. Au lieu du retour au passé, à un monde d’apartheid, à un monde de domination patriarcale, nous voulons aller vers l’avenir.

    La violence et l’insécurité trouvent leurs racines dans l’exploitation économique. C’est en annihilant celle-ci qu’il est possible de mettre fin à la peur. C’est en créant une société riche, riche d’interactions sociales, riche d’entraide, riche d’avoir mis fin au parasitisme bourgeois, qu’il est possible d’éteindre les maux. La censure anticommuniste exercée par la bourgeoisie contribue à éteindre l’espoir parmi ceux et celles qui sont exploités et exploitées. Ce n’est pas un hasard. La bourgeoisie redoute que son ordre injuste soit dévoilé. En revanche, elle n’a aucune peur devant les laquais fascistes.

    Chassons les fascistes.

    Chassons leurs maîtres : les exploiteurs et les exploiteuses !

  • Menaces de mort contre les dirigeant.e.s du MLPD

    Menaces de mort contre les dirigeant.e.s du MLPD

    Menaces de mort brutales contre les dirigeants du MLPD dans une nouvelle vague de terreur fasciste

    Dans le communiqué de presse d’aujourd’hui, le MLPD informe de nouvelles menaces de mort contre des représentants du MLPD, des menaces qui ne sont guère égalables dans leur répulsion. « Le 22 juillet, des insultes et des menaces fascistes allant jusqu’à des menaces de mort à l’encontre de hauts représentants du MLPD ont été diffusées à grande échelle via Internet », rapporte Monika Gärtner Engel, membre du Comité central, conseillère municipale et elle-même déjà affectée à plusieurs reprises par les insultes et menaces fascistes.

    Des « patriotes allemands » autoproclamés menacent ouvertement sur la chaîne YouTube « Ultraviolets Eyes », entre autres choses contre les « liens familiaux criminels habituels des fascistes Gärtner-Engel … Nous vous exterminerons complètement … Nous n’aurons aucune compassion, aucune pitié et aucun remords… jusqu’à ce que vous soyez tous morts… ».

    Stefan Engel, le président de longue date du MLPD, la présidente du parti Gabi Fechtner, la première candidate de la Liste Internationaliste/MLPD pour les élections européennes Lisa Gärtner et Monika Gärtner-Engel sont nommés ou attaqués par vidéo.

    En tant qu’alternative révolutionnaire, présente dans de plus en plus de points chauds de la société et souvent impliquée de manière déterminante, le MLPD est une épine dans le pied des forces fascistes.

    « Quelques semaines après le meurtre de Walter Lübcke, les menaces de mort s’inscrivent dans une nouvelle vague de terreur fasciste : menaces à la bombe contre des mosquées et la maison Karl Liebknecht à Berlin, attentat à la bombe contre la femme politique active de gauche au niveau communal Ramona Gehring à Zittau ; à Wächtersbach (Hesse), un homme aux racines érythréennes fut abattu par un fasciste. Nous leur exprimons à tous toute notre solidarité », a déclaré Monika Gärtner-Engel, du Comité central du MLPD.

    « Beaucoup d’attaques et de meurtres ont été précédés par des campagnes désinhibées sur Internet . C’est pourquoi la plus grande vigilance, la plus grande solidarité et l’exigence d’une action déterminée de la part de l’État sont requises – même s’il est naturellement clair que nous ne nous laissons pas intimider par de telles menaces », continue alors Monika Gärtner-Engel.

    Pour le MLPD, la suspicion sérieuse est telle que des autorités décisives de l’État ne sont qu’apparemment inactives, mais promeuvent en partie les activités fascistes directement ou indirectement comme en cas du NSU. Les personnes inscrites sur les listes fascistes de personnes à abattre ne sont pas informées, le week-end passé « la Droite » a pu se moquer de Walter Lübcke assassiné à Kassel et l’auteur de menaces de mort antérieures contre ma personne – l’ancien condamné fasciste Jörg Reger – qui est connu des autorités, est toujours en liberté.

    Dans les années 1970, tout le pouvoir de l’État et des médias a été utilisé contre la poignée d’anarchistes de la RAF avec des mandats d’arrêt, des recherches policières diffuses, dites voilées, des barrages routiers, des appels télévisés, etc. – mais la recherche de 476 fascistes disparus, auteurs d’actes de violence, n’avance pas.

    Si en même temps des attaques anticommunistes grossières sont lancées contre le MLPD à partir de « sources respectables » – comme le conseil d’administration du « Mémorial de Buchenwald » – alors leurs auteurs doivent être conscients de leur promotion du climat anticommuniste haineux et en partager la responsabilité.*1

    Depuis longtemps, le MLPD exige la poursuite systématique de toutes les activités fascistes, la recherche de tous les auteurs de menaces de mort et la clarification décisive de toutes les attaques dans la nouvelle vague de terreur fasciste.

    Pas un pouce de terrain à la terreur fasciste !

    Interdiction de toutes les organisations fascistes et de leur propagande !

    *1 Il s’agit de l’interdiction de la commémoration de l’assassinat de Ernst Thälmann, président du KPD le 17 août 1944 par les fascistes hitlérien à Buchenwald, camp de concentration pour les prisonniers politiques. L’administration du mémorial du camp de Buchenwald fond son interdiction sur le soutien critique par le MLPD de la campagne BDS contre le sionisme d’Israël. Ce soutien est  classé d’antisémite! Cette accusation déclenche actuellement une large polémique en Allemagne (commentaire de l’UPML)

  • Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Offensive Turque contre les Forces Démocratiques Syriennes au Rojava

    Dimanche dernier, le président de l’État turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé une offensive contre le Rojava, état autonome contrôlé par les forces démocratiques syriennes, coalition politique et militaire de différentes forces dont la plus influente est le YPG/YPJ, bras militaire du PYD Kurde.

    Ce n’est pas une première, l’an dernier déjà, le régime fasciste turc a mené des opérations contre le canton d’Afrin, son objectif étant d’écraser le Rojava. En effet, cette zone représente tout ce que les réactionnaires turcs ont en horreur: l’autonomie des kurdes au bord de la frontière Turque, et des revendications politiques progressiste en contradiction avec les intérêts des fascistes turcs dans la région.

    Le Moyen-Orient est une véritable poudrière, et, depuis toujours, un champ de bataille où les puissances impérialistes se disputent les zones d’influence. La question du nord Syrien est dès lors un sujet épineux entre ces puissances. Les États-Unis ont apporté un soutien matériel aux FDS, afin de combattre Daech, et ont mis en place une zone de sécurité entre le Rojava et l’état Turc, en espérant créer une zone tampon. Cette zone militaire permet aux Américains de se rapprocher de l’ennemi principal des intérêts Américains du continent, l’état Iranien. Les FDS ont accepté cette alliance de circonstance comme aide matérielle bienvenue dans le combat contre les fascistes djihadistes, vu le risque de l’isolation totale face à Daech et aux Turcs, mais aussi comme moyen de pression sur l’état Syrien qui jongle dangereusement entre l’alliance de fait et l’opposition armée contre les FDS selon les circonstances tactiques de la guerre.

    L’état Turc, avancent leurs pions de manière à prendre le contrôle de cette région, pour taire la contestation au régime fasciste, et étendre leur influence, dans un projet de restauration de la suprématie Turque, dans un esprit digne des fascistes génocidaires Jön Türk. Les FDS doivent, pour les impérialistes, se soumettre et servir leurs intérêts sans conditions, ou être exterminés par les Turcs. Permettre la création d’une région autonome en Syrie, qui exporte des idéologies progressistes dans le continent, présente sur le long terme une grande menace pour les forces impérialistes.

    Erdogan représente un danger mortel, car il manie parfaitement les opérations de marketing géopolitique qui iront dans son sens avec l’accord tacite des impérialistes. Les fascistes Turcs courtisent les états-unis pour trouver un terrain d’entente qui livrera le Nord Syrien aux milices djihadistes et à l’armée Turque, conduisant les peuples de la région, Kurdes, Arabes, Assyriens, Yézidis, etc. à l’extermination pure et dure, et à la soumission aux néo-Ottomans.

    Assad, dans son jeu d’opportunisme réactionnaire et son lien fondamental avec les impérialistes Russes et Chinois, se présente comme un allié de circonstance potentiel qu’il ne faut pas négliger. Face aux Turcs et ses milices fascistes, l’état Syrien aura la responsabilité de joindre les opérations militaires avec les FDS pour créer une zone tampon contre les Turcs, au risque de vendre la Syrie aux djihadistes. Les Américains et les forces européennes n’hésiteront pas à livrer la Syrie au plus offrant tant que le montant des gains est suffisant, et Erdogan est leur partenaire le plus prometteur.

    Il est certains que nos camarades qui se battent sur place contre la barbarie fasciste, ainsi que les peuples du territoire Syrien auront à traverser encore bien des épreuves, nous, communistes, avons le devoir de soutenir les peuples opprimés, en combattant notre propre bourgeoisie, notre propre impérialisme, la France jouant un rôle important dans la déstabilisation de la région, l’héritage du protectorat français de Syrie est encore chaud dans l’esprit de nos bourreaux.

    Nous dénonçons la politique génocidaire du régime fasciste d’Erdogan, et nous dénonçons la volonté des impérialistes d’asservir les peuples du Moyen-Orient par l’outil formidable que représente pour eux les forces fascistes.

    Nous continuerons de soutenir nos camarades et les peuples opprimés, pour la libération totale et inconditionnelle des peuples face aux réactionnaires et aux impérialistes de tout bords.

    A bas le fascisme, à bas l’impérialisme !

  • Christchurch : coup de projecteur dans le marécage de la pensée raciste.

    Christchurch : coup de projecteur dans le marécage de la pensée raciste.


    Au sein de l’Unité Communiste de Lyon, nous considérons que nous nous devions d’écrire ce communiqué. Les attentats terroristes sont une réalité quotidienne terrible pour toute une partie de la planète. Il s’agit d’une chose malheureusement illustrée par les longues listes de cas répertoriés dans la veille terroriste des sites et magazines spécialisés. Leur traitement, le poids médiatique qui leur est accordé, est étroitement corrélés au lieu où il s’est déroulé, à la « qualité » des victimes, à la « qualité » des exécutants.
    Nous-mêmes sommes influencés par ce mode de pensée que conduit à juger qu’une voiture piégée est un fait anodin en Syrie et exceptionnel en France, ce qui nous conduit à, également, déconsidérer la vie d’autres personnes, qui n’apparaissent que comme des statistiques à nos yeux.
    Cela fait que chaque attentat dont nous parlons nous donne le sentiment de plonger dans l’oubli les victimes des autres, de les occulter, de les reléguer au rang d’un « bruit de fond ».



    L’attentat qui s’est produit vendredi à Christchurch, en Nouvelle-Zélande, est un attentat qui s’est déroulé, malgré les kilomètres, dans un environnement « occidental », « proche » de nous. Pourtant, malgré cela, son traitement médiatique et politique est atypique. Atypique, car il est jugé comme étant hors norme par les politiciens et les médias d’occident.



    49 morts et 90 blessés dans les attaques de deux mosquées en plein heure de la prière. Terrible bilan provoqué par l’action d’un terroriste d’extrême-droite Australien Brenton Tarran. Le terroriste a filmé et diffusé l’intégralité de son carnage sur Facebook live, et a laissé un manifeste de 73 page détaillant les raisons de son action.


    L’Unité Communiste de Lyon déclare sa solidarité envers l’ensemble de ceux qui ont été meurtris, blessés, mutilés par ces actes. Elle déclare également sa solidarité avec les proches de ceux qui ont perdu la vie. Elle considère que le terroriste Australien venu semer la mort n’est ni un déséquilibré, ni une anomalie statistique : il a été l’agent froid et conscient de forces politiques qui se complaisent à utiliser la haine raciale comme doctrine. Nous considérons que ces forces politiques partagent une responsabilité morale identique en culpabilité à celui qui a appuyé sur la détente de son arme. 


    Le parcours du tueur est, à ce titre, illustratif. Revenant d’Europe, il a été modelé, « radicalisé » dans les milieux d’extrême-droite, notamment français et serbes. Au sein de ces groupes fascistes ou néo-nazis, il lui a été présenté un discours décrivant le monde « blanc » comme menacé d’anéantissement. Ce discours était déjà celui proféré par les nazis1, qui clamaient que leur « race » était encerclée par des ennemis « raciaux », voulant l’éliminer, tandis que des « agents de l’étranger » opéraient pour l’affaiblir.
    Utilisant des statistique truquées, des biais cognitifs, des techniques jouant sur la paranoïa et sur la terreur, ces propagandistes d’extrême-droite modèlent des assassins et des criminels. Ces groupes sont complices des meurtres qui ont été commis.


    Mais ces discours resteraient l’apanage de petites sectes pleurnichant sur un passé imaginaire s’il n’était pas, en dernière instance, corroboré, avalisé et amplifié par d’autres forces politiques, considérées comme « convenables » et centrales dans l’échiquier politique. Les discours islamophobes, paravent frêle des discours racistes assumés, sont portés bien au-delà de la droite radicale.
    Les propos de Valls, de Ciotti, de Wauquiez, les diatribes des Zemmour et des Ménard sont tout autant de faisceaux qui contribuent à nourrir la formation d’assassins et de terroristes d’extrême-droite. Les tentatives des apprentis sorciers et des apprenties sorcières d’instrumentaliser l’antisémitisme, de forger, du sang des martyrs, une épée pour frapper d’autres victimes, doit être dénoncé pour ce qu’il est : jeter de l’huile sur le feu dévorant de la haine entre classes populaires.

     Après l’attentat, ces agitateurs méphistophéliques n’ont pas réussi à se contenir. Impossible pour eux de reconnaître le statut de victimes aux musulmans de Nouvelle-Zélande. Il fallait soutenir en catimini le tueur !
    La Nouvelle-Zélande est un pays d’apartheid, tout comme l’Australie. Les Maoris sont traités en citoyens de seconde zone par de nombreuses forces politiques. Le sénateur Fraser Anning a ainsi publiquement clamé que l’immigration était la raison première de l’attentat. Une manière d’avaliser le fond politique de l’attaque, là encore. L’œuf qu’un jeune homme a écrasé sur son crâne n’est qu’un faible, mais juste, retour des choses.
    En France, Valeurs Actuelles, le torchon fasciste, a également fustigé les « pro-migration » qui seraient responsables de l’attentat. Une manière d’inverser les rôles et de faire des victimes des coupables. 
    Guillaume Tabard, éditorialiste au Figaro, a ainsi déclaré en direct

    « On a vécu en France un terrorisme islamiste assez meurtrier, si on veut jouer à de la comptabilité, on n’est pas encore dans l’équilibre.Il ne faut pas s’aventurer sur le terrain du match retour.»2 

    Quant au tueur, immédiatement, les professionnels de la circonstance atténuante se sont empressés de dire qu’il était instable, fragile, excédé… Chose réfutée par les premiers éléments de l’enquête et les perquisitions, indiquant que ce projet avait mûri pendant deux ans.


    Tout comme dans un nombre ahurissant de cas, la clémence semble être de mise. Le terrorisme d’extrême-droite occidental est pourtant une réalité concrète qui tue nettement plus aux USA que celui de n’importe quelle autre force politique. Nous n’oublions pas Charlottesville, nous n’oublions pas non plus, en Europe, Anders Breivik. 
    En France, en pleine dénonciation de la montée de l’antisémitisme, un coupable de dégradation est condamné symboliquement, des profanateurs courent toujours, car n’étant pas dans « l’idéal-type » de la population ciblée par ces mesures. 


    De fait, tous ces discours qui servent à alimenter la haine et la division au sein des classes populaires, à briser l’unité contre l’exploitation, à atomiser ceux et celles, qui pourtant, partagent les mêmes intérêts objectifs. Ces discours ont fait renaître des chimères absurdes et immondes, telle que « l’islamo-gauchsime », qui n’est, il faut le clamer, qu’une actualisation du « judéo-bolchevisme » des nazis, présentée d’une manière neuve.

    Le monde dans lequel nous vivons, celui du capitalisme pourrissant et putréfié, est un monde sur la bascule. Un monde d’incertitudes, de doutes, de peurs. Nous, révolutionnaires, voulons briser le cadavre ambulant du capitalisme et de l’impérialisme. 


    Mais d’autres, ceux qui veulent le maintenir en vie, jouent sur les peurs, les angoisses, la précarité, la vulnérabilité, la souffrance. Ces agents réactionnaires font tout pour instiller un climat d’encerclement et de terreur. Pour que ces peurs puissent être dirigées contre d’autres, contre d’autres nations, contre d’autres peuples, contre des fractions au sein du peuple.

    Les appels à la haine, qui sont en France, portés de la gauche bourgeoise à la droite la plus radicale, créent le climat qui permet l’apparition de ces crimes de masse. Ceux qui les ont proférés portent une responsabilité morale écrasante.

    Nous dénonçons le terrorisme, arme de l’extrême-droite pour semer la peur dans les rangs des masses !3


    Nous dénonçons ces propagandistes comme des complices directs de cet attentat ! Ne laissons jamais les discours haineux diviser notre unité populaire, contre l’exploitation et l’oppression.


    Halte au terrorisme fasciste !


    Halte à la haine chauvine et raciste !


    Mettons fin au système d’exploitation capitaliste-impérialiste !

    1Nous conseillons de lire l’ouvrage Croire et détruire de Christian Ingrao, qui est une référence incontournable sur l’univers mental des akademikern nazis.

    2https://www.lci.fr/politique/aujourd-hui-dans-24h-pujadas-retour-sur-l-attaque-en-nouvelle-zelande-2115607.html

    3https://unitecommuniste.com/international/le-terrorisme-comme-arme-de-lextreme-droite/

  • Toutes et tous unis contre les exploiteurs

    Toutes et tous unis contre les exploiteurs

    Toutes et tous unis contre les exploiteurs


    Nous sommes pour l’unité la plus large contre les attaques du gouvernement, contre sa répression et sa violence, contre ce régime despotique au service des exploiteurs capitalistes.

    Notre unité s’est faite dans la lutte, dans le fait de marcher ensemble, de subir ensemble les tirs de Flash-balls, les bombardements de lacrymogènes, les lancers de grenades. C’est une unité qui a été scellée dans le sang. Nous étions des étrangers les uns pour les autres, des inconnus. Désormais tous ceux qui portent le gilets jaunes sont devenus des frères et sœurs de combat.

    Halte aux diviseurs et aux provocateurs racistes

    Seulement certains veulent briser cette unité. Ils décrètent que des camarades gilets jaunes, parce qu’ils sont nés avec une autre couleur de peau, parce qu’ils aiment d’autres personnes, parce qu’ils pratiquent d’autres religions, sont indignes de vivre et doivent être liquidés. Voilà ce que pensent ces agresseurs lâches. Ils instillent la haine et fracturent nos cortèges pour imposer leurs mots d’ordres.

    Le samedi 26 janvier, à Lyon, une bande de 80 militants fascistes ont formé une colonne pour attaquer des gilets jaunes jugés «gauche» ou des d’origine immigrée. Ce n’était pas le premier incident de ce type. Des groupes fascistes organisés, essentiellement du «Bastion social», identitaires ou Action Française, ont entrepris à plusieurs reprises d’infiltrer les cortèges de gilets jaunes pour commettre ce type de forfaits. Et les choses s’aggravent semaine après semaine.

    Le racisme, le sexisme, l’homophobie, l’antisémitisme… C’est cela qui créé la division ! Les dénoncer et les chasser nous rend plus fort, plus unis, plus sincèrement liés dans un combat commun. D’autant que ce combat commun, ils s’en moquent !

    Ne laissons pas les gilets jaunes être les otages de traîtres !

    Nous savons qu’il existe des positions différentes dans le mouvement, que chacun porte son opinion. C’est très bien ainsi. Mais nous dénonçons les manœuvres de ces traîtres à la cause ! Ils ont commis un acte d’une gravité extrême en prenant en otage les cortèges de gilets jaunes pour imposer leurs mots d’ordres de diversion, pour éloigner le combat de ses revendications !

    Ils diffusent de fausses informations, des rumeurs, des mensonges conspiratifs car ils ne veulent pas de revendications sociales ! Ils sont contre ce pour quoi les gilets jaunes se battent. Ils ne sont ni pour l’augmentation du SMIC, ni pour la justice fiscale. Ils ne combattent pas le capital financier et ne son pas pour une démocratie du peuple. Eux ne sont que pour un Etat policier dont ils seraient les maîtres absolus !

    Jamais ils n’ont été dans la rue pour défendre le code du travail, pour défendre l’école, pour défendre les hôpitaux, pour défendre les opprimés et les exploités. Au contraire ! ils ont toujours voté pour les lois qui écrasent le peuple, tout ce qui alourdit son fardeau. Ces mercenaires au service des capitalistes attaquaient les manifestations. Ils servaient d’auxiliaires zélés de police, toujours prêts à servir d’indicateurs, de mouchards.

    Les fascistes poignardent dans le dos les Gilets Jaunes

    Hier, le rassemblement national s’est prononcé contre la hausse du SMIC. Demain il votera la loi anti-gilets jaunes, traîtreusement nommée loi « anti-casseurs », car elle correspond à son programme anti-populaire et anti-social.

    Jamais le « bastion social » ne parle des revendications populaires. Jamais il ne parle du RIC. Il ne fait que diffuser ses mensonges haineux. Et quand ils disent « nos SDF d’abord » c’est uniquement pour diviser entre français et immigrés. Mais chaque fois que des mairies deviennent d’extrême-droite, voire des pays, les premières lois passées ont été contre ceux qui n’ont rien, pour aggraver leur misère, voir les mettre en esclavage. C’est ce que fait l’Italie, c’est ce que fait la Hongrie.

    En France, le RN/FN est le 1er parti en termes d’élus mis en examen. Les fascistes sont les élus les plus corrompus de France. Ils sont dans tous les coups tordus, dès qu’il y a des profits à en tirer.

    Dehors les agents des exploiteurs !

    Ils se disent « patriotes » mais ce sont eux qui négociaient des contrats avec Daech pour la société Lafarge. Ce sont eux qui ont vendu les armes qui ont servi à faire les attentats en France. En fait de « patriotes », leur seul travail est d’anesthésier ceux qui souffrent, ceux qui se révoltent, et de les vendre pieds et poings liés à leurs premiers bourreaux : les banquiers et les grands patrons français. Leurs discours pleurnichant ont le même fond : qu’ils disent défendre la race, la patrie, la nation, dans le fond ils ne défendent que les intérêts d’impitoyables exploiteurs.

    Nous ne voulons pas d’un Führer, d’un Roi, d’un dictateur aux ordres des cartels de la bourgeoisie. Nous voulons remettre le pouvoir entre les mains du peuple, créer la démocratie populaire, unir tous les exploités et les opprimés dans leur combat contre nos bourreaux.

    Eux, leur seul rêve est d’être appelés au pouvoir pour réprimer de toutes leurs forces ceux qui ne veulent plus être écrasés sous les chaînes de l’exploitation, ceux qui veulent mettre fin à l’oppression et à la misère.

    Ce sont des traîtres à la lutte, des ennemis du peuple, les sbires des exploiteurs !

    Ils n’ont pas leur place dans les manifestations, dans les cortèges ! Chassons-les !

  • Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    Les cadeaux de la préfecture aux homophobes.

    L’Unité Communiste de Lyon dénonce l’attitude des autorités de Lyon. Une nouvelle fois, la préfecture interdit le passage de la “marche des fiertés” dans le Vieux-Lyon. Comme chaque année depuis plus de dix ans, le Vieux-Lyon est considéré comme une “no-go zone” pour celles et ceux qui défilent au nom du respect des droits des LGBT+. Une nouvelle fois, la proposition de tracé du parcours est écartée, sous le prétexte que l’ordre public ne pourrait être maintenu si jamais celle-ci passait par ce côté de la Saône. Même un recours au tribunal administratif n’a pu permettre d’obtenir gain de cause, au mépris du droit le plus élémentaire.

    La raison est simple, même si elle n’est jamais clairement invoquée par les autorités, lesquelles ne veulent pas perdre la face. Le Vieux-Lyon est devenu un sanctuaire pour les organisations d’extrême-droite, pour l’ensemble du kaléidoscope des groupuscules fascistes, royalistes, néo-nazis ou ultra-catholiques. Au pied de la “colline qui prie”, ces groupes ont pignon sur rue. Ils ont leurs magasins, leurs salons de tatouages, leurs bars, leurs locaux, grâce auquel ils peuvent diffuser leur idéologie nauséabonde, antipopulaire et réactionnaire.

    Les autorités, mairie en tête, n’auraient-elles pas joué leur rôle ? Auraient-elles connu une défaillance ? Non. Nous analyson cette implantation comme une stratégie appuyée -passivement ou non- par les responsables politiques locaux, qu’ils soient de droite ou “de gauche”. En tête nous ciblons la responsabilité de Gérard Collomb.

    Gérard Collomb dont le clientélisme fait qu’il ne veut pas se froisser avec ses riches amis, dont les fascistes sont parfois les enfants.

    Gérard Collomb dont l’hostilité aux mouvements sociaux fait qu’il est ravi d’avoir une clique de provocateurs, tenus par la police, capables de pouvoir frapper de manière extra-judiciaire.

    Gérard Collomb dont l’opportunisme fait qu’il est ravi de voir ces groupes s’implanter pour concurrencer la droite traditionnelle.

    La justice qui acquitte ou condamne à des peines ridicules ; la police dont la proximité idéologique n’est plus à démontrer ; la préfecture et l’État qui sont ravis d’avoir ces laquais à leurs ordres… Tout concourt à ce que les fascistes se sentent tout puissants, au dessus des lois, chez eux, dans leur royaume. Le fait que la marche des fiertés ne puisse passer chez eux, le fait que les manifestations antifascistes soient interdites de séjour sur leurs terres, doit confirmer ce sentiment.

    Mais les fascistes sont une greffe artificielle. Ils tiennent grâce à la complicité des autorités. Dans leur grande majorité, les habitants et les habitantes du Vieux-Lyon ne voient leur présence que comme une occupation militaire, que comme un corps étranger, infectieux, qui impose sa présence par la force. Non, la majorité de la population les méprisent, les conspuent, les regardent tels qu’ils sont réellement : des larbins d’un ordre injuste, les petites mains de Collomb et de Macron. Ils ont beau se targuer d’être contre la police, contre le gouvernement, contre le capitalisme, dans les faits, chacuns de leurs actes est commis pour renforcer l’influence de ceux-ci. Leur rébellion est un ultra-conformisme.

    Ce refus de laisser passer la manifestation est une illustration de cette alliance objective entre autorités et fascistes. L’Etat n’est pas un acteur neutre dans la lutte contre la réaction, il est un garde-flanc des intérêts de la bourgeoisie.

    L’Unité Communiste de Lyon considère que la bourgeoisie réactionnaire joue un jeu dangereux en appuyant ces groupes. La propagande qu’elle déverse sur la société, propagande de plus en plus débridée, empoisonne les esprits, semant la division au sein des exploités et des exploitées, les isolant, les rendant vulnérables aux attaques des capitalistes.

    La question LGBT+, la question féministe, la question du racisme ne sont pas des diversions, en revanche, dans la lutte des classes. Ce sont des questions qu’il faut prendre le temps de traiter, pour que l’unité des exploités et exploitées, des opprimés et opprimées, soit plus forte, plus sincère, plus solide.

    Soyons solidaires, antifascistes et combatifs ! Dénonçons la collusion réactionnaire !

     

  • Solidarité avec le mouvement étudiant.

    Communiqué de solidarité avec le mouvement étudiant. 

    L’Unité Communiste de Lyon exprime sa solidarité vis-à-vis des étudiants, des étudiantes, des lycéens et lycéennes face à la répression qu’ils et elles subissent .Bordeaux ; Dijon ; Grenoble ; Strasbourg ont eu la visite de la police. Montpellier et le lycée autogéré de Paris celles des fascistes. Lille et Nantes ont bénéficié de l’attaque successive des deux. Le 22 mars a été un pic important, avec l’expédition organisée par l’apprenti fasciste Philippe Pétel et ses sbires, dans le but de casser la lutte.

    La répression est double. Elle est celle des institutions, de l’Etat, de la police, de la justice pour la première part. Elle s’est traduite par des mises sous tutelle, comme au Mirail, par des interventions de police, comme à Dijon, par l’intimidation, par la menace, par les volontés de juguler la mobilisation émergente.  Cette répression là est la compagnonne des mouvements étudiants depuis qu’ils existent.  Mais elle va en s’intensifiant davantage, à chaque fois que la crise s’approfondit, à chaque fois que les tensions sociales montent, à chaque fois que de nouveaux arsenaux juridiques sont mis en œuvre.

    Cette répression se double d’une nouvelle dimension, celle de l’intervention direct et extra-légale des réactionnaires et des fascistes. Ayant le vent en poupe, les petits leaders fascistes ou fascisants tentent de générer un mouvement de masse réactionnaire sur la base de mots d’ordres ultra-individualistes tels que la liberté d’étudier. Si ces mouvements existent depuis longtemps, la participation des enseignants et des enseignantes à ceux-ci forment une étape supplémentaire. Les attaques fascistes contre la faculté de Montpellier, mais également contre celle de Lille et le lycée autogéré de Paris sont révélatrice de la nature profondément bourgeoise et pro-gouvernementale des mouvements fascistes.

    Ils sont des mouvements qui n’ont d’autre ambitions que de servir au mieux d’auxiliaires extra-légaux de la police et de la bourgeoisie. Leur seule action est celle de briser les luttes populaires, de fragmenter les exploités et les exploitées, les opprimés et opprimées pour qu’ils et elles soient docilement asservies.

    L’Unité Communiste de Lyon salue celles et ceux qui prennent le chemin de la lutte, ceux et celles qui se dressent contre l’injustice, contre la sélection, contre la liquidation des droits sociaux. Elle est solidaire des personnes ayant subit les foudres de la répression.

    L’Unité Communiste de Lyon invite les étudiants et les étudiantes à s’organiser pour ne plus subir ces attaques, à renforcer les organisations de jeunesse et les syndicats étudiants, dans le but de pouvoir répliquer. C’est là également où l’importance des organisations antifascistes prend son sens, pour éviter que les luttes sociales ne soient noyées sous la répressions, écrasées dans le sang par les supplétifs policiers.

    L’Unité Communiste de Lyon appelle à participer aux assemblées générales décisionnaires pour étendre et renforcer ce mouvement. La lutte qui se déroule à l’heure actuelle est cruciale pour l’avenir des étudiants et des étudiantes, pour celui des lycéens et lycéennes. Mais elle est aussi cruciale dans le sens où elle est un des fronts de la grande lutte générale pour la défense des intérêts des classes populaires. Elle est un des fronts de la bataille des classe aigüe qui se joue actuellement.

    Ensemble, soyons unis et unies contre les répression !

    Les fascistes et la police n’ont pas leur place dans les universités !